Nicolapolice


Alain Bauer et ses copains sécuritaires ont fait fortune en vendant ce genre de “recettes miracles” aux communes appeurées - flicons, flicons… mais cela n’a pas servi à grand chose, si ce n’est à faire croire qu’on agissait…

Le fiasco de la surveillance vidéo en Grande Bretagne

[France Info - 09/05/2008]

On compte une caméra pour 14 Britanniques. Dans les années 90, la Grande Bretagne a développé cette politique ultra sécuritaire de surveillance pour faire reculer la criminalité et la délinquance. Aujourd’hui, le modèle montre ses limites.

Les responsables de la police britannique parlent d’un véritable fiasco. Ils dénoncent des dépenses trop importantes au regard des résultats : “Des milliards de livres ont été dépensés dans le matériel mais on n’a pas réfléchi à la manière dont la police allait utiliser les images et comment elles seraient présentées au tribunal“, explique Mike Neville, responsable du bureau des images de Scotland Yard.

Selon lui, les images provenant des 65 000 caméras londoniennes n’ont permis d’élucider que 3% des vols commis sur la voie publique. Certains rapports estiment même que l’argent dépensé dans la vidéosurveillance aurait sensiblement permis de faire baisser la criminalité s’il avait servi à augmenter l’éclairage public. Et pourtant, dans les années 90, le ministère de l’Intérieur y avait consacré 80% du budget anti-criminalité, environ 630 millions d’euros entre 1994 et 2004.

En France, le modèle britannique et ses 4,2 millions de caméras, sert encore d’exemple au gouvernement. L’année dernière le secrétaire d’Etat à l’emploi, Laurent Wauquiez, (alors porte parole du gouvernement) faisait valoir que “le système de surveillance britannique permettait d’assurer mieux la sécurité du territoire “.

De son côté, la ministre d’Intérieur Michel Alliot-Marie compte tripler le nombre de caméras, pour porter le chiffre à 60.000 avant la fin de l’année 2009. Une politique qu’elle explique par la lutte contre le terrorisme. En 2005, la vidéosurveillance avait contribué à identifier les quatre poseurs de bombes des attentats de Londres, qui avaient fait 56 morts.

http://www.france-info.com/spip.php?article132075&theme=14&sous_theme=14

Vient de paraître mars 2008
La frénésie sécuritaire : Retour à l’ordre et nouveau contrôle social

Sous la direction de Laurent Mucchielli, avec des contributions de Bruno Aubusson de Cavarlay, Jean Danet, Éric Heilmann, Christine Lazerges, Philip Milburn, Christian Mouhanna, Pierre Piazza, Mathieu Rigouste et Serge Slama.

Les années 1997-2002 furent celles du “tournant sécuritaire”, marqué par la surenchère électorale sur ce thème de l’”insécurité”. Mais, depuis 2002, la France est engagée dans une véritable “frénésie sécuritaire”, qui n’a fait que s’aggraver depuis l’élection présidentielle de 2007.

Chasse aux étrangers sans-papiers, internement prolongé d’adultes et d’enfants en zones de rétention, multiplication des infractions et des sanctions, remise en cause de la justice des mineurs, atteinte à certaines libertés au nom de la lutte antiterroriste, pression croissante du pouvoir politique sur les magistrats, explosion de la population carcérale, mais aussi abandon de la police de proximité, recours croissant au fichage, à la vidéosurveillance et à la biométrie, montée en puissance des technologies et des doctrines d’origine militaire.

Les auteurs de ce livre, spécialistes reconnus dans leurs domaines, décryptent les facettes de cette frénésie, ses origines idéologiques et sa mise en scène médiatique. À partir de leurs recherches, études et enquêtes, ils montrent qu’elle ne répond pas à la demande de sécurité des populations et alertent sur l’avènement possible d’une nouvelle “société sécuritaire”.

Laurent Mucchielli, sociologue, directeur de recherches au CNRS (CESDIP), est l’auteur de nombreux travaux sur les délinquances, leur traitement pénal et le débat public sur la sécurité. Il a notamment dirigé Les Bandes de jeunes (La Découverte, 2007, avec M. Mohammed) et Gendarmes et voleurs (L’Harmattan, 2007).

http://www.cesdip.org/spip.php?article323

8 avril 2008: Journée d’études :

Le Centre de Paris de l’Université de Chicago et le Centre de Recherches Sociologiques sur le Droit et les Institutions Pénales (CESDIP) organisent une journée d’études sur le thème : ” La frénésie sécuritaire : retour à l’ordre et nouveau contrôle social” au Centre de Paris de l’Université de Chicago, 6 rue Thomas Mann, 75013 Paris (Métro : Bibliothèque François Mitterrand - Ligne 14, RER C)

le mardi 8 avril 2008, de 9 h 30 à 17 h 30 - Entrée libre sur invitation

Programme :

  • - Contextes et enjeux de la frénésie sécuritaire : Laurent MUCCHIELLI (CNRS-CESDIP)
  • - Cinq ans de frénésie pénale : Jean DANET (Université de Nantes)
  • - Un populisme pénal contre la protection des mineurs : Christine LAZERGES (Université Paris 1)
  • - La justice sous pression : Philip MILBURN (Université Versailles Saint-Quentin)
  • - La nouvelle inflation carcérale : Bruno AUBUSSON DE CAVARLAY (CNRS-CESDIP)
  • - Politique d’immigration : un laboratoire de la frénésie sécuritaire : Serge SLAMA (Université d’Evry-Val-d’Essonne)
  • - Police : de la proximité au maintien de l’ordre généralisé ? : Christian MOUHANNA (CNRS-CESDIP)
  • - La guerre à l’intérieur : la militarisation du contrôle des quartiers populaires : Mathieu RIGOUSTE (Université Paris 8-Saint-Denis)
  • - La vidéosurveillance, un mirage technologique et politique : Eric HEILMANN (Université Louis Pasteur de Strasbourg)
  • - La biométrie : usages policiers et fantasmes technologiques : Pierre PIAZZA (Université de Cergy-Pontoise)
  • La journée sera animée par Bernard HARCOURT (professeur à l’Université de Chicago)

Merci de confirmer votre présence à Murielle POLIDORI (polidori@cesdip.com - Tél. : 01.34.52.17.00 - Fax : 01.34.52.17.17)

http://www.cesdip.org/spip.php?article323

Ce texte est un scandale !!! Quand on a fini sa peine, on sort… là, quand on aura fini sa peine, on vous en rajoutera une. Si le criminel est malade mental, alors il faut l’interner. Mais là on ouvre la porte à la relégation, comme le faisait Fourier à l’époque du bagne. Les “relégués” qui ne mourraient pas n’avaient pas le droit de rentrer une fois leur peine terminée, le gouvernement pouvant les obliger à rester sur place, comme relégués “libres”.

