Anti Defamation League



Le lobby d’Israël et la politique Française

[Mediapart - 10 JUILLET 2014 -  JEAN-FRANÇOIS GOULON]

"Deux Poids, Deux Mesures", par Evan Jones

Article publié le 9 juillet 2014 dans CounterPunch, The Israel Lobby and French Politics. (Traduction: JFG-QuestionsCritiques)

Pascal Boniface est un spécialiste de ce que les Français appellent la « géopolitique ». Sa production a été prodigieuse, traversant une grande variété de sujets. Son dernier livre a été publié en mai, il est intitulé La France malade du conflit israélo-palestinien. Pour ses efforts littéraires dans cette arène, Boniface est passé du statut de commentateur respecté à celui depersona non grata dans les médias du courant dominant.

Cette histoire a commencé en 2001. Pascal Boniface était conseiller au Parti Socialiste, le PS étant alors dans un gouvernement de cohabitation sous le Président RPR Jacques Chirac, avec Lionel Jospin comme Premier ministre. En avril 2001, il rédigea une note de recommandation pour les responsables socialistes [téléchargeable à cette adresse : http://www.marianne.net/attachment/62105. L’approche du PS vis-à-vis d’Israël était basée sur la realpolitik plutôt que sur des principes éthiques, et il était temps de faire une réévaluation.

Boniface publia dans Le Monde, en août 2001, un article qui allait dans le même sens, lequel déclencha riposte et réprimande de la part de l’ambassadeur israélien d’alors. Boniface devint ensuite une proie rêvée pour le lobby d’Israël (c’est mon terme – lui l’évite assidûment). Boniface a été accusé, au moyen d’un usage sélectif de citations, de préconiser au PS de servir cyniquement la soupe à la communauté française arabo-musulmane, plus nombreuse que la communauté juive, afin de gagner un avantage électoral. Pas plus tard qu’en janvier dernier, Alain Finkielkraut (l’agitateur sur le problème « islamiste » en France) dénonçait Pascal Boniface pour les mêmes raisons.

La note de 2001 contenant 1300 mots est reproduite dans le dernier livre de Pascal Boniface. Dans une note liminaire à cette reproduction, il observe : « Combien de fois n’avais-je pas entendu auparavant qu’on ne pouvait pas bouger sur le Proche-Orient à cause du "vote juif" (sic) qui, bien sûr, n’existe pas, mais qui semble malgré cela être largement pris en compte par les élus de tous bords ? » Et plus loin, « Ce n’est pas parce qu’il y a plus d’Arabes que de juifs qu’il faut condamner l’occupation israélienne. C’est parce qu’elle est illégale et illégitime, contraire aux principes universels et au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. »

Dans cette note elle-même, Boniface fait remarquer : « Le terrorisme intellectuel qui consiste à accuser d’antisémitisme ceux qui n’acceptent pas la politique des gouvernements israéliens (et non pas l’État d’Israël), payant à court terme, peut s’avérer catastrophique à moyen terme ». Pour paraphraser Boniface : ‘ … cela aura pour résultat de renforcer et de développer une irritation à l’égard de la communauté juive française et l’isolera de plus en plus sur le plan national’. Boniface conclut :

« Il vaut certes mieux perdre une élection que son âme. Mais, en mettant sur le même plan le gouvernement d’Israël et les Palestiniens, on risque tout simplement de perdre les deux. Le soutien à Sharon mérite-t-il que l’on perde 2002 ? Il est grand temps que le PS quitte une position qui […] devient du fait de la réalité de la situation sur place de plus en plus anormale, de plus en plus perçue comme telle, et qui, par ailleurs, ne sert pas […] les intérêts à moyen terme du peuple israélien et de la communauté juive française. » (suite…)


Incroyable, une analyse lucide dans "Le Monde"  ! On parie que Benjamin Barthe ne va pas rester longtemps Chef de Desk Moyen Orient au "Monde"… le CRIF va exiger qu’on le vire !

