9/11


Thomas Paine disait déjà, il y a 250 ans, que le simple fait de ne pas croire ce qu’on vous raconte et de vouloir aller se renseigner par soi-même etait un acte révolutionnaire que tous les tyrans de monde réprimaient avec la plus grande sévérité : Un homme qui profère des idées erronées, on peut le faire taire ou le forcer à la conversion. Mais un homme qui s’interroge et qui use de son esprit pour s’informer sur les choses, voilà un ennemi mortel !

[Merle Moqueur sur Le Post - 17/07/2008]

Dans Comment sortir de Guantanamo avec une famille comme celle-là? , Tims le 17/07 à 20h59 a écrit : “Merle moqueur, Dites directement que vous défendez l’islamo fascisme plutôt que d’alourdir votre argumentaire par des contorsions improbables.”

Réponse de Merle moqueur :

Ce que tu nommes islamo fascisme, je le nommais fascislamisme, et je le défendais si peu (j’avais rêvé de brigades internationales pour aller libérer les femmes afghanes) que j’ai soutenu l’invasion de l’Afghanistan et de l’Irak ; en particulier pour protéger Israël, car j’étais pro-sioniste, par judéophilie liée à ma situation familiale (alors, ni antiaméricain primaire, ni antisémite).

J’avais entendu parler des théories fumeuses de Thierry Meyssan, et pensé, malgré le passeport, qu’il y a toujours un allumé quelque part pour inventer des salades. Jusqu’à ce que, en 2003, j’aille vérifier par moi-même sur son site (quelle prétention, hein !) qu’il ne disait bien que des conneries. Et que je trouve ses questions troublantes.

Et que, assez angoissé, je cherche des réponses, de plus en plus frénétiquement. Et qu’à la place, je ne découvre que de nouvelles questions, et de nouveaux mensonges, et des impossibilités physiques. Exemple, au Pentagone : le titane ( Pentagone, titane et kérosène : qui croire ? ) s’évapore à 3286,85%C et fond à 1667,85° C, températures absolument hors d’atteinte d’un feu de kérosène (980% C). 8 à 12 tonnes de titane juste noirci, ça ne passe pas inaperçu.

Et que je lise le témoignage à chaud d’Ed Plaugher, chef des pompiers d’Arlington, qui n’a vu au Pentagone qu’une vague flaque et une roue, et qui, 6 mois plus tard, se souvenait de la carlingue, des sièges, de tout.

On a même analysé l’ADN des passagers ; fortiche, non, vu la température ? Ces passagers dont un “témoin” relatait le regard terrifié quand “l’avion” passait dans l’embrasure de sa fenêtre à 800 kmh ; sacré coup d’oeil, le gus !

Et que je découvre, par l’enquête d’Eric Laurent (autrement sérieux que tous les pantins et autres “experts en terrorisme islamique” que l’on voit défiler dans les médias), que le bunker de tora-bora était un pur bobard, comme le charnier de Timisoara (que je n’ai jamais digéré ni oublié. Le suicide du journalisme a commencé là). Et que je voie la cassette où Benazir Bhuto parle d’Omar Sheikh comme meurtrier de Ben Laden, probablement mort en Décembre 2001. Et que je voie que Ben Laden n’est pas recherché par le FBI. Et les exemples sont innombrables.

Et que je voie “Press for truth”, et les familles qui se battent pour l’ouverture d’une véritable enquête.

Bref, des milliers d’invraisemblances, d’impossibilités, de mensonges, de dissimulations.

Nous avons été (et toi, tu l’es encore) d’une naïveté sans bornes, parce qu’on ne pouvait pas imaginer que les journalistes et les politiques pouvaient nous mentir à ce point sur une chose aussi grave, pour nous convaincre d’approuver des guerres criminelles d’agression. (”Il faut se préparer à la guerre” Kouchner).

Nous sommes dans l’ère du story telling : on nous raconte ce qu’on veut (l’état de santé d’Ingrid Bétancourt, par exemple), et nous, on gobe. Et, peu à peu, on soutient tout, jusqu’à approuver la torture des suspects, comme Robert Ménard ( Robert Ménard approuve la torture, mais pas sans limite ), voire des innocents. Approuves-tu la torture des innocents, Tims ?

Il y a des soldats français en Afghanistan, qui meurent (parfois) et tuent (tous les jours, et souvent des civils) en notre nom et au nom de la démocratie. Tout citoyen français a le devoir de vérifier par lui-même que ce n’est pas sur la base d’un mensonge monstrueux. Ou alors, qu’il cesse de voter.

Tout citoyen français a le devoir de vérifier que je dis des conneries.

Sinon, c’est comme l’armée du 3ème Reich qui envahissait et exterminait qui elle voulait, parce que sa civilisation était considérée comme supérieure. Comme l’armée coloniale française du début du XXème siècle. Approuverais-tu cela, Tims, si tu découvrais que les terroristes ne sont pas ceux que l’on nous a montrés du doigt ? Ferais-tu comme tant d’allemands à partir de 1933 ?

John Mac Cain te fait-il rire quand il parle d’exterminer la population iranienne à la nicotine ? Bien sûr, il plaisante, c’est tellement drôle les blagues sur les génocides ! Comme celles sur les chambres à gaz.

Moi, je ne les trouve pas drôles. Ce salaud de Meyssan m’a fait perdre mon sens de l’humour, avec mes illusions.

J’ai changé d’univers. Je suis passé de l’autre côté du décor. Où j’ai entraîné tout mon entourage, malgré les résistances liées à l’incrédulité totale qu’une telle chose ait pu arriver, et que tous ceux qui savent nous mentent ignominieusement depuis 7 ans. Nous trahissent. Et se trahissent, en se rendant complices actifs d’un crime épouvantable, dont leurs enfants porteront longtemps la honte (se souvenir de Baader-Meinhoff).

Sais-tu seulement combien de tours sont tombées le 11 Septembre 2001 ? Non, la bonne réponse n’est pas 2.

Tout est sur le Net. Mais il faut se dépêcher.

Pour s’informer, une adresse suffit : http://www.reopen911.info .

http://www.lepost.fr/article/2008/07/18/1226478_ce-rigolo-de-thierry-meyssan-m-a-fait-perdre-mon-sens-de-l-humour.html

Alain Bauer et ses copains sécuritaires ont fait fortune en vendant ce genre de “recettes miracles” aux communes appeurées - flicons, flicons… mais cela n’a pas servi à grand chose, si ce n’est à faire croire qu’on agissait…

Le fiasco de la surveillance vidéo en Grande Bretagne

[France Info - 09/05/2008]

On compte une caméra pour 14 Britanniques. Dans les années 90, la Grande Bretagne a développé cette politique ultra sécuritaire de surveillance pour faire reculer la criminalité et la délinquance. Aujourd’hui, le modèle montre ses limites.

