WASHINGTON (Reuters – 27.10.01) – Le FBI et la CIA estiment que des extrémistes américains, et non des proches du militant d’origine saoudienne Oussama ben Laden, sont probablement à l’origine des lettres contaminées par le bacille du charbon, selon le Washington Post.

Les responsables craignent que la psychose provoquée par ces envois ne masque un plus grand danger, celui d’une deuxième vague d’attentats-suicide semblables à ceux du 11 septembre, préparés par Ben Laden son réseau al Qaïda, écrit le journal dans son édition de samedi.

Pour ce qui est des lettres contaminées, le FBI et les services d’inspection postaux envisagent plusieurs hypothèses, dont celles d’organisations d’extrême-droite ou sympathisantes des thèses islamistes extrémistes.

« Tout semble conduire à une source domestique », déclare un responsable cité par le journal. « Rien ne semble coïncider avec un type d’opération terroriste venant de l’étranger. »

Selon le Washington Post, les autorités font un lien entre les messages anti-israéliens contenus dans les lettres contaminées envoyées au sénateur Tom Daschle et à la chaîne NBC News et des groupes extrémistes américains comme Aryan Action (action aryenne), qui s’est félicité des attentats du 11 septembre.