S’il a fallu quatre mois au Directeur de l’Aéroport de Londres
pour se faire enlever de la liste des interdits de vol
vous imaginez combien de temps il faudra au pekin moyen…

[The Sun – Canada 19/06/07 – Trad. Grégoire Seither]
Steve Baker, PDG de l’aéroport international de Londres a vécu dans sa propre chair les contraintes que les nouvelles réglementations anti-terroristes imposent aux citoyens nord-américains. Lors d’une conférence de presse à l’occasion de mise en service d’une liste d’interdits de vol au Canada (qui interdit à plusieurs milliers de citoyens canadiens de prendre l’avion), Steve Baker a révélé qu’il s’était lui même retrouvé sur la liste équivalente pour les Etats-unis.

« Il y a un an, une personne ayant le même nom que moi, Steven James Baker, s’est retrouvé sur cette liste. Il m’a fallu quatre mois de démarches administratives pour que je puisse à nouveau me rendre aux Etats-unis sans déclencher l’alarme à chacun de mes passages. J’avais beau leur prouver que je n’étais pas le même Steven James Baker, ils ne voulaient rien entendre et refusaient de modifier leur liste de suspects du terrorisme compilée par le Homeland Security – dont nous connaissons tous l’infaillibilité. »

Et comme le Canada applique cette liste également aux vols intérieurs, Baker s’est vu bloquer à plusieurs reprises par les équipes de sécurité de l’aéroport d’Ottawa quand il se rendait aux réunions de la Canadian Air Transport Security Authority… pour préparer la liste canadienne des interdits de vol.

http://lfpress.ca/newsstand/News/Local/2007/06/19/4271850-sun.html