Les responsables de la police britannique parlent d’un véritable fiasco. Ils dénoncent des dépenses trop importantes au regard des résultats : “Des milliards de livres ont été dépensés dans le matériel mais on n’a pas réfléchi à la manière dont la police allait utiliser les images et comment elles seraient présentées au tribunal“, explique Mike Neville, responsable du bureau des images de Scotland Yard.

Selon lui, les images provenant des 65 000 caméras londoniennes n’ont permis d’élucider que 3% des vols commis sur la voie publique. Certains rapports estiment même que l’argent dépensé dans la vidéosurveillance aurait sensiblement permis de faire baisser la criminalité s’il avait servi à augmenter l’éclairage public. Et pourtant, dans les années 90, le ministère de l’Intérieur y avait consacré 80% du budget anti-criminalité, environ 630 millions d’euros entre 1994 et 2004.

En France, le modèle britannique et ses 4,2 millions de caméras, sert encore d’exemple au gouvernement. L’année dernière le secrétaire d’Etat à l’emploi, Laurent Wauquiez, (alors porte parole du gouvernement) faisait valoir que “le système de surveillance britannique permettait d’assurer mieux la sécurité du territoire “.

De son côté, la ministre d’Intérieur Michel Alliot-Marie compte tripler le nombre de caméras, pour porter le chiffre à 60.000 avant la fin de l’année 2009. Une politique qu’elle explique par la lutte contre le terrorisme. En 2005, la vidéosurveillance avait contribué à identifier les quatre poseurs de bombes des attentats de Londres, qui avaient fait 56 morts.

http://www.france-info.com/spip.php?article132075&theme=14&sous_theme=14

[Alain Gresh - Le Monde Diplomatique - 05/04/2008]

Lors d’un long entretien avec le quotidien palestinien Al-Ayyam publié à Ramallah le 3 avril, Khaled Meshaal, chef du bureau politique du Hamas a expliqué que son mouvement était favorable à une trêve avec Israël, à la condition que celle-ci soit globale et non limitée à la seule région de Gaza.

Par ailleurs, il a déclaré qu’il approuvait la position arabe concernant la création d’un Etat palestinien dans les frontières de 1967. « La plupart des factions palestiniennes ont accepté le document signé en 2006 entre le Fatah et le Hamas affirmant qu’un Etat palestinien devait être établi dans les frontières de 1967, y compris Jérusalem ; cet Etat devrait disposer d’une souveraineté totale et le droit au retour devrait être reconnu. C’est la position palestinienne. C’est aussi la position arabe officielle avec des différences de détail. Israël doit donner son accord à une telle solution. »

Mais, lui demande-t-on, les Européens et les Américains disent que le Hamas veut la destruction de l’Etat d’Israël. Que répondez-vous ?

« Nous sommes un mouvement qui se tient au programme politique sur lequel nous nous sommes mis d’accord avec les autres factions palestiniennes, un programme qui est appuyé par le monde arabe. Donc les Américains et les Européens et les autres parties internationales devraient accepter cette réalité politique et nous juger en fonction de celle-ci. On ne juge pas les gens par ce que vous croyez qu’ils ont dans la tête, mais par ce sur quoi ils se sont engagés par écrit. Le défi principal auxquels les Américains et d’autres membres de la communauté internationale sont confrontés est de savoir comment forcer Israël à accepter ce que nous avons offert. C’est cela la solution. Après cela, que l’un veuille ou non reconnaître Israël c’est son affaire. »

Notons que Politis de cette semaine (N° 996, 3 avril) publie un entretien avec Ahmed Youssef, principal conseiller d’Ismaïl Haniyeh, « La division interpalestinienne ne sert qu’Israël », ainsi qu’un reportage d’Eugénie Rébillard sur Gaza, « Nous n’avons devant nous que des solutions extrêmes ».

http://blog.mondediplo.net/2008-04-05-Nicolas-Sarkozy-l-Afghanistan-et-l-universalisme#Ce-que-dit-le-Hamas

[Alain Gresh - Monde Diplomatique - 05/04/2008]

Le président Nicolas Sarkozy a donc annoncé l’envoi de troupes supplémentaires en Afghanistan, cet « Etat défaillant », sans même qu’un débat réel se soit engagé en France, sans doute parce que la grande majorité de la population est opposée à cette escalade.

Le blog de Jean-Dominique Merchet, « Secret défense », nous donne « Les vrais chiffres : la France enverra plus d’un millier d’hommes en Afghanistan ». Aux 700 hommes annoncés, on doit en effet ajouter :

- « En août, la France doit prendre, pour la deuxième fois, la responsabilité de la RCC (Regional Command Capital), c’est à dire la région de Kaboul. C’est un commandement tournant entre trois pays : France, Italie et Turquie. Pour assumer cette responsabilité, un état-major ainsi que des moyens de soutien et de protection seront envoyés à Kaboul, en plus du bataillon français présent dans la capitale. Soit 300 hommes supplémentaires. Cette mission durera environ un an. »

- « Dans le cadre de son effort de soutien à l’armée nationale afghane, la France avait prévu d’envoyer une cinquième équipe d’OMLT (Operationnal Mentoring Liaison Team) dans la province d’Oruzgan, un secteur confié aux Hollandais. L’effectif de cette OMLT sera d’environ 80 hommes, issus pour l’essentiel du 2ème Régiment étranger d’infanterie (REI). »

Cette décision s’inscrit dans une volonté affirmée depuis longtemps par le président de la République de réintégrer les structures militaires intégrées de l’Alliance que le général de Gaulle avait quittées en 1966. Pour Nicolas Sarkozy, il faut que la France s’inscrive clairement dans « le camp occidental » (more…)

Le témoignage d’Assadiq a été totalement discrédité par les multiples inexactitudes et affabulations qu’il contient…

[Mecanopolis - 09/04/2008]
Depuis plusieurs jours, le fameux « témoin clé » dans l’assassinat de Rafic Hariri, l’ancien agent des Renseignements syriens (Idarat Al-Mukhabarat Al-Ama), Mohammed Saïd Assadiq, fait l’objet de tous les commentaires de la presse arabe.

Assadiq s’était réfugié en France et y bénéficiait d’une protection rapprochée, après avoir témoigné devant la Commission d’enquête internationale. Ses aveux impliquaient de hauts responsables syriens et libanais dans l’assassinat de Rafic Hariri.

