Presse aux ordres


[Marc Olmix sur Alterinfo - 18/07/2008]
(…) Toutsaufsarkozy.com nous ayant habitué à des méthodes passablement litigieuses… l’auteur de ces lignes peut en témoigner : un de ses articles, initialement publié il y a quelques mois sur alterinfo, intitulé “le songe d’Attali : un gouvernement mondial” s’étant retrouvé sur ledit site transformé en “le songe d’Attali (le juif Süss de Sarkozy): un gouvernement mondial”; ce qui ne correspondait, en l’occurrence, ni à l’intention du propos, ni à la mentalité du personnage, infiniment plus sinueuse dans ses velléités d’influence que le sieur Joseph Süss Oppenheimer.

Mais son origine douteuse n’implique pas pour autant l’inexactitude de son contenu. “Greg”, nous oriente dans son avertissement sur la piste d’Emmanuel Ratier, en raison de l’insistance judéophobique du texte et d’une certaine particularité typographique propre à l’éditeur de “Faits & Documents”. Et que cette conjecture soit vraisemblable ou non (aux dernières nouvelles, elle semble ne pas l’être), elle ne discrédite en rien la thèse proposée.

La réduire à une bonne petite lecture conspirationniste, comme si le complexe réseau mis en place par nos termites mondialistes se résumait à un aimable divertissement de librairie, relève d’une argumentation passible d’une invitation chez Guillaume Durand ou d’une place d’éditorialiste à Charlie-Hebdo. (NdL&I : ce à quoi le Greg en question répond “touché, M’sieu Olmix” et je paye ma tournée lors de la prochaine rencontre de L&I-ens).

Nous ne voyons pas non plus en quoi l’extrême-droitisme de Ratier devrait inciter à la “méfiance”. S’il n’avait pas été, voici plus d’une vingtaine d’années, en tant que continuateur d’Henry Coston, l’éditeur des ouvrages du journaliste (un des tout derniers, en France, digne de cette appellation) Yann Moncomble, nombre d’entre ceux qui prétendent à s’aventurer dans ce pénombral labyrinthe n’en aurait pas même aperçu l’entrée. Si Ratier est l’auteur de ce texte, on se fout pas mal de savoir s’il porte des caleçons à fleurs ou s’il préfère les strings léopard, la question est de savoir si ses informations sont crédibles et si sa petite théorie tient la route. Essayons donc d’en examiner la substance d’un peu plus plus près… (more…)

Note de L&I : cette version est celle récupérée sur le site du Réseau Voltaire. Elle est donc l’unique véritable. Toutes celles circulant sur les sites d’extrème droite comme TOUT SAUF SARKOZY, VOX NR ou sur les sites d’extrème gauche comme INDYMEDIA, OPERATIONSARKOZY etc. sont fausses et traffiquées pour nuire à Thierry Meyssan.
[Thierry Meyssan - Voltaire - 10/07/2008]
NOTE DU RÉSEAU VOLTAIRE : Les informations contenues dans cet article ont été présentées par Thierry Meyssan lors de la table ronde de clôture de l’Eurasian Media Forum (Kazakhstan, 25 avril 2008 ) consacrée à la peopolisation et au glamour en politique.

L’intérêt suscite par ces informations a conduit l’auteur à rédiger le présent article qui a été publié par Profile, le principal news magazine russe actuel.

Plusieurs versions et traductions non autorisées de cet article ont été diffusées alors que le site du Réseau Voltaire était hors service. Nous vous prions de considérer le présent article comme le seul valide.

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Nicolas Sarkozy doit être jugé à son action et non pas d’après sa personnalité. Mais lorsque son action surprend jusqu’à ses propres électeurs, il est légitime de se pencher en détail sur sa biographie et de s’interroger sur les alliances qui l’ont conduit au pouvoir. Thierry Meyssan a décidé d’écrire la vérité sur les origines du président de la République française. Toutes les informations contenues dans cet article sont vérifiables, à l’exception de deux imputations, signalées par l’auteur qui en assume seul la responsabilité.

Les Français, lassés des trop longues présidences de François Mitterrand et de Jacques Chirac, ont élu Nicolas Sarkozy en comptant sur son énergie pour revitaliser leur pays. Ils espéraient une rupture avec des années d’immobilisme et des idéologies surannées. Ils ont eu une rupture avec les principes qui fondent la nation française. Ils ont été stupéfaits par cet « hyper-président », se saisissant chaque jour d’un nouveau dossier, aspirant à lui la droite et la gauche, bousculant tous les repères jusqu’à créer une complète confusion.

Comme des enfants qui viennent de faire une grosse bêtise, les Français sont trop occupés à se trouver des excuses pour admettre l’ampleur des dégâts et leur naïveté. Ils refusent d’autant plus de voir qui est vraiment Nicolas Sarkozy, qu’ils auraient dû s’en rendre compte depuis longtemps.

C’est que l’homme est habile. Comme un illusionniste, il a détourné leur attention en offrant sa vie privée en spectacle et en posant dans les magazines people, jusqu’à leur faire oublier son parcours politique.

Que l’on comprenne bien le sens de cet article : il ne s’agit pas de reprocher à M. Sarkozy ses liens familiaux, amicaux et professionnels, mais de lui reprocher d’avoir caché ses attaches aux Français qui ont cru, à tort, élire un homme libre.

Pour comprendre comment un homme en qui tous s’accordent aujourd’hui à voir l’agent des États-Unis et d’Israël a pu devenir le chef du parti gaulliste, puis le président de la République française, il nous faut revenir en arrière. Très en arrière. Il nous faut emprunter une longue digression au cours de laquelle nous présenterons les protagonistes qui trouvent aujourd’hui leur revanche.

Secrets de famille

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, les services secrets états-uniens s’appuient sur le parrain italo-US Lucky Luciano pour contrôler la sécurité des ports américains et pour préparer le débarquement allié en Sicile. Les contacts de Luciano avec les services US passent notamment par Frank Wisner Sr. puis, lorsque le « parrain » est libéré et s’exile en Italie, par son « ambassadeur » corse, Étienne Léandri.

En 1958, les États-Unis, inquiets d’une possible victoire du FLN en Algérie qui ouvrirait l’Afrique du Nord à l’influence soviétique, décident de susciter un coup d’État militaire en France. L’opération est organisée conjointement par la Direction de la planification de la CIA —théoriquement dirigée par Frank Wisner Sr.— et par l’OTAN. Mais Wisner a déjà sombré dans la démence de sorte que c’est son successeur, Allan Dulles, qui supervise le coup. Depuis Alger, des généraux français créent un Comité de salut public qui exerce une pression sur le pouvoir civil parisien et le contraint à voter les pleins pouvoirs au général De Gaulle sans avoir besoin de recourir la force .

