juillet 2007



[inFLUX 19/06/2007]
La blogosphère révèle et amplifie les tendances de l’actualité à chaud. Comme Anne Fulda en 2005, Valérie Trierweiler, l’amie de François Hollande, est une requête de plus en plus tapée dans les moteurs depuis 3 jours. Sur les actualités Google, encore peu de nouvelles : 1 résultat hier soir (19 juin 2007). Mais plus de 20 résultats sur Google Blog Search, dont le premier billet en contexte date de la mi mai.

Les blogs sont donc souvent les premiers à propager ce type d’information en volume et en vitesse. Les requêtes sur les personnes et les marques sont les plus fréquentes sur la blogosphère et les auteurs de blogs prennent souvent de vitesse les médias traditionnels sur les actualités grand public de masse. Mais à la clé pour les autres médias : de grosses retombées en perspective pour les employeurs de la journaliste, Paris Match et Direct 8, la télé de Vincent Bolloré.Valérie Trierweiler

Le Web 2.0 est particulièrement réactif puisque les questions existentielles sur Valérie Trierveiler se sont déjà emparées du leader des services de Questions Réponses, Yahoo! Answers.

On peut continuer ainsi l’exploration sur les fleurons du Web 2 : sur Technorati, plus de 30 billets déjà qui mentionnent la journaliste. Sur YouTube, logiquement, 1 seul contenu vidéo. Reste Wikipedia : pas encore de fiche sur le sujet. Les formes d’expansion de ce contenu web suivent donc pour l’instant un schéma classique à partir du site politique.com.

Quel intérêt ? : le futur chemin de propagation du contenu lié à Valérie Trierweiler sur toutes ces applications dites Web 2.0. L’évolution des requêtes devrait dessiner la même courbe que les requêtes « Anne Fulda » mais selon un volume moins élévé, le pouvoir d’attraction de François Hollande sur les internautes étant inférieur à celui de Nicolas Sarkozy.

http://influx.joueb.com/news/valerie-trierweiler


Puréé, les statistiques du blog sont entrain de retomber, faut vite qu’on trouve une autre histoire de fesse politique à leur servir… tiens, ressortons celle-là…
Voilà une biographie qui ne vas pas faire plaisir à Laura Bush, qui a claqué la porte du domicile conjugal en 2006 et vit depuis à l’hôtel Mayflower, à deux pas de la Maison Blanche.

G.W. Bush and Condoleeza Rice are in loveG.W. BUSH ET CONDOLEEZA RICE SONT ENSEMBLE… C’EST QUASI OFFICIEL

[Marcus Mabry – Extraits de la biographie de Condoleezza Rice – Trad. Grégoire Seither]
Rice était fortement attirée par Bush. ‘Pour commencer, j’adorais être avec lui,‘ se souvient elle, assise sur le canapé de son bureau au Département d’Etat. ‘Il était chaleureux, drôle et décontracté, il vous mettait à l’aise. A mes yeux, il avait un esprit curieux et n’hésitait pas à poser des questions … il vous laissait à peine le temps de finir une phrase avant de commencer à creuser ce que vous aviez dit.’. . . « Bush était également un mauvais garçon, quelqu’un qui picolait, qui avait pris de la drogue et fait des virées avec ses potes. Et, si on en croit les témoignages de sa famille et de ses amis, Condi Rice, l’éternelle première de la classe, élevée dans un milieu strict, en pinçait pour les mauvais garçons. . . .

« Les amis de Rice prétendent que l’attirance de Rice pour G.W. Bush était purement platonique, mais Brenda Hamberry-Green, sa coiffeuse et confidente à Palo Alto, qui se souvient des longues années ou Rice venait la voir en se plaignant qu’il était presque impossible pour une femme noire grimpant dans la société de se trouver un mec qui soit à la hauteur, affirme que Condoleeza Rice a changé du tout au tout quand elle a commencé à travailler avec George W. Bush. ‘Il comble ce besoin,‘ explique Hamberry-Green decided. ‘Bush est le mec qu’il lui fallait.' ». . .

« Même les amis de Condoleeza Rice, dont bon nombre sont plutôt du coté politique Démocrate, insistent que, quand on en vient à parler des erreurs et des défauts de Bush, l’affection de Rice pour lui la rend aveugle. ‘Sa réponse préferrée est toujours ‘vous ne le connaissez pas comme je le connais, il n’est pas comme ça, ce n’est pas un homme mauvais’. …

« Clara Rice, la deuxième femme de son père, offre une explication encore plus directe : ‘ce mec est tout pour elle, elle ne peut rien lui refuser.‘ »

http://www.amazon.com/Twice-Good-Condoleezza-Rice-Power/dp/1594863628

et un petit retour en arrière, l’été dernier…

Laura Bush aurait été vue dormant à l’hôtel proche de la Maison Blanche après qu’elle ait claqué la porte du domicile conjugal, furieuse d’avoir découvert la liaison adultère de son mari avec Condoleeza Rice.
C’est tout ce qu’il y a d’officiel, puisque c’est Wayne Madsen qui le dit 🙂

Wayne Madsen Report – LAURA BUSH HAS LEFT THE WHITE HOUSE

[June 3, 2006 – WMR]
WMR can report that a Mayflower Hotel staffer has confirmed that First Lady Laura Bush spent at least one night this past week at the hotel, which is four blocks north of the White House. Mrs. Bush reportedly moved out of the
White House after a confrontation with President Bush over his on-going affair with Secretary of State Condoleezza Rice. The Mayflower’s official position on the story is that they can « neither confirm nor deny » the identities of their guests. Because it’s penchant for security and secrecy is well known to the Secret Service, the Mayflower has become a reliable hotel for U.S. and international VIPs.
http://www.waynemadsenreport.com/

et encore plus loin, Noël 2005

Maman Bush est pas contente et prépare une purge à la Maison Blanche

[The Washington Note – 2/12/2005]

Selon TWN, Barbara Bush pense que c’est la faute des conseillers de la Maison blanche si son fils est si mal aimé par le peuple américain. Elle est bien décidée à faire le ménage à la maison blanche lors des fêtes – mettre
Cheney sous contrôle, virer Karl Rove, Andy Card, Liza Meinard…

Par ailleurs Laura Bush est aller pleurer chez sa belle mère à propos de « cette salope noire de Condy » qui tournicote autour de son mari. Et Barbara la soutient en lachant du fiel sur Condoleeza…

D’ici à ce qu’on apprenne que le virus Clintonien a encore frappé dans le couloir du Bureau Ovale…
Non, je rève… Bien que…
Ce serait pas étonnant, il doit aimer les dominatrices, le petit George W.

En tout cas c’est plus marrant que les histoires entre Nicolas et Cecilia…

http://www.thewashingtonnote.com/archives/001129.html


[Le Journal du Dimanche 08/07/2007]

Les notes du général Rondot, contenues sur des fichiers effacés mais récupérés par les experts, ont été identifiés par l’ancien officier du renseignement. Elles mettent largement en cause Dominique de Villepin, dont le domicile et le bureau ont été perquisitionnés cette semaine, mais aussi Michèle Alliot-Marie, la ministre de l’Intérieur, qui savait pour les faux listings de Clearstream. Michèle Alliot-Marie pourrait se trouver rapidement dans la même tourmente que l’ancien Premier ministre.

La découverte de fichiers effacés dans l’ordinateur du général Rondot marque un véritable tournant dans l’affaire Clearstream. Authentifiés et commentés par l’ancien officier de renseignement, mercredi, face aux juges Jean-Marie d’Huy et Henri Pons, ces documents inédits impliquent, selon plusieurs spécialistes du dossier, un réel risque judiciaire pour Dominique de Villepin, voire pour Michèle Alliot-Marie. Ils accréditent la thèse selon laquelle le premier a pris part à la manipulation Clearstream pour nuire à Nicolas Sarkozy, et indiquent que la seconde en était informée au moins en partie.

Ces documents, remis le 27 juin aux deux juges d’instruction, sont des « notes d’étape » que Philippe Rondot avait rédigées pour lui-même, avant de les effacer de son ordinateur. Un expert, Philippe Joliot, a réussi à reconstituer ces fichiers.

Ces documents – que le JDD a pu consulter – sont intitulés Opération réservée PR [pour président de la République], Opération reflux [nom de code de la mission du général Rondot sur les listings Clearstream], et sont numérotés de 1 à 4. Dans la note n° 2, datée du 17 mars 2004, Philippe Rondot s’étonne de voir les noms de plusieurs ennemis de Jean-Louis Gergorin figurer dans les listings Clearstream, et note « l’apparition, également, de quelques hommes politiques de gauche et plus récemment de droite, dont – en ce qui concerne celle-ci – certains qui tiennent en ce moment ‘la vedette’ et, de ce fait, pourraient susciter l’intérêt de la magistrature suprême »

http://www.lejdd.fr/cmc/societe/200727/les-juges-cherchent-villepin-et-mam_36481.html


Cet édito a d’autant plus de force que le « New York Times » a été un ardent propagandiste de l’invasion de l’Irak. Ils ont non seulement republié et amplifié tous les bobards de la propagande belliciste de la Maison Blanche mais sont eux-mêmes aller chercher des « preuves » des Armes de destruction massive irakiennes… Chalabi, le mythomane irakien, avait porte ouverte au New York Times…

LE CHEMIN QUI RENTRE A LA MAISON

[Editorial – The New York Times – 08/07/2007 – Trad. Grégoire Seither]

Il est temps pour les Etats-unis de quitter l’Irak, sans attendre plus longtemps que le temps nécessaire pour le Pentagone d’organiser un départ dans de bonnes conditions.

Comme de nombreux Américains, nous avons repoussé constamment cette conclusion, dans l’espoir de voir surgir un signe indiquant que notre Président est vraiment entrain d’essayer de sortir les Etats-unis du bourbier désastreux dans lequel il nous a mis en envahissant l’Irak sans motifs valables, contre l’avis du reste du monde et sans plans pour stabiliser le pays après l’invasion.

Au début nous étions d’avis que, ayant détruit le gouvernement de l’Irak, son armée, sa police et ses structures économiques, les Etats-unis avaient en quelque sorte l’obligation d’atteindre certains des objectifs que M. Bush prétend vouloir atteindre : reconstruire un Irak stable et unifié. Quand il est apparu clairement que le Président n’avait ni la vision ni les moyens nécessaires pour ce faire, nous avons néanmoins continué à nous opposer au retrait, afin d’éviter au pays le chaos qui risquait de se produire si nous partions trop tôt et sans préparation.

Alors que M. Bush dépassait les échéances les unes après les autres, il ne cessait de nous promettre des avancées imminentes — après les élections irakiennes, après la mise en place de la constitution, après l’envoi de milliers de troupes supplémentaires. Mais toutes les échéances passaient sans que l’on voit jamais la moindre avancée vers un Irak stable et démocratique, ou le moindre mouvement vers un retrait de nos troupes. Il apparaît aujourd’hui avec une clarté effrayante que le plan de M. Bush est de maintenir le cap aussi longtemps qu’il est encore président et de repasser la patate chaude à son successeur. Quelle que fut la cause de George Bush quand il a décidé de faire cette guerre, elles est aujourd’hui perdue.

Les autorités soutenues par Washington sont incapables de placer les intérêts du pays avant leurs règlements de comptes sectaires. Les forces de sécurité formées et armées par Washington se comportent plus comme des milices partisanes. Enfin, les renforts militaires envoyés par milliers dans la région de Bagdad ont été incapables de changer quoi que ce soit à la situation de violence qui y prévaut.

Il est criminel de continuer à sacrifier les vies et les bras et jambes des soldats américains en Irak. La guerre sape la solidité de nos alliances et sape notre force militaire. Elle nous oblige à relâcher notre vigilance dans la lutte contre le terrorisme. elle fait peser un poids grandissant sur les contribuables américains et trahit nos valeurs dans un monde qui a plus que jamais besoin que soient appliqués avec sagesse les principes et la force qui ont fondé l’Amérique.