Depuis, la Syrie réclamait son extradition afin de le confronter aux autres protagonistes du dossier. En vain. Or, depuis la semaine dernière, le mystère s’est encore épaissi autour de Assadiq, qui était désigné désormais comme « témoin clé ».

En tout état de cause, la France avait gardé le silence sur cette disparition. Interrogé ce mardi par la télévision « Al Arabiya », le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a fini par reconnaître la disparition de Saïd Assadiq, sans pour autant dissiper le mystère.

«Il était chez lui ou assigné à résidence et il a disparu. Et c’est tout ce que je sais. Je viens de l’apprendre ce matin. Je suis le premier à le déplorer», a déclaré le ministre des Affaires étrangères. «Mais je ne sais pas dans quelles conditions et s’il y avait un dispositif policier pour le garder. Je ne confirme rien.»

La disparition de Assadiq, dont le témoignage était jugé peu fiable par plusieurs observateurs, intervient dans un moment critique, alors que la Syrie s’apprête à rendre ses conclusions sur l’assassinat d’Imad Moughnieh. Conclusions qui mettraient directement en cause Israël.

http://mecanopolis.wordpress.com/2008/04/09/un-%c2%ab-temoin-cle-%c2%bb-de-lassasinat-de-rafic-hariri-sevapore-en-france/

[Mecanopolis - 05/04/2008]

Selon Emmanuel Todd, le renforcement des troupes françaises en Afghanistan est une erreur diplomatique et stratégique, et dessine les contours d’une idéologie extrême-droitière à l’échelle mondiale. Interview.

Au Sommet de l’Otan, mercredi 2 avril, George Bush s’est dit « très heureux » du soutien de la France en Afghanistan. Mais la veille, à l’Assemblée, la première grande décision stratégique de Nicolas Sarkozy de renforcer les contingents français engagés dans le conflit afghan mettait le feu aux poudres. Les socialistes, de François Hollande à Lionel Jospin, d’Hubert Vérine à Ségolène Royal, s’opposent unanimement à une politique d’alignement sur les Etats-Unis. Ils mettent en avant l’enlisement du conflit afghan, son coût humain et dénoncent le « tournant atlantiste » de la politique française. Pour l’historien et démographe Emmanuel Todd, les dangers de cette politique sont encore plus graves. L’auteur de Après l’empire juge que cette partie est perdue d’avance et qu’elle participe d’une idéologie extrême-droitière naissante.

Question : Le renforcement des troupes en Afghanistan vous paraît-il justifié ?

Emmanuel Todd :
Je peux tout imaginer de Nicolas Sarkozy, même qu’il ne sache pas ou est l’Afghanistan. Mais je ne peux pas imaginer que les gens qui l’entourent ignorent ce que tout le monde anglo-saxon sait, à savoir que cette guerre est perdue.

Pour vous, cette guerre est sans espoir ?

E.Todd : L’organisation sociale des Pachtounes est faite pour la guerre, tout comme celle des clans somaliens : la guerre est l’état normal de ces sociétés, ce n’est donc pas un problème dans la durée. A partir du moment où les belligérants sont alimentés par des fournitures d’armes régulières venant de l’extérieur, il est évident que ces système sociaux vont venir à bout de quelques milliers d’hommes venus de loin et difficilement approvisionnés. On peut se demander, à la limite, si ça va se terminer par un Dien-Bien-Phû ou par un retrait paisible.

Du point de vue du gouvernement, il semble pourtant qu’il y ait des enjeux à ce conflit…

E.Todd : Pourquoi ceux qui nous gouvernent veulent-ils participer à une guerre perdue ? Voilà la vraie question. Et là, comme dans les débats sur la réintégration pleine et entière de la France à l’Otan, on touche au symbolique. Cette manœuvre a pour objectif de réaffirmer un lien avec l’Amérique. Je n’appellerai pas ça du néo-atlantisme. L’atlantisme était le lien de l’Europe occidentale avec les Etats-Unis à une époque où ils portaient les valeurs démocratiques face au totalitarisme soviétique. Ce n’était pas du goût des gaullistes, mais dans le contexte, cela pouvait se justifier. Aujourd’hui, l’Amérique est le pays du fric, du néo-libéralisme et des inégalités. Et ce qui se profile derrière cette nouvelle association, c’est de l’occidentalisme. C’est un lien fondé sur une nouvelle idéologie, une idéologie qui se construit dans le conflit avec l’islamisme.

Mais la France n’a-t-elle pas intérêt, pour des raisons de politique « réaliste », à s’associer avec les Etats-Unis plutôt que de rester repliée sur elle-même ?

E.Todd : La France n’a pas les moyens de s’engager en Afghanistan, c’est déjà un objectif démesuré pour les Etats-Unis. La France est une puissance moyenne et l’Amérique une puissance déclinante. Paris existait terriblement à l’époque de Villepin : après son discours à l’ONU contre l’engagement de la France en Irak, nous rayonnions ! Mais sous Nicolas Sarkozy, il arrive à la France ce qui est advenu de l’Angleterre sous Tony Blair : si l’on devient le caniche des Etats-Unis, on disparaît. Si on s’aligne, si on perd son indépendance, on disparaît. De Gaulle l’avait compris : la France n’existe à l’échelle mondiale, ne peut justifier son siège au conseil de sécurité de l’Onu et sa possession de l’arme nucléaire, que lorsqu’elle représente un acteur autonome. Le monde n’a rien à faire de la France de Sarkozy. (more…)

Vient de paraître mars 2008
La frénésie sécuritaire : Retour à l’ordre et nouveau contrôle social

Sous la direction de Laurent Mucchielli, avec des contributions de Bruno Aubusson de Cavarlay, Jean Danet, Éric Heilmann, Christine Lazerges, Philip Milburn, Christian Mouhanna, Pierre Piazza, Mathieu Rigouste et Serge Slama.

Les années 1997-2002 furent celles du “tournant sécuritaire”, marqué par la surenchère électorale sur ce thème de l’”insécurité”. Mais, depuis 2002, la France est engagée dans une véritable “frénésie sécuritaire”, qui n’a fait que s’aggraver depuis l’élection présidentielle de 2007.

Chasse aux étrangers sans-papiers, internement prolongé d’adultes et d’enfants en zones de rétention, multiplication des infractions et des sanctions, remise en cause de la justice des mineurs, atteinte à certaines libertés au nom de la lutte antiterroriste, pression croissante du pouvoir politique sur les magistrats, explosion de la population carcérale, mais aussi abandon de la police de proximité, recours croissant au fichage, à la vidéosurveillance et à la biométrie, montée en puissance des technologies et des doctrines d’origine militaire.

