[Gregor Seither – IES News Service – 28 Décembre 2007]
N. [ nom supprimé à sa demande pour cause de cyber-reputation] est étudiant en sociologie à Philadelphie. Membre fondateur du groupe de recherche politique sur les libertés publiques « Philly911Truth » il s’est rendu à une réunion électorale d’Hillary Clinton. Au cours des séances de questions-réponses du public, il a interrogé l’ancien président Bill Clinton sur sa participation au Groupe Bilderberg et les attaques contre les libertés constitutionnelles depuis le 11 septembre 2001.

Quelques jours plus tard, alors qu’il se trouvait chez ses parents, deux agents des services secrets lui ont rendu visite et l’ont interrogé sur ses motivations. Pourquoi se soucie t’il des libertés constitutionnelles ? Est-ce qu’il serait prêt à user de la violence pour défendre la Constitution ? Il leur a répondu qu’il était un militant viscéralement pacifiste et non-violent.

Les agents ont alors commencé à lui parler de son site Web et des vidéos qu’il y publie, des textes qu’il y écrit, sur la défense des droits civiques et des libertés individuelles. A plusieurs reprises ils lui ont fait comprendre que son avenir professionnel risquait de pâtir de son « activisme » et du fait qu’il « propage des théories conspirationistes sur le 11 septembre ou sur les Bilderberg« .

Pour la mère de N., qui assistait à l’interrogatoire « la scène me faisait penser au film ‘La Vie des autres’ sur la Stasi en Allemagne de l’Est« .

Les agents des services secrets avaient poussé le raffinement jusqu’à attendre que N. soit chez ses parents pour l’interroger. N. loue un appartement en ville et figure dans l’annuaire, mais les services secrets ont préféré l’intimider devant ses parents, afin de tenter de l’embarrasser et de provoquer une rupture entre lui et sa famille.

« Quand ils sont repartis » explique N., « je me suis retrouvé avec un gout amer dans la bouche. J’ai exercé mes droits constitutionnels, j’ai interpellé un homme politique dans une réunion électorale, je l’ai fait poliment… et pourtant cela est considéré comme un « acte menaçant envers un ancien président » ? Qu’est ce qui justifie un tel traitement ? Est-ce que c’est parce que j’ai osé poser des questions sur les Bilderberg ? Voilà où en est rendue la démocratie après 8 ans de guerre contre le terrorisme, nous ne sommes plus très loin de la société fermée comme c’était derrière le Mur de Berlin »

Source : http://www.wearechange.org/2007/12/nick-from-philly911truthorg-visited-by.html