[Sur la base d’un texte original de Pierre-Henri BUNEL – © 2001-2008 Pierre-Henri BUNEL – Adapté et reproduit ici avec l’aimable autorisation de ll’Auteur © juillet 2007 par Marcel DEHAESELEER]

L’information étant une arme potentielle, il était naturel que les organismes utilisant couramment des armes dans le cadre de leurs activités se penchent sur l’utilisation de l’information. L’une des armes les plus usitées par les organes de pouvoir et leurs services est la désinformation.

Or, le dictionnaire est sans ambiguïté sur le sujet: « La désinformation consiste à informer de façon mensongère. » Comme toute arme, la désinformation est interdite au citoyen ordinaire qui, s’il l’emploie, est susceptible d’être traîné en justice pour de nombreux chefs d’accusation possibles parmi lesquels:

  • Propagation de fausses nouvelles. C’est en général si on publie ou fait publier des informations mensongères destinées au public.
  • Diffamation ou imputation calomnieuse. C’est en général si on diffuse des informations mensongères sur des personnes physiques et que cette diffusion peut nuire à leur réputation.

On mesure donc que les gens qui ont la charge d’informer n’ont en principe pas le droit de mentir. C’est à ce titre qu’un annonceur publicitaire peut se voir condamner pour publicité mensongère.

La publicité. C’est un mot dont il faut connaître la définition pour mieux suivre l’argumentaire qui suit. Au premier chef, la publicité est l’état de ce qui est public, la publicité d’un débat juridique, par exemple.

Il faut là faire la différence entre la publicité et la publication. La publication est une activité officielle qui s’impose aux autorités publiques et est destinée à informer le public de décisions qui le concernent. La publicité c’est aussi une activité commerciale qui vise à faire connaître un produit. La publicité c’est également la promotion d’un objet ou d’une idée.

Seulement, nous avons vu que la désinformation est une arme interdite au citoyen ordinaire. C’est donc que d’autres que ces derniers peuvent s’en servir en toute impunité. C’est le propos de ces quelques lignes.

Qui peut transgresser la loi en toute impunité? D’abord les détenteurs du pouvoir légal, dans certaines limites, la « raison d’État ». Savez-vous que pour pouvoir poursuivre un fonctionnaire en justice pour une faute commise en service, il faut l’accord du ministre de tutelle ?

Cette propension à s’affranchir du droit commun est devenue un travers de tous les détenteurs de pouvoir, même s’ils n’ont pas le statut d’État. On le constate tous les jours par les excès et abus rencontrés dans la presse. Or nous allons voir que la presse ne révèle que ce que les détenteurs de pouvoirs veulent bien qu’elle révèle; en France en tout cas, mais aussi aux Etats-Unis et dans bon nombre de pays dits « libres ».

http://www.copweb.be/Le%20retour%20des%20grands%20complots%202.htm#bunel