Côté sécuritaire, c’est le grand retour de la droite de 1870… Sarko en Versaillais, ça ne me surprend pas.

[Reuters - 07/02/2008]
Le Parlement a adopté définitivement le projet de loi présenté par la garde des Sceaux, Rachida Dati, qui permet le maintien des criminels les plus dangereux dans des centres fermés à leur sortie de prison. Après les députés la veille, les sénateurs ont entériné jeudi le texte mis au point lundi par une commission mixte paritaire (CMP) Assemblée-Sénat. Le projet de loi est donc définitivement adopté par le Parlement.

L’opposition a d’ores et déjà annoncé qu’elle saisirait le Conseil constitutionnel. Elle estime que ce texte ne respecte ni la Constitution, ni la Convention européenne des droits de l’homme.

Il s’agit d’un texte important et ambitieux“, a dit la garde des Sceaux. “Il vise à mieux protéger les Français. Il est attendu des Français. Il offre une prise en charge nouvelle aux personnes condamnées qui restent d’une particulière dangerosité à la fin de leur peine“, a-t-elle affirmé. [C'est exactement le même argument que Fourrier et les Nazis, il s'agit de 'protéger' les Français et donc d'extirper le délinquant du corps social... la prochaine étape c'est le bagne ou la chambre à gaz]

Ce texte appelle de notre part nos plus expresses réserves car il porte atteinte à deux principes fondamentaux de notre droit pénal“, a pour sa part déclaré la socialiste Elisabeth Guigou, ancien garde des Sceaux.

Passer de l’homme jugé coupable à l’homme supposé dangereux, c’est piétiner un principe fondamental de notre droit depuis la Déclaration universel des droits de l’homme et du citoyen“, a-t-elle affirmé.

Ce projet de loi reprend des engagements de Nicolas Sarkozy après plusieurs crimes intervenus durant l’été et qui ont choqué l’opinion publique.

Le texte prévoit la création de “centres socio-médico-judiciaires” dans lesquels pourront être retenus, une fois leur peine accomplie, les criminels jugés dangereux et susceptibles de récidiver. [Centres socio-médico-judiciaires qui n'existent pas encore et qui mettront des années à être construits, en nombre insuffisant, pour cause de restrictions budgétaires. Au final, les "supposés dangereux" resteront tout simplement en prison, jusqu'à leur mort]

Il reprend le principe, contesté par nombre de juristes, d’une rétroactivité de la loi, c’est-à-dire de son application aux personnes déjà condamnées.

La rétention de sûreté, qui pourra être prononcée pour une durée d’un an renouvelable, s’appliquera “à titre exceptionnel” après décision de la chambre de l’instruction. Elle devra constater “une probabilité très élevée” de récidive, la personne condamnée “souffrant d’un trouble grave de la personnalité”.

Dans sa seconde partie, le texte prévoit de remplacer le non-lieu pour raison psychiatrique par “une ordonnance d’irresponsabilité pénale pour cause de trouble mental”, le juge d’instruction transmettant le dossier à la chambre de l’instruction.

http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-34219247@7-37,0.html 

Outre le fait que les “totos” et leurs pétards font bien moins de dégats que les Corses, je ne suis pas trop inquiet : 50% de la mouvance gauchiste en France est constituée soit d’agents provocateurs au service de la police, soit d’informateurs des R.G. ou carrément de flics infiltrés. On l’a encore vu lors des récentes manifs de No-Border : il y avait un paquet de mecs sportifs en bombers et keffieh, super mobiles, super bien organisés et qui passaient allègrement entre les rangs de la police…

… mais la peur de l’anarchiste poseur de bombes, ça marche toujours pour faire trembler le bourgeois et l’encourager à aller se jeter dans les bras de la police.

Agents provocateurs de la police[Le Monde 02/02/2008]
Les renseignements généraux sont formels : on assiste, en France, à la résurgence d’une mouvance, qualifiée pour l’heure d’”anarcho-autonome”, violente, qui prospère sur le terreau des conflits sociaux touchant les jeunes tels que l’opposition au contrat première embauche (CPE), en 2006, et à la loi LRU, en 2007.

“L’affaiblissement à droite comme à gauche des partis politiques qui permettent d’exprimer les frustrations sociales se traduit, l’histoire de France et de ses voisins le montre, par l’apparition de mouvements radicaux et violents”, indique au Monde Michèle Alliot-Marie, ministre de l’intérieur.

A Toulouse, dans la nuit du 24 au 25 novembre 2007, deux hommes et une femme sont interpellés alors qu’ils viennent de faire sauter un engin explosif dans un champ. Randall V., 20 ans, Grégoire M., 22 ans, et Daphné C., 21 ans, transportent avec eux un produit explosif, le triacétone triperoxyde (TATP), placé dans le couvercle d’une boîte en fer avec un inflammateur de type “détaupeur”. Ce dispositif était relié à deux fils soudés à une pile de 9 volts, le tout étant raccordé à un minuteur électrique.

A leur domicile toulousain, les enquêteurs retrouvent une importante documentation “anarchiste”, avec des noms évocateurs : L’Insurrection qui vient, ou Organe de liaison au sein du parti imaginaire. Sur le disque dur de leur ordinateur, quelques phrases comme : “ C’est ici qu’on se rassemble pour tout faire partir en cendres.”

Les policiers procèdent à des rapprochements. Ces trois jeunes gens sont rattachés à la mouvance “autonome” de la région nantaise, en particulier à Baptiste H., très en vue, à l’automne 2007, lors du blocage de l’université Rennes-II contre la loi LRU. Les services de renseignements le suspectent même d’avoir tenté de constituer à l’époque un groupe armé.

