Politique et Propagande



[MEDIAPART - 03 mai 2013 | Par Karl Laske]

" Jamais je n’ai vu passer de financement libyen », a répété Claude Guéant, brièvement questionné par Mediapart, jeudi. L’ancien ministre de l’intérieur le clame partout : le virement de 500 000 euros qu’il a reçu en 2008, dévoilé cette semaine par le Canard enchaîné, n’a « rien à voir » avec la Libye. Ses explications confuses, et très vite démenties (lire ici et la), n’y changent rien. Qu’il parvienne ou pas à clarifier l’origine de ses fonds, l’ancien proche collaborateur de Nicolas Sarkozy est devenu, par la faute de l’intermédiaire Ziad Takieddine, l’un des premiers suspects dans l’enquête sur le financement libyen de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy.

L’information judiciaire contre X… confiée le 19 avril aux juges Serge Tournaire et René Grouman pour « corruption active et passive » et « trafic d’influence » vise, entre autres, à vérifier si Claude Guéant a pu donner à Bachir Saleh, l’ex-directeur de cabinet de Mouammar Kadhafi, « les indications bancaires nécessaires aux virements » destinés à la présidentielle, comme Takieddine l’a affirmé. « Les éléments existants sur le financement de la campagne de Nicolas Sarkozy de 2007 » vont « au-delà de 50 millions d’euros » a déclaré l’intermédiaire jadis proche de Guéant, le 19 décembre dernier. Le document officiel libyen révélé par Mediapart, en avril 2012, faisait état du déblocage d’une somme de 50 millions en faveur de Sarkozy.

Les archives informatiques de l’intermédiaire – notes et courriers que Mediapart a popularisés en juillet et août 2011, dans la série des « documents Takieddine » – ont été résumées récemment dans un rapport des policiers de la Brigade centrale de lutte contre la corruption (BCLC). Claude Guéant et ses initiales « CG » y figurent partout. Une lecture attentive de ces notes nous offre l’histoire de la dérive d’un préfet, dont le train de vie actuel n’est que l’un des indices.

Comme directeur de cabinet du ministre de l’intérieur, puis secrétaire général de l’Élysée, Claude Guéant a progressivement, contre tous les usages, fait appel à un intermédiaire en armement – en la personne de Ziad Takieddine – pour gérer ses contacts en Arabie saoudite, en Libye, en Syrie et au Liban. Lui soumettant au passage des projets de courriers et de déclarations officielles pour en obtenir la validation. Offrant un coup de pouce à ses objectifs commerciaux : ici la surveillance des frontières, là la surveillance d’internet, ou encore un gisement gazier en Libye. L’intermédiaire a utilisé cette caution du ministère de l’intérieur, puis de l’Élysée, pour conclure des marchés d’armement et de sécurité, allant jusqu’à imaginer avec Claude Guéant le projet d’une société franco-libyenne dont le collaborateur du président élu en 2007 aurait supervisé l’activité. Ce que les notes de l’intermédiaire nous apprennent de Claude Guéant font de lui un maillon essentiel de l’affaire Kadhafi-Sarkozy. (en savoir plus…)


Et après on s’étonne que l’extrème droite revienne en force !

[Arianne Chemin - LE MONDE -  03.04.2013 ]

"Mais évidemment, qu’il a un compte en Suisse !" C’était le 12 décembre 2012, au tout début de "l’affaire Cahuzac". Le spécialiste des questions de sécurité Alain Bauer, qui connaît aussi bien le monde du renseignement que la Rocardie et la franc-maçonnerie, lâche la confidence au Monde, au détour d’une conversation.

Proche de Nicolas Sarkozy, Alain Bauer n’a jamais conseillé Jérôme Cahuzac. Mais comment imaginer que cet intime de Stéphane Fouks, le patron d’Havas Worldwide (ex-EuroRSCG), n’ait pas évoqué avec ce dernier le cas du ministre du budget ? Qu’il n’ait pas échangé un mot du sujet avec son autre ami de trente ans, le ministre de l’intérieur, Manuel Valls, étrangement silencieux depuis le début de cette affaire ?

Qui savait ? La question, aujourd’hui, a son importance. Alors que l’aveu public du ministre du budget laisse l’équipe Hollande assommée, cette dernière s’interroge : Jérôme Cahuzac s’est-il enfermé seul dans son déni ou l’y a-t-on encouragé ? Qui est "responsable du mensonge", comme le dit un ministre logé à Bercy ? Gilles August, l’avocat du déni, qui expliquait le 10 janvier sur Europe 1 que ce "n’était pas Jérôme Cahuzac" qu’on entendait sur l’enregistrement de Mediapart, a cédé la place à Jean Veil, désormais conseil du "repenti". Mais Stéphane Fouks ?

stephane-fouks-patron-d-havas-worldwide-et_c8c45ce54b45267b9807a815a56424ae

Le spécialiste de la communication de crise avait pris personnellement en main le "cas" Cahuzac, épaulant la conseillère du ministre, Marion Bougeard, elle-même "détachée" de l’agence de lobbying au "budget" dès la nomination à Bercy du député du Lot-et-Garonne. Un "placement" dans le plus pur style de l’agence de lobbying – et comme en pratiquent d’ailleurs Publicis et d’autres –, qui a toujours veillé à ses embauches.

PUB OU POLITIQUE,LES DONNEURS D’ORDRES SONT LES MÊMES

Avant Fouks, la génération de Jacques Séguéla et de Jean-Michel Goudard – le "S" et le "G" d’EuroRSCG – se contentait d’appliquer à la politique les méthodes du marketing. Fouks est plus malin : il a compris avant d’autres que, dans la pub et la politique, ce ne sont pas les méthodes qui sont les mêmes, mais les donneurs d’ordres : celui qui se trouve dans un cabinet ministériel dirigera demain la communication d’une entreprise publique ou "pantouflera" chez un annonceur du privé.

Pour cet as des réseaux, ceux qu’une alternance ou une défaite prive d’emploi, comme ces conseillers de gauche embauchés en 2002 ou 2007, seront des relais de choix si les socialistes renouent avec l’exercice du pouvoir en 2012. C’est ainsi que l’on retrouve dans l’équipe Hollande d’anciens salariés d’EuroRSCG, et souvent à des postes de choix : d’Aquilino Morelle, conseiller politique du président, à Gilles Finchelstein, qui veille sur les "discours et les questions de stratégie" de Pierre Moscovici, en passant par Sacha Mandel, conseiller en communication du ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian, ou Viviane Nardon, son alter ego auprès du président de l’Assemblée, Claude Bartolone.

DISTILLER DES "ÉLÉMENTS DE LANGAGE"

"N’avouez jamais", a souvent conseillé Stéphane Fouks, biberonné aux préceptes de Jacques Pilhan, le "sorcier de l’Elysée" sous Jacques Chirac et François Mitterrand, comme l’a raconté dans sa biographie François Bazin. EuroRSCG sait aussi distiller comme personne des "éléments de langage". "Cela ne lui ressemble pas. Ce n’est pas l’homme que je connais", avaient récité les hiérarques du PS après l’affaire du Sofitel, en mai 2011, et la garde à vue de DSK. Pour Jérôme Cahuzac, ce fut jusqu’à aujourd’hui : "Quand un ami vous dit les yeux dans les yeux, "Je n’ai pas de compte en Suisse", on le croit."

Stéphane Fouks est enfin un adepte – quand l’affaire n’est plus tenable – des aveux et confessions soigneusement mis en forme. DSK avait parlé sur TF1 de "faute morale" à propos de sa relation avec Nafissatou Diallo. Jérôme Cahuzac, dans un communiqué publié sur son blog, mardi 2 avril à 15 heures 52 : "Je demande pardon."

Aujourd’hui, Stéphane Fouks est aux abonnés absents. "Pour les communicants de crise, le dilemme est toujours le même : passer pour un con ou pour un salaud", excuse un communicant concurrent. A l’Elysée, on refuse pour l’instant de montrer l’équipe de communicants du doigt, même si on "s’interroge". Loin du Château, d’autres se montrent plus suspicieux et moins amènes. Pourquoi cette petite bombe un jour de questions d’actualité et d’affluence à l’Assemblée, se demande ainsi cette ancienne d’EuroRSCG : "Il pouvait attendre un jeudi. Pour moi, ça ressemble à un gros "Allez tous vous faire voir !"" Et cet ami de trente ans du président : "Après la gestion DSK, la gestion Cahuzac… Pour qui roule Stéphane Fouks ? Le préjudice politique est tel que la question va finir par se poser…"

http://www.lemonde.fr/a-la-une/article/2013/04/03/mais-pour-qui-roule-stephane-fouks_3152524_3208.html


Pourquoi protège-t-on les banques ? Quelle est leur contribution au marché de l’emploi ? A la richesse sociale ? Quelle fonction remplissent-elles qu’une "Banque Nationale des PME" ne pourrait remplir vis à vis du tissu économique ?

Paul Samuelson, Simon Kuznets, Friedrich Von Hayek, Arthur Lewis, Theodore Schultz… tous Prix Nobels d’économie, ont montré dans leurs travaux que la Banque est une activité régalienne qui montre sa véritable utilité sociale quand elle est gérée par la collectivité nationale. Il n’y a qu’à voir, lors de la dernière crise économique, les pays ultra-capitalistes ont tous quasi nationalisés leurs banques…

[Boulevard Voltaire - 05/01/2013]

Fin décembre, au micro d’Europe 1, dans l’émission « Médiapolis », Michel Rocard fut l’auteur de déclarations on ne peut plus intéressantes qui, malheureusement, ne furent pas l’objet de reprises dans les autres médias. Le propos de Michel Rocard est le suivant : la réforme de la Banque de France de 1973 a interdit que celle-ci prête à l’État à taux zéro.

L’État est donc allé emprunter avec intérêt sur les marchés privés. Si nous en étions restés au système précédant, qui permettait, répétons-le, à la Banque de France de prêter à l’État à taux zéro, notre dette serait de 16 ou 17 % du PIB, soit bénigne.Les deux journalistes chargés de l’interviewer ne réagirent pas, comme si Rocard avait dit là une banalité. Pourtant, il venait de leur dire que tous les fameux« sacrifices », prétendument inéluctables, auxquels le peuple français devait consentir, ou encore la rigueur imposée par le Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG), n’étaient pas une fatalité mais la résultante d’un choix de politique de dette.

Et d’ajouter que, contrairement à ce qui est véhiculé depuis des années dans les grands médias, la France n’avait pas vécu « au-dessus de ses moyens » mais qu’elle avait dû débourser, au titre d’un simple jeu d’écriture, alors qu’aucune nécessité économique ne l’exigeait, des centaines de milliards d’euros constants au profit des marchés financiers. Il leur disait encore que la crise des dettes souveraines était parfaitement artificielle et qu’il suffirait de revenir à la création monétaire publique pour qu’elle soit réglée sans heurt. Mais nos journalistes, disions-nous, ne bronchèrent pas.

Michel Rocard, en revanche, se moque un peu du monde quand il affirme que la loi de 1973 fut simplement adoptée pour « imiter les Allemands », comme si l’objet de cette loi était de limiter l’inflation. Non. Cette loi a simplement permis de créer un marché interbancaire des obligations d’État. Contrairement aux thèses libérales vieillottes, les marchés ne naissent jamais « spontanément ». Ils sont des créations politiques ad hoc, comme, par exemple, le marché des devises, résultant de la mise en place du système de change flottant.

On peut également déplorer que Michel Rocard ne nous ait pas dit pourquoi il ne tenta pas, du temps où il était Premier ministre, d’abroger cette loi « stupéfiante » selon ses propres dires et pourquoi le sujet est aujourd’hui encore tabou. Mais ne soyons pas trop dur avec Michel Rocard. Reconnaissons-lui d’avoir mis un terme à la conspiration de silence et de l’ignorance qui sévit depuis des décennies dans la classe politique française.

http://globalpresse.wordpress.com/2013/01/05/quand-michel-rocard-devoile-le-pot-aux-roses/


Ca vous surprend ? Le Pen a toujours été l’arbre qui cachait la forêt Sarkozy… en quoi Le Pen serait-il plus "fasciste" que Guéant ou Hortefeux ?

[Oumma.com - 12/09/2012]

Nommer Marine Le Pen à l’Intérieur pour s’assurer une réélection dans un fauteuil, il n’y aurait rien eu d’incohérent, ni même de renversant, quand on s’appelle Sarkozy et que l’on s’est évertué pendant cinq ans à faire sauter toutes les digues de la politique, même les plus dangereusement contre-nature qui soient !

L’ex-hyperprésident d’une oligarchie triomphante aura mis à rude épreuve les grandes valeurs républicaines tout au long d’un mandat qui a fait feu de tout bois. Adepte de la politique du casting et de l’ouverture à gauche, il n’a guère plastronné lorsqu’il a réalisé, un peu tard, que sa stratégie populiste débridée avait revigoré le FN, au point que la fille à papa, Marine Le Pen, réussissait à lui damer le pion et à lui dicter l’agenda idéologique.

Dans sa course effrénée pour torpiller l’ennemi et se maintenir sur son trône,  l’hypothèse d’un rapprochement avec la tornade blonde frontiste, et peut-être même de son entrée au gouvernement, et en poussant le bouchon encore plus loin, à l’Intérieur, aurait été envisagée par sa garde rapprochée.

Cet épisode, passé sous silence quand l’Elysée phosphorait sous les ordres de  Patrick Buisson, ex-cadre du FN et ancien directeur de Minute,  dont l’agence de communication a largement tiré profit de la frénésie sondagière qu’il a lui-même orchestrée, est révélé dans l’ouvrage d’Éric Mandonnet et de Ludovic Vigogne, « Ça m’emmerde ce truc !», qui retrace la campagne d’entre-deux-tours de l’ancien chef de l’Etat, à paraître le 17 octobre prochain chez Grasset. (en savoir plus…)


Encore un beau spam qui vient de tomber dans notre boîte aux lettres !  De toute évidence, les femmes en hijab enflamment la libido de certains !

Nous nous sommes empressés de le faire suivre aux connards racistes de Riposte Laïque, c’est sûr que ca va les faire bander  :-)

(note aux pisse-froids et aux talibans: c’est du NSFW, alors ne cliquez pas, vous savez bien ce qu’il y a sur la photo)

L'islamisme conquiert le porno

De toute évidence, les femmes en hijab enflamment la libido de certains !


Prendre ses rêves pour la réalité, s’imaginer que la scène du théâtre bobo-révolutionnaire c’est la vraie vie, tourner en rond dans le vivarium alter-gaucho en croyant que c’est le vrai monde… on connaît tout ça. Depuis 1968, les "mouvements sociaux" servent surtout de tremplin et de business plan à une petite minorité d’arrivistes issus de la classe dominante et qui en tirent des livres, de la renommée, un boulot dans une agence de pub voire une carrière politique…  ou tout simplement une gratification sexuelle.

Tous les dix ans, le cirque recommence… pendant ce temps là, le "vrai" peuple, celui qui n’arrive pas à boucler ses fins de mois et qu’on ne voit jamais dans les manifs, lui il subit la "vrai réalité" (et devient djihadiste ou bien vote Le Pen)

Leçon à retenir pour la révolution : sortir de l’aquarium, arrêter de se complaire dans la petite bulle confortable de ceux qui pensent comme vous, ouvrir les yeux sur le  monde tel qu’il est et non pas tel qu’on voudrait qu’il soit… et surtout, surtout… ne pas croire qu’on a gagné le combat juste parce que les journaux écrivent des articles gentils sur vous ou qu’on a des bons sondages !

Elections au Québec : «Un choc pour les étudiants»

[Libération - 06/09/2012]

Le Parti québécois reprend la main dans la province francophone. Cette formation souverainiste de centre gauche a remporté les législatives de mardi. Jean Charest, Premier ministre qui a tenu une ligne dure cette année face aux étudiants mobilisés contre la hausse des frais de scolarité, laisse le poste qu’il occupait depuis 2003 à Pauline Marois. Mais il limite la casse.

Avec 54 sièges au Parlement, contre 50 pour les Libéraux, la nouvelle Première ministre, dont le programme de centre gauche était ambitieux, n’aura que très peu de marge de manœuvre, nuance Eric Pineault, professeur au département de sociologie de l’Université du Québec à Montréal.

La victoire du Parti québécois a-t-elle de quoi surprendre ?

Ce qui me surprend surtout, c’est que le Parti libéral, arrivé en deuxième position, ait si bien résisté, y compris à Montréal où la mobilisation contre la hausse des frais de scolarité a été la plus dure. A Laval, une banlieue du nord de Montréal plutôt classe moyenne, le vote pour les Libéraux a été massif. Ce sont les parents des manifestants ! Pour les étudiants, il y a un effet de choc. Portés par l’ampleur des manifestations et l’entre-soi des réseaux sociaux, ils pensaient avoir infligé un sérieux coup aux Libéraux. Ce résultat, qui montre qu’une partie de la société québécoise continue à se reconnaître dans le parti libéral, les oblige à une prise de conscience sur la division de la société. Ce qu’ils pensaient être un consensus n’en était pas un.

