Nouvelle Barbarie


NOUVEL AVIS DE CATASTROPHE… PAS NATURELLE ?

[La Chronique Agora - 25/06/2008]

(…) Un an plus tard, il ne se passe pas une semaine sans que des rumeurs de fermeture de fonds ou de reprises d’actifs dans les bilans — comprenez, le remboursement d’une partie de leur argent à de gros clients qui sans cela auraient tout perdu — ne circulent dans les salles de marché.

Aujourd’hui, ce sont les fonds souverains qui détiennent les cordons de la bourse planétaire. Et eux, ils n’ont pas besoin de s’endetter pour prendre possession — comme on assemble patiemment un puzzle — des vaisseaux amiraux de la finance internationale et pour décider du destin de millions de clients probablement pour des décennies.

Il leur suffit d’attendre la prochaine vague de dépréciations d’actifs et surtout l’éclatement au grand jour de la bulle des CDS. A ce propos, selon le Financial Times, généralement bien informé, les monoliners Ambac, FGIC et MBIA seraient en train de négocier rien moins que l’annulation de 125 milliards de dollars de contrats d’assurance (CDS) couvrant des CDO (paquets de dettes synthétiques constitués de tous les dérivés de crédit à haut risque imaginables).

Pour rendre cette affaire plus parlante, imaginez qu’au lendemain du passage de l’ouragan Katrina fin août 2006, les principaux assureurs de la Nouvelle-Orléans aient demandé aux habitants des quartiers inondés de renoncer volontairement au versement des primes prévues en cas de rupture des digues, au motif que si chacun réclame son dû, les rehausseurs de crédit devront mettre la clé sous la porte… et si un tel cas de figure survenait, plus personne ne toucherait un seul centime dans tout le pays en cas d’accident de voiture, de vol ou d’incendie.

Les Etats-Unis — et de nombreux pays — disposent d’une parade pour sauver les réassureurs et, par ricochet, la confiance dans le système : elle consiste à décréter l’état de catastrophe naturelle dans les zones les plus gravement sinistrées.  C’est la solidarité nationale — le budget de la nation — qui se substitue aux entreprises privées… et personne n’y trouve rien à redire car il y va du salut de dizaines, voir de centaines de milliers d’individus.

Dans le cas de négociations visant à soulager les monoliners du fardeau des CDS, il s’agirait d’épargner à de richissimes institutions financières — ayant mal calculé leurs risques — la pénible obligation de verser des sommes colossales à leurs richissimes clients. Clients qui auraient abusé leur confiance avec la complicité des agences de rating qui notaient triple A des lingots de plomb recouverts d’une mince pellicule d’or fin.

De nombreux observateurs s’étonnent que les monoliners n’aient pas eu la tentation de gratter un peu la surface alors que les masses d’or qu’ils s’engageaient à couvrir représentaient symboliquement plusieurs fois la quantité extraite sur la planète Terre depuis les premiers pharaons d’Egypte. Ils ont assuré des pyramides de dettes plus imposantes que celle de Kheops alors que la totalité des stocks d’or connus représenterait l’équivalent des 15 derniers mètres de l’édifice !

Faut-il leur pardonner un tel aveuglement au nom de l’aléa moral sous prétexte que leur faillite entraînera celle d’une cascade d’autres institutions financières, dans le cadre d’une spirale qui ne serait pas sans rappeler la crise de 1929 ?

Pensez-vous que la Fed puisse sortir de son chapeau un nouveau décret de “catastrophe pas naturelle” sur le modèle de Bear Stearns ou de Northern Rock ? Pourra-t-elle faire jouer la solidarité, c’est-à-dire en appeler au contribuable ? N’oublions pas que nombre d’entre eux sont sous le coup d’une expulsion ou d’une saisie — sans état d’âme — ordonnée par ceux-là même qui les appelleraient maintenant à la rescousse…

Et tout ceci au nom de la sauvegarde du libéralisme et de la prétendue capacité des marchés à déterminer la juste valeur des actifs ainsi que la meilleure estimation des risques !

Beaucoup doutent à présent de la possibilité d’une telle issue… et il serait imprudent de miser sur l’altruisme des fonds souverains. Les choses pourraient donc rapidement mal tourner et cela se paye cash.

http://www.la-chronique-agora.com

 

Les FARC prêts à libérer des otages dont Betancourt, selon Bogota

[ATS - 28/05/2008]

Les autorités colombiennes ont confirmé samedi la mort de Manuel Marulanda, fondateur et commandant en chef des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC). L’homme est décédé après plus de quarante années de lutte passées dans la jungle.

Toutefois, il reste difficile de prédire les conséquences de ce décès sur le sort des dizaines d’otages que retiennent les FARC. De sont côté, le président colombien Alvaro Uribe a annoncé publiquement samedi soir que des chefs de la guérilla étaient prêts à se démobiliser et à libérer des otages dont la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt.

L’ex-candidate à la présidentielle, est otage de la guérilla colombienne des FARC depuis plus de six ans. Ses conditions de santé sont alarmantes, selon des témoignages concordants.

Le chef des FARC, âgé de 80 ans et vétéran de la guérilla, est mort le 26 mars. Son remplaçant à la tête du mouvement devrait être Alfonso Cano, considéré comme l’actuel responsable idéologique.

Les circonstances de son décès ne sont pas encore confirmées, a précisé le ministère, qui n’a présenté aucune photographie ou document prouvant la disparition du chef guérillero surnommé “Tirofijo” (en plein dans le mille).

De son côté la France, accueillerait la confirmation de la mort du chef des FARC Manuel Marulanda avec “une grande joie”, a déclaré dimanche la secrétaire d’Etat Rama Yade.

http://www.romandie.com/infos/ats/display.asp?page=20080525143035714172194810700_brf032.xml&associate=phf0564

Rapport de la CNIL : les Français face à l’angoisse du fichage

[France Info - 16 mai 2008]

La Commission nationale informatique et libertés (CNIL) a rendu son rapport 2007. Elle constate que les plaintes augmentent de 25% et surtout que les demandes individuelles d’accès aux fichiers des forces de l’ordre, en particulier à celui des Renseignements généraux explosent de 67%. Il s’agirait d’une conséquence de l’affaire Bruno Rebelle.

Nom : Rebelle Prénom : Bruno Date et lieu de naissance : 1 er décembre 1958 à Annecy (74).  Ainsi commence - comme des dizaines de milliers d’autres - la fiche constituée par les Renseignements généraux (RG) sur Bruno Rebelle, ancien président de Greenpeace France, devenu conseiller de Ségolène Royal lors de l’élection présidentielle. Suit un résumé de sa carrière. Rien de très compromettant.

Mais quand, en février 2007, l’intéressé a demandé à la Commission nationale informatique et libertés (CNIL) d’avoir accès à cette fiche des RG suite à sa révélation par la presse, il semble avoir fait des émules.