Randall V. avait été signalé en mai 2006 à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), où il logeait dans un squat “politique”, et il s’était fait remarquer des policiers lors des manifestations anti-CPE. Quant à Daphné C., elle s’était introduite en compagnie d’une vingtaine de jeunes de la mouvance autonome dans les locaux du consulat du Danemark, en mars 2007, toujours en Loire-Atlantique.

L’explosif découvert intrigue également les enquêteurs. Le TATP a été utilisé, en mars 2006, contre deux distributeurs de billets installés près de Nantes, mais aussi lors d’une manifestation contre la construction de l’établissement pénitentiaire pour mineurs d’Orvault (Loire-Atlantique).

Plusieurs foyers sont repérés : en Bretagne, où l’on dénombre deux squats “politiques”, dans le Sud-Ouest, mais aussi en région parisienne. Autre exemple de cette porosité, les enquêteurs ont découvert en perquisition à Toulouse un passeport établi au nom de Pierre D., arrêté en mars 2006 lors de l’occupation des locaux parisiens de l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS).

Selon un rapport des RG, cette mouvance se caractérise donc par “une grande mobilité (…) ayant pour objectif de créer des foyers de lutte”. Et les enquêteurs de souligner “l’apparition d’une génération de militants déterminés à passer à l’action violente”.

Cela aurait pu être le cas, à Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne), le 19 janvier. Ce jour-là, Damien B., Yvan H. et Bruno L. sont arrêtés en possession d’un pochon avec des clous tordus, des rouleaux de Scotch, un sachet de poudre blanche, un produit allume-feu, ainsi qu’un bocal contenant 2,28 kg de poudre blanche.

Envoyée au laboratoire de la préfecture de police de Paris, il s’avère que cette poudre est un mélange hautement explosif de sucre et de chlorate de soude. Pour les experts, l’association de ces éléments peut conduire à la confection d’un “engin explosif à fragmentation et à potentialité létale”.

Comme à Toulouse, les enquêteurs saisissent en perquisition de la documentation “anarchiste”. Déférés et mis en examen, deux des jeunes sont écroués. Là encore, les services stigmatisent “la montée en puissance d’une nouvelle génération d’agitateurs, en phase de radicalisation”.

D’autant que, quelques jours plus tard, à Bourges, le 23 janvier, un autre militant, Franck F., est retrouvé porteur de deux sacs d’un kilogramme de chlorate de soude et de plusieurs documents, dont l’un, rédigé en italien, détaille la fabrication d’une bombe. Il était en compagnie d’une jeune femme dont le profil ADN correspond aux traces retrouvées, en mai 2007, à Paris, sur un engin explosif placé sous une dépanneuse de la préfecture de police. Les douaniers ont retrouvé dans leurs affaires trois plans de l’établissement pénitentiaire pour mineurs de Porcheville (Yvelines).

http://www.lemonde.fr/societe/article/2008/02/01/les-rg-s-inquietent-d-une-resurgence-de-la-mouvance-autonome_1006266_3224.html

Le service après vente du Traité européen de Lisbonne
[Denis Perais - mercredi 2 janvier 2008]
Le Traité européen, signé à Lisbonne par les chefs d’Etat et de gouvernement des vingt-sept pays de l’Union européenne le 13 décembre dernier, est entré dans sa phase de ratification [1]. En France, contrairement à 2005, c’est la voix parlementaire qui a été retenue par Nicolas Sarkozy.

Après un premier article, publié le 22 octobre 2007, nous revenons ici, à l’occasion de cette signature, sur la façon dont les médias continuent d’aborder les questions que soulèvent le Traité : Quel est son contenu ? Faut-il ou non l’approuver ? Par quelle voie doit-il être approuvé ou rejeté ?

Bref : Comment la plupart des médias informent-ils sur ces sujets et prennent-ils position ?

Une “couverture minimaliste…
La signature du traité à Lisbonne le 13 décembre marque le démarrage d’une course de vitesse pour ou contre la ratification de ce texte majeur qui, prévu pour entrer en vigueur dès le 1er janvier 2009, aura, qu’on y soit favorable ou non, d’importantes répercussions politiques

La plupart des médias ont assuré un service minimum [2]. Pas de grands dossiers ou débats, que ce soit dans la presse écrite ou audiovisuelle. En particulier, aucune des émissions politiques télévisées ou radiophoniques programmées à une date proche de la signature du traité n’a été consacrée à cette question.
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Citation : Ce superpouvoir sera accordé uniquement dans les affaires les plus graves (terrorisme, pédophilie, meurtre, torture, trafic d’armes et de stupéfiants, enlèvement, séquestration, proxénétisme, extorsion, fausse monnaie, blanchiment et aide à l’entrée et séjour d’un étranger), dès lors que les faits sont commis en bande.

Dormez braves gens ! C’est sûr et certain que Nicolapolice ne sera pas tenté d’utiliser cette nouvelle arme d’intrusion dans nos vies privées contre de simples citoyens… sûr et certain. Tout aussi sûr et certain que la cellule antiterroriste de l’Élysée dirigée par Christian Prouteau n’avait pas le droit d’espionner des journalistes et autres citoyens ordinaires…

Si tu crois cela, tu es bien naïf !

[Le Figaro - 14/12/2007]

Pour combattre le crime organisé et la pédophilie,la future loi d’orientation sur la sécurité va autoriser les services à placer des dispositifs espions sur les Mac et PC.

Les ordinateurs vont-ils devenir les pires ennemis des voyous ? La police est en passe d’obtenir le droit de placer sur les machines des particuliers et des entreprises des clés de connexion, souvent semblables à des clés USB, pour espionner des suspects dans le cadre d’enquêtes sur la délinquance organisée.

Elle pourra même installer à distance des logiciels pirates, sortes de chevaux de Troie, qui la renseigneront en temps réel sur tout ce qui entre et sort d’un PC ou d’un Mac. Cette autorisation spéciale devrait figurer noir sur blanc dans la future loi d’orientation et de programmation pour la sécurité intérieure (Lopsi 2) que Michèle Alliot-Marie présentera en Conseil des ministres au début de l’année prochaine.