Or, Charles De Gaulle n’est pas le pion que les Anglo-Saxons croient pouvoir manipuler. Dans un premier temps, il tente de sortir de la contradiction coloniale en accordant une large autonomie aux territoires d’outre-mer au sein d’une Union française. Mais il est déjà trop tard pour sauver l’Empire français car les peuples colonisés ne croient plus aux promesses de la métropole et exigent leur indépendance. Après avoir conduit victorieusement de féroces campagnes de répression contre les indépendantistes, De Gaulle se rend à l’évidence. Faisant preuve d’une rare sagesse politique, il décide d’accorder à chaque colonie son indépendance.

Cette volte-face est vécue comme une trahison par la plupart de ceux qui l’ont porté au pouvoir. La CIA et l’OTAN soutiennent alors toutes sortes de complots pour l’éliminer, dont un putsch manqué et une quarantaine de tentatives d’assassinat . Toutefois, certains de ses partisans approuvent son évolution politique. Autour de Charles Pasqua, ils créent le SAC, une milice pour le protéger.

(more…)

Il devrait prendre ses pillules, le néo-con sous-marin…  peut-être que les lecteurs “de gauche” vont enfin finir par voir Charlie-Hebdo pour ce qu’il est vraiment devenu ? Nous ça fait 8 ans qu’on ne le lit plus que sur le stand du marchand de journaux, histoire de pas lui filer nos deux Euros.

Si Cavanna était mort, il se retournerait dans sa tombe.

[Comité de Soutien à Denis Robert - 30/07/2008]
Dans Charlie Hebdo du 25 juin, Philippe Val découpe Denis Robert en rondelles. Les mots sont d’une virulence sans précédent.
Jamais encore une telle charge ne lui avait été infligée. Même ses pires détracteurs ont jusqu’ici été plus mesurés. Amalgames, citations tronquées, références historiques passées à la machine à laver, invective, diarrhée verbale : un style, une méthode venus d’un autre temps.
Charlie Hebdo expliquera-t-il dans un prochain numéro les raisons de cette violence, et le moment choisi pour l’exprimer ?

Parmi les premières réactions, celle de Francis KUNTZ, journaliste grolandais, et celle de Jean-François DIANA, Maître de conférences à l’université Paul Verlaine - Metz

http://lesoutien.blogspot.com/2008/07/si-cavanna-tait-mort-il-se-retournerait.html

Siné rejoint le comité de soutien à Denis Robert… et se fait virer par le Conducator de Charlie-Hebdo

Charlie Hebdo, acte 2

Dans Charlie Hebdo du 2 juillet, Philippe Val revient brièvement sur Clearstream et Denis Robert. Pour dire d’abord que lui aussi a été poursuivi en justice par des puissants, et qu’il a gagné. Sous-entendant une fois de plus que Denis perd.
Pour préciser ensuite qu’il n’a jamais interdit à qui que ce soit d’évoquer Clearstream dans Charlie Hebdo. Dont acte.
Et illustration par l’exemple, quelques pages plus loin, dans la chronique de Siné. “Concernant l’édito lynchage de Philippe Val sur Denis Robert, je me contenterai, prudemment, du blanc qui va suivre :

Putain, le coup dur c’est de découvrir que, des mecs qu’on aime bien, comme Onc’ Bernard ou Charb sont également des pauvres cons, tout comme Philippe Val (qu’on adorait quand il faisait le comique avec Patrick Font.

Sont vachement courageux les mecs de la rédaction de Charlie Hebdo, dis donc… tous le petit doigt sur la couture du pantalon, se désolidarisant de la vipère lubrique, comme aux plus beaux jours du laogai…

Charlie-Hebdo mérite bien son surnom de “Journal de merde”… et hop, deux euros d’économisés chaque semaine !

[Backchich - Confidentiels - 15/07/2008]

Finalement, quinze jours après la publication de la chronique où il raillait Jean Sarkozy et qui lui a valu de se faire traiter d’« antisémite », Siné, après avoir découvert que Charlie Hebdo envisageait de publier cette semaine ce qu’il appelle « une pétition contre (lui) », a refusé de signer le mot d’excuse qu’une main amie avait confectionné pour lui. Résultat : il est viré.
Dans un courte mise au point qui paraîtra demain sous son éditorial, Philippe Val, directeur de la publication et de la rédaction de Charlie, estime que « les propos de Siné sur Jean Sarkozy et sa fiancée, outre qu’ils touchaient à la vie privée, colportaient la fausse rumeur de sa conversion au judaïsme », et que, « surtout, ils pouvaient être interprétés comme faisant le lien entre la conversion au judaïsme et la réussite sociale, et ce n’était ni acceptable, ni défendable devant un tribunal ». Estimant qu’il « en (allait) de l’honneur de » son hebdomadaire, Val « assume d’avoir mis » le dessinateur « en face de ce choix : s’exprimer de façon à dissiper clairement cette ambiguïté, ou ne plus écrire dans Charlie ». Val, qui parle d’un « moment pénible », estime que Siné « a préféré s’exclure ». Il ajoute : « Je le regrette ».
De leur côté, Bernard Maris (directeur adjoint de la rédaction), Gérard Biard (rédacteur en chef) et Charb (rédacteur en chef adjoint) écrivent, dans une « note aux lecteurs », que Siné a porté « atteinte » aux « valeurs essentielles » de Charlie. « Il était prévu que la rédaction (le) réprouve sobrement et qu’(il) s’en explique et s’en excuse », ajoutent-ils, mais « finalement il a refusé ». Et de conclure : « Nous regrettons la décision de Siné. Nous regretterons aussi Siné ». Pas sûr que ce soit réciproque : le dessinateur lourdé prévoit pour sa part de lancer « un nouveau canard, avec des potes, ou un blog ».

[Le Post - 15/07/2008]

Et pourquoi je dénonce cette hypocrisie médiatique.

Vous souvenez-vous du pataquès médiatique, les grands mots, sur Voltaire, les lumières, la tradition de liberté d’expression, valeur essentielle de la France, de l’Europe, de l’Occident, seul rempart aux fanatisme des barbares barbus ? Philippe Val au tribunal, soutenu par Sarkozy, l’union sacrée contre l’obscurantisme !

Il semble que la liberté d’expression soit à géométrie variable, pour Val et Cie : Siné, une figure historique de Charlie Hebdo s’est fait virer, à 80 ans, du journal satirique, pour s’être moqué de la convertion au judaïsme (suposée) de Sarkozy Jr.

Depuis le 11 septembre 2001 et la seconde Intifada, il s’est installé un état d’esprit dans le monde politico-médiatique, qui fait qu’il est normal, de fustiger l’Islam et les musulmans en des termes assez agressifs. Par exemple, Claude Imbert, directeur d’un grand hebdomadaire, peut tranquillement dire “Oui, je suis Islamophobe”. Ca ne lui pose aucun problème. Imaginez ce qu’il lui serait arrivé médiatiquement s’il avait déclaré “Oui, je suis judéophobe !”…

Faisons un peu de fiction. Jean Sarkozy tombe amoureux d’une jeune femme de confession Musulmane, et annonce publiquement son intention de se convertir à l’Islam. Un humoriste quelconque, un éditorialiste, ironise sur cette conversion du fils du Président de la République.

