[Casus Belli – 22/10/2007]

honker_union_of_chinaDepuis les attaques informatiques lancées contre l’Estonie au mois de mai dernier et les récentes tentatives de pénétration chinoises dans les systèmes d’information occidentaux, la cyberguerre apparaît comme un acte de belligérance parmi d’autres. La revue Défense Nationale propose dans sa livraison du mois de novembre un article de Laurence Ifrah consacré aux cyber-attaques provenant de Chine : « Ces intrusions sont complexes à mettre en oeuvre et ne peuvent s’improviser, il est beaucoup plus compliqué de lancer une attaque dans le but de récupérer de l’information à caractère confidentiel voire classifiée, que de détruire des serveurs ennemis comme cela avait été le cas pour l’Estonie. »
L’auteur pose un constat simple : « La guerre de l’information électronique fait partie intégrale du programme de l’APL [Armée populaire de libération de la Chine] (…) La neutralisation des systèmes de communication ennemis fait partie de la méthode « dianxue » qui selon les arts martiaux permet d’atteindre l’ennemi en touchant un seul point vital. »
Plusieurs pays ont été touchés par une vaste série d’intrusions : France, Allemagne, Etats-Unis… Selon Laurence Ifrah, « on peut en déduire que ces attaques en série ne peuvent être celles d’une seule personne, les architectures informatiques étant différentes pour chaque réseau d’un Etat à l’autre (…) Si les experts en sécurité informatiques sous-entendent une implication de l’APL dans l’origine des attaques sur les serveurs occidentaux, il est fort probable qu’ils aient bénéficié d’un soutien actif des pirates chinois, les Honkers associés dans les Honkers Union of China (HUC).« 

A lire : Cyberconflits : vers la première cyberguerre (PDF – 468 Ko)

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