C’est du moins ainsi qu’Alex Turk, président de la CNIL, analyse l’engouement sans précédant pour les “demandes d’accès indirect”. Immédiatement après l’affaire Bruno Rebelle, 500 demandes sont arrivées. “90% d’entre elles étaient inconnues”, indique la commission. La CNIL a du mal à faire face à l’afflux de demandes,

Autre enseignement du rapport 2007, qui va dans le même sens que l’augmentation des demandes d’accès aux fiches, l’explosion des plaintes liées aux atteintes à la vie privée et au croisement des fichiers : plus 25% en 2007, soit 4.445. Les plus visés sont les secteurs de la banque, du crédit, de la prospection commerciale, les lieux de travail et les télécommunications. Sur 164 missions de contrôle effectuées l’an dernier, la CNIL a dû sévir 115 fois, avec neuf sanctions financières de 5.000 à 50.000 euros à la clé.

Alex Turk n’a pas caché son inquiétude face au développement des technologies intrusives qui permettent de croiser les données personnelles (biométrie, vidéosurveillance, cartes téléphoniques ou bancaires, réseaux sociaux et moteurs de recherche sur Internet). “au rythme où nous allons, nos enfants et nous-mêmes, dans quelques années, nous ne bénéficierons pas de la même liberté d’aller et venir que les générations qui nous ont précédé ou actuelles”, prédit-il. “Le traçage dans l’espace et dans le temps” des individus “met en cause les deux libertés les plus fondamentales”,celles du mouvement et d’expression. Il demande donc que le droit à la protection des données individuelles soit inscrit dans la constitution. Et plus précisément, il souhaite que le gouvernement révise le régime juridique de le télésurveillance, “juridiquement obsolette”, à l’heure où la ministre de l’Intérieur veut multiplier les caméras de vidéosurveillance.

Il demande aussi la création d’un pass navigo anonyme dans les transports parisiens. Et regrette l’adoption du passeport biométrique à huit empreintes digitales (les autre pays européens en prélèvent deux) par simple décret, sans même un débat au Parlement.

http://www.france-info.com/spip.php?article136328&theme=9&sous_theme=12

C’est justement PARCE QUE l’avis de la CNIL allait contre celui du gouvernement que celui-ci l’a ignoré. On va quand même pas se laisser emmerder par les défenseurs de la vie privée non ? On est en guerre contre des méchants terroristes qui veulent “venir, jusque dans nos bras, égorger nos fils et nos compagnes”, alors les libertés démocratiques, hein….

[ NOUVELOBS.COM | 17.05.2008 ]

Le décret instituant le nouveau passeport biométrique est paru au JO du 4 mai alors que l’avis de la Cnil est paru le 10 mai. La loi exige pourtant que les avis de la commission soient publiés “en même temps” que les actes réglementaires concernés.  Les premiers passeports biométriques seront mis en circulation en octobre 2008.

Le président de la Commission nationale de l’informatique et des libertés Alex Türk a jugé vendredi 16 mai “choquant” que l’avis de la Cnil émettant des réserves sur le nouveau passeport biométrique ait été publié après le décret instituant ce nouveau système. La loi exige que les avis de la Cnil, autorité indépendante chargée de veiller à la protection des données personnelles informatisées, soient publiés au Journal officiel (JO) “en même temps” que les actes réglementaires concernés, a rappelé Alex Türk en présentant le rapport annuel de la commission. Le décret instituant le nouveau passeport biométrique est paru au JO du 4 mai et l’avis rendu par la Cnil le 11 décembre 2007 est paru le 10 mai.

Pas de débat “Il y a eu un loupé administratif qui ne nous est pas imputable”, a affirmé le secrétaire général de la Cnil, Yann Padova. “Demandez au secrétariat général du gouvernement” chargé de la parution des textes réglementaires, a dit Alex Türk, qui a jugé cet épisode “choquant”.

L’avis de la Cnil émettait plusieurs réserves à propos du nouveau passeport, que le gouvernement a ignorées. La commission souhaitait qu’un débat ait lieu au Parlement dans le cadre d’une loi, ce que ne permet pas le passage par un décret. En outre, elle n’a pas estimé avoir les éléments justifiant la création d’une base de données centralisant les informations contenues dans le nouveau passeport (une photo numérisée et les empreintes digitales de huit doigts).

Empreinte de huit doigts Enfin, la Cnil a souligné que la France allait plus loin que le règlement européen, qui n’envisageait pas non plus le recueil de l’empreinte de huit doigts, mais de deux. “Nous n’avons pas été entendus, nous le regrettons très vivement”, a insisté Alex Türk tout en soulignant que la Cnil “n’abandonnait pas” l’espoir de faire valoir ses arguments, notamment lors du prochain débat parlementaire sur la carte d’identité numérique, prévu à l’automne. Le dossier sur cette future carte d’identité doit être soumis pour avis à la Cnil “la semaine prochaine”, a précisé Alex Türk.

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/societe/20080516.OBS4180/la_cnil_choquee_que_son_rapport_ait_ete_publie_apres_le.html

[LE MONDE | 17.05.08]

Les fondations de la première base de données biométriques, destinée à rassembler la majeure partie de la population française, auront été posées contre l’avis de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL). Son président, Alex Türk, l’a rappelé, vendredi 16 mai, lors de la présentation du rapport annuel de l’autorité indépendante.

Un décret, publié le 4 mai, instaure en effet la prochaine génération de passeports, dont la nouveauté est de reposer sur un fichier central.  Cette base de données contiendra les informations renfermées dans tous les nouveaux passeports (huit empreintes digitales et l’image faciale numérisée du porteur), ainsi que, à terme, celles concernant les titulaires de la future carte nationale d’identité. Or la CNIL avait rendu, le 11 décembre 2007, un avis défavorable au dispositif.

La commission a d’abord déploré l’usage de la voie réglementaire. “Nous pensons que l’importance de l’enjeu aurait justifié un passage devant le législateur, mais nous n’avons pas été entendus”, a expliqué M. Türk. La CNIL a également jugé disproportionné la création d’un fichier central et le prélèvement de huit empreintes. Ces caractéristiques vont au-delà des dispositions de la réglementation européenne, qui réclame le prélèvement de deux empreintes digitales seulement.

La loi informatique et libertés de 1978, révisée en 2004, dispose que l’avis de la CNIL doit être publié à côté du décret qui a fait l’objet de sa saisine. Bien que symbolique, cette prérogative de l’autorité n’a pas été respectée. M. Türk s’est ainsi ému de ce que l’avis défavorable de la CNIL n’ait été publié que le 10 mai, avec presque une semaine de retard.  Au ministère de l’intérieur, on rappelle que la portée du décret en question est très faible. En particulier, il ne permet pas que la base de données biométriques instituée puisse être pleinement utilisée et que soient menées des comparaisons “automatiques” d’empreintes. Permettre ce type d’opération, assure-t-on Place Beauvau, passera par le législateur, dans le cadre du projet de loi sur l’identité numérique. Celui-ci, qui comprendra le volet sur la future carte d’identité, doit être soumis cet été à la CNIL, pour avis.