Ce superpouvoir sera bien sûr placé sous le contrôle du juge d’instruction, mais aussi du juge des libertés et de la détention (JLD), notamment pour les enquêtes préliminaires. Et accordé uniquement dans les affaires les plus graves (terrorisme, pédophilie, meurtre, torture, trafic d’armes et de stupéfiants, enlèvement, séquestration, proxénétisme, extorsion, fausse monnaie, blanchiment et aide à l’entrée et séjour d’un étranger), dès lors que les faits sont commis en bande.

Aussi surprenant que cela puisse paraître, la justice ne pouvait autoriser jusqu’alors que le placement de caméras et de micros espions dans les lieux privés. Elle n’avait pas le droit d’intervenir de façon occulte sur les ordinateurs qui restaient des sanctuaires, sauf peut-être pour les services de renseignements…

Certes, la police et la gendarmerie pouvaient exiger des informations auprès des fournisseurs d’accès à Internet. Mais les obstacles restaient innombrables. (more…)

C’est clair que si le délinquant en question avait eu pour nom Zyed ou Bouna, la justice y aurait mis moins de formes…

Nouveau report du procès de Jean Sarkozy

[NOUVELOBS.COM | 05.12.2007 ]
La justice a décidé d’un nouveau report le temps qu’une expertise puisse être réalisée. Le fils du président est accusé de “délit de fuite” à la suite d’un accident de scooter.

Le procès pour “délit de fuite” de Jean Sarkozy, l’un des fils du président de la République Nicolas Sarkozy, qui devait se tenir mardi devant le tribunal correctionnel de Paris, a été renvoyé au 25 juin 2008 pour qu’une nouvelle expertise puisse être réalisée.

Arrivé peu avant 13h30, en compagnie de son avocat, Me Thierry Herzog, Jean Sarkozy a été accueilli par une meute de journalistes français et étrangers. Vêtu d’un costume sombre et d’une cravate noir, le jeune homme n’a fait aucune déclaration.

“Je n’ai rien à me reprocher”, a-t-il simplement souligné devant les trois juges de la 10e chambre du tribunal qui ont ordonné une nouvelle expertise. Le rapport doit être déposé d’ici le 15 mai.

Le 10 octobre 2005, M’Hamed Bellouti s’est fait emboutir sa voiture place de la Concorde par un scooter qui a pris la fuite. Il a le temps de noter l’immatriculation et contacte son assureur qui écrit au propriétaire du scooter en janvier 2006.

Préjudice moral
En février 2006, la victime présumée porte plainte, plainte qui sera égarée un mois plus tard. Cependant, l’assureur a gardé une trace du document et fera connaître l’identité du conducteur du scooter à M’Hamed Bellouti. Le frère de ce dernier, militant UMP, se rendra même au QG de campagne de Nicolas Sarkozy où il sera reçu par une secrétaire. Mais sans résultat.

M’Hamed Bellouti décide alors de porter l’affaire au pénal, persuadé que Jean Sarkozy est “protégé” par la police et soucieux de faire valoir ses droits en démocratie. Il est d’autant plus choqué que la police, en janvier 2007, retrouve en l’espace de 10 jours, et grâce à des analyses ADN, le scooter volé de Jean Sarkozy.

M’Hamed Bellouti demande le remboursement des 260 euros de dégâts et 4.000 euros de dommages et intérêts pour préjudice moral.

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/societe/20071204.OBS8177/nouveau_report_du_proces_de_jean_sarkozy.html

Sarkozy et Dati ? Voilà un couple qui aurait de la gueule… Ca nous change de Bernadette !

Sous le président se cache un coeur tendre. La preuve en images….

Reçu du vigilant bloggeur Guy Birenbaum la vidéo suivante qui écrit ceci:

“Une scène cruciale a échappé à tous les observateurs. Ou presque… Heureusement, Salam93, le Posteur le plus vigilant, veille nuit et jour. Et surtout, il me mêle presque à tous ses mauvais coups. Salam a repéré hier des images assez explosives dans le journal télévisé du soir (20h heure de Paris et d’Alger) de Canal Algérie.

Il s’agit - soyons précis - de la chaîne destinée aux Algériens de l’étranger qui puise dans le stock d’images de la chaîne nationale. Ce JT en arabe est visible ici. Il dure 40 minutes dont environ 35 ont été consacrées à la visite de notre président.

Parmi les images diffusée hier soir Canal Algérie a diffusé un off commenté seulement sur la fin… C’est cette séquence que nous vous proposons Salam et moi. Ne manquez pas la 23ème seconde.

Une séquence qui nous a évidemment rappelé une fameuse émission de télévision…

Le Bachelor.

Avouez que c’est vraiment incroyablement ressemblant.

Moi, j’en connais au moins deux ou trois (de plus…) qui vont sacrément faire la gueule à madame Dati.

C’est Dadou qui va être contente !

http://anthelme.lejdd.fr/2007/12/05/2-sarkozy-une-rose-pour-dati 

Rachida Dati, le visage d’une France qui change

[Paris Mach TV 03/12/2007]
Sous le rose se cache une impression panthère… Avec l’aide de Dior, madame la garde des Sceaux renouvelle le style ministre de l’Intérieur. Rachida Dati aurait pu se réduire à un symbole, la nécessité de prouver aux enfants de l’immigration que l’ambition était possible. Si elle règne sur un des plus petits budgets du gouvernement français, 6,5 milliards d’euros – dix fois moins que l’Education nationale –, elle est devenue une figure de proue de la présidence. Nommée avec la mission de mettre en place une carte judiciaire « simplifiée » avant les municipales, elle accélère la cadence malgré les mouvements de contestation. Mais cette guerrière sait aussi jouer du sourire et occupe une place d’honneur dans toutes les visites d’Etat. On pourra la critiquer, l’attaquer, rien, désormais, n’attentera à son bonheur. La petite fille des cités a réalisé le rêve impossible. A 42 ans, Rachida Dati sait qu’elle a un destin.