Le compte à rebours avant la prochaine confrontation a déjà commencé  

[Benjamin Barthe - Analyse - Le Monde 16/07/2014]

" Pluies d’été " en 2006, " Plomb durci " en 2008-2009, " Pilier de défense " en 2012, " Bordure de protection " en 2014 : l’histoire des relations entre Israël et Gaza, depuis que les colons juifs ont été évacués de ce petit territoire côtier en 2005, semble se résumer à une succession d’opérations militaires. A peine un cycle de violences se termine-t-il qu’un nouvel épisode semble en préparation.

A qui la faute ? Chacun des protagonistes défend son bon droit, son récit des origines, donnant le tournis aux observateurs. La confusion du public est entretenue par les réactions des chancelleries occidentales. Quand elles ne versent pas dans un soutien quasi explicite à l’opération militaire israélienne, celles-ci se cantonnent à un parallélisme scrupuleux.

Insensiblement s’impose l’idée qu’Israéliens et Palestiniens sont prisonniers d’une moderne loi du talion. Un atavisme archaïque qui les inciterait à s’étriper à intervalles réguliers. Et dispenserait donc la communauté internationale de toute responsabilité.

Pour échapper à ce fatalisme, il faut raconter une autre histoire. L’occupation de la bande de Gaza, contrairement à ce qu’affirme Israël, n’a pas pris fin avec le départ du dernier de ses soldats, le 11 septembre 2005. Comme le rappelle opportunément l’ONG israélienne Gisha sur son site Internet, l’Etat hébreu continue de contrôler des pans entiers de la vie des Gazaouis : le registre d’état civil, les eaux territoriales, l’espace aérien et l’unique terminal commercial.

L’armée israélienne interdit à la quasi-totalité des habitants de se rendre en Cisjordanie, en violation des accords d’Oslo, qui faisaient des deux territoires palestiniens une seule et même entité juridique. Les habitants de l’enclave sablonneuse n’ont pas non plus le droit de pénétrer dans la " zone tampon ", bande de 500 m à 1 km de large le long de la frontière avec Israël, où ils possèdent souvent des terres agricoles. Ceux qui s’y risquent se font systématiquement tirer dessus.

L’anthropologue Jeff Halper, figure du camp de la paix israélien, use d’une métaphore carcérale pour résumer l’effet paradoxal du désengagement de 2005 : " Dans une prison aussi, les détenus contrôlent l’essentiel de l’espace, aime-t-il à dire. Ils ne sont pas libres pour autant. "

De cet état de fait, la plupart des experts en droit international ont conclu que la bande de Gaza est toujours sous occupation. C’est la position officielle des Nations unies. Un tel statut requiert de l’occupant qu’il assure le " bien-être " de la population occupée. Mais à ces obligations, Israël s’est constamment soustrait. Grâce au renfort de l’Egypte du maréchal Abdel Fattah Al-Sissi, farouchement hostile au Hamas, et à l’apathie de la communauté internationale, le bouclage de Gaza s’est même aggravé. Selon le bureau des statistiques palestinien, le taux de chômage pour les jeunes de 15 à 29 ans y a atteint 58 % durant le premier semestre de cette année. 70 % de la population dépend des distributions d’aide humanitaire pour sa survie.

Les éruptions de violence de 2006, 2008, 2012 et 2014 étaient toutes, directement ou indirectement, liées à l’enfermement des Gazaouis. Un état qui ne remonte pas à l’élection du Hamas, en 2006, mais à la première guerre du Golfe en 1991. C’est à cette date, avant le début des attentats- suicides, que les Palestiniens de Gaza ont perdu le droit de circuler librement.

Toutes les trêves négociées par le passé ont comporté des clauses de levée ou d’allègement du blocus, comme la réouverture du terminal de Rafah, avec l’Egypte, ou l’élargissement de la zone de pêche. Et toutes ont été ignorées, partiellement ou entièrement, par Israël et son allié égyptien. Celle qui est en cours d’élaboration ne fera pas exception.

Le Hamas a sa part de responsabilité. Il a lui aussi violé les accords de cessez-le-feu, en important, via les tunnels de Rafah, tout un arsenal de missiles iraniens. Plutôt que de construire des bunkers souterrains, à l’usage exclusif de leurs responsables, les islamistes auraient mieux fait de bâtir des abris antibombes, ouverts à leurs administrés. Saigné par le blocus, le Hamas est tenté, à intervalles réguliers, de redorer son blason de mouvement de " résistance " en défiant Israël.