[ZD Net 15 mai 2008]
La future fonctionnalité de Google Maps suscite des interrogations en Europe.  Street View permet de visualiser des rues et des immeubles au niveau de l’oeil ; l’outil est agrémenté d’un système de vision à 360°, avec des photos panoramiques. Pour réaliser ce système, les ingénieurs de Google parcourent les rues à l’aide de voitures équipées qui prennent ces prises de vues.

Cette façon de procéder a attiré l’attention du contrôleur européen de la protection des données, Peter Hustinx (*). « Prendre des photos partout et en tout lieu va probablement créer des problèmes », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse, selon des propos rapportés par Reuters. Car le processus amène inévitablement à prendre des photos de passants.

Google veut rendre les visages flous

Le moteur de recherche a déjà été confronté à ce type de problème aux États-Unis : certaines personnes se sont plaintes d’avoir été photographiées à leur insu, puis d’apparaître dans Google Maps. Pour se défendre, Google a annoncé, cette semaine, qu’il allait tester un outil capable de rendre flou les visages pour les rendre méconnaissables.

C’est pourquoi Peter Hustinx, tout en faisant sa mise en garde, s’est dit confiant en la volonté de Google de respecter la législation européenne en matière de protection de la vie privée.

Street View est aussi dans le collimateur du Pentagone, aux Etats-Unis : il a demandé à toutes les bases militaires d’empêcher les équipes de réaliser des vues panoramiques de leurs installations.

(*) Il a pour rôle de contrôler l’application des régulations relatives à la protection des données au sein des institutions et des organes de l’Union européenne. Il travaille également en étroite coopération avec le Groupe Article 29, qui représente l’ensemble des autorités européennes en charge de la protection des données, comme la Cnil.

http://www.zdnet.fr/actualites/internet/0,39020774,39381064,00.htm

Johann Hari : La méprisable campagne de diffamation contre les critiques d’Israël
[Johann Hari - 08/05/2008 - publication originale The Independent, traduction communiquée par Marc Saint-Upéry]

Aux États-Unis et en Grande-Bretagne, on assiste à une campagne de diffamation contre quiconque essaie de décrire la difficile situation du peuple palestinien. Il s’agit d’une tentative d’intimidation et de censure qui, malheureusement, fonctionne assez bien. Les porte-paroles autoproclamés d’Israël n’ont aucun scrupule à attaquer comme judéophobes des Juifs progressistes, des rabbins et même des survivants de la Shoah.

Mon propre cas n’est pas spécialement important, mais il illustre bien la façon plus générale dont ce processus d’intimidation opère. Mon travail de reporter m’a amené à m’infiltrer parmi les activistes de la mosquée [jihadiste] de Finsbury Park et dans le milieu des négationnistes néo-nazis afin de mettre en lumière la haine anti-juive qui y règne. Lorsque je suis intervenu sur la chaîne Islam Channel pour dénoncer l’anti-sémitisme des islamistes, j’ai reçu une série de menaces de morts accompagnée de messages me traitant d’« adorateur des Juifs », de « cochon de pédé sioniste » et autres nom d’oiseaux.

Mais attendez, ce n’est pas fini. J’ai aussi fait des reportages à Gaza et dans les territoires occupés. La semaine dernière, j’ai écrit un article qui décrivait la façon dont les eaux usées ­ et non retraitées ­ des colonies israéliennes illégales étaient reversées sur les terres des Palestiniens, contaminant leurs réservoirs. Cette information n’est pas contestable : elle a été bien documentée par les Amis de la Terre et j’en ai moi-même constaté la véracité de mes propres yeux.

La réaction ? On n’a pratiquement pas essayé de contester les fait que j’exposais. En revanche, certains des auteurs et des groupes « pro-israéliens » les plus connus ‹ y compris les ONG spécialisés dans la critique des médias Honest Reporting et Camera ‹ ont déclaré que j’étais un raciste anti-juif assimilable à Joseph Goebbels et Mahmoud Ahmadinejad. Melanie Phillips a même fait un lien entre l’agression au couteau contre deux Juifs au nord de Londres et des articles comme les miens. La rédaction de The Independent a été inondée par une avalanche de courriels réclamant mon licenciement.

Toute tentative de décrire de façon objective la situation des Palestiniens se heurte à la même réaction. Si vous parlez de la contamination des terres palestiniennes par les eaux d’égout des implantations juives, l’ONG Honest Reporting vous accusera de ressusciter le mythe antisémite des Juifs qui « empoisonnent les puits ».

Si vous interviewez une femme dont le bébé est mort en 2002 parce qu’elle a été arrêtée en pleine phase d’accouchement par des soldats israéliens à un poste de contrôle dans les territoires occupés, Honest Reporting vous reprochera de ne pas avoir expliqué la « véritable cause » de ce drame, à savoir l’élection de Hamas en 2006 ! Et c’est constamment la même chose. (more…)

En 1999 nous avons été traités de terroristes, obscurantistes, criminels et je ne sais quoi d’autre pour avoir arraché des cultures OGM en plein champ. Aujourd’hui il s’avère que - encore une fois - les écologistes avaient raison. Il ne peut y avoir cohabitation entre une culture prédatrice comme les OGM et une agriculture “bio” respectueuse de l’environnement.

L’OGM en plein champ, c’est la mort programmée de toute l’agriculture biologique à très court terme.

Voici un point que les thuriféraires du “progrés” et de la “science” se gardent bien de mentionner… au contraire, secrètement il les fait jubiler.

Le client est roi nous dit-on… mais pas dans le cas des OGM où les industriels nous imposent le contenu de notre assiette sans que JAMAIS nous n’ayons eu notre mot à dire. “Ferme ta gueule, ouvre la bouche, avale et fais confiance aux experts”.

[LE MONDE | 12.05.08]
Deux agriculteurs spécialisés dans la culture de maïs alimentaire biologique, Julien Veillat et son père Christian, dont l’exploitation est située à Villiers-en-Plaine, dans les Deux-Sèvres, ont déposé une plainte à la gendarmerie locale. Leur production a en effet été contaminée par des gènes de maïs transgénique, alors que les parcelles de maïs OGM les plus proches sont officiellement distantes de plus de 35 kilomètres de leurs champs…

Les OGM n’inquiétaient pas vraiment les deux agriculteurs jusqu’à ce qu’une analyse de routine, effectuée par la Coopérative régionale d’agriculture biologique (Corab), révèle une contamination de leur maïs par dissémination de maïs transgénique dans l’environnement.

Cette affaire intervient en plein examen parlementaire de la loi sur les OGM. La députée socialiste des Deux-Sèvres, Delphine Batho, l’a d’ailleurs évoquée à la tribune de l’Assemblée nationale pour dénoncer les dangers des plantes transgéniques et l’absence de garanties entourant la culture de celles-ci.

La région Poitou-Charentes, présidée par Ségolène Royal, s’est toujours montrée hostile à la culture des OGM en plein champ et soutient la plainte des deux agriculteurs. Ceux-ci ont demandé à l’Etat une indemnisation à la hauteur du préjudice qu’ils estiment avoir subi. En l’absence de réponse, ils envisagent de saisir la justice. La Corab et la région Poitou-Charentes ont annoncé leur intention de se porter partie civile.

