Spécial Douce France


Il devrait prendre ses pillules, le néo-con sous-marin…  peut-être que les lecteurs “de gauche” vont enfin finir par voir Charlie-Hebdo pour ce qu’il est vraiment devenu ? Nous ça fait 8 ans qu’on ne le lit plus que sur le stand du marchand de journaux, histoire de pas lui filer nos deux Euros.

Si Cavanna était mort, il se retournerait dans sa tombe.

[Comité de Soutien à Denis Robert - 30/07/2008]
Dans Charlie Hebdo du 25 juin, Philippe Val découpe Denis Robert en rondelles. Les mots sont d’une virulence sans précédent.
Jamais encore une telle charge ne lui avait été infligée. Même ses pires détracteurs ont jusqu’ici été plus mesurés. Amalgames, citations tronquées, références historiques passées à la machine à laver, invective, diarrhée verbale : un style, une méthode venus d’un autre temps.
Charlie Hebdo expliquera-t-il dans un prochain numéro les raisons de cette violence, et le moment choisi pour l’exprimer ?

Parmi les premières réactions, celle de Francis KUNTZ, journaliste grolandais, et celle de Jean-François DIANA, Maître de conférences à l’université Paul Verlaine - Metz

http://lesoutien.blogspot.com/2008/07/si-cavanna-tait-mort-il-se-retournerait.html

Siné rejoint le comité de soutien à Denis Robert… et se fait virer par le Conducator de Charlie-Hebdo

Charlie Hebdo, acte 2

Dans Charlie Hebdo du 2 juillet, Philippe Val revient brièvement sur Clearstream et Denis Robert. Pour dire d’abord que lui aussi a été poursuivi en justice par des puissants, et qu’il a gagné. Sous-entendant une fois de plus que Denis perd.
Pour préciser ensuite qu’il n’a jamais interdit à qui que ce soit d’évoquer Clearstream dans Charlie Hebdo. Dont acte.
Et illustration par l’exemple, quelques pages plus loin, dans la chronique de Siné. “Concernant l’édito lynchage de Philippe Val sur Denis Robert, je me contenterai, prudemment, du blanc qui va suivre :

A l’heure où la police ratonne les syndicalistes kanak et où la télévision diffuse deux documentaires sur le massacre d’Ouvéa en 1988, la petite-bourgeoisie blanche calédonienne et ses copains compradores multiplient les interventions pour dire que “c’est du passé tout ça” et que aujourd’hui c’est “la paix retrouvée”, que nous avons un “destin commun” et que les “kanak sont au centre du dispositif”…. à les croire, aujourd’hui, à Nouméa, les choses auraient bien changé…

vraiment ? Voici un témoignage d’une nuit banale à Nouméa.

Comme le rappelle le vieux militant indépendantiste Kotra Uregei : “C’est le même genre de situation qui nous avait poussé à créer les FOULARDS ROUGES en 1969 à cause du refus du patron du restaurant « LE SYDNEY » de laisser entrer le Kanak FOTE TROLUE dans son restaurant”

Un week-end d’enfer à Nouméa,
[Mail sur la liste Kanaky Online - 4/5/2008]
Un week-end d’enfer à Nouméa,

Un groupe de pote s’est retrouvé un week-end histoire de s’éclater comme au vieux temps. Nous avons partagé les bancs du lycée ensemble jusqu’à la BTS … Tous, on est dans la vie active et exerce la même profession dans le public comme dans le privé ; La tranche d’âge 25-28 ans ! Un seul est marié avec 1 boutchou qui a 2 ans ! 5 filles et 7 garçons : 3 (F) Européennes – 1 (F)  Tahitienne – 1 (F) Javanaise 4 (G) Européens – 1 (G) antillais -  1 (G) mélanésien du sud – 1 (G) Futunien

19h30 : Dîner restaurant du centre ville – Menu chinois 22h30 : Anse VATA – BODEGA 24h00 : Devant EL CORTO MALTES -  Tous sont passés sans soucis à la rentrée de la boîte sauf nos copains : KNKY – TAMA – DOUDOU

Le premier videur : C’est une soirée privée, je suis désolé vous n’êtes pas invités ! Le deuxième videur : Vous n’êtes pas inscrits sur la liste, désolé je ne peux rien pour vous !
Nous avons tous exigé qu’un responsable vienne donner des explications : Une nana est arrivée, vous êtes dans un état d’ébriété, vous sortez ou j’appelle la Police.

Nous avons réagi pacifiquement : “Nous avons pris ensemble cette décision de sortir ce soir ! Comment avez-vous deviné nos identités pour cette fameuse liste d’invités ? Pourquoi sommes-nous autorisés et pas nos copains ? C’est de la pure discrimination ?”

Nous étions tous dégoûtés et énervés que nous avons préférés prend la route…

Une demie heure après nous sommes devant ACROPOLE - Le même film s’est répété en l’espace de quelques minutes… L’excuse pour nos trois copains : Le quota des WAILLERS et RASTA COOL sont atteints, allez voir ailleurs ! (more…)

[Metro - 14-04-2008]
« Ardoise » est mis en cause dans l’établissement des profils des citoyens  A l’origine, il s’agit d’un nouveau logiciel de renseignement policiers, prévu pour remplacer un logiciel « bureautique vieillot » utilisé par les enquêteurs.

Baptisé Ardoise, pour « Application de recueil de la documentation opérationnelle et d’informations statistiques sur les enquêtes » ; ce logiciel permettrait  de rentrer des renseignements personnels sur toute personne ayant un contact avec la police ou la gendarmerie dans une procédure, qu’elle soit entendue comme victime, témoin ou auteur. Une nouvelle qui a « outrée » le Collectif contre l’Homophobie (CCH), qui à saisi hier la Halde et la Cnil afin de s’opposer à sa mise en œuvre par le ministère de l’intérieur. « Etat de la personne »

En clair, un policier qui entend une victime, un suspect ou un témoin pourrait préciser dans la rubrique « état de la personne » ; les informations suivantes : homosexuel, transsexuel, handicapé, sans domicile fixe, personne se livrant à la prostitution, personne atteinte de troubles psychologiques, permanent syndical, fréquente assidument la mosquée… (NdL&I : ils n’ont pas osé ajouter une rubrique “juif” mais c’est tout comme)

Pour Hussein Bourgi, président du CCH joint hier, « l’inquiétude est énorme. Nous assistons à une rupture philosophique de l’approche pénale des infractions en France. On glisse vers une société à l’américaine ou chaque citoyen à sa fiche, avec ses orientations sexuelles surlignées. De plus, ce logiciel peu donner lieu à des dérives de sinistre mémoires ».

Beauvau tient bon Alors que l’affaire provoque l’effervescence au sein de plusieurs syndicats de police, le ministère de l’intérieur se veut compréhensif sur l’émotion suscitée par ce logiciel, mais rassurant quant à son utilisation.