Est-ce que Claude Askolovitch et Philippe Val se seraient indignés de la même façon ? Vu les antécédents des deux journalistes, permettez-moi d’en douter. (more…)

[Tim Carr - IES News Service - 11/05/2008]

Comme tous les jours, je me suis retrouvé dans la conférence de rédaction de mon employeur “USA Today” (où je ne suis que simple fournisseur pigiste de matière première)… la principale question qui animait la discussion était : “Qu’est ce qu’on va mettre à la Une” ?

En Birmanie, le nombre de victimes dépassait déjà les 25 000, avec près d’un million de personnes sans maison ni nourriture et une junte militaire qui refusait de laisser entrer des secours étrangers.

Un rapport du Pentagone avait été publié la veille et établissait que - faute de combattants - l’Armée U.S. avait du renvoyer au front environ 43 000 soldats qui avaient pourtant été déclarés “inaptes au combat” par la médecine militaire.

En Philadelphia, six officiers de police avaient été suspendus suite à des actes de torture contre des suspects appréhendés.

En Russie, un nouveau président prenait ses fonctions.

Il y avait donc largement de quoi faire une “Une”… mais les rédacteurs en chef savent ce qui intéresse vraiment le public américain : une grande photo, sur trois colonnes, de Jenna Bush, la fille du Président George W. Bush, qui venait d’annoncer qu’elle allait se marier sous peu.

La seule raison pour laquelle USA Today n’avait pas consacré sa “Une” du week-end à un évènement aussi important était que le journal ne parait pas le weekend. Par contre le reste de la presse U.S. s’en était donné à coeur-joie, quasiment la totalité des titres “ouvrant” sur la photo du rejeton présidentiel.

C’est vrai quoi, ils nous font chier ces niakoués à habiter dans des pays où il y a des cyclones, des tremblements de terre, des guerres et des famines…. au bout d’un moment, par la seule quantité de morts, leur destin devient lassant… c’est bien plus sympa de se consacrer au futur bonheur conjugal d’une blonde qui a pour principale mérite d’être née dans la famille Bush…

[Gregoire Seither - IES News Service - 2/5/2008]
Jean Palfrey la “tenancière de bordel de Washington” a été retrouvée morte, pendue dans la maison de sa mère, à Tampa (Floride). Sa mère affirme que sa fille n’avait jamais donné la moindre preuve d’un comportement suicidaire et la police a indiqué qu’il n’y avait pas de preuve d’usage d’alcool ou de drogues. Jean Palfrey aurait laissé plusieurs notes de suicide a déclaré la police, sans en publier le contenu.. . .

L’an dernier, Palfrey - qui dirigeait un service de prostitution de luxe pour les hommes politiques de Washington et disposait d’un carnet d’adresses de plus de 10 000 noms influents - avait publié les enregistrements téléphoniques de certains de ses clients, dans le cadre du procès qui lui était intenté. Elle avait menacé d’en publier bien d’autres :

Vous pouvez me croire, la prison c’est l’enfer et je n’y retournerais pas un jour, et encore moins 4 à 8 ans juste pour protéger la bonne réputation d’un vice-président ou d’un conseiller à la Maison Blanche… Je n’hésiterais pas une seule seconde et si le juge me le demande, je lui donnerais tous les documents que j’ai en ma possession.”

Il suffit de se souvenir de la descente aux enfers du Gouverneur Eliot Spitzer quand il a été révélé qu’il utilisait un service d’escorte semblable à celui de Palfrey, pour se douter que l’élite de Washington n’était pas “amused” par les menaces de Mme Palfrey.

Bine sûr, cela ne veut pas dire que Palfrey ne s’est pas suicidée, seulement qu’il est probable que sa mort va aller allonger la liste des personnes dont on ne saura jamais vraiment comment elles sont mortes.

Dans le paysage politique états-unien, cette liste est longue. Dans l’entourage des Clinton, par exemple, au moins neuf personnes directement impliquées dans les affaires du couple se sont “suicidées” dans des conditions douteuses. 30 autres personnes ont été assassinées du temps où les Clinton étaient au pouvoir dans l’Arkansas. A chaque fois les meurtres ont été classés par la police comme étant sans motif évident et sans témoignage, ce que la presse appelait à une époque “Le Syndrome de la Mort Subite en Arkansas”.

Ce que nous savons par contre, sur Jean Palfrey, c’est que son business comportait plus de 10 000 clients et que aucun d’entre eux n’a jamais été inquiété ni interrogé par la police. Les deux femmes responsables du réseau de prostitution, Jean Palfrey et Brandy Britton se sont toutes les deux “suicidées” par pendaison. En 2007, quand le journaliste Alex Jones a demandé à Palfrey : “Et vous n’avez pas l’intention de vous suicider, n’est-ce pas,” elle a répondu, “Non, je n’ai aucune intention de me suicider.”

Les soupcons sont encore renforcés par l’ampleur de la campagne légale contre Palfrey - sans commune mesure avec le “délit” dont on l’accuse. La prostitution n’est même pas un crime fédéral; pour pouvoir l’atteindre, le FBI a du l’inculper de détournement de fonds. Quand le FBI a fouillé sa maison, en 2006, les policiers ont fouillé le moindre placard mais ont étrangement ignoré 46 boites d’archives contenant des fiches sur ses clients.

Ce qui est également intéressant c’est que la campagne policière contre Palfrey a commencé quand elle a fermé son agence d’escortes et annoncé vouloir se retirer des affaires. De fait, elle était en Allemagne (où elle voulait s’installer) quand la police a tenté illégalement de fouiller sa maison aux US en prétendant être des acheteurs interessés.

Toutes ces petites pièces mises bout à bout soulèvent la question de savoir si l’affaire Palfrey ne va pas bien au-delà d’une simple histoire de prostitution. Est-ce que Palfrey était menacée parce qu’elle avait déclaré vouloir quitter la bande et se retirer - avec toutes les petites histoires que l’on collecte dans ce genre de milieu ? Est-ce qu’elle était un pion dans une opération de chantage plus importante ? Est-ce qu’elle a été “purgée” maintenant qu’on avait plus besoin de ses services ? Est-ce que c’est elle qui s’est passé la corde en nylon autour du cou ou bien est ce que quelqu’un s’en est chargé à sa place ?

Bien sur, rien ne sert de se précipiter vers une théorie conspirationiste. Mais ce n’est pas pour autant qu’il faut accepter la conclusion que l’establishment a immédiatement crié sur tous les toits - une conclusion qui l’arrange bigrement. Dans le cas de Palfrey, il y a au moins 10 000 personnes à Washington qui ont un intérêt immédiat à ce qu’on ne s’attarde pas trop sur la mort de cette “Madam”.

Dans l’affaire Palfrey, tous les acteurs - juges, procureurs, la presse et les hommes politiques - se sont donnés un mal de chien pour freiner au maximum la diffusion d’informations relatives à cette histoire (qui aurait pourtant du faire saliver le moindre journaliste stagiaire) . A ce jour, leur efforts ont été couronnés de succès.

