[Paul Joseph Watson – Prison Planet – 23/07/07 – Trad. Grégoire Seither]
Le député Démocrate de l’Oregon, Peter DeFazio a reçu de nombreux courriers ainsi qu’une pétition de la part de ses électeurs. Ils lui demandent d’utiliser son privilège de député pour savoir quel est le plan d’action mis en place par la Maison Blanche dans l’hypothèse d’une attaque terroriste.

Pour des raisons évidentes de sécurité, ce plan d’action est classé « secret défense »… mais DeFazio est membre du comité pour la sécurité nationale (« Homeland Security Committee ») et est autorisé à consulter des documents classés.

Malgré cela, le député s’est vu purement et simplement interdire l’accès au documents détaillant le plan d’action gouvernemental, en violations des dispositions constitutionnelles. Interrogée, les services de la Maison Blanche n’ont même pas daigné lui donner une raison pour justifier un pareil refus.

« Je n’arrive pas à croire que la Maison Blanche puisse avoir le culot d’interdire à un membre du Congrès le droit de savoir comment le gouvernement prévoit de poursuivre son action dans l’éventualité d’une attaque terroriste majeure, » a déclaré DeFazio au quotidien The Oregonian vendredi dernier.

« Nous sommes les législateurs, c’est à nous de veiller à la continuité du gouvernement des Etats-unis d’Amérique et des valeurs démocratiques qu’il représente, » explique DeFazio. « Nous sommes là pour défendre les libertés démocratiques que nos électeurs nous ont confié la garde. En cas d’imposition de l’état d’urgence, ces libertés vont être sérieusement restreintes. Il me semble donc logique que tout membre du Congrès puisse examiner le plan d’action du gouvernement en cas de situation d’exception. En encore plus quand ce député est membre de la Commission chargé de piloter les opérations de sécurité nationale. »

DeFazio a conclu sa déclaration en disant : « Finalement, je me demande si les gens qui affirment qu’il y a une conspiration pour nous enlever nos libertés n’ont pas raison. En tout cas, le comportement de la Maison Blanche leur donne toutes les raisons de le croire. »

Interrogé par l’Oregonian, Norm Ornstein, un juriste spécialisé dans les questions de continuité du gouvernement dans les situations de crise et membre du très néo-conservateur American Enterprise Institute, a répondu aux journalistes qu’il « ne voyait pas la moindre raison valable » pour laquelle on interdirait à un membre du Congrès, siégeant au « Homeland Security Committee » de consulter les documents qu’il est censé approuver ».

« Je trouve cela inexplicable mais c’est tout à fait représentatif du réflexe pavlovien en matière de secret et d’extension excessive du pouvoir exécutif à laquelle nous a habitué l’actuelle administration de la Maison Blanche » a déclaré Ornstein.

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