Difficile de faire plus con… mais c’est vrai que – comme le dit la directrice – les US ont toujours eu du mal à distinguer entre un geste amical et une invasion 🙂

A LA KILMER MIDDLE SCHOOL, TOUT CONTACT PHYSIQUE ENTRE DEUX ELEVES EST INTERDIT
[Washington Post – 19/06/07 – Trad. Grégoire Seither]
A la Kilmer Middle School, une école publique de la ville de Vienna (PA), ce ne sont pas seulement les coups et les gestes déplacés qui sont interdits entre les élèves. Non, le moindre contact physique entre deux élèves – se serrer la main, tenir la main, taper dans la main de l’autre lors d’un match, poser la main sur l’épaule ou le bras… – est interdit et puni d’exclusion de l’école. La direction a fait afficher cette règle cardinale dans tous les couloirs en de termes simples : « NO PHYSICAL CONTACT!!!!! »

Les autorités scolaires défendent cette nouvelle réglementation en indiquant qu’elle permet d’éviter les débordements et bousculades dans les couloirs et à la cantine, garantissant ainsi à chaque élève « un espace à lui et à l’abri de tout contact qui pourrait lui sembler inconfortable ». . .

Dans le comté voisin de Fairfax, les autorités scolaires n’ont pas édicté de règles aussi sévères qu’à Kilmer, mais la plupart des écoles primaires et même certaines écoles maternelles (sic !!!) ont décrété une politique de limitations des contacts physiques entre élèves sous le slogan « gardez vos mains pour vous ».

Deborah Hernandez, la directrice de l’école de Kilmer, précise que cette règle est une bonne mesure dans une école prévue pour 850 élèves mais en accueille presque le double. « Les élèves ont droit à un espace personnel protégé » et estime que nombreux parmi ses élèves n’ont pas la maturité nécessaire pour savoir faire la différence entre un geste amical et un geste d’invasion de cet espace personnel. « Cela peut vous paraître extrème comme mesure, mais nous ne pouvons pas nous permettre d’avoir des nuances dans ce genre de situation. Les enfants ne comprendraient pas, ils diraient ‘si un tel a le droit de serrer la main à son copain, alors moi j’ai le droit de faire ceci’. »

http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2007/06/17/AR2007061701179.html