Le Pentagone affirme qu’il ne s’agit là que d’un ‘exercice intellectuel’… mais il suffit de regarder autour de soi pour voir que toutes ces méthodes sont déjà en usage sur Internet. La revue “Le Meilleur des Mondes” en est un parfait exemple…

UNE ÉTUDE DU PENTAGONE PROPOSE D’INTERFÉRER DE MANIÈRE ILLÉGALE AVEC LES BLOGS, Y COMPRIS EN RECRUTANT DE BLOGGEURS INFLUENTS, EN CRÉANT DE FAUX BLOGS, EN HACKANT ET EN MODIFIANT LEUR CONTENU, VOIRE EN “ÉLIMINANT” PUREMENT ET SIMPLEMENT DE SITES “CONTRAIRES AUX INTÉRÈTS DES ETATS-UNIS”

[Grégoire Seither - IES News Service - 03/0/2008]

Depuis le début de la guerre en Irak, la question des blogs suscite un vif débat au sein de l’armée des Etats-unis - surtout quand ce sont des soldats et des officiers qui veulent les tenir. Au sein de l’Etat-major, certains pensent que les blogs posent un danger à la sécurité et sont une perte de temps pour les soldats, tandis que d’autres, comme le Gen. David Petraeus et le Lt. Gen. William Caldwell, estiment que les blogs sont une précieuse source d’information et une manière, pour des soldats ordinaires, de “gagner les coeurs” en façonnant l’opinion, tant aux Etats-unis qu’à l’étragner.

Mais il existe une troisième approche, illustrée par une étude réalisée en 2006 pour l’académie militaire des forces spéciales (Joint Special Operations University) et intitulée “Blogs and Military Information Strategy”. Des stratéges de la “guerre de l’information” au sein du Pentagone proposent de recruter des bloggeurs et de faire grimper leur cote en créant du buzz, puis de les utiliser comme outils de propagande. “Embaucher une équipe de bloggeurs influents et leur donner l’ordre d’attaquer verbalement une personne désignée, leur demander de discréditer de manière répétée une information ou une théorie qui va à l’encontre de nos intérèts, ou encore leur demander de faire passer un message spécifique est une option qui mérite d’être prise en compte,” écrivent les auteurs du rapport, James Kinniburgh et Dororthy Denning.

Le rapport précise un certain nombre de méthodes à travers lesquelles l’armée des Etats-unis - et notamment les unités chargées des relations publiques, mais aussi le renseignement ainsi que les équipes d’action psychologique (PsyOps) - peuvent tirer profit du phénomène des blogs (more…)

- Tous les médias sont-ils de droite ? - Du journalisme par temps d’élection

[Editions Syllepse - coordonné et mis en forme par Mathias Reymond et Grégory Rzepski pour Acrimed - Avril 2008 - 7 Euros]

Tous les médias sont-ils de droite ? Évidemment, non. Du moins si l’on s’en tient aux orientations politiques qu’ils affichent. Mais justement, qu’ils prescrivent des opinions ou se portent garants du consensus, les médias dominants non seulement se comportent en gardiens du statu quo, mais accentuent les tendances les plus négatives inscrites, plus ou moins en pointillé, dans le mécanisme même de l’élection. Ce sont ces tendances qui font l’objet du présent ouvrage : la primauté accordée aux jeux politiciens sur les enjeux politiques ; la personnalisation outrancière au détriment de la présentation de projets ; l’atrophie de l’espace médiatique au bénéfice des candidats du bipartisme ; la réduction du « politiquement pensable » et sa confiscation par les cercles de prétendus experts.

L’analyse proposée soulève une double question politique : jusqu’à quand les forces politiques se laisseront-elles intimider par un « pouvoir » qui repose largement sur leur soumission ou leur crédulité ? Jusqu’à quand la question des la réappropriation démocratique des médias continuera-t-elle à être considérée comme une question subalterne ? L’objectif de ce livre est de parcourir un champ de bataille. Oui, un champ de bataille.

http://www.acrimed.org/article2850.html 

L’armée colombienne est encadrée et formée par les mêmes John Negroponte  et Yaïr Klein qui ont déjà formé les autres ‘escadrons de la mort’ en Amérique Centrale, et notamment au Salvador et au Nicaragua. Il n’y a donc aucune raison pour que les ‘exactions’ (comme le dit poliment la presse) ne se renouvèlent pas… massacrer des ‘peones’ c’est presque une seconde nature pour les armées latino-américaines, surtout quand leur commandant en chef Uribe est un bon petit soldat des néocons.

Et pendant ce temps là, Uribe, la presse et l’establishment s’époumonent contre le ‘dictateur’ Chavez, qui n’a pourtant massacré personne…

[TeleSur TV - 30/03/2008 - Traduit par le blog Socio13]

La cause des éxécutions extrajudiciaires sont dus, selon le quotidien The Washington Post, aux pressions auxquels sont soumis les militaires colombiens pour en finir avec la guérilla et aussi par les stimulants - tels que paiement de soldes supplémentaire jusqu’à des jours de repos supplémentaires - que leur donne l’Armée pour accumuler les morts lors de combat.

Des milliers de paysans ont été assassinés par l’Armée colombienne en les faisant ensuite passer pour des guérilleros des Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (FARC), a dénoncé ce dimanche le quotidien The Washington Post.   “Sous la pression des commandants militaires pour enregistrer des morts au combat, l’Armée a assassiné chaque fois plus durant ces dernières années, des paysans pauvres et en les faisant passer pour des guérilleros”, a dit le périodique.  

En citant un rapport d’une coalition de 187 groupes de personnes, le journal affirme que “955 civils sont morts entre mi 2002 et 2007 et sont classés comme guérilleros tombés au combat”.   Ce chiffre signifie une augmentation de 60 pour cent par rapport aux cinq années précédentes, quand 577 paysans ont été reportés comme tués par les troupes colombiennes en les faisant passer pour des guérilleros.

Cet accroissement coïncide avec l’offensive qu’a entamée le Gouvernement du président Colombien, Álvaro Uribe, il y a six ans contre la guérilla des FARC, et qui est financée dans une grande partie par les Etats-Unis qui livre annuellement des millions de dollars au gouvernement colombien dans le cadre du Plan Colombie.  En outre, l’augmentation du nombre de paysans assassinés est due aussi à l’accroissement en nombre des Forces Armées colombiennes, qui compte 270 000 membres, la seconde plus grande force d’Amérique latine.

Dans le rapport, les témoignages de familles campagnardes ou de faibles ressources ont affirmé qu’ils ont vu dans les photos des cadavres de leurs parents disparus des vêtements de camouflage que porte la guérilla.   “Les meurtres, menés à bien par des unités sous les ordres de commandants régionaux, ont toujours été un problème dans le conflit armé qui dure depuis 44 ans”, assure le Washington Post.    (more…)

La grosse impression de Déja-Vu ! On se croirait il y a 8 ans, au moment de l’affaire Altern…

[TF1 - 25/03/2008 - putain, vlà qu'on se met à citer TF1 maintenant !!!!]