La majorité des Américains est parvenu à cette conclusion il y a plusieurs mois déjà. Même dans le monde polarisé de Washington, les avis pour ou contre la guerre ne suivent plus les affiliations politiques. Le Congrès se réunit à nouveau cette semaine : il est fondamental qu’il inscrive, tout en haut de son calendrier, le déclenchement de l’opération visant à dépêtrer les troupes américaines du bourbier de la guerre en Irak.

http://www.nytimes.com/2007/07/08/opinion/08sun1.html?_r=3&hp&oref=slogin&oref=slogin&oref=slogin


Petit rappel des failles béantes dans le dossier Boulin :
>>L’assassinat de Robert Boulin : Preuves et anomalies
[Serge Garde – l’Humanité – 7 novembre 2002]
https://libertesinternets.wordpress.com/2007/04/22/chirac-est-directement-vise-par-la-reouverture-de-lenquete-sur-la-mort-de-robert-boulin/

[Louis-Marie Horeau – Le Canard Enchaîné – 27 juin 207]
Revoila l’affaire Boulin ~ Vingt-huit ans après la mort du ministre de Giscard, sa fille a demandé au procureur général de Paris la réouverture de l’enquête. La piété filiale qui pousse Fabienne Boulin à rechercher encore et toujours une vérité dont elle persiste à croire qu’elle a été occultée force le respect. Mais le premier devoir des médias est-il d’ honorer un mort?

Dans les gazettes, et surtout sur les écrans de télévision, le suicide de Boulin a été présenté comme une « thèse» battue en brèche par d’ implacables enquêtes journalistiques. Il est vrai que l’histoire d’un sombre complot d’une vaste conjuration pour assassiner un ministre qui en savait trop est nettement plus sexy que la « thèse» du suicide.

Au risque de briser les élans romantiques. et au risque de se voir reprocher d’épauler la vérité officielle (c·est. comme chacun sait. une tradition au «Canard»), il faut rappeler. une fois de plus, quelques faits.

D’abord, il est indiscutable que l’enquête initiale, l’autopsié’. la procédure judiciaire ont été salopées à un point rarement égalé. Tout a été fait de travers et dans la précipitation par des fonctionnaires et des magistrats tétanisés par l’affaire d’Etat. ans cet invraisemblable fatras contradictoire, chacun a pu ensuite picorer à loisir les « preuves » qui lui convenaient pour défendre une thèse contre l’autre.

Mais Boulin a tout de même posté lui-même des lettres, avec quelques mentions manuscrites annonçant son intention de mettre fin à ses jours. Alors qu’il était empêtré dans une affaire immobilière révélée par « Le Canard », il a quitté son ministère en lançant un étrange « Adieu, mon bureau! ».

Le soir même, c’est en trouvant chez lui, dans une corbeille, un brouillon de lettre que l’on a pu chercher et trover le corps de Robert Boulin au lieu indiqué, près de la forêt de Rambouillet. Dans la voiture se trouvait un bristol avec un mot d’adieu manuscrit pour son épouse. Et le corps était bourré de Valium, alors que ce médicament avait précisément disparu de sa propre armoire à pharmacie. Cela fait beaucoup.

Pas assez! répliquent les quelques tenants de l’assassinat. Soit. Il faut alors rendre un hommage appuyé à l’assassin. Ou plutôt aux assassins, car ils sont nombreux et talentueux.

Ils ont écrit eux-mêmes les lettres, dactylographiées sur la machine personnelle de Boulin. Ils ont imité l’écriture du ministre pour les ajouts. Ensuite ils ont envoyé une équipe dans le centre de tri postai pour récupérer les vraies lettres postées par Boulin à Monfort-l’Amaury quelques heures avant sa mort et les remplacer par les fausses annonçant son suicide. Un complice a volé le Valium et déposé dans la corbeille le faux brouillon de la fausse lettre. Avant de déposer le faux mot d’adieu dans la voiture, de noyer le ministre dans moins d’un mètre d’eau, non sans l’avoir préalablement drogué au Valium. Sans oubl ier l’action d’une autre équipe chargée de récupérer des dossiers comprométants.

Il y a quelques journalistes qui défendent ce scénario, le plus sérieusement du monde. Et semble-t-il. avec une part de sincérité Que répondre à cela ? Rien. La raison est toujours désarmée devant un acte de foi.

 


[Georges Malbrunot. – Le Figaro – 06 juillet 2007]

Après plusieurs revers, la mouvance terroriste cherche à sécuriser sa communication interne, condition indispensable à la réussite de ses attentats à travers le monde. « Al-Qaida fait face actuellement à des difficultés de communication », affirme un responsable de la lutte antiterroriste à Paris. En Algérie ou en Irak, de nombreux cadres ont été arrêtés, porteurs de lettres destinées à des opérationnels sur le terrain, et dont le contenu a donc été éventé. Conséquence : al-Qaida en revient aux consignes orales, délivrées par des messagers assermentés. « Même si cela reste difficile d’échapper aux nombreux contrôles terrestres, quand on va du Pakistan jusqu’au Sahel, ces messagers sont encore le moyen le plus sûr d’acheminer des consignes à la base », poursuit ce responsable.

Pour échapper aux grandes oreilles américaines, la mouvance terroriste a également perfectionné son système de cryptage des messages téléphoniques, via des codes sophistiqués, qui n’ont plus rien à voir avec ceux qu’utilisaient les membres du GIA algérien dans les années 1990. « Ils savent que la moindre erreur se paie cash », constate cet expert antiterroriste. D’où d’actuelles recherches en matière de stéganographie, c’est-à-dire la diffusion de messages dissimulés dans des images. « C’est une de nos principales préoccupations, ajoute un responsable du renseignement, car ce type de communication est très difficile à décrypter. »

Enfin – et c’est certainement l’avancée la plus importante -, après des années d’efforts, al-Qaida aurait mis au point un logiciel permettant de sécuriser les échanges en arabe sur les réseaux électroniques, dédiés à l’idéologie djiahdiste. Appelé « Secrets de moudjahidins, ce programme de chiffrement est disponible depuis janvier sur les forums clandestins proches de l’organisation terroriste.

(suite…)


L’ECOLOGIE, CELA DEVIENT CHIC : LE PARADOXE DU CONSUMÉRISME VERT

[The New York Times 01/07/2007 – Trad. Grégoire Seither]

Vous vous réveillez dans votre « eco-McMansion », bâtie selon les préceptes de la HQE, équipée de panneaux photovoltaïques. Baillant, vous passez dans la cuisine construite en bois eco-recyclés et y dégustez un petit déjeuneer issu de l’agriculture biologique, parfumé d’une tasse de café équitable. Puis vous chaussez vos tennis fabriquées dans un atelier équitable, enfilez votre veste tissée à partir de fibres recyclées, descendez dans votre garage, éclairé par des ampoules à basse consommation et vous glissez derrière le volant de votre véhicule à moteur hybride, le dernier modèle Lexus, à 104 000 dollars.

Vous filez à l’aéroport où vous achetez vos billets pour un vol de 4 000 kilomètres -augmentés du prix de rachat des unités carbone équivalentes à ce voyage – puis vous envolez pour une semaine de vacances dans un eco-complexe de vacances aux Maldives, construit en eco-matériaux, où l’on récupère l’eau de pluie et où les balles de golf sont fabriquées en nourriture pour poisson compactée afin de ne pas polluer les étangs qui émaillent le parcours.

Cette vision d’un mode de vie « respectueux de l’environnement » et caractérisé par une série de choix en termes d’achat et de consommation est entrain de devenir de plus en plus populaire chez des millions de consommateurs. Il est la caractéristique du mouvement écologiste occidental contemporain : la volonté de conservation de l’environnement associée au souci d’afficher un esprit de style et de tendance.

Selon une étude du Département US du Commerce, environ 35 millions d’Américains achètent régulièrement des produits en se basant sur les affirmations de l’étiquette disant qu’ils sont respectueux de l’environnement : cela va du rouge à lèvres « bio » en cire d’abeille provenant des jungles de Zambie occidentale au dernier modèle Toyota Prius à moteur hybride. Les clients du géant du bricolage Home Depot ont aujourd’hui le choix entre 60 000 produits écocertifiés dans le cadre de son programme Eco Options, un programme en plein développement.

Soudain, exiger des eco-produits est devenu tendance, à l’image des célébrités inquiètes du réchauffement climatique qui s’affichent sur la couverture de l’édition spéciale « Verte » du magazine de potins Vanity Fair tandis que les stars du rock comme Kelly Clarkson et Lenny Kravitz se rassemblent pour un gigantesque concert multiplexe à travers le monde, Live Eart, afin de « réveiller les consciences face aux problèmes de l’environnement ».

Les consommateurs sont de plus en plus attirés par le mode de vie écologique, et les mouvements et partis écologistes occidentaux ont suivi ce mouvement en se tournant vers le consumérisme vert. Mais cette nouvelle visibilité et prise de conscience face aux questions écologistes du grand public n’est pas sans susciter des débats – une partie du mouvement écologiste critique d’ailleurs ce mouvement « d’écologie Canada-Dry ».

Ces critiques rejettent comme étant de la propagande le message que l’on peut contribuer à lutter contre le réchauffement climatique en achetant des produits prétendument respectueux de l’environnement. Face à l’énormité de l’impact de notre mode de vie productiviste et consommateur sur l’environnement de la planète, le fait d’acheter « bio », depuis les vètements jusqu’aux voitures en passant par les éco-constructions et l’éco-tourisme, n’a qu’un effet minime.

[Mother Jones] Pour Michael Moore, du mouvement écologiste états-unien, « l’achat bio n’est qu’une toute petite partie d’une prise de conscience globale qui doit nous amener à changer notre mode de vie, à opter pour la décroissance et à lutter politiquement pour que des mesures planétaires soient prises afin de limiter la catastrophe climatique mondiale qui nous attend. Si on se contente d’achter bio, on ne fait que se donner bonne conscience ou – pire, succomber à un effet de mode.

Le patron d’Exxon, dont la société est un des plus gros pollueurs de la planète, est un grand fan du bio, la cantine de son entreprise sert uniquement des produits bio-équitables. C’est vous dire l’ampleur de la prise de conscience qui est nécessaire. « 

http://www.nytimes.com/2007/07/01/fashion/01green.html?em&ex=1183608000&en=7374899c96860ba1&ei=5087%0A


Un employé du service de publicité en ligne de Google a présenté ses excuses aprés avoir – par le biais du blog de l’entreprise – incité les grands groupes privés d’assurance maladie à acheter des publicités attaquant le dernier film de Michael Moore, « Sicko« .

Dans son article sur le blog, Lauren Turner, agent de ventes publicitaires chez Google écrit que « Moore attaque les entreprises d’assurance maladie, les fournisseurs de soins de santé et les entreprises pharmaceutiques en les associant à des cas isolés, présentés sous un angle émotionnel et démagogique et choisis pour présenter le système sous son plus mauvais jour » . Pour Mme Turner, « le film de Moore présente l’industrie de l’assurance maladie comme mue uniquement par les lois du marché et ne s’intéressant qu’aux profits, il fait  totalement l’impasse sur la première des motivations de cette industrie qui est de fournir des soins de qualité aux malades. »

En réponse à cette « propagande« , Mme Turner suggère – toujours sur le blog de Google – aux entreprises d’investir dans le programme publicitaire Google Adwords afin de « mieux manager votre réputation » et « se servir des services de Google pour lancer des campagnes de contre-offensive informationelle : nous pouvons placer des publicités sous forme de texte, des vidéos et des contenus « rich media » dans les résultats des recherches affichés à l’utilisateur voire dans nos sites spécialisés sur notre réseau en expansion constante. »
Turner a du faire marche arrière très rapidement sous le feu des critiques des autres bloggeurs, précisant que son article ne reflétait que « mon opinion personnelle. »

Mais le magazine Forbes note, dans un dossier consacré à cet incident, « avec le développement de la mutation de Google en agence de publicité en ligne, de tels agissements mettent en lumière la relation de plus en plus étroite qui lie Google aux grandes entreprises acheteuses de gros volumes de publicité . Cela illustre aussi le mode de communication non orthodoxe utilisé par Google  pour communiquer avec le public : les blogs. Cela fait longtemps que Google utiliser les blogs comme canal de communication informelle avec ses utilisateurs, tant via son site officiel que via les sites perso de ses employés, rendant parfois difficile de distinguer entre les deux. »

http://www.prwatch.org/spin/


Face au succès du dernier film de Michael Moore, « Sicko », les médias aux Etats-unis tentent de faire croire que les Américains ne veulent pas d’un service public d’assurance maladie… en dépit du fait que tous les sondages disent le contraire.