Notre rédacteur en chef adjoint Elisabeth Chavelet décrypte cette ascension fulgurante et exemplaire.

http://www.parismatch.com/parismatch/dans-l-oeil-de-match/reportages/rachida-dati-le-visage-d-une-france-qui-change/(gid)/8012

Racisme : la guérilla aux portes de Paris

[Claude Ribbe - 27/11/2007]

La banlieue nord de Paris connaît actuellement un embrasement sans précédent. Il n’y a aucun précédent car, cette fois, la violence exprimée à l’égard de la police est extrême et les jeunes recherchent tous les politiciens de la région pour les lyncher. D’emblée, le commissaire de police de Sarcelles, la ville voisine, a été sérieusement frappé au visage et soixante policiers ont été blessés la nuit dernière dont cinq grièvement. Il semblerait que l’usage d’armes à feu leur interdise l’entrée de la cité. Il s’agit d’une véritable guérilla.

Je connais très bien Villiers-le-Bel puisque je viens d’y être candidat aux élections législatives - sans investiture et sans moyens - et que rien ne m’interdit d’y être à nouveau candidat - pourquoi pas avec des moyens, cette fois ? - puisque une nouvelle élection doit y avoir lieu dans quelques semaines après la démission de Dominique Strauss-Kahn, le milliardaire parisien ” de gauche” qui a été élu contre moi le 17 juin dernier.

Car personne, non personne, ne dit que l’homme politique responsable de cette zone de non droit et du climat insurrectionnel qui y règne s’appelle Dominique Strauss-Kahn et qu’il a fui sa circonscription voici deux mois pour devenir directeur général du FMI. Le fonctionnaire le mieux payé de Washington. Les jeunes «noirs» de Villiers-le-Bel, où il avait pourtant son bureau en tant que président de la communauté de communes du Val de France, désormais c’est bien loin pour lui. Strauss Kahn a passé la main à François Pupponi, maire de Sarcelles, un partisan du communautarisme qui se dit lui aussi de gauche, mais qui passe son temps à faire la fête à Paris en payant ses additions dans les restaurants et les hôtels chics avec une carte de crédit à son nom dont les factures sont réglées par la SEM Chaleur, la société chargée de chauffer les immeubles de Sarcelles…

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Rien ne va plus pour les gérants de supérettes Casino

]

Ni commerçants indépendants, ni salariés, des gérants de supérettes Petit Casino dénoncent leurs conditions de travail. Plus de 70 heures hebdomadaires pour des revenus inférieurs au SMIC. Comment vivent ces sous-travailleurs de la grande distribution? Enquête de Marie Dupin.

Cela fait bientôt trois ans que Christophe et Katie Léger travaillent pour le groupe Casino, en tant que gérants-mandataires d’un Spar de 300 mètres carrés en plein centre-ville d’Arras, dans le Pas-de-Calais.

Aujourd’hui, ils craquent, et ils ont décidé de raconter. “On travaille six jours sur sept, du mardi au dimanche compris, et le lundi on doit faire le ménage et les papiers”, explique Christophe. Au total, 155 heures hebdomadaires pour le couple, pour 1 800 euros net à deux.

Des responsabilités de chef d’entreprise… pour moins que le smic

Des témoignages comme celui-ci affluent sur Internet. De nombreux gérants du groupe Casino (Spar, Casitalia, Petit Casino) décrivent la même situation. Celle de responsables de supérette qui doivent assumer les responsabilités d’un chef d’entreprise sans en avoir aucun avantage. Des horaires impossibles, mais aussi des charges insurmontables. Christophe Léger raconte:

“Non seulement on est payés une misère, mais en plus s’il y a des vols dans le magasin ou des chèques en blanc, c’est à notre charge, les frais bancaires c’est pour nous aussi. Si on veut embaucher quelqu’un, on doit le payer avec notre pauvre même pas smic”. (Voir la vidéo)

Comme Christophe et Katie Léger, la plupart des gérants-mandataires du groupe Casino travaillent en couple. Attirés par l’indépendance du statut, nombreux sont ceux qui signent un contrat de cogérance avec le groupe Casino. Ils sont alors soumis à la convention collective des maisons d’alimentation du 18 juillet 1963. Une convention qui définit un statut hybride: celui de gérants qui ne sont ni indépendants, ni salariés. Leur revenu: 6% du chiffre d’affaires, avec un minimum garanti de 1935 euros brut, à deux.

http://rue89.com/2007/12/03/rien-ne-va-plus-pour-les-gerants-de-superettes-casino

[Sébastien Fontenelle - 29/11/2007]

(…) klaxonner la voix des maîtres du pays, pour l’anticiper au besoin - et quand deux gamins crèvent dans leurs banlieues, pour ne pas questionner, surtout, la “version policière”, un peu comme si le seul fait de l’interroger valait crime de lèse-forces de l’ordre.

Mais quant à nous, camarades?

Est-ce que nous ne savons pas, depuis 2005 et la mort de Zyed Benna et Bouna Traoré, qu’en de telles tragédies la parole officielle n’est (certes) pas d’évangile?

2005, ce n’est pas vieux: et nous n’avons certainement pas oublié qu’alors, un homme qui était, comme disait la presse, “le premier flic de France”, Nicolas Sarkozy, ministre de l’Intérieur, a vite présenté, c’était la version policière à son plus haut niveau, Zyed et Bouna, morts, comme des cambrioleurs - et ce n’était pas vrai (2).

(…) En sorte que deux ans plus tard, quand de nouveau deux gamins crèvent dans l’une de ces banlieues où rien n’a changé (3), nous nous sentons assez fondés à vérifier deux fois la version officielle, avant que de l’applaudir: non parce que la vérité serait ailleurs, comme dans une série conspirationniste, mais parce que nous avons retenu que Nicolas Sarkozy avait, par son empressement de novembre 2005, un peu discrédité la parole des autorités.

Or donc.

La version autorisée de la “collision” de Villiers-le-Bel, telle qu’elle fut d’abord diffusée par la presse, mentionnait, rappelle-toi, qu’une “voiture de police” avait été “heurtée sur l’aile gauche” par la moto des gamins, Laramy et Mouhsin - mais dans le même temps un journaliste de l’AFP observait sur la voiture “des traces” d’un violent “choc frontal”.