Presse-citron.net est l’un des tous premiers blogs français, selon le classement Wikio. L’avocat d’Olivier Martinez attaque un blogueur accusé d’avoir mis en ligne un lien vers un blog évoquant la vie privée de son client. Les internautes sont en effervescence.

L’avenir du web 2.0 en France pourrait se jouer mercredi au tribunal de grande instance de Nanterre, en région parisienne. Eric Dupin, l’un des blogueurs les plus influents du moment, est assigné en référé par un cabinet d’avocats parisiens représentant les intérêts d’Olivier Martinez.

Motif : le blogueur a mis en ligne un lien vers un blog qui évoquait la vie privée de l’acteur. Pour ce “grave préjudice”, à la suite duquel le plaignant est “particulièrement choqué, blessé (…)”, le cabinet réclame près de 35.000 euros de dommages et intérêts à Eric Dupin, explique ce dernier sur son blog, Presse-Citron.net (1). (more…)

Cette contribution de Sam Smith est à rapprocher du lynchage médiatique en cours dirigé contre Jeremiah Wright par les “biens pensants” aux Etats-unis. Ce qu’on reproche à Wright, ce n’est pas de dénoncer le racisme ethnique “noir contre blanc”, mais de dénoncer le “racisme social”, riche contre pauvre… Comme le dit Sam Smith, la question de la classe sociale est le fruit défendu du débat politique en Amérique.

[Sam Smith - Undernews - 29/01/2008 - Traduction : Grégoire Seither]

John Edwards a quitté la course présidentielle… et soudain la majorité des analystes et commentateurs “de gauche” se retrouvent orphelins : ils n’ont plus personne sur qui exercer leurs préjugés de classe inavoués qui ont remplacé la discrimination mysogine et raciale parmi l’inteligentsia de ce pays.

L’abandon d’Edwards va permettre aux biens-pensants de choisir leur candidat en toute sérénité : quel que soit le candidat Démocrate pour qui ils opteront, ce sera un choix politiquement correct - une femme ou un noir, l’une diplomée de la Harvard Law School, l’autre diplomé de son équivalent à Yale. En bref, on va pouvoir voter pour des gens issus de notre serail.

J’ai l’impression d’être revenu aux débuts de l’admnistration Clinton. Vous l’avez probablement oublié, mais le cabinet initial de Clinton était composé de 77% de millionaires, largement plus que chez Reagan ou Bush. A Washington, les choix de Clinton passèrent comme une lettre à la poste. Clinton avait fait campagne en promettant que son équipe “aurait le visage de l’Amérique”. Et en effet, vu depuis Washington c’était le cas :  son équipe ressemblait à l’Amérique telle qu’on la voit à  Washington.

Il n’était pas nécessaire de corrompre ou de faire pression sur la presse pour cacher ce fait, la presse ne s’en était même pas rendue compte, tellement c’était normal pour elle. Pourquoi s’offusquer que Clinton prenne dans son équipe des gens que l’on fréquente tous les jours ?

L’une des principales illusions de l’intelligentsia de gauche, c’est qu’elle croit être immunisée contre les discriminations et les préjugés. Oh, oui, il est indéniable que les noirs, les femmes et les gays sont nettement mieux acceptés et pris en compte que ce n’était le cas il y a encore 40 ans. Par contre, si vous êtes pauvre, sans éducation, avec un gros bide, que vous possédez un fusil, êtes originaire du Sud et que votre principale lecture est la bible… alors là, vous verrez que la discrimination est encore là, et qu’elle est impitoyable. Les classes sociales et la culture ont remplacé la race et le genre dans la liste des cibles acceptables. (la suite) (more…)

[Rue 89 - 16/02/2008]

Arte a diffusé l’enquête de Marie-Monique Robin sur Monsanto. Nous republions ci-dessous l’interview de la journaliste.

Pressions sur les scientifiques, les politiques et les médias: une enquête dévoile les méthodes du géant de l’agriculture.

Elle se dit inquiète, mais prête à aller jusqu’au bout de cette enquête. Marie-Monique Robin, lauréate du prix Albert-Londres, a pourtant l’habitude des reportages périlleux. Mais elle avoue que celui-ci dépasse tout ce qu’elle attendait.

Le documentaire qu’elle en a tiré, intitulé “Monsanto, une entreprise qui vous veut du bien”, fait froid dans le dos. Rythmé comme un thriller sur la santé publique, il fait songer au film Erin Brokovich, de Steven Soderbergh, mais sans Julia Roberts pour tout arranger à la fin.

Leader mondial des OGM, Monsanto est à l’origine de bien d’autres produits controversés, depuis sa création en 1901. La liste est longue. La firme est le principal producteur de PCB (le pyralène, polluant organique persistant aujourd’hui interdit et responsable de nombreuses pollutions), de l’agent orange, herbicide utilisé pendant la guerre du Vietnam et fortement cancérigène, et d’hormones de croissances bovine et laitière interdites en Europe.(Voir la vidéo.)

Dans son livre, Marie-Monique Robin livre des exemples de pressions exercées sur des scientifiques, qui seront licenciés ou discrédités pour avoir critiqué les produits Monsanto. Elle donne également la parole à des experts remettant en cause les expériences sanitaires menées par la multinationale. En exclusivité, Rue89 vous en livre quelques extraits…

A voir  sur le site d’origine en raison des nombreuses vidéos et extraits sonores:
http://www.rue89.com/2008/02/16/ogm-quand-monsanto-seme-la-terreur 

[Blog Changement de société - 18/03/2008]

Divina Frau-Meigs [*] Le journalisme aux Etats-Unis, une profession sous influence

1- L’examen des sources d’information auxquelles recourent les journalistes dans l’exercice de leur profession est révélateur de la tension dans laquelle ils se trouvent entre sphère politique et sphère marchande. Plus des deux tiers de leurs sources proviennent de milieux officiels, alors que l’utilisation d’experts et de témoins, si nécessaire à la contre-vérification des données, constitue un petit tiers du travail d’enquête. Par rapport aux sources officielles traditionnelles (que sont la Maison-Blanche, le Pentagone et le Congrès), trois nouvelles sources, de type semi-officielles se sont imposées au cours des dernières décennies : les groupes de pression, les relations publiques et les comités d’experts. Ils ont pour caractéristique commune de partager certaines pratiques et procédures propres au journalisme, sans pour autant appartenir à la profession. Ils jouent sur ces frontières adjacentes et poreuses pour opérer leur filtrage et leur cadrage des événements, selon leurs agendas politiques et économiques.