La seule manière de rompre ce cercle vicieux – et notamment de marginaliser le Hamas – consiste à relancer le processus de paix. Pas un processus d’extorsion régi par la loi du plus fort, ce à quoi la plupart des séances de négociations des vingt dernières années ont ressemblé. Mais des pourparlers sur un pied d’égalité, avec le droit international comme référence.

Or vendredi 11 juillet, en marge d’une conférence de presse consacrée à Gaza, le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a déclaré qu’il était catégoriquement opposé à la création d’un Etat palestinien souverain. Un accès de franchise rare, signalé par le site d’information Times of Israel, mais passé sous silence dans les médias occidentaux. En l’absence d’un tel horizon, l’armée israélienne peut déjà réfléchir au nom de code de la prochaine opération contre Gaza.

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2014/07/15/le-compte-a-rebours-avant-la-prochaine-confrontation-israelo-palestinienne-a-deja-commence_4457496_3218.html

 


[Democracy Now - Decembre 2011]

Ancienne ministre du gouvernement israélien, Shulamit Aloni est une des fondatrices du Meretz, parti politique laïc en Israël

Capture d’écran 2014-01-06 à 15.04.35

La vidéo en anglais est ici :

La traduction française est ici :

www.libertes-internets.net/archives/films/Shulamit.mp4

http://www.dailymotion.com/video/xvcbby_interview-de-shulamit-aloni-ex-ministre-israelienne_animals


[Avi PATZMAN - Brooklyn Free Post - 21/01/2012 - Trad. Dov Lerner]

Pendant des mois, à Manhattan et à Brooklynn, les résidents juifs ont vécu dans la peur des "attentats anti-sémites". Des portes de garage de résidents juifs ont été décorées de croix gammées et de menaces, des écoles juives et des yeshiva ont été vandalisées, des slogans antisémites ont été peints sur les murs de divers bâtiments. Des habitants juifs ont même reçu des menaces de mort sur leurs répondeurs…

En décembre, lors d’une réunion du comité de quartier de Milwood, les habitants ont non réclamé plus de protection policière mais aussi des mesures plus violentes contre le "militantisme musulman grandissant"… car, il ne faisait aucun doute pour personne: ces attentats sont l’oeuvre de musulmans fanatiques. "Il faut chasser ces gens de nos rues, fermer leurs mosquées qui sont des centres de prédication de la haine" a expliqué Haim Moser, responsable d’une yeshiva dans le quartier.

Parmi les membres du comité de quartier, plusieurs personnes ont tenu des propos fortement pro-Israël et anti-Arabe, critiquant la politique de Barack Obama vis à vis d’Israël ("voilà ce qui arrive quand on envoie des messages d’encouragement aux terroristes et qu’on refuse d’aider Israël") ou encore appelant les habitants à "quitter les Etats-unis pour la sécurité de l’Etat Juif, avant qu’il ne soit trop tard. En Israël, on sait comment s’occuper des Arabes".

Parmi les plus virulents, il y avait un certain David Haddad, 56 ans, membre militant de la communauté juive locale. Il n’est pas un inconnu dans le quartier et ses idées sionistes sont bien connues. A plusieurs reprises, lui et son groupe disaient qu’il fallait "réveiller la communauté et entretenir la pression, pour rester vigilants face aux menaces qui pèsent sur Israël".

C’est lui que la police a arrêté en début de semaine, l’ayant identifié comme étant l’auteur des menaces antisémites proférées contre des habitants du quartier, mais aussi comme étant la personne ayant peint des croix gammées et des slogans antisémites sur les murs du quartier…

Rien n’a changé, depuis l’incendie du Reichstag. Les fascistes, qu’ils soient nazi ou juifs, utilisent toujours le mensonge pour faire croire que leurs peurs sont réelles… et quand il s’agit de démoniser les Arabes, les juifs racistes sont les champions. On attend de voir ce que va dire la communauté à propos de Haddad, ou bien le communiqué de la Anti Defamation League, toujours si prompte à crier au loup et à faire taire les voix pro-Palestiniennes…

 


Réponse de Dov: C’est exactement ce que Chomsky appelle la "chutzpah" de la propagande israélienne aux Etats-Unis: avoir le culot de continuer à se présenter comme étant le pauvre petit juif de 1900, fraichement rescapé du ghetto et des pogroms, en butte aux vilains Goliath de ce monde.