Les auteurs de ce livre, spécialistes reconnus dans leurs domaines, décryptent les facettes de cette frénésie, ses origines idéologiques et sa mise en scène médiatique. À partir de leurs recherches, études et enquêtes, ils montrent qu’elle ne répond pas à la demande de sécurité des populations et alertent sur l’avènement possible d’une nouvelle “société sécuritaire”.

Laurent Mucchielli, sociologue, directeur de recherches au CNRS (CESDIP), est l’auteur de nombreux travaux sur les délinquances, leur traitement pénal et le débat public sur la sécurité. Il a notamment dirigé Les Bandes de jeunes (La Découverte, 2007, avec M. Mohammed) et Gendarmes et voleurs (L’Harmattan, 2007).

http://www.cesdip.org/spip.php?article323

Le Pentagone affirme qu’il ne s’agit là que d’un ‘exercice intellectuel’… mais il suffit de regarder autour de soi pour voir que toutes ces méthodes sont déjà en usage sur Internet. La revue “Le Meilleur des Mondes” en est un parfait exemple…

UNE ÉTUDE DU PENTAGONE PROPOSE D’INTERFÉRER DE MANIÈRE ILLÉGALE AVEC LES BLOGS, Y COMPRIS EN RECRUTANT DE BLOGGEURS INFLUENTS, EN CRÉANT DE FAUX BLOGS, EN HACKANT ET EN MODIFIANT LEUR CONTENU, VOIRE EN “ÉLIMINANT” PUREMENT ET SIMPLEMENT DE SITES “CONTRAIRES AUX INTÉRÈTS DES ETATS-UNIS”

[Grégoire Seither - IES News Service - 03/0/2008]

Depuis le début de la guerre en Irak, la question des blogs suscite un vif débat au sein de l’armée des Etats-unis - surtout quand ce sont des soldats et des officiers qui veulent les tenir. Au sein de l’Etat-major, certains pensent que les blogs posent un danger à la sécurité et sont une perte de temps pour les soldats, tandis que d’autres, comme le Gen. David Petraeus et le Lt. Gen. William Caldwell, estiment que les blogs sont une précieuse source d’information et une manière, pour des soldats ordinaires, de “gagner les coeurs” en façonnant l’opinion, tant aux Etats-unis qu’à l’étragner.

Mais il existe une troisième approche, illustrée par une étude réalisée en 2006 pour l’académie militaire des forces spéciales (Joint Special Operations University) et intitulée “Blogs and Military Information Strategy”. Des stratéges de la “guerre de l’information” au sein du Pentagone proposent de recruter des bloggeurs et de faire grimper leur cote en créant du buzz, puis de les utiliser comme outils de propagande. “Embaucher une équipe de bloggeurs influents et leur donner l’ordre d’attaquer verbalement une personne désignée, leur demander de discréditer de manière répétée une information ou une théorie qui va à l’encontre de nos intérèts, ou encore leur demander de faire passer un message spécifique est une option qui mérite d’être prise en compte,” écrivent les auteurs du rapport, James Kinniburgh et Dororthy Denning.

Le rapport précise un certain nombre de méthodes à travers lesquelles l’armée des Etats-unis - et notamment les unités chargées des relations publiques, mais aussi le renseignement ainsi que les équipes d’action psychologique (PsyOps) - peuvent tirer profit du phénomène des blogs (more…)

Un Professeur de Philosophie Limogé Après Avoir Publié Une Tribune Anti-Cotillard Dans “Le Monde”

[Vive le feu -01/04/2008]

Le professeur agrégé de philosophie Robert Redeker (très à droite, sur la photo) a été limogé (à grands coups de pieds au fondement) après avoir publié dans le quotidien “Le Monde” une tribune “très violemment anti-Marion Cotillard”, a-t-on appris ce matin auprès du ministère de l’Education nationale.

Le ministre de l’Education nationale Xavier Darcos, mis au courant du contenu de cette tribune, a “pris immédiatement un décret mettant fin aux fonctions du professeur” qui a usé de “termes tout à fait inacceptables” et violé son “devoir de réserve”, explique-t-on de même source (1).

Robert Redeker a notamment déclaré, dans un texte incroyablement grotesque publié le 30 mars dans “Le Monde”, que Marion Cotillard , “en mettant en doute la version officielle des attentats du 11 septembre 2001 contre les Twin Towers de New York”, a “offert un puissant amplificateur à “la théorie du complot”" qui “voit les juifs (appelés américano-sionistes) derrière la manipulation”.

Et certes, Marion Cotillard a développé, sur lesdits attentats, une théorie assez gravement affligeante.

Mais, pour autant: jamais elle n’a tenu de propos à connotation antisémite.

Par conséquent: Redeker délire - et ce n’est malheureusement pas la première fois.

L’affaire est en effet jugée d’autant plus sérieuse, au ministère de l’Education nationale, que Robert Redeker a déjà “sauté à pieds joints sur le devoir de réserve qui s’impose à tout serviteur de l’Etat, en publiant naguère dans un autre journal patronal un long vomissement haineux”.

(L’enseignant limogé avait, on se le rappelle, donné libre cours, dans “Le Figaro”, à d’effroyables pulsions islamophobes.

Personnellement, ça me fout des jetons gros comme ça de penser que c’est notamment à ce mec-là qu’on prétend confier l’éducation de nos enfants à la philosophie.)

Un autre fameux philosophe (2), BHL (à gauche sur la photo, avec l’air soucieux du gars qui se demande ce qu’il va bien pouvoir inventer pour qu’on parle encore de lui dans la presse qui ment), a aussitôt lancé une (courageuse): “Pétition de soutien à notre ami Robbie, que la très sale racaille fascislamo-gauchiste fait rien qu’à faire chier”.

(Pour signer la (courageuse) pétition: www.au-cul-les-barbus.com.)

BHL (3) observe notamment, dans ce courageux appel, que: “Au lieu d’emmerder Robbie pour le plus grand bénéfice d’Oussama Ben Laden, le gouvernement ferait mieux de limoger ce pauvre enc*** de sous-préfet Guigue, cette liberté d’expression à géométrie variable commence à me défriser grave le haricot”.

(Comme le politologue (de renom planétaire itou) Pierre-André Taguieff (4) lui faisait remarquer: “Je signe, évidemment, ta (courageuse) pétition, mais je me permets de te signaler que le sous-préfet Guigue a bel et bien été viré”.

BHL, un peu excédé, lui a répondu: “Attends, ma couille, je t’aime bien, mais c’est quand même pas toi qui vas m’apprendre le romanquête”.)