Pour Gérard Maubé, adjoint au chef de service centrale de documentation criminelle « à partir du moment ou l’infraction à un lien avec le statut de la personne, il y a un intérêt policier à renseigner, car derrière on améliore les élucidations de l’enquête. On ne pourra questionner la victime uniquement quand l’infraction a un lien avec son statut, dans le cas contraire, ce sera une faute professionnelle ».

« Nous sommes scandalisés par ce logiciel, dont l’utilisation –en l’état- va à l’encontre des valeurs républicaines » estime David Barbas, porte-parole du Syndicat national des officiers de Police.

http://www.metrofrance.com/x/metro/2008/04/14/K1Pea5HSh3m76/index.xml

[La Domination du Monde - Blog de Denis Robert - 08/04/2008]

C’est sans doute mon livre le plus personnel, celui qui me ressemble le plus ». Ecrivain et journaliste inclassable, Denis Robert publie « Une Affaire personnelle » (Flammarion, 348 pages, 19,90 euros), livre lui aussi inclassable mélangeant souvenirs, réflexions et analyses (sur la monde, la finance, la justice, la presse…).

L’homme est notamment à l’origine de l’affaire Clearstream 1 (la mise en lumière d’une banque luxembourgeoise servant ce plaque tournante aux opérations bancaires du monde entier, pour résumer) et l’un des protagonistes de Clearstream 2 (la très embrouillée affaire de vrais-faux listings bancaires remontée jusqu’aux sommets de l’Etat), pour laquelle il a été mis en examen pour recel de vol et recel d’abus de confiance. Une accusation dont il se défend, affirmant être l’outil involontaire d’une gigantesque manipulation.

Cette mise en examen par les juges d’Huy et Pons (ce dernier en compagnie duquel, comme il le raconte dans le livre, il courut il y aune quinzaine d’années le marathon de New York…) est le sommet des ennuis judiciaires de Denis Robert, qui comptabilise aujourd’hui 18 procédures judiciaires à son encontre, dont une douzaine de plaintes en diffamation venant de Clearstream. «Une dérive totale du fonctionnement démocratique, estime-t-il dans une interview à Metrofrance.com. Qu’on me mette en examen pour ça, ça veut dire que ce n’est plus un coup de canif, c’est un coup de bazooka dans la liberté d’informer. » (more…)

8 avril 2008: Journée d’études :

Le Centre de Paris de l’Université de Chicago et le Centre de Recherches Sociologiques sur le Droit et les Institutions Pénales (CESDIP) organisent une journée d’études sur le thème : ” La frénésie sécuritaire : retour à l’ordre et nouveau contrôle social” au Centre de Paris de l’Université de Chicago, 6 rue Thomas Mann, 75013 Paris (Métro : Bibliothèque François Mitterrand - Ligne 14, RER C)

le mardi 8 avril 2008, de 9 h 30 à 17 h 30 - Entrée libre sur invitation

Programme :

  • - Contextes et enjeux de la frénésie sécuritaire : Laurent MUCCHIELLI (CNRS-CESDIP)
  • - Cinq ans de frénésie pénale : Jean DANET (Université de Nantes)
  • - Un populisme pénal contre la protection des mineurs : Christine LAZERGES (Université Paris 1)
  • - La justice sous pression : Philip MILBURN (Université Versailles Saint-Quentin)
  • - La nouvelle inflation carcérale : Bruno AUBUSSON DE CAVARLAY (CNRS-CESDIP)
  • - Politique d’immigration : un laboratoire de la frénésie sécuritaire : Serge SLAMA (Université d’Evry-Val-d’Essonne)
  • - Police : de la proximité au maintien de l’ordre généralisé ? : Christian MOUHANNA (CNRS-CESDIP)
  • - La guerre à l’intérieur : la militarisation du contrôle des quartiers populaires : Mathieu RIGOUSTE (Université Paris 8-Saint-Denis)
  • - La vidéosurveillance, un mirage technologique et politique : Eric HEILMANN (Université Louis Pasteur de Strasbourg)
  • - La biométrie : usages policiers et fantasmes technologiques : Pierre PIAZZA (Université de Cergy-Pontoise)
  • La journée sera animée par Bernard HARCOURT (professeur à l’Université de Chicago)

Merci de confirmer votre présence à Murielle POLIDORI (polidori@cesdip.com - Tél. : 01.34.52.17.00 - Fax : 01.34.52.17.17)

http://www.cesdip.org/spip.php?article323

Le site de Maître Eolas est une mine d’informations toutes plus utiles que les autres, pour les pauvres justiciables que nous sommes. Ce billet en est une démonstration éclatante…

Que faire quand on reçoit un courrier d’avocat ?

[Les leçons de Maître Eolas - 25/03/2008]

Suite du billet précédent : si celui-là posait les bases théoriques, nous allons passer à la pratique : que doit faire un blogueur quand il reçoit une mise en demeure, d’un particulier ou de l’avocat d’icelui ?Retenez bien la formule : c’est la règle des trois P et des deux T :Pas de Panique, Prudence, et une Tasse de Thé.Pas de panique : si une telle lettre ne doit pas être prise à la légère, elle n’est pas synonyme d’Harmaguédon. La première urgence est de ne rien faire : pas de mise hors ligne précipitée, pas de fermeture du site. La personne qui vous envoie une telle lettre expose une demande, fondée sur des griefs. Pour décider de ce que vous allez faire, il vous faut déterminer avec précision les éléments-clefs : qui vous en veut, pourquoi, que veut-il, et est-il déterminé ? Enfin, dernière question : a-t-il raison ? Les réponses aux trois premières questions doivent découler de la lecture de la lettre. Sinon, il vous faudra demander des précisions. La réponse à la quatrième se déduira du courrier lui-même. Enfin, la cinquième question trouvera sa réponse sur mon blog, ou chez un confrère.

http://www.maitre-eolas.fr/2008/03/25/909-que-faire-quand-on-recoit-un-courrier-d-avocat

L’histoire de Perpignan illustre à merveille les magouilles électorales de base auquelles s’adonnent les maires… les témoignages des employés munipaux sont de vraies leçons de choses !

[Le Monde - 25/03/2008]

(…) Il est 19 h 15, ce dimanche, lorsque Claude Got, socialiste et pharmacien de son état, va faire un tour à l’école maternelle Léon-Blum, dans le quartier du Haut-Vernet. Près de 300 bulletins ont déjà été dépouillés, quand une déléguée de l’opposition signale au pharmacien qu’un homme à une table a des enveloppes bleues dans sa poche. Claude Got aperçoit effectivement deux enveloppes qui dépassent du blouson du monsieur, une autre est froissée à ses pieds, et il s’enquiert solennellement du nom du président du bureau. C’est lui, justement. C’est Jojo. Electricien à la retraite, 58 ans, et frère de Manu Garcia, 25e sur la liste UMP Alduy et aujourd’hui 19e adjoint au maire.

