Libertés publiques



Oh puréé, flashback !!! La liste de discussion Flight800 est quasiment l’ancètre de Reopen911 et nous y avons usé nos fonds de culotte… c’est fascinant de voir ressurgir cette affaire, 20 ans plus tard. Et il semblerait que la thèse de l’époque, une méga bavure de la marine US qui testait des missiles sol-air dans la zone, se confirme.

Voila qui rappelle des affaires similaires en France, bien planquées également par l’Etat, comme par exemple le vol  Itavia 870 abattu en Juin 1980 par erreur par la chasse française qui pensait que c’était l’avion de Kadhafi. La France n’a jamais reconnu cet assassinat de 64 adultes et 12 enfants âgés de 0 à 11 ans.

Did U.S. Gov’t Lie about TWA Flight 800 Crash? Ex-Investigators Seek Probe as New Evidence Emerges

[Alternet - June 20, 2013 ]

Seventeen years ago, TWA Flight 800 crashed off Long Island, killing all 230 people aboard. The official government investigation blamed mechanical failure, but now a group of former investigators are petitioning the National Transportation Safety Board to reopen the probe, saying the original report was falsified. Was the plane accidentally shot down by the U.S. Navy conducting a nearby exercise, or was it a terrorist attack? We speak to the filmmakers behind a new documentary on the crash, "TWA Flight 800," former CBS News producer Kristina Borjesson and Tom Stalcup, a physicist and co-founder of Flight 800 Independent Researchers Organization.

JUAN GONZÁLEZ: We begin with a look at shocking new claims about an airplane crash that happened 17 years ago. More than 200 people were killed when TWAFlight 800 burst into flames just minutes after taking off from New York on July 17th, 1996. The cause of that explosion has been in dispute ever since. Government investigators say it was most likely triggered by a failure in the plane’s electrical system. But many witnesses say they saw a streak a light move toward the plane before the explosion.

Now, six investigators who participated in the original probe of the crash have come forward to request that the case be reopened. They have petitioned the National Transportation Safety Board to reactivate its investigation. Their stories are featured in a new film directed by Kristina Borjesson, a former CBS News producer.

http://www.alternet.org/news-amp-politics/did-us-govt-lie-about-twa-flight-800-crash


[ Agence des droits fondamentaux de l'Union européenne - Juin 2013]

Le présent manuel expose, de manière accessible, la législation et la jurisprudence de la Cour de Justice de l’Union européenne et de la Cour européenne des droits de l’homme européennes en matière d’asile, de frontières et d’immigration. (PDF – disponible en plusieurs langues)

La Convention européenne des droits de l’homme (CEDH) et la législation de l’Union européenne fournissent un cadre de plus en plus important pour la protection des droits des ressortissants étrangers. La législation de l’Union européenne relative à l’asile, aux frontières et à l’immigration se développe rapidement. Il existe un impressionnant corpus de jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme qui porte, en particulier, sur les articles 3, 5, 8 et 13 de la CEDH. La Cour de Justice de l’Union européenne est également de plus en plus souvent appelée à se prononcer sur l’interprétation des dispositions de la législation de l’Union européenne en la matière.

Le présent manuel expose, de manière accessible, cette législation et la jurisprudence des deux cours européennes dans ce domaine. Il s’adresse aux praticiens du droit, aux juges, aux procureurs, aux agents des services de l’immigration et aux organisations non gouvernementales des États membres de l’UE ou du Conseil de l’Europe.

http://fra.europa.eu/fr/publication/2013/manuel-de-droit-europeen-en-matiere-dasile-de-frontieres-et-dimmigration

 


Le jugement de Bradley Manning est une farce – interview de Julian Assange (La Jornada)

[Pedro Miguel – envoyé spécial de La Jornada à Londres - Mardi 11 juin 2013 - Traduction de l’espagnol : Luis Alberto Reygada et Alfera pour La Voie Bolivarienne]

Le jugement contre le soldat Bradley Manning, accusé par les Etats-Unis d’avoir fourni des documents secrets du gouvernement étatsunien à Wikileaks, est une farce : son résultat est décidé d’avance, selon Julian Assange, fondateur et éditeur de cette organisation, la plus haïe et persécutée par Washington après Al Qaeda. Avec ce procès, la défense a les pieds et poings liés et le procureur cherche d’une part créer un précédent et d’autre part établir un contrôle totalitaire sur tous les employés gouvernementaux ainsi qu’une phase préparatoire pour le jugement « contre Wikileaks et contre moi ».