Je crois qu’on a aussi sous-estimé l’impact de la couverture de la mobilisation par la presse traditionnelle de droite, qui présentait les manifestants comme des vandales. Ce message a porté auprès d’une partie de la population.

http://www.liberation.fr/monde/2012/09/05/elections-au-quebec-un-choc-pour-les-etudiants_844194


[Khaled Satour - Contredit - 17/08/2012]

Cela fait des mois que je m’intéresse à la position prise par l’intelligentsia arabe et particulièrement syrienne à propos des événements de Syrie. Sur une vidéo mise en circulation sur Internet, j’ai entendu l’un des plus illustres opposants à Bachar El Assad, Michel Kilo, déclarer que les intellectuels syriens étaient "pour la révolution". Ce que mes propres observations tendent à confirmer car j’ai suivi avec toute la constance possible, à travers la presse arabe où ils s’expriment le plus volontiers, leurs prises de position et leurs analyses. Il m’est arrivé d’en conclure que, si la parole qu’ils exprimaient et leur conception de l’opposition au régime de Damas qu’ils préconisaient avaient la pertinence patriotique qu’ils leur attribuaient, c’est que j’étais démuni de certaines composantes du logiciel politique approprié, qu’eux-mêmes n’ont pas manqué, tous, de recevoir en partage. J’ai aussi parfois mis mon incapacité à comprendre sur le compte de la complexité des données de cette région du monde arabe où s’entremêlent tant d’intérêts et d’influences.

Mais j’ai résolu pour finir de risquer un certain nombre d’observations. Car la situation est telle que la seule vérité indiscutable est que la Syrie, peuple, nation et Etat – et pas seulement le régime qui la gouverne de moins en moins – fait l’objet d’une agression étrangère multiforme destinée à l’anéantir. Cette agression ne diffère de l’entreprise lancée en 2003 contre l’Irak et en 2011 contre la Libye que par deux faux-semblants : la préexistence d’une prétendue révolution populaire pacifique qui aurait duré un an et l’échec fait à une intervention militaire de l’OTAN.

UNE VERITABLE INVASION MILITAIRE
Jusqu’au tournant de l’année en cours, des manifestations civiles, dont l’ampleur a sans doute été exagérée, brouillaient le jugement en imposant, grâce à une information sélective puissamment relayée, la vision d’un soulèvement populaire généralisé réprimé violemment. Le discours de l’opposition et des intellectuels pouvait alors avoir un semblant de justification. Mais qu’en est-il aujourd’hui? La guerre s’est étendue et les données relatives à l’identité des forces qui combattent l’armée régulière ne sont plus contestées : (en savoir plus…)


Pour ceux qui, comme nous, se délectent de cette lecture estivale…

[Impostures - Les dessous du quartier de la Défense - 23/06/2012]

Le Monarque, son fils, son fief: grille de lecture. A qui les personnages ressemblent-ils?

(Aux Editions du Moment, 237 p., 18,50€)

D’abord, les lieux:

le Vieux Pays: la France;

la Principauté: alternativement le département des Hauts-de-Seine et son Conseil Général;

Little Manhattan: alternativement le quartier d’affaires de La Défense et l’établissement public d’aménagement de ce quartier (l’EPAD).

Rockyville: Neuilly-sur-Seine, ville emblématique des Hauts-de-Seine dont Nicolas Sarkozy fut le maire pendant dix-neuf ans.

Les détails biographiques prodigués tout au long du roman permettent de rapprocher certains personnages de personnalités qui leur ressemblent fort:

Le Monarque / RockyNicolas Sarkozy, élu à la tête de la France, il est originaire des Hauts-de-Seine.

La première Première dameCécilia Sarkozy, épouse du Président, accompagna l’ascension de son mari et le quitta peu de temps après son élection.

La deuxième Première dameCarla Bruni-Sarkozy, épouse du Président, chanteuse et ex-top model. Elle l’épousa quelques mois après son divorce de Cécilia.

Préfet TigellinClaude Guéant, collaborateur le plus proche de Nicolas Sarkozy. Ses champs de prédilection sont les Affaires intérieures et la diplomatie parallèle. Ancien disciple de Charles Pasqua, il connaît bien les Hauts-de-Seine et continue à surveiller ce qui s’y passe.

Hareng SaurEric Cesari, homme de main de Claude Guéant.

Maître JourdainHenri Guaino, plume du Président. Disciple de Jules Michelet, il truffe les discours du Président de références historiques lyriques et approximatives.

Conseiller aux CultesPatrick Buisson, journaliste, politologue, est l’homme qui murmure à l’oreille du Président. Inspirateur de sa posture droitière, focalisée sur les questions d’immigration et d’identité nationale.

-Langue-de-VIPPierre Charon, bouffon du Président, roi des imitations et des potins en tout genre. Nommé responsable des chasses présidentielles en récompense des services rendus.

Langue-de-BoisFranck Louvrier, porte-parole du Président. Il fabrique les éléments de langage destinés à la presse et les distribue aux perroquets officiels chargés de relayer la bonne parole. Parmi eux:

La Pravda: le Figaro.

CheftaineEmmanuelle Mignon, conseillère atypique et inclassable du Président, connue pour son caractère de cochon et sa puissance de travail.

Sherpa MarlyJean-David Levitte, conseiller diplomatique du Président.

Muet d’OrsayBernard Kouchner, ministre des Affaires Etrangères.

Gazelle du SénégalRama Yade, ministre des Droits de l’homme puis du Sport.

Belle-AmieRachida Dati, garde des Sceaux.

@fdebeauceFrançois Fillon, discret et endurant Premier Ministre.

L’ArménienPatrick Devedjian, président du conseil général des Hauts-de-Seine, désigné par les élus UMP du département pour succéder à Nicolas Sarkozy après son élection au poste de Président de la République.

Baronne: Marie-Célie Guillaume, principale collaboratrice de Patrick Devedjian (son DirCab), dirige son équipe au conseil général des Haut-de-Seine. Accessoirement, auteur du livre.

Fée Clochette: Emmanuelle Guinaudeau, plus proche collaboratrice de Marie-Célie Guillaume.

Le DauphinJean Sarkozy, fils du Président, élu au conseil général des Hauts-de-Seine à vingt et un ans.

Don LeonardCharles Pasqua, figure tutélaire des Hauts-de-Seine, dont il fut le président du conseil général. Désormais en semi-retraite, il préside une université financée par le conseil général.

Les ThénardierIsabelle et Patrick Balkany, couple indissociable à la réputation sulfureuse. Meilleurs amis du Président. Patrick est député-maire, Isabelle est vice-présidente au conseil général, autoproclamée marraine politique de Jean Sarkozy.

Trépané du Local: Alain-Bernard Boulanger, maire de Villeneuve-la-Garenne et premier vice-président au conseil général des Hauts-de-Seine.

Cinglé PicrocholePhilippe Pemezec, maire de Le Plessis-Robinson et vice-président au conseil général. Ancien chef de cabinet de Devedjian, il est nommé secrétaire du Parti à l’instigation de Jean Sarkozy.

Culbuto du CentreHervé Marseille, maire de Meudon et vice-président au conseil général, il y représente la sensibilité centriste. Comme le chef de son parti, il est connu pour ses blagues et ses imitations.

L’Humoriste AttitréAndré Santini, connu pour ses blagues et ses imitations.

Lesieur HomaisJean-Jacques Guillet, député, quitte le conseil général à la faveur de son élection comme maire de Chaville. Ancien collaborateur de Charles Pasqua, il dirigea notamment pour lui sa politique de coopération africaine.

Le Doyen d’âgeCharles Ceccaldi-Raynaud, ancien maire de Puteaux supplanté par sa fille, ne siège plus qu’au conseil général.

ChihuahuaThierry Solère, vice-président au conseil général et ami de Jean Sarkozy.

GominetDavid Martinon, ancien conseiller diplomatique du Président, devenu porte-parole de l’Elysée par la grâce de Cécilia Sarkozy, sa protectrice. Il est parachuté à Neuilly-sur-Seine pour les municipales.

BraconnierJean-Christophe Fromantin, chef d’entreprise. Il se présente à la mairie de Neuilly-sur-Seine face à David Martinon, le candidat officiel.

RecaléArnaud Teullé, collaborateur du Président chargé du suivi de sa ville et de ses administrés. Le rêve de sa vie: devenir maire de Neuilly-sur-Seine.

DioraddictMarie-Cécile Ménard, amie de jeunesse de Nicolas Sarkozy. Elle lui succède comme représentante de Neuilly-sur-Seine au conseil général.

Duchesse Aquarel: Béatice Jérôme, journaliste au Monde.

Papillon Kabyle: Saïd Mahrane, journaliste au Point.

Le Chinois : ami et protecteur de Marie-Célie Guillaume, féru d’acupuncture et de médecines douces.

Madame de P.: Marie-Louise Fort, ancienne maire de Sens et  députée  de l’Yonne. (NdL&I: d’autres exégètes penchent plutot pour Marie-Josée Roig, maire d’Avignon)

Le Préfet: Patrick Strzoda, représentant de l’Etat au sein des Hauts-de-Seine.

Le Coach: Julie Ferrez, professeur de gymnastique du Président.

KaratékaChantal Jouanno.

Le TsarVladimir Poutine.

Le CosaqueMikhail Saakachvili.

http://impostures.over-blog.net/article-107316565.html


Comme le rappelait récemment un article du New York Times, aux Etats-Unis, la totalité des complots terroristes découverts par le FBI sont inspirés et fabriqués par des agents infiltrés du FBI. Et dans la mouvance "altermondialiste" et "black block" on a récemment découvert que le "noyau dur des activistes", ceux qui impulsaient les opérations et étaient moteurs de tous les combats, étaient tous des infiltrés de la police britannique et allemande. Mohammed Merah, gamin perdu des banlieues ne fait pas exception… un "patsy" comme on dit aux Etats-unis.

Mohamed Merah aurait découvert qu’il était manipulé par les services du renseignement français

[Le Monde 12/06/2012]

Mohamed Merah, "le tueur au scooter" qui a assassiné sept personnes en mars dans le sud de la France, aurait découvert juste avant sa mort qu’un de ses amis, qu’il pensait être un djihadiste, était un agent des services du renseignement français, affirme un quotidien algérien, qui aurait visionné des vidéos-testaments.

"Je suis innocent. Je découvre que mon meilleur ami Zouheir travaille pour les services secrets français", dirait Merah, 23 ans, dans cette vidéo-testament où il se filme lui-même peu avant d’être tué par la police, selon une traduction en arabe de ses propos publiée par le quotidien arabophone Echourouk et retraduite en français par l’AFP.

"VA EN ENFER ESPÈCE DE TRAÎTRE"

Zouheir, selon le même journal, faisait partie de l’équipe qui tentait alors de négocier sa reddition alors qu’il était enfermé dans son appartement, à Toulouse (sud-ouest de la France), assiégé par les forces de sécurité, après qu’il eut assassiné trois militaires français et quatre personnes, dont trois enfants, dans une école juive.

"Tu m’as envoyé en Irak, au Pakistan et en Syrie pour aider les musulmans. Et tu te révèles finalement un criminel et un capitaine des services français. J’aurais jamais cru ça", lance Merah à l’adresse de Zouheir. "Va en enfer espèce de traître", ajoute-t-il. "Vous allez me tuer sans aucune raison. C’est vous qui m’avez entraîné dans cette situation. Je ne te pardonnerai jamais." (en savoir plus…)


Comme toujours, il ne faut jamais croire ce que raconte la Maison Blanche ou la CIA, la moindre information qui en sort est une fabrication des spin-doctors et des story-tellers en vue d’une manipulation de l’opinion publique.

LA VÉRITABLE HISTOIRE DE LA CAPTURE D’OSAMA BEN LADEN
[Gareth Porter, Truthout 05/03/2012 - Trad. Grégoire Seither]

Quelques jours après qu’un commando de US Navy Seals ait tué Osama Ben Laden lors d’un raid à Abbottabad, au Pakistan, un "officier supérieur des renseignements" avait expliqué aux journalistes que les documents saisis dans la maison de Ben Laden révélaient que celui-ci, "continuait à diriger le groupe, jusque dans les moindres détails tactiques. " Ben Laden n’était, "pas simplement l’idéologue et le stratégicien du groupe", a déclaré l’officier. "Il était actif dans la planification opérationnelle et l’orientation des décisions tactiques." Selon l’officier de renseigmenet, la maison de Ben Laden, "était un centre actif de commandement et quartier général tactique."  Le haut responsable du renseignement avait triomphalement avait décrit la découverte de la cachette de Ben Laden comme étant, "le plus grand succès de renseignement de cette génération".

De leur côté, les responsables de l’administration n’ont pu résister à la tentation de glisser aux journalistes qu’un facteur clé dans cette réussite avait été les informations obtenues par les interrogateurs de la CIA auprès des détenus Al-Qaïda à Guantanamo.

Et le directeur de la CIA, Leon Panetta, était tout à fait disposé à laisser entendre que certaines des informations avaient été obtenues auprès de détenus par des «techniques d’interrogatoire poussées» – (Ndt. autrement dit, "on les a torturés, c’est vrai, mais on a obtenu des résultats").

Voilà le discours officiel à l’époque. Malheureusement rien de tout cela n’était vrai.

Un an plus tard, l’analyse des documents montre que les fonctionnaires de la CIA ont  clairement menti non seulement sur la place de Ben Laden dans l’organigramme Al-Qaïda au moment de sa mort mais aussi sur la manière dont l’Agence a pu localiser sa maison, à Abbottabad, au Pakistan.

De fait, aujourd’hui on sait que, au cours de ses six ans de vie recluse à Abbottabad, Ben Laden n’était plus du tout le leader d’Al-Qaïda, mais avait été relégué dans un rôle de figure de proue isolée, ne jouant plus de rôle actif et déconnecté des activités réelles de l’organisation.

La véritable histoire, racontée ici pour la première fois, est que Ben Laden se trouvait relégué dans cette maison à Abbottabad, parce qu’il avait été contraint à l’exil par la direction d’Al-Qaïda.

Par ailleurs, l’affirmation de la CIA qu’ils avaient trouvé Ben Laden par eux-mêmes est tout aussi fausse. De fait, la CIA n’avait pu repérer la maison d’Abbottabad qu’à la suite d’une information transmise opportunément par l’agence de renseignement pakistanaise, le "Directorate for Inter-Services Intelligence" (ISI).

TRUTHOUT a pu reconstituer la véritable histoire de l’exil de Ben Laden à Abbottabad, ainsi que la façon dont la CIA l’a retrouvé, s’appuyant en grande partie sur des informations recueillies l’an dernier auprès de sources dans les Régions tribales et auprès de l’ISI par un officier pakistanais à la retraite, le Brigadier-Général Shaukat Qadir.

Toutes ces informations ont été confirmées en substance par le responsable du renseignement cité plus haut, lors d’une analyse post-raid… analyse qui a été ignorée dans les médias jusqu’à présent.

Ce que révèlent les documents trouvés chez Ben Laden

L’affirmation initiale, juste après le raid, comme quoi les documents saisis dans la maison d’Abbottabad démontraient le rôle central joué par Ben Laden au sein d’Al-Qaïda était une pure fabrication, étant donné qu’à ce moment là, les documents n’avaient pas encore été lus, et encore moins analysé par la CIA. Ce processus a nécessité plus six semaines de travail intensif par les analystes, les cyber-experts et les traducteurs, comme l’a expliqué l’Associated Press dans une dépêche ultérieure, publiée le 8 juin 2011.

Aujourd’hui, alors qu’environ 95% de ces documents ont été évalués et analysés, l’image qui émerge est loin de ressembler à celle présentée à la presse dans les semaines qui ont suivi le raid, quand on a jeté en pâture au public la légende d’un super-vilain tirant les ficelles depuis son QG clandestin.

Osama Ben Laden ne manquait en effet pas d’idées quand il s’agissait d’envisager des attaques contre des cibles US et occidentales… mais aujourd’hui les spécialistes du renseignement sont unanimes – et ils l’ont confirmé dans une dépêche de l’Associated Press – pour dire que "aucune preuve n’a été trouvée dans les documents démontrant qu’une de ces idées ait jamais été reprise par la direction active du mouvement pour être exécutée, voire même prise en considération par la direction."

La suite (en anglais) sur TRUTHOUT

http://truth-out.org/news/item/8866-finding-bin-laden-the-truth-behind-the-official-story


Gérard Longuet, l’ancien néo-nazi du Groupe "Occident", est mobilisé pour ramener les voix du Front National et au-delà, à Sarkozy. Il va encore falloir nous expliquer en quoi le vote pour Sarkozy le mondialiste bling bling, porte-flingue des néo-cons et des sionistes, agent d’influence de la CIA… etc. bref, en quoi voter pour ce personnage serait un vote "patriote" ?
Ou bien est-ce que "patriote" serait simplement synonyme de "anti-arabe", comme le pense "résistance laïque" ?