Mais les grandes entreprises privées d’assurance médicale se sont regroupées en un fonds commun de relations publiques afin de contrer la « propagande socialiste » du film de Michael Moore. Alors la presse se précipite pour avoir une part du gateau de comm’… même s’il faut pour cela travestir la réalité :

Le 22 juin 2007, le présentateur du journal télévisé de CBS News, Jeff Greenfield, a présenté la sortie du dernier film de Michael Moore, (« Sicko »), en insistant lourdement sur un seul argument : l’opinion publique aux Etats-unis ne veut pas d’un système d’assurance maladie géré et financé par l’Etat comme celui que propose Moore dans son film. Le seul problème avec cet argument est qu’il est faux : tous les sondages et toutes les enquêtes disent le contraire.

Jeff Greenfield, a expliqué à plusieurs reprises lors du journal que, bien que le film de Michael Moore’s film « raconte des histoires très émouvantes de personnes souffrant de l’indiférence des grandes entreprises de soins sans coeur » et bien que tous les candidats aux élections présidentielles ont parlé réformer le système de soins, « personne, ni les Républicains, ni les Démocrates, n’ont jamais proposé des solutions aussi radicales que celle de Michael Moore : un système d’assurance maladie géré par le gouvernement dans lequel les soins sont donnés par des médecins privés mais payés par le gouvernement. » Cette déclaration est tout aussi fausse que la première : le candidat présidentiel démocrate Dennis Kucinich (Ohio) défend exactement ce type de projet, tous comme les dizaines de députés ayant soutenu la proposition de loi H.R. 676, qui propose la mise en place d’un service public national d’assurance maladie.

Tout au long des reportages à propos du film « Sicko », la presse états-unienne insiste régulièrement sur le fait que, si les Etats-unis n’ont pas de service public d’assurance maladie, c’est « parceque les Américains ne sont pas comme les autres pays, nous faisons le choses différemment« . La majorité des reportages fait appel au directeur du Centre pour l’étude de la réforme du système de soins, Paul Ginsburg, et notamment la séquence où Ginsburg nous explique que « nous ne sommes pas prêts à accepter que le gouvernement prenne des décisions à notre place, c’est en cela que nous sommes différentes des gens en Europe ou au Canada. C’est une particularité culturelle de notre peuple. »

(suite…)


« The Bases Are Loaded » – un film de Alternate Focus
Est-ce que les Etats-Unis vont jamais quitter l’Irak ? Les déclarations officielles des autorités politiques nous promettent un départ éventuel, tout en nous avertissant des conséquences catastrophiques qu’aurait un « départ prématuré ». Mais alors que Washington finasse et louvoie, la réalité sur le terrain est différente.

Le journaliste indépendant Dahr Jamail et le réalisateur Chalmers Johnson ont enquêté sur les bases militaires états-uniennes en Irak. Ils ont découvert que à travers le pays, des centaines de petites bases militaires sont abandonnées au profit d’une poignée de « méga-bases » lourdement équipées et fortifiées. La plus grande partie de ce processus est cachée par des dénis et des arguments fallacieux sur le sens du terme « permanent ».

« Quelles sont les chances pour qu’un commandant militaire d’une de ces bases dise un jour : « Ok, les copains irakiens, on dirait que notre boulot est terminé ici. Voici les clés de la base. Amusez vous bien avec les salles de cinéma, piquez une tête dans une des piscinces. Savourez votre démocratie. A la revoyure ! » ?

Ca n’arrivera jamais. C’est mon avis. Ces bases ont coûté des milliards de dollars. Ce sont des méga-bases, elles sont construites pour durer. Ce sont des bases permanentes et il est évident que les Américains sont ici pour longtemps, pour très longtemps. »

Vous pouvez voir le film en anglais sur le site de Dahr Jamail :
http://dahr.org/multi_media/dahr_jamail_the_bases_are_loaded.php

Ainsi que sur You Tube :

http://www.youtube.com/watch?v=GQHeo-CMQyc


C’est quand même bizarre… chaque fois qu’une femme se retrouve en politique, les énarques et autres « dir cab » (ainsi que la presse) s’offusquent de la « brutalité » de celle-ci (sous-entendu, une femme en politique c’est forcément une salope hautaine et cassante… parce que si c’était une vraie femme, elle serait douce et gentille, comme il sied à une femme – et en plus elle resterait à la maison à « garder les gosses » comme dit si élégament Laurent Fabius) .

Ce procès a été systématiquement fait aux femmes politiques, depuis Olympe de Gouges à Edith Cresson ou Ségolène Royal. Personne ne reproche jamais aux hommes politiques par contre d’être brutaux … et on ne voit jamais fleurir des illustrations comme ci-dessous quand il s’agit d’hommes politiques. Décidément, messieurs les français, vous avez encore à évoluer….

Update du 8/9/2007 : il semblerait que la copine de Cécilia ait décidément un caractère de cochon… voir : RACHIDA DATI : LUI DÉPLAIRE C’EST DÉPLAIRE A NICOLAS, MAIS SURTOUT À CÉCILIA

Rachida Dati maltraîte elle Michel Dobkine

[Arnaud Aubron (Rue89) – 07/07/2007]
Le directeur de cabinet de Rachida Dati a-t-il démissionné parce qu’il se faisait maltraiter par sa patronne ou pour des raisons d’ordre privé? Quoi qu’il en soit, il s’agit là d’un premier revers pour la ministre de la Justice, en plein débat sur sa loi sur la récidive et les peines planchers.

Selon L’Est républicain de ce samedi, Michel Dobkine, ancien directeur de l’ENM, qui n’a pas été choisi par la ministre, aurait « brutalement démissionné de ses fonctions hier (vendredi, ndlr) après-midi », déclarant à ses collaborateurs en avoir « assez de [se] faire insulter toute la journée ». « Depuis plusieurs jours, les rapports entre ce magistrat expérimenté et la ministre de la Justice s’étaient dégradés, au point que l’intéressé décide hier de jeter l’éponge », explique le quotidien lorrain. Selon France info, qui a annoncé la nouvelle vendredi soir, des problèmes d’entente entre la ministre et son directeur de cabinet seraient bien à l’origine de sa démission. Samedi, le cabinet de la garde des Sceaux et l’intéressé démentaient ces informations.

http://www.rue89.com/2007/07/07/rachida-dati-maltraite-t-elle-ses-collaborateurs


J’en ris encore !!!!

Terrorist Bloopers


[BBC – 05/07/2007 – Trad. Grégoire Seither]
Les fruits et légumes issus de l’agriculture biologique sont meilleurs pour votre santé que les produits issus de l’agriculture industrielle. C’est la conclusion d’une étude sur dix ans menée aux Etats-unis. En comparant les tomates produites par des fermes « bio » avec celles produites selon des méthodes agro-industrielles, les chercheurs ont découvert que les tomates bio avaient un niveau de flavonoïdes deux fois plus élevé. Connus principalement pour leur activité antioxydante, les flavonoïdes jouent un rôle important dans la réduction de la pression sanguine, réduisant le risque de maladies du coeur et de crises cardiaques. Publié dans le « Journal of Agricultural and Food Chemistry », le rapport de cette étude soupçonne une relation avec la teneur en nitrogène des sols cultivés.

Les conclusions des chercheurs rejoignent celles d’études similaires en Europe qui ont démontré que des tomates, pèches et pommes issues de l’agriculture biologique ont un taux nutritif plus élevé que les mêmes produits issus de l’agriculture intensive. Dans les tomates bio, la valeur nutritive moyenne est supérieure entre 79% et 97% à celle des fruits et légumes produits par l’agro-industrie.

http://news.bbc.co.uk/2/hi/health/6272634.stm


Comme quoi la pub et la propagande patriotique ne peuvent pas tout…

35% d’adolescents, ça va en faire du monde à re-éduquer dis donc !

[Financial Times – 09/07/2007 – Trad. Grégoire Seither]
Un sondage mené au mois de Juin 2007 par Harris Research pour le compte du Financial Times affirme que 32 % des sondés dans cinq pays d’Europe considèrent que les Etats-unis sont la plus grande menace pour la paix, devant tous les autres pays. Aux Etats-unis en revanche, ce sont la Corée du Nord et l’Iran qui viennent en première place des pays dangereux pour la paix.

A noter toutefois que parmi les jeunes états-uniens, entre 16 et 24 ans, les avis rejoignent ceux des Européens, 35% des jeunes aux Etats-unis estimant que leur propre pays représente la plus grande menace pour la stabilité mondiale.

En Europe ce sont les Espagnols qui sont les plus critiques vis à vis des Etats-unis, 46% d’entre eux jugeant que le gouvernement actuel à Washington est le principal fauteur de guerre et d’instabilité dans le monde.

Pour 19% des sondés en France, en Allemagne, en Italie et en Grande-Bretagne, la Chine est à la deuxième place des nations « dangereuses », une augmentation de 12% par rapport à l’an passé.

Toujours en Europe, 17 % estiment que l’Iran est le pays le plus dangereux, contre 11% pour l’Irak et seulement 9% pour la Corée du Nord. A peine 5% des sondés dit craindre la Russie, malgré les récentes tensions entre Moscou et l’occident.

http://news.moneycentral.msn.com/provider/providerarticle.aspx?feed=FT&Date=20070701&ID=7112613


5 000 patrouilles par jour, 300 irakiens tués quotidiènnement
10 000 victimes par mois, dont de nombreux « dégats collatéraux »
C’est ENORME ! Et la presse n’en pipe pas mot !!!!

Est-ce que les Etats-unis tuent 10 000 irakiens par mois ?
Ou bien plus encore ?

[Michael Schwartz, Stony Brook University – New York – 6/07/2007 – Trad. Grégoire Seither]

Une étude scientifique réalisée avec les derniers outils statistiques de pointe a été publiée le 12 octobre 2006 dans le « Lancet », (la publication médicale britannique la plus réputée). L’étude concluait que – à la date de l’an passé – 600 000 irakiens étaient morts de mort violente directement attribuable aux opérations militaires en Irak. Répartis sur les 39 premiers mois de la guerre en Irak, cela équivaut à une moyenne d’environ 15 000 morts par mois. .

Mais le pire n’était pas encore atteint, le taux de mortalité violente était alors en pleine augmentation, et pendant la première moitié de 2006 la moyenne mensuelle est passée à 30 000 morts, une moyenne qui a fort probablement encore augmenté, étant donné les violents combats qui émaillent l’actuel renforcement militaire états-unien en Irak.

Les gouvernements U.S. et Britanniques ont rapidement disqualifié les résultats de cette étude en mettant en cause « les erreurs méthodologiques de l’enquête » – et ce malgré le fait que les enquêteurs avaient utilisé des méthodes standard d’investigation, couramment utilisées pour mesurer le taux de mortalité dans des zones de conflit ou de catastrophe. (Les chercheurs se sont rendus dans un certain nombre de maisons choisies au hasard et ont demandé aux habitants si quelqu’un dans leur maisonnée était mort ces dernières années, notant les détails et vérifiant les certificats de décès dans la vaste majorité des cas).

Les deux gouvernements à l’origine de la guerre ne donnèrent aucune raison concrète pour laquelle ils rejetaient les résultats de l’enquête et ils ignorèrent le fait qu’ils avaient mandaté des études identiques (parfois menées par les mêmes chercheurs) dans d’autres régions de conflit, y compris le Darfour et le Kosovo.

Les raisons pour lesquelles ces gouvernements ne pouvaient accepter cette étude étaient par contre suffisamment claires : les résultats étaient tout simplement trop dévastateurs pour que les gouvernements coupables les reconnaissent. (Secrètement le gouvernement britannique a reconnu plus tard que la méthodologie employée était « une méthode fiable et éprouvée pour mesurer la mortalité dans des zones de conflit », sans pour autant jamais reconnaître publiquement la validité de l’étude).

Des chercheurs réputés ont validé l’étude du Lancet sans quasiment aucune réserve. Juan Cole, un des principaux experts américains sur le Moyen-Orient, résuma la conclusion de l’étude de manière abrupte mais correcte ; « La mésaventure US en Irak a tué [en un peu plus que trois ans] deux fois plus de civils que le nombre de personnes assassinées par Saddam en 25 ans. »

(suite…)


[Le Monde du 19/10/2006]
Mis au point par des ingénieurs espagnols, le « tranquillisateur » vient d’arriver. Le mot inquiète comme un titre de Kafka, mais il ne s’agit ni de tranquillisant, ni de tranquilliseur : « el tranquilizador », dans la langue de Quevedo, sonne comme une oeuvre de Beckett ou alors un tango. De quoi s’agit-il ? D’un service de localisation ultramoderne, à côté duquel le GPS a des airs de cadran solaire ; un service qui permet de repérer les personnes, les animaux ou les objets avec une marge d’erreur inférieure à 1 mètre. Principe ? Une carte, une puce, une batterie, et un raccord instantané avec téléphone portable, ordinateur, frigo, machine à laver la vaisselle, ce que vous voulez.