Et là, nous nous sommes, c’est vrai, demandé, au risque du complotisme, si cette voiture, percutée sur l’aile gauche, n’aurait pas dû porter des traces d’un violent choc sur l’aile gauche, plutôt que d’un violent choc frontal?

Mais cette question, l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) se l’est aussi posée - puisqu’elle a très vite répondu, “en se fondant notamment sur le témoignage d’un major pompier présent sur les lieux” (4), que la voiture avait “subi des dégradations à coups de barre de fer après l’accident”.

Cette première évolution de la version policière n’est pas (du tout) anodine: elle montre que l’IGPN a voulu trouver ailleurs que dans la collision une explication aux traces de violent choc frontal relevées par le mec de l’AFP.

Un peu comme si l’IGPN doutait qu’une collision sur l’aile gauche puisse laisser de telles traces.
La suite, géniale comme toujours, sur Vive Le Feu ! (blog indispensable) :

http://vivelefeu.blog.20minutes.fr/archive/2007/11/29/un-temoignage-precis-et-concordant-mais-par-essence-fragile.html

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Cela se passe de commentaires…. Fadela, à force de vivre sous les lambris dorés, a du oublier ce que c’est qu’un contrôle de la BAC, réalité vécue quotidiennement par les zyvas.

[AFP - 29/11/2007]
Pour la première fois début le début de la flambée de violence, la secrétaire d’Etat chargé de la Politique de  la Ville, Fadela Amara prend la parole dans Le Parisien, pour dénoncer les saccages. Elle dénonce “cette minorité, ce petit noyau dur, utilise le moindre prétexte pour casser, brûler,  tout péter dans le quartier”. “On est dans la violence urbaine, anarchique, portée par une  minorité qui jette l’opprobre sur la majorité”, ajoute-t-elle.

La secrétaire d’Etat à la Ville a rappelé que “face à cela, il fallait être  très ferme, pour montrer que ce n’est pas acceptable, que la République existe  partout, que l’Etat et les élus locaux sont présents”. “Ce n’est pas parce qu’on est pauvre, exclu, discriminé, que l’on peut  saccager”, a-t-elle souligné, notant que “ceux qui disent cela sont  irresponsables”. Elle appelle enfin à “respecter la police”. Depuis dimanche, près de 140 véhicules ont été brûlés en France et 20 policiers blessés.

En 2005, déjà, on avait voulu nous faire croire….

Villiers-le-Bel : une vidéo amateur contredit les affirmations de la police
[Le Monde 26/11/2007]
Des images, tournées quelques minutes après l’accident entre la voiture de police et la mini-moto, dimanche 25 novembre, à Villiers-le-Bel, montrent un véhicule sérieusement endommagé. Cette vidéo, que “Le Monde” a visionnée, contredit la thèse présentée par l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) d’une dégradation volontaire du véhicule après l’impact.

C’est le moment de se faire couper des vestes et des pantalons dans le nouveau tissu anti-Taser “Thorshield”  - il annule l’effet du pistolet :  http://www.thorshield.com/products.htm

[AFP 23.11.07]
Le Comité de l’ONU contre la torture, un organisme chargé de surveiller l’application de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, est arrivé à la conclusion, vendredi 23 novembre, que l’utilisation du pistolet à impulsion électrique Taser constitue “une forme de torture” et “peut même provoquer la mort”.

“L’usage de ces armes provoque une douleur aiguë”, pouvant aller jusqu’à “causer la mort, ainsi que l’ont révélé des études fiables et des faits récents survenus dans la pratique”, ont déclaré les dix membres du Comité, dans une recommandation délivrée au Portugal, pays qui a acheté pour sa police des pistolets de type Taser X-26. “Les conséquences sur l’état physique et mental des personnes ciblées serait de nature à violer” les dispositions de la Convention anti-torture de l’ONU, notent également les experts, qui ont demandé à Lisbonne “d’envisager de renoncer à l’usage des armes électriques”.

Le Taser X-26 est actuellement utilisé par quelque 3 000 policiers et gendarmes en France. La deuxième loi d’orientation et de programmation pour la sécurité intérieure (Lopsi), entrée en vigueur en 2007, prévoit d’ores et déjà d’étendre son utilisation en 2009 ; et même la police municipale, qui compte actuellement 17 000 hommes, pourrait en être équipée. Pour cela, le gouvernement devra modifier le décret du 24 mars 2000, qui classait l’arme en catégorie 4 et excluait donc son utilisation par les forces de l’ordre.

C’est toujours intéressant de confronter les “impressions” aux chiffres de la réalité… Article excellent, à lire de toute urgence et à citer demain dans le métro ou le bus :-)))

[Libération - 14/11/2007]
François Doutriaux enseignant en droit privé et consultant juridique indépendant, spécialisé en droit du travail et en droit pénal.

La France serait une nation «grévicultrice» : le pays du «droit de paralyser» (le Figaro, 17 février 2004), qui préfère la «guerre sociale aux compromis» (le Monde, 26 mai 2003) et souffre d’une «forme d’infirmité que ne partagent pas nos voisins européens» (Christine Ockrent, les Grands Patrons, 199 8) car «nul autre pays occidental ne se comporte ainsi» (l’Express, 5 juin 2003). Un bref rappel de la réalité historique et statistique de ce phénomène n’est donc pas sans intérêt.

Premier élément du mythe, la France serait un pays de grévistes. Le nombre de journées individuelles non travaillées pour fait de grève était de 4 millions en 1976, 3,5 millions en 1984, 2,1 millions en 1988, 900 000 en 2000, 1,2 million en 2005. En dehors de pics spécifiques (1982, 1995, 2001), l’ampleur et la fréquence des mouvements sociaux ne cessent de diminuer alors même que la population active ne cesse d’augmenter.

