Le Général Wesley Clark, ancien candidat Démocrate aux primaires de 2004, revient dans son ouvrage sur les plans établis par le Pentagone, quelques jours après les attentats du 11 septembre. A la demande de Rumsfeld, l’Etat Major travaillait aux changements de régime en Irak, Syrie, Liban, Soudan, Somalie, Lybie, Iran. ll en avait déjà parlé avec Amy Goodman, sur Democracy Now, au début de l’année 2007.

Wesley Clark : (…) je me suis rendu au Pentagone juste après le 11 septembre 2001, à peu près 10 jours après. J’ai vu le secrétaire à la Défense Rumsfeld et sont adjoint Wolfowitz. J’ai descendu les marches, juste pour saluer les membres de l’Etat major qui avaient travaillé avec moi, et l’un des généraux m’a dit :

Gl : Monsieur, venez avec moi, que nous parlions un instant.

Clark : Mais, vous êtes très occupé

Gl : Non, non.

Et il poursuit : Nous avons décidé d’entrer en guerre contre l’Irak.

Nous étions le 20 septembre.

Clark : Nous allons entrer en guerre contre l’Irak ! Pourquoi ?

Gl : Je ne sais pas. J’imagine qu’ils ne savent pas quoi faire d’autre.

Clark : Ont-ils trouvé des informations reliant Saddam et Al Quaeda ?

Gl : Non, il n’y rien dans cette direction. Ils ont juste décidé de faire la guerre à l’Irak. Je crois que c’est parce que nous ne savons pas quoi faire contre les terroristes, mais nous avons une bonne armée et nous pouvons renverser les gouvernements. Je crois que quand le seul outil dont vous disposez est un marteau, tout les problèmes doivent prendre la forme d’un clou.

Je suis revenu le voir quelques semaines plus tard, et à ce moment nous bombardions l’Afghanistan. Je lui ai demandé si nous allions toujours faire la guerre à l’Irak.

Gl : Oh, c’est pire que ça !

Il a pris une feuille sur son bureau, disant ‘je viens d’avoir ça de l’étage du dessus – c’est à dire du ministre – aujourd’hui‘. Et il a poursuivi :

Gl : C’est un mémo qui décrit comment nous allons prendre sept pays en cinq ans. Cela commence par l’Irak, puis la Syrie, le Liban, la Somalie, le Soudan, et pour finir l’Iran.

Clark : C’est un document classifié ?

Gl : Oui, monsieur.

Clark : Alors ne me le montrez pas.

Un an plus tard, je l’ai rencontré à nouveau et lui ai demandé si il se souvenait de notre rencontre.

Gl : Monsieur, je ne vous ai pas montré ce mémo, je ne vous l’ai pas montré !

(…)
Amy Goodman : Revenons sur la liste des pays.

Wesley Clark : Cela commençait par l’Irak, puis la Syrie, le Liban, puis la Lybie, la Somalie, et le Soudan, et retour à l’Iran. Alors quand vous considérez l’Iran et que vous vous demandez s’agit-il d’une répétition ? cela n’est pas exactement le cas.

Mais une chose est sure. L’iran depuis le début a vu la présence US en Irak comme ue menace. Une bénédiction, car nous avons renversé Saddam Hussein et le Parti Baas et qu’ils ne pouvaient le faire, mais aussi une menace. Parce qu’ils savent qu’ils viennent juste après sur la liste des cibles. Ils ont perdu un million d’hommes durant la guerre contre l’Irak, et ils ont une frontière commune indéfendable. Il était donc dans leur intérêt vital de s’impliquer en irak.

Ils construisent leurs réseaux d’influences, et parfois fournissent une assistance militaire et de l’entrainement, soit directement soit indirectement, à la fois aux rebelles et aux milices.

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