Et en matière de "fesse et fric", notre président Fouquet’s est un expert en la matière…  Alors, Gégé, arrête de prendre les électeurs pour des cons…

[Minute 03/05/2012]

ENTRETIEN AVEC GERARD LONGUET :  Gérard Longuet, ministre de la Défense, a quitté les théâtres d’opérations extérieures pour mener « la campagne de France » au service de Sarkozy. Sa mission : convaincre l’électorat patriote que le candidat de l’UMP vaut mieux que François Hollande. Pour les futures élections, et contrairement à ses collègues Chantal Jouanno et Nathalie Kosciusko-Morizet, le fondateur d’Occident estime impossible de voter par défaut au profit de la gauche socialo-communiste…  Extrait : "Entre la fesse et le fric, entre DSK et Guérini, la gauche n’a de leçon de morale à donner à personne !"

www.minute-hebdo.fr


Putain, c’est de plus en plus cher de faire du camping à Paris. 50 millions d’Euros pour planter sa tente dans les jardins du Crillon !

Sur les dessous de l’affaire Takieddine et le scandale Karachi, lire l’article de Mediapart, paru il y a quelque temps et opportunément passé sous silence par la presse aux ordres

[Le Monde - 28/04/2012]

Le journal en ligne Mediapart a publié, samedi 28 avril, un document qui prouverait que le colonel Kadhafi aurait donné son "accord de principe" pour financer la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007.

Dans ce document, une note issue des services secrets libyens signée par son chef de l’époque, Moussa Koussa, et traduite de l’arabe par Mediapart, on peut lire que, dès 2006, le gouvernement libyen aurait décidé "d’appuyer la campagne électorale" de Nicolas Sarkozy pour un "montant de 50 millions d’euros". La note ne précise pas si un tel financement a effectivement eu lieu.

Moussa Koussa ajoute que cet accord est consécutif au "procès-verbal de la réunion tenue le 6/10/2006, à laquelle ont participé de notre côté le directeur des services de renseignements libyens (Abdallah Senoussi) et le président du Fonds Libyen des investissements africains (Bachir Saleh), et du côté français M. Brice Hortefeux et M. Ziad Takieddine". L’ex-ministre de l’intérieur, Brice Hortefeux, a déclaré n’avoir "jamais rencontré Moussa Koussa et Bachir Saleh", ancien homme clef du régime libyen et actuellement recherché par Interpol. Mediapart explique avoir obtenu cette note de la part "d’anciens hauts responsables du pays, aujourd’hui dans la clandestinité", qui l’ont communiquée "ces tout derniers jours".

TAKIEDDINE "PENSE QUE LE DOCUMENT EST CRÉDIBLE"

Interrogé par Mediapart, Ziad Takieddine, l’homme d’affaires qui a introduit dès 2005 en Libye les proches de l’actuel ministre de l’intérieur, notamment Claude Guéant, et Nicolas Sarkozy lui-même, a déclaré que "ce document prouve qu’on est en présence d’une affaire d’Etat, que ces 50 millions d’euros aient été versés ou non".

L’avocate de Ziad Takieddine, Me Samia Maktouf, a déclaré que son client "pense que le document est crédible". M. Takieddine a également assuré qu’il reconnaissait la signature de M. Koussaactuellement au Qatar.

"L’enquête sera difficile parce que beaucoup d’intervenants sont morts pendant la guerre en Libye, mais c’est déjà important de rendre public ce document", a ajouté M. Takkiedine, qui a ensuite expliqué à l’AFP le fonctionnement de la diplomatie libyenne de l’époque : "M. Moussa était effectivement un relais avec la France. Cela se passait en secret, avec Saleh. Les relations de la Libye avec la Franceétaient gérées par Senoussi lui-même, pour Kadhafi, mais il y avait des lignes parallèles entre les services de renseignements gérés par le ministre de l’intérieur de l’époque Sarkozy, à travers Claude Guéant et Moussa Koussa". (en savoir plus…)


.. du moins si l’on en croit les rumeurs récoltées par Emmanuel Ratier, qui est généralement bien informé !

[Faits & Documents n° 335 - Avril 2012]

Les rumeurs vont bon train quant à la composition du (probable) premier gouvernement de François Hollande, nombre des dirigeants socialistes s’y voyant déjà. Ce gouvernement, sans doute nombreux, sera à coup sûr nettement rajeuni avec une disparition des vieux caciques socialistes dont Jack Lang est le parfait représentant.

Jean-Marc Ayrault, président du groupe PS à l’Assemblée nationale, est donné comme favori pour le poste de Premier ministre. Principaux outsiders, la maire de Lille Martine Aubry (mais qui prendra plus sûrement la présidence de l’Assemblée nationale en juin pour cause d’incompatibilité d’humeur avec Hollande) et Michel Sapin, ancien ministre de l’Économie et des Finances.

À Bercy, est évoquée l’arrivée de Jérôme Cahuzac, président de la commission des Finances de l’Assemblée nationale (qui pourrait sinon prendre le Budget, les Comptes publics et la Fonction publique), avec pour outsider Pierre Moscovici.

Manuel Valls paraît être le favori pour la Place Beauvau. Il aura, à ce poste, la lourde tâche d’organiser les élections législatives. Principal concurrent, François Rebsamen, responsable du pôle sécurité de la campagne présidentielle et influent franc-maçon (comme Manuel Valls…).

Au Quai d’Orsay, la place de ministre des Affaires étrangères paraît promise à Laurent Fabius, de préférence à Pierre Moscovici, jugé trop inexpérimenté. À la Justice, place Vendôme, on attend André Vallini, responsable de la justice dans l’équipe Hollande, ou l’ami personnel de ce dernier, Me Jean-Pierre Mignard (qui vient d’embaucher Thomas Hollande).

À l’Éducation nationale, Vincent Peillon a toutes ses chances bien qu’il ait été le porte-parole de Ségolène Royal en 2007.

Les Affaires sociales (ou la Santé) devraient revenir à Marisol Touraine, à moins que Jean-Marie Le Guen ou Claude Bartolone ne l’emporte.

À la Défense, le poste paraît promis à Jean-Yves Le Drian, d’autant qu’il a déjà effectué tout dernièrement plusieurs voyages aux États-Unis pour rencontrer les responsables de l’OTAN.

La Culture pourrait être attribuée à l’ambitieuse féministe Aurélie Filippetti, en charge de la culture et des médias dans l’équipe Hollande, mais elle pourrait devoir se contenter de la Communication et des Médias en raison des forcings effrénés de Jérôme Clément, l’ancien patron d’Arte, et d’Olivier Poivre d’Arvor, directeur de France Culture. Voire Anne Hidalgo ou Fleur Pellerin.

À l’Industrie, on évoque Alain Rousset, Arnaud Montebourg ou l’ex-patronne d’Areva Anne Lauvergeon (qui pourrait sinon prendre les Transports, l’Énergie, voire le Commerce extérieur).

L’Agriculture, poste peu prisé, reviendrait à Stéphane Le Foll, le ministère du Travail à Alain Vidalies, la Recherche et l’Enseignement supérieur à la mélenchoniste Clémentine Autain, les Affaires européennes à Elisabeth Guigou, le Logement à Vincent Feltesse, le Sport à Valérie Fourneyron, le Tourisme à Patrick Mennucci, la Coopération à Kader Arif, à l’Outre-Mer Victorin Lurel, Juliette Médéal ou Marie-Arlette Carlotti aux Droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem ou Clémentine Autain à la Jeunesse, Bruno Le Roux ou Stéphane Le Foll aux Relations avec le Parlement.

Favorite pour le ministère de l’Écologie (à la différence d’Eva Joly, qui va être rapidement oubliée), Cécile Duflot n’obtiendra ce poste qu’à la condition de parfaitement contrôler les troupes et cadres d’Europe Ecologie-Les Verts, en particulier lors des élections législatives où les candidatures de socialistes dissidents vont être pratiquement systématiques. Autres personnalités possibles : Denis Baupin, Yannick Jadot, Jean- Vincent Placé et le député François de Rugy (qui a soutenu Hollande aux primaires socialistes).

Le Parti socialiste pourrait revenir à Pierre Moscovici, voire demeurer à Martine Aubry. En outsider est cité celui qui a assuré l’intérim de Martine Aubry pendant les primaires, Harlem Désir, le premier président de SOS Racisme, à moins que son ancien camarade trotskyste Jean- Christophe Cambadélis ne l’emporte. Le choix du premier traduirait l’orientation du PS voulue par Terra Nova en direction des groupes ethniques (ce d’autant que le droit de vote aux immigrés noneuropéens sera accordé d’ici mai 2013).

Le poste de président de l’Assemblée nationale pourrait revenir à Martine Aubry (plus à sa place qu’à Matignon) ou à Pierre Moscovici, voire à Ségolène Royal, que François Hollande préférerait ne pas avoir dans le gouvernement. La présidence du groupe socialiste serait normalement accordée à Bruno Le Roux.

A l’Élysée, on évoque comme secrétaire général Aquilino Morelle, Jean-Pierre Jouyet (ce très vieil ami de François Hollande, un temps secrétaire d’État sarközyste aux Affaires européennes puis président de l’Autorité des marchés financiers, aura de toute manière un poste important afin de tenter de rassurer les marchés financiers internationaux, les turbulences devant sans doute réapparaître avant même le second tour de l’élection présidentielle) voire Jean-Louis Bianco ou Stéphane Le Foll.

http://www.faits-et-documents.com


[Emmanuel Ratier - Faits & Documents n°333- 15 Avril 2012]

Dans une dépêche de UPI, le journaliste belgoaméricain Arnaud de Borchgrave, considéré comme un « honorable correspondant » de la CIA, voire comme un agent, a révélé quelques secrets d’une très discrète réunion organisée par le Council on Foreign Relations (qui dicte la politique étrangère des États-Unis, quelle que soit la couleur politique du président) le 16 mars portant sur la perception extérieure des États-Unis.

À cette occasion, est intervenu pour la France le mondialiste Thierry de Montbrial, membre de la Commission trilatérale et président-fondateur de l’Institut français des relations internationales. Les avis de cet homme-clé du système mondialisé sont généralement au diapason du gouvernement américain.

Il a donc nettement laissé entendre que François Hollande serait élu et que cela changerait les relations de vassalité qui s’étaient établies avec Nicolas Sarközy. « Avec le président Hollande, je ne vois pas des interventions militaires avec un front uni associant (la France) avec le président Obama et le premier ministre Cameron. » Selon cet expert, à la lumière du chaos libyen, un gouvernement socialiste refusera de participer à une intervention militaire contre le régime syrien et ne cautionnera pas une attaque unilatérale contre l’Iran.

http://faitsetdocuments.com/


[Claire Guénaud - Le Monde des Livres - 23/01/2012]

N’exerce pas qui veut son mandat de président pendant une récession mondiale ! Que de fois depuis 2008 n’a-t-on entendu vanter, dans les cercles proches dupouvoir, les qualités de vaillant capitaine dans la tempête de Nicolas Sarkozy ! Et que de fois n’a-t-on vu la majorité expliquer les difficultés du pays par les turbulences de 2008-2009 et leurs prolongements actuels ! Le premier mérite du livre de Mélanie Delattre et Emmanuel Lévy, Un quinquennat à 500 milliards, est defaire le tri entre ce qui relève d’une très fâcheuse conjoncture et ce qui est dû aux errements, aux contradictions, voire aux erreurs d’une politique définie au plus haut niveau de l’Etat. En somme, de rendre à César ce qui lui appartient.

La crise, trop souvent, a eu bon dos. Sur les 630 milliards d’euros de dette nouvelle contractée par la France entre 2007 et 2012, 110 milliards seulement sont imputables à la détérioration de la conjoncture. Nicolas Sarkozy, écrivent-ils, "est comptable du reste", parce qu’"il n’a pas réduit l’énorme déficit structurel dont il a hérité lors de son accession au pouvoir" et parce qu’"il a mené la totalité de ses réformes à crédit". A partir de ce diagnostic, solidement étayé par des chiffres officiels de la Cour des comptes, des commissions des finances des deux Assemblées ou de Bercy, les auteurs, journalistes économiques au Point et àMarianne, dressent avec bonheur ce qu’ils appellent "le vrai bilan de Sarkozy".

Tout y passe : le président des riches, le péché originel du paquet fiscal de l’été 2007, la fameuse loi en faveur du travail, de l’emploi et du pouvoir d’achat (TEPA), le "Poulidor" du pouvoir d’achat, "le maquis des Sarko-niches et des Sarko-taxes", la "schizophrénie budgétaire" de l’exécutif. Au fil des pages, le portrait esquissé au chapitre II d’un Sarkozy en "Janus de l’économie" se précise et s’affine. (en savoir plus…)


Les affiches du spectacle de Stéphane Guillon retirées du métro

[Eric Loret - Libération - 27/01/2012]

Scène de violence dans le métro parisien. Ce jeudi matin vers 9 heures, les affiches du prochain spectacle de l’humoriste Stéphane Guillon (et collaborateur de Libération) étaient posées sur les quais prévus, en 4 mètres par 3. Peu après, elles étaient décollées, mais pas par des individus cagoulés ni des racailles sauvageonnes. Par les mêmes qui les avaient installées.

Vers 15 heures, Stéphane Guillon twitte la nouvelle: «Mon affiche a été censurée dans le métro sans explication. Je suis triste pour tous les gens qui travaillent avec moi sur ce spectacle. Il s’agissait de 300 affiches sur quinze jours, une campagne qui s’annonçait magnifique. Nous n’avons aucune explication. Des affiches ont été posées puis arrachées. Il s’agit de l’affiche du spectacle, présente sur mon site.» (…)  

On se rappelle les tracasseries contre l’affiche du Gainsbourg de Sfar (enfumant la loi Evin) mais ici, le visuel ne semble contrevenir à aucun règlement (pas de clope, pas de sexe, pas de prosélytisme, pas de propagande politique, etc.). Metrobus avait cependant prévenu oralement Eve De Dommartin avant de décoller les affiches, indiquant que Gérard Unger, son PDG (et par ailleurs co-gérant de Libération Médias, notre régie publicitaire), aurait trouvé un problème «avec l’accroche», c’est-à-dire le texte. Gérard Unger n’a pas souhaité répondre à nos questions.

En début de soirée, la direction de la communication de Metrobus donnait à la presse (mais par coups de fil perso) sa version de l’affaire: 1) l’affiche n’a pas été soumise à leur direction juridique avant d’être livrée, ce qui explique qu’elle ait été posée puis recouverte ou décollée et 2) leur convention avec la RATP leur interdit tout message à caractère politique en période de campagne électorale.

Outre que la campagne n’a pas officiellement commencé, on attend avec impatience qu’un collège de sémiologues soit convoqué pour apprendre en quoi la phrase «En mai 2012, Stéphane Guillon s’en va aussi» est un message à caractère politique.

http://www.liberation.fr/culture/01012386017-les-affiches-du-spectacle-de-stephane-guillon-retirees-du-metro

 


Quand les esprits s’autocensurent tous seuls, pour ne pas froisser les puissants, alors on a atteint le degré ultime de soumission…

[Libération - 10/01/2012]

Reçu le 19 décembre dans l’émission de TV5 Monde l’Invité, Stéphane Guillon, comme c’est la coutume, laisse un paraphe sur le mur de la loge. Au-dessus de l’horloge, l’humoriste écrit: «Combien d’heures encore sous Nicolas Sarkozy ?» Rires en coulisses. Sauf que, dès le lendemain, une feuille de papier masque la dédicace. Mais jour après jour, des plaisantins l’arrachent. Depuis, c’est carrément l’horloge qui a été remontée afin qu’on ne voie pas l’outrage à Sarkozy.

La directrice de TV5 Monde, Marie-Christine Saragosse, aurait-elle fait du zèle pour ne pas froisser l’Elysée et son hôte si jamais il venait à être lui aussi invité de l’émission ? Interrogée par Libération, Saragosse dit tomber des nues. Selon elle, c’est la maquilleuse qui aurait pris l’initiative ! Laquelle, jointe par Libération, affirme : «On a déconné dans la loge, et puis j’ai cru qu’il fallait faire quelque chose, alors j’ai demandé à faire remonter l’horloge, c’était juste pour qu’il [Nicolas Sarkozy, ndlr] ne soit pas vexé, mais jamais Marie-Christine Saragosse ne m’a demandé de le faire.» Alors, maquilleuse trop zélée ou directrice prise la main dans l’horloge ? En tout cas, hier, Saragosse le jurait : «Dès demain, je fais redescendre la pendule

http://www.liberation.fr/medias/01012382366-tv5-monde-fait-une-pendule-de-guillon


Hé, on va pas reprocher aux journaux de vouloir vendre du papier, hein ? En tout cas, cela confirme encore une fois la maxime de Henri L. Mencken, que l’on devrait tatouer sur la main de tous les étudiants en journalisme : "Même si c’est ta maman qui te dit qu’elle t’aime, vérifie quand même l’information".

[Arrêt sur Images - 28/11/2011]

C’est Noël, avec un mois d’avance ! A l’instant où l’intrigue du Carlton commençait à faiblir, voici que le super-méga-modèle économique 2011 de la presse française (l’affaire DSK) s’invente une nouvelle saison. Bonjour les clics, les ventes, et l’audimat. On ne sait plus comment la numéroter. 1? 2? 3? DSK, le complot: la presse n’osait en rêver, M. Epstein l’a fait. Petit papa Epstein, quand tu descendras du ciel, avec ta hotte pleine de coïncidences-qui-ne-prouvent-rien-en-elles-même-mais-qu’on-est-tout-de-même-très-troublés, n’oublie pas nos petits journaux !