Claude Got appelle aussitôt Jean Codognès, la tête de liste divers gauche

(more…)

À propos de l’Affaire Bruno Guigue et de la non-affaire Goasguen 
[Oumma.com - 26/03/2008]
Deux poids deux mesures : la suite de la suite de la suite…
Imaginons maintenant la situation inverse :
- Un sous-préfet qui, dans un article, s’en serait pris avec virulence aux attentats palestiniens : se serait-on inquiété de son manquement au devoir de réserve, et l’aurait-on limogé pour cela ?

- Un député, par ailleurs avocat à la Cour d’Appel de Paris, qui aurait publiquement qualifié le peuple israélien de « peuple de sauvages, d’abominables tueurs d’écolières » : les médias, les associations antiracistes, l’opposition de gauche, ses autorités de tutelle, ses amis politiques, même, l’auraient-ils laissé à ce point tranquille ?

(…)

Il faudrait aussi vérifier si, par le passé, on a déjà été aussi regardant quant aux « manquements au devoir de réserve » de la part de sous-préfets, et le cas échéant, si les autres sous-préfets fautifs ont été sanctionnés aussi durement.

Et il faudrait en tout état de cause souligner une nouvelle manifestation, particulièrement écoeurante, d’un « Deux poids deux mesures » que tout le monde peut observer, mais qu’il est difficile de dénoncer sans se faire accuser de paranoïa ou de complotisme. Car, quand bien même l’article de Bruno Guigue pourrait sans abus de langage être qualifié de manquement au devoir de réserve, et quand bien même le sous-préfet pourrait sans abus de pouvoir être limogé pour ce manquement, il reste que la provocation à la haine raciale est un délit autrement plus grave, et que Claude Goasguen, comme bien d’autres palestinophobes, arabophobes, islamophobes ou négrophobes (Philippe de Villiers, Philipe Val, Sylvie Noachovich, Claude Imbert, Alain Finkielkraut, Oriana Fallacci, Michel Houellebecq, Maurice Dantec…), bénéficie pour ce délit d’une totale impunité.

Il est même invité, comme si de rien n’était, à commenter l’actualité politique, ce dimanche 23 mars sur France 5, à l’émission Ripostes. Tant pis pour les Palestiniens.

http://oumma.com/A-propos-de-l-Affaire-Bruno-Guigue

Si on peut comprendre une certaine lassitude de la part de Devoucoux, les arguments avançés pour justifier l’arrêt du “Perroquet libéré”, un site salutairement critique (et qui - au vu du rythme de publication des articles - ne devait pas prendre trop de temps) sont un peu faibles…

- “faire le boulot de l’opposition à sa place” : jusqu’à preuve du contraire Devoucoux fait partie de l’opposition.

- “las du verrouillage médiatique” : bien sûr, les articles du Perroquet n’étaient pas repris par la page “Débats” du “Monde”, mais ils n’étaient pas trop mal classés dans “Google Actualités”. 3 000 lecteurs quotidiens, c’est plus que ce dont peut réver un éditeur de pamphlet oppositionnel.

- “L’insécurité juridique des sites internet” : faut pas éxagérer, il suffit de regarder où l’on met les pieds et au pire de faire comme le Réseau Voltaire et aller mettre ses serveurs à l’abri.. Si tous les sites oppositionnels fermaient parce qu’ils ont peur de l’insécurité juridique, il n’y aurait plus que de la publicité sur Internet.

Sans parler du fait que Devoucoux n’est pas tout seul. Contrairement aux Valentin Lacambre, Tsin et autres éditeurs de Samizdat, lui peut s’appuyer sur un réseau efficace d’avocats UMP…

Bref, il est regrettable de voir un  Devoucoux du Buysson tenter de justifier ce qui n’est rien d’autre qu’un “abandon de poste face à l’ennemi” - la noblesse n’est plus ce qu’elle était, Ventre Saint Gris ! :-)

On est curieux de voir en quoi va consister ce “travail en amont”…

[Le Perroquet libéré -  21/03/2008]

Parce que nous ne voulons pas nous cantonner dans le registre de la critique, parce que nous en avons assez de faire le boulot de l’opposition à sa place, parce que nous sommes las du verrouillage médiatique qui caractérise le débat parisien, parce que l’insécurité juridique des sites internet nous place à la merci des puissants (cf. affaire “delanoe2008″), nous préférons mettre un terme à l’expérience du Perroquet Libéré.

Cette décision tient compte du fait que le danger de voir un jour Bertrand Delanoë, ce Sarkozy de gauche, accéder un jour à la présidence de la République s’est éloigné. Elu comme en 2001 grâce à la nullité de ses adversaires plutôt que sur une véritable vague d’enthousiasme (forte abstention, non-basculement des arrondissements de droite), le maire de Paris n’est qu’un présidentiable socialiste parmi d’autres (Ségolène Royal, Laurent Fabius, Dominique Strauss-Kahn, Martine Aubry et d’autres plus jeunes et plus talentueux) et nous sommes bien placés pour savoir que les livres sur Bertrand Delanoë ne suscitent guère d’intérêt au-delà du périphérique…

Depuis que nous l’avons rencontré, nous savons aussi que derrière l’image flatteuse construite sur la base d’une communication habile et de la complaisance médiatique se cache un apparatchik orgueilleux et méchant fuyant le contact avec la population et dont la vraie nature ne tardera plus à apparaître au grand jour. De quoi prémunir le peuple français de tomber derechef dans le panneau du “Je vais faire pour la France ce que j’ai fait pour Paris”.

Convaincus que c’est le manque de culture, notamment historique, qui explique à la fois la médiocrité des discours des élus parisiens et le glissement du travail journalistique de l’information vers la communication, nous voulons désormais travailler en amont pour contribuer à remédier à cette carence (n’en disons pas plus pour l’instant).

Nous tenons à remercier tous nos lecteurs pour leur fidélité, tout particulièrement ceux qui nous ont soutenus dans les difficultés. Au-delà du triste spectacle offert par la politique parisienne, nous nous sommes bien amusés et nous espérons avoir convaincu nos lecteurs du ressort comique que recèle la scène politique locale. Fiers d’avoir contribué à sauver un malheureux oiseau innocent d’un destin affreux, nous nous retirons avec la satisfaction du devoir accompli.

Que nos détracteurs ne se réjouissent pas trop vite : les centaines d’articles du Perroquet Libéré resteront disponibles gratuitement sur internet pour continuer à éclairer les citoyens un tantinet curieux.

Pour finir sur une note positive, nous soumettons à la réflexion des élus et des citoyens de Paris et d’ailleurs une charte faite de 20 mesures simples et concrètes dont l’adoption serait de nature à améliorer sensiblement la démocratie locale.

François Devoucoux du Buysson et Max Dupré - (Fondateurs du Perroquet Libéré)

http://www.leperroquetlibere.com/Le-Perroquet-Libere-tire-sa-reverence_a467.html?preaction=nl&id=633887&idnl=33056&

La bande son est impressionante… mais en même temps pas surprenante.  A Corbeil, les gros bras de Dassault sont nombreux et violents… la vraie droite, sans fard.