Chacun, selon El Pais (journal de référence castillan) du 7 octobre, pourra enfin se débarrasser de l’angoisse liée – dans l’ordre – « à l’absence d’un enfant, celle d’un proche atteint d’Alzheimer, à la perte d’un chien, ou à la peur de se faire voler la voiture, ou au désir de contrôler une flotte de camions ». Très candide conclusion : « Toute une démocratisation de l’espionnage le plus sophistiqué. » Au moins, c’est sans illusion. Passons sur l’usage assez étourdi du mot « démocratisation ». Normal.

Au cas où subsisterait on ne sait quel tapotement de menton dubitatif sur cet espion universel à la portée de tous (moins de 100 euros), deux exemples sont proposés en piqûre de rappel : le tranquillisateur permettra « aux femmes maltraitées de se défendre de leurs agresseurs », ou, s’il restait encore un réfractaire, « à l’armée des Etats-Unis d’Amérique, par exemple, qui parfois ne sait plus où peuvent bien être passés ses armes et ses tanks en Irak, de connaître la position exacte de son armement », précise le conseiller d’Avanzit, la société chargée de commercialiser le petit monstre.

Le tranquillisateur fait partie de l’appareillage sophistiqué qui renvoie cinéma, télévision, et même la vidéosurveillance, à une aimable plaisanterie culturelle. Le plus troublant de l’invention ? La jouissance qu’elle déclenche.

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3232,36-824773,0.html


14 juillet 1789 : prise de la Bastille
14 juillet 2007 : lancement d’un nouveau journal d’analyses politiques

Le Sarkophage « contre tous les sarkozysmes »

L’élection de Nicolas Sarkozy n’est pas seulement la défaite de la gauche historique. Elle est à nos yeux une fracture dans nos mémoires politiques, sociales, culturelles et nationales.

Cette victoire électorale n’a été rendue possible que par la victoire idéologique remportée depuis des années par les partisans de la révolution conservatrice mondiale. La gauche n’a pas été capable de résister. Pas seulement en raison de la concentration de tous les pouvoirs médiatiques, économiques, financiers dans quelques mains mais de leur incapacité à construire un véritable projet. Les droites gaulliennes ont été littéralement submergées, elles aussi, même si la renaissance d’un centre autour de François Bayrou est l’indice d’une résistance au sarkozysme de ces courants.

L’heure est donc à la résistance intellectuelle, politique et sociale.

  • Face à la défaite des pensées de gauche, républicaine et laïque.
  • Face à l’effondrement de l’écologie et sa récupération par un lobby médiatique.
  • Face à la volonté de Nicolas sarkozy d’imposer un mini-traité européen contraire à la volonté du peuple clairement exprimée lors du référundum.
  • Face à l’importation de la révolution conservatrice rendue possible par le pacte scellé, depuis 1983, entre les principaux dirigeants socialistes et les forces de droite en faveur du libéralisme social et du social-libéralisme.

Nous devons pour cela nous mobiliser intellectuellement, politiquement et socialement.

Nous devons pour cela inventer un langage politique capable de concilier les contraintes environnementales et notre souci de justice sociale.

Le slogan « sarkofacho » est totalement infécond car politiquement faux. Le « Tout sauf Sarko » est tout aussi erroné car il exonère les partis de gauche de leurs responsabilités dans notre défaite.

Nous devons apprendre ensemble à opposer à l’imaginaire du sarkozysme un autre imaginaire, à ses théories d’autres théories, à ses slogans d’autres slogans. Nous faisons le pari de l’intelligence collective et du retour au politique.

Un grand journal d’analyses politiques est donc nécessaire. Un journal sans concession avec le pouvoir en place mais pas davantage avec l’ensemble des autres sarkozysmes.

L’équipe éditoriale sera animée par Paul Ariès, politologue, acteur de nombreux mouvements sociaux, auteur notamment de « Misère du sarkozysme », publié en 2005 aux Editions Parangon, ouvrage salué aussi bien par les milieux antisarkozystes de gauche et du centre.

Le numéro 1 bimestriel sera en kiosque le 14 juillet 2007 (2 euros).

  • Parmi les auteurs annoncés pour les deux premiers numéros :
  • Jean-Luc Pujo, Président des Clubs « penser la France »,
  • Pierre Dockès, économiste,
  • Christian Terras, directeur de la revue Golias,
  • René Balme, maire de Grigny,
  • Luc Mazenc, sociologue,
  • Philippe Lavodrama, politologue,
  • Jean-Paul Damaggio, militant altermondialiste
  • Véronique Hervouët, psychanalyste,
  • Jacques Testart, neuro-biologiste,
  • Jean Dornac, écrivain,
  • Georges Labica, philosophe,
  • Nico Hirtt, sociologue,
  • Christian Laval, chercheur en pédagogie,
  • Bernard Caron, militant écologiste,
  • Alain Accardo, politologue,
  • Jean-Louis Sagot-Duvauroux, Paul Lannoye, député européen honoraire,
  • Claude Beaulieu, Comité Valmy,
  • Edouard Husson, historien,
  • Denis Colin, philosophe,
  • Rosendo Li, dessinateur de presse.

http://lesarkophage.com


[The Independent, London – 06/07/2007 – Trad. Grégoire Seither]

Brendan Nelson, ministre australien de la défense a avoué hier que le petrole était la principale raison pour laquelle son gouvernement avait décidé de maintenir ses troupes en Irak – un aveu d’une franchise rare qui a déclenché une tempête politique à Sydney.

L’Australie, fidèle soutien à la politique étrangère de George W. Bush après le 11 Septembre, avait participé militairement à l’invasion de l’Irak, arguant à l’époque qu’il s’agissait de détruire des armes de destruction massive et de lutter contre le terrorisme international.

Mais les militants anti-guerre ont toujours affirmé que la véritable motivation derrière la participation australienne à la guerre en Irak était le pétrole – et l’interview donné par Nelson à la radio nationale australienne semble leur donner raison.

« La sécurité énergétique est extrèmement importante pour tous les pays à travers le monde, et bien sûr aussi pour nous, afin de préserver et garantir les intérêts australiens » a déclaré Nelson. « De toute évidence le Moyen-Orient, pas uniquement l’Irak, mais toute la région, est un fournisseur important de ressources énergétiques, notamment de pétrole, pour le reste du monde. Les Australiens, chacun de nous ici, doivent se poser la question ce qui arriverait si nous partions d’Irak de manière prématurée. »

Mais ces propos ont rapidement été démentis par le Premier Ministre australien John Howard, affirmant que ni le gouvernement – ni Nelson – avaient jamais considéré la question pétrolière comme étant un facteur de décision dans la participation australienne à la guerre en Irak.

« Nous ne sommes pas là-bas à cause du pétrole, nous ne sommes pas allés là-bas à cause du pétrole, et nous ne restons pas là-bas à cause du pétrole, » à déclaré Howard à une radio de Sydney. « Le Moyen-Orient est un important producteur de pétrole, nous savons tous cela, mais la raison pour laquelle nous restons en Irak est parce que nous voulons offrir au peuple Irakien la possibilité d’accéder à la démocratie. »

http://news.independent.co.uk/world/australasia/article2739741.ece


Ah parceque maintenant, tout d’un coup, Nicolas Sarkozy est juif ? Je ne me souviens pas dans quelle Synagogue il a fait sa Bar-mitzvah… et puis c’est bizarre un juif qui fait le signe de croix…

[Oulala.net 05/07/07]
Georges Frêche, président du conseil régional de Languedoc-Roussillon, président de la communauté d’agglomération de Montpellier et membre du conseil municipal de Montpellier, s’exprimait sur les relations Montpellier Tibériade le 24 juin 2007.

Précisant que Nicolas Sarkozy est le seul juif à avoir été élu président de la France au suffrage universel, il poursuit en justifiant la construction du mur de la honte… et biens d’autres exactions commises par l’Etat Hébreu.

Des propos qui n’ont pas, à ce jour, fait l’objet d’une quelconque réaction officielle, ni condamnation.

(NDR : Au PS cela ne risque pas… la candidate aux législatives 2007 à Paris pour XIIè arrondissement etait Karen Taïeb, femme du président de l’Association pour le bien-être du soldat israélien et des Amis de Kadima. Sur leur site internet www.lesamisdekadima.org, les responsables de cette association, dont Mme Taïeb figure au comité de soutien, « se joignent à toutes les prières pour la guérison d’Ariel Sharon ».)

Précisons que Georges Frêche a été exclu du parti socialiste le 27 janvier 2007 pour des propos jugés « non compatibles avec les valeurs d’égalité et de respect des droits humains ». Il avait, en effet qualifié les harkis de « sous hommes ».

Après avoir visionné le document vidéo ci-dessus, on est en droit de penser qu’il ne s’agissait pas d’un dérapage verbal ou d’une provocation. La pensée de Georges Frêche semble bien être en phase avec celle des neocons étasuniens et des sionistes les plus radicaux.

http://www.oulala.net/Portail/article.php3?id_article=3034


[Presse center Hamburg – 06/07/2007 – Trad. Grégoire Seither]
«Un tribunal en Allemagne a interdit aujourd’hui à l’entreprise Google de continuer à utiliser la marque commerciale « Gmail » pour son très populaire service de courrier en-ligne, suite à un procès en propriété intellectuelle l’opposant au fondateur de la société G-Mail. Daniel Giersch (33), a commencé à utiliser le nom G-Mail au début de l’année 2000, soit quatre ans avant que Google ne mette en service son « Gmail ». « Google a violé la propriété intellectuelle de ce jeune homme qui avait déposé ce nom quatre ans auparavant » précise le jugement rendu par le tribunal de la région hanséatique.
« Pour le tribunal, la situation légale est sans ambiguité et n’a pas approuvé la requête de Google de se pourvoir en cassation au tribunal fédéral » explique l’avocat de Giersch, Sebastian Eble. Pour Giersch c’est « une victoire historique pour tous ceux qui ont à affronter des ‘Googliaths’ dans la lutte pour leurs droits. Pour ces petits Daniel, confrontés à des adversaires riches et puissants, trop souvent la lutte est remportée par celui qui a le plus d’argent et d’avocats, en déni de justice.»…

http://pressesc.com/01183582507_gmail


Le groupe « Consumerist.com » aux Etats-unis a installé un logiciel sur des ordinateurs portables qui enregistre toutes les actions commises sur l’ordinateur.

Les ordinateurs ont ensuite été apportés à différents centres de maintenance ou de réparation expresse (GeekSquad, Apple Store Genius Bar, Wal-Mart Tech..) pour voir ce que les techniciens font de vos données personnelles quand ils interviennent sur les machines : bingo ! Dans la totalité des cas, les techniciens ont farfouillé dans le dossiers personnels, copiant des photos, des fichiers vidéo et des MP3 vers leur clé USB.

Incroyable, dans la plupart des cas ces indiscrétions sont commises en présence du propriétaire de l’ordinateur, sous couvert de « manipulations techniques », le néophyte n’y voyant que du feu.

Contactés les techniciens ont déclaré sous couvert d’anonymat, que c’était une pratique courante et qu’ils avaient même mis en place des serveurs internes à leur boite pour s’y échanger leurs trouvailles. « On cherche surtout du cul, particulièrement les photos et vidéos que les gens font d’eux mêmes… ensuite on les trade sur les sites XXX, les photos amateur y sont très recherchées… »

La prochaine fois que vous déposez votre ordi à réparer, faites le ménage AVANT !

Le film du forfait est visible ici :

http://consumerist.com/consumer/investigations/video-consumerist-catches-geek-squad-stealing-porn-from-customers-computer-271963.php


Heuuuuuuuhhhh, j’ai raté quelque chose là ? 🙂

UNE ETUDE DE L’ECOLE DE COMMERCE DE L’UNIVERSITÉ DU MISSOURI SUR LES COMPORTEMENTS DES JEUNES DIPLOMÉS LORS DES ENTRETIENS D’EMBAUCHE

[The Guardian – 4/07/2007 – Trad. Grégoire Seither]
Quand des jeunes diplomés participent à une foire à l’emploi d’une entreprise et s’y voient proposer un job, quels sont ceux qui vont y répondre positivement ?