2- Ces différents acteurs ne cachent pas leur volonté, soit d’influer sur le contenu de l’information, soit de contrôler les journalistes eux-mêmes, voire dans certains cas de se substituer à eux. C’est particulièrement vrai depuis les années 1980, avec la montée de la Nouvelle droite, qui a instrumentalisé les infrastructures de l’information, cadré les sujets à traiter et prescrit leur compatibilité et leur tolérance culturelle avec le programme du mouvement néo-conservateur : déréglementation, dévolution, démantèlement des politiques de l’identité. Les réseaux de formation politique sont ainsi inextricablement liés à ceux de l’information politique : de groupes de pression, ils sont devenus des groupes d’impressions. Leur poids croissant explique que les médias américains soient dans un cycle de stratégies partagées avec le pouvoir, loin des stratégies oppositionnelles du cycle antérieur (années 1960), marqué par le Watergate, qui manifesta leur rôle comme quatrième pouvoir. (more…)

[Agoravox - Paul Villach - 21/03/2008]

Comme il est loin le temps où le journal Le Monde promettait à ses lecteurs d’avoir « la quasi-certitude que toute information publiée (dans ses colonnes) (serait) exacte. » (12-13.02.1993) ! L’article que viennent de publier deux de ses journalistes, Y. Bordenave et I. Mandraud, sur le livre de Jean-Michel Beau, « L’Affaire des Irlandais de Vincennes, l’honneur d’un gendarme - 1982 -2008 » (1) (2), en est l’exacte démonstration du contraire avec en prime la suffisance que nourrissent les esprits infatués d’eux-mêmes.

C’est bien simple : ces journalistes ne s’intéressent même pas aux faits : ils préfèrent jouer aux psychiatres, même si leur savoir en la matière, se limitant à celui de feu les commissaires du peuple, tient en un seul postulat : puisque les faits dérangent, celui qui les rapporte, est dérangé ! Pardon du dérangement ! Mais avec une telle logique, on voit tout de suite qui des deux camps est le plus dérangé.

(more…)

Si on peut comprendre une certaine lassitude de la part de Devoucoux, les arguments avançés pour justifier l’arrêt du “Perroquet libéré”, un site salutairement critique (et qui - au vu du rythme de publication des articles - ne devait pas prendre trop de temps) sont un peu faibles…

- “faire le boulot de l’opposition à sa place” : jusqu’à preuve du contraire Devoucoux fait partie de l’opposition.

- “las du verrouillage médiatique” : bien sûr, les articles du Perroquet n’étaient pas repris par la page “Débats” du “Monde”, mais ils n’étaient pas trop mal classés dans “Google Actualités”. 3 000 lecteurs quotidiens, c’est plus que ce dont peut réver un éditeur de pamphlet oppositionnel.

- “L’insécurité juridique des sites internet” : faut pas éxagérer, il suffit de regarder où l’on met les pieds et au pire de faire comme le Réseau Voltaire et aller mettre ses serveurs à l’abri.. Si tous les sites oppositionnels fermaient parce qu’ils ont peur de l’insécurité juridique, il n’y aurait plus que de la publicité sur Internet.

Sans parler du fait que Devoucoux n’est pas tout seul. Contrairement aux Valentin Lacambre, Tsin et autres éditeurs de Samizdat, lui peut s’appuyer sur un réseau efficace d’avocats UMP…

Bref, il est regrettable de voir un  Devoucoux du Buysson tenter de justifier ce qui n’est rien d’autre qu’un “abandon de poste face à l’ennemi” - la noblesse n’est plus ce qu’elle était, Ventre Saint Gris ! :-)

On est curieux de voir en quoi va consister ce “travail en amont”…

[Le Perroquet libéré -  21/03/2008]

Parce que nous ne voulons pas nous cantonner dans le registre de la critique, parce que nous en avons assez de faire le boulot de l’opposition à sa place, parce que nous sommes las du verrouillage médiatique qui caractérise le débat parisien, parce que l’insécurité juridique des sites internet nous place à la merci des puissants (cf. affaire “delanoe2008″), nous préférons mettre un terme à l’expérience du Perroquet Libéré.

Cette décision tient compte du fait que le danger de voir un jour Bertrand Delanoë, ce Sarkozy de gauche, accéder un jour à la présidence de la République s’est éloigné. Elu comme en 2001 grâce à la nullité de ses adversaires plutôt que sur une véritable vague d’enthousiasme (forte abstention, non-basculement des arrondissements de droite), le maire de Paris n’est qu’un présidentiable socialiste parmi d’autres (Ségolène Royal, Laurent Fabius, Dominique Strauss-Kahn, Martine Aubry et d’autres plus jeunes et plus talentueux) et nous sommes bien placés pour savoir que les livres sur Bertrand Delanoë ne suscitent guère d’intérêt au-delà du périphérique…

Depuis que nous l’avons rencontré, nous savons aussi que derrière l’image flatteuse construite sur la base d’une communication habile et de la complaisance médiatique se cache un apparatchik orgueilleux et méchant fuyant le contact avec la population et dont la vraie nature ne tardera plus à apparaître au grand jour. De quoi prémunir le peuple français de tomber derechef dans le panneau du “Je vais faire pour la France ce que j’ai fait pour Paris”.

Convaincus que c’est le manque de culture, notamment historique, qui explique à la fois la médiocrité des discours des élus parisiens et le glissement du travail journalistique de l’information vers la communication, nous voulons désormais travailler en amont pour contribuer à remédier à cette carence (n’en disons pas plus pour l’instant).

Nous tenons à remercier tous nos lecteurs pour leur fidélité, tout particulièrement ceux qui nous ont soutenus dans les difficultés. Au-delà du triste spectacle offert par la politique parisienne, nous nous sommes bien amusés et nous espérons avoir convaincu nos lecteurs du ressort comique que recèle la scène politique locale. Fiers d’avoir contribué à sauver un malheureux oiseau innocent d’un destin affreux, nous nous retirons avec la satisfaction du devoir accompli.

Que nos détracteurs ne se réjouissent pas trop vite : les centaines d’articles du Perroquet Libéré resteront disponibles gratuitement sur internet pour continuer à éclairer les citoyens un tantinet curieux.

Pour finir sur une note positive, nous soumettons à la réflexion des élus et des citoyens de Paris et d’ailleurs une charte faite de 20 mesures simples et concrètes dont l’adoption serait de nature à améliorer sensiblement la démocratie locale.

François Devoucoux du Buysson et Max Dupré - (Fondateurs du Perroquet Libéré)

http://www.leperroquetlibere.com/Le-Perroquet-Libere-tire-sa-reverence_a467.html?preaction=nl&id=633887&idnl=33056&

[Amnistia.net - Bernard Jouanneau, avocat à la Cour - 20/03/2008]

Le désistement de Nicolas Sarkozy ne règle pas le sort des poursuites pénales pour faux et usage de faux engagées par le parquet, à la suite de la plainte déposée par le président de la République. Par l’effet de cette plainte, le ministère public s’est trouvé dans l’obligation d’exercer l’action publique….

Aujourd’hui c’est Carla qui a porté un coup fatal à la poursuite pour faux et usage de faux en écrivant dans Le Monde “Le problème n’est pas non plus l’existence elle-même du SMS”. Le problème pour elle c’est “La Calomnie”.

La calomnie… c’est la diffamation par essence. C’est elle que le Président aurait choisie comme avocate, en même temps qu’il l’épousait.