Julien et Christian Veillat risquent de voir leur production de maïs alimentaire déclassée : avec cette contamination, plus question de bénéficier du label “bio”. Et à l’heure actuelle, aucune compagnie d’assurances ne souhaite assurer le risque de contamination par les OGM. Les deux agriculteurs veulent que leur droit à l’indemnisation soit reconnu et souhaitent que leur affaire entraîne une prise de conscience du monde agricole sur les dangers représentés par la culture des OGM en plein champ. Pour les défendre, ils ont choisi une équipe d’avocats spécialisés : le cabinet Huglo-Lepage, de l’ancien ministre de l’environnement Corinne Lepage.

Serge Morin, vice-président (Verts) de la région Poitou-Charentes, a rappelé que Mme Royal souhaitait “que l’Etat revoie ses procédures, l’arrêt des cultures OGM en plein champ, que les agriculteurs victimes soient indemnisés et que soit prise en compte la suspicion risquant d’affecter certains produits, comme le beurre d’Echiré, reconnu mondialement, la parcelle concernée étant située sur le territoire de cette commune”.
Gérard Curé

http://www.lemonde.fr/sciences-et-environnement/article/2008/05/12/dans-les-deux-sevres-du-mais-bio-contamine-a-35-kilometres-de-distance_1043757_3244.html#ens_id=1019229

Alain Bauer et ses copains sécuritaires ont fait fortune en vendant ce genre de “recettes miracles” aux communes appeurées - flicons, flicons… mais cela n’a pas servi à grand chose, si ce n’est à faire croire qu’on agissait…

Le fiasco de la surveillance vidéo en Grande Bretagne

[France Info - 09/05/2008]

On compte une caméra pour 14 Britanniques. Dans les années 90, la Grande Bretagne a développé cette politique ultra sécuritaire de surveillance pour faire reculer la criminalité et la délinquance. Aujourd’hui, le modèle montre ses limites.

Les responsables de la police britannique parlent d’un véritable fiasco. Ils dénoncent des dépenses trop importantes au regard des résultats : “Des milliards de livres ont été dépensés dans le matériel mais on n’a pas réfléchi à la manière dont la police allait utiliser les images et comment elles seraient présentées au tribunal“, explique Mike Neville, responsable du bureau des images de Scotland Yard.

Selon lui, les images provenant des 65 000 caméras londoniennes n’ont permis d’élucider que 3% des vols commis sur la voie publique. Certains rapports estiment même que l’argent dépensé dans la vidéosurveillance aurait sensiblement permis de faire baisser la criminalité s’il avait servi à augmenter l’éclairage public. Et pourtant, dans les années 90, le ministère de l’Intérieur y avait consacré 80% du budget anti-criminalité, environ 630 millions d’euros entre 1994 et 2004.

En France, le modèle britannique et ses 4,2 millions de caméras, sert encore d’exemple au gouvernement. L’année dernière le secrétaire d’Etat à l’emploi, Laurent Wauquiez, (alors porte parole du gouvernement) faisait valoir que “le système de surveillance britannique permettait d’assurer mieux la sécurité du territoire “.

De son côté, la ministre d’Intérieur Michel Alliot-Marie compte tripler le nombre de caméras, pour porter le chiffre à 60.000 avant la fin de l’année 2009. Une politique qu’elle explique par la lutte contre le terrorisme. En 2005, la vidéosurveillance avait contribué à identifier les quatre poseurs de bombes des attentats de Londres, qui avaient fait 56 morts.

http://www.france-info.com/spip.php?article132075&theme=14&sous_theme=14

[Gregoire Seither - IES News Service - 2/5/2008]
Jean Palfrey la “tenancière de bordel de Washington” a été retrouvée morte, pendue dans la maison de sa mère, à Tampa (Floride). Sa mère affirme que sa fille n’avait jamais donné la moindre preuve d’un comportement suicidaire et la police a indiqué qu’il n’y avait pas de preuve d’usage d’alcool ou de drogues. Jean Palfrey aurait laissé plusieurs notes de suicide a déclaré la police, sans en publier le contenu.. . .

L’an dernier, Palfrey - qui dirigeait un service de prostitution de luxe pour les hommes politiques de Washington et disposait d’un carnet d’adresses de plus de 10 000 noms influents - avait publié les enregistrements téléphoniques de certains de ses clients, dans le cadre du procès qui lui était intenté. Elle avait menacé d’en publier bien d’autres :

Vous pouvez me croire, la prison c’est l’enfer et je n’y retournerais pas un jour, et encore moins 4 à 8 ans juste pour protéger la bonne réputation d’un vice-président ou d’un conseiller à la Maison Blanche… Je n’hésiterais pas une seule seconde et si le juge me le demande, je lui donnerais tous les documents que j’ai en ma possession.”

Il suffit de se souvenir de la descente aux enfers du Gouverneur Eliot Spitzer quand il a été révélé qu’il utilisait un service d’escorte semblable à celui de Palfrey, pour se douter que l’élite de Washington n’était pas “amused” par les menaces de Mme Palfrey.

Bine sûr, cela ne veut pas dire que Palfrey ne s’est pas suicidée, seulement qu’il est probable que sa mort va aller allonger la liste des personnes dont on ne saura jamais vraiment comment elles sont mortes.

Dans le paysage politique états-unien, cette liste est longue. Dans l’entourage des Clinton, par exemple, au moins neuf personnes directement impliquées dans les affaires du couple se sont “suicidées” dans des conditions douteuses. 30 autres personnes ont été assassinées du temps où les Clinton étaient au pouvoir dans l’Arkansas. A chaque fois les meurtres ont été classés par la police comme étant sans motif évident et sans témoignage, ce que la presse appelait à une époque “Le Syndrome de la Mort Subite en Arkansas”.

Ce que nous savons par contre, sur Jean Palfrey, c’est que son business comportait plus de 10 000 clients et que aucun d’entre eux n’a jamais été inquiété ni interrogé par la police. Les deux femmes responsables du réseau de prostitution, Jean Palfrey et Brandy Britton se sont toutes les deux “suicidées” par pendaison. En 2007, quand le journaliste Alex Jones a demandé à Palfrey : “Et vous n’avez pas l’intention de vous suicider, n’est-ce pas,” elle a répondu, “Non, je n’ai aucune intention de me suicider.”

Les soupcons sont encore renforcés par l’ampleur de la campagne légale contre Palfrey - sans commune mesure avec le “délit” dont on l’accuse. La prostitution n’est même pas un crime fédéral; pour pouvoir l’atteindre, le FBI a du l’inculper de détournement de fonds. Quand le FBI a fouillé sa maison, en 2006, les policiers ont fouillé le moindre placard mais ont étrangement ignoré 46 boites d’archives contenant des fiches sur ses clients.

Ce qui est également intéressant c’est que la campagne policière contre Palfrey a commencé quand elle a fermé son agence d’escortes et annoncé vouloir se retirer des affaires. De fait, elle était en Allemagne (où elle voulait s’installer) quand la police a tenté illégalement de fouiller sa maison aux US en prétendant être des acheteurs interessés.