Une étude menée pendant deux ans (!!!) par les professeurs Daniel Turban, de la University of Missouri school of business, James Campion, de l’University of Houston et Alison Eyring, de la fondation scientifique Texaco (???) montre que la réponse à cette question est plus complexe qu’on ne le croît :

  • · Les personnes qui répondent qu’ils vont « probablement » accepter le job, vont probablement l’accepter.
  • · Les personnes qui répondent qu’il ne vont « probablement pas donner suite », vont probablement refuser l’offre.

Les résultats (!!!) de cette étude, un article de 20 pages (!!!) ont été publiés en 1995 dans le Journal of Vocational Behavior. . . .

http://education.guardian.co.uk/egweekly/story/0,,2116576,00.html


LE ‘RENFORCEMENT’ N’A EU AUCUN EFFET SUR LA SÉCURITÉ DANS LES RUES DE BAGDAD, LA RESISTANCE CONTINUE A Y AGIR SANS ÊTRE INQUIÉTÉE

[TRUTH OUT – 5/07/ 2007 – Trad. Grégoire Seither

« Près de  cinq mois après la mise en place d’une nouvelle stratégie militaire en Irak qui a renforcé la présence militaire US dans le pays et voit chaque jour des milliers de soldats américains et irakiens patrouiller à Bagdad, le nombre de cadavres non-identifiés trouvés dans les canivaux de la capitale a augmenté de 41% par rapport au mois de Janvier dernier. Ce sont les chiffres publiés par le Ministère irakien de la Santé » écrit  Joshua Partlow, correspondant du Washington Post. « La soi-disante pacification à l’aide de troupes irakiennes et de milices locales n’a eu aucun effet » explique un analyste du Pentagone. Selon un décompte de l’Associated Press, près de 3 900 soldats US sont tombés en Irak, la majorité d’entre eux après la fin officielle des combats.

http://www.truthout.org/docs_2006/070507J.shtml


L’ASPHYXIE DU SYSTEME AÉRIEN AUX ETATS UNIS REND ATTRACTIVE LES AUTRES SOLUTIONS DE TRANSPORT EN COMMUN… si seulement elles existaient !

[The New York Times – 04/07/ – Trad. Grégoire Seither

Il y a quelques années, des chercheurs du Massachusetts Institute of Technology ont réalisé une étude pour évaluer le temps perdu dans les transports aériens – notamment sur des distances domestiques. Contrairement aux statistiques officielles publiées par les compagnies aériennes, si on inclut tous les facteurs de temps dans le calcul (retards, transferts manqués, délais…) les temps de voyage sont presque 40% plus longs que ce qu’annoncent les lobbies aériens. L’étude montrait également que plus les avions étaient pleins – et de nos jours les avions n’ont jamais été aussi remplis – ces retards ont tendance à s’accumuler, étant donné qu’il devient plus difficile de trouver une place dans un avion suivant.

Face à l’accroissement du transport aérien aux Etats-unis, les chercheurs du MIT ont décidé de mettre à jour leur étude. Les vols domestiques étant désormais pleins à 85-90%, il apparaît que quasiment tous les avions sur les itinéraires couramment empruntés par les voyageurs domestiques n’ont plus de places de remplacement à offrir. Pour Cynthia Barnhart, chercheuse en systèmes de transport pour le M.I.T. cela signifie que la conclusion de la nouvelle étude du M.I.T est déjà évidente : « Les délais sur les vols domestiques vont encore s’allonger. Dans des pays dotés d’un réseau de transports en commun élaboré, l’avion va perdre de son attractivité en termes de temps passé dans les transports. »

Depuis le début de l’année 2007, plus de 25% des vols domestiques aux Etats-Unis est arrivé avec un retard d’au moins 15 minutes. Et les vols retardés de plus de 30 minutes ont connu un accroissement de presque 40% par rapport à l’année dernière.

Les passagers aériens aux Etats-unis doivent donc se préparer à affronter non seulement des avions bondés, des évènements climatiques aggravés (orages, cyclones…) qui gêneront la circulation, des contrôleurs aériens poussés au bout de leurs capacités par les dégraissages de personnel dans les aéroports…. mais aussi des employés de compagnie aérienne et du personnel de cabine particulièrement de mauvaise humeur : ayant vu leurs salaires lourdement amputés ces dernières années, le personnel aérien est excédé de découvrir dans la presse les hausses de primes et autres avantages dorés que ce sont alloués les cadres de l’industrie aéronautique. « En 20 ans d’audit du personnel aéroportuaire et de cabine, je n’ai jamais vu une telle désaffection et une tension aussi palpable » explique Bryan D. Miller, du cabinet en ressources humaines AirEx, spécialisé dans l’industrie aéronautique. « Ce n’est qu’une question de temps avant qu’une hôtesse de l’air craque et se mette à agresser un passager casse-pieds, ou qu’un passager excédé par les mauvaises conditions pète les plombs et attaque le personnel« .

NDT : A titre d’illustration rigolote : Courrier furax d’un passager de Continental Airlines qui a été assis dans le fauteuil #29 E, juste à côté de la porte des chiottes de l’avion, et qui s’est pris les fesses malodorantes des autres passagers dans la gueule pendant tout le vol… avec illustrations !

http://www.nytimes.com/2007/07/05/business/05late.html?ei=5090&en=439a5f3dc0324b7d&ex=1341288000&partner=rssuserland&emc=rss&pagewanted=print


EN IRAK, LES MERCENAIRES SONT MAINTENANT PLUS NOMBREUX QUE LES SOLDATS U.S.

[Los Angeles Times – 04/07/2007]

Selon une étude récemment publiée par le Département d’état et le Ministère de la Défense des États-unis, le nombre de « soldats civils » (private contractors = mercenaires), dépasse le nombre de soldats U.S. engagés sur le front irakien. Cela pose à nouveau la question de la « privatisation de l’effort guerre »  vantée par le Vice-président Dick Cheney, ainsi que sur la capacité du gouvernement des Etats-unis à mener des campagnes militaires et de reconstruction.

Plus de 180 000 ‘civils’ (souvent des soldats démobilisés et immédiatement ré-embauchés par des agences de mercenariat) travaillent en Irak, payés par des contrats passés avec le Département de la Défense US.  Il s’agit essentiellement d’anciens militaires états-uniens, sudafricains, des anciens pays du bloc soviétique ainsi que des anciens soldats de l’armée de Saddam Hussein.

Côté Pentagone, depuis le dernier renforcement des troupes, « seulement » 160 000 soldats ainsi que quelques centaines d’employés civils du gouvernement sont stationnés en Irak.

N’étant pas considérés comme des combattants réguliers, ces ‘ »sous-traitants » ne sont pas liés par les conventions nationales conceernant les règles de la guerre. En cas de violation des droits de l’homme ou de crime de guerre, ces ‘civils’ ne sont pas officiellement liés à l’armée des Etats-unis, qui ne peut donc être tenue pour responsable.

http://www.latimes.com/news/printedition/front/la-na-private4jul04,1,6564316.story?ctrack=4&cset=true


Publicité: la stratégie de Google mobilise les associations européennes de consommateurs

[ZDNet 4/07/07]
Après la réaction d’organisations américaines de protection de la vie privée, le rachat de Doucleclick par Google inquiète le Bureau européen des unions de consommateurs. Il demande une enquête de la Commission européenne. *

Le rachat de Doubleclick spécialiste de la gestion des publicités en ligne, par Google continue de faire des remous. C’est désormais le Bureau européen des unions de consommateurs (BEUC), qui tire la sonnette d’alarme et demande l’intervention de la Commission européenne.

http://www.zdnet.fr/actualites/internet/0,39020774,39371009,00.htm


Et à l’Assemblé Nationale ? Quelqu’un a mesuré ?

LA CHAMBRE DES REPRÉSENTANTS DES ETATS UNIS PRODUIT AUTANT DE DIOXYDE DE CARBONE QUE 17 000 VOITURES

[Chaîne NBC 4, Washington DC – Trad. Grégoire Seither ]

L’administration de la Chambre des représentants a annoncé un plan d’économie d’énergie visant à réduire ses émissions carbone de 50% en dix ans. Au cours de l’année 2006, la Chambre des représentants, qui ne constitue qu’une partie de l’administration hébergée dans l’ensemble immobilier du Capitole, a produit environ 91 000 tonnes de dioxyde de carbone. C’est l’équivalent des émissions produites par 17 000 voitures.

http://www.nbc4.com/news/13547796/detail.html


Classique ! Maintenant qu’il y a du fric à se faire dans le « bio », tous les groupes agro-industriels veulent avoir leur petit label vert…. sans se fatiguer à respecter les règles, bien sûr ! Cela les obligerait à revoir intégralement leur mode de fonctionnement non durable. Alors c’est plus facile de faire pression sur la Maison Blanche (qui a toujours été un ami des lobbies agricoles industriels) pour faire changer les règles. Au final c’est comme toujours le consommateur qui est pris pour un con…

[OCA – Organic Consumers Association of USA – 26/06/07 – Trad. Grégoire Seither]
Malgré les dizaines de milliers de courriers de protestation reçus de la part de consommateurs et de petits exploitants agricoles, le Département US de l’Agriculture a approuvé un décret de Mai 2007, autorisant la présence de plus 38 éléments non-agrobiologiques supplémentaires dans des produits portant le label de certification écologique « USDA Organic » seal. Devant la levée des boucliers, l’USDA a affirmé que l’approbation était temporaire et a prolongé le temps de soumission des remarques.

L’approbation de ce décret de l’USDA a eu les conséquences suivantes (parmi d’autres) :

  • -La brasserie Anheuser Busch est autorisée à vendre une bière sous l’étiquette « Organic Wild Hops Beer » (bière faite avec du houblon sauvage biologique) alors que cette bière ne contient pas de houblon issu de l’agriculture biologique.
  • -Les saucisses et autre charcuteries portant le label d’éco-certification « USDA Organic » peuvent contenir les intestins d’animaux issus de l’agriculture industrielle, gavés d’hormones synthétiques et d’antibiotiques et ayant consommé des fourrages produits industriellement, à grand renfort de pesticides.
  • -Les aliments portant le label « USDA Organic » et utilisant des huiles de poisson peuvent contenir des toxines comme le PCB et le mercure (les poissons non bio contiennent tout autant de toxines, mais jusqu’à présent l’organisation de certification organique (National Organic Standards) avait toujours interdit la présence de ce type de toxines dans des aliments « estampillés bio ».

Pour Ronnie Cummins, Directeur national de l’OCA : « Il est écoeurant de voir que les grosses entreprises, uniquement motivées par l’appât du gain, comme Kraft, Wal-Mart et Anheuser-Busch ont plus de poids auprès du gouvernement que des petits paysans, des producteurs agro-bio indépendants ou des consommateurs.

http://www.organicconsumers.org


POUR GEORGE BUSH Sr., LES ATHÉISTES NE SONT NI DES CITOYENS NI DES PATRIOTES, ILS NE DEVRAIENT PAS BENEFICIER DES MEMES DROITS QUE LES AMERICAINS CROYANTS

[POSITIVE ATHEIST 28/06/2007]
Lors de la campagne électorale de George Bush Sr., en 1987 à Chicago, il a répondu aux questions de Robert I. Sherman, journaliste acrédité pour le American Atheist news journal :.

Sherman: Que comptez vous faire pour obtenir les voix des citoyens des Etats-unis qui ne croient pas en dieu, les athéistes ?

Bush : Je n’aime pas beaucoup la communauté athéiste. Croire en dieu est quelque chose d’important pour moi.

Sherman : Mais vous êtes d’accord que les athéistes ont les mêmes droits et sont tout autant des patriotes que les autres citoyens de ce pays ?

Bush : Non, à mon avis les athéistes ne devraient pas être considérés comme des citoyens de ce pays, on ne devrait pas non plus les considérer comme étant des patriotes qui aiment leur pays, notre credo national le dit clairement, nous sommes une nation soumise à Dieu.

Sherman (un peu surpris) : Et est ce que vous êtes d’accord avec le principe constitutionnel de séparation de l’église et de l’état ?