La fonction publique se substitue par ailleurs progressivement aux salariés privés dans le cadre des conflits sociaux. En 1982, 2,3 millions de journées grevées étaient comptabilisées dans le secteur privé, pour 200 000 seulement dans le secteur public. En 2005, 224 000 dans le privé pour 1 million dans le public. La part du public dans les mouvements sociaux est passée de 3 % dans les années 70 à 30 % à la fin des années 80 puis à 60 % à compter du milieu des années 90. (more…)

[IES News Service - Grégoire Seither - 20/10/2007]
Avec le développement des téléphones capables d’enregistrer des images, des camescopes bon marché et des sites de partage de vidéos comme YouTube et Dailymotion, la police aux Etats-unis (mais aussi en Europe) a la main de plus en plus lourde contre les personnes qui tentent d’enregistrer leurs actions… surtout quand ces actions sont illégales.

Voici quelques exemples d’utilisation de la vidéo comme arme pour se défendre contre l’arbitraire policier et les mensonges des forces de l’ordre.

Récemment une vidéo a fait le tour d’Internet. Un policier y passe un savon à un automobiliste innocent, le menacant de divers sévices et affirmant qu’il a “tous les droits” et qu’il peut “inventer le crime que je veux et te le coller sur le dos”. Brett Darrow, auteur de la vidéo l’avait publiée sur YouTube, ce qui avait entraîné le licenciement du policier… mais aujourd’hui, sur les forums de la police de Saint-Louis (Missouri), circulent des appels au meurtre contre M. Darrow.

http://libertesinternets.wordpress.com/2007/10/02/la-police-naime-pas-quon-lui-rappelle-la-loi/

Brett Darrow est loin d’être un cas isolé. En mai dernier, en Pennsylvanie, Brian D. Kelly avait été arrêté par la police pour un délit de vitesse. Vidéaste amateur, celui-ci avait décidé d’enregistrer l’échange avec la police, ayant déjà été victime de violences policières par le passé.

L’officier de police, voyant qu’il était filmé, confisqua le caméscope, sans que Kelly ne s’y oppose et demandea du renfort. Peu de temps après six autres policiers (trois voitures de police) firent irruption et arrêtèrent Kelly en affirmant qu’il avait violé une loi locale datant des années 1950 et qui interdit d’enregistrer une personne sans son consentement. Kelly fut accusé d’avoir commis un crime, jeté en prison pour deux jours, libéré sous caution et risque jusqu’à 10 ans de prison… tout cela pour avoir, dans l’espace privé de sa voiture, enregistré un agent public alors que celui-ci était en mission. (more…)

[CBC Canada - 23/08/2007]
La police provinciale du Québec a reconnu que certains de ses agents se sont déguisés en manifestants et se sont melés aux cortèges contre la rencontre des chefs d’état nord-américains, à Montebello (Quebec). Par contre la police rejette les accusations que ces policiers en civil ont participé, voire déclenché et encouragé les violences qui ont émaillé cette manifestation.

Jeudi dernier, une vidéo diffusée sur YouTube montrait trois policiers en civil, le visage caché par des foulards, lançant des pavés et incitant les manifestants à commettre des actions violentes.

Sur la vidéo on peut également voir David Coles, un des organisateurs de la manifestation, tenter de repousser ces “manifestants”, leur demander de jeter les pavés qu’il tiennet à la main, tandis que d’autres manifestants les entourent et les traitent d’agents provocateurs de la police. Les organisateurs ont projeté la vidéo lors de la conférence de presse et ont expliqué que leurs soupçons ont été éveillés par le fait que ces “manifestants” portaient les mêmes bottes de combat que les forces de police…

http://www.cbc.ca/canada/story/2007/08/23/police-montebello.html?ref=rss

Ce qui est amusant, c’est de voir à quel point Val s’en fout, n’écoute pas les questions et invente son discours au fur et à mesure, débitant des platitudes…

Quelle déchéance !!!! Dire que je l’ai connu brillant orateur !

Philippe Val à l’université du MEDEF
http://www.indigenes-republique.org/spip.php?article989

VIDÉO SUR DAILY MOTION : http://www.dailymotion.com/video/x2v66c_philippe-val-a-luniversite-dete-du_news

CÉCILIA-KADHAFI: CONTREPARTIES D’EN RIRE

[Le Canard Enchaîné - 05/08/2007]

Ce n’était que médisances et calomnies. Ceux qui prétendaient que Cécilia Sarkozy refusait de s’expliquer sur son rôle dans la libération des infirmières bulgares en sont pour leurs frais. L’épouse du chef de l’Etat s’est confiée à « L’Est républicain» et apporte quelques révélations d’importance. « Je suis arrivée sur place en tant que femme, en tant que mère, explique-t-elle. Le seul sujet que j’ai abordé avec les dirigeants libyens, c’est la tragédie humaine. » Face au colonel Kadhafi, elle a parlé « en tête à tête, sans interprète».

Sur la question, plus délicate, d’éventuelles contreparties, Cécilia déclare prudemment: « A mon niveau, il ne s’est agi que de contreparties d’ordre médical. » Et à d’autres niveaux? La « First Lady» ajoute qu’elle a « négocié sans relâche pendant 50 heures », mais maintient qu’elle ne viendra pas témoigner devant la commission d’enquête parlementaire: « Je crois que ce n’est pas ma place. » Elle tient cependant à « faire la lumière » sur son rôle. C’est la raison pour laquelle elle a accepté de parler à la presse.

Mais puisque, finalement, elle parle, pourquoi refuser de répéter son récit devant les députés? Aucune loi n’oblige Cécilia à donner une interview. En revanche, un citoyen est tenu, sous peine de sanctions, de témoigner devant une commission parlementaire, émanation de la représentation nationale. Comment justifier cette inversion ?