[Rue 89 - 06/03/2008]

Les sbires de Dassault rudoient une journaliste: la bande son

La semaine dernière, nous avions publié un article sur une journaliste de France Inter, qui, lors d’une réunion publique à Corbeil-Essonnes, avait été malmenée par les gorilles du maire, Serge Dassault, pour avoir posé des questions gênantes à l’édile. Son enquête a été diffusée ce jeudi, à 15h00, dans l’émission de Daniel Mermet, “Là-bas si j’y suis”. La bande son est pour le moins parlante:

http://www.rue89.com/2008/03/06/les-sbires-de-dassault-rudoient-une-journaliste-la-bande-son

Quiconque a connu les années 1970 ne s’étonnera pas de cette information. Les groupuscules d’extrème droite étaient les enfants chéris du CNPF, qui voyait des bolcheviques partout… Occident et Ordre Nouveau ratonnaient régulièrement des syndicalistes. Et “seuls quelques naifs” croient que les choses ont changé.

L’UIMM aurait financé l’extrême droite étudiante en 1974

[NOUVELOBS.COM | 04.03.2008]

L’organisation patronale aurait notamment versé des fonds en liquide aux colleurs d’affiches du GUD dans le cadre de la campagne présidentielle de Valéry Giscard d’Estaing, en 1974. Les groupuscules Occident et Ordre Nouveau seraient également concernés.

Selon une information révélée par le Figaro, mardi 4 mars, une partie des fonds secrets de l’Union des Industries et Métiers de la Métallurgie (UIMM) pourrait avoir transité, dans les années 70, par des mouvements étudiants d’extrême droite, Occident, Ordre Nouveau et le GUD (Groupe Union Droit devenu Groupe Union Défense). Le quotidien révèle que ce dernier aurait notamment reçu des enveloppes d’argent liquide pour payer des colleurs d’affiches durant la campagne de 1974, ce qui aurait indirectement servi l’élection de Valéry Giscard d’Estaing.

Cette théorie est née le 13 février dernier lors de l’audition du délégué général adjoint de l’UIMM, Dominique de Calan, mis en examen dans le cadre de l’enquête sur les caisses noires de l’organisation patronale. Face aux enquêteurs de la brigade financière, Dominique de Calan avait évoqué des “organismes universitaires” qui auraient bénéficié des fonds en liquide distribués par l’UIMM.

“Seuls quelques naïfs…”

Le juge Roger Le Loire, en charge de l’instruction, a donc décidé de convoquer, à titre de témoin, Yves Bertrand, directeur central des Renseignements généraux (RG) entre 1992 et 2004, explique le Figaro.

Dans son livre “Je ne sais rien mais je dirai presque tout”, sorti à la rentrée 2007, cet ancien policier affirme que “seuls quelques naïfs croient encore que Giscard a pu mener campagne, en 1974, avec les maigres moyens des Républicains indépendants : sa logistique, son service d’ordre, ce sont les “petits gars” d’Ordre nouveau qui les ont assurés, grâce aux enveloppes en liquide de l’Union des industries métallurgiques et minières, la fameuse UIMM, dont la gauche ne s’est jamais privée de rappeler qu’elle descendait de l’ancien Comité des forges, le bastion des 200 familles”.

Interrogé lundi soir par le Figaro, l’ancien directeur des RG va encore plus loin. “Ce que j’ai écrit pour VGE est valable pour toute la classe politique. Le patronat saupoudrait tous ceux qui pouvaient avoir une responsabilité locale ou nationale”, assure-t-il.

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/economie/20080304.OBS3380/luimm_aurait_finance_lextreme_droite_etudiante_en_1974.html

Ben dis donc, je ne pensais pas que cela irait aussi vite… surtout quand on voit dans quel état est “l’opposition” (ou ce qui prétend l’être)…

[Le Monde Check List - 14/02/2008]

Sarkozy : une si désastreuse image de la France

Le constat est unanime dans la presse étrangère, à l’unisson de son homologue française. Nicolas Sarkozy est en position difficile. Mais au- delà de l’aspect purement politique, après quelques mois au pouvoir et à la veille d’élections qui auront valeur de test de popularité, c’est l’image du président qui est pointée du doigt.

Le très sérieux FT (http://www.ft.com/cms/s/0/796d17aa-da4e-11dc-9bb9-0000779fd2ac.html) titre sur l’aspect bling-bling de Nicolas Sarkozy et n’hésite pas à parler de traits de caractère ternissant l’image de la fonction présidentielle. Pour le quotidien britannique, les efforts que Nicolas Sarkozy “pourrait faire pour tenter de corriger le tir risquent simplement de le pousser à plus de populisme”.

L’IHT (http://www.iht.com/articles/2008/02/13/europe/sarkozy.php) se concentre sur la femme du président français et son interview dans L’Express. Carla Bruni chercherait à gommer son image de croqueuse d’hommes.

Pour El Pais (http://www.elpais.com/articulo/internacional/Sarkozy/c/est/fini/elpepiint/20080214elpepiint_12/Tes), Nicolas Sarkozy est malade. Son ego souffrirait d’une “hypertrophie probablement irréversible”. Le journal entrevoit un isolement du président “qui ne peut le mener qu’à la colère ou à la mélancolie”. Paradoxe, son impopularité viendrait de son comportement personnel et non de ses réformes…

Ce texte est un scandale !!! Quand on a fini sa peine, on sort… là, quand on aura fini sa peine, on vous en rajoutera une. Si le criminel est malade mental, alors il faut l’interner. Mais là on ouvre la porte à la relégation, comme le faisait Fourier à l’époque du bagne. Les “relégués” qui ne mourraient pas n’avaient pas le droit de rentrer une fois leur peine terminée, le gouvernement pouvant les obliger à rester sur place, comme relégués “libres”.

Côté sécuritaire, c’est le grand retour de la droite de 1870… Sarko en Versaillais, ça ne me surprend pas.

[Reuters - 07/02/2008]
Le Parlement a adopté définitivement le projet de loi présenté par la garde des Sceaux, Rachida Dati, qui permet le maintien des criminels les plus dangereux dans des centres fermés à leur sortie de prison. Après les députés la veille, les sénateurs ont entériné jeudi le texte mis au point lundi par une commission mixte paritaire (CMP) Assemblée-Sénat. Le projet de loi est donc définitivement adopté par le Parlement.

L’opposition a d’ores et déjà annoncé qu’elle saisirait le Conseil constitutionnel. Elle estime que ce texte ne respecte ni la Constitution, ni la Convention européenne des droits de l’homme.

Il s’agit d’un texte important et ambitieux“, a dit la garde des Sceaux. “Il vise à mieux protéger les Français. Il est attendu des Français. Il offre une prise en charge nouvelle aux personnes condamnées qui restent d’une particulière dangerosité à la fin de leur peine“, a-t-elle affirmé. [C'est exactement le même argument que Fourrier et les Nazis, il s'agit de 'protéger' les Français et donc d'extirper le délinquant du corps social... la prochaine étape c'est le bagne ou la chambre à gaz]

Ce texte appelle de notre part nos plus expresses réserves car il porte atteinte à deux principes fondamentaux de notre droit pénal“, a pour sa part déclaré la socialiste Elisabeth Guigou, ancien garde des Sceaux.

