De la cérémonie du dévoilement à Alger (1958) à Ni Putes Ni Soumises : l’instrumentalisation coloniale et néo-coloniale de la cause des femmes.
[Houria Bouteldja – LES MOTS SONT IMPORTANTS – 20 juin 2007]
Y a-t-il lieu de se scandaliser du ralliement de Fadela Amara à un président de droite qui a fait campagne sur le tryptique « Travail Famille Patrie » [1], qualifié ses opposants basanés de « racailles », voté des lois « sécuritaires » liberticides et démantelé le droit des étrangers ? Sans aucun doute. Y a-t-il lieu de s’en étonner ? La réponse est moins certaine… Car si les manifestations aussi spectaculaires d’opportunisme n’étaient pas très répandues jusqu’aux récents ralliements sarkoziens d’Eric Besson ou de Bernard Kouchner, la distance idéologique qui séparait Ni putes ni soumises du néo-pétainisme sarkozien n’était pas si difficile à franchir. C’est ce que montre Houria Bouteldja dans le texte qui suit, écrit en octobre 2004, à l’apogée médiatique de Ni putes ni soumises.

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