Denis Gautier-Savagnac est non seulement un adversaire acharné de Laurence Parisot, la présidente du MEDEF, mais il est surtout un « poids lourd » dans toute négociation sociale, avec un carnet d’adresses gros comme ça.. et même quelques solides « amis » du côté des grandes centrales syndicales (au fait, quelqu’un a t’il épluché le patrimoine de Nicole Notat entre 2000 et 2007 ?).

Et surtout, surtout, il était absolument contre la fusion ANPE-UNEDIC dont rève Sarkozy.

De là à penser que cette affaire sort à point pour plomber un « opposant interne » à l’heure où vont s’ouvrir des grosses négociations sociales… C’est comme la réouverture de l’Affaire Boulin, juste au moment ou Chirac redevient un justiciable comme les autres…

[Challenges – Jeudi 27/09/2007 ] (…) Les faits auraient été commis entre 2000 et 2007, époque pendant laquelle le président de l’UIMM aurait effectué de gros retraits de cash -jusqu’à 200.000 euros- dans une agence parisienne de la BNP. Opération qui n’aurait pas manqué d’alerter la banque, à qui Denis Gautier-Sauvagnac aurait assuré que lesdits fonds étaient destinées aux œuvres sociales de la métallurgie, notamment à ses malades ou retraités.
Les dirigeants de la BNP auraient toutefois décidé, dans le respect de leurs obligations, d’alerter Tracfin. Or cette dernière aurait découvert que les retraits se seraient poursuivis jusqu’au début de l’année. D’où le feu vert de Bercy pour que le dossier soit transmis au parquet de Paris.

L’intéressé récuse tout soupçon

Il appartiendrait donc, désormais, à la justice de vérifier les comptes de l’UIMM approuvés chaque année par des commissaires aux comptes et de déterminer les éventuels destinataires de ces 5,64 millions d’euros.
Contacté par le quotidien, Denis Gautier-Sauvagnac a récusé tout soupçon et se montre prêt à s’exprimer devant la justice. « Nous n’avons rien à voir, ni de près ni de loin, avec des malversations qui relèvent de Tracfin », a-t-il réitéré à son entrée à la réunion des partenaires sociaux sur la pénibilité au travail. « Ni l’IUMM, ni mon nom, ne sont liés à des affaires de Tracfin ». « Je ne suis pas allé en personne à la banque, cette information est totalement fausse, et je réserve toute autre information aux autorités compétentes qui me le demanderont ».
L’UIMM a affirmé, elle, que son nom ne peut « en aucun cas être mêlé à des malversations » et que « toutes les informations nécessaires seront fournies aux autorités compétentes ».

http://www.challenges.fr/20070926.CHA1016/ouverture_dune_enquete_sur_les_retraits_attribues_a_gau.html