Passer de l’homme jugé coupable à l’homme supposé dangereux, c’est piétiner un principe fondamental de notre droit depuis la Déclaration universel des droits de l’homme et du citoyen“, a-t-elle affirmé.

Ce projet de loi reprend des engagements de Nicolas Sarkozy après plusieurs crimes intervenus durant l’été et qui ont choqué l’opinion publique.

Le texte prévoit la création de “centres socio-médico-judiciaires” dans lesquels pourront être retenus, une fois leur peine accomplie, les criminels jugés dangereux et susceptibles de récidiver. [Centres socio-médico-judiciaires qui n'existent pas encore et qui mettront des années à être construits, en nombre insuffisant, pour cause de restrictions budgétaires. Au final, les "supposés dangereux" resteront tout simplement en prison, jusqu'à leur mort]

Il reprend le principe, contesté par nombre de juristes, d’une rétroactivité de la loi, c’est-à-dire de son application aux personnes déjà condamnées.

La rétention de sûreté, qui pourra être prononcée pour une durée d’un an renouvelable, s’appliquera “à titre exceptionnel” après décision de la chambre de l’instruction. Elle devra constater “une probabilité très élevée” de récidive, la personne condamnée “souffrant d’un trouble grave de la personnalité”.

Dans sa seconde partie, le texte prévoit de remplacer le non-lieu pour raison psychiatrique par “une ordonnance d’irresponsabilité pénale pour cause de trouble mental”, le juge d’instruction transmettant le dossier à la chambre de l’instruction.

http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-34219247@7-37,0.html 

“Ne soyons pas sectaires”… mais excluons ces gens là quand même… on est bien mieux “entre nous”.

Appel à la vigilance des milieux antiproductivistes et décroissants contre l’extrême-droite ?

[Paul Aries - Le Sarkophage - Janvier 2008]

Face à l’effondrement environnemental et à la crise sociale deux dangers menacent. D’un côté, une frange des courants d’extrême-droite et de droite extrême lance actuellement une tentative de récupération tout à fait inamicale sur les milieux antiproductivistes et anticonsuméristes pour passer en contrebande leurs thèses néo-malthusiennes, eugénistes, racialistes, bref tout le bric à brac néo-fasciste habituel.

Face à cet entrisme, nous, militants et penseurs de l’antiproductivisme ou de la décroissance, nous affirmons solennellement que nous n’avons rien à voir avec les émules d’Alain de Benoist, d’Alain Soral, du Front national, des catholiques intégristes, des « identitaires », etc.

Nous, antiproductivistes, objecteurs de croissance, ou qui interrogeons la notion de « richesse », nous sommes les continuateurs du long mouvement d’émancipation politique et sociale. Nous proclamons qu’on ne pourra en finir avec la domination de tous sur la planète sans remettre en cause parallèlement la domination de certains sur tous les autres…

D’un autre côté, l’urgence des crises écologiques, sociales, politiques et symboliques rend plus nécessaire que jamais que nous dépassions nos petits sectarismes idéologiques et que nous chassions tout comportement antidémocratique et chasse aux sorcières idéologiques, pour construire, ensemble, des alternatives globales à cette crise globale.

Autant nous devons rester fermes sur la défense des grandes valeurs qui sont les nôtres autant nous devons admettre que notre diversité politique et idéologique constitue notre richesse. Personne ne peut prétendre avoir réponse à tout : l’avenir est à construire ensemble.

  • Paul Ariès, politologue, directeur du Sarkophage, journal d’analyse politique
  • Geneviève Azam, économiste, vice-présidente du conseil scientifique d’ATTAC
  • Jean-Claude Besson-Girard, directeur d’Entropia
  • Bruno Clémentin, directeur IEEDS
  • Yves Cochet, député, ancien Minsitre
  • Florence Curt, éditrice
  • Vincent Cheynet, directeur de Casseurs de pub
  • Jacques Cossart, économiste, membre du conseil scientifique ATTAC
  • Bernard Delifer, éditeur
  • Sophie Divry, journal la décroissance
  • Yann Fiévet, professeur de sciences économiques et sociales
  • Véronique Galllais, Présidente d’Action Consommation
  • Bernard Guibert, économiste
  • Jean-Marie Harribey, Economiste, Co-président d’Attac.
  • Georges Labica, philosophe
  • Gus Massiah, Président du CRID
  • François Schneider, ingénieur.
  • Jacques Testart, biologiste Patrick Viveret, magistrat, philosophe

Collecte des signatures “appelcontrelextremedroite@lesarkophage.com”

Tout courrier doit être adressé à : Paul Ariès, le sarkophage, 3, rue de Montferrat 69500 Bron

[Le Figaro - 22/01/2008]

«Les juges d’Huy et Pons ont reçu une pièce à conviction qu’ils n’attendaient plus. Selon nos in­formations, un ordinateur portable leur a été livré vendredi au pôle financier. Il a immédiatement été placé sous scellés. Cet ordinateur appartenait à Imad Lahoud, l’informaticien d’EADS mis en examen pour «faux» et «dénonciation calomnieuse». Il a suivi un parcours digne d’un roman d’espionnage, mais il pourrait grandement éclairer l’affaire, notamment les instants clés des années 2003 et 2004, au moment où les faux listings de la chambre de compensation luxembourgeoise ont été falsifiés.

L’homme qui est venu remettre cet ordinateur de marque Sony aux magistrats s’appelle François Gontier. Partie civile dans l’affaire Clearstream, il est très connu dans les milieux de la finance.  Récent repreneur de la société de portefeuille Verneuil Participations, il di­rige par ailleurs le holding Electricité et Eaux de Madagascar. Il est aussi actionnaire des poulets Duc.

Livraison longtemps promise En septembre dernier, il avait réclamé une entrevue avec les juges de l’affaire Clearstream pour leur annoncer qu’il avait trouvé cet ordinateur dans un «pays du Golfe» et qu’il entendait bien le ramener à la justice française. Selon lui, Imad Lahoud aurait offert ce portable à sa soeur pour son anniversaire en avril 2004 au Liban.»…

http://www.lefigaro.fr/actualites/2008/01/22/01001-20080122ARTFIG00255-saisie-d-une-piece-cle-du-dossier-clearstream.php

Ceux qui se sont mobilisés à l’occasion de la marée noire de l’Erika connaissent bien Jo Le Guen, sportif qui avait tenté de traverser l’Océan Pacifique Sud à la rame pour sensibiliser le public à la pollution des océans avant de fonder “Keep It Blue”, association qui se consacre aux problèmes d’indemnisation des marées noires, de la sécurité maritime et du traitement des déchets des navires dans les ports européens.

Au milieu de l’euphorie du “préjudice écologique”, sa voix d’expert résonne comme un avertissement sobre et rassérénant.