Depuis son refuge dans les locaux de l’ambassade de l’Equateur à Londres, l’australien a donné une longue interview à ce journal [La Jornada-Mexique] dans laquelle il a abordé différents thèmes comme le procès contre le soldat Manning, les perspectives et objectifs personnels qui entourent sa candidature au Parlement australien, le rôle des médias traditionnels, l’éclosion de l’information indépendante sur internet, la croissante politisation de la toile, le rôle des pouvoirs de facto dans la politique étatsunienne, le réalignement de la Suède comme allié étroit et subordonné à Washington. Entre autres…

L’entretien a lieu dans un terne bureau de la représentation équatorienne, à moins de quatre mètres de distance d’un policier britannique dont on perçoit le chapeau par la fenêtre de la pièce. Dehors, la vie londonienne fourmille avec normalité, animée par les clients du magasin Harrods qui se trouve à un pâté de maison.

Il est possible que les deux policiers qui sont postés devant l’ambassade soient présents dans un sincère souci de protection de l’enceinte diplomatique. Le gouvernement britannique peut compter sur une ribambelle d’agents secrets – sans guillemets puisqu’ils ont les mêmes allures et ce peu importe le pays- qui pullulent aux alentours de la rue Hans Crescent pour garantir qu’Assange ne s’échappe pas. Selon celui-ci, ces agents dépendraient de plusieurs agences de renseignement, non seulement des britanniques (du MI5, officiellement chargé de protéger le Royaume-Uni des menaces contre la sécurité nationale) mais aussi des Etats-Unis. (suite…)


Un truc idéal pour pirater les données de tous les smartphones de cadres qui utilisent les bornes de rechargement dans les aéroports… à mon avis les Chinois y ont déjà pensé :-)

[01 Net - 04/06/2013]

Des chercheurs affirment avoir réussi à injecter un logiciel malveillant dans des mobiles iOS d’Apple via un chargeur USB de leur "conception".
Faudra t-il bientôt se méfier des chargeurs d’iPhone ou d’iPad ? Des chercheurs américains de l’institut de technologie de l’état de Géorgie à Atlanta, affirment avoir pu infecter des mobiles Apple sous iOS avec un logiciel malveillant, en l’introduisant par un chargeur électrique de leur conception.
Ils prétendent avoir piraté, en moins d’un minute, tous les mobiles fonctionnant avec la dernière version disponible d’iOS, qu’ils ont essayé de compromettre. A leur grand surprise, l’attaque consistant à injecter un malware, s’est jouée de tous les systèmes de sécurité mis en place par Apple.
L’opération n’aurait nécessité ni mobile jailbraké, ni aucune action de l’utilisateur.
Les chercheurs expliquent qu’ils ont soigneusement examiné les mécanismes sécuritaires d’Apple protégeant contre l’installation de logiciels indéterminés puis réussi à tirer partie des possibilités de l’USB pour contourner ces protections.
Leur chargeur "pirate" embarque une mini-carte électronique de type Beagleboard, pouvant fonctionner avec des suites Linux et dotée d’un port USB. Ce choix a été effectué pour démontrer que la conception d’un tel périphérique malveillant, était aisément à la portée de bons techniciens.
Ils présenteront leur travaux et le chargeur "pirate" en question, lors de la conférence Black Hat qui se tiendra à Las Vegas du 27 juillet au 1er août de 2013.
Cette démonstration amène à se méfier d’un périphérique a priori anodin dont le principal "tort", du point de vue sécuritaire, est de se connecter physiquement au mobile qu’il prétend alimenter.
Source :

[Armel Mehani - 07/06/2013]

Les enquêteurs poursuivent leurs investigations sur la mort de Clément Méric afin d’établir les responsabilités dans l’altercation qui a opposé mercredi soir des militants d’extrême droite et d’extrême gauche à la sortie d’une vente privée Fred Perry, rue de Caumartin à Paris. Ils ont à leur disposition les images des caméras de surveillance, les déclarations des suspects ainsi que les témoignages de ceux qui étaient présents lors du drame.

Un vigile présent sur les lieux du drame est qualifié de témoin "principal" par les policiers. L’homme met en cause les quatre militants du groupuscule antifasciste auquel appartenait la victime, et plus particulièrement l’un d’entre eux. Selon ce témoignage, ce garçon, très remonté, avait des gants de boxe dans son sac et a incité les autres à se battre contre les skinheads, qui, toujours selon le vigile, cherchaient plutôt à éviter l’affrontement et à partir discrètement.

Le témoin a précisé que Clément Méric aurait déclaré à propos des skinheads : "Ce sont des gens qui ne devraient même pas être vivants." Il maintient toutefois que le jeune étudiant n’était pas le meneur, et que si son camarade ne l’avait pas poussé à se battre, rien ne serait arrivé.