Alors que pendant ce temps là, le "pauvre petit juif persécuté" dirige des chaines de télé, préside des banques, des journaux, des multinationales, des studios de télé,  fait élire et démettre des hommes politiques par la force de son lobbying, dispose d’un canal direct vers la Maison Blance via AIPAC, bloque toute condamnation d’Israël pour atteintes aux droits de l’homme… bref, dispose d’un pouvoir largement disproportionné par rapport à son poids démographique dans le pays.

Sanchez a tout à fait raison: Faire croire que les juifs sont une minorité opprimée aux Etats-Unis, c’est vraiment prendre les gens pour des cons…  IL fallait se débarrasser de lui, sinon les gens risqueraient d’ouvrir les yeux.

[Great America - blog des correspondants de Libération aux USA - 02/10/2010]

S’il est un sujet sur lequel il ne faut pas badiner aux Etats-Unis, ce sont les Juifs et leur influence supposée, notamment dans les médias (un thème classique des antisémites, il est vrai). En tant que journaliste à CNN depuis 2004, Rick Sanchez aurait dû le savoir. Il vient de se le faire rappeler par un licenciement brutal, ce vendredi. La veille, lors d’une interview à la radio, Rick Sanchez s’en était pris à une autre vedette de la télévision, Jon Stewart, qui se moque souvent de lui dans ses émissions. Jon Stewart est un « sectaire» bigot » a dit Sanchez, ce qui a le sens de « raciste »), a-t-il lancé.

L’animateur radio a objecté qu’en tant que Juif, Jon Stewart fait lui-même partie d’une minorité. C’est là que Sanchez a dérapé : « Pardon, vous plaisantez ? …. Ouai, ouai des gens vraiment sans aucun pouvoir ». Et Sanchez de continuer : « Je vous dis moi que tous les gens qui dirigent CNN sont vraiment nombreux à être comme Stewart, et beaucoup des gens qui dirigent toutes les autres chaînes sont beaucoup comme Stewart ». Et encore : « Impliquer que d’une certaine façon les gens de ce pays qui sont Juifs sont une minorité opprimée ? Yeah »

Il y a quelques semaines encore, le même Rick Sanchez enchaînait les plateaux sur CNN pour présenter un livre autobiographique qu’il vient de publier aux Etats-Unis. Invité d’honneur de plusieurs émissions, il racontait comment enfant de pauvres immigrés cubains, il avait réussi une carrière exemplaire à la télévision. Très fier de son parcours et de sa latinité, Rick Sanchez en a fait aussi un de ses arguments face à Jon Stewart. « Je suis content qu’il ait grandi dans un foyer de banlieue de la classe moyenne au New Jersey avec tout ce qu’on n’a jamais pu imaginer » expliquait-il jeudi à la radio. Stewart et Colbert (un autre humoriste) font partie de ceux qui disent « J’aime les Noirs et les Mexicains », aussi longtemps qu’ils peuvent dire : « Allez, laisse moi te tapoter sur la tête. Bravo, Ricky, tu fais du bon travail ».Tel que le présente Rick Sanchez, le conflit opposerait donc ce qu’il appelle “l’establishement du Nord-Est” aux Latinos comme lui, venant d’un monde autrement plus difficile. Sans doute a-t-il mis là le doigt sur une fracture importante de la société américaine. Mais sa façon d’en parler n’est visiblement pas ce qu’on attend d’un journaliste à CNN.

http://washington.blogs.liberation.fr/great_america/2010/10/un-animateur-de-cnn-ironise-sur-les-juifs-vir%C3%A9.html?xtor=EPR-450206


Uri AVNERY Ecrivain et ancien député israélien Cofondateur de Gush Shalom (Bloc de la Paix)

Mis en ligne le 01/10/2009

Israël ne décolère pas face au rapport Goldstone sur les crimes de guerre à Gaza. Dénonçant un grand complot, la machine de propagande israélienne va s’en prendre au juge juif Goldstone et à l’antisémitisme des Nations unies. Pas de débat interne en Israël.  N’y a-t-il pas de limite à la vilenie de ces lâches antisémites ?