Toutes ces petites pièces mises bout à bout soulèvent la question de savoir si l’affaire Palfrey ne va pas bien au-delà d’une simple histoire de prostitution. Est-ce que Palfrey était menacée parce qu’elle avait déclaré vouloir quitter la bande et se retirer - avec toutes les petites histoires que l’on collecte dans ce genre de milieu ? Est-ce qu’elle était un pion dans une opération de chantage plus importante ? Est-ce qu’elle a été “purgée” maintenant qu’on avait plus besoin de ses services ? Est-ce que c’est elle qui s’est passé la corde en nylon autour du cou ou bien est ce que quelqu’un s’en est chargé à sa place ?

Bien sur, rien ne sert de se précipiter vers une théorie conspirationiste. Mais ce n’est pas pour autant qu’il faut accepter la conclusion que l’establishment a immédiatement crié sur tous les toits - une conclusion qui l’arrange bigrement. Dans le cas de Palfrey, il y a au moins 10 000 personnes à Washington qui ont un intérêt immédiat à ce qu’on ne s’attarde pas trop sur la mort de cette “Madam”.

Dans l’affaire Palfrey, tous les acteurs - juges, procureurs, la presse et les hommes politiques - se sont donnés un mal de chien pour freiner au maximum la diffusion d’informations relatives à cette histoire (qui aurait pourtant du faire saliver le moindre journaliste stagiaire) . A ce jour, leur efforts ont été couronnés de succès.

Notre règne de terreur, des soldats israéliens témoignent

[Donald Macintyre - The Independent - 19.04.2008 - Trad. Info Palestine]

Des soldats israéliens témoignent de faits choquants : enlèvements, passages à tabac et torture infligés aux Palestiniens à Hébron.

Cheveux noirs, il a 22 ans et porte un T-shirt noir, des Blue jeans et des Crocs rouges. On comprend qu’il hésite en s’asseyant à une table de piquenique dans un paysage pittoresque inattendu quelque part en Israël. Nous connaissons son nom, mais si nous le révélions, ce jeune homme ferait l’objet d’une enquête criminelle et il serait probablement condamné à une peine de prison.

Les oiseaux chantent alors qu’il décrit en détail certains actes qu’il a commis et qu’il a vu d’autres commettre pendant son service militaire à Hébron. Et ces actes sont assurément criminels : incidents dans lesquels des véhicules palestiniens sont arrêtés sans raison valable ; leurs vitres sont brisées et les occupants sont battus pour avoir répliqué - pour avoir dit, par exemple, qu’ils étaient en route vers l’hôpital ; vols de tabac chez un commerçant palestinien qu’on roue de coups quand il se plaint ; lancement de grenades étourdissantes par la fenêtre de mosquées pendant la prière. Et pire.

Le jeune homme n’a quitté l’armée qu’à la fin de l’année dernière et il a décidé de parler, de concert avec d’autres, pour dénoncer le prix moral payé par de jeunes recrues israéliennes lors de l’affectation, sans doute la plus difficile, dans les territoires occupés. Hébron est la seule ville palestinienne dont le centre est sous contrôle militaire direct 24 heures sur 24 et sept jours sur sept pour la protection des colons juifs extrémistes qui y sont installés. Le jeune homme dit fermement qu’il regrette à présent ce qui s’est produit à plusieurs reprises pendant son détachement à Hébron.

Gêné, il sourit beaucoup et ses petits rires fréquents donnent une idée des vantardises dont il a pu faire montre en se glorifiant de ses exploits auprès de ses compagnons de bar. Il se tourne souvent vers un ancien soldat plus âgé qui l’a persuadé de nous parler et à qui il dit, comme pour se rassurer, « Tu sais comment c’est à Hébron ».

L’autre ex-soldat plus âgé est Yehuda Shaul. Il sait effectivement « comment c’est à Hébron », ayant fait partie d’une unité de combat dans la ville au plus fort de l’intifada. Il a fondé Shovrim Shtika, “Rompre le silence”, qui publiera demain les témoignages troublants de 39 Israéliens, dont ce jeune homme, qui ont été militaires à Hébron entre 2005 et 2007. Ces témoignages couvrent toute une gamme d’expériences : la colère et l’impuissance quand ces soldats sont confrontés aux exactions souvent violentes que subissent les habitants aux mains des colons juifs extrémistes ; les harcèlements mesquins , et les passages à tabac injustifiés des habitants palestiniens dont les soldats se rendent coupables ; le pillage des maisons et des magasins et les tirs sur des manifestants non armés.

Beaucoup d’armées dans le monde infligent des mauvais traitements aux civils sous occupation, notamment l’armée britannique en Irlande du Nord et en Irak. Toutefois, peu de pays, Israël mis à part, ont une ONG comme Rompre le silence qui cherche - selon son site web - en utilisant l’expérience des soldats eux-mêmes, à « forcer la société israélienne a confronter la réalité qu’elle a créée » dans les territoires occupés.

Le public israélien a eu un aperçu peu flatteur de la vie militaire à Hébron cette année quand un jeune lieutenant de la Brigade Kfir, du nom de Yaakov Gigi, a été condamné à 15 mois de prison pour avoir entraîné cinq soldats à voler un taxi palestinien ; “déchaîné” selon les medias israéliens , un des soldats a tiré sur un civil palestinien qui se trouvait là par hasard et l’a blessé pour ensuite essayer de se tirer d’affaire en mentant.

Lors d’une confession dans le programme d’enquête Uvda sur le Channel Two israélien, Gigi, qui avait été jusque là à beaucoup d’égards un soldat modèle a dit « avoir perdu son humanité » à Hébron. Invité à s’expliquer, il a répondu « Perdre son humanité, c’est devenir un animal »

Contrairement au cas de Gigi, l’armée israélienne n’a pas poursuivi le soldat qui avait tiré sur le Palestinien. Toutefois, elle insiste sur le caractère « très inhabituel de ce qui s’est passé dans la brigade Kfir ».

Le soldat de 22 ans, qui était lui aussi dans la Brigade Kfir, confirme dans son témoignage à Rompre le silence, que l’événement n’était pas exceptionnel. Bien sûr, dit-il, il a « souvent » fait partie de groupes qui arrêtaient des taxis, asseyaient le chauffeur à l’arrière et lui commandaient de les guider vers des endroits « où ils haïssent les juifs » afin d’aller y semer du “balagan”, mot hébreu pour pagaille.

Et puis il y a les luttes entre les clans palestiniens. « On nous a dit d’aller voir ce qui se passait. Notre commandant [de section] avait un peu pété les plombs. Il repérait des maisons et nous disait « Tout ce qui est armé, avec des pierres ou n’importe quoi, je m’en fous, vous tirez dedans ». On pensait tous : ce sont des querelles dans le clan .. ». Est-ce que le commandant le savait ? « Personne ne le savait. Ces actions étaient une initiative personnelle de la section ».