Bush : Oui, je ne soutiens pas une religion unique. Je suis tout à fait pour la séparation de l’eglise et de l’état. C’est juste que je n’aime pas les athéistes.

http://www.positiveatheism.org/writ/ghwbush.htm


[The Irish Times 26/06/07 – Trad. Grégoire Seither]
La Grande Bretagne est complice d’Israël dans l’oppression des Palestiniens en offrant à Tel-Aviv des condition privilégiées d’échange économique – a déclaré ce matin Clare Short, ancienne secrétaire d’état au développement international du gouvernement de Tony Blair.

Madame Short a expliqué qu’Israël était coupable d’avoir crée un système d' »apartheid » qui réduisait les Palestiniens à la misère, et elle a incité les ministres du gouvernement d’utiliser l’arme économique pour obliger Israël à changer sa politique.

Mme Short, qui avait démissioné du gouvernement travailliste en protestation contre la participation britannique à l’invasion de l’Irak, a tenu ces propos lors d’un discours à Westminster Hall: « La situation dans les territoires palestiniens est désespérée et déprimante. » Israël est coupable « de pratique une politique sanglante, brutale et systématique d’annexion de la terre, de destruction de maisons et de la mise en place délibérée d’un système d’apartheid. »

Pour Mme Short, « l’Union Européenne et la Grande Bretagne sont complices de cette politique qui viole le droit international et qui aboutit à un système d’apartheid. »  Elle a dénoncé le fait que les clauses liées aux droits de l’homme, pourtant partie intégrante de tous les traîtés commerciaux internationaux signés par la Grande Bretagne, ne sont jamais respectés quand il s’agit d’Israël.

« Pourquoi n’osons nous jamais demander à Israël de respecter les clauses de ces contrats ? Aucune action n’est jamais entreprise pour forcer Israël à respecter le droit international. Dans ces conditions, il est impossible de penser qu’il puisse y avoir un jour la paix. Sans justice et droits de l’homme, pas de paix. »

http://www.ireland.com/newspaper/breaking/2007/0626/breaking53.htm


Voilà qui ne va pas plaire à son patron, Nicolas Sarkozy, grand copain de Deubelliou…

11 septembre: Boutin, icône des complotistes

A la question: « Bush peut-il être derrière les attentats? », la ministre répondait en novembre: « Je pense que c’est possible. »

Les conspirationnistes de « ReOpen911 », qui ne croient pas à la version officielle sur les attentats du 11 septembre 2001, ont désormais une héroïne: Christine Boutin.

Pensez, une ministre du gouvernement français, pas moins, partage leurs hypothèses fumeuses. Ils diffusent par e-mail, depuis quelques jours, l’extrait d’une émission web enregistrée par Karl Zéro en novembre 2006, dans laquelle Boutin, qui n’était alors qu’une zélée militante sarkozyste, faisait part de ses doutes. A la question: « Est-ce que tu penses que Bush peut être à l’origine de ces attentats? », elle répondait sans ambage: « Je pense que c’est possible. »

La a ministre du Logement et de la Ville avait-elle des informations importantes sur le sujet? Ou alors une analyse géostratégique puissante? Non, l’explication qu’elle donne sur cette vidéo est bien plus personnelle:

« Je pense que c’est possible. Et je le pense d’autant plus que je sais que les sites qui parlent de ces problèmes sont des sites qui ont le plus (fort) taux de visite. Moi qui suis très sensibilisée au problème des nouvelles techniques de l’information et de la communication, je me dis que cette expression de la masse, et du peuple, ne peut pas être sans aucune vérité. »

L’argument de « la masse » pour établir la « vérité » ça fait toujours un peu froid dans le dos, non?

Maintenant que Boutin est au gouvernement, cette vidéo, et les propos irresponsables qu’elle contient, deviennent un peu embarrassants. Surtout si ReOpen911 en fait son arme centrale de propagande. Imaginez la version américaine. Sarkozy’s minister declares: « Bush behind 911? It’s quite possible. »

Addendum 5/7/2007 à 14h13: Sur l’intégralité de la vidéo, en ligne sur 20Minutes.fr, on peut écouter la suite de la réponse de Christine Boutin, qui précise ainsi son propos: « Je ne te dis pas que j’adhère à cette posture, mais je m’interroge quand même un petit peu sur cette question. »

http://www.rue89.com/2007/07/04/christine-boutin-icone-des-conspirationnistes-du-11-septembre


[Yediot Aharonot, 30 janvier 2007 – Trad. : Gérard pour La Paix Maintenant]

Il est temps pour les Israéliens juifs d’abandonner la mentalité de victime et le ghetto, et d’arrêter de comparer Hitler à Arafat, Saddam Hussein ou même Ahmadinejad, a dit Shlomo Ben-Ami, ancien ministre des affaires étrangères, lors d’un discours prononcé dimanche devant le Parlement espagnol. Ces comparaisons constituent un obstacle aux relations entre Israël et la communauté internationale, et pire, elles « légitiment certaines comparaisons faites par des Palestiniens entre Israël et les Nazis », a-t-il dit.

Dans son discours, point d’orgue de la cérémonie espagnole en l’honneur de la Journée internationale du souvenir de la Shoah, Ben-Ami s’en est également pris à l’extrême gauche espagnole et européenne dont il a affirmé que sous couvert d’antisionisme, elle menait une campagne antisémite. Il a en particulier condamné l’écrivain prix Nobel José Saramago qui avait parlé « d’Auschwitz » en parlant de Jénine (1).

Toutefois, il a conclu son discours en critiquant Israël et les Juifs en général, en disant que « si la nation la plus forte du Proche-Orient parle de chaque guerre et de chaque menace comme d’une menace de Shoah, c’est nous-mêmes qui banalisons la Shoah. » Nous ne pouvons pas nous raccrocher par obsession à la mentalité de victime, a-t-il conclu, en avertissant que « Israël est prisonnier d’une paranoïa : la mémoire de la Shoah. »

http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-3358679,00.html


[Libération –  vendredi 15 juin 2007]

Un fabricant a mis au point un système qui permet de suivre ses enfants à la trace. C’est un boîtier GPS gros comme un paquet de cigarettes qu’on glisse dans le cartable ou le sac à dos de son enfant pour ne jamais perdre sa trace. En cas de problème, l’enfant peut appuyer sur une touche «SOS», et un texto parvient illico sur le téléphone portable de ses parents. De leur côté, ceux-ci ont la possibilité de se connecter à tout moment sur Internet pour localiser leur progéniture en vadrouille, sans aucune limite de distance. Le système permet un repérage à 15 mètres près.

Spécialiste de la géolocalisation, Eric Félix, patron de la société Car Telematics, a mis au point cet engin en pensant à ses enfants, qui ne sont pas encore en âge d’utiliser un téléphone portable. La petite famille vit en province, les deux parents travaillent et les enfants vont seuls à l’école à vélo : «je voulais garder un œil sur eux»,  explique le père. Malin, il a également prévu une déclinaison pour les personnes âgées de son traceur personnel, «Papytel».

*Ondes. * Commercialisé début juin, Kiditel (abonnement mensuel de 29,90 euros) est déjà en rupture de stock. Mais deux associations de protection de l’environnement tirent la sonnette d’alarme : les ondes électromagnétiques émises par un appareil censé rester branché en permanence sont-elles réellement sans effet sur la santé des enfants, interrogent Agir pour l’environnement et Priartém ?

Eric Félix balaie la critique d’un revers ; son boîtier émet des ondes 0,32 kW quand la norme européenne est de 2 kW : pas de quoi s’affoler, assure-t-il. Les associations espèrent toutefois être reçues au ministre de la Santé, car «la non-intervention des pouvoirs publics permet à des acteurs privés de mettre sur le marché des produits présentant un danger», dénoncent-elles.

*Compétence. * De son côté, la Cnil (Commission nationale de l’informatique et des libertés) s’étonne de ne pas avoir été contactée par le fabricant. La géolocalisation entre pourtant dans son champ de compétences (lire ci-contre). Le patron de Car Telematics ne voit pas où est le problème : / «Il y a cinq ans, on nous aurait traités de big brother ; aujourd’hui, les mentalités ont évolué.» / C’est justement ce qui inquiète la Cnil.

http://www.liberation.fr/vous/261397.FR.php


[LE MONDE | 16.06.07 ]
Entretien avec Athina Karatzogianni, spécialiste des conflits sur le Net :

Venons-nous d’assister, en Estonie, à la première cyberguerre ?
Des cyberconflits ont été observés dès le milieu des années 1990, mais c’est a première fois que les infrastructures d’un Etat dans leur globalité, en l’occurrence celles de l’Estonie, ont été visées durablement par une attaque Internet orchestrée. D’où l’évocation de « première cyberguerre » ciblant un pays pionnier du Net, surnommé « e-Stonia ». Il est d’ailleurs intéressant de noter que ce pays doit accueillir, en 2008, le nouveau centre de l’OTAN pour contrer le cyberterrorisme !

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3238,36-924253@51-912381,0.html


[Lyon Capitale 17/06/2007]

Un article du Canard Enchaîné révèle l’existence d’un document municipal qui répertorie les jeunes qui “squattent” dans la rue.

Dans son édition du 9 mai, le Canard Enchaîné rend public un document sur les “squatts et regroupements”* des jeunes de Saint-Fons. On apprend que les jeunes de cette ville du couloir de la chimie sont suivis à la trace, jusque dans les lieux où ils se retrouvent, square ou boulodrome.

A chaque fois, on peut lire en face de la localisation, les informations biographiques correspondant aux jeunes Youssef, Sohaib, Romain, Moussa et consorts.

Premier problème : la mairie n’a pas saisi la CNIL**, pour demander son autorisation de constituer ce qui ressemble à un fichier de 80 noms. Très remonté contre le Canard, Le maire (divers droite), Michel Denis, refuse de reconnaître l’existence d’un “fichier”. Il parle “d’une synthèse des mains courantes liées aux infractions”. “L’objectif d’un tel document était de repérer les jeunes en difficulté pour mettre en place des actions de prévention afin d’éviter leur présence dans la rue à 3 heures du matin”. Il poursuit : “ce genre d’article de presse risque de foutre le feu à notre commune alors qu’on a accompli un travail énorme pour faire baisser de 32% la délinquance”.

Second problème : la tenue d’un tel document nécessite de connaître l’identité des jeunes et donc, pour se faire, de les contrôler. Or les policiers municipaux ne sont pas habilités à procéder à ce genre de contrôles. “On procède à des vérifications”, se défend Michel Denis.

Dans un communiqué, la Ligue des droits de l’homme a “manifesté sa vive protestation. (…) Non seulement les policiers municipaux ont outre passé les pouvoirs qui leur sont conférés, mais encore l’ont fait de façon ouvertement xénophobe”. Pour faire taire ces accusations, le maire dit ne plus se servir du document et s’être séparé de certains mauvais éléments de sa police.

Malgré tout, cette agitation autour du fichier de Saint-Fons vient alimenter la polémique sur les policiers municipaux, accusés de se prendre pour des agent de la police nationale, alors qu’ils n’en sont que les supplétifs.
http://www.lyoncapitale.fr/index.php?menu=01&article=1299


 [Internet Actu 14/06/2007]

“Dans l’espace public, l’intimité est déjà condamnée.” Tel est le constat, pessimiste, que dressait Adam Greenfield à l’occasion de la 5e Conférence internationale sur l’informatique omniprésente (Pervasive computers) qui s’est tenue à Toronto, du 13 au 16 mai 2007. L’auteur du remarquable « Everyware » – dont la traduction en français, réalisée par Cyril Fiévet, vient de paraître chez FYP édition  était l’un des rares intervenants à tirer la sonnette d’alarme sur l’impact de ces technologies ambiantes. Car elles sont avant tout fascinantes, comme le soulignait très bien l’article que leur consacrait le National Post, le grand quotidien canadien, en titrant : “Dans le futur, n’importe quoi sera un ordinateur

http://www.internetactu.net/?p=7153


[Génération NT – 18/06/2007]
Vous voulez savoir combien gagne votre patron ? Si votre gendre est criblé de dettes ? Ou si votre future fiancée a la dépense facile ? Pour les Suédois, obtenir ce genre d’informations ne représente qu’une simple formalité grâce/à cause du site Ratsit.se. Ce qui n’a pas manqué de provoquer une mini-rébellion auprès des internautes scandinaves.

