Nouveau débouché dans les écoles de journalisme :
maitresse d’homme politique…

NOTE : A tous ceux qui s’offusquent parce qu’on » fouille dans la vie des gens », que c’est pas « ethique » gna-gna, je me permets de leur rappeler qu’il y a encore quelques semaines, Ségolène Royal disait à la télévision “François et moi sommes toujours ensemble” et regrettait que François n’ait pas voulu faire un mariage “romantique” à Tahiti. Elle mentait ouvertement.

Cette histoire n’est pas à propos des COUCHERIES mais à propos du MENSONGE en politique.

Que les politiques couchent avec qui ils veulent, c’est en effet leur problème et on s’en fout… mais on s’en fout pas quand ils sont pris en flagrant délit de mensonge à leurs électeurs, nous racontant des bobards par papier glacé interposé et n’ont pas le courage de nous dire qu’ils ne sont plus ensemble depuis des années et ont chacun refait leur vie de leur côté… (et quand en plus ils portent plainte contre des blogs qui révèlent leurs mensonges – pour ensuite avouer que c’est vrai, mais sans retirer leur plainte pour autant).

Idem pour Valérie Trierweiler : on ne lui reproche pas d’avoir une relation avec Hollande, on lui reproche de ne pas l’avoir dit – alors que son travail consistait, en tant que journaliste, à suivre le PS pour son journal. Il est évident que si un journaliste est amoureux du leader d’un parti sur lequel il est chargé d’écrire des articles, son objectivité en sera affectée et il doit en informer ses lecteurs. C’est d’ailleurs ce qu’a fait la maitresse de Nicolas Sarkozy, Anne Fulda. Quand elle est sortie avec lui, elle a demandé à changer d’affectation au sein de la rédaction du FIGARO.

Aux USA, dans certains journaux dotés d’une éthique, on indique en fin d’un article si le journaliste est lié finacièrement ou professionnellement au sujet sur lequel il écrit… Ca s’appelle le « disclosure of interest ». Valérie Trieweiler aurait du le faire.

Concernant Ségolène Royal, ce qui me choque c’est le bobard qu’elle nous sert, à nous les électeurs, en mettant en scène sa vie et en mentant publiquement. Si un(e) politique ment sur sa vie privée, il/elle ment peut être aussi sur son programme électoral… Si il/elle n’a pas le courage d’assumer qui il/’elle est vraiment, aura t’il/elle le courage de mener la politique qui l’a fait élire ?

On sait bien que les politiques sont des menteurs et que la vie politique implique des manipulations et de la propagande, mais ce n’est pas une raison pour ne pas pointer les mensonges de nos politiques quand nous les débusquons. Le « Canard » le fait tout le temps…

Aux USA, un politique qui aurait menti ainsi à la télé aurait déjà disparu de la scène politique – c’est ce qui est arrivé au candidat démocrate Gary Hart, lors des élections de 1988. Il était pourtant super bien placé pour faire gagner le Parti Démocrate, mais il a eu la connerie de nier devant les journalistes, d’avoir trompé sa femme et a voulu perpétuer le mythe bourgeois du bon mari fidèle, respectueux des valeurs chrétiennes… Les journalistes ont fouillé, démasqué son mensonge et a du dire adieu à la vie politique.

Bon, bien sûr quand on s’appelle Georges W. Bush ou Colin Powell ou Donald Rumsfeld, et quand on ment pour faire la guerre et envahir des pays, alors là, on vous pardonne 🙂Moralité : soyez honnète quand il s’agit de sexe mais mentez autant que vous voulez quand il s’agit d’impérialisme 🙂

Valerie Trierweiler

JOURNALISTE A PARIS-MATCH, LA MAÎTRESSE DE FRANÇOIS HOLLANDE ATTAQUE EN JUSTICE LE SITE LE POLITIQUE.COM
[Lu sur alt.fr.politique – Le politique.com – Communiqué du 1er juin 2007 ]
L’article « Ségolène Royal obtient l’éviction d’une journaliste, la maîtresse de François Hollande », daté du 16 mai 2007, fait l’objet d’une polémique.

Il était publié dans Les Confidentiels Politiques de mai 2007 du site LePolitique.com. Il fait aujourd’hui l’objet d’un contentieux entre le site et l’avocat de la compagne de François Hollande, également en charge du suivi de la campagne du PS au journal Paris-Match.