Vous les avez atteints ? « Bien sûr et pas simplement eux. Tous ceux qui étaient autour …Surtout aux jambes et aux bras. Certains étaient aussi touchés dans le ventre. Je crois qu’ils se sont rendu compte à un moment donné que cela venait de soldats, mais ils n’étaient pas sûrs. Parce qu’ils ne pouvaient pas croire que des soldats feraient une chose pareille, vous savez ».

Ou on utilisait un enfant de dix ans pour trouver un lanceur de pierres de 15 ans : « Nous prenons donc un petit garçon palestinien car nous savions qu’il savait qui avait lancé les pierres. Le moins que l’on puisse dire est qu’on le tabasse un peu jusqu’à ce qu’il nous le dise. C’est comme ça que ça se passe quand t’as déjà les idées de travers et que tu n’as plus de patience pour Hébron, ni pour les Arabes ni pour les juifs qui y vivent.

« Le petit avait vraiment peur, car il se rendait compte que nous l’avions repéré. Notre commandant était un peu fanatique. Il a remis le garçon à son supérieur qui l’a battu comme plâtre…Il lui a montré toutes sortes de trous en cours de route et lui demandait « C’est ici que tu veux mourir ? Ou ici ? » Le petit disait « Non, non ! »

« On a relevé le petit ; il ne tenait pas sur ses jambes. Il pleurait … Et le commandant : « Ne fais pas semblant » et continue à lui donner des coups de pied. Et alors [nom non divulgué], qui n’avait jamais aimé ce genre de choses, est intervenu ; il a attrapé le commandant de l’escouade et lui a dit « Ne le touche plus, ça suffit ». Le commandant « Quoi ! Tu es devenu gauchiste, ou quoi ? »Il répond « Non, je ne veux pas voir des choses pareilles ».

« Nous étions présents, mais nous n’avons rien fait. Nous étions indifférents. OK. C’est uniquement après que tu commences à penser. Pas tout de suite. Ces choses, nous les faisions tous les jours…. C’était devenu une habitude. « Et les parents ont vu. Le commandant a dit à [la mère] « Personne n’approche ». Il a armé son arme qui avait déjà une balle. Elle avait peur. Il a mis son arme littéralement dans la bouche du petit. « Si tu approches. Je le tue. M’embête pas. Je tue. Je suis sans pitié ». Alors le père … a saisi la mère et lui a dit « Calme-toi, laisse-les tranquilles pour qu’ils le lâchent ».

http://www.info-palestine.net/articl…d_article=4199

[Tim Carr - IES News Service - 17/04/2008]

La venue du Pape Benoit XVI aux Etats-unis a donné lieu à de grandes manifestations médiatiques, le thème général de la visite ayant été décrit comme “une défense des valeurs de la vie et de l’humanité”. Le président George W. Bush s’est déclaré “en accord avec sa Sainteté” dans la lutte pour la défense des valeurs familiales et le respect de la vie.

Bien sûr, le président et le pape ont eu d’autant moins de mal à ne pas être en accord que “sa Sainteté” a évité d’aborder les choses qui fachent, comme la légalistation de la torture, Abou Ghraib, l’invasion de l’Irak… “Respect de la vie“, mais pas en Irak, ni en Afghanistan, ni à Gaza… il est plus urgent d’empécher des garçons d’embrasser d’autres garçons que de mettre fin à une guerre qui a tué plus d’un million de personnes…

Le même jour où le chef des catholiques a rencontré le président U.S., le juge de la Cour Suprème Chief Justice John G. Roberts a pondu une note juridique rejetant la plainte d’un groupe de militants contre la peine de mort.

Ce n’est pas parceque une méthode d’éxecution capitale peut générer de la douleur, soit par accident soit par la conséquence inescapable de la mort, que cette situation crée pour autant “un risque avéré de souffrance” qui constituerait un “chatiment cruel et inhabituel” tel que l’interdit la loi en matière d’exécutions capitales.”

Que est le rapport entre Roberts et Benoit XVI ? John Roberts est un catholique militant, membre d’un groupe conservateur qui défend “le respect de la vie” et les “valeurs familiales”

John Roberts n’est pas une exception, 5 des 9 juges de la Cour Suprème sont également catholiques et militent dans des organisations proches de leur église pour défendre “les valeurs humaines” si chères à Benoit XVI. C’est probablement pour défendre ces valeurs humaines que la totalité d’entre eux (et 2 de leurs collègues) ont voté que les Etats pratiquant la peine de mort pouvaient continuer à utiliser un mélange de trois poisons pour exécuter leurs condamnés.

Les critiques de ce mode d’exécution soulignent le fort taux d’échec de ce cocktail : “si la première composante du cocktail ne fonctionne pas, la deuxième composante provoque une paralysie consciente terrifiante tandis que la troisième composante provoque un sentiment de brûlure insupportable dans les veines. Le condamné va souffrir horriblement et longuement, parfois pendant 6 à 8 minutes not work, tmais il est incapable de crier ou de bouger. Son agonie est horrible.”

Le jour où le pape est venu à Washington, il aurait pu mentionner au président Bush que - le jour même - la Cour Suprème devait se prononcer sur le moratoire qui avait été imposé aux Etats concernant la peine de mort. Malgré le fait que l’église catholique est opposée à la peine de mort, les 5 juges catholiques de la Cour Suprème ont voté pour que le moratoire soit levé et que les Etats puissent recommencer à exécuter les criminels par injection.

Tout ceci s’est passé le jour même où le pape est venu à Washington… pour parler des “valeurs humaines” et tonner contre “la pornographie”.

Pornographie indeed…

[Centre Palestinien des Droits de l'Homme - 12/04/2008 - Trad. Hichem Benabli]

Rapport hebdomadaire sur les violations des droits de l’homme par Israël dans les territoires occupés - semaine du 3 au 9 avril 2008 :

- 8 Palestiniens, dont un enfant et un agriculteur dans son champ, ont été abattus par Tsahal dans la bande de Gaza.

- 5 de ces victimes, dont un enfant et son oncle, ont été abattues lors d’un raid de cinq heures mené par Tsahal dans l’Est de Gaza.

- Un enfant Palestinien a été écrasé par une voiture conduite par un colon israélien.

- 25 Palestiniens, dont 5 enfants, ont été grièvement blessés par les raids de Tsahal en Cisjordanie et à Gaza.

- Tsahal a mené 30 attaques militaires contre des villes en Cisjordanie et 7 raids contre Gazas.

- En Cisjordanie, Tsahal a arrêté 65 civils Palestiniens, dont 7 enfants et une jeune fille, tandis que, à Gaza, l’armée israëlienne a arrêté 10 autres civils, dont 3 enfants

- Tshal a arraché des oliviers et saccagé au moins 125 donums [31 hectares] de terres agricoles.

- Tsahal a endommagé plusieurs batiments et centres vitaux civils dans le nord de la ville de Gaza.

- Tsahal a mené des attaques contre les locaux d’ONG et d’organisations caritatives à Ramallah et à al-Bireh.

- Tsahal a fouillé et saccagé des locaux d’ONG, des mosquées et des magasins à Qalqilya, et fermé les locaux et entrepôts de 4 organisations caritatives.