De nombreux Suédois estiment en effet que le site *Ratsit.se* va trop loin et, bien que fier du traditionnel esprit d’ouverture, ils font actuellement pression sur les fournisseurs d’accès à Internet pour mettre certaines limites à ce service qui permet aux internautes suédois d’espionner de manière anonyme et gratuitement les finances de leurs compatriotes.

La polémique de Ratsit.se « Votre voisin sait combien vous gagnez, votre frère sait combien vous gagnez et vos connaissances peuvent également savoir si vous êtes fichés pour des arriérés de paiements. C’est privé et quelque peu embarrassant« , a déclaré Hans Karnlof, avocat du *Swedish Data Inspection Board*, relayé par Associated Press. Cette affaire a surgi en novembre dernier, lorsque le site Web Ratsit.se avait commencé à publier des informations financières, gratuitement, en provenance des autorités compétentes délivrant ces données par souci de transparence. Le site recense depuis *610 000 utilisateurs inscrits* et enregistre environ 50 000 vérifications par jour. Rappelons que la Suède ne compte que 9 millions d’habitants.

http://www.generation-nt.com/suede-ratsit-espion-informations-donnees-confidentielles-actualite-42194.html


[Le Nouvel Observateur 04.07.2007]
Des archives secrètes révèlent que Medhi Ben-Barka leader de l’opposition marocaine kidnappé à Paris en 1965 aurait servi la Tchécoslovaquie à partir de 1961. Il aurait notamment transmis des documents émanant de la Sdece, ex-DGSE.
Elles ont été découvertes en Tchécoslovaquie, à Prague, par un journaliste tchèque. L’Express publie certaines pages sous forme de fac-similés.

(…)Pour l’historien Gilles Perrault, auteur d’un ouvrage sur Henri Curiel qui était membre de la Tricontinentale et proche de Ben Barka, ces révélations de L’Express sont « en contradiction totale avec le personnage de Ben Barka, chef de l’opposition marocaine ». Gilles Perrault a ajouté qu’il « ne voyait pas très bien l’utilité de Ben Barka pour les services tchèques, d’autant plus que sa dimension mondiale aurait plutôt voulu qu’il soit recruté par le KGB ».

Ben Barka a disparu le 29 octobre 1965, devant la brasserie Lipp à Paris (VIe), lors d’une opération menée par les services marocains du roi Hassan II avec la complicité de policiers et de truands français. Cette affaire retentissante n’a jamais été totalement élucidée malgré deux instructions judiciaires. Le corps de Ben Barka n’a toujours pas été retrouvé et les conditions de sa mort n’ont pas été établies.

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/europe/20070704.OBS5040/ben_barka_aurait_ete_un_espionau_service_de_prague.html


[Salon.com – 23/06/2007 – Trad. Grégoire Seither]
Un e-mail d’un de nos lecteurs attire notre attention sur un point qui pourrait bien être la meilleure illustration à ce jour du journalisme sans-cervelle, resassant fidèlement les informations officielles :

Il est intéressant de constater que, au cours de ces 10-12 derniers jours, les actualités télévisées et les articles de journaux (aux Etats-unis) traitant de l’Irak se sont tous soudain mis à parler de la résistance comme étant des « combattants d’Al-Qaïda ». Quand est ce que la résistance irakienne a prêté unanimement allégeance à Ben Laden ?

Il y a encore quelques jours, quand la presse (états-unienne) parlait des résistants irakiens, elle utilisait des termes comme « insurgés » ou bien « combattants Chiites » ou « Sunnites » dans la « Guerre civile irakienne« . Mais voilà que soudain, du jour au lendemain, sans la moindre preuve, sans même le début d’un fait avéré, le commandement militaire états-unienne désigne l’intégralité des combattants qu’elle affronte comme étant des « militants d’Al-Qaïda« .

Bienvenue à la dernière trouvaille de la propagande en Irak, destinée à manipuler l’opinion occidentale.

Il est évident (et pas étonnant, vu l’opposition croissante du public à la guerre en Irak) que l’administration Bush et les commandements militaires ont sciemment décidé de donner le nom de « Al Qaïda » à « toute personne que nous combattons ou qui nous tire dessus en Irak ». Tous les journalistes l’ont noté, depuis quelques semaines, lors de chaque conférence de presse ou chaque fois qu’un gradé parle de la dernière opération militaire, ou nous dénombre les ennemis tués, à chaque fois l’ennemi est désigné par l’appelation « Al-Qaïda »

Mais il est bien plus étonnant de constater à quel point la presse (et notamment les grands médias) s’est empressé de reprendre ce détournement rhétorique, allant même jusqu’à le renforcer. Je ne pense pas avoir vu un seul article dans le « New York Times » ces deux dernières semaines et traitant de l’Irak, dans lequel il n’est pas rappelé que nous « tuons des combattants d’Al-Qaïda », que nous « capturons des chefs d’Al-Qaïda » et que désormais toutes nos opérations militaires « ont pour but de détruire Al-Qäida » (…) Si votre seule source d’information ces derniers jours était le New York Times, vous seriez en droit de penser que la guerre en Irak est exactement sur le même plan que la guerre en Afghanistan — que, en Irak, nous traquons les même personnes qui ont ordonné le détournement de ces avions et les ont fait s’écraser sur les tours du WTC : Al-Qaïda

Ce qui est encore plus incroyable dans ce détournement rhétorique — et pas seulement de la part de l’armée mais surtout de la part de ceux qui se prétendent « journalistes » — est le fait que – pendant des années – cet argument était tellement grossier et faux que même les plus grands manipulateurs d’opinion à la Maison Blanche n’osaient pas nous le servir. Même au plus fort de la campagne de propagande en faveur de cette guerre, le plus loin que les officiels de Bush osaient pousser le bouchon était d’utiliser le terme vague de « terroristes » pour désigner ceux qui s’opposaient à notre invasion militaire. On disait alors « Nous ne pouvons pas donner des gages aux terroristes en nous retirant » ou bien « Nous devons poursuivre l’offensive contre les terroristes« .

Et, une fois assurée sa ré-election en 2004, même le Président G.W. Bush reconnaissait que « Al-Qaïda est la plus petite composante des ‘ennemis » que nous combattons en Irak » :
(http://www.whitehouse.gov/news/releases/2005/11/20051130-2.html)

« A la base de toute stratégie claire il y a le besoin de clairement savoir à qui nous avons à faire. L’ennemi en Irak est un regroupement informel d’opposants au nouvel Irak, de saddamistes et de terroristes. Les opposants constituent de loin la plus importante partie du groupe. Ce sont des irakiens ordinaires, principalement Sunnites, qui regrettent le statut privilégié dont ils jouissaient sous Saddam Hussein – et ils rejettent un nouvel Irak dans lequel ils n’ont plus de position dominante. . . .

Le deuxième groupe composant l’ennemi en Irak est plus petit, mais plus déterminé. Ce sont des personnes loyales à l’ancien régime qui avaient des positions importantes sous Saddam Hussein. Ces gens rèvent encore d’un retour au pouvoir. Ces Saddamistes purs et durs essaient de fomenters des sentiments anti-démocratiques parmi la communauté Sunnite…

Enfin le troisième groupe le plus petit, mais le plus meurtrier : ce sont les terroristes associés à ou bien inspirés par Al-Qaïda. »

Notez dans ces propos officiels que non seulement pour Bush, c’est le « plus petit » des groupes que nous affrontons en Irak, mais il ne va même pas jusqu’à dire qu’il s’agit de militants d’Al-Qaïda. Non, il s’agit simplement de gens « associés à », voire simplement « inspirés par »

A l’époque, prétendre que le gros des combattants que nous affrontons tous les jours en Irak est composé de combattants d’Al-Qaïda était un bobard trop gros pour que le président ose l’invoquer afin de nous mobiliser pour sa guerre. De toute évidence, aujourd’hui, les communicants de la Maison Blanche se sont dit que ce bobard pouvait passer. Et les « journalistes » de la presse des Etats-unis ont non seulement sauté dans le train mais ont même ajouté du charbon dans la chaudière.

http://www.salon.com/opinion/greenwald/2007/06/23/al_qaeda/index.html


[Le Figaro 20/06/07]
EST-IL possible d’avoir une vie privée sur le Net ? C’est la question que se posent nombre d’internautes interrogés par le Forum des droits sur l’Internet. Anonymat incertain, danger pour les données personnelles, spams, menaces pour les mineurs… Autant de thèmes évoqués par l’étude.

Pourtant, cette consultation destinée à identifier les préoccupations des internautes portait sur des thèmes très variés : gouvernance du Net, usages et pratiques par le grand public, e-commerce, enseignement en ligne, jeux d’argent, administration électronique, propriété intellectuelle, relations au travail…

Mais c’est sur les questions liées à la vie privée que les réactions ont été nombreuses. Les internautes redoutent l’avènement d’une « société totalement interconnectée, où les informations qui circulent sur les ordinateurs et sur Internet sont enregistrées et conservées », et dont le « détournement pourrait être préjudiciable à la démocratie ».

Ils soulignent la multiplication des outils techniques de traçage, comme les fichiers « cookies », qui sont utilisés par des sociétés commerciales ou par des administrations pour mémoriser l’activité des visiteurs. Et pointent aussi les risques liés à la sauvegarde des données de connexion (ou fichiers « logs »), que la loi sur la sécurité quotidienne de 2001 impose aux hébergeurs et aux fournisseurs d’accès de conserver un an.

Sceptiques sur la portée des textes relatifs à la vie privée, les internautes estiment en outre que la CNIL ne dispose pas de moyens suffisants pour garantir leur bonne application.

Par ailleurs, la recrudescence des logiciels espions et des virus ou chevaux de Troie reste un sujet préoccupant : ce type de programmes permet en effet d’intercepter et de diffuser des informations personnelles à des tiers.

Risques de dérapage

Les internautes se divisent aussi sur les promesses du Web 2.0. Les uns relèvent que l’arrivée des technologies participatives, des forums de discussion communautaires, des blogs de copropriétaires et des services de partage de fichiers permet de « faire circuler l’information plus vite et de donner un sens nouveau à la vie de quartier et aux relations de voisinage ».

D’autres notent que « les blogs et autres forums peuvent dérailler » et que les sites qui se réclament du Web 2.0, fonctionnant de façon égalitaire et non hiérarchisée, « semblent incontrôlables, personne n’en étant directement le responsable ».

Au final, cette étude confirme le sentiment de rupture entre les internautes avertis, capables de se protéger des dérives de l’outil informatique, et les débutants, condamnés à subir un environnement qu’ils maîtrisent mal.

http://www.lefigaro.fr/high-tech/20070620.FIG000000152_les_internautes_inquiets_pour_leur_vie_privee.html


… et quelle presse ! J’ai l’impression d’être dans la salle d’attente de mon dentiste :-)…

Mais bon, c’est la gloire, t’as vu Maman ? Hier on me dit que je suis le dirigeant du Réseau Voltaire et ami intime de Ben Laden, aujourd’hui on me traite de « direttore »… putain, si ça continue à ce rythme, demain je me retrouve « cappo di tutti le cappi »  :-)…

Il gossip politico per i francesi è invece una novità. Il blog Libertes Internets ha scritto che il compagno di Ségolène Royal, François Hollande, aveva un’amante e ne ha fatto il nome, Valérie Trierweiler. «In Francia la camera da letto dei politici è sempre rimasta chiusa», spiega Grégoire Seither, il direttore. «Ma questa volta la Trierweiler, giornalista di « Paris Match », si era accanita contro lepolitique.com che per primo aveva sollevato il caso e noi abbiamo dato manforte ai colleghi. Una battaglia giusta: Hollande fingeva di essere al fianco della Royal quando lei era in corsa per la presidenza. Invece ha addirittura avuto un figlio da un’altra donna. Noi abbiamo solo smascherato un’ipocrisia».

Dagospia 04 Luglio 2007
http://media.dagospia.com/public_html/articolo_index_32937.html


[Silicon.fr – 4 juil. 2007]

Le célèbre hacker Jon Lech Johansen annonce avoir découvert une façon d’activer l’iPhone sans avoir à signer de contrat de deux ans avec AT&T. Ledit hack permet à un utilisateur s’exploiter les fonctionnalités iPod et Wi-Fi du terminal, mais pas encore l’option téléphone… du coup, l’exploit est en demi-teinte, mais DVD Jon qui est connu pour sa persévérance ne va pas s’arrêter là… (…) DVD Jon a publié sur un de ses sites un logiciel nommé Phone Activation Server v1.0 qui automatise le hack, preuve s’il en est que Johansen aime partager ses connaissances.

