Pour une illustration de la violence policière quotidienne aux Etats-Unis (mais ce n’est pas une particularité locale, dans les Cités en France c’est guère mieux), jetez  un coup d’oeil à cette compilation : http://www.linkognito.com/b.php?b=727

Vous constaterez que les policiers sont souvent blancs, d’âge moyen avec des problèmes de violence non résolus… et que les victimes sont souvent noires, pauvres ou jeunes, c’est à dire, dans le credo social, des gens qu’on peut malmener sans trop de risque. On comprend mieux Abou Ghraib quand on voit cela… et on voit que le Sergent Gardner n’était pas une exception mais plutôt la norme.

[Gregor Seither – IES News Service – 10/02/2008]

Les usagers du métro dont la couleur de peau est noire ou basanée ont huit fois plus de chances de se faire arrêter et fouiller par la police que les usagers blancs non-Hispaniques. Une enquête menée par le New York Daily News a montré que 90% des usagers stoppés et fouillés dans le métro de New York avaient la peau noire ou basanée – et ce malgré le fait que les Noirs et Hispaniques ne forment que 49% des usagers du métro.

Toujours selon le Daily News, les statistiques d’interpélations de la police montrent que les Blancs non Hispaniques ne représentent que 7,9% des personnes interpellées dans le métro au cours de ces deux dernières années. Et cette disparité augmente encore dans les quartier blancs comme Wall Street, SoHo, Tribeca ainsi que le centre ville (Midtown).

La police a même son propre code pour parler des « Non-Blancs » qui osent s’aventurer dans ces quartiers : SI – Suspicious individual, individu suspect. . .

Comme partout ailleurs dans la villes, les contrôles impromptus menés par la police dans le métro ont nettement augmenté ces deux dernières années – et ce malgré le fait que la criminalité est globalement en baisse sur le réseau.

Alors que, depuis 2004, les contrôles et fouilles de personnes ont décuplé dans le métro, passant de 2,769 en 2004 à 27,077 en 2007 (on ne compte pas dans ce chiffre les contrôles des sacs menés de manière régulière sur les quais et couloirs) le nombre de crimes sérieux est passé de 9 à 6 par jour, tandis que le nombre de vols qualifiés – la principale source de criminalité dans le métro – est tombé de 1,910 en 2005 à 1,346. en 2007. . .

Malheureusement le métro n’est pas le seul endroit où les délits de sale gueule s’accumulent contre les Non-Blancs. Si l’on en croit les chiffres publiés par le NYPD et analysés par la New York Civil Liberties Union, 86.4% des personnes stoppées et fouillées sans raison par le NYPD dans la rue sont Noires ou Latino. Si vous êtes Blanc, vous n’avez que2,6% de chances de vous faire arrêter par la police de New York. Par contre si vous êtes Noir, vous avez 21,1 % de chances de vous faire interpeller et contrôler de manière impromptue lors de votre déplacement en ville.

Les chiffres de la lutte anti-drogue montrent la même tendance. Alors que les enquêtes de santé publique montrent qu’il y a nettement plus de Blancs qui fument du cannabis que des Noirs ou des Hispaniques, les statistiques montrent que 85% des arrestations pour possession de cannabis concernent des Noirs ou des Hispaniques. « Ce sont les Blancs qui fument, ce sont les Noirs qui vont en taule ».
Source : http://www.nydailynews.com/news/2008/02/17/2008-02-17_frisky_rides_for_blacks_and_latinos-2.html?page=0