- La crise énergétique à Gaza s’aggrave.

- 6 civils palestiniens ont été arrêtés par des soldats israéliens sur des check-point en Cisjordanie.

- 2 colons israéliens ont attaqué et menacé de mort une famille palestinienne à Nablus.

Résumé : Les violations des droits de l’homme et du droit humanitaire par Israël ont connu une importante escalade durant cette période, surtout dans les territoires occupés, notamment Gaza.  (3 – 9 April 2008):

http://www.reliefweb.int/rw/rwb.nsf/db900SID/ASAZ-7DKHQM?OpenDocument

C’est probablement pour cela que la police a arrété, le 11 septembre 2001, au pied des tours en feu, un groupe d’agents du Mossad entrain de faire la fête…En 1933 les Nazis montraient des caricatures du “Juif international” se frottant les mains devant les montagnes de cadavres de la guerre, aujourd’hui Netanyahu donne chair à cette caricature. Les familles des victimes apprécieront…

De là à penser que…

[Hichem Benabli - IES News Service - 16/04/2008 - Trad. Grégoire Seither]

Selon le quotidien israélien Ma’ariv, Benjamin Netanyahu, leader du parti d’extrème droite israélien Likud, aurait déclaré lors d’une conférence à l’université de Bar Ilan, que les attentats du 11 septembre 2001 contre les Etats-unis ainsi que la guerre en Irak ont été une bonne chose pour Israël.

Nous profitons d’une chose, ce sont les attaques contre les Twin Towers et le Pentagone, ainsi que les combats américains en Irak“. Selon Ma’ariv, l’ancien premier ministre israélien aurait déclaré que ces évenements ont “retourné l’opinion publique américaine en notre faveur

http://www.haaretz.com/hasen/spages/975574.html

Pour la journaliste Larisa Alexandrovna, ces propos sont

un véritable scandale. A travers le monde, les antisémites de tout poil ont utilisé la tragédie du 9/11 pour leurs opérations de propagande, affirmant qu’Israël est l’instigateur des attaques du 11 septembre… et voilà que Netanyahu leur apporte publiquement la confirmation de leurs théories.

De plus, Benny est totalement à coté de la vérité quand il pense que le 11 septembre a profité à Israël et que l’opinion publique étatsunienne soutient Israël. La politique inepte des Etats-unis et d’Israël sont responsables d’une augmentation sans précédent de l’antisémitisme à travers le monde, il est difficile de voir en quoi cela peut “profiter” aux juifs en général et à Israël en particulier.

Par ailleurs, les juifs américains sont entrain de se distancer avec Israël, en grande partie à cause de l’extrémisme du Likoud et sa relation symbiotique avec des gens comme Dick Cheney. Prenez le cas de Joe Lieberman, qui était candidat à la vice-présidence avec 9/11 et qui se retrouve aujourd’hui au placard politique, précisément à cause de son association étroire avec le Likud et Cheney.

C’est la responsabilité des leaders d’opinion juifs dans nos deux pays d’arracher notre religion des mains de ces parasites politiques, car si nous ne le faisons pas, leur petite combine va finir par créer un type d’antisémitisme que ce pays n’a pas vu depuis la 2è guerre mondiale. Depuis que cette extrémise d’extrème droite et moralement répugnant a réussi son “coup d’état larvé” et pris le pouvoir politique tant en Israël qu’aux Etats-unis, l’antisémitisme a atteint des sommets.

Et si les citoyens israéliens ne modèrent pas leurs dirigeants, alors les juifs à travers le monde devront se poser la question cruciale : qu’est ce qui est plus important ? Le pays que l’on nomme Israël ou la nation juive dans son ensemble ?

http://www.atlargely.com/2008/04/netanyahu-sprea.html

Délit de sale gueule en Irak = deux ans de prison. Et encore, il a de la chance, Bilal, il aurait pu tout simplement se faire descendre, comme 18 de ses confrères avant lui…

Souvenez vous, il y a quatre ans déjà, Molly Ivings soulignait la difficulté pour un journaliste de travailler honnètement dans une zone de guerre de l’armée U.S.

[Gregor Seither - IES News Service - 15/04/2008]

Le photographe de l’Associated Press, Bilal Hussein, va être libéré après avoir passé deux ans dans une prison militaire U.S. en Irak . En avril 206, Hussein avait été emmené par un commande de U.S. Marines qui l’accusaient d’être en relation avec la résistance irakienne. Tant le photographe que son employeur, Associated Press, ont toujours nié ces accusations, expliquant que le photographe ne faisait que son travail de journaliste en zone de guerre.

Mais l’armée d’occupation U.S. n’aime pas les journalistes arabes et est toujours prompte à les accuser d’être des agents doubles.  Par le passé, de nombreux journalistes en Irak ont été assassinés par les soldats U.S.. Un caméraman de CBS avait ainsi été abattu par une patrouille alors qu’il filmait dans la rue. Les soldats avaient affirmé avoir confondu sa caméra avec un lance-roquette…

Le commandement militaire en Irak a déclaré que l’enquête (deux ans !!!!) avait montré que Hussein ne représentait pas de danger et qu’il serait libéré Mercredi. La semaine dernière, un comité judiciaire irakien avait innoncenté Hussein de toutes les accusations et ordonné sa libération.

[Alain Gresh - Monde Diplomatique - 05/04/2008]

Le président Nicolas Sarkozy a donc annoncé l’envoi de troupes supplémentaires en Afghanistan, cet « Etat défaillant », sans même qu’un débat réel se soit engagé en France, sans doute parce que la grande majorité de la population est opposée à cette escalade.

Le blog de Jean-Dominique Merchet, « Secret défense », nous donne « Les vrais chiffres : la France enverra plus d’un millier d’hommes en Afghanistan ». Aux 700 hommes annoncés, on doit en effet ajouter :

- « En août, la France doit prendre, pour la deuxième fois, la responsabilité de la RCC (Regional Command Capital), c’est à dire la région de Kaboul. C’est un commandement tournant entre trois pays : France, Italie et Turquie. Pour assumer cette responsabilité, un état-major ainsi que des moyens de soutien et de protection seront envoyés à Kaboul, en plus du bataillon français présent dans la capitale. Soit 300 hommes supplémentaires. Cette mission durera environ un an. »

- « Dans le cadre de son effort de soutien à l’armée nationale afghane, la France avait prévu d’envoyer une cinquième équipe d’OMLT (Operationnal Mentoring Liaison Team) dans la province d’Oruzgan, un secteur confié aux Hollandais. L’effectif de cette OMLT sera d’environ 80 hommes, issus pour l’essentiel du 2ème Régiment étranger d’infanterie (REI). »

Cette décision s’inscrit dans une volonté affirmée depuis longtemps par le président de la République de réintégrer les structures militaires intégrées de l’Alliance que le général de Gaulle avait quittées en 1966. Pour Nicolas Sarkozy, il faut que la France s’inscrive clairement dans « le camp occidental » (more…)

John Kerry parmis les premiers “profiteurs de guerre” ! On comprend mieux maintenant pourquoi les Démocrates soutiennent la politique militaire de George W. Bush. Peu importent les centaines des milliers de morts… tout ce qui compte c’est les dividendes !

