Parmi les aspects les plus dangereux de la « guerre au terrorisme » et son attaque constante de nos libertés civiques, il y a celui, souvent oublié, du « petit fonctionnaire borné » dont le zèle imbécile aboutit à des situation kafkaïennes dont le citoyen ordinaire a bien du mal à se dépêtrer…

>>LA NOUVELLE TERRORISTE AMERICAINE: UNE GRAND-MERE DE 57 ANS
>>QUI A OUBLIE UN COUTEAU A TARTINER AU FOND DE SON SAC

[NBC NEWS – 21.06.07]
Cecilia Beaman est une grand-mère de 57 ans, directrice bénévole de l’école maternelle Pacific Middle School à Des Moines, aux USA. Depuis dimanche dernier elle est également une dangereuse terroriste, interdite de vol d’avion pour le restant de sa vie. . .

La semaine dernière elle est partie en voyage scolaire avec 37 élèves, à Disneyland, en Californie. Lors d’un pique-nique, Mme Beaman a préparé des sandwichs à l’aide de couteaux à tartiner qu’elle avait emportés. Avant de reprendre l’avion du retour, elle s’est assurée qu’elle avait bien rangé ses couteaux (sans pointe et non tranchants) dans son bagage de soute. Mais elle en avait oublié un, qui s’était glissé dans une poche de son sac de voyage. Lors de l’enregistrement, à l’Aéroport de Los Angeles, le couteau a été repéré par une machine aux rayons-X. Mme Beaman leur a montré les autres couteaux dans sa valise, a expliqué son erreur et s’est excusée.

« Vous avez commis un crime » lui a alors annoncé le responsable de la sécurité. « Vous êtes désormais considérée comme étant une terroriste ».

Beaman raconte qu’on lui a indiqué que son nom serait inscrit sur une liste de suspects d’actes de terrorisme, qu’elle risquerait probablement de ne plus jamais pouvoir prendre l’avion aux Etats-unis et qu’elle aurait à payer une amende de 500 dollars.

« J’ai tenté de les rappeler à la raison, de leur expliquer que j’avais 37 enfants avec moi et que donc je n’allais pas commettre un attentat. Ils n’ont rien voulu savoir, se comportant comme des robots impersonnels. J’ai voulu au moins avoir une copie du procès verbal de l’accusation portée contre moi pour pouvoir me défendre, mais ils m’ont dit que je n’avais pas de recours contre leur décision, étant donné que j’avais été prise sur le fait.  »

« Alors je leur ai dit que j’avais des droits garantis par la constitution de ce pays qui m’autorisaient à me défendre. Ils m’ont répondu que non, que nous étions en guerre contre les terroriste et que je n’avais aucun droit. »

http://www.nbc4.com/news/13530622/detail.html