Le norvégien est une véritable plaie pour la pomme. Rappelons qu’en en octobre 2006, il a cassé le code du DRM (Digital Right Management) d’iTunes, la plate-forme de téléchargement d’Apple qui a l’époque était exclusivement réservée à l’iPod. Mais ce qu’il vient de réaliser aujourd’hui est encore plus provocateur, l’iPhone n’étant sur le marché que depuis le 29 juin.

http://www.silicon.fr/fr/silicon/news/2007/07/04/iphone-dvd-jon-frappe


[Silicon.fr – 04/07/2007]

La Busines Software Alliance poursuit sa politique basée sur la délation et augmente ses primes. La BSA ne prend pas de gants avec la morale et continuer à jouer sur les instincts les moins recommandables pour parvenir à ses fins. L’association qui réunit les grands noms du logiciels et dont l’objectif est de lutter contre le piratage en entreprises avait déjà choqué en promettant 200.000 dollars à toute personne capable de lui fournir des renseignements sur des cas importants de piratage aux Etats-Unis.

Aujourd’hui, la BSA va plus loin et porte la prime à 1 million de dollars jusqu’en octobre prochain. Elle espère que l’appât aiguisera l’appétit de délateurs (appelés pudiquement ‘transmetteurs d’informations utiles sur des actes de piratage’) présents dans les entreprises américaines qui utilisent massivement des logiciels sans en avoir payé les licences.

Pour autant, il s’agit d’abord et avant tout d’une formidable campagne de communication. La BSA a profité de cette annonce pour rappeler une nouvelle fois que le piratage était une plaie pour les économies nationales en avançant toujours les mêmes données invérifiables de pertes de PIB ou d’emplois.

Car il semble que l’association promet beaucoup mais distribue peu. Les cas de primes versées aux délateurs semblent rares et bien inférieurs aux 200.000 dollars promis. Il faut dire que la prime dépend du montant du dédommagement versé par l’entreprise fautive lors de la signature d’un règlement à l’amiable. Curieusement, la BSA ne communique pas beaucoup sur ces cas de primes alors que 22 millions de dollars aurait été récupérés via des accords avec des entreprises prises la main dans le sac.

http://www.silicon.fr/fr/silicon/news/2007/07/04/piratage-bsa-promet-1-million 


Bon, ce texte (quelque peu simpliste) est pas jeune, cela fait au moins deux ans que cela tourne sur la toile, mais cette fois Mike Blumrich de Bushflash l’a mis en son et images…

The 14 Characteristics of Fascism


[Silvio Rodrigues le 03 juillet 2007 – Traduit par Mohammed Khouya]
Des milliers d’habitants, d’ouvriers, d’activistes et de membres de l’Assemblée populaire  d’Oaxaca (APPO) ont réoccupé la place central . Ils exigent la libération de tous prisonniers politiques , la safisfaction des revendications de l’Union des enseignants, et le départ du Gouverneur corrompu Ulises Ruiz Ortiz .
Le « zocalo » était l’étape centrale de la répression massive de l’Etat contre un SIT IN des professeurs qui a débuté en juin 2006. Les professeurs et les résistants ont repris le « zocalo » et ont formé l’APPO,  qui a organisé la résistance populaire. Après des mois des massacres commandités par l’Etat lors des batailles de rue, beaucoup d’arrestations extrajudiciaires ont été enregistrés et cette répression a  culminé avec le déploiement des troupes fédérales qui ont repris le « zocalo » vers la fin de 2006.
La cour suprême mexicaine a accepté en juin 2007 de nommer une commission pour examiner les violations de droits de l’homme commises par les forces de l’Etat dans Oaxaca, y compris le meurtre au moins de 25 sympathisants d’APPO.

Pour plus d’infos consulter le site : http://www.latinacoop.es.vg/
Assemblée Populaire d’Oaxaca : http://www.asambleapopulardeoaxaca.com/


[O1 net 04/07/07]
«C’est l’histoire d’un fichier informatique ouvert à tous les vents. Jusqu’à la semaine dernière le fichier « base élèves », un document dont l’accès est en théorie réservé aux seuls directeurs d’école, aux maires et à l’administration centrale, était consultable par (presque) tous les internautes.

Pour faire une recherche sur une école ou un élève en particulier il suffisait, comme le révèle Le Canard Enchainé dans son édition du mercredi 27 juin, de donner comme nom d’utilisateur le numéro de l’établissement (un renseignement public) et comme mot de passe le même numéro.

Aussi étrange que cela puisse paraitre « la consigne avait été donnée aux chefs d’établissement de se simplifier la vie, en évitant de mémoriser un mot de passe compliqué », note le journal satirique.

Pressé par la Cnil (Commission nationale de l’informatique et des libertés) de préciser sa politique d’accès à ce type de documents le ministère de l’Education nationale a réagi, rapporte l’AFP dans une dépêche publiée le 2 juillet.
Il demande désormais expressément aux directeurs d’école primaire de sécuriser la consultation des fichiers informatiques « base élèves », en leur attribuant « des identifiants et des mots de passe secrets ».

Le fichier informatique devient un instrument de contrôle social

Car le problème était de taille, ces fichiers informatiques intègrent en effet des informations sensibles comme l’état civil, l’adresse, et l’orientation des élèves.»…

http://www.01net.com/editorial/354001/l-education-nationale-sommee-de-revoir-la-confidentialite-de-ses-fichiers


Un site à l’activité illégale propose de télécharger gratuitement la presse française et étrangère, des livres et des bandes dessinées.
[Damien Bancal , 01net., le 04/072007]

Depuis plusieurs mois, un site Internet donne des sueurs froides aux éditeurs de journaux, bandes dessinées et autres livres. Il s’agit d’un site à l’activité totalement illégale, qui s’affiche comme un kiosque numérique de journaux et d’ouvrages piratés. Du nom d’eBook Factory, il très bien référencé par les moteurs de recherche.

Il propose, au format PDF nombre de titres de la presse quotidienne, hebdomadaire et mensuelle sur papier, francophone ou non. Des journaux comme Libération, Le Parisien, l’Equipe, Le Soir, La libre Belgique, Le Monde, Micro Hebdo (1), Newlook, Entrevue, pour ne citer qu’eux, y sont diffusés gratuitement et sans le moindre accord des éditeurs. On peut aussi télécharger, en toute illégalité, des bandes dessinées, ou des livres (comme la collection « … pour les nuls »).

(…) L’intérêt, pour ce kiosque pirate, est de générer des revenus grâce à la publicité. Il reçoit en effet plus de 11 000 visiteurs par jour, d’après l’outil de statistiques Statbrain, et affiche plus de 30 000 pages vues quotidiennes, selon les statistiques du spécialiste Alexa. (…) « Nous diffusons les journaux car les internautes n’ont pas les moyens de tous les acheter », nous confie un pirate rencontré sur la Toile. Mais la réalité est beaucoup plus trouble, puisque ces contenus contrefaits leur servent surtout de monnaie d’échange contre d’autres oeuvres piratées, comme des films, qu’ils peuvent ensuite revendre. Par exemple, dix magazines pour adultes, tels Newlook ou Playboy, permettent d’obtenir le dernier blockbuster hollywoodien avec Bruce Willis.

ttp://www.01net.com/editorial/354058/un-kiosque-a-journaux-pirate-nargue-les-editeurs/


[TECHNICITES -La lettre d’information territoriale –  N°116 – 04/07/2007 ]

Peu de personnes connaissent peut-être le fichier « base élèves » dont l’accès, il est vrai, est théoriquement réservé aux seuls directeurs d’écoles, aux maires (et par voie de conséquence certainement aux fonctionnaires territoriaux en charge du service des affaires scolaires) et à l’administration centrale.

L’information émane du Canard Enchaîné : afin d’effectuer une recherche sur une école ou un élève en particulier, il suffisait de donner comme nom d’utilisateur le numéro de l’établissement et comme mot de passe tout simplement le dit numéro ; il est bon de préciser que le numéro d’établissement est un renseignement public et le journal satirique d’ajouter que « la consigne avait été donnée aux chefs d’établissement de se simplifier la vie, en évitant de mémoriser un mot de passe »

Quelque peu forcé par la CNIL, le Ministère de l’Education Nationale a expressément demandé aux directeurs d’école primaire (cf : dépêche AFP du 2 juillet 07) de sécuriser dorénavant au maximum la consultation de ces fichiers en leur « attribuant des identifiants et des mots de passe secrets ».

La faiblesse de la sécurité du système n’était pas une mince affaire puisque ces fichiers comportent des informations dites sensibles telles que l’état civil, l’adresse, l’orientation des enfants voire d’autres informations comme la nationalité ou la date d’arrivée de la famille de l’élève sur le territoire hexagonal ! ce qui a suscité bien des inquiétudes au sein de la Fédération des Conseils de Parents d’élèves ou de la Ligue des Droits de l’Homme qui proclament ouvertement que de « plus en plus de fichiers informatiques sont détournés de leur objectif initial d’outils administratifs pour se transformer en instruments de contrôle social »

Dans le cas d’espèce, la pratique la plus répréhensible, d’ailleurs contraire à la Loi Informatique et Libertés du 6 janvier 1978, est celle ayant consisté à ne pas avoir informé préalablement les parents d’élèves fichés de l’existence de tels « fichiers élèves » : désormais il en est autrement et ce ne sont pas des mots de passe hyper secrets qui gommeront l’appréhension chez certains parents de la mise en place et de l’exploitation d’informations sensibles.

Thierry BUFFY, directeur de médiathèque

http://www.technicites.fr/transaction/tra_newsletter_banniere.php?id=90&action=clic


[Commision Européenne – 25/06/07]

Nous savons que les services de sécurité nationaux d’Europe ont participé à la “guerre contre la terreur” menée par les USA. Ils ont participé à des opérations qui ont constitué des violations flagrantes des droits de l’homme. La CIA des USA a certes assuré la direction et la coordination des opérations, mais les services de renseignements d’Europe doivent accepter leur part de responsabilité pour les enlèvements, les « restitutions », les détentions secrètes et les interrogatoires illégaux.

Certains ont remis des suspects à la CIA ou fermé les yeux sur des enlèvements secrets de personnes. Ils ont facilité l’organisation d’avions transportant des prisonniers et fourni des informations à la CIA.

Le Sénateur Dick Marty a indiqué à l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe que deux de ses Etats membres ont même mis à disposition pendant quelques années des installations pénitentiaires destinées aux détentions secrètes.

Il faut à tout prix faire un bilan complet de ce qui s’est produit après le « onze septembre » et tirer les leçons des erreurs commises. Il faut rétablir les normes en matière de droits de l’homme qui ont été adultérées. Une telle démarche s’impose également pour protéger la crédibilité de la lutte contre le terrorisme à l’avenir.

Le retard considérable qu’a pris cette évaluation vitale est partiellement imputable aux intimidations politiques et autres menaces de l’administration Bush.

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Détentions secrètes de la CIA en Europe : l’APCE demande le contrôle des services de renseignement militaires et étrangers

Strasbourg, 27.06.2007 – Aujourd’hui, des parlementaires de toute l’Europe ont apporté leur soutien aux conclusions du rapport de Dick Marty (Suisse, ADLE), en déclarant qu’il est désormais établi avec un haut degré de probabilité que des centres de détention secrets dirigés par la CIA, dans le cadre du Programme des détenus de grande importance (HVD), existent depuis quelques années en Pologne et en Roumanie.

Dans une recommandation, l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) dit aussi que les gouvernements européens doivent se pencher sur la nécessité du contrôle démocratique des services de renseignement militaires et étrangers opérant sur leur territoire.

Les parlementaires notent que certains Etats invoquent la sécurité nationale, ou le « secret d’Etat », pour bloquer les enquêtes sur les graves violations des droits de l’homme perpétrées par leurs agents. Ils demandent instamment à ce que ces entraves soient réduites à un minimum lorsque sont divulgués les abus des services secrets.

L’Assemblée appelle à ce que les victimes de ces pratiques illégales soient dédommagées dignement. Seuls la Bosnie-Herzégovine et le Canada, qui a le statut d’observateur auprès du Conseil de l’Europe, ont reconnu pleinement leurs responsabilités concernant les transferts illégaux de détenus.

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