A l’entendre plaider, son mari, “ne s’en prend pas à la liberté de la presse, en attaquant le site du Nouvel Observateur… c’est la liberté de chacun qu’il protège”. Sauf que celle du journaliste c’était d’écrire, en conscience, ce qu’il croyait vrai et qu’il disait avoir vérifié de source sûre, et de se défendre devant le tribunal dans le cadre d’un débat de presse, sans être contraint d’écrire sur ordre une lettre d’excuse.

S’il y en a bien un qui est diffamé par la première Dame de France c’est bien M. Airy Routier!!

http://www.amnistia.net/news/articles/multdoss/sms-cecilia/sms-cecilia_202.htm

Un tract UMP en page 2 du « Monde »

[Le Blog des rédacteurs de Politis - 15/03/2008]

Dans l’édition du quotidien Le Monde de ce jour (daté du 15 mars), Patrick Jarreau s’inquiète de la possibilité de voir le Parti socialiste diriger, lundi, « un nombre écrasant d’exécutifs locaux ». Dans sa chronique politique, ce rédacteur en chef se demande si l’électeur « mesure » bien « que, après les élections municipales et cantonales, la France des territoires va vivre dans un régime - osons le mot - de parti unique » (sic). Pour oser le ridicule d’une telle outrance, il n’y avait jusqu’ici que Jean-Pierre Elkabbach…

Mais le plus croustillant, si l’on peut dire, est dans le tableau du cauchemar auquel nous condamnerait ce régime de « parti unique » :

« L’administré est cerné par le boboïsme gestionnaire, l’usager est condamné à ne connaître qu’un seul prestataire de services, le contribuable est livré à la voracité fiscale du socialisme municipal, départemental et régional ! »

Un tel digest de pensée Umpiste sous la plume d’un chantre de la probité et de la neutralité journalistique laisse pantois, à la veille d’un scrutin embarrassant pour Nicolas Sarkozy. Même Le Figaro n’oserait pas concentrer de façon aussi caricaturale son credo libéral conservateur : la stigmatisation de la gauche bobo - la seule que connaisse le chroniqueur faute d’avoir constaté qu’il existe une vie au-delà du périphérique -, la revendication d’une libéralisation des services publics, et la dénonciation du fiscalisme [Une propagande mensongère

Car le dernier point soulevé, qui ne doit vraisemblablement rien au hasard, est précisément l’axe de riposte choisi par François Fillon et Patrick Devedjian, cette semaine, pour tenter désespéremment d’enrayer la perte de nombreuses collectivités locales. Le Premier ministre, à Tarbes mercredi, a accusé le PS d’avoir augmenté en trois ans les impôts dans les régions « de plus de 38% ». Le même jour, le secrétaire général de l’UMP interpellait le PS, dans Le Figaro sur « l’explosion de la fiscalité locale ».

Après ses déménagements successifs, l’ancien quotidien de la rue des Italiens aurait-il décidé de s’installer au 55 rue de la Boétie ?

http://www.pour-politis.org/spip.php?article515

[Fluctuat.net - 16/03/2008]

Artiste franco-colombienne, invitée du festival Vidéoformes à Clermont-Ferrand, Triny Prada a fait les frais, le 12 mars dernier du zèle de policiers clermontois.
La scène, malheureusement trop banale depuis plusieurs mois, est relatée en détails par Loiez Deniel, président du festival, et la version de Gabriel Soucheyre, présent sur les lieux, apparaît elle aussi dans les commentaires de l’article. Plus important que tout, le témoignage vidéo de Triny Prada vient d’être mis en ligne.
A la lecture et à l’écoute de ces récits détaillés, on se souviendra bien sûr des grands shows médiatico-démocrates où le candidat Sarkozy, alors Ministre de l’Intérieur, répondait sèchement à un jeune homme accusant les forces de police de violences. A l’époque, les propos du ministre étaient sans ambiguïté, et condamnaient avec fermeté ces comportements, promettant même de s’occuper de ces affaires personnellement… si les faits étaient vérifiés. [Le compte-rendu de l'émission par un militant UMP sur ce site en faisait d'ailleurs largement mention.]

A-t-on entendu, depuis, à quelles enquêtes ces plaintes publiques ont mené ? Bien sûr que non. Attaquer frontalement une présumée victime, pour enfin ne pas donner suite à ces promesses de justice avait (et a eu) un seul objectif simple, médiatiquement parlant : changer le témoignage en “on dit” et le témoin en menteur.

Aujourd’hui pourtant, avec l’affaire Triny Prada, qui survient à peine une semaine après un autre incident du même genre, les victimes ne sont plus de simples “racailles de banlieue” molestées et humiliées, mais des artistes d’un côté, et des étudiants de l’autre. Mauvaise pioche pour les policiers zélés mis en cause, puisqu’une plainte sera en effet déposée auprès du procureur de la République à Clermont.

On pourrait se rejouir de ces démarches, tout en souhaitant que la justice autorise encore des recours contre des forces de l’ordre indélicates, mais comme on vient de le dire, il s’agit là d’artistes, intégrés à la vie de leur cité et de leur pays, socialement fréquentables et dignes de confiance a priori.
Mais qu’en est-il des autres ? De tous ceux qui sont victimes des mêmes abus mais ne possèdent pas la stature sociale suffisante pour leur permettre d’être de bonne foi a priori ?
Outre la constatation que ces débordements scandaleux continuent de se multiplier en France, c’est bien la principale question qui serait à débattre aujourd’hui.

Rachida Dati avait déjà fait expulser les caméras lors d’un précédent meeting, à Meaux afin d’éviter des manifestations anti-Sarko…

DATI EXPULSE LA TELE LIBRE
[La Télé Libre - 06/03/2008]
VIDEO: http://latelelibre.fr/index.php/2008/03/dati-expulse-la-tele-libre/

Dans le VIIème arrondissement, on empêche la presse de filmer et on la sort de force, mais on reste chics. Alors que La Télé Libre couvrait une réunion de campagne publique de Rachida Dati dans une école élémentaire, les jeunes militants UMP du VIIème ont décidé que nous ne filmerions pas, et nous ont fait expulser.

Mercredi 5 mars, réunion publique de Rachida Dati, candidate à la Mairie du VIIème, dans une école élémentaire de l’arrondissement. La salle est comble, des manteaux de fourrure, des sacs Vuitton, et La Télé Libre.

« Jeunes populaires »
D’autres caméramans sont présents, sympathisants UMP ou bloggeurs, et nous filmons depuis plus d’une heure, quand quatre jeunes militants commencent à entourer le caméraman de La Télé Libre, Adrien Rappoport, et à lui boucher délibérément l’objectif. Il s’écarte, cherche un autre endroit pour filmer, mais les « jeunes populaires du VIIème » (sic) reviennent devant lui, et donnent de petits coups dans la caméra, de sorte qu’aucun plan ne soit exploitable. Interrogés sur leur comportement, ils nous disent de nous taire, et d’arrêter de perturber la réunion.