[Soraya Sepahpour-Ulrich - Information Clearing House - 24/03/2008]

Pour la chercheuse en sciences politiques Soraya Sepahpour (USC-LA), les Etats-unis et leur alliés idéologiques font pression sur la Chine avant les Jeux Olympiques afin de “punir” un pays qui refuse de s’associer à leur campagne contre l’Iran et bloque les sanctions contre ce pays.

Cela permet aussi de contrecarrer les efforts diplomatiques chinois qui profitent de la mauvaise image des Etats-unis depuis l’élection de G.W. Bush pour prendre pied dans les anciens pré-carrés étatsuniens, comme l’Amérique du Sud ou l’Afrique.

La CIA a utilisé le Dalai-Lama comme “carte” anti-chinoise depuis les années 1950 pour des opérations de propagande et de destabilisation anti-Chinoise, mais les Etats-unis n’ont aucune intention de soutenir une quelconque “révolution” au Tibet. Si les Tibétains s’avancent trop, comptant sur un vrai soutien extérieur, ils connaîtront le même sort que les Chiites d’Irak après la première Guerre du Golfe en 1990. Appelés à se soulever contre Saddam Hussein, ils avaient été massacrés par l’armée irakienne tandis que les soldats U.S. stationnés à quelque kilomètres de là regardaient sans bouger.

La soudaine sollicitude de l’appareil médiatique et politique pour les Tibétains - qui n’a pas un mot pour Israël qui massacre les Gazaouis et les USA qui écrasent l’Irak sous les bombes - n’est rien d’autre qu’une nouvelle opération de manipulation de l’opinion… et un autre mouvement de pion sur l’échiquier néo-con en vue d’une attaque contre le véritable objectif : l’Iran.

http://www.informationclearinghouse.info/article19626.htm

[Mecanopolis - 25/03/2008]

Cela fait des mois que nous tentons d’attirer l’attention de l’opinion publique sur l’action insidieuse et subversive des néo cons américains dans notre pays, dans le Maghreb, le Sahel et l’Afrique “utile”. (…) Pourtant, et alors que le régime algérien a déclaré officiellement, par l’entremise de son chef du gouvernement, de ministres et d’autres hauts fonctionnaires “autorisés”, qu’il était hors de question de permettre aux américains d’installer une quelconque base dans le pays, nous découvrons qu’ils nous mentaient, au moment même où ils nous faisaient ces déclarations, et qu’une base militaire américaine a été construite par BRC, de sulfureuse réputation.

La BRC, selon Monsieur Hocine Malti, “a sous traité la partie BTP à la société canadienne RSW - SCATT”. Selon la même source, Le mur d’enceinte de cette base est d’une dizaine de kilomètres et dispose d’une piste d’atterrissage de 4000m. Ce qui permet à de gros porteurs de l’armée américaine de se poser. Cette base qui dispose de nombreuses infrastructures, dont une piscine olympique, a une capacité d’accueil de 2000 personnes. C’est dire que ce n’est pas un petit cantonnement de fortune, destiné à accueillir une unité de l’armée algérienne.

Monsieur Hocine Malti nous apprend avec une foule de détails que non seulement cette base existe bel et bien, mais aussi qu’elle a été opérationnelle et qu’elle a accueilli 400 hommes en provenance d’Allemagne, très probablement d’une autre base militaire américaine. Ces effectifs ont, par la suite, été acheminés vers le nord du Mali.
Cette base ne serait plus opérationnelle. Officiellement, elle n’existe pas et n’a jamais existé.

Nous pouvons aisément imaginer, qu’après l’alerte que les journalistes et militants libres ont déclenché sur ces tractations secrètes pour une installation en douce des américains dans notre pays, les “décideurs” ont décidé de geler cette opération. D’autant que des fuites d’informations sur le sujet, organisées par un clan pour déstabiliser un autre, avaient refroidi les ardeurs des pro américains.

La question qui se pose aujourd’hui est celle-ci: Pourquoi ce cas de haute trahison a-t-il été étouffé?
Car il s’agit bien, en l’occurrence, de haute trahison. Des officiers supérieurs de l’armée ont conclu avec une puissance étrangère un contrat secret pour lui permettre de s’installer sur le territoire national, pour lui permettre de faire atterrir ses gros porteurs et d’y faire transiter des troupes qui ont envahi un pays voisin depuis le nôtre. Et cela à l’insu du peuple algérien. Très probablement même à l’insu du chef de l’état lui même. Ce qui explique la dissolution précipitée de BRC par ce dernier. Non pas pour sévir, mais pour étouffer l’affaire et éviter que le peuple algérien ne le découvre sous son véritable jour: Celui d’un président marginalisé, dont la junte au pouvoir ne tient aucun compte. Une clique de généraux et d’affairistes qui s’enrichissent en milliards de dollars sur la conjoncture, et qui offrent le pays, portes béantes, à une puissance militaire qui, au même moment, a fait main basse sur l’Irak qu’elle a précipité dans le chaos.

Lorsque je dis que cette haute trahison a été perpétrée à l’insu du chef de l’Etat, je ne dis pas qu’il n’était pas au courant, mais qu’il n’a pas été jugé utile de lui demander son avis.

http://mecanopolis.wordpress.com/2008/03/25/une-base-americaine-a-linsu-du-peuple-algerien/ 

Et comme par hasard cette base militaire se trouve à une centaine de kilomètres seulement de la zone d’action de “Al Qaïda au Maghreb”.

Et comme par hasard, au moment où le public pose des questions génantes sur cette base secrète, les braves petits gars d’Al Qaïda viennent nous faire une “piqure de rappel” en enlevant des touristes occidentaux… la peur du “terroriste”, ça marche toujours pour faire taire les critiques…

Et comme par hasard la base militaire est tenue par des mercenaires qui ont déjà trempé dans des sales coups en Afrique (Executive Outcomes) ainsi que par certains des officiers qui ont trempé dans la sale guerre algérienne des années 1990 (cf. Qui a tué à Benthala de Yous Nesroulah et Salima Mellah)

Comme par hasard…

La base américaine en Algérie précisément localisée

[Mecanopolis - 26/03/2008]
Localisation de la base secrète américaine dans le désert algérienDifférentes source d’informations se recoupant permettent maintenant de localiser précisément cette base américaine.

Elle est située à côté de l’oasis d’Ihérir, à 110 km nord-ouest de Djanet, et à 220 km de la frontière libyenne dans le Tassili des Adjer. A 120 km au nord, se trouve la bourgade d’Illizi, l’endroit exact où les touristes, allemands, suisses et autrichiens avaient été enlevé le 18 août 2003.