 

[Jo Le Guen - Keep It Blue - 18/01/2008]

Comment peut-on se réjouir ? Comment peut-on dire aux victimes “Le groupe TOTAL paiera son imprudence”. Qu’ont gagné les victimes de l’Erika ?

Le droit d’attendre l’ouverture du procès en appel dans un an.

Et d’aller droit dans le mur.

Nous vivons le même contexte de désinformation que celui qui a prévalu dans les mois qui suivirent le naufrage.

Un petit rappel du paysage juridique semble nécessaire. (more…)

[Le Monde 18/1/2008]
Les querelles au sein du gouvernement font désordre. La dernière en date - la passe d’armes sur le plan banlieue entre Christine Boutin, dans La Croix, et Fadela Amara, dans Le Monde - a mis le premier ministre hors de lui. Au point de faire une intervention rare et solennelle au conseil des ministres du mercredi 16 janvier au nom de la “cohérence de la communication gouvernementale”. François Fillon a demandé à ses ministres de faire relire leurs interviews par l’Elysée ou Matignon avant parution : “Faites attention à ne pas vous faire piéger”. Nicolas Sarkozy a renchéri : “Je vous donne une liberté de parole, c’est à vous de l’utiliser correctement et à bon escient.”

(more…)

Enorme !!!! Hommage de la banlieue et du 93 a ce grand artiste qu’etait Carlos ! (Bon, en fait c’est une autre des excellentes vidéos du CiGiBi)…

Dites donc, les électeurs de l’UMP, là. Vous êtes contents de votre mec ? Vous qui avez toujours à la bouche les mots “grandeur” et “France”, ça vous plait d’être représentés par un psychopathe complexé, tout droit sorti de “La Vérité Si Je Mens” ?

“Regarde Maman, j’ai un grosse Rolex en or !”, “Regarde Maman, je suis sur la photo avec George Bush !”, “Regarde Maman, je suis le Président !”, “Regarde Maman, je fais des fêtes au Fouquets avec les riches !”, “Regarde Maman, je me tape des top-models !”, “Regarde Maman, je suis entré dans le club mondial des grands séducteurs”…. ça y est, la France ressemble enfin à sa caricature !

Pour citer le journaliste Mikael Levinstein : “C’est ça le vrai bling-bling de Sarkozy. Il n’a pas envie “d’être”, il lui suffit de “paraître”… et malheureusement, un an après son élection, la politique de Sarkozy relève du même accabit. Une politique en toc, du faux plaqué or comme les bijoux qu’on te vend à Barbès, de la réussite par procuration, de la célébrité par association, de l’agitation, pas de l’action… voilà le gouvernement de la France d’aujourd’hui. Il y a déjà eu des gouvernements comme ça en France… sous Louis-Philippe. On sait comment cela s’est terminé.”

[Emmanuel Ratier - Faits et Documents n° 248 - Janvier 2008 ]

Du Fouquet’s à Disneyland, des vacances chypriotes sur un yacht de Vincent Bolloré à la fin d’année égyptienne (avec un avion toujours fourni par Bolloré), de Rachida Dati à Rama Yade, de Cécilia Sarközy à Carla Bruni, des Rolex ostentatoires aux Rayban, c’est la sous-culture « bling bling » (luxe, marques, paillettes), popularisée par les rappeurs américains, qui triomphe au sommet de l’Etat. Un Etat au service de la finance internationale et cosmopolite. Carla Bruni, nouvelle compagne du chef de l’Etat, en est le parfait exemple. Cette riche héritière, n’ayant ni morale ni valeurs, a collectionné les hommes qu’elle jette ensuite comme des Kleenex. Egérie de la gauche-caviar, elle signait encore tout dernièrement la pétition contre le pseudo « fichage ADN ». Le mariage serait prévu le 9 février (selon Le Journal du dimanche, 6 janvier 2008). Une dangereuse dérive qui illustre parfaitement la décadence française.

« Vous avez adoré Grâce Kelly à Monaco, vous adorerez Carla Bruni à l’Elysée (Le Journal du dimanche, 6 janvier 2008). » Nicolas Sarközy a rencontré Carla Bruni, un soir, le 17 novembre, chez Jacques Séguela, le publicitaire qui soufflait aux oreilles de François Mitterrand. Elle y était arrivée avec Denis Olivennes, patron de la Fnac et animateur des réseaux fabiusiens.

Depuis, les tourtereaux ne se quittent plus, avec une première escapade quasi-officielle à Disneyland, immortalisée par des paparazzi complices convoqués pour l’événement. Suivie d’un réveillon à Louxor, toujours avec les photographes. Pour la presse britannique, moins soumise aux pressions que la presse française, le président l’aurait déjà demandée en mariage. Et Gala d’évoquer un futur possible « mariage de la décennie » et d’ajouter que Nicolas Sarközy « a l’impression d’entrer dans le club mondial des grands séducteurs ». Il lui aurait offert un portable à usage unique, étant le seul à l’appeler dessus.

Carla Bruni-Tedeschi est née le 23 décembre 1968 à Turin. Elle a une soeur, Valéria Bruni- Tedeschi, qui est actrice et réalisatrice (Il est plus facile pour un chameau…, Actrices, sorti ces jours derniers et où joue son compagnon, Louis Garrel).

Interrogée par ITV, cette dernière déclare : « J’ai eu une éducation catholique, mais Tedeschi est un nom juif d’Italie du Nord. Mon grand-père paternel s’est converti pendant la guerre, a épousé une catholique, ce qui lui a valu d’être mis au ban par la communauté juive de Turin. J’ai mis très longtemps à l’accepter, comme si j’avais hérité de sa faute. Même si ma famille n’a pas été déportée, je me sens très proche du désarroi de cette communauté. Aussi, mon personnage de Sarah (dans un film qu’elle tournait) résonne-t-il par rapport à mon histoire, comme si moi aussi je portais un passé trop lourd pour moi. »

La famille Tedeschi, que Le Parisien (30 décembre 2007) ose qualifier de « famille de la Vieille Europe », s’est donc convertie à la grande époque du fascisme dans l’Italie de Benito Mussolini. Ce qui rapproche son histoire de celle de Cécilia Ciganer-Albeniz (cf F&D 243 et 244). Son frère, Virginio, un marin réputé (trois tours du monde dans les deux sens), est décédé le 4 juillet 2006 à 46 ans des suites d’une longue maladie. Une fondation (dotée d’environ 20 millions d’euros) a été créée pour honorer sa mémoire. Son père, Alberto Bruni-Tedeschi (décédé en 1996) avait repris l’affaire familiale, le groupe turinois CEAT, spécialisé dans les câbles électriques et les pneus, tout en étant, à ses moments perdus, un compositeur dodécaphonique respecté (encore un point de ressemblance avec Cécilia ex-Sarközy). Il développa largement l’entreprise et en fera l’un des fleurons de l’industrie italienne.

Son père cumulait donc une profession honorable et une passion extrême pour la musique, ayant été élevé dans le culte de Richard Wagner et d’Alban Berg. Son premier opéra, Villon, composé à 25 ans, sera joué par les plus grands chefs. Il sera même un temps directeur artistique du Théâtre Regio de Turin entre 1959 et 1971.