Et chacun d’y aller. En tête de meute, Rue89, qui sort le premier le résumé de l’article de la New York Revue of Books. Le lendemain, le site semble pris d’un doute. Est-il bien sérieux, ce M. Epstein, qui estime qu’Al Qaida n’est pas seule responsable des attents du 11 Septembre, et qu’une piste "mène en Irak" ? Oui sans doute, puisqu’il a "collaboré au Wall Street Journal". Vérification faite par notre Gilles Klein, on ne trouve sous sa plume, que quatre articles remontant aux années 80, et deux libres opinions sur l’industrie du spectacle à Hollywood, mais qu’importe. Ah oui, il a décroché un prix, aussi. Re-vérification faite, ce prix a été décerné par un consultant en intelligence économique dont nous ne savons rien, mais on ne va pas s’arrêter à ces détails. Et le lendemain encore, le site de publier une chronologie joliment interactive qui, de l’aveu même du site, "en dit beaucoup mais pas tout" (titre à étudier dans les écoles de journalisme), mais qui fait tout de même très chic.

Que dit M. Epstein ? Beaucoup de choses (questions sans réponse, hypothèses prudemment soulevées, déplacements de focale, savants changements de pied) qui rappellent la rhétorique complotiste habituelle, ce dont il faut se garder de tirer toute conclusion que ce soit. Prenez-en connaissance à tête reposée: il a passé son week-end à accorder des interviews à la presse française (à lire notamment ce matin, l’Obs et Slate). En substance, non, l’affaire du Sofitel n’est pas un complot, mais le personnel du Sofitel était tout de même mobilisé par la surveillance de DSK. La fameuse "danse de la victoire" de deux employés de l’hôtel (tête de gondole de l’article) est importante, mais "pas centrale", tout bien pesé. Epstein, enfin, ne connait si bien que cela le biographe officiel de DSK, Michel Taubmann, lequel (comme le remarque Slate) le décrivait pourtant en août comme "son ami". Bref, noir et blanc, fromage et dessert, tout et son contraire. Dans l’estimable corporation des pères Noël, c’est plutôt une qualité professionnelle.


DSK et son ami Mahmoud Abdel Salam Omar – sont-ils tombés à cause de l’or ?

[DENEB sur Agoravox - 06/06/2011]

Quel est le lien entre les deux hommes ? Personnages des hautes sphères economiques, ils ont été arrêtés tous les deux recemment pour viol sur la personne de femme de chambre, dans un hôtel newyorkais, dans les circonstances pour le moins troublantes.

Mahmoud Abdel Salam Omar est un banquier egyptien, ex-directeur de la Banque d’Alexandrie. D’après le site Wikistrike, c’est un ami de DSK. Avant son arrestation, Dominique Strauss-Kahn devait le rencontrer à propos des documents confidentiels sur la disparition des resèrves en or américaines.

Les lingots en question sont stockés a Fort Knox. Depuis quelques années, les doutes sur leur existence fusent, comme l’attestent certains blogsaméricains.

L’or serait en fait du tungstène, enrobé d’une mince couche d’or. Cet or, dont une partie devait être livré à FMI a été examiné par les chinois en octobre 2009, lorsque les américains voulaient le leur fourguer. En perçant des petits trous dans les lingots, ils se sont aperçus de l’arnaque. On a finalement réussi à le fourguer à l’Inde, comme l’atteste le candidat à la présidence des Etats-Unis, Ron Paul.

Fin février de cette année, Pravda nous apprend que les chinois voudraient acheter 191,3 tonnes de l’or du FMI.

Cet or devait provenir du Fort Knox. DSK devait-il remettre la question de sa pureté sur la table ? Certainement, puisqu’il était le chef de l’FMI. Il savait bien que ça allait provoquer une enquête : où est parti le vrai or ? Certains semblent savoir que le remplacement de l’or par le tungstène, bien moins cher mais de densité semblable, s’est fait sous la présidence Clinton

Voilà les démocrates mêlés à une sordide histoire de vol de l’or des reserves federales. Ce qui pourrait expliquer l’étrange silence d’Obama sur le scandale DSK. (en savoir plus…)


[Commentaire de Morituri sur L&I - 27/11/2011]

Nous avons donc le Blackberry de DSK qui a disparu et un journaliste, américain, qui a eu accès au relevé téléphonique partiel dudit appareil… C’est de l’Agatha Christie croisé Hitchcock entre DSK et DSQ !

Pourquoi « partiel », pourquoi que le 14, pourquoi qu’à partir de 10 h 07, NY time ? That is the big, big, question puisqu’elle (la question) fait l’impasse sur les 24 ou 48 heures précédentes. Pourquoi, en tant que Dirlo du FMI était-il à New York – d’autant plus que depuis, avec l’affaire de Lille, qui avait éclatée fortuitement (aussi curieusement) durant les primates du PS – ‘Yes we Kahn/No we Kahn’t’ – démontre combien DSK était abonné à des partenaires très haut de gamme, maîtrisant le tantrisme à retardement, l’illusion pour un éjaculateur précoce dont seul le porte-feuille et le titre feraient encore de l’effet…

Où était DSK, physiquement, avant midi ? Pas dans la chambre 2820 puisque le journaliste laisserait entendre que Nafissatou avait déjà fait le ménage ; même à plusieurs reprises, avec peut-être de l’aide… Nickel, ‘vierge’, la 2820 donc mais tout à fait contradictoire pour un client ayant fait ses bagages et sur le point d’évacuer (sic !) les lieux.

Que l’on nous parle plutôt du timing de l’or ; cet or des Etats-Unis, réputé stocké au Bullion Depository à Fort Knox ; cet or, promis au FMI, pas encore livré à date ; la raison du voyage de DSK à la Federal Reserve de New York, ; ces 191,3 tonnes d’or convenues par le 2ème amendement de l’accord d’Avril 1978 entre le Conseil exécutif et le FMI pour financer les droits de tirage spéciaux, l’alternative aux monnaies de réserve – alternative à la chute (programmée !) de l’euro… La super banque, unique, mondiale, à terme.

Cet or n’existait plus en stock ; ce vide, depuis 2009 (au moins), qui pouvait être prouvé à DSK par certains éléments de la CIA ; vide qui donnait raison à Ron Paul, ancien candidat à la Présidence. (en savoir plus…)


Sofitel de New York : un journaliste américain soulève de nouvelles zones d’ombre

[Elise Barthet - Le Monde | 25.11.11 ]

L’affaire du Sofitel de New York est loin d’avoir livré tous ses secrets. Accusé d’agression sexuelle par une femme de chambre le 14 mai dernier à New York, Dominique Strauss-Kahn a admis une "faute morale" après avoir échappé à un procès au pénal. Mais l’affaire n’est pas close. Les questions inédites posées par Edward Epstein dans un long article de la New York Review of Books à paraître ce week-end, et auquel LeMonde.fr a eu accès, soulèvent de nouvelles zones d’ombre.

Qu’est-il advenu du BlackBerry disparu de l’ancien directeur du FMI ? Avait-il été piraté ? Que s’est-il passé dans la chambre 2820, située au même étage que la suite de DSK et où Nafissatou Diallo s’est rendue à plusieurs reprises avant et après sa rencontre avec l’ancien favori des sondages ? Le journaliste américain, qui a eu accès aux enregistrements réalisés par des caméras de surveillance du Sofitel et à certains relevés téléphoniques, revient, minute par minute, sur les événements troubles qui ont jalonné ce 14 mai.

Début de matinée

Dominique Strauss-Kahn découvre qu’il a "un sérieux problème avec un de ses téléphones BlackBerry". L’appareil, qu’il utilise pour envoyer et recevoir des messages personnels et professionnels, a vraisemblablement été hacké. Une amie de l’ancien directeur du FMI, qui travaille comme documentaliste au siège parisien de l’UMP, lui a envoyé un message dans la matinée pour le prévenir "qu’au moins un de ces e-mails privés récemment envoyés depuis son BlackBerry à son épouse, Anne Sinclair, avait été lu dans les bureaux de l’UMP à Paris."

10 h 07

Inquiet, Dominique Strauss-Kahn téléphone à sa femme depuis le BlackBerry en question. "Au cours d’une conversation qui dure moins de six minutes, il lui annonce qu’il a un gros problème" et insiste pour qu’elle contacte Stéphane Fouks. Patron de l’agence Euro RSCG, ce dernier pilote depuis quatre ans la stratégie de communication de DSK en vue de la présidentielle de 2012. L’ancien directeur du FMI demande à son épouse de prévenir cet "ami" pour qu’il puisse rapidement"faire examiner le BlackBerry et l’iPad par un expert", une fois que DSK sera rentré à Paris.

12 h 06 – 12 h 07

Nafissatou Diallo, qui travaille depuis trois ans comme femme de chambre au Sofitel, pénètre dans la suite présidentielle occupée par Dominique Strauss-Kahn. D’après les déclarations de l’ancien directeur du FMI, ses bagages sont "visibles"dans l’entrée. "En temps normal, rappelle le journaliste de la New York Review of Books, le personnel n’entre pas dans une chambre pour la nettoyer tant que le client s’y trouve".

Que se passe-t-il dans les six ou sept minutes qui suivent ? Edward Epstein s’en tient au rapport du procureur de New York qui évoque un "rapport sexuel hâtif". A 12 h 13, Dominique Strauss-Kahn téléphone à sa fille Camille avec laquelle il a rendez-vous pour déjeuner, pour la prévenir qu’il risque d’être en retard. (en savoir plus…)


Ce bouquin savoureux n’a pas connu le succès qu’il méritait. On murmure qu’il devait être réédité mais que les deux éditeurs successifs ont eu des "problèmes" divers… comme c’est étrange.  Heureusement Denis Laumont a pris la peine d’en publier les bons morceaux sur Internet. Un régal !!!

[Extraits de "25 ans avec lui" de Jean-Claude Laumond - Editions Ramsay - 2001]

Jean-Claude Laumond … Chauffeur de M. Jacques Chirac et/ou de sa famille pendant 25 ans. Admirateur déçu. Admirateur de M. Charles Pasqua et de Mme Marie-France Garaud, la "muse". G.O.D.F. 30ème°   – Jean-Claude Laumond fait publier, sous son nom, en septembre 2001, un ouvrage amer, mais savoureux et instructif, de souvenirs "Vingt-cinq ans avec Lui", chez Ramsay.  

Pour les mémoires du chauffeur de Me François Mitterrand : Pierre Tourlier, avec la collaboration de Laurent Delmas, Conduite à gauche, Denoël, Paris 2000 ; Tonton, mon quotidien auprès de François Mitterrand, Rocher, Paris/Monaco, 2005.

1
Quand je dis que je devins le chauffeur des Chirac, il faut comprendre le nom au sens générique. Les beaux-parents du ministre tenaient dans cette famille une place importante. M. de Courcel, son beau-père, trop tôt disparu, partageait ma passion des voitures et se toquait de vitesse, de performances et de records.
Chaque fois que je le conduisais, presque toujours sur les mêmes itinéraires, il gardait les yeux rivés à sa montre et, de carrefour en carrefour, comparait nos moyennes d’une fois sur l’autre.  (en savoir plus…)


Par contre les longs mois de prison de Julien Coupat sont bien réels, eux. Le message que la Sarkozye paniquée envoyait aux dissidents était clair: on a les moyens de vous faire chier grave, de vous foutre votre vie en l’air, même sur la base d’accusations fausses… alors tenez vous tranquilles.  Message compris 5/5 quand on voit comment la contestation, en cette période de guerre, de crise et de précarité, est retombée comme un flan.  Ce n’est pas pour rien que le virus "Indignés" a contourné la France, le flic Sarkozy a tout mis en place pour cela.

Vous croyez vraiment que cette plainte contre la machination politico-médiatique fabriquée par Michelle Alliot-Marie, sur une idée d’Alain Bauer et de Claude Guéant va aboutir ? Vous rêvez, on est en France, les juges ne crachent pas dans la gamelle dans laquelle ils mangent.

LE PV EST "BOURRÉ D’INVRAISEMBLANCES"

[Le Monde -11/11/2011]

"Faux et usage de faux en écriture publique" : voilà le motif pour lequel une information judiciaire a été ouverte, cette semaine à Nanterre, sur l’enquête des sabotages de TGV. Cette décision fait suite à la plainte du groupe Tarnac qui accuse la police antiterroriste d’avoir rédigé un procès-verbal mensonger pour lesmettre en cause, selon un de leurs avocats.

Les faits remontent à la nuit du 7 au 8 novembre 2008 : des dégradations sont commises sur une ligne TGV dans la Seine-et-Marne. Trois jours plus tard, dix personnes sont arrêtées. Parmi elles, Julien Coupat et sa compagne Yldune Levy. Ils sont alors mis en examen dans ce dossier, instruit à Paris, notamment pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste.

 A l’époque, la ministre de l’intérieur, Michèle Alliot-Marie, les avaient désignés comme "un groupe d’anarcho-autonomes", ce que réfute le groupe de Tarnac. Ils nient les accusations et leurs avocats ont toujours mis en cause la police, estimant que des soupçons de falsification pèsent sur certaines pièces importantes du dossier.

C’est dans ce contexte que l’enquête de police avait fait l’objet d’une vive controverse, une partie de la gauche, tout comme la défense, estimant qu’elle avait été fabriquée de toutes pièces pour accréditer l’idée qu’une menace violente existerait à l’ultragauche.

LE PV EST "BOURRÉ D’INVRAISEMBLANCES"

Selon les avocats du groupe de Tarnac, leur mise en cause repose notamment sur un PV de la sous-direction antiterroriste de la PJ française, faisant état d’une filature de Julien Coupat et Yldune Levy la nuit des faits, PV qui, selon eux, est un faux.

"C’est ce PV qui a permis les arrestations", explique Me Assous. "Or il est bourré d’invraisemblances qui rendent impossibles la présence de Julien Coupat et Yldune Levy à cet endroit-là et à ce moment-là", selon l’avocat qui souligne que le faux commis par un dépositaire de l’autorité publique relève de la cour d’assises. "Les enquêteurs ne cessent de clamer qu’ils avaient des éléments. Or après trois ans, il n’y a rien", affirme l’avocat convaincu que l’enquête de Nanterre conduira à la levée des mises en examen. (en savoir plus…)


Les barbouzes de Sarkozy lancent la campagne électorale…

[Entretien avec Stéphane Lomme et Gérard Davet - Libération Vidéo - 01/09/2011]
«Tout était prêt» pour nuire à DSK
Les auteurs de «Sarko m’a tuer» affirment qu’on leur a proposé des informations collectées par la police sur la vie privée de Strauss-Kahn.

Nouvelles révélations des journalistes Stéphane Lhomme et Gérard Davet. Leur enquête intitulée Sarko m’a tuer faisait déjà état d’un témoignage de la députée PS Aurélie Filipetti, qui accuse l’Elysée d’avoir organisé des fuites sur sa vie privée dans la presse.

Interrogés sur l’antenne de RMC, Lhomme et Davet expliquent ce jeudi qu’on leur a également proposé des éléments concernant la vie privée de Domique Strauss-Kahn afin de compromettre ce dernier, dans l’hypothèse où il se présenterait à l’élection présidentielle. Des informations que les journalistes expliquent avoir refusées.

«On nous a proposé récemment, avant l’interpellation de M. Stauss-Kahn à New York, des éléments relatif à sa vie privée, qui avaient été collectés par les services de police et qui étaient près à sortir au cas où», raconte ainsi Stéphane Lhomme. Selon lui, «tout était prêt» pour nuire à DSK.

http://www.liberation.fr/politiques/06014022-tout-etait-pret-pour-nuire-a-dsk-affirment-lhomme-et-davet?xtor=EPR-450206


[Edwy Plenel - Mediapart - jeudi 4 août 2011]

Les documents Takieddine, dont Mediapart a commencé la publication le 10 juillet, dévoilent la vérité de la présidence de Nicolas Sarkozy. Et cette vérité est sale. Ayant pour fil conducteur l’argent noir des ventes d’armes, cette documentation sans précédent dans l’histoire de la République met à nu un système dont l’intérêt financier est le seul mobile, au détriment des lois en vigueur et de la morale publique.

Ces pratiques ou ces tentations ont toujours existé, et les affaires politico-financières qui ont terni les présidences de François Mitterrand et de Jacques Chirac en témoignent abondamment. Mais jamais elles n’avaient été installées avec tant d’ampleur au coeur du pouvoir comme le démontrent nos révélations qui attestent la place centrale occupée par Ziad Takieddine dans le dispositif sarkozyste. Jamais elles ne s’étaient étendues à ce point jusqu’à contaminer le sommet de l’Etat, ses règles fonctionnelles et ses usages administratifs. Telle est la révélation des documents Takieddine : la promotion de la corruption au coeur du pouvoir exécutif.