Deux généraux algériens jouent un rôle essentiel dans le fonctionnement de cette base :

- Le général Kamel Abderrahmane, ancien colonel à la DRS du CPMI. Il dirige aujourd’hui la deuxième région militaire, celle d’Oranie. Il a été chargé de la couverture médiatique de l’affaire des otages et de celle de l’installation de la base américaine. Il aurait acheté le “Quotidien d’Oran” en se servant d’un prête-nom. Ceci expliquerait les “révélations” faites par ce journal sur le prétendu plan anterroriste américain.

- Le général Abdelmajid Saheb, qui dirige depuis 1999 la 4ème région militaire, comprenant Ouargla et Djanet. Il a reçu pour mission d’assurer la coordination du transport des engins et équipements nécessaires à l’installation de la base. Chef de la région depuis quatre ans, il la connaît bien pour avoir été l’adjoint du commandant précédent. Il a en outre effectué plusieurs déplacements aux Etats-Unis pour recevoir des instructions.

Mais il y a encore plus surprenant. L’armée américaine ne peut suffire à la tâche, assignée par le commandement, de quadrillage de la planète. Ceci explique le recours à une entreprise, fournissant des mercenaires, pour assurer la sécurité de la base.

Il s’agit “d’Executive Outcomes,” ou du moins de ses héritiers. Cette société jouit d’une unité de travail à la caserne algéroise de Ben Aknoun, là où se tient la DRS. Elle dispose aussi d’un bureau de liaison à Ouargla, siège de la 4ème région militaire dirigée par le général Abdelmajid Saheb.

Nous avons obtenu quelques noms des cadres oeuvrant en Algérie dans le cadre de cette opération :

Le commandant Emanuel Damink. Ancien des renseignements sud-africains sous le régime de l’apartheid, il a la charge du recrutement et de la collecte des renseignements sur les réseaux islamistes dans le monde. Entre autres missions, il a lui-même assuré l’évacuation vers les États-Unis de pièces d’équipements nucléaires entreposées par l’Irak sur le sol algérien. Ce transfert était une condition impérative au maintien des bonnes relations entre Alger et Washington.

Le capitaine Stefan Desmond. Ancien officier du contre-espionnage sud-africain. Expert en armes chimiques et en explosifs, il aurait supervisé le largage de gaz de combat sur des maquis islamistes en Algérie. Chargé de la sécurité intérieure d’Executive Outcomes, on le présente aussi comme un spécialiste de la torture dite “scientifique.”

Les Français ont quelques raisons de lui en vouloir car il a monté des mises en scène macabres de prétendus charniers de l’armée française. Les squelettes, supposés remonter à l’époque coloniale, avaient les mains attachées dans le dos par du fil de fer. Étrangement, et en dépit des années, aucune piqûre de rouille ne marquait le métal.

Desmond est très proche du colonel Othman Tartag, dit Bachir, le chef du CPMI (3) et successeur à ce poste du général Kamel Abderrahamane (voir plus haut). Très brun et les cheveux frisés, Desmond se fait passer pour un Égyptien quand il doit se fondre dans l’environnement.

Le commandant Uri Barsony. Il met en valeur une autre facette de la politique algérienne: les liens tissés entre Alger et les Israéliens. Si Barsony est un ancien officier supérieur sud-africain, il a aussi la nationalité israélienne. Il supervise l’entraînement des hommes d’Executive Outcomes et celui des Forces spéciales algériennes à Biskra. Mais, surtout, c’est lui qui effectue les achats d’armement sur le marché israélien, en particulier les lunettes de vision nocturne, autrefois fournies par les Français, et le napalm, plusieurs fois utilisé dans les montagnes de Kabylie. Barsony travaille en étroites relations avec le Shin Beth, le contre-espionnage israélien. Il s’est rendu à de nombreuses reprises sur l’île de Jerba (Tunisie), afin d’y enquêter,  après l’attentat commis contre la synagogue (avril 2001, 21 morts).

En outre, Barsony apparaît comme l’un des principaux responsables des liens nouvellement tissés entre l’Algérie et Israël. Très proche du général Sadek Kitouni, ancien ambassadeur d’Algérie en Afrique du Sud, il a travaillé avec lui à la création d’une “Association d’amitié et de solidarité économique Algérie-Israël,” installée à Alger.

Barsony n’est pas seul à s’activer en faveur du rapprochement entre Israël et l’Algérie. Déjà cité, son collègue Damink a organisé un voyage en Italie au cours duquel Abdelaziz Bouteflika, le Président de la République, a rencontré Dany Yatom, l’ancien patron du Mossad (5). Il a aussi mis sur pied des stages de formation d’officiers de la DRS (2) au centre du Mossad basé dans la banlieue de Tel-Aviv.

On mesure l’importance prise par les mercenaires sud-africains en Algérie. On se demande cependant la raison de leur présence autour d’une base perdue dans le désert.

Uri Barsony donne, à qui veut l’entendre, trois raisons: La lutte contre l’islamisme, la protection des champs de pétrole, et celle des gisements d’uranium.

Manque de chance. L’affaire d’otages est sans doute montée par les services algériens dans la région de la base d’Ihérir, et quant aux champs de pétrole, ils sont à plus de 300 km et les mines d’uranium sont dans un autre pays, le Niger, à 700 km.

http://mecanopolis.wordpress.com/2008/03/25/la-base-americaine-en-algerie-precisement-localisee/

[Le Grand Soir - 25/03/2008]

“Complotistes fous”, “malades mentaux”, “adeptes de Thierry Messan”, et même “négationnistes acharnés” selon l’hebdomadaire Marianne.

C’est ainsi que sont désignés les gens qui doutent. Les gens qui, fidèles aux principes inculqués par l’école de la République raisonnent de manière critique.

Le fait Historique qui fondamentalement va modeler nos avenirs au sein de l’Humanité, ne saurait donc pas être débattu dans nos médias qui masquent mal la censure, sous un manteau de dédains qui confine jusqu’au dégout affichés et à l’injure pour les plus acharnés.

La liste des personnalités dont la santé mentale est indiscutablement saine et qui contestent la version officielle, ne cesse de s’allonger.

