La commissaire de la commission fédérale de régulation des communications, Deborah Taylor Tate, éminement membre du Parti Républicain en discussion avec le PDG de Google Eric Schmidt[Tim Carr – IES News Service – 18/01/2008]

Hier soir, jeudi 17 janvier, Google a transformé ses immenes nouveaux bureaux de Washington en boite de nuit et invité plusieurs centaines de membres de la communauté technologique à une « petite fête ». Il y avait là d’eminents membres de think thank, de groupes de pression divers et variés, de représentants d’organisations professionnelles, des attachés parlementaires en grand nombre, des chargés de mission dans différents ministères, des journalistes spécialisés dans les questions technologiques et la quasi totalité des cadres supérieurs des grandes agences de relations publiques du district…. et si les employés chez Google sont connus pour avoir une préférence pour les candidats du Parti Démocrate – ce soir là l’ambiance était ouvertement consensuelle et bi-partisane.

Pourquoi est-ce une information ? Parce que l’installation de Google à Washington montre que l’entreprise a fini par se laisser prendre dans les filets de l’économie politique. Pendant dix ans l’entreprise a fait son boulot : elle développé des logiciels, inventé un moteur de recherche de premier ordre et s’est consacré à gagner de l’argent. Mais sa croissance et sa richesse ont fini par attirer l’attention des concurrents, des militants anti-trusts et des politiques. Google a donc du consacrer une partie de son argent et de son intelligence à se défendre contre des attaques politiquement motivées. En somme, Google est entrain de revivre ce que Microsoft a découvert il y a plus de 20 ans…Pour Dany Boaz, professeur d’économie politique à Harvard, « il est tout à fait compréhensible que Google s’installe à Washington pour y défendre ses intérêts, mais c’est un symbole tragique du gaspillage de ressources économiques au profit des prédateurs du monde politique. Une entreprise ne devrait pas avoir à gaspiller son argent à faire des ronds-de-jambe aux politiques afin de préserver son avenir. »