Selon RTL, l’autopsie a révélé que c’est un coup reçu en plein visage qui a tué le jeune garçon. Les médecins écartent donc que la cause de la mort soit due à un choc après sa chute. Les suspects qui ont reconnu l’avoir frappé ont nié avoir utilisé un poing américain.

http://www.lepoint.fr/societe/exclusif-mort-de-clement-meric-selon-un-temoin-les-skinheads-ne-cherchaient-pas-la-bagarre-07-06-2013-1677922_23.php


[Le Monde 07/06/2013]

Vous utilisez Gmail, Facebook, Yahoo!, Hotmail, Skype, Youtube, ou des services Apple en ligne ? Les informations du Washington Post et The Guardian devraient vous intéresser. Elles révèlent qu’un programme secret, au nom de code "Prism", est en place depuis 2007 : il permet aux services de renseignement américains (le FBI et à la NSA) de se connecter aux serveurs de ses services, via un portail direct, pour consulter librement toutes les informations contenues sur les utilisateurs qui sont en dehors des Etats-Unis. Le tout sans avoir besoin d’une ordonnance de justice. La plupart des compagnies concernées ont démenti, mais l’affaire fait scandale aux Etats-Unis >> http://lemde.fr/15Gf6w1

Plus de détails en anglais sur le Washington Post : http://lemde.fr/15Gf7jM ; le Guardian : http://lemde.fr/15Gfdba ; et le New York Times : http://lemde.fr/15Gfcnq


Combien voulez vous parier que la même chose vaut pour les opérateurs télécom en Europe ? (Dov)

[LE MONDE - 06/06/2013]

Un nouveau scandale menace la Maison Blanche. Le quotidien britannique The Guardian révèle dans son édition du 6 juin que l’opérateur téléphonique américain Verizon remet quotidiennement à la National Security Agency (NSA), l’une des principales agences de renseignements des Etats-Unis, les relevés de dizaines de millions d’abonnés.

Le journal a eu accès à l’ordonnance secrète, datant du 25 avril, du tribunal fédéral relatif au renseignement étranger (Foreign Intelligence Surveillance Court, FISC, un organisme créé par le Foreign Intelligence Surveillance Act (FISA) de 1978) des Etats-Unis, qui donne à la NSA un accès illimité aux données concernées, pour une période comprise entre le 25 avril et le le 19 juillet. Les données comprennent le lieu, la date et la durée des appels nationaux et internationaux, ainsi que les numéros de téléphone qui y ont participé. L’agence n’a, en revanche, pas connaissance du contenu des conversations. (suite…)


Comme quoi, on peut être Verte et déraper grave… Dominique, là tu déconnes sérieux ! Soit tu vires Hochard et sa bande d’excités, soit cela signifie que tu cautionnes – et dans ce cas là tu ne mérites pas d’être "Verte" ! (Dov – membre d’EELV)

[Mediapart -  02 juin 2013 | Par Louise Fessard  ]

L’agression le 19 mai 2013 d’un journaliste à Montreuil (Seine-Saint-Denis) par des agents de surveillance de la voie publique (ASVP) a levé le voile sur l’existence d’une équipe mobile d’agents communaux armés, dirigée par un proche de la maire Dominique Voynet (Europe Écologie-Les Verts) et qui s’apparente à une police parallèle. Selon les témoignages et éléments recueillis, certains ASVP de Montreuil, normalement préposés au stationnement, effectuent des missions qui vont bien au-delà de leur compétence : patrouilles en voitures banalisées, encadrement de manifestations publiques, expulsions de squats, palpations à l’entrée du conseil municipal, etc. Une situation paradoxale dans une ville dont la maire s’est toujours refusée à l’armement de la police municipale, considérant que la sécurité des citoyens relevait de l’État.

Journaliste reporter d’images pour l’agence de presse TSVP, Mikaël Lefrançois a déposé plainte le 21 mai 2013 pour violences aggravées contre le directeur de la tranquillité publique de Montreuil, Denis Hochard. La mairie a « provisoirement » suspendu ce dernier, en attendant les résultats d’une enquête interne. L’agence TSVP a indiqué vouloir également déposer plainte dans les prochains jours, notamment pour entrave à la liberté de la presse.

Le journaliste, âgé de 27 ans, affirme avoir été agressé dimanche 19 mai vers 2 heures du matin, aux abords du palais des congrès de Montreuil où se déroulait un festival de musique électro. Mikaël Lefrançois avait réalisé en 2012 un reportage sur les polices municipales, diffusé en janvier 2013 par M6 dans “Enquête exclusive”. Comme leur nom l’indique, les agents de surveillance de la voie publique ont uniquement compétence pour dresser des procès-verbaux en cas d’infractions liées à l’arrêt et au stationnement des véhicules, ainsi qu’aux règlements sanitaires sur la propreté des espaces publics. Aussi le jeune homme dit-il avoir été surpris en constatant que certains d’entre eux portaient à la ceinture d’imposantes bombes lacrymogènes.