« Elle veut pas »
Nous tentons péniblement de trouver un autre emplacement sans faire de vagues, pour ne pas justifier une expulsion, quand un garde du corps se place à son tour devant la caméra, un grand sourire aux lèvres. « Elle veut pas », nous murmure-t-il. Pas d’autre explication, mais un « On en parlera tout à l’heure » plein de promesses.

Quand la ministre parle, on se tait et on ne filme pas
Comprenant bien qu’ils nous rendront le tournage impossible, nous faisons le choix, à tort peut-être, de ne pas crier au scandale. Nous voulons filmer, coûte que coûte, puisqu’ils ont décidé de nous en empêcher. Dans la salle bondée, constamment entourés par les jeunes militants UMP et bousculés par le garde du corps, nous cherchons en vain un coin tranquille. Le colosse nous bouscule, toujours avec le sourire, et nous ordonne de nous taire. « On ne vous a jamais appris qu’il fallait se taire quand la ministre parle ? »

Expulsion
Pris à témoins, plusieurs personnes nous répondent que nous sommes les fauteurs de trouble. Rachida Dati jette vers nous un regard inquiet. Mais les jeunes populaires ont bien fait leur travail : la salle nous regarde comme des perturbateurs, et personne ne sourcille quand nous sommes expulsés par des agents. Huit personnes, dont on ne sait s’ils sont de la police ou de la sécurité, à l’exception d’un seul qui sort une carte de police. Ils nous laissent le choix entre la fuite ou le poste de police. Aucune raison à notre expulsion ne sera donnée.

Peur de la « petite phrase » ?
Pourquoi nous a-t-on empêché de filmer ? La peur de la « petite phrase » est certainement grande à l’UMP depuis que les dérapages de Rama Yade, Françoise de Panafieu, Jean Marie Cavada, et Nicolas Sarkozy se sont retrouvés joués en boucle sur Internet et les chaînes d’information. Mais mercredi soir, aucune autre caméra que la notre n’a été bousculée. Nous filmions pourtant exactement comme les autres. La seule différence, c’était l’autocollant Télé Libre.

[ ALAIN BROSSAT - Les Mots sont Importants - 10/02/2008]

Introduction
Le texte qui suit est extrait du dernier livre d’Alain Brossat, Bouffon Imperator, consacré aux deux-cents premiers jours du nouveau président.

Vers la cent-vingtième journée de son règne, Bouffon eut cette formule mémorable : le premier des droits de l’homme, c’est celui des victimes. Jamais sans doute – en ce pays, du moins – un homme politique n’avait jusqu’alors donné à voir aussi distinctement la relation qui s’établit entre le nom ré-enchanté de « la victime » et le désir d’État fort, de gouvernement autoritaire. Désir obscur assurément partagé entre une partie du corps social et autorité politique, mais auquel donne bel et bien voix ici le plus autorisé des dirigeants. En donnant à cette aspiration désastreuse statut de maxime de gouvernement, Bouffon ouvre en effet aux corps répressifs de l’État un crédit de violence et d’arbitraire illimité. Il instaure une modalité de gouvernement qui, jusqu’à présent, n’existait qu’en pointillés : le gouvernement au fait divers, le temps des lois sur mesure alignées sur les affects réactifs du public et destinés à enchaîner clause d’exception sur clause d’exception. (more…)

[Geoffrey Geuens - Michel Collon.info - 04/03/2008]
4 grandes agences de presse contrôlent aujourd’hui l’essentiel de l’info internationale. En 1992, dans Attention, médias ! (pp. 208-209), nous avions analysé leur quasi-monopole mondial. Aujourd’hui, Geoffrey Geuens montre l’intégration toujours plus poussée de ces agences dites « d’information » dans les rouages du pouvoir économique et politique. (Michel Collon)

Structurellement intégrées aux dispositifs de maintien de l’ordre politique, idéologique et symbolique du capitalisme, les agences internationales de presse demeurent, aujourd’hui, l’un des principaux relais des intérêts des multinationales et le cœur même du complexe médiatico-industriel. Haut-parleur de la haute finance, « lubrifiant du capital », selon l’expression désormais célèbre de Marx, l’information est plus que jamais sous contrôle du pouvoir économique. (more…)

Ce n’est pas un très gros sacrifice… depuis sa nomination, Kouchner n’a rien fait et n’a servi à rien. Aucun des dossiers majeurs de politique étrangère (infirmières bulgares, arche de zoé, tchad…)  n’est passé par lui. Il ne perd donc pas grand chose (mis à part ses émoluments) en démissionnant…

[CB Newsletter 04.03.08]
Le chef de la diplomatie Bernard Kouchner a estimé hier que la nomination de sa compagne Christine Ockrent à la direction de l’audiovisuel public extérieur était “un bon choix”. D’ailleurs, il trouve le choix tellement bon qu’il pourrait démissionner “s’il y avait conflit d’intérêt, je serai le premier à le reconnaître, je ne me mêlerai pas du tout d’audiovisuel extérieur, j’en fais le serment”, a déclaré le ministre des Affaires étrangères à France Inter. Et le ministre des affaires étrangères d’ajouter : “Je ne vois pas pourquoi c’est toujours les femmes qui devraient démissionner”. “Je pense que ça se passera très bien”, a-t-il affirmé. La nomination annoncée par l’Elysée de Mme Ockrent, 63 ans, a suscité une polémique, les syndicats de journalistes s’inquiétant “d’un conflit d’intérêt” et y voyant une menace pour la “crédibilité” de la nouvelle holding France Monde chapeautant France 24, RFI et TV5Monde.
En savoir plus :
http://www.cbnews.fr/articles/medias/kouchner-pret-a-demissionner-pour-ockrent

“Casse-toi” : le mea culpa de Sarkozy rajouté par l’Elysée

[NOUVELOBS.COM | 26.02.2008 ]

“J’aurais mieux fait de ne pas lui répondre”, reconnaît Nicolas Sarkozy au sujet de son comportement au salon de l’Agriculture. Une phrase qui a été insérée par l’Elysée après relecture. Selon Le Parisien, il n’a pas exprimé de regret lors de l’entretien.

Des regrets du chef de l’Etat qui ont en fait été insérés par l’Elysée, a déclaré Dominique de Montvalon, directeur de la rédaction du quotidien, interrogé sur Canal+.

“J’aurais mieux fait de ne pas lui répondre”, explique Nicolas Sarkozy dans cet interview, qui a été “amendée et corrigée” et transmise au journal lundi en fin de soirée par l’Elysée.

“Cette phrase n’a pas été prononcée” devant le panel de lecteurs du Parisien qui a interrogé le chef de l’Etat, a expliqué Dominique de Montvalon. “Ils retrouvent dans le journal quelque chose que le président n’a pas dit, qu’ils n’ont pas entendu.”

Selon ce journaliste, qui a assisté à l’entretien, le président “n’avait pas exprimé le moindre regret” dans la matinée.

“En substance”, le président “a exprimé qu’il a ét