Sa mère, Marisa Borini, est pianiste professionnelle. « Les plus grands artistes fréquentent leur palais. La Callas et Karajan dînent au Castagnetto, leur résidence du Piémont (Le Parisien, 30 décembre 2007). » Elle accompagnera Nicolas Sarközy en décembre lors de sa rencontre avec Benoît XVI mais n’obtiendra pas, comme elle l’espérait, le droit de le rencontrer.

Mais, c’est le grand père, Virginio Tedeschi, juif piémontais (lui aussi très grand mélomane, comme ancien élève d’Edgar Varèse), qui est bien à l’origine de la fortune de la famille, l’entreprise n’ayant jamais eu de problème durant le Ventennio et ayant participé efficacement à l’effort de guerre italien à partir de 1940. Un épisode peu souligné aujourd’hui. (more…)

[Amnistia.net - 02/01/08]

Nicolas Sarkozy a transformé la présidence de la République en une émission de télévision, un prime-time permanent où les événements publics et privés se confondent… Les gazettes people sont devenues la meilleure source pour suivre le nouveau cours de l’Elysée…

Dans ce soap opéra à rebondissements quotidiens, qui sert de décor à la France d’après, la gestion de la rumeur est devenue désormais matière politique…

http://www.amnistia.net/videos/francedapres/francedapres_008.htm 

[BAKCHICH TV - samedi 22 décembre 2007]

Les policiers qui enquêtent sur l’affaire Clearstream ont branché sur écoutes le journaliste Denis Robert, sa femme, ses enfants… Et aussi, par erreur, un abonné qui portait le même nom.

Les juges du pôle financier, Pons et D’Huy, sont en train de boucler leur enquête sur l’affaire Clearstream. Depuis trois ans, ils essayent de comprendre qui a fabriqué les faux listings bancaires accusant des personnalités françaises (dont Nicolas Sarkozy) de dissimuler leur argent chez Clearstream, la chambre de compensation luxembourgeoise. Une enquête pas banale, puisqu’elle devra répondre à la question de savoir si Dominique de Villepin a orchestré, ou pas, cette manipulation pour faire tomber Sarko, ainsi que ce dernier le soupçonne.

Pour trouver l’auteur de la dénonciation calomnieuse, les juges ont pendant trois ans interrogé, perquisitionné, requis des écoutes. Leurs cibles ? Les Villepin, Rondot, Gergorin, Lahoud, Michelle Alliot-Marie, qu’ils viennent encore de cuisiner, juste avant les fêtes, sur leur rôle présumé dans la manip’ Clearstream.

Ils ont interrogé aussi Denis Robert, le journaliste qui, depuis des années, enquête sur la maison Clearstream et sur l’opacité des circuits financiers. Le journaliste les intéresse, parce qu’il avait récupéré les listings bancaires de la société luxembourgeoise, autrement-dit, les documents authentiques, dont une partie ont été falsifiés pour mouiller, entre-autres, Sarkozy. Dans le bureau des magistrats, le 19 décembre, Denis Robert a pu lire le dossier judiciaire. Et il a découvert qu’en 2006, à chaque fois qu’il écrivait sur son ordinateur ou prononçait un mot au téléphone, les policiers français n’en rataient pas une miette. (cliquez)

Des mois durant, les policiers ont espionné les conversations et les emails du journaliste. Curieusement, avant de se brancher sur lui, ils ont d’abord mis sur écoute, par erreur, un homonyme. Un vrai Denis Robert… mais pas le bon. Bakchich l’a vérifié, ils sont six “Denis Robert” à s’être abonné au téléphone dans le département du vrai Denis Robert, c’est-à-dire en Moselle. Lequel des six fut écouté par erreur ? Les policiers aux grandes oreilles, seuls, le savent. D’ailleurs, on peut parier qu’ils savent pas mal de choses sur lui.

Car le plus drôle, c’est que nos policiers ont mis un peu de temps avant de s’apercevoir qu’ils écoutaient la mauvaise personne. Plusieurs semaines, entre mars et avril, avant de comprendre que leur client n’avait aucune conversation sur la finance luxembourgeoise, ou sur de faux listings bancaires impliquant les élites françaises. Du rapide.

Visitez le blog de Denis Robert : vous pourrez lire les fameux comptes bancaires de Clearstream qui ont tant excité Villepin, Sarkozy, et les juges.

http://www.bakchich.info/article2223.html 

 C’est quand même bien d’avoir des patrons de presse parmi ses copains. Non seulement on peut faire virer les rédacteurs qui publient des articles qui vous déplaisent, mais en plus on peut se faire tresser des lauriers sous forme d’album photo… et recaser son ancienne copine, Anne Fulda. Décidément, la France c’est Versaillles !!!!!

L’embarras des journalistes de “Paris Match” face au reportage sur Nicolas Sarkozy et Carla Bruni

[Le Monde - 19/12/2007]
Nicolas Sarkozy, premier président pipole ? Deux mois après son divorce, le chef de l’Etat continue à faire la “une” des magazines pipoles. Point de vue,Paris Match et Closer publient, à partir de mercredi 19 décembre, des photos de Nicolas Sarkozy et Carla Bruni. Mais cela ne va pas sans mal chez Paris Match, du groupe Hachette Filipacchi Médias, détenu par Lagardère (actionnaire du Monde).

La société des journalistes (SDJ) de l’hebdomadaire proteste contre la publication d’un reportage photo de Bettina Rheims non accompagné d’un reportage texte,“aucun journaliste n’ayant pu accompagner la photographe Bettina Rheims”. Dans un communiqué publié, mardi 18 décembre, à l’issue d’une assemblée générale, la SDJ souligne que “quel que soit le sujet, Paris Match doit associer au choc des photos, le poids des mots”. Elle “regrette qu’aucun témoignage racontant, selon la tradition du magazine, les coulisses de ce reportage ne soit venu donner du sens à un sujet publié sur 16 pages et en couverture cette semaine”.“Nous n’avons eu aucun choix éditorial, on nous impose des sujets tout faits”, a indiqué un membre du bureau de la SDJ. Celle-ci représente 80 % des quelque 110 journalistes de Paris Match.

LE REPORTAGE ÉCRIT AURAIT ÉTÉ PASSÉ À LA TRAPPE
Le site Bakchich.info précise qu’un reportage “écrit par une rédactrice en chef de l’hebdomadaire (…) racontait (…) ce que narre depuis deux jours le reste des quotidiens, la vie mouvementée de l’ancienne mannequin, chanteuse, compagne de Sarko… En vain : il est resté dans un tiroir, selon le principe cher à Roger Thérond, le légendaire patron de l’hebdo : ‘La richesse de ‘Match’, ce sont ses non-parus’.