« Mikaël a voulu prendre des photos sur son portable pour son sujet, et l’un des agents l’a sommé d’effacer les photos de façon hyper agressive, même après qu’il lui a montré sa carte de presse, explique Thibault Leguillon, l’ami qui l’accompagnait ce soir-là. Il s’est énervé très vite, car Mikaël refusait. » Lorsque l’agent photographié de dos se retourne, Mikaël Lefrançois découvre qu’il s’agit du chef de la tranquillité publique de Montreuil, qu’il dit connaître de vue sans l’avoir jamais rencontré. Son ami a eu le réflexe de sortir à son tour son portable pour filmer la scène.

Sur la première séquence que nous avons pu visionner, un agent en uniforme au dos siglé « tranquillité publique » demande à Mikael Lefrançois d’effacer ses photos de façon plus qu’insistante – « Je fais ce que je veux alors la photo, tu l’effaces. Je t’emmerde » –, avant de l’agripper par le col et de le plaquer au mur, tandis que le jeune homme appelle au secours un policier municipal proche – « Monsieur, vous êtes policier municipal, c’est un abus de pouvoir ! » Sur une deuxième vidéo datant du 19 mai à 2 h 04 du matin, on voit le journaliste être violemment amené au sol par plusieurs ASVP, sous le regard d’un policier municipal. Ce qui vaudra au jeune homme une hémorragie à l’œil droit, constatée le lendemain matin, et trois jours d’incapacité temporaire de travail.

Il affirme également avoir alors reçu une décharge électrique à la main « de faible intensité, mais suffisante pour me faire lâcher le téléphone ». « Ils lui ont mis le genou sur le visage, c’était violent », explique Thibault Leguillon. Sur la vidéo, on entend un homme – Denis Hochard, selon le journaliste – crier : « J’ai 52 ans, pépère. C’est pas un mec de ton âge qui va me casser les couilles. Maintenant tu vas me donner le code de ton appareil et on va virer les photos que tu as faites de moi. C’est comme ça la vie, parce qu’ici, on est en France, y a des lois. » Et de menacer : « Je vais te démonter ta gueule. Casse-toi, garçon ! Je vais te le mettre dans le cul ton téléphone. »

Une fois relâché et après avoir constaté que son ami avait filmé la scène, le journaliste aurait fini, sous la menace des agents communaux, par donner son code afin de débloquer le téléphone et d’effacer les photos. « Denis Hochard m’a redonné le téléphone, en me disant qu’il y avait plein de petites rues sombres à Montreuil et que ce serait dommage qu’on s’y croise un jour », relate Mikaël Lefrançois. (suite…)


[Gregor Seither - IES News Service - 18/05/2013]

Il ya tellement de données disponibles sur l’Internet que même les cyberespions gouvernementaux ont besoin d’un peu d’aide de temps en temps pour passer au crible toute cette masse d’informations. Pour les aider dans leur travail, la NATIONAL SECURITY AGENCY a donc produit un Guide technique afin aider ses espions a localiser les informations cachées sur le web.

[Note de L&I - la version rendu publique datant de 2007, une TRES GROSSE PARTIE des outils vraiment intéressants qui sont mentionnés, n'existe plus en 2013  --> PDF disponible dans la bibliotèque de L&I - Téléchargez le guide ici : "Untangling the Web: A Guide to Internet Research" ]

L’ouvrage de 650 pages environ, intitulé "Untangling the Web: A Guide to Internet Research" (dispo en PDF dans la Bibliothque L&I) vient d’être rendu public par la NSA suite d’une demande FOIA déposée en Avril par MuckRock, un site qui propose des services payants de traitement de données publiques pour des associations militantes et autres.

Le Guide a été publié par le "Center for Digital Content" de la NSA et regorge de conseils pour l’utilisation des moteurs de recherche, le Internet Archive et autres outils en ligne. (suite…)


[Mediapart - 23/04/2013]

Pourtant, le 19 mars 2013, pour un tweet, à trois mois du bac, trois élèves de terminale ont été renvoyées définitivement d’un lycée de Limay dans les Yvelines, au risque de mettre en péril leur réussite au baccalauréat.

Au commencement de cette affaire, rien de plus qu’une blague, des plus potaches.

Une lycéenne fait croire sur Facebook que sa professeure d’histoire a prévu un contrôle le lendemain. Trois de ses camarades, qui s’imaginent lésées d’être prévenues si tard, échangent alors quelques tweets peu amènes à l’égard de leur enseignante, sans pour autant la nommer. A peine le canular révélé, les trois mêmes, par ailleurs bonnes élèves et sans histoire, présentent leurs excuses à la professeure qui classe immédiatement l’affaire. Hélas, à son tour alertée, la proviseure convoque un conseil de discipline sur le champ et l’exclusion définitive des trois lycéennes est votée à l’unanimité.