Tel les 480 membres du parlement japonais - peu enclins à la légèreté et à la fantaisie - qui ont interpelé le 11 janvier 2008 leur gourvernement sur la base de l’absurdité des explications officielles, au nom des victimes japonaises de la catastrophe. Sont-ils des “négationnistes acharnés” ? (more…)

Pourquoi l’Administration Bush se cramponne t’elle tellement à son projet de “Real ID” (c’est à dire l’instauration d’une carte d’identité nationale) ? Ce n’est pas pour des raisons de lutte anti-terroriste, cela fait 250 ans que les USA se passent de carte d’identité et cela marche très bien…

Non, la raison pour laquelle les petits génies Républicains insistent pour que la “Loi Real ID / Proposition 200″ devienne obligatoire dans l’ensemble des états de l’Union avant cet été, c’est parce que cela va permettre de faire passer à la trappe, lors des élections de novembre prochain, quelques millions d’électeurs.

Dans une élection présidentielle ou la victoire se joue souvent sur 60 000 voix, ce n’est pas négligeable.

Surtout que les personnes qui se voient refuser l’accès au bureau de vote pour “absence de véritable document d’identité” (c’est à dire qu’ils ne peuvent présenter que le traditionnel permis de conduire, accepté partout ailleurs) sont majoritairement issues des ‘couches pauvres’ de la société. Dans les états comme la Floride et l’Arizona, cela signifie que ce sont des Noirs ou des Hispaniques… des gens connus pour voter fortement Démocrate. (cf. étude ACLU - citée par Greg Palast).

Ceci explique cela…

[Gregor Seither - IES News Service - 25/03/2008]

Toujours aucun compromis en vue dans le conflit qui oppose l’administration Bush à certains Etats qui refusent d’appliquer les nouvelles directives en matière de documents d’identité sécurisés, y compris les permis de conduire.

Pour les personnes vivant dans ces Etats ‘réticents’, la dispute est cruciale : si l’Administration décide de passer outre l’opposition locale, ils risquent de se voir refuser l’embarquement dans les aéroports, voire interdire l’accès à certains batiments de l’administration fédérale, pour cause de “pièce d’identité non conforme”.

La source du conflit est la loi “Real ID” qui impose des nouvelles mesures de sécurité pour la délivrance des permis de conduire (une prérogative des Etats). L’administration Bush insiste sur le fait que cette loi, votée après les attaques du 11 septembre, a pour but de lutter contre le terrorisme, les escrocs ainsi que les immigrés clandestins. (more…)

[Technology Review - 24/03/2008 - Trad. Grégoire Seither]

S’il ya une leçon à tirer des mésaventures qui ont forcé à la démission le gouverneur de New York, Eliot Spitzer (hormis la plus évidente), c’est ceci: les banques surveillent avec attention la moindre de vos transactions. . . et si elles trouvent quelque chose qui leur paraît pas net, elles vont commencer par appeler le FBI, avant de vous en parler.

Dans le cas de Spitzer, si on en croit la presse, ce sont trois petits virements de 5 000 dollars chacun qui ont déclenché l’alarme. Bon, le fait qu’il s’agissait d’une figure politique a contribué à rendre la banque plus vigilante. Mais même les transactions banquaires les plus banales de citoyens ordinaires sont soumises à ce type de contrôle informatisé.

«Toutes les grandes banques utilisent ces logiciels», explique Pete Balint, co-fondateur du Dominion Advisory Groupe, qui aide les banques à développer des stratégies de lutte contre le blanchiment et la fraude. “En fonction de leur volume, ils peuvent recevoir des milliers de messages d’alerte chaque mois.”

La plupart des systèmes suivent des règles assez simples, recherchant des anomalies dans le fonctionnement du compte et déclenchant des alertes qui entraînent une surveillance renforcée. L’éditeur informatique Metavante affirme, par exemple, que son logiciel contient plus de 70 règles de  “bonnes pratiques”, couvrant une large variété de transactions allant des dépôts et retraits de liquide à l’achat de contrats d’assurance vie. (. . . )

La façon la plus simple d’identifier un mouvements de fonds suspect est un changement de routine. Par exemple, une personne qui dépose juste deux chèques de paie par mois pendant deux ans, se fera répérer si elle dépose soudain 6 grosses sommes d’argent en 15 jours . . .

La plupart des logiciels sophistiqués sont capables de classer les comptes en plusieurs catégories : un compte client pourra être comparé à celui d’autres membres du corps enseignant, ou bien aux personnes qui effectuent toutes leurs transactions au guichet de la même agence… ou encore comparer les revenus de cette personne à ceux de personnes ayant des revenus stables, par exemple des retraîtés ou des fonctionnaires. Certaines catégories sociales ont des comportement banquiers et fiscaux similaires. Si l’un d’eux s’écarte des chemins battus, il devient suspect.

http://www.technologyreview.com/Infotech/20435/?nlid=947&a=f

[Union Juive Française pour la Paix -  mardi 25 mars 2008] addthis_url = location.href; addthis_title = document.title; addthis_pub = ‘edubuc’;

Le premier qui dit la vérité…. Parole Interdite, Parole Imposée

Bruno Guigue, sous-préfet de Saintes en Charente-Maritime, vient d’être démis de ses fonctions par Madame Alliot-Marie, ministre de l’intérieur. Son crime ? Un texte publié sur Oumma.com où Bruno Guigue s’en prend au lobby pro-israélien en France. Les phrases reprises en boucle qu’on lui reproche sont celles-ci :

« À propos de terrorisme, l’Etat d’Israël, qui plus est, peut se targuer d’un palmarès hors compétition.(…) Ses admirateurs occidentaux doivent certainement s’extasier sur les prouesses d’une armée capable de tuer aussi aisément des enfants avec des missiles. Ils doivent aussi se confondre d’admiration devant les geôles israéliennes, où grâce à la loi religieuse, on s’interrompt de torturer durant le shabbat. »

Hélas ce que la ministre Alliot Marie qualifie de « violemment anti-israélien est la vérité nue : l’Etat d’Israël a commis et commet encore tous les jours des crimes de guerre.Depuis le début de la deuxième Intifada, 7000 Palestinien-ne-s, pour la quasi-totalité des civils désarmés ont été tués par les forces d’occupation.

Depuis 1967, 650000 Palestinien-ne-s ont connu la prison et souvent la torture. Les assassinats politiques soi-disant ciblés, le blocus d’un million et demi de personnes dans Gaza affamée et privée de médicaments, la destruction du Sud-Liban, les confiscations incessantes de terre, bafouent tous les jours les Droits de l’Homme et le Droit International.

S’il n’est sans doute pas le seul, comme le propose à tort B. Guigue dont les snippers tirent sur des petites filles à la sortie des écoles, Israël est par contre le seul Etat qu’ il est aujourd’hui interdit de critiquer en France.