Ils ont maintenant décidé de diffamer les Juifs avec une nouvelle accusation de crime rituel. Non pas la vieille accusation d’assassiner des enfants chrétiens pour utiliser leur sang et confectionner leur pain azyme, mais celle du meurtre massif de femmes et d’enfants à Gaza.

Mais qui ont-ils bien pu mettre à la tête de la commission chargée de cette tâche ? Ni un négationniste britannique, ni un néo-nazi allemand, pas plus qu’un fanatique iranien, mais un juge juif qui porte le nom très juif de Goldstone (Goldstein à l’origine, bien sûr). Et pas seulement un Juif avec un nom juif, mais un sioniste dont la fille, Nicole, est une sioniste enthousiaste qui vit en Israël et parle couramment l’hébreu. Et pas seulement un Juif sioniste, mais un Sud-africain qui s’est opposé à l’apartheid et a été nommé à la Cour constitutionnelle de son pays quand ce système a été aboli.

Tout ceci dans le but de diffamer l’armée la plus morale du monde, tout juste de retour de la guerre la plus juste de toute l’histoire !

Richard Goldstone n’est pas le seul Juif manipulé par la conspiration antisémite mondiale. Durant les trois semaines de la guerre de Gaza, plus de dix mille israéliens ont manifesté sans relâche leur opposition. Ils ont été photographiés portant des signes tels que "Arrêtez le massacre à Gaza", "Cessez les crimes de guerre", "Israël commet des crimes de guerre", "Bombarder des civils est un crime de guerre". Ils ont chanté à l’unisson : "Olmert, Olmert, c’est vrai – Ils t’attendent à La Haye !"

Qui donc aurait pu croire qu’il y avait tant d’antisémites en Israël ? ! (suite…)


[De Defensa - 11/06/2009]

Il n’est plus un jour qui ne nous apporte de nouvelles indications sur le mouvement de déconstruction de l’influence israélienne aux USA, et plus particulièrement, – et ceci explique cela, on le verra plus loin, – de l’influence des extrémistes israéliens via le Lobby (l’AIPAC). Il s’agit ici d’un texte de Ira Chernus, professeur d’études religieuses à l’université du Colorado et spécialiste des questions stratégiques, nucléaires et conflictuelles considérées du point de vue théologique. Publié sur Thruthout le 9 juin 2009 <http://www.truthout.org/060909R> , ce texte présente l’intérêt d’une enquête dans les milieux parlementaires US à propos de l’influence de l’AIPAC.

Chernus décrit d’abord le processus habituel pour “endoctriner” selon les consignes de l’AIPAC les jeunes parlementaires, notamment démocrates, sans avis sur la question du Moyen-Orient, et qui subissent régulièrement un “lavage de cerveau”, venu en général de généreux donateurs commandités par l’AIPAC. La chose renvoie aux plus basses méthodes de conditionnement et de propagande des systèmes totalitaires les plus cyniques et les plus méprisables. Pas de surprise, quand on a une idée claire de l’AIPAC et de la direction israélienne actuelle, autant que des habitudes parlementaires US.

Mais les choses changent… «Now, for the first time, there are signs of a crack in AIPAC’s vaunted political edifice.» Il faut dire que la bataille, qui porte actuellement sur la résistance de Netanyahou à propos des demandes d’Obama sur la question des implantations comme si cela engageait évidemment la survie d’Israël, représente une cause d’une telle médiocrité par rapport aux véritables enjeux qu’il y a là une démarche alimentant son propre discrédit. («“Even the most conservative institutions of Jewish American life don’t want to go to war over settlement policy,” said David Twersky, who was until recently the senior adviser on international affairs at the American Jewish Congress.») (suite…)

Page suivante »

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Rejoignez 132 autres abonnés