Ni le motif de la sanction ni sa nature n’ont questionné le ministère de l’Education nationale qui, selon la presse, se serait limité à déclarer que « Twitter n’est pas un espace privé et ne peut alors échapper à des mesures disciplinaires ». Certes, les tweets méritaient une sanction. Mais devait-on, pour autant, appliquer la plus sévère des sentences sur l’échelle des sanctions scolaires quand tous reconnaissent que l’exclusion définitive « peut avoir des conséquences préjudiciables à la scolarité de l’élève et apporte rarement une solution durable au problème posé » ?

Manifestement, ce cas d’espèce révèle une négation du principe d’individualisation qui implique qu’il soit tenu compte « du profil de l’élève, des circonstances de la commission des faits et de leur singularité » et qu’il convient « de privilégier le recours à des sanctions éducatives destinées à favoriser un processus de responsabilisation, en faisant prendre conscience à l’élève de l’existence de règles, de leur contenu et des conséquences de leur violation pour lui-même, la victime et la communauté éducative tout entière ».
(…)

Quels doivent être les bonnes pratiques et les bons réflexes des chefs d’établissement et du personnel éducatif ? Eduquer les élèves présuppose leur propre formation et une offre de bonnes pratiques. Panique et brutalité ne peuvent servir de réponse à la fracture numérique qui se creuse au sein de la communauté scolaire, avec d’un côté des adultes souvent dépassés par les évolutions numériques et de l’autre des élèves 2.0.

http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/230413/trois-lyceennes-expulsees-pour-un-tweet-crise-dautorite-ou-aveu-d-impuissan


Et après on s’étonne que l’extrème droite revienne en force !

[Arianne Chemin - LE MONDE -  03.04.2013 ]

"Mais évidemment, qu’il a un compte en Suisse !" C’était le 12 décembre 2012, au tout début de "l’affaire Cahuzac". Le spécialiste des questions de sécurité Alain Bauer, qui connaît aussi bien le monde du renseignement que la Rocardie et la franc-maçonnerie, lâche la confidence au Monde, au détour d’une conversation.

Proche de Nicolas Sarkozy, Alain Bauer n’a jamais conseillé Jérôme Cahuzac. Mais comment imaginer que cet intime de Stéphane Fouks, le patron d’Havas Worldwide (ex-EuroRSCG), n’ait pas évoqué avec ce dernier le cas du ministre du budget ? Qu’il n’ait pas échangé un mot du sujet avec son autre ami de trente ans, le ministre de l’intérieur, Manuel Valls, étrangement silencieux depuis le début de cette affaire ?

Qui savait ? La question, aujourd’hui, a son importance. Alors que l’aveu public du ministre du budget laisse l’équipe Hollande assommée, cette dernière s’interroge : Jérôme Cahuzac s’est-il enfermé seul dans son déni ou l’y a-t-on encouragé ? Qui est "responsable du mensonge", comme le dit un ministre logé à Bercy ? Gilles August, l’avocat du déni, qui expliquait le 10 janvier sur Europe 1 que ce "n’était pas Jérôme Cahuzac" qu’on entendait sur l’enregistrement de Mediapart, a cédé la place à Jean Veil, désormais conseil du "repenti". Mais Stéphane Fouks ?

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Le spécialiste de la communication de crise avait pris personnellement en main le "cas" Cahuzac, épaulant la conseillère du ministre, Marion Bougeard, elle-même "détachée" de l’agence de lobbying au "budget" dès la nomination à Bercy du député du Lot-et-Garonne. Un "placement" dans le plus pur style de l’agence de lobbying – et comme en pratiquent d’ailleurs Publicis et d’autres –, qui a toujours veillé à ses embauches.

PUB OU POLITIQUE,LES DONNEURS D’ORDRES SONT LES MÊMES

Avant Fouks, la génération de Jacques Séguéla et de Jean-Michel Goudard – le "S" et le "G" d’EuroRSCG – se contentait d’appliquer à la politique les méthodes du marketing. Fouks est plus malin : il a compris avant d’autres que, dans la pub et la politique, ce ne sont pas les méthodes qui sont les mêmes, mais les donneurs d’ordres : celui qui se trouve dans un cabinet ministériel dirigera demain la communication d’une entreprise publique ou "pantouflera" chez un annonceur du privé.