N’ayant d’autres compétences que son rôle d’intermédiaire auprès de régimes autoritaires ou dictatoriaux qui échangent des marchés juteux contre une reconnaissance diplomatique, M. Takieddine n’a jamais cessé d’appartenir au premier cercle qui entoure Nicolas Sarkozy depuis qu’il fit ses premières armes, en 1994-1995, sur les contrats pakistanais qui sont au coeur de l’affaire Karachi. Ce Franco-Libanais n’est pas un simple intermédiaire, mais un conseiller occulte. Il fait des notes confidentielles, conçoit la stratégie secrète, participe aux réunions dans les palais de la République, donne son avis politique, transmet ses recommandations diplomatiques, prépare les rencontres avec des chefs d’Etat étrangers, organise les voyages préalables, s’occupe des contacts préliminaires, traduit de l’arabe les documents ou les conversations les plus sensibles, transmet officieusement des messages officiels, etc. (en savoir plus…)


Ouarf !!!! Il n’y a que Ratier pour nous déterrer des trucs comme ça !

[Emmanuel Ratier - Faits & Document n°316 - Mai 2011]

Dans Paris Match du 29 décembre 2010, la grande prêtresse de l’astrologie Elizabeth Teissier prévoyait un « destin présidentiel » à Dominique Strauss-Kahn, car « depuis 2010, Pluton imprime un grand tournant dans son destin, qui se prolonge sur le printemps 2011. 2011 sera pour lui une année géniale : à 62 ans, c’est l’année de sa vie. »

http://www.faitsetdocuments.com/


Les grands principes, c’est seulement quand c’est pour les autres… Quand on a un agenda politique dans la tête, alors toute communication doit aller dans le sens de cet agenda. Si celui qui commet le méfait est "un gars de notre camp", alors on tentera de le dédouaner, de salir la victime ou bien on gardera un silence géné… ça ne vous rappelle rien ? De la guerre en Yougoslavie à l’invasion de l’Irak, de "Plomb Durci" à Gaza aux "combattants de la liberté" au Nicaragua, à chaque fois les bien-pensants font le tri entre les causes.

[Oumma.com - 20/05/2011]
Sur I-télé, « L’œil d’Eric Brunet » vaut le détour ! L’essayiste et journaliste, qui n’y va pas par quatre chemins, donne un coup pied magistral dans la fourmilière des pleureurs grandiloquents, des courroucés triviaux, des conspirationnistes de salons, issus de la gauche caviar et ligués pour faire passer leur très cher ami et "homme providentiel" du socialisme français, DSK, pour un saint…

Passant en revue toutes les postures et remarques sidérantes, dédaigneuses et carrément abjectes, qui tournent à l’empoignade tellement gauloise – de BHL éructant "les journalistes français sont dégueulasses", à Jack Lang qui a lancé "Il n’y a pas mort d’homme", sans oublier la phrase de Jean-François Kahn " une domestique a été troussée" – Eric Brunet s’en prend également à l’étonnant mutisme des féministes.

Se seraient-elles auto-bâillonnées, les Elisabeth Badinter, Elisabeth Lévy, Caroline Fourest, les NPNS, et toute la clique, si empressées d’ordinaire de défendre la dignité des femmes, surtout quand l’islam est en ligne de mire ?

L’affaire DSK, glauque et sordide, nous fait mesurer le gouffre culturel abyssal qui sépare la France des Etats-Unis, les uns parlant de gaudriole quand la justice américaine y voit un crime sexuel majeur, passible de 74 années de prison…

http://oumma.com/DSK-le-journaliste-Eric-Brunet


Ahhh, ça me rappelle des vieux souvenirs… l’affaire Lewinsky, quand le Monde avait traduit et publié in extenso le dossier de l’enquête. Je crois que c’était la première fois de ma vie que je m’étais branlé en lisant le "quotidien de référence"… :-) )

Ca va être la même chose, si maintenant le Monde nous raconte les détails d’alcove du Sofitel… :-)

[Le Monde 19/05/2011]

Moquette examinée. Selon des sources proches de l’enquête, les enquêteurs examinent un morceau de la moquette de la chambre d’hôtel où résidait DSK. Le morceau a été prélevé là où la femme de chambre affirme avoir craché après que le patron du FMI l’a forcée à lui prodiguer une fellation. Selon les enquêteurs, la moquette pourrait contenir des traces de sperme, et constituer une preuve cruciale dans le dossier.

http://www.lemonde.fr/dsk/article/2011/05/19/affaire-dsk-les-derniers-developpements-de-l-enquete_1524128_1522571.html


Après avoir dit "Il ne s’est rien passé, la nana est une menteuse…" , les avocat de D.S.K. commencent à dire "Oui, OK, il s’est passé quelque chose, mais la nana elle était consentante"… C’est la défense classique de TOUS les violeurs, qu’il s’agisse de petits caids des cités ou de gros bonnets de la finance…

Mais, on s’en fout, hein, parce que une nana qui se fait violer dans un palace, c’est forcément une pute, hein ? Et puis, comme le dit si bien Jack Lang, "il n’y a pas mort d’homme", le viol, c’est pas grave.

Il est grand temps que les éléphants phallocrates du PS s’en aillent crever en silence…

[Le Point.fr - Publié le 18/05/2011]

Les Français pensent que DSK est victime d’un complot. Chez les sympathisants socialistes, 70 % croient à "la théorie du complot" dans l’affaire DSK.

Les Français pensent à 57 % que Dominique Strauss-Kahn a été victime d’un complot dans l’affaire de tentative de viol pour laquelle il est emprisonné à New York depuis lundi, selon un sondage CSA pour BFM TV, RMC et 20 Minutes*. 32 % des personnes interrogées pensent qu’il n’y a pas de complot et 11 % ne se prononcent pas. La théorie du complot a les faveurs de 70 % des sympathisants socialistes.

Le comportement du Parti socialiste après le scandale est jugé "responsable" à 57 % et les Français pensent à 54 % que la gauche peut quand même gagner l’élection présidentielle de 2012 malgré le scandale. 37 % disent vouloir participer à la primaire pour la désignation du candidat PS. C’est François Hollande qui est le meilleur candidat de cette consultation pour 33 % des personnes interrogées, devant Martine Aubry (20 %) et Ségolène Royal (20 %). (en savoir plus…)


You can’t hide, you can’t run if you’re on Facebook… La tombeuse de DSK a désormais un visage… mais est-ce bien le sien ? Les journaux sont engagés dans la course de vitesse… grapillant des infos et des fausses infos là où ils le peuvent..

Ophelia Famotidina, employée de l'Hôtel SOFITEL de Times Square

Ophelia Famotidina, employée de l'Hôtel SOFITEL de Times Square... d'après le sites POTINS c'est elle qui a été agressée sexuellement par Dominique Strauss Kahn

Selon le Journal du Dimanche, par contre, son nom est Nafissatou Diallo…

[JDD -17/05/2011]

On ne sait presque rien d’elle. Personne n’a encore vu son visage et son identité est restée jusqu’alors secrète. La plaignante dans l’affaire DSK, une femme de ménage du Sofitel de New York, a fui les caméras. Au départ, les premiers médias à enquêter sur elle expliquaient qu’elle s’appelait "Ophélia". Mardi, Europe 1 et RMCrévèlent qu’elle se nomme Nafissatou Diallo. Elle a 32 ans, est d’origine ghanéenne pour Europe 1 et guinéenne pour RMC.

Ses supérieurs évoquent une employée modèle : "Elle travaille au Sofitel New York depuis trois ans et nous sommes entièrement satisfaits de son travail et de son comportement", a déclaré le directeur général de l’hôtel Sofitel Jorge Tito. Selon le meilleur ami de "Nafi", interrogé par RMC, elle ignorait que le patron du FMI occupait la chambre 2806. Elle a découvert l’identité réelle de son agresseur présumé en regardant la télévision. Avec l’intérêt médiatique de l’affaire, les policiers ont décidé de la placer sous protection. Elle a quitté son appartement situé dans un immeuble en briques rouges dans le Bronx pour un lieu tenu secret. "Elle a passé deux jours entiers à pleurer", a poursuivi son meilleur ami, ajoutant que, depuis, elle semblait rassurée. Mais elle hésite toujours à porter plainte, les poursuites étant actuellement menée par le procureur représentant la ville de New York.

"Elle est toujours très calme. Je ne l’ai jamais vue s’énerver", a raconté sur Europe 1 un jeune voisin de Nafissatou Diallo. Il a parlé d’une femme discrète, assez jolie et "sans histoire". "Je la croise quand elle part travailler ou parfois quand elle rentre. Mais je vois surtout sa fille, une fille très sympa. Et sa mère est vraiment gentille. Ça a été un sacré choc", a-t-il détaillé.

Même stupeur chez une autre voisine, également interrogée par Europe 1. "Je pense qu’elle ne méritait vraiment pas ça", a-t-elle regretté. "Voyez ce que cet homme lui a fait. Il ne mérite pas d’être un jour président. Je l’ai vu dans le journal. C’est comme s’il n’avait aucune compassion pour elle. Rien du tout."

http://www.lejdd.fr/Politique/Actualite/Affaire-DSK-on-en-sait-plus-sur-la-femme-de-chambre-du-Sofitel-315241/?from=headlines



L’étrange omerta des médias sur le cas DSK

[Christophe Deloire  - Le Monde - 16/05/2011]

Christophe Deloire est l’auteur de Sexus politicus (Albin Michel, 2006) et directeur du Centre de formation des journalistes (CFJ)

L’affaire de la chambre du Sofitel démontre que les éditoriaux à tour de bras ne permettent pas d’approcher de la vérité, pas plus que les sermons ne prédisent l’avenir. Pour parler de la vie politique, les médias français alignent traditionnellement une cohorte d’éditorialistes, rebaptisés depuis peu "commentateurs", là où les Anglo-Saxons, avec tous leurs défauts, préfèrent lancer leurs enquêteurs pour livrer au public le maximum de révélations. Or de la soif de vérité factuelle les démocraties ne se portent jamais mal.

La démocratie française a besoin d’une sérieuse cure d’un remède inventé par un Britannique, George Orwell, la "common decency" : la décence commune, une morale de la simplicité et de l’honnêteté. Elle devrait s’imposer aux politiques, aux "intellectuels", autant qu’aux journalistes. La décence commune en l’espèce, c’est le respect des personnes, bien entendu, mais surtout le refus de l’hypertrophie verbale, une obsession de la soumission aux faits. Cette décence devrait prohiber le commentaire vaseux qui se croit libre parce qu’il ne s’autorise que de lui-même.

En 2006, je fus l’auteur avec Christophe Dubois d’un livre d’enquête sur le caractère aphrodisiaque du pouvoir, Sexus politicus (Albin Michel), qui traitait aussi des coups bas sous la ceinture dans la vie politique. Pour la première fois, un chapitre intitulé "L’affaire DSK" évoquait le comportement hors normes de celui qui n’était pas encore directeur général du FMI, et révélait ses risques inconsidérés pour un homme d’Etat, ses vulnérabilités. Les scènes racontées ne relevaient pas que de la séduction de salon. Ce chapitre avait valu à notre éditeur et à nous-mêmes d’intenses pressions, vu le caractère sensible des informations.

Depuis dimanche 15 mai, j’ai décliné toutes les propositions d’interviews, ne voulant pas ajouter mes commentaires à ceux de spécialistes n’ayant rien vu, rien su, rien lu, ni bavarder sur la séduction en politique (hors sujet), ni resservir des informations publiées il y a cinq ans.

Mais une nouvelle fois l’actualité nous oblige à poser la question de l’utilité des journalistes. A quoi servent-ils ? Certains citoyens considèrent, non sans raisons, que certains d’entre nous (pas la plupart, mais certains parmi les plus influents) tentent d’imposer leurs vues plutôt que de nous informer et finissent par constituer une classe à prétention dominante. Une sorte de classe politique bis libérée des difficultés de l’action mais jamais privée de parole. Une classe médiatique qui n’agit pas (rôle des politiques), ne cherche pas la vérité (rôle des journalistes), mais ratiocine. Faut-il laisser aux humoristes le monopole de la révélation ? (en savoir plus…)


[L'Express - Benjamin Sportouch, -  16/05/2011]

Le député de Paris, qui a posté un billet sur son blog dimanche très critiqué à gauche, affirme que Dominique Strauss-Kahn a déjà agressé dans le passé d’autres femmes de chambre dans ce même hôtel new-yorkais.

En postant un billet sur son blog dimanche où il qualifie Dominique Strauss-Kahn de "délinquant sexuel " qui doit se faire "soigner", le député de Paris a déclenché la colère de nombreux hommes politiques de gauche (dont Pierre Moscovici ) et d’internautes qui lui reprochent une violence démesurée dans les mots.

Contacté par L’Express lundi matin, Bernard Debré maintient ses propos et accuse Dominique Strauss-Kahn de s’être déjà livré à des agressions sexuelles, dans ce même hôtel de New York. Elles ont été passées sous silence par la direction contre l’avis des employés.

"Il faut sortir de l’hypocrisie. Ce n’est pas la première fois que DSK se livrait à ce genre d’agissements au Sofitel. C’est là qu’il descendait toujours. Ça s’est produit plusieurs fois et depuis plusieurs années. Tout le monde le savait dans l’hôtel", déclare Bernard Debré, actuellement en déplacement en Chine.

"Les Chinois se marrent"

"Les employés étaient sur le point de se révolter. La direction était au courant mais jusque là n’osait rien dire. Elle a étouffé toutes les autres affaires. D’autres femmes de chambre avant Ophelia – une femme charmante de 32 ans qui travaillait très bien – avaient été agressées. Il faut arrêter de jouer les vierges effarouchées. Vous croyez que les flics de New York l’auraient interpellé dans l’avion s’ils n’avaient pas d’informations précises?", ajoute le parlementaire.

"C’est humiliant pour notre pays. C’est une très grande honte. Là, je suis à Shanghai. Les Chinois me regardent et se marrent. Ils se disent que tous les Français sont des obsédés sexuels. Si on continue à ne rien dire, ça va aider le Front national", poursuit Bernard Debré.

"J’ai eu beaucoup d’appels de parlementaires et de militants qui me soutiennent", assure le député. Des ministres aussi? "Je ne peux rien dire."

http://www.lexpress.fr/actualite/politique/debre-sur-dsk-l-hotel-a-etouffe-d-autres-affaires_993154.html


[AgoraVox - 15/05/2011]

Affaire DSK-Tristane Banon : Anne Mansouret confirme la tentative de viol

Anne Mansouret, conseillère générale de l’Eure et régionale de Haute-Normandie, candidate aux primaires socialistes pour l’élection présidentielle de 2012, confirme ce dimanche à Paris Normandie que sa fille Tristane Banon aurait été victime d’une tentative d’agression sexuelle de la part de Dominique Strauss-Kahn en 2002.

Tristane Banon avait révélé les faits en 2007 lors d’une émission de Thierry Ardisson sur Paris Première, mais le nom de DSK avait alors été bipé au montage. AgoraVox avait révélé l’affaire le 22 avril 2008 après avoir interrogé directement Tristane Banon, qui avait confirmé qu’elle parlait bien de Dominique Strauss-Kahn.

Alors qu’elle écrivait son premier livre  « Erreurs avouées… au masculin » en 2002, la jeune femme avait rencontré Dominique Strauss-Kahn. Il l’avait ensuite invité à une autre adresse « un appartement vide, avec un magnétoscope, une télé, un lit au fond, des poutres apparentes ». Tristane Banon : « Il a voulu que je lui tienne la main pour répondre, puis le bras… On a fini par se battre, on s’est battu au sol, j’ai donné des coups de pied, il a dégrafé mon soutien-gorge, il a essayé d’enlever mon jean. Quand on se battait, j’ai dit le mot « viol » pour lui faire peur, ça ne lui a pas fait peur ».

A l’époque, Anne Mansouret avait dissuadé sa fille de porter plainte contre le futur patron du FMI, dont l’une des filles, Camille, comptait parmi les meilleures amies de Tristane Banon. Tristane Banon est par ailleurs la filleule de la seconde épouse de DSK. Aujourd’hui, Anne Mansouret a des remords : « Aujourd’hui, je regrette d’avoir dissuadé ma fille de porter plainte contre DSK, je porte une lourde responsabilité. Après les faits, on a discuté, beaucoup parlé. Et finalement, elle a décidé, on a décidé, de ne pas lancer de procédure. Vous savez ma fille était très mal, mais Tristane est la filleule de la seconde femme de Dominique. C’était délicat pour des raisons familiales et amicales. Ce que je peux vous dire, c’est que ma fille, malgré les années qui passent, est toujours bouleversée par ces faits. Cette nuit, je suis allée la voir à Paris pour la réconforter. C’est très dur pour elle  ».

Après sa sortie sur France 3, la mère de Tristane Banon est intervenue sur BFM TV, où elle a réitéré ses accusations.

Anne Mansouret considère, comme d’autres avant elle (Bernard DebréThierry Ardisson…), que DSK est malade : « Pour moi, Dominique Strauss-Kahn est malade. Ce n’est pas une injure de dire cela, il a un vrai problème : une addiction au sexe, comme d’autres ont des soucis avec l’alcool, la drogue ou le jeu. Il est malade. Sur les faits eux-mêmes, je ne peux pas me prononcer, je n’y étais pas. Mais pour moi, c’est très plausible que cette femme a été agressée sexuellement. En revanche,je suis formelle, il a bien tenté d’abuser de Tristane ».

