Le dossier de Colonna est vide, aucun témoin ne l’a reconnu, les aveux des autres coupables ont été rétractés, il n’y a aucune trace d’une quelconque militance indépendantiste de Colonna… bref, s’il s’était agi de toute autre affaire, le doute aurait bénéficié à l’accusé. Mais là, l’état français ne pouvait pas perdre la face et a pris le risque d’envoyer un innocent en prison. C’est grave, cela veut dire que – encore une fois – la France n’a pas été capable de faire de la justice de manière impartiale.

La condamnation d’Yvan Colonna confirme que la justice en France est partiale et politique… et ça c’est grave pour la démocratie dans notre pays. Bien sûr, étant donné l’énormité du meurtre, on dira que c’est pas grave, c’est juste un taré de poseur de bombes Corse qui va en prison. Mais c’est justement comme cela que ça commence… et quand ils viendront vous chercher, vous, il n’y aura plus personne pour s’indigner.

De simple suspect terroriste, Yvan Colonna est devenu un vrai prisonnier politique. J’espère que Amnesty International aura la cohérence de le reconnaître.

Yvan Colonna condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, sans période de sûreté

Jugé pour l’assassinat du préfet de Corse, Claude Erignac, le 6 février 1998, Yvan Colonna a été  condamné par la cour d’assises spéciale de Paris à la réclusion criminelle à perpétuité, sans période de sûreté, jeudi 13 décembre, au terme d’un procès qui a duré un mois. Il a toujours clamé son innocence.

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