Pour cet as des réseaux, ceux qu’une alternance ou une défaite prive d’emploi, comme ces conseillers de gauche embauchés en 2002 ou 2007, seront des relais de choix si les socialistes renouent avec l’exercice du pouvoir en 2012. C’est ainsi que l’on retrouve dans l’équipe Hollande d’anciens salariés d’EuroRSCG, et souvent à des postes de choix : d’Aquilino Morelle, conseiller politique du président, à Gilles Finchelstein, qui veille sur les "discours et les questions de stratégie" de Pierre Moscovici, en passant par Sacha Mandel, conseiller en communication du ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian, ou Viviane Nardon, son alter ego auprès du président de l’Assemblée, Claude Bartolone.

DISTILLER DES "ÉLÉMENTS DE LANGAGE"

"N’avouez jamais", a souvent conseillé Stéphane Fouks, biberonné aux préceptes de Jacques Pilhan, le "sorcier de l’Elysée" sous Jacques Chirac et François Mitterrand, comme l’a raconté dans sa biographie François Bazin. EuroRSCG sait aussi distiller comme personne des "éléments de langage". "Cela ne lui ressemble pas. Ce n’est pas l’homme que je connais", avaient récité les hiérarques du PS après l’affaire du Sofitel, en mai 2011, et la garde à vue de DSK. Pour Jérôme Cahuzac, ce fut jusqu’à aujourd’hui : "Quand un ami vous dit les yeux dans les yeux, "Je n’ai pas de compte en Suisse", on le croit."

Stéphane Fouks est enfin un adepte – quand l’affaire n’est plus tenable – des aveux et confessions soigneusement mis en forme. DSK avait parlé sur TF1 de "faute morale" à propos de sa relation avec Nafissatou Diallo. Jérôme Cahuzac, dans un communiqué publié sur son blog, mardi 2 avril à 15 heures 52 : "Je demande pardon."

Aujourd’hui, Stéphane Fouks est aux abonnés absents. "Pour les communicants de crise, le dilemme est toujours le même : passer pour un con ou pour un salaud", excuse un communicant concurrent. A l’Elysée, on refuse pour l’instant de montrer l’équipe de communicants du doigt, même si on "s’interroge". Loin du Château, d’autres se montrent plus suspicieux et moins amènes. Pourquoi cette petite bombe un jour de questions d’actualité et d’affluence à l’Assemblée, se demande ainsi cette ancienne d’EuroRSCG : "Il pouvait attendre un jeudi. Pour moi, ça ressemble à un gros "Allez tous vous faire voir !"" Et cet ami de trente ans du président : "Après la gestion DSK, la gestion Cahuzac… Pour qui roule Stéphane Fouks ? Le préjudice politique est tel que la question va finir par se poser…"

http://www.lemonde.fr/a-la-une/article/2013/04/03/mais-pour-qui-roule-stephane-fouks_3152524_3208.html


[Gregor Seither - IES News Service - 29/03/2013]

 "La censure est nécessaire car sans la censure, le public serait perturbé par l’influx d’informations qu’il ne peut comprendre et qui ne font que troubler son jugement. En ce sens il faut contrôler étroitement la presse, non pas ici, à la source, mais en aval, auprès des grands groupes de presse, afin qu’ils ne publient que des informations qui vont dans la bonne direction et ne sèment pas le trouble dans les esprits.". (Général William Westmoreland pendant la guerre du Vietnam)

"Le rôle de la presse n’est pas d’informer, son rôle est d’expliquer. Expliquer au public afin qu’il oriente ses décisions dans la bonne direction. En ce sens, on ne peut pas tout dire. Le travail du journaliste n’est pas de révéler aveuglément. Il est un pédagogue qui doit éduquer l’opinion publique. Chaque jour, petit à petit, il va façonner les esprits dans le sens voulu, enfoncer le clou." (Ruppert Murdoch – magnat de la presse – devant des étudiants en Sciences Politiques)

"Les journalistes sont devenus des porte-voix des puissants, des propagandistes des envahisseurs. La presse prétend occuper une place à part, elle voudrait qu’on la considère comme d’innocents observateurs qui seraient neutres. Mais au nom de quoi devraient-ils bénéficier d’une protection particulière ? Quelle différence y a t-il entre un soldat armé de son fusil et un journaliste armé de sa caméra ? Tous les deux servent le même maitre et sont des armes dans la guerre contre les musulmans. Et les armes du mensonge de la presse tuent bien plus de nos frères que le fusil du soldat. Il est donc tout aussi licite de tuer les soldats envahisseurs que de tuer les journalistes. Si, dans un groupe de soldats, vous voyez un journaliste armé de sa caméra, visez-le en premier." (Wakil Ahmed Muttawakil – ministre des affaires étrangères des Talibans)


[Legalis - 26/03/2013]

"La création d’un lien hypertexte permettant d’accéder directement à un article plus ancien, que la création d’un tel lien doit être analysée comme une nouvelle mise en ligne du texte auquel ce lien hypertexte renvoie", affirme un jugement du 18 mars 2013 du TGI de Paris, dans une affaire de diffamation.