Anne Mansouret révèle, en outre, les difficultés qu’a rencontrées sa fille dans les milieux de la presse et de l’édition, où elle souhaitait travailler, en raison des révélations qu’on craignait qu’elle fasse sur DSK.

http://www.agoravox.tv/actualites/politique/article/affaire-dsk-tristane-banon-anne-30223



A l’êre des Smartphones et de Twitter, les infos vont vite…

[Le Post - 15/05/2011]

Au moment même ou DSK était interpellé à l’aéroport JFK de New York, un jeune UMP dégainait l’information sur Twitter.

Voila un jeune UMP bien renseigné. Avant même que l’arrestation de Dominique Strauss-Kahn ne soit rendue publique par The New York Post, un jeune UMP révélait l’information sur Twitter.

Le jeune populaire Jonathan Pinet a été le premier à lancer l’information sur Twitter à 23h00 (heure française), soit 17h00 heure de New York.

Selon les informations du New York Time, Dominique Strauss-Kahn a été interpellé samedi à 16h 40, heure locale, à l’aéroport JFK de New York. Près de 10 minutes avant le départ de l’avion à destination de Paris, trois policiers en civil sont intervenus dans le véhicule et ont prié DSK de les suivre.

Fait troublant : dans son tweet, Jonathan Pinet fait état d’une arrestation à l’hôtel. C’est effectivement à l’hôtel Sofitel que les enquêteurs ont tenté d’interpeller Dominique Strauss-Kahn. En vain. Ce dernier avait déjà quitté les lieux où il est suspecté d’avoir agressé sexuellement une femme de chambre.

Le jeune UMP avait donc l’information avant même que le patron du FMI ne soit interpellé.

- Rapidement, Jonathan Pinet est appelé à prouver la véracité de son info. Il affirme alors :

- Quelques minutes plus tard, Arnaud Dassier, ancien responsable de la campagne Internet de Nicolas Sarkozy en 2007, suspecté d’être à l’origine de la rumeur sur DSK et la Porsche, et actionnaire minoritaire du site Atlantico.fr reprend l’informationici.

Capture d'écran du tweet d'Arnaud Dassier

Simple coïncidence ou véritable opération com’ contre DSK, le webjournal de droite24heuresactu est le premier site français à publier l’information, avant Rue89 qui se contente de deux lignes et d’une mention "développement à venir" avant de compléter à 1h 23.- Le tout premier papier évoquant l’affaire est le tabloïd à sensations New York Postqui publie à 18h33, heure de New Yorksoit 1h33 après Jonathan Pinet.
Le tabloïd américain assure uniquement que DSK aurait été arrêté avant sa montée en avion pour Paris et que l’affaire aurait un rapport avec une employée d’un hôtel.

Comment ce jeune populaire qui revendique le lancement des campagnes web de l’UMP contre la gauche, peut-il, 1h33 avant le tout premier tabloïd américain, affirmer que DSK a été arrêté dans un hôtel alors même que DSK n’a été, selon le tabloïd américain qui a sorti l’information, interrogé qu’à l’aéroport ?

Un jeune populaire actif donc (cf ses contributions sur le site des jeunes populaires), adepte des campagnes Web de l’UMP, qui connaît une personne qui travaille précisément dans cet hôtel de New York… Tout cela en moins de 25 min.


[Le Point - 15/05/2011]

Le journaliste Michel Taubmann a enquêté sur le patron du FMI.

Des extraits exclusifs du "Roman vrai de Dominique Strauss-Kahn" (Editions du Moment, 310 pages, 19,95 euros) :

STRAUSS ET KAHN

Le père de Dominique Strauss-Kahn, Gilbert, était à moitié juif. Mais il ne s’appelait pas Strauss-Kahn à sa naissance. Une grande partie de sa vie, on le connut simplement sous le nom de Gilbert Strauss. En fait, il avait deux pères. L’un, naturel, s’appelait Strauss, et l’autre, adoptif, Kahn. Ils aimèrent la même femme et en eurent chacun un enfant. Cette histoire peu ordinaire mérite quelques explications. Le père naturel de Gilbert Strauss, Gaston, était né en 1875 à Bischwiller dans une de ces familles juives installées depuis plusieurs siècles en Alsace. Ce juif non pratiquant avait épousé une catholique lorraine de Lunéville, Yvonne Stengel, de dix-sept ans sa cadette, vendeuse dans le magasin de sa propre soeur aînée en Alsace. Il l’emmena à Paris, où il monta un négoce d’éponges. Son commerce était prospère, le couple était heureux. Gaston Strauss est âgé de 39 ans en 1914, lorsqu’il part au front. Après son retour définitif, son épouse Yvonne accouche le 11 décembre 1918 d’un petit Gilbert, qui sera le père de Dominique Strauss-Kahn.

Au milieu des années 20, les Strauss accueillent chez eux, dans le 20e arrondissement de Paris, un jeune cousin de Gaston qui vient également d’Alsace, il s’appelle Marius Kahn. Ses parents voudraient faire de lui un rabbin. Marius ne rêve que d’une chose : quitter son milieu d’origine pour partir à la conquête d’un monde plein de promesses en ce lendemain de guerre mondiale. C’est ainsi qu’il s’installe à Paris où, tout en étudiant le droit, il travaille comme acheteur pour la SPC (Société parisienne de confection), fournisseur des Galeries Lafayette. Dans la capitale, il découvre la modernité, le socialisme et… sa cousine Yvonne, l’épouse de Gaston Strauss, qui l’héberge. Marius est un tout jeune homme d’une vingtaine d’années et Yvonne en a près de 35.  Son mari Gaston, victime des gaz allemands pendant la Grande Guerre, est un quinquagénaire prématurément vieilli, aussi Marius s’impose- t-il peu à peu comme l’homme de la maison. Le "vieux" Strauss ne pouvant plus voyager, le jeune Kahn emmène Yvonne visiter l’Espagne pendant six mois, avec, semble-t-il, l’assentiment du mari.

Gaston Strauss a vraiment l’esprit large et beaucoup de générosité. Sentant sa fin proche, il laisse sa famille se recomposer sous ses yeux. Yvonne et lui ont donc un fils, Gilbert, né en 1918, le futur père de Dominique Strauss-Kahn. Du vivant de Gaston, en 1931, Yvonne et Marius ont eu une fille, Elise, surnommée Lisette dans la famille. Gaston étant mort en 1934, Marius épouse Yvonne l’année suivante. A la fin de la décennie 40, il adoptera Gilbert, le fils de Gaston, et aussi… Elise Strauss, sa propre fille naturelle, que le défunt avait reconnue pour qu’elle naisse d’une union légitime. Quant au père de DSK, il devient pour l’état civil Gilbert Strauss-Kahn. "Mon père, se rappelle Dominique Strauss-Kahn, ne rejetait pas Marius. Au contraire, ils étaient très proches. Ils ont même été associés professionnellement. Mais il n’arrivait pas à le considérer comme un père. N’ayant que quatorze ans de différence avec lui, mon père considérait Marius comme un grand frère. Moi, en revanche, j’ai toujours vu en lui mon grand-père. Si, dans ma jeunesse, je me faisais appeler Strauss, comme mon père, à partir des années 70, j’ai voulu me faire appeler Strauss-Kahn, conformément à mon état civil. C’était une manière de montrer mon attachement à mon grand-père et aussi d’affirmer mon identité juive qui avait été réveillée par la guerre des Six- Jours en 1967, puis celle du Kippour en 1973." (en savoir plus…)


J’étais en réunion avec des confrères U.S. quand j’ai reçu cette info: leur première réaction a été de dire "Jeez, the French… they’re…so French".

Fric, grosses baraques, belles bagnoles et sexe quickie dans les palaces… oh putain, la vie de D.S.K. est digne d’un roman de gare ! (Tim Carr)

Commentaire de Dov: Outre le fait que cela nous apprend que cette enflure se prélasse dans des suites à 3000 dollars la nuit, à mon avis le père DSK nous faisait une mauvaise descente d’un produit narcotique et va plaider la "démence passagère"… parce que, merde, quand on peut se payer des Porsche et des chambres à 3000 dollars, il suffit d’allumer la télé pour trouver le canal qui vous propose les numéros de téléphone d’escort qui vous suceront en toute discrétion. Cela pullule à New-York… Violer une femme de chambre.. tss, c’est encore plus naze que Berlusconi….

Commentaire de Greg : Le "New York Post" parle de tentative de sodomie sur la victime… mais bon, c’est le New York Post.

Comme le dit, de manière fort peu galante, Tim Carr: "On savait déjà que le FMI baisait les pauvres à travers le monde, voilà qu’on apprend que son directeur fait de même, dans sa chambre d’hôtel." :-)

[AFP - 15/01/2011] Dominique Strauss-Kahn a été arrêté samedi à l’aéroport JFK de New York et placé en garde à vue pour une agression sexuelle présumée.

L’information, annoncée par le New York Times, a été confirmée samedi par un porte-parole de la police. Le directeur général du FMI est accusé d’agression sexuelle sur une femme de chambre d’un hôtel de Times Square âgée de 32 ans. DSK a été remis à des officiers de police de Manhattan et devait être conduit dans les locaux d’une unité speciale de la police de New York (Special Victimes Unit), selon le journal.

Selon les informations du quotidien new-yorkais, "il était aux alentours de 16h45 (22h45 heure française) quand des enquêteurs en civil de l’Autorité des ports de New York et du New Jersey ont soudainement embarqué à bord du vol Air France 23 (…) et emmené M. Strauss-Kahn en garde à vue." Les agents agissaient sur la base d’une information de la police de New York qui enquêtait "sur une brutale agression d’une employée de l’hôtel Sofitel New York", selon la même source.

Selon l’agence AP, qui apporte quelques précisions sur les conditions de l’arrestation, la femme de chambre a indiqué aux autorités qu’elle était entrée dans le chambre et que DSK, nu, avait essayé de l’agresser sexuellement. Après avoir réussi à s’enfuir, elle a prévenu la police, toujours selon la même source. Lorsque la police est arrivée sur les lieux quelques minutes plus tard, DSK était déjà parti vers l’aéroport, laissant derrière lui son téléphone portable et plusieurs objets personnels, selon Paul J. Browne, porte-parole de la police de New York. Selon lui, le patron du FMI semble avoir quitté l’hôtel "dans la précipitation".

Dominique Strauss-Kahn doit participer lundi à une réunion des ministres des Finances de la zone euro à Bruxelles, puis faire un discours mercredi au 12e Forum économique. Le FMI n’a pas encore officiellement réagi à l’arrestation de son président.

http://www.europe1.fr/France/DSK-en-garde-a-vue-a-New-York-542227/


Note de Tim Carr: Tout comme l’Encyclopédie politique d’Emmanuel Ratier, la première édition de "Au Coeur du Pouvoir" figure dans la bibliothèque de référence de toute personne s’intéressant un tant soit peu à la vie politique en France… cette nouvelle édition augmentée est donc un outil indispensable pour comprendre les ramifications et coteries des coulisses de la "démocratie" française, "les alliances de caste et de classe entre personnalités censées être de gauche ou de droite, banquiers, journalistes, etc. Tous unis en réalité dans l’intimité des cénacles d’influence…"

Comme le soulignait si bien Howard Zinn dans ses cours: "La principale erreur des "synarchistes" c’est de croire que le fonctionnement des "clubs" soit un dysfonctionnement de la démocratie réelle. "

Au même titre qu’il n’existe pas de société socialiste "pure", il n’y a pas de société démocratique véritable. Sauf à quelques brefs moments "révolutionnaires", le pouvoir sera toujours accaparé par une oligarchie, un groupe de personnes qui – pour des raisons historiques, économiques ou d’opportunité – disposent à un moment précis du contrôle d’un certain nombre de leviers qui lui permettent d’agir.

Ceci est d’autant plus vrai en France, où la république est issue d’une prise de pouvoir par la bourgeoisie (s’appuyant sur un "peuple" chair à canon) qui n’a eu de cesse de reproduire le système monarchique.

En 2011, avec un "hyperprésident" monarque, la chose se confirme chaque jour…

Il n’est donc pas étonnnant que – dans une démocratie bourgeoise -  le "véritable" pouvoir se situe dans des petits groupes "d’influents" plutôt que dans l’instabilité congénitale de la "masse" démocratique qui court toujours le risque de prendre les "mauvaises" décisions… "mauvaises" pour les intérêts des possédants, bien sûr.

NOUVELLE EDITION: AU COEUR DU POUVOIR – une enquête au sein du club "Le Siècle"
[Editions FACTA - http://www.lesiecle.info - Mars 2011]

Le 27 octobre 2010 aura été une date historique. Celle où, pour la première fois de son histoire, Le Siècle aura été dévoilé au grand public, notamment via internet, sur l’idée d’une soixantaine de militants de gauche antimondialistes et antilibéraux, emmenés par Jean-Luc Mélenchon et le journaliste Pierre Carles. Hilare, venus troubler l’arrivée de la coterie la plus puissante de France à son dîner mensuel dans les locaux de « l’Auto », comprendre l’Automobile Club de France. Le peuple prenait à partie les nantis, dévoilant au grand jour les alliances de caste et de classe entre personnalités censées être de gauche ou de droite, banquiers, journalistes, etc. Tous unis en réalité dans l’intimité des cénacles d’influence.

L’ancien PDG de Renault et ancien président de la Haute Autorité de lutte contre les discriminations, la tristement célèbre Halde, Louis Schweitzer, grande figure de cette gauche morale protestante, bredouillait qu’il s’appelait « Éric Fottorino, du Monde ». Arlette Chabot fuyait par les escaliers du métro. Emmanuel Chain en venait aux mains avec Pierre Carles. Pour un peu on aurait rejoué la nuit du 4 août. Denis Olivennes, patron du Nouvel observateur, parlait aussitôt de « dérive populiste et démagogique.

L’ancien trotskyste Michel Field, devenu une des grandes figures du PAF (Paysage audivosiuel français), éructait que cela faisait « longtemps qu’on nous avait pas fait le coup des 200 familles » et Alain-Gérard Slama, éditorialiste au Figaro, y voyait un « délire » comparable à ceux qui avaient pu croire, dans les années 40 à la Synarchie.

(…) afin de ne pas apparaître comme une nouvelle émanation des « deux cents familles », le conseil d’administration propulsait à la présidence Nicole Notat, ancienne secrétaire générale de la CFDT, dont le modeste poids relationnel et financier actuel n’aurait jamais dû lui permettre d’accéder à cette haute fonction (il suffit de comparer avec l’importance réelle de ses prédécesseurs)…

Ce livre n’est pas fait pour juger sommairement du Siècle, de ses membres et de son fonctionnement. Il se trouve simplement qu’il s’agit tout simplement du réseau le plus puissant de France, un réseau qui fontionne depuis plus de soixante ans et qui a toujours compris parmi ses membres les personnalités françaises les plus impor-tantes. Savoir s’il s’agit d’un complot ou non ne présente qu’un intérêt strictement secondaire.

En revanche, il est d’une grande utilité pour mieux comprendre le sens de tel ou telle nomination, le rachat d’une entreprise par une autre, la montée en puissance d’hommes politiques recrutés très jeunes, le silence des médias sur cer-tains sujets, la solidarité évidente dont bénéficie ses membres, le réseau relationnel et les alliances inhabituelles, etc.

Un seul exemple : qui savait, avant la première édition de notre ouvrage, que Nicole Notat, patronne de la CFDT, dînait chaque mois avec les plus grands patrons du CAC 40. Ou encore, comme vous le découvrirez dans cette nouvelle édition que le responsable du secteur revendicatif de la CGT fait de même…

Autant d’éléments que la plupart d’entre eux n’ont jamais souhaité voir exposés au grand public. Et sur lesquels Le Siècle avait jusqu’alors ici réssi à conser-ver la confidentialité la plus totale. (en savoir plus…)


Commentaire de Hichem : Bravo Fadela ! Quel beau parcours ! Lécher le cul des puissants, y a pas à dire, ça rapporte ! Et dire que j’ai soutenu "Ni Putes Ni Soumises", putain, j’ai un goût de pourri dans la bouche…  Ose seulement montrer le bout de ton blouson dans ma cité, et tu verras la fête qu’on va te faire…

Quelqu’un peut-il nous citer UNE SEULE chose realisée par Fadela Amara lorsqu’elle était Secrétaire d’Etat à la Ville ? Elle n’était rien d’autre qu’un alibi, un trophée de chasse sur la cheminée de Sarkoko…

Fadela Amara. Symbole d’un État partisan vendu aux coteries, l’ex-secrétaire d’État à la Ville a été faite chevalier de la Légion d’honneur dans la promotion du 1er janvier mais également, de par la grâce des ministres UMP Xavier Bertrand et Roselyne Bachelot (agissant évidemment sous ordre de Nicolas Sarközy), inspectrice générale des Affaires sociales «au tour extérieur», c’est-à-dire sur pur choix politique. Ce qui permettra à cette supposée titulaire d’un simple CAP de comptabilité (qu’elle n’a jamais en réalité passé, cf. Elle, 29 septembre 2003) de toucher la bagatelle de 8000 euros par mois (plus frais) sans avoir pratiquement rien à faire. On rappellera que cette ex-élue socialiste (à la mairie de Clermont-Ferrand) avait monté, pour le compte du PS, l’association satellite Ni Putes ni soumises.