La différence, c’est que Célia ne peut pas choisir les membres de la commission. Alors que le journaliste, ami de la famille Sarko, est de toute confiance. Et ses questions d’une exquise courtoisie

On est encore en République là ? A lire la presse, j’ai l’impression d’être chez Ceaucescu ou en Corée du Nord. Le Conducator et sa famille, qui régentent tout en plaçant leurs copains courtisans…. et utilisent les pouvoirs de police pour faire leur petit flicage interne. Sarkozy avait déjà la presse à sa botte, maintenant c’est le tour des magistrats

ENTRE GAFFES ET MENACES, LES MANIES DE DATI
[Dominique Simonot - Le Canard Enchaîné - Mercredi 05/09/07]
L’hécatombe continue. Encore deux de ses conseillers vidés, après la démission de son chef de cabinet Michel Marquer … Trois de chute en une semaine! Et sept en trois mois. Officiellement, le chef de cab’ de Dati rejoint « un haut poste au ministère de l’Intérieur ». Officieusement, il en a plus que marre. « Il a du caractère, il a encaissé, mais il y a des limites, confie un député de la majorité. Se faire hurler dessus du matin au soir ”Vous n’êtes pas à la hauteur”, ça lasse, évidemment. »

« Dati n’accepte au¬cune contradiction et c’est toujours la faute des autres. » La semaine dernière, donc, Jacques Carrère, magistrat chargé de l’organisation judiciaire, est convoqué par le directeur de cabinet. Il a droit à la rengaine: « Vous n’êtes pas fait pour ce boulot, vous le savez? Vous n’êtes pas à la hauteur. » Dehors!

Vendredi 31 août, c’est au tour de Valérie Bonnard, responsable du budget. Pas à la hauteur, non plus. Et la délicieuse appréciation s’agrémente de menaces: « Inutile de revenir lundi, et, si vous l’ouvrez, on se charge de faire savoir que vous êtes une bonne à rien ! » Du coup, rares sont ceux qui osent l’ouvrir: « Attention, on est tous branchés, tous sur écoute », dit, avant de raccrocher, un magistrat de la Chancellerie. « Dati est hyper¬protégée. Sachez l’adage, rigole un élu UMP: lui déplaire, c’est déplaire à Nicolas et, pire encore, à Cécilia, à qui elle cafte en permanence! Elle lui rapportait déjà tout quand Sarkozy était à l’Intérieur et que Cécilia avait disparu de la circulation. »

(more…)

C’est pas ça qui va génér Bush ou Sarkozy….

[Le Monde 08/09/07]
Le juge fédéral américain Victor Marrero a déclaré anticonstitutionnelle une partie du Patriot Act, la principale loi antiterroriste américaine, jugeant que les cours de justice devaient être saisies lors d’une demande à un fournisseur de services Internet de donner des données personnelles sur un utilisateur sans avertir celui-ci.

Adopté en 2001, quelques semaines après les attentats du 11-Septembre, le Patriot Act stipule que les fournisseurs de services Internet ou de tout autre type de communications doivent s’exécuter lorsqu’ils reçoivent des “courriers de la sécurité nationale” du FBI, sans avoir besoin de passer par un juge. Lorsqu’ils reçoivent une de ces lettres, les banquiers, fournisseurs d’accès Internet, compagnies de téléphone, organismes de crédit, bibliothécaires ou agents de voyages sont tenus de fournir à la police des renseignements sur leurs clients tels que leur adresse personnelle, un relevé de leurs appels téléphoniques, le contenu de leurs courriels, ou encore les sites Web qu’ils ont visités. La remise d’informations s’effectue dans le secret.

Cette loi fait l’objet de vives critiques, notamment de la part des organisations de défense des droits de l’homme et des juristes qui considèrent qu’elle porte atteinte aux libertés individuelles.

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3222,36-952303@51-952306,0.html

Ce lundi 3 septembre nous avons vu s’appliquer en France la première transcription en droit français des décrets pris par le Présiden états-unien George Bush dans le cadre du “Patriot Act” et ayant pour but de criminaliser les organisations et individus qui « menacent la stabilité de l’Irak et du Liban ».

A noter que, dans la conception stratégique des Etats-unis, l’expression « porter atteinte à la souveraineté du Liban » désigne le fait de soutenir l’opposition libanaise (qualifiée de “pro-syrienne” par les médias atlantistes).

Lors de leur réunion estivale à Kennebunkport, MM. Sarkozy et Bush ont acté plusieurs décisions. Parmi celles-ci, la France s’est engagée à prendre des mesures à l’encontre de « toute personne ou entité qui porterait atteinte à la souveraineté du Liban ». Ces mesures comprennent le gel des comptes bancaires et l’interdiction de circulation (confiscation des passeports). Une liste de noms de personnes et d’organisations à été arrêtée par la délégation US et devrait être complété et publiée conjointement par les deux pays. La liste comporte les noms de personnalités politiques françaises ainsi que de militants d’organisations critiquant la politique US au Moyen-Orient.

Un ressortissant d’un pays arabe demandant l’asile en France s’est vu signifier qu’il était poursuivable au titre du chapitre VIII de la loi n° 2006-64 du 23 janvier 2006 (J.O du 24/01/2006). Ce texte et ses équivalents ont été adoptés dans toute l’Europe fin 2005-début 2006 sans que l’opinion s’en émeuve ni en comprenne les conséquences (étant donné qu’à l’époque les services US n’avaient pas encore publié de listes d’opposants en Irak et au Liban).
(more…)

Au cas où vous auriez encore des doutes… j’aimerais savoir ce que pense Fadela Amara du fait que son patron se fait tresser des lauriers par Le Pen :-)

 

[AFP - 07/08/07] - Le président du Front national Jean-Marie Le Pen a estimé mardi que Nicolas Sarkozy tenait “un certain nombre de ses promesses électorales” et a jugé plutôt positivement ses premières semaines au pouvoir.

“Chacune de ses actions est mûrement réfléchie, pesée, très bien informée et jusqu’ici assez bien réalisée, il faut le dire”, a déclaré M. Le Pen sur RTL.”Il fait une chose qui est moralement positif, c’est qu’il tient, semble-t-il au moins, un certain nombre de ses promesses électorales, bien sûr pas toujours dans la dimension et la profondeur que pourraient attendre ceux qui ont voté pour lui, mais tout de même, il va dans cette direction-là”, a-t-il dit.

“Et c’est pour l’instant assez payant, dans l’euphorie qui accompagne toujours les vacances, il n’y a pas de sujet de contestation grave, il a passé la première phase de sa lune de miel avec assez d’efficacité”, a-t-il déclaré, estimant que la polémique sur les vacances de Nicolas Sarkozy aux Etats-Unis n’avait pas d’importance à ses yeux.

Le président du Front national a précisé qu’il avait été reçu deux fois par le nouveau président, notamment sur la réforme des institutions

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