Passant aux actes, le gouvernement ne se contente plus d’imposer une parole dictée sur Israël, il l’impose par la force ; et celui qui dit la vérité en tant que citoyen, et non dans l’exercice de sa fonction de sous préfet, monsieur Bruno Guigue se voit limogé. Voilà ce qui s’appelle aujourd’hui une démocratie éclairée. Mais quelques questions se posent alors (…)

http://www.oumma.com/L-Union-Juive-Francaise-pour-la,2686

 

Panneau d'avertissement à Foulness Island[Der Spiegel - 24/03/2008 - Trad. Grégoire Seither]

L’histoire de la mort de Terry Jupps se lit comme un roman conspirationiste : le chercheur a travaillé pendant près de 25 ans pour le Ministère de la Défense britannique et notamment pour le Defence Science Technology Laboratory (DSTL). Au moment de sa mort, il travaillait depuis plusieurs années sur la base militaire de Foulness Island, une presqu’ile dans l’Essex, où le sous-traitant militaro-technologique QuinetiQ expérimente de nouveaux explosifs ainsi que, probablement, des armes nucléaires de petit calibre.

Le 14 août 2002, une expérience tourna mal et brûla grièvement Terry Jupp. Il mourut quelques jours plus tard. Ce n’est que six ans plus tard que sa famille - en procès avec l’armée - a pu savoir ce qui c’était exactement passé ce jour là… et sur quoi travaillait leur mari et père.

Le journal “The Guardian” a réussi, après une minutieuse enquête, à reconstruire les activités de Terry Jupp sur Foulness Island ainsi que les causes de sa mort. Il dirigeait en fait un projet de recherche anti-terroriste anglo-étatsunien, mis en place après les attentats du 11 septembre 2001 et dont le but est de déterminer si l’organisation Al Qaïda est capable de fabriquer une “bombe sale”, c’est à dire une bombe enrichie de matériaux radioactifs.

Notre équipe essayait de déterminer la taille nécessaire d’une pareille bombe, la puissance de son explosion et les conséquences de la pollution radioactive qu’elle causerait”, a expliqué un membre anonyme de l’équipe au “Guardian”. Pour cela les chercheurs mélangeaient des produits courants, disponibles dans le commerce : limaille de fer, engrais au nitrate d’ammonium, chlore. Les différentes bombes fabriquées et testées avaient pour point commun d’utiliser des produits facilement achetables en droguerie ou dans les magasins de bricolage, selon les responsables du projet au niveau gouvernemental.

Le 14 août 2002, c’est lors de la fabrication d’une telle bombe, au moment où il ajoutait une petite quantité de matériau hautement explosif, que le mélange aurait soudain pris feu et aurait grièvement brulé le chercheur.

Une poubelle nucléaire à deux pas de Londres

Les autorités ont toujours refusé de dire si la bombe que testait Jupp était “sale”, c’est à dire qu’elle contenait des matérieaux radioactifs. Le Ministère refuse tout commentaire quand on lui demande si la base de Foulness Island a servi de lieu d’expérimentation d’armes radioactives. “Le DSTL dirige des projets secrets d’importance nationale, dont le but est de protéger l’Angleterre de périls très réels“, est l’unique réponse obtenue.

Mais l’enquête du Guardian a révélé que - entre 1998 et 2003 - des matériaux nucléaires divers ont été importés sur l’île de Foulness Island gebracht wurde. Selon un rapport de l’agence britannique pour l’environnement, la base stockerait des têtes de missile contenant entre autres les produits radioactifs Tritium et Uran enthalten. Officiellement, selon ce rapport, ces têtes nucléaires étaient destinées à être détruites - par explosion contrôlée - dans le district voisin de Shoeburyness. Mais les comptes-rendus des destructions ne précisent pas le nombre de têtes détruites. Quand à la pollution radioactive engendrée par les expérimentations de bombes “sales” sur l’île, l’agence précisé qu’elle est minime et ne pose pas de problème pour la santé publique.

Malgré cela, la côte avoisinant Shoeburyness et Foulness Island est couverte de panneaux qui interdisent toute pèche et ramassage dans la zone. (…)

http://www.spiegel.de/politik/ausland/0,1518,543040,00.html

The Power of Nightmares. Al-Qaïda, pure création des services secrets américains

http://aucoursdureel.blogspot.com/2008/03/en-qute-de-donnes.html

Pour ceux qui douteraient que les vrais articles de fond sur le monde mondialisé se trouvent davantage sur Internet que dans la presse écrite formatée et alignée au Nouvel Ordre Mondial, voici un exemple. Cet article est d’un certain Morice, rédigé le jeudi 13 mars 2008.

Que j’aimerais retrouver ces débats de fond et ces informations véritables à des heures de grande écoute sur une chaîne hertzienne!(…)

LE TERRORISME A BON DOS

[Agoravox - 13/03/2008]

J’ai mis en ligne récemment dans un post lors d’une conversation sur le forum Agoravox une référence qui en a étonné plus d’un, et que j’imaginais plus connu que cela : celle d’un remarquable reportage de la BBC, intitule “The Power of Nightmares”, signé Adam Curtis, qui détonne plutôt dans le paysage audiovisuel ( http://news.bbc.co.uk/2/hi/programmes/3755686.stm ) .

Et pourtant, il n’est pas tout récent, date de 2004, a été diffusé pour la première fois par la BBC le 18 janvier 2005, et affirme sans ambages… qu’Al-Qaïda n’existe pas, tout simplement.

Evidemment ça peut en choquer certains, même trois ans après la sortie du film. Les plus incrédules d’entre nous, qui depuis 2001 gobent tout ce que la propagande gouvernementale américaine veut bien leur faire gober (il y en a, et pas mal ici même chez Agoravox !).

Dans ce remarquable reportage , les auteurs, qui ne sont pourtant ni islamistes ni illuminés, arrivent à démontrer avec brio que la “guerre au terrorisme” n’est qu’une création de l’esprit, et que son outil principal s’appelle Al-Qaïda, pure création des services secrets américains.

A voir les marchés ensanglantés de Bagdad ou les attentats revendiqués, on est en droit de crier au fou. Et pourtant. A bien y regarder, nos journalistes sont plus que crédibles dans leurs assertions, Curtis étant une sommité reconnue, et rejoignent directement des thèses comme celle développées par Webster G.Tarpley, dans sa bible de La Terreur fabriquée  (aux Editions demi-lune) dont on ne saurait trop recommander la lecture.

Dans le reportage, un ancien gradé de la CIA n’y va pas par quatre chemins : “Al Qaeda is not an organization. Al Qaeda is a way of working … but this has the hallmark of that approach.” Voilà c’est dit une bonne fois p