Et hop ! Encore un beau discours de Sarkozy qui passe à la poubelle…
Préparez vous à un second tour 2012 qui ressemblera à 2002… avec la complicité de Besson, Hortefeux et une partie de l’intelligentia arabophobe qui agite le spectre islamiste dans les médias…

… et le bouc émissaire "Les étrangers dehors" nous fera oublier que ce sont les financiers qui nous ont mis dans la misère, pas les Arabes. Mais c’est plus facile de taper sur les Arabes que de se coltiner Goldmann-Sachs et Wall-Street…

[Emmanuel Ratier - Faits et Documents n°303 - Janvier 2011]

Selon des sources internes, un tiers des membres de l’UMP serait déjà partisan d’un accord de désistement au second tour avec le FN pour le candidat arrivé en tête au premier tour aux élections législatives. Ce qui explique la discrétion, pour ne pas dire plus, de Jean-François Copé face à la montée en puissance de La Droite populaire (Christian Vanneste, Jacques Myard, Thierry Mariani, etc.), qui regroupe déjà près d’une cinquantaine de députés UMP.

Le ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux est sans doute l’un des ministres UMP les plus réalistes. Selon Le Canard enchaîné, il aurait déclaré en privé :

« Le Front national, c’est l’échec de la presse qui le condamne depuis trente ans. Mais il faut reconnaître qu’il a eu raison avant tout le monde sur le sida [NdL&I: sur le SIDA, le Front National a dit que c'était une maladie de pédés, c'est sur ça qu'il a raison ?], il a eu raison avant tout le monde sur l’immigration, il a eu raison avant tout le monde sur la délinquance.»

D’ores et déjà, c’est le score du candidat frontiste à l’élection présidentielle qui fera sans doute la décision, mais nombre d’élus UMP paraissent se refuser à rejouer le scénario des régionales de 1997 (où leur abstention avait permis à la gauche de prendre le contrôle de la plupart des régions).

Le Front national est redevenu le problème n°1 de Nicolas Sarközy (et donc de l’UMP), qui croyait pourtant avoir résolu le problème avec le débat en 2010 sur « l’identité nationale ». Le président de la République, qui est au plus bas dans les sondages (moins de 30 % d’intentions de vote), a lu avec beaucoup d’attention le sondage du Monde sur la présence immigrée musulmane : pour 42 % des Français il s’agit « plutôt d’une menace pour l’identité » nationale. Pis, pour 68 % des Français, les musulmans ne sont « pas du tout » ou « plutôt pas intégrés ». Pour 61 %, cette situation s’explique d’abord par « leur refus de s’intégrer », puis les « trop fortes différences culturelles ». [NdL&I : autrement dit, si tu es musulman, tu n'as rien à faire en France et il faut faire comme les Espagnols avec les Mauresques en 1492,  te chasser du pays ou bien te parquer dans des camps pour indésirables - faut avoir le courage de penser les choses jusqu'au bout, les mecs] Seuls 22 % y voient un « facteur d’enrichissement culturel ». Un sondage venant recouper celui de l’Ifop (des 13 et 14 décembre 2010) où plus d’un sympathisant de l’UMP sur deux (54 %) approuvait le parallèle établi par la vice-présidente du Front national Marine Le Pen entre les « prières de rue » des musulmans et l’Occupation allemande.

L’Élysée et l’UMP s’inquiètent donc de plus en plus non seulement d’un retour des électeurs exfrontistes ayant voté UMP en 2007 vers leur famille d’origine mais aussi d’un possible basculement de l’électorat « bonapartiste » de l’UMP vers le FN tant aux élections présidentielles que législatives de 2012. Ils constatent que le Front national, quasiment inexistant sur le terrain dans nombre de départements, réalise d’excellents scores lors d’élections partielles. Ce qui pourrait entraîner de multiples triangulaires et provoquer un raz-de-marée socialiste et écologiste.

http://faitsetdocuments.com/


Y a vraiment que chez Ratier qu’on apprend des trucs comme ça !

[Emmanuel Ratier - Faits et Documents n°303 - Janvier 2011]

Un colloque (Philippe Séguin, la politique : une affaire de volonté) et une exposition à l’Assemblée nationale rappellent le souvenir de Philippe Séguin. Il y a peu de chances que soit cité cet extrait du blog ultrasioniste Yérouchalmi :

« Ancien ministre et président de la Cour des comptes, figure de l’UMP, Philippe Séguin, catholique par ses parents légaux, a souffert d’un état dépressif latent qui l’aura empêché d’accéder aux plus hauts niveaux de l’État, que ses qualités morales et intellectuelles lui promettaient. Cet état dépressif était lié à sa ressemblance extrême, proche du double parfait, découverte lorsqu’il avait la trentaine et rendue publique, avec un… ami… de son père, responsable communautaire juif important de Tunis. Cette ressemblance signait une bâtardise qu’il n’a jamais acceptée, ni reconnue malgré les évidences (et) marquait son appartenance, par son père de sang, à la Communauté juive dont il avait pourtant pris soin de se distancer (tout en la respectant en gardant des liens cordiaux). »

http://faitsetdocuments.com/


Un mec trop sympa, ce Hashim Thaci ! L’illustration même de l’hypocrisie de l’occident… Comme le disait déjà Nixon à propos d’un dictateur sanguinaire : "Oui, je sais, c’est un fils de pute. Mais c’est NOTRE fils de pute."

[Emmanuel Ratier - Faits et Documents n°303 - Janvier 2011]

Particulièrement fouillé et s’appuyant sur de multiples témoignages, le rapport présenté devant le Conseil de l’Europe, le 16 décembre, par le député suisse Dick M arty, est une véritable bombe. On y trouve la confirmation de ce que les autorités serbes assuraient depuis plusieurs années : les milices de l’UCK (aujourd’hui au pouvoir) ont assassiné au Kosovo, mais aussi en Albanie, plusieurs centaines de soldats serbes afin de fournir des organes humains à de riches clients étrangers, en particulier israéliens.

Aussi bien les dirigeants kosovars qu’albanais, ainsi que la CIA et les services diplomatiques américains ont tenté de saper la crédibilité de son auteur, alors que même Carla Del Ponte évoque, dès 2008, ce trafic d’organes dans ses mémoires. Elle a également évoqué à plusieurs reprises le refus de Bernard Kouchner, chef de la mission de l’ONU (et étroitement lié aux terroristes islamiques de l’UCK), de toute enquête sur cette question dans les années 2000. Interrogé le 27 février 2010 alors qu’il se trouvait en voyage officiel au Kosovo, celui qui était alors ministre français des Affaires étrangères avait conseillé, avec un grand rire, à un journaliste qui avait osé l’interroger sur ce trafic d’aller « se faire soigner ».

http://faitsetdocuments.com/

 


Oumma.com et Saphirnews sont des organes de la CIA ? Oh putain ! D’un autre coté, quand on voit comment les jeunes des banlieues se font emmerder chaque jour, pas étonnant qu’ils sont réceptifs au discours de l’ambassade U.S. – il vaut mieux qu’ils aillent se faire endoctriner à New-York que d’aller faire le Jihad à Kandahar…

[Emmanuel Ratier - Fait & Documents n°308 - Janvier 2011]

Au travers de nos enquêtes sur les American Presence posts (n° 94) ou sur la French-American Foundation (n° 271 et 272), F&D a été le premier média français à s’interroger sur la restructuration de l’influence américaine en France. Nous avons également rapporté, à plusieurs reprises, l’étrange comportement de l’ambassade américaine dans les banlieues françaises de non-droit avec le rôle majeur de la très discrète Randiane Peccoud (n° 303). Autant d’éléments aujourd’hui corroborés par un stupéfiant document de l’ambassade américaine à Paris, rendu public grâce au site internet Wikileaks. Sans surprise, ce document a été passé sous silence par tous les grands médias français. Alors même qu’il démontre l’ampleur des manipulations secrètes américaines dans les banlieues françaises en direction des « minorités visibles », en particulier musulmanes, et l’existence d’une stratégie d’influence de grande ampleur. Les moyens décrits sont si grossiers qu’on a l’impression de consulter le programme d’introduction de la démocratie auprès des talibans en Afghanistan, la France étant ravalée au rang d’un simple bantoustan. Nous donnons ensuite divers exemples de cette stratégie.

Les menées américaines en France ne sont pas nouvelles. Sydney Hooks, un des responsables du Congrès pour la liberté de la culture, un vaste programme financé par la CIA durant la Guerre froide, déclarait en 1947 : « Rééduquer, réinformer le public français, me semble être la tâche la plus fondamentale aussi bien que la plus urgente pour la politique démocratique américaine en France. » Et, dans son livre Qui mène la danse ? La CIA et la guerre froide culturelle (Denoël), l’historienne Frances Stonor Saundes cite en page 160 un certain Donald Jameson, agent de la CIA, qui donne ici une parfaite définition de « l’idiot utile » : « En ce qui concerne les attitudes que l’Agence (NDA : la CIA) voulait inspirer à travers ces activités, ce qu’elle aurait voulu manifestement produire, c’est des gens qui par leur propre raisonnement et convictions seraient persuadés que tout ce que les États-Unis accomplissaient était juste. »

Ceux qui croiraient que ces pratiques de la Guerre froide sont enterrées depuis belle lurette se trompent : elles sont à nouveau utilisées en France depuis plusieurs années en direction de ceux qui seront bientôt les nouveaux supplétifs des Américains : les minorités immigrées, en particulier musulmanes. C’est du moins ce qu’indique sans aucune ambiguïté un rapport de l’ambassadeur américain actuellement en poste à Paris. Comme l’écrit Benjamin Pelletier (sur le plus que passionnant blog « gestion des risques interculturels »),

« Wikileaks a permis de lever le voile sur ce qui était déjà une évidence : les Américains sont clairement engagés dans une stratégie d’influence de grande ampleur vis-à-vis des minorités en France […] Il ne s’agit pas là d’une découverte, mais d’une confirmation : il y a une claire et nette entreprise de manipulation des minorités en France par les Américains. Les opérations mises en oeuvre sont scrupuleusement planifiées, suivies et dévaluées. »

A) Le rapport secret de l’ambassade américaine.

Pour s’en convaincre, il suffit de lire le rapport de l’actuel ambassadeur américain à Paris, Charles Rivkin, envoyé le 19 janvier 2010 au Secrétariat d’État américain sous le titre : Embassy Paris, Minority Engagement Strategy (disponibles à http://213.251.145.96/cable/2010/01/10PARIS58. html et partiellement, en français, sur le site http:// gestion-des-risques-interculturels.com).

En voici les passages les plus importants (NdL&I – en bleu), avec nos remarques. (en savoir plus…)


[Emmanuel Ratier - Faits & Documents n°303 - octobre 2010]

Les presses arabe et américaine ne cessent d’évoquer les relations qu’entretient l’ambassade des États-Unis à Paris et les minorités ethniques immigrées, en particulier maghrébines (sujet régulièrement évoqué dans F&D). Fin septembre, à l’initiative de l’International Visitor leadership Program, « 26 entrepreneurs, tous musulmans, sont pour trois semaines les hôtes du gouvernement américain » indique le journal arabe Al Kanz. Parmi eux, Nabil Djedijk, secrétaire général du syndicat patronal SPMF (Synergie des professionnels musulmans de France).

Toutes ses opérations de séduction (que certains pourraient qualifier de manipulation) sont orchestrées par Laura Berg, attachée culturelle de l’ambassade, et surtout par une Française, Randiane Peccoud, qui supervise, depuis une dizaine d’années, les opérations américaines en direction de la communauté musulmane. Particulièrement discrète, cette femme (dont une unique photo peut être trouvée sur google et encore sans son nom) de 53 ans, officiellement « chargée de la société civile » à l’ambassade américaine à Paris n’est pratiquement jamais citée. France-Soir (Comment Ali Soumaré a été « traité » par l’ambassade américaine, 6 août 2010) avait levé le voile sur elle, révélant qu’elle disposait du « meilleur carnet d’adresses français de la diversité (avec) tous les contacts : leaders d’opinion, politiques et associatifs ».

http://www.faitsetdocuments.com


[Faits & Documents N° 307 - 15 décembre 2010]

Rarement évoquée dans les médias, la complexe fratrie Sarközy ne manque pas d’intérêt. On y trouve en effet deux frères, Guillaume et François, mais aussi un demi-frère, Pierre-Olivier (dit Olivier) Sarközy, et une demi-soeur, Caroline Sarközy, épouse Fournier. Ils occupent, en général, des positions éminentes, voire d’exception. Voici l’étonnante saga d’une famille très cosmopolite.

À l’origine, il y a Pal Sarközy de Nagy-Bocsa (cf, avec plus de précisions, nos portraits de Nicolas Sarközy dans F&D et dans l’Encyclopédie politique française, tome II). Né le 5 mai 1928 à Budapest et déclaré comme protestant (mais sa mère était catholique), ce hobereau, issu d’une famille de petite noblesse (anoblissement le 10 septembre 1628) devait s’enfuir de Hongrie dans des circonstances mal connues. En 1948, il s’engagea dans la Légion étrangère à Baden-Baden, pour venir en France, et devait réussir à se faire rapidement exempter pour de fausses raisons médicales (grâce à un médecin hongrois, ami de son père).

Il épousa, en premières noces, Andrée (dite Dadu) Mallah, avocate au barreau de Nanterre, née à Paris, le 12 octobre 1925, civilement à Paris XVIIe, le 8 février 1950. Elle est la fille du chirurgien urologue Benedict Mallah, juif de Salonique converti au catholicisme peu avant son mariage, le 19 octobre 1917, avec Adèle Bouvier, infirmière catholique (mariée en premières noces avec un infirmier militaire, René Prost, mort pour la France le 2 mars 1916). Le mariage de Pal Sarközy et d’Andrée Mallah aurait été suivi d’un mariage religieux à St-François-de-Salles, mais il n’en a pas été retrouvé trace semble-t-il.

Pal Sarközy quitte le domicile conjugal en 1959 et le couple divorcera rapidement. Il se remariera, à une date non définie, avec Mélinda d’Eliassy, née à Budapest le 16 avril 1942 (semble-t-il), fille d’Ivan Eliassy et de Véronique Mallet (descendante des barons Mallet de Chalmassy), décédée le 15 décembre 2004. Le couple, qui n’aura pas d’enfant, divorcera également, et Pal Sarközy se remariera, en 1964 ou 1966 (les dates divergent) avec Christine de Ganay, fille de Philippe de Ganay et de Marie- Hélène Blanchy. Pal Sarközy divorcera à nouveau et se remariera une quatrième fois (il est maintenant marié avec la même femme depuis 40 ans). Après l’élection de son fils à l’Élysée, ce séducteur patenté a publié un ouvrage aussi graveleux que hâbleur sur son itinéraire, Tant de vie (Plon, 2010).

Pierre-Olivier Sarközy de Nagy-Bocsa, dit Olivier Sarközy (voire Oliver Sarközy, comme souvent écrit outre-Atlantique) est un demi-frère de Nicolas Sarközy. Né en 1969, il est le fils de Pal Sarközy de Nagy-Bocsa, le père de Nicolas Sarközy, et de sa troisième épouse, Christine de Ganay. Sept ans après la naissance de Pierre- Olivier, sa mère, qui avait rapidement divorcé de Pal Sarközy, se remariera, le 28 juin 1976, avec un important diplomate américain, Frank G. (George) Wisner, qui deviendra alors le beau-père de Pierre- Olivier Sarközy.

(NdL&I: sur les relations intéressantes liant le jeune Sarkozy, souvent en vacances chez son demi-frère et sa belle-mère Christine, dans la maison d’un ponte de la CIA, il est intéressant de lire l’analyse qu’en a fait Thierry Meyssan dans "OPÉRATION SARKOZY : LES RELATIONS ANCIENNES ET INTIMES DE NICOLAS SARKOZY AVEC LA CIA… ET AVEC LA MAFIA CORSE")

Né en 1938, Wisner fut plusieurs fois ambassadeur (Inde de 1994 à 1997, aux Philippines en 1991-1992, en Égypte de 1986 à 1991, en Zambie de 1979 à 1982), sous-secrétaire d’État à la Défense (1993-1994), membre du conseil d’administration d’Enron, du Council on Foreign Relations, de la Rand Corporation. Il était encore en poste durant les années 2000 puisqu’il fut alors le représentant spécial des États-Unis au Kosovo. Son père, Franck Wisner, fut l’un des fondateurs de l’OSS puis un haut responsable de la CIA en Europe durant la Guerre froide, qui participa notamment à la création des fameux réseaux « Stay Behind » (dont le Gladio italien fonctionna jusque dans les années 1980). (NdL&I: sa belle fille, Christine de Ganay, est d’ailleurs l’ancienne secrétaire d’Achille de Peretti, garde du corps de De-Gaulle, fondateur du SAC, homme de confiance du réseau Stay-Behind… et parrain de la mafia corse) (en savoir plus…)


Faut en vendre combien de stylos et de casquettes UMP pour réussir à récolter 10 millions d’Euros en liquide ?