Dès lors, l’assignation délivrée le 5 décembre 2011, se rapportant à un lien publié le 8 septembre et renvoyant à un article considéré comme diffamatoire mis en ligne le 14 juillet, a valablement interrompu le délai de prescription de trois mois. Le caractère diffamatoire des affirmations contenues dans cet article a donc pu être examiné, contrairement à un autre article en cause mis en ligne le 28 juillet, le délai de trois mois ayant expiré le 29 octobre 2011.

Il s’agissait de la publication d’articles sur le site africaintelligence.fr relatifs à la mort d’un homme présenté comme commissaire de police et ancien garde du corps du roi marocain Mohammed VI. Les textes faisaient état d’un assassinat dans les locaux d’une société d’informatique, dirigée par un soi-disant ancien des services des renseignements extérieurs du royaume. Le tribunal a examiné les faits évoqués et a considéré qu’ils ne pouvaient être considérés comme portant atteinte à l’honneur ou à la considération de la société ou de son dirigeant.

http://www.legalis.net/spip.php?page=breves-article&id_article=3665


Casse-toi pauvre con" est désormais considéré, par la Cour européenne des droits de l’homme comme une marque de la liberté d’expression.

Jean-Luc Mélenchon a demandé jeudi l’abrogation du délit d’offense au président de la République après que la Cour européenne des droits de l’Homme a condamné la France dans l’affaire de l’affichette "Casse-toi pov’con".

"Abrogez le délit d’offense au président !", écrit Jean-Luc Mélenchon dans un communiqué. "Après 4 ans de bataille acharnée de notre camarade Hervé Eon dans les tribunaux, et du Parti de Gauche au Parlement, contre le délit d’offense au chef de l’Etat, la Cour européenne des droits de l’homme vient de confirmer que ce délit porte atteinte à la liberté d’expression", explique le coprésident du Parti de gauche (PG).

"Auteur dès novembre 2008 au Sénat d’une proposition de loi visant à abroger cette survivance absurde du crime de lèse majesté (…)", l’ex candidat Front de gauche à la présidentielle "demande au gouvernement d’inscrire cette proposition de loi du Parti de Gauche à l’ordre du jour du Parlement".

"La loi doit faire disparaître au plus vite cette atteinte aux libertés publiques", écrit-il. "Alors que ce jugement de la Cour européenne était parfaitement prévisible comme je l’indiquais dans ma proposition de loi dès 2008, je déplore que l’obstination du précédent gouvernement et l’inertie de l’actuel aient nécessité une condamnation de la France pour faire respecter la liberté d’expression", ajoute Jean-Luc Mélenchon.

La Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) a estimé jeudi que la France a violé la liberté d’expression en condamnant pour offense à Nicolas Sarkozy l’homme qui avait brandi en 2008 une affichette "Casse toi pov’con" lors d’une visite présidentielle à Laval.

http://www.lexpress.fr/actualite/politique/casse-toi-pov-con-melenchon-demande-l-abrogation-du-delit-d-offense-au-president_1231722.html


Comme l’avait dit si bien l’excellente Condoleeza Rice, avant le 11 septembre : "We need a new enemy, to unite us"

[Nicolas Gauthier - Boulevard Voltaire - le canard en ligne de Robert Ménard version 2.0 -  26/12/2012]

À chaque saison ses élégances vestimentaires et idéologiques. Ses méchants et ses gentils qui, tel que chantés par Michel Polnareff, iront tous au paradis. Avant-hier, les Juifs avec leur main invisible, non point celle du marché, mais celle qui tripote la culotte de Jeanne d’Arc. Qui sacrifient des enfants lors d’obscures cérémonies où ne manque plus que Christopher Lee. Hier, l’extrême droite. Ses réseaux, son internationale noire, son Le Pen nazifié en une du Monde par Plantu. Aujourd’hui, l’islam. Son oumma, sa takkiya, ses falbalas.

Islamisation de la France ? L’évidence s’impose. Ils sont partout, les bougres. Leurs séries télévisées, leur Hollywood devenu Allahwood, sans négliger leurs prescripteurs de tendances, omniprésents dans les médias, télévisuels et radiophoniques. Et la presse écrite, tenue en coulisses par les « barbus », cimeterre entre les dents et bombe sous le bras, comme chacun sait.

Ne rigolez pas. C’est faux dans les faits, mais c’est vrai parce qu’on vous le rentre dans le crâne. C’est logique. Et ça participe surtout d’une logique totalitaire. Le « Système », s’il gouverne mal, se défend bien. Il lui faut son guignol, diable peint à la va-vite sur le mur, monstre cloué au pilori sur lequel chaque « bon citoyen » est tenu de jeter ses ordures, au préalable triées, car le Moloch moderne, sachons-le, se doit d’être propre comme le cul d’un nouveau-né. Donc, après le youpin, le facho… le moricaud, islamiste, il va sans dire.