Des membres du Congrès s’enrichissent grâce à la guerre

Dans un article intitulé « Members of Congress Profit Iraq War Contractor Stocks », publié le 3 avril sur le site « Voters for Peace », Lindsay Renick Mayer écrit :

« Le général David Petraeus, le plus haut gradé américain en Irak doit venir au Capitole la semaine prochaine pour briefer le Congrès. Il s’adressera à des élus qui ont plus qu’un intérêt politique dans cette guerre de cinq ans.

Selon les calculs du Center pour des politiques réactives (responsive) (centre non partisan), les élus qui entendront un rapport du général et de l’ambassadeur américain en Irak, ont gagné 196 millions de dollars grâce à leurs investissements dans des compagnies qui font des affaires avec le département de la défense. Des industries d’aviation et d’armes aux producteurs de matériel médical et de boissons non alcoolisées, les investissements en action de plus du quart du Congrès incluent des compagnies qui ont reçu des milliards de dollars mensuellement pour appuyer l’intervention militaire en Irak et ailleurs. »

Voici quelques fourchettes de gains pour certains d’entre eux :

Député Valeur min. Valeur max.
Sen. John Kerry (D-Mass) $28 872 067 $38 209 020
Rep. Rodney Frelinghuysen (R-NJ) $12 081 050 $49 140 000
Rep. Robin Hayes (R-NC) $9 232 037 $37 105 000
Rep. James Sensenbrenner Jr. (R-Wis) $5 207 668 $7 612 653
Rep. Jane Harman (D-Calif) $2 684 050 $6 260 000
Rep. Fred Upton (R-Mich) $2 469 029 $8 360 000
Sen. Jay Rockefeller (D-WVa) $2 000 002 $2 000 002
Rep. Tom Petri (R-Wis) $1 365 004 $5 800 000
Rep. Kenny Ewell Marchant (R-Texas) $1 163 231 $1 163 231
Rep. John Carter (R-Texas) $1 000 001 $5 000 000

http://blog.mondediplo.net/2008-04-05-Nicolas-Sarkozy-l-Afghanistan-et-l-universalisme#Des-membres-du-Congres-s

[Convergence des Causes - 5 avril 2008]

Le quotidien britannique The Independant titrait ce premier avril « USA 2008 : La Grande dépression ».  Une photographie d’une queue devant un magasin d’alimentation illustrait le nombre d’allocataires de bons d’alimentation en 2008 parvenu à 28 millions contre 26,5 en 2007. Ils n’étaient que 6 millions, il y a vingt ans à bénéficier de cette aide. Elle est actuellement donnée sous forme de carte de plastique créditée de 10 dollars et donne droit à effectuer des achats alimentaires auprès de détaillants. Mais l’inflation, alors même qu’elle est calculée par le Trésor en excluant les prix alimentaires et énergétiques, est en train de grimper suffisamment vite pour déprécier la valeur de la monnaie à l’intérieur du pays et réduire du tiers en quelques semaines ce que peut procurer une unité à 10 dollars.

Il n’existe aucun écho d’une émeute de la faim aux USA.

Au cours de toute l’année 2007 des manifestations contre l’augmentation des prix ont eu lieu au Maroc, Des révoltes ont eu lieu en Égypte tout récemment contre la cherté des denrées de première nécessité d’ailleurs souvent durement réprimées. En ce moment même ont lieu des émeutes dans des favelas de Rio de Janeiro dont il est rapporté par les medias occidentaux qu’elles ont déjà occasionné plus d’une dizaine de morts.

Le FMI est près d’annoncer son évaluation de la contraction de la croissance mondiale à 3,5% avec un taux de 0,5% pour les USA. Tous les indicateurs classiques de la récession sont bien présents simultanément au pays de l’oncle Sam : hausse du chômage, baisse de la consommation, contraction du crédit, perte de confiance des ménages et des entreprises.

Wall Street continue de caracoler, négligeant ces contingences désagréables.

Le Dow Jones et le CAC 40 se sont offert une remontée de plusieurs points plus qu’appréciable après le week-end pascal, faisant mesurer combien le comportement des investisseurs est totalement déconnecté de tout substrat réel. (more…)

Meurtre Hariri: le frère d’un témoin à charge accuse Paris de l’avoir tué
[ AFP / 09 avril 2008 ]
Le frère d’un témoin à charge dans l’assassinat de l’ex-dirigeant libanais Rafic Hariri a accusé, dans un entretien à un journal syrien mercredi, les autorités françaises d’avoir facilité sa disparition, annoncée mardi, ou de l’avoir “liquidé”.

Les autorités françaises auraient facilité la disparition de Mohammad Zouheir Assadiq en vue de le faire liquider par une autre partie, ou bien elles l’ont elles-mêmes liquidé“, a déclaré son frère Imad Assadiq au quotidien al-Watan, proche du pouvoir à Damas.

Mohammad Zouheir Assadiq, un transfuge syrien qui résidait en France, “n’était pas assigné à résidence” et n’était soumis “à aucun contrôle judiciaire“, de sorte qu’il pouvait aller et venir sans avoir à en informer quiconque, a-t-on indiqué mardi de sources policières françaises.

Sous le coup d’un mandat d’arrêt international, il avait été arrêté en 2005 en banlieue parisienne dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat de l’ancien Premier ministre libanais le 14 février 2005. Il vivait à Chatou (Yvelines) et son bail arrivait à expiration en mai, selon les sources françaises.

Mon frère était sous la protection des autorités françaises“, a assuré son frère Imad qui réside à Damas.

Il a accusé des “parties libanaises”, dont le ministre des Télécommunications Marwane Hamadé, d’”avoir (comploté) avec les Français pour liquider (mon) frère”. La justice libanaise veut entendre cet ex-officier des renseignements syriens, qui intéresse également la commission d’enquête internationale sur l’assassinat de Hariri.

Mohammad Zouheir Assadiq avait affirmé que l’ancien président libanais Emile Lahoud, un pro-syrien, et le président syrien Bachar al-Assad avaient donné l’ordre d’assassiner Rafic Hariri, tué avec 22 autres personnes dans un attentat à la voiture piégée à Beyrouth.

Mardi, le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner a déclaré que Mohammad Zouheir Assadiq “était chez lui ou assigné à résidence et il a disparu”.

“Les assassins veulent ainsi que la Syrie soit pointée du doigt, l’argument avancé est que c’est la seule partie à bénéficier de la disparition” d’Assadiq, a estimé pour sa part, Omar Assadiq, frère aîné du témoin à charge.

La famille d’Assadiq va présenter dans les deux jours qui viennent, une demande à l’ambassade de France en Syrie pour connaître le sort de Mohammad Zouheir Assadiq, et savoir “s’il est vivant ou assassiné”, a indiqué Imad Assadiq.

Sa famille a affirmé avoir eu un dernier contact avec lui il y a deux mois.

http://www.romandie.com/infos/news2/080409095119.aj3vb4pv.asp