En tout cas, avec un peu de chance, voilà une casserole qui va lui sauter à la figure, à notre Hyperprésident. Cela justifie largement l’espionnage des journalistes de Mediapart, les calomnies contre la presse et les "cambriolages" dans les rédactions des journaux…

[Le Monde - 17/11/2010]

(…) L’information vient corroborer les conclusions d’un rapport effectué en 2002 par un ancien agent de la direction de la surveillance du territoire (DST), qui jugeait lui aussi que l’arrêt du versement de ces commissions avait conduit à l’attentat de Karachi. Or, les autorités françaises n’ont jamais divulgué les conclusions de ce rapport, avant qu’il ne soit révélé par Le Point en 2008. Durant toutes ces années, la piste suivie par les enquêteurs était celle d’un attentat commandité par Al-Qaida.

Un silence qui pourrait s’expliquer par l’autre volet, politique, de l’affaire : le soupçon selon lequel les intermédiaires aient reversé une partie de leurs commissions, notamment pour financer la campagne d’Edouard Balladur en 1995, codirigée par Nicolas Sarkozy. Un dépôt d’argent liquide de 10 millions de francs avait été effectué sur le compte de campagne du candidat à la présidentielle. Selon l’équipe d’Edouard Balladur, il s’agissait de sommes correspondant à la vente d’articles publicitaires en marge de la campagne. Une explication pour le moins vague.

Les comptes de campagne avaient pourtant été validés par le Conseil constitutionnel. La justice réclame de pouvoir examiner les délibérations des "sages" à cette époque. Mercredi 17 novembre, Jean-Louis Debré, actuel président du Conseil, a une nouvelle fois refusé de confier ces archives aux juges, arguant du "secret des délibérés".

UN CHANTAGE CONTRE NICOLAS SARKOZY EN 2007 ?

Mediapart révèle mercredi d’autres faits troublants : le versement des commissions aux deux intermédiaires lors de la vente des sous-marins avait donné lieu à la constitution par la DCN de sociétés-écran basées au Luxembourg. L’une d’elles, Heine, aurait été, selon un rapport de la police luxembourgeoise, supervisée "directement" par Nicolas Sarkozy, alors ministre du budget.

Le juge d’instruction Renaud Van Ruymbeke aurait, selon Mediapart, recueilli plusieurs témoignages d’anciens cadres de la DCN, qui accréditent l’idée d’un montage opaque, permettant de dégager d’importantes sommes d’argent frais. L’un des éléments de ce montage serait passé par Cedel, une société luxembourgeoise ensuite rebaptisée sous le nom de… Clearstream. (en savoir plus…)


Commmentaire de Waïa: Quand il s’agit de défendre ses intérêts économiques, tout le discours "droits-de-l’hommiste" et donneurs de leçons de l’Occident s’effondre pour révéler la totale hypocrisie de sa politique extérieure.

Sarkozy accueille en grande pompe le tortionnaire Nazarbaiev (ami de l’occident, alors cela excuse tout) mais donne des leçons de démocratie à Hugo Chavez (qui a l’insolence de s’opposer aux intérêts des multinationales, alors il ne peut être qu’un dictateur)…

Pour la Birmanie c’est pareil: les politiques français font des gesticulations autour d’Aung San Suu Kyi mais font semblant d’ignorer que l’entreprise semi-nationalisée TOTAL est un des plus grands soutiens du régime tortionnaire birman… et que le propre ministre des affaires étrangères, Bernard Kouchner, a reçu de l’argent pour écrire un rapport affirmant que tout allait bien en Birmanie…

Il y a 150 ans, le grand chef Sioux Sitting Bull disait déjà : "La première caractéristique de l’Homme Blanc, c’est le mensonge et le double langage au service de son avidité. Le crime habillé en vertu, voilà la principale de vos valeurs."

[Financial Times Deutschland - 14/11/2010 - Trad. Gregor Seither]

(…) La force du régime militaire dépend aussi de facteurs externes – et dans ce domaine la Birmanie a peu à craindre. Bien que les principaux dirigeants occidentaux ont salué la libération d’Aung San Suu Kyi, le fait est que les récents soulèvements des moines ont apporté la preuve que l’indignation occidentale vis à vis de violations des droits humains n’est rien d’autre qu’un rituel vide de sens et que l’action symbolique de l’Occident n’a rien changé dans ce pays. L’Occident ne veut surtout pas troubler la quiétude d’un important exportateur de gaz naturel, la Birmanie – et encore moins se facher avec son pays protecteur: la Chine. Beijing a encore une fois assuré aux militaires birmans son plein appui. Tant que ce sera le cas, toute critique vis à vis de la Birmanie restera sans effets aucun.

http://www.ftd.de/politik/international/:suu-kyi-feuert-anhaenger-zu-einsatz-fuer-demokratie-an/50194280.html


[Faits et Documents - #304 - 26/10/2010]

Premier maire adjoint de Paris, Anne Hidalgo, épouse Germain, née en Andalousie et naturalisée française, est donnée comme la dauphine de Bertrand Delanoë. Féministe et ambitieuse, celle qui se présente comme une « travailleuse » est une permanente politique depuis plus de dix ans et a occupé précédemment de hautes fonctions essentiellement dues à son engagement au Parti socialiste. Elle vient de publier un essai, Travail au bord de la crise de nerfs.

« Hidalgo, hijo de algo. En français, fils de quelqu’un, de noble descendance chrétienne, sans mélange de sang. » France-Soir (16 octobre 2006).

« Anne Hidalgo […] créature politique imaginée par Delanoë et valorisée par François Hollande. » Le Parisien (11 mai 2004).

Anne Hidalgo est née le 19 juin 1959 à San Fernando (Espagne), près de Cadix. Elle est la fille de deux immigrés espagnols, Antonio Hidalgo, électricien, et de Maria Aleu, couturière. Le couple s’est réinstallé depuis lors outre-Pyrénées.

On lit souvent qu’il s’agit de républicains espagnols réfugiés en France après la guerre civile mais rien n’est plus faux. En réalité, il s’agit du grand-père d’Anne Hidalgo, intendant d’un vaste domaine dans la province de Cadix, qui s’installa avec sa famille, dont le jeune Antonio, en France, dès 1937.

VSD (article non daté, mais figurant sur le site d’Anne Hidalgo. Il s’agit de l’unique article détaillé jamais paru sur sa famille en français) indique donc : « En 1937, pour échapper à la montée des troupes fascistes, le grand-père paternel, républicain, traverse les Pyrénées à dos de mulet avec sa famille. » Étrange républicain venu de l’extrême sud de l’Espagne pour passer en France alors même que toute la partie « Est » de l’Espagne était encore sous contrôle des républicains. On rappellera aussi que la guerre civile a commencé en juillet 1936 et s’est finie en avril 1939. Il s’agit donc peut-être d’un républicain mais certainement pas d’un combattant républicain de premier plan ayant réellement lutté contre l’hydre fasciste. La meilleure preuve est que la famille se réinstalle en Espagne dès la fin de la guerre civile, en 1939, se fixant à Antequerra. (en savoir plus…)


[Bruno Roger Petit - Le Post -  29/10/2010 ]

Il y a de cela une petite semaine, la Cour européenne des Droits de l’Homme et la Cour de Cassation avaient estimé que la garde à vue à la française était une pratique plutôt contraire aux principes généraux du droit. Visiblement, les deux vénérables institutions n’avaient pas tort. Un petit plaisantin, citoyen habitant un petit bourg de la Drôme, vient ainsi de passer 48 heures en GAV, avec perquisition au domicile, saisie de son ordinateur et interdiction d’entrer en relation avec une certaine… Rachida Dati. C’est ce que révèle le Dauphiné Libéré.

Qu’a donc fait cet homme pour mériter ce traitement ? Quel crime ?
J’ose à peine l’écrire.

Sous couvert de plaisanterie, ce monstre en puissance avait demandé par mail au parlement européen (où siège Rachida Dati) une "inflation".  La menace étant imminente, la PJ de Lyon a surpris le criminel au saut du lit afin de d’empêcher tout demande "d’inflation" supplémentaire.

Cet homme sera jugé pour outrage à personne chargée d’une autorité publique. Question : combien d’humoristes se sont amusés avec la définition nouvelle de l’inflation donnée par Rachida Dati il y a quelques semaines ? Vont-ils faire l’objet de poursuites ? De Gardes à vue ? De saisie d’ordinateur ? De contrôle judiciaire ? Autre question : elle n’a que ça à faire Rachida Dati au Parlement européen ? Et la police française ? Et la justice ?

On décernera la palme de la déclaration judiciaire comique de l’année à monsieur le procureur de la République de Valence, Antoine Paganelli, qui a eu le courage de déclarer qu’il n’y a rien de disproportionné dans cette affaire: "l’outrage est caractérisé dès lors qu’une expression est de nature à rabaisser la considération réservée à une personne publique. En l’espèce, c’est Mme Dati en tant que député européen, qui est visée à travers sa messagerie".

Et la sottise, ça se caractérise comment ? Qui se sent morveux se mouche disait ma grand-mère. Comme elle avait raison.
Au-delà de l’anecdote, cette affaire démontre qu’aujourd’hui, on est à deux doigts du rétablissement des lettres de cachet. D’où la nécessité de rappeler que le droit doit être respecté, autant qu’il est possible. Quand on y songe, la mésaventure de ce petit plaisantin est plus qu’inquiétante. Quel drôle de pays que le notre depuis trois ans… Entre odieux et ridicule.


Les mitterrandolâtres se gardent bien de rappeler la longue amitié entre Bettencourt et Mitterrand, du temps où Tonton était un fasciste pur-jus, membre de la cagoule.

[Thierry Meyssan - Voltaire - 03/03/2004]

Le géant de la cosmétique, L’Oréal, vient d’annoncer la restructuration de son capital. Ainsi disparaît le holding de contrôle créé par Eugène Schueller pendant la Seconde Guerre mondiale. Le fondateur du groupe était aussi l’un des grands financiers du complot de la Cagoule et du nazisme français. A la Libération, la société et ses filiales étrangères servirent de refuge aux criminels en fuite. Aujourd’hui, l’héritière du groupe, Liliane Bettencourt, est devenue la femme la plus riche de France. L’histoire du groupe éclaire la face cachée de la politique française contemporaine.  (…)

L’Oréal a été créé, en 1907, par un petit entrepreneur, Eugène Schueller. Il absorbe Monsavon, en 1928, puis les peintures Valentine, les shampoings Dop, le magazine Votre Beauté. Dérivant lentement à la droite la plus extrême, Schueller se fait connaître par ses théories économiques sur le « salaire proportionnel ». Dans une société libérée du capitalisme libéral et des syndicats, les ouvriers toucheraient un triple salaire : un salaire d’activité, un salaire familial calculé en fonction de leur nombre d’enfants, et un salaire de productivité.

Le 6 février 1934, en réaction à un retentissant scandale politico-financier, les ligues d’anciens combattants de la Grande guerre manifestent devant la Chambre des députés à Paris pour obtenir la démission du gouvernement Daladier. Sous l’impulsion des fascistes, le rassemblement tourne à l’insurrection et tente de renverser la République au profit du colonel de La Rocque qui refuse le rôle qu’on veut lui faire jouer.  Divers autres échauffourées surviennent dans les semaines suivantes, y compris une tentative de lynchage de Léon Blum en marge de l’enterrement d’un historien monarchiste, de sorte que, le 18 juin, le gouvernement prononce la dissolution des ligues.

Immédiatement, un groupe de militants fascistes, pour la plupart issus de la XVIIe section des Camelots du roi, rompt avec le philosophe monarchiste Charles Maurras et décide de passer à la clandestinité. Ils constituent l’Organisation secrète d’action révolutionnaire nationale (OSARN). Il y a là autour d’Eugène Deloncle, Aristide Corre, Jean Filliol, Jacques Corrèze, bientôt rejoints par Gabriel Jeantet, François Méténier et le docteur Henri Martin.
Le colonel de La Rocque met en garde les anciens adhérents des ligues contre une infiltration de leur mouvement par des « groupes de trahison », c’est-à-dire par des fascistes agissant pour le compte de l’étranger, l’Italie et l’Allemagne en l’occurrence [3]. Quoi qu’il en soit, l’OSARN se structure rapidement en groupes locaux et en système hiérarchisé extrêmement cloisonné, de sorte qu’en dehors des chefs, les membres de l’organisation ignorent tout de son ampleur, de ses objectifs réels, des moyens et soutiens dont elle dispose. Certaines cellules du complot, dont les Chevaliers du glaive, dirigés à Nice par Joseph Darnant et François Durand de Grossouvre, adoptent un rituel et un costume inspirés du Klu Klux Klan états-unien, ce qui vaudra à l’OSARN d’être désigné par les monarchistes sous le sobriquet de « La Cagoule » [4].

Ami intime d’Eugène Deloncle, Eugène Schueller met ses moyens personnels à disposition du complot. Plusieurs réunions de l’équipe dirigeante se tiennent dans son bureau au siège de L’Oréal. Un groupe de jeunes gens, résidant à l’internat des pères maristes (104, rue de Vaugirard à Paris), fréquente les chefs du complot et se joint à certaines de leurs actions sans pour autant adhérer formellement à l’OSARN. Il s’agit de Pierre Guillain de Bénouville, Claude Roy, André Bettencourt et François Mitterrand. Robert Mitterrand, frère de François, épouse la nièce d’Eugène Deloncle.

Échecs et divisions sur fond d’antisémitisme

En un an et demi, l’OSARN formalise ses relations avec le gouvernement de Benito Mussolini en Italie, puis avec celui d’Adolf Hitler en Allemagne. Pour leur compte, il achemine des armes à Francisco Franco en Espagne et élimine des réfugiés politiques en France. En échange, il obtient un appui financier et logistique considérable. L’organisation tente un coup d’État dans la nuit du 15 au 16 novembre 1937, qui échoue. Au lendemain et dans les semaines qui suivent, le complot est mis à jour. Des perquisitions permettent de découvrir des caches d’armes réparties sur tout le territoire. Ce sont au total des centaines de fusils-mitrailleurs, des milliers de fusils et d’uniformes, des dizaines de milliers de grenades, des centaines de milliers de munitions, tous importés d’Italie et d’Allemagne, qui sont découverts.
Le président du Conseil, Édouard Daladier, freine l’enquête lorsqu’il apparaît que l’OSARN a développé ses réseaux parmi les officiers supérieurs et jusqu’à l’état-major. En effet, il ne paraît pas possible de décapiter l’armée française alors que la menace de guerre se précise. Il a tort, puisque la Guerre mondiale est effectivement déclarée et que la France capitule.

LA SUITE : http://www.voltairenet.org/article12751.html#article12751


[Emmanuel Ratier - Faits et Documents n° 302 - 29/09/2010]

Sous l’influence des analyses de Patrick Buisson, ancien directeur de Minute, Nicolas Sarközy est convaincu que l’élection présidentielle de 2012 se jouera, non sur la question sociale (qui inclut les retraites), mais bien plutôt sur les questions sociétales, comme la sécurité ou l’immigration.

Il entend donc placer au coeur du débat politique, non seulement français mais aussi mondial, la question de l’immigration. Assurant, à partir du 1er janvier 2011, la présidence du G8 (les huit pays les plus développés du monde), le président de la République interpellera ses homologues sur la question des flux migratoires.

Les premières études d’opinion montrent effectivement que cette stratégie est payante. Les Français sont très sensibles à ses nouvelles positions, en particulier ceux du Front national : 51 % d’entre eux soutiennent l’action du gouvernement contre 32 % au début de l’été.

Mais, cette politique a son revers : elle banalise le FN, ce qui pourrait faire le jeu du successeur de Jean- Marie Le Pen s’il arrive à obtenir les 500 signatures indispensables pour se présenter à l’élection de 2012. 57 % des Français considèrent désormais que l’Élysée et le gouvernement se sont rapprochés des positions défendues par le Front national (33 % le pensent à droite, 58 % le pensent dans la droite nationale et 88 % le pensent à gauche).

Surtout, 42 % des Français (un pourcentage jamais atteint) pensent désormais que le FN est désormais « un parti comme les autres » (56 % le pensent dans la droite parlementaire). 81 % s’opposent quand même à la présence de ministres FN dans un gouvernement UMP (et 76 % dans la droite parlementaire).

Jean-François Copé a parfaitement compris que cette hypothèse était risquée, voire très risquée si l’électorat, en 2012, finissait par préférer, selon l’expression de Jean-Marie Le Pen, « l’original (le FN) à la copie (l’UMP) ».

Après la parution d’une tribune commune avec Bruno Le Maire, François Baroin et Christian Jacob (F&D 301), il a donc surfé sur le mécontentement de nombre d’élus UMP, lors des journées parlementaires de l’UMP, les 22 et 23 septembre, pour demander à remplacer Xavier Bertrand comme secrétaire général de l’UMP. Or l’UMP ne jouera, en 2012, comme cela avait été le cas, en 2007, qu’un rôle d’instrument dans la campagne présidentielle, (tout avait été décidé par la cellule rapprochée de Nicolas Sarközy).

Pour plusieurs observateurs, l’actuel président du groupe parlementaire UMP joue donc secrètement l’échec de Nicolas Sarközy en 2012, pour apparaître comme le seul candidat crédible en 2017.

http://www.faits-et-documents.com

Repositoire de certain des anciens numéros de F&D:

https://www.humyo.com/FSgXWzm/BIBLIOTHEQUE/FAITS%20ET%20DOCUMENTS/?a=QjY4QrpLq6w


Page suivante »

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Joignez-vous à 93 followers