LES MULTINATIONALES DE L’INDUSTRIE MEDICALE ET PHARMACEUTIQUES S’UNISSENT AUX ULTRA-LIBÉRAUX POUR CONTRER LA « PROPAGANDE SOCIALISTE » DU DERNIER FILM DE MICHAEL MOORE « SICKO »

[PR Watch 07/07/200 – Trad. Grégoire Seither]
Elizabeth Solomon, éditorialiste du New York Sun détaille les nombreux visages de la contre-offensive des agences et départements de relations publiques contre le film de Michael Moore.

Pour limiter l’impact du film « Sicko » et occuper le paysage médiatique, les grandes entreprises dans l’industrie pharmaceutique se sont associées à des « think tank » ultra-libéraux et financent des associations et personnalités . . .  « La plupart des organisation qui ont publié des critiques du film ‘Sicko’ reçoivent des financements des grandes entreprises pharmaceutiques et médicales, y compris le Manhattan Institute, la Heritage Foundation ainsi que le Pacific Research Institute, » note Solomon, en s’appuyant sur une enquête de l’association indépendante de consommateurs « SourceWatch ».

« Il est évident que le message néfaste de ce film doit être démonté et nullifié, » déclare Sally Pipes, du Pacific Research Institute. Le président de l’association des entreprises pharmaceutiques (« The Pharmaceutical Research and Manufacturers of America »), Ken Johnson, s’est fait inviter sur de nombreux plateaux de télévision où il a dénigré le film comme étant « un pamphlet démagogique, biaisé et unilatéral ». L’organisation de consommateurs « Health Care America », dont le site indique qu’il recoit une partie de son financement des entreprises pharmaceutiques, a organisé des téléconférences avec plusieurs journalistes et commentateurs de la presse influente afin de « leur présenter tous les points que Michael Moore n’a pas montré dans son film ».

Enfin l’organisation de lobbying ultra-libérale et néo-conservatrice Freedom Works a publié un communiqué dans lequel elle affirme vouloir « mobiliser son armée de volontaire au niveau national pour contrer les messages socialistes de ce film. »

« Nos volontaires distribueront des tracts devant les cinémas afin de dévoiler le double langage de Michael Mooore mais aussi d’expliquer au public tous les défauts inhérents à une sécurité sociale gérée par l’Etat et promouvoir les propositions de Freedom House de suppression de toutes les barrières mises en place par le gouvernement, afin que les Américains puissent bénéficier de la libre concurrence du marché de la santé et de choisir libremenent la solution de soins qui correspond le mieux à leurs besoins individuels. »