[Renovaction Socialiste – 21/04/2007]
Cette semaine, Valéry Giscard d’Estaing, dans un dérisoire et pathétique sursaut d’intérêt pour la politique française, a offert un soutien appuyé au candidat Sarkozy.

Il est désespérant de noter qu’aucun média n’ait jugé bon d’interroger l’intéressé sur la contradiction flagrante d’un telle prise de position publique avec sa fonction officielle de membre du Conseil Constitutionnel[1]. Il est vrai que plus rien n’étonne de la part de ces « gardiens de nos institutions » qui foulent aux pieds celle qui les abrite : souvenons-nous de Simone Veil qui, il y a deux ans, inventait le concept de « mise en congé » du Conseil Constitutionnel pour sortir sans vergogne de la réserve qui s’imposait à elle et se lancer dans la bataille du « OUI » au TCE.

Mais au-delà de cet épiphénomène giscardien, au moment de glisser un bulletin dans l’urne, dans moins de vingt-quatre heures, c’est l’occasion de rappeler l’impérieuse nécessité de réforme profonde de nos institutions :

Actuellement, les neuf membres du Conseil Constitutionnel sont nommés pour neuf ans (non renouvelable) à raison d’un renouvellement triennal. Le Président de la République, le président du Sénat et le président de l’Assemblée Nationale nomment chacun un membre. Le Président de la République nomme le Président du Conseil. A ces neuf membres, il faut ajouter que les anciens présidents de la république sont membres de droit jusqu’à la fin de leurs jours.

Résultats ? À l’heure où nous parlons, un seul membre de cette institution (Pierre Joxe) est de gauche, tous les autres ont été nommés par Chirac, Poncelet ou Debré. Quelle belle impartialité !…

Les propositions :

  • Suppression de la notion de membre de droit,
  • Les membres sont élus par les deux chambres, à la majorité des 2/3,
  • Le président du Conseil Constitutionnel est élu par ses pairs et non plus nommé par le président de la république.

Dimanche, votez pour la VIème république, la vraie !