Sur le site de Ségolène Royal, on découvre une lettre que l’ancienne candidate a envoyé depuis l’Argentine où elle se trouve pour soutenir la nouvelle présidente du pays, Cristina Kirchner.

Et là bas, probablement saisie par le virus révolutionnaire qui anime la patrie du « Che », notre Ségolène se retrouve soudain des affinités avec les « ringards d’altermondialistes » qu’elle raillait il y a encore six mois à Paris…

Je suis curieuse de voir de plus près comment un pays plein de potentiel mais acculé à la faillite par le dogme du “consensus de Washington” a repris ses affaires en mains en s’affranchissant de cette idéologie ultra-libérale et en redonnant à l’Etat un rôle d’impulsion et de régulation.

Tudieu ! Comme elle y va la Ségo ! Voilà qui ne vas pas faire plaisir à ses amis du PS, un parti qui a récemment déclaré que « le marché est incontournable » et qui compte parmi ses encartés des gens comme Pascal Lamy, patron ultra-libéral de l’OMC, Jacques Delors, apôtre du libéralisme à Bruxelles et enfin, Dominique Strauss Kahn, actuel directeur du Fonds Monétaire International, organisation qui a précisément acculé l’Argentine à la faillite.

Un peu plus loin :

Elle souligne l’importance de cette “équation énergétique” pour l’avenir du pays et ironise sur ceux qui diabolisent Hugo Chavez, le president d’un Venezuela gros producteur de pétrole avec lequel l’Argentine a passé des accords de fourniture : “il faut, me dit-elle en riant, être intelligents ¡” plutôt que dogmatiques, coopérer n’est pas s’aligner et, clin d’oeil aux Européens qui courtisent la Russie, “sur le plan énergetique, Chávez n’est pas pire que Poutine ¡”. Elle souhaite aussi approfondir la cooperation avec le Brésil, premier partenaire énergtique de l’Argentine, et faire valoir aux investisseurs brésiliens que le taux de change leur est favorable.

Des gens qui « diabolisent Chave » ? Non, où ça ? Dans le comité de campagne de Ségolène, par exemple, avec un Julien Dray, grand copain des « exilés » putchistes vénézuéliens ou encore une certaine Royal, Ségolène, qui, il y a moins d’un an, participait à la campagne de propagande anti-Chavez en fustigeant « la démagogie et le populisme d’un pouvoir autoritaire » à Caracas.

Mais bon, tout cela c’est un « complot machiste » n’est-ce pas ?