Le site indique qu’à Paris Match les journalistes ont d’autres raisons d’être mécontents, l’hebdomadaire étant sur le point d’embaucher la journaliste du Figaro Anne Fulda, ancienne compagne de Nicolas Sarkozy. “Dans un contexte où des membres de la rédaction sont invités à partir dans le cadre d’un plan de départs volontaires visant à réduire la masse salariale, où de nombreux pigistes réguliers ne sont pas titularisés, ce recrutement ‘imposé’ ne semble pas s’imposer”, indique Bakchich.info citant la SDJ de Paris Match.

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3236,36-991371,0.html?xtor=RSS-3208

Nicolas et Pimprenelle, dormez bien les petits.

[Socio 13 - 18/12/2007]
Dans le Franceland politico-médiatique, les questions subsidiaires comme le blocage des salaires des fonctionnaires, la prévisible augmentation en janvier du gaz, ou encore l’expulsion des sans abris, sont occultées par la dernière grande nouvelle : le président Sarkozy a une aventure avec un top model et chanteuse. Et pour aller jusqu’au bout du goût qu’il a pour les aspects les plus tartes de la culture nord-américaine l’annonce du «coup» présidentiel s’est fait à Disney Land devant Mickey et le décor patisserie viennoise,chantillyet peluches… Plus kitsch que ça tu meurs, j’allais oublier on a convoqué Match, Closer et  Point de vue.

http://socio13.wordpress.com/2007/12/18/nicolas-et-pimprenelle-dormez-bien-les-petits/

[Arret Sur Images - 17/12/207]
Vous n’en avez sans doute pas su grand chose, mais une terrible bataille a ensanglanté le front de l’info des consommateurs, à la fin de la semaine dernière. Jeudi soir, le site du Point annonçait la déprogrammation d’une émission de consommation de France 3, “On peut toujours s’entendre”, pour cause de pressions et de menaces trop fortes de la part d’un annonceur.

Mais quel sujet explosif abordait donc cette émission pour faire trembler un des plus gros groupes industriels français et subir une déprogrammation deux jours avant sa diffusion ? La guerre du camembert ! Il existe, en effet, un combat enragé entre les gros industriels et les petits producteurs de camembert.

La polémique est née de la volonté des deux plus grands groupes, Lactalis et Isigny Sainte-Mère, de s’affranchir de l’Appellation d’origine contrôlée (AOC) en cessant d’utiliser le lait cru pour la fabrication de leurs camemberts.
Ils utilisent, à la place, un lait microfiltré, beaucoup moins cher à produire et permettant une plus longue conservation, idéal pour la distribution en grandes surfaces.

« Mais non. L’info était exacte quand elle est parue, comme le confirme à @si une source proche du dossier: “bien sûr que l’émission a été déprogrammée ! Mais c’est France 3 et sa régie publicitaire, qui ont paniqué et ont pris cette décision seuls. Quand Patrice Duhamel (directeur général de France Télévisions, Ndr) a été mis au courant, il a immédiatement exigé qu’elle soit reprogrammée. Il craignait davantage la polémique, que la pression de Lactalis“.

http://arretsurimages.net/post/2007/12/17/La-guerre-du-camembert

Le bon Jean-Luc Dehaene était déjà célèbre pour sa fameuse phrase :
« Si le résultat est non, il faudra revoter,  car il faut absolument que ce soit oui ».

Cela fait 200 ans que la technocratie fait la démocratie sans les citoyens, alors ce n’est pas étonnant que la même caste tente de faire l’Europe qui l’arrange en méprisant souverainement le vote populaire. Comme disait Henry Kissinger (à propos du Chili en 1973) : “Il y a des choses trop importantes pour qu’elles soient laissées au bon vouloir du suffrage universel”.

[Olivier Bonnet - 11/12/2007]

Explosive déclaration de l’ancien vice-président de la Convention ayant élaboré feu le Traité constitutionnel européen, Jean-Luc Dehaene, devant les caméras de la télévision belge. Sa conclusion est limpide : le traité de Lisbonne, “fondamentalement, c’est la même chose” que le TCE. Or, ne l’aurait-on pas déjà un peu rejeté par référendum ?

On connaissait la déclaration de Valéry Giscard d’Estaing : “Dans le traité de Lisbonne, rédigé exclusivement à partir du projet de traité constitutionnel, les outils sont exactement les mêmes. Seul l’ordre a été changé dans la boîte à outils. Les propositions institutionnelles du traité constitutionnel (…) se retrouvent intégralement dans le traité de Lisbonne, mais dans un ordre différent“. Celle de Jose-Luis Zapatero: “Nous n’avons abandonné aucun point essentiel de la Constitution“. D’Angela Merkel : “La substance de la Constitution est préservée, c’est un fait.” Ou de Nicolas Sarkozy lui-même : “Il y a un clivage entre les peuples et les gouvernements. Un référendum aujourd’hui mettrait l’Europe en danger. Il n’y aura pas de traité si un référendum a lieu en France, et il en va de même pour un référendum au Royaume-Uni.”

A tous ces éminentes personnalités qui n’essaient même pas de camoufler la forfaiture démocratique que représente le traité de Lisbonne, ni “mini”, ni “simplifié”, il faut désormais ajouter le jovial ancien premier ministre belge Jean-Luc Dehaene, vice-président de feue la “convention” qui rédigea le “traité constitutionnel” européen. Durant une émission télé de la chaîne publique RTBF, Les bureaux du pouvoir, il a textuellement déclaré, accrochez-vous bien : “Il ne faut pas parler de mini-traité. C’est juste un terme inventé par Sarkozy pour des raisons de politique intérieure. Mais ce traité contient en fait 90% de ce qu’il y avait dans le traité constitutionnel, voire même plus. En fait, la principale différence, c’est que le traité constitutionnel était quelque chose de lisible, alors que là on arrive aux mêmes résultats en faisant des amendements aux traités existants, ce qui donne un texte totalement illisible pour les citoyens. Mais fondamentalement, c’est la même chose.”

Les citoyens français se sont exprimés en 2005 à 54,68% contre le Traité constitutionnel européen. Le résultat de ce référendum est piétiné avec cynisme par le Président Sarkozy, avec la complicité du Parti Socialiste, puisqu’il va en faire adopter une copie conforme par le Congrès. Un coup d’Etat contre la démocratie ! Mais malgré l’énormité de l’affaire, la mobilisation semble bien vaine. Pourtant, notre représentation nationale s’apprête bel et bien à trahir la souveraineté populaire ! Que faire alors ? Signer une pétition ? Ou porter plainte individuellement contre la France devant la Cour européenne des droits de l’Homme, suggèrent les promoteurs du site 29mai.eu, Non au déni de démocratie ! Le travail vous est mâché. En quatre coups de cuiller à pot, vous téléchargez le texte de la plainte, l’imprimez (32 pages), renseignez vos noms, adresse, etc., puis l’expédiez par courrier. Tout est expliqué là. Pourquoi ne pas essayer ?

Concluons avec ce haut fonctionnaire européen anonyme, qui tient un blog sous le pseudonyme de nrs, cité sur celui de Marc Vasseur : “à faire l’Europe sans les peuples, au gré des seules envies et besoins de nos élites mondialisées, on en v