« Vous voudrez bien, et sans délai, supprimer de votre site toute mention identifiant ma cliente, ainsi que toute représentation de son image… La présente ne saurait en aucun cas être interprétée comme confirmant le contenu de cette chronique, les dispositions légales et conventionnelles précitées étant applicables sans considération du caractère fondé ou non des allégations litigieuses. A défaut de réaction appropriée, j’ai reçu pour mandat de prendre toutes mesures, y compris contentieuses, de nature à garantir les droits de Madame XXXXXXX. »

Alors que l’article soulève un problème inédit et d’une gravité exceptionnelle sur la collusion entre médias et politiques, les protagonistes choisissent de ne pas remettre en question le contenu mais de tenter de le censurer. Devons-nous le retirer du site dans les prochaines 72 heures ou poursuivre sur une ligne destinée à briser l’omerta française sur la collusion des fonctions et pouvoirs ?

(…)Ariane Chemin et Raphaëlle Baquet, journalistes au Monde, estiment que l’un des ressorts, si ce n’est le principal ressort de la candidature Royal, provient d’une blessure d’orgueil de la compagne de François Hollande. Une jalousie amoureuse.

L’objet de cette jalousie est une journaliste d’un hebdomadaire français. Quand Ségolène Royal apprend qu’il y a une autre femme en 2005, elle demande à ses amis et sa famille de choisir entre François et elle. A partir de ce moment là, les amis politiques se divisent. Des proches de François Hollande, comme Julien Dray et François Rebsamen, choisissent celle qui deviendra candidate.

La future candidate fait pression sur la direction de l’hebdomadaire en question pour que la journaliste, maîtresse de François Hollande, soit écartée. «Elle va d’abord envoyer son fils aîné, Thomas Hollande, qui va téléphoner aux supérieurs hiérarchiques de cette journaliste pour leur demander qu’elle ne suive plus François Hollande, car elle est affectée à la couverture du Parti socialiste», explique Raphaëlle Baquet.

«Cela n’a aucun effet, d’abord. Donc elle va faire appel à son frère, Gérard Royal, un ancien des Services secrets. Lui va à nouveau téléphoner à la direction du magazine pour demander que cette journaliste soit déplacée. Il le dit avec ses mots d’ancien militaire : ‘Il faut que vous mettiez un terme à cette histoire sinon notre opération va échouer’. Par opération, il parle du lancement de la candidate socialiste». Et effectivement, la journaliste sera déplacée.

Valérie Trierweiler : La presse française taît aujourd’hui le nom de cette journaliste. En exclusivité, nous décidons de vous le révéler en raison des problèmes éthiques posés depuis plusieurs années par ce non- dit journalistique.

Valérie Trierweiler, puisqu’il s’agit d’elle, est en charge du suivi du Parti Socialiste depuis 2004 dans l’hebdomadaire Paris-Match. Valérie Trierweiler est également l’auteur de plusieurs portraits sur François Hollande lui-même, dans plusieurs journaux français.

Un manque d’indépendance criant, et une confusion des intérêts probablement unique dans la presse occidentale à ce niveau. Ces éléments devront, nous l’espérons, contribuer à lancer la réflexion sur l’indépendance journalistique en France, incontestablement en retard sur nos voisins européens.

Source : www.lepolitique.com

Anne FuldaEt le mot de la fin appartient à Cabu, pas trop mauvais pour une fois – ça date de l’époque ou notre leader vénéré se consolait de l’escapade de sa Cécilia, dans les bras d’une journaliste (encore !!!!!) du Figaro, Anne Fulda. La manoeuvre avait marché, Cécilia, verte de jalousie, était revenue au foyer. Comme quoi, chez nos politiques, la vie ressemble souvent à un feuilleton de « Desperate Housewives »…. :-))

A noter d’ailleurs que, si la presse française fait semblant de ne pas y toucher, les journalistes étrangers ne s’y sont pas trompé et célèbrent déjà dans la famille Sarko une nouvelle tribu de « Royals », dont les frasques feront vendre du papier glacé !

« Avec le Clan Sarkozy, la France a ses nouveaux « Royals » » (Le Matin de Genève – mai 2005)

Nicolas Sarkozy Anne Fulda

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