[San Francisco Chronicle 31/04/2007 – Trad. Gregoire Seither pour libertes-internets.net]
Une nouvelle étude de l’université de Stanford révèle que l’utilisation des agro-fuels tels que l’éthanol – solution promue comme permettant de lutter contre le réchauffement climatique et la pénurie pétrolière – va, à terme, causer un problème de santé publique bien plus important que les actuelles pathologies liées à la pollution automobile. « L’éthanol est présenté comme une source d’énergie propre et renouvelable qui réduira l’effet de serre et la pollution de nos villes, » explique Mark Z. Jacobson, auteur de l’étude et chercheur en pollution atmosphérique à Stanford. « Mais nos études démontrent qu’un usage intensif d’éthanol provoquera des effets négatifs sur la santé qui seront plus importants que ceux provoqués par les hydrocarbures, dont la nocivité est déjà avérée. »

L’étude est publiée dans le numéro d’Avril-Mai de la revue « Environmental Science & Technology », le magazine de la « American Chemical Society ». Elle arrive à point nommé alors que l’administration Bush promeut l’éthanol comme étant la solution au problème pétrolier et vient d’obliger par décret les fabricants automobiles à équiper leurs modèles de moteurs hybrides (essence/ethanol) d’ici à 2012..

Les moteurs à combustion d’éthanol font grimper les taux de toxicité en ozone de l’air, notamment dans les villes comme Los Angeles, qui sont affectées par le smog et ne sont pas vivables sans automobile. L’utilisation d’éthanol à la place de l’essence devrait causer 9% de morts dus à la pollution atmosphérique en plus, soit 120 morts par an pour une ville comme Los Angeles.

http://www.sfgate.com/cgi-bin/article.cgi?f=/c/a/2007/04/18/ETHANOL.TMP

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