[The Observer – UK – 10/06/07 – Trad. Grégoire Seither]
Si l’organisation d’éco-certification britannique The Soil Association réussit à faire accepter à ses adhérents les modifications de son cahier de charges, des aliments labellisés comme étant « bio » ne recevront plus leur certification s’ils ont été transportés par avion.

« Nous sommes confrontés de plus en plus à des légumes, des fruits et autres aliments marqués comme étant ‘bio’ et donc considérés comme ‘bons pour l’environnement’ mais qui arrivent du Brésil, du Chili ou d’Afrique par transport aérien. Or, dans la perspective d’une inclusion des émissions carbone dans l’éco-bilan d’un produit, des aliments importés par avion contribuent fortement au réchauffement climatique » explique le communiqué de l’association, seule accréditée à attribuer le label « Issu de l’agriculture biologique » en Grande-Bretagne.

Si ce nouveau cahier des charges est accepté pas le conseil d’administration, l’association limitera voire refusera d’accorder son label à des aliments transportés par voie aérienne… ce qui aurait d’importantes conséquences pour les magasins « bio » en Grande-Bretagne, qui vendent traditionnellement des fruits et légumes provenant de producteurs distants.

« Même si elle est « bio », une tomate qui arrive d’Espagne à bord d’un avion cargo pollue tellement l’environnement que son facteur bio-positif est annulé. A la limite, un cageot de tomates produites localement en non-bio sera moins nocif pour la planète qu’un kilo de tomates bio aéroportées » explique Colin Hayes, maitre-assistante en bio-écologie à l’université de Reading.

http://environment.guardian.co.uk/food/story/0,,2089233,00.html