Oh putain ! Et moi qui ne consomme que de l’huile d’olive depuis des années ! Encore un effet « positif » de la mondialisation…

GROSSES HUILES ET FLACONS DOUTEUX : LE TRAFFIC D’HUILE D’OLIVE FRELATÉE

[The New Yorker – Tom Mueller – 13 août 2007 – IES News Service]
En 1997 et 1998, l’huile d’olive était le produit agricole le plus traffiqué dans l’Union Européenne, incitant l’office des fraudes de la communauté européenne à mettre en place un bureau spécial de lutte contre la fraude dans l’huile d’olive. L’un des enquêteurs m’a expliqué que « les profits de ce trafic étaient comparables à celui du trafic de cocaïne, mais les risques étaient minimes« .

Depuis 30 ans des cargos chargés d’huiles diverses et variées partent de Turquie et de Chypre pour arriver en Grèce et en Italie avec un chargement qui s’est soudain métamorphosé en « huile d’olive de première qualité ». L’analyse des bouteilles sur le marché montre que la plupart contiennent des mélanges (colza, tournesol voire des graisses industrielles).

Et la politique agricole européenne ne fait qu’encourager ce trafic puisqu’elle subventionne les producteurs à la quantité et non à la qualité, encourageant les très gros fabricants d’huile d’olive, souvent liés aux différentes mafias italiennes et des balkans. (suite de l’article en anglais)

http://www.newyorker.com/reporting/2007/08/13/070813fa_fact_mueller