Le bougnoulo-musulman donc, a mauvaise presse. La faute aux médias ? Bien sûr. Mais pas que. Un peu comme le FN d’avant Marine Le Pen. Image parfois pitoyable, due aux mêmes médias, mais pas que, une fois encore. Car même déformée par des gens pas toujours bien intentionnés, cette mauvaise image, on en est toujours un peu responsable. Crânes rasés gavés de bière d’un côté ; pilosité abondante débordant sur des robes de chambre de l’autre : c’est un peu la guerre du poil. Guerre du look et, surtout, des arrière-pensées supposées.

Le Juif et l’antisémite font bon ménage, puisque couple infernal dans lequel l’un ne serait rien sans l’autre. Le raciste et l’antiraciste, idem. Maintenant que la minute quotidienne de haine, orwellienne et obligatoire, a changé de camp, il faut cogner sur le rastaquouère. Et Dieu sait si « l’Occident » ne s’en est pas privé. Gaza transformé en ghetto de Varsovie. Deux guerres en Irak. Une troisième en Afghanistan. Un Iran en voie de vitrification. Une base militaire en Arabie Saoudite, aussi insolente qu’une occupation de l’armée algérienne au Vatican. Et les autres pays de la sphère arabo-islamique sous surveillance : en Égypte, dans les Émirats du Golfe ou en Jordanie, les USA payent les factures. L’Occident est aux manettes, tandis que l’Orient tapine.

Mais c’est l’Occident qui chiale et l’Orient qui se tait. Normal, le maquereau trouvera toujours que ses putes ne rapportent pas assez, vu l’investissement consenti. Et s’indignera, lorsque les bornes auront été franchies, que la fille des rues puisse rendre la claque à son Julot. (suite…)


[Un Peu de Droit - Emmanuel Netter - 14/12/2012]

*Pouf-pouf* (ou *clic-clic*). En deux tapotements du pouce sur smartphone (deux clics de souris sur un ordinateur) et en approximativement 0,43 seconde, vous êtes capable de « retweeter » un message.

Pour ceux qui sont restés bloqués dans les années 2000 ont voulu préserver leur santé mentale ne sont pas familiarisés avec Twitter, rappelons quelques principes de base. Soit un utilisateur de Twitter que nous appellerons, pour les besoins de la démonstration, Antoine Matter.
Antoine est « abonné » à un certain nombre de personnalités présentes sur Twitter, c’est-à-dire qu’il a choisi de recevoir leurs messages : ainsi est-il informé en temps réel du prochain album ou des embarras gastriques de Justin Bieber, par exemple.

Mais Antoine a lui aussi ses propres abonnés. Il peut s’adresser à eux directement en tapant un message. Il lui est également possible, et c’est ce qui nous intéresse ici, de relayer un message particulièrement touchant, intéressant, surprenant qu’il aurait reçu de Justin. Ainsi, étant moi-même un abonné d’Antoine mais non de Justin, je verrai pourtant le message concerné s’afficher sur mon écran, accompagné de la mention « retweeté par Antoine Matter« . Comprenez par là « repéré et porté à votre attention par Antoine Matter« . [...]

«Mais revenons en au RT. Mediapart a effectivement imputé au ministre un fait attentant à son honneur, ce qui constitue le délit de diffamation. Ces informations ont été reprises dans un tweet. Que se passe-t-il si vous le retweetez ? « C’est pas moi qui l’ai dit, c’est eux ! » Vous défendrez-vous. Mais l’art. 29 de la loi de 1881 précise bien : « [...] La publication directe ou par voie de reproduction de cette allégation ou de cette imputation est punissable [...] » (mis en gras par moi)
D’accord, me direz-vous, alors je vais être prudent et faire comme ça : "@PetitMalin Je me demande si c’est vrai ? RT @Mediapart Selon nos informations, M. Cahuzac aurait [imputation attentatoire à l'honneur]" . Oui, mais le texte de la loi poursuit encore : « [...] La publication directe ou par voie de reproduction de cette allégation ou de cette imputation est punissable, même si elle est faite sous forme dubitative [...] » (mis en gras par moi).
Vous voici bien attrapé ! Mais n’est-ce pas un peu sévère ? L’explication est qu’il s’agit à l’origine de droit de la presse. Or, il serait un peu facile pour des médias professionnels de colporter toutes sortes de ragots nauséabonds en faisant simplement figurer un « c’est pas sûr que ce soit vrai, mais devinez ce qu’on raconte sur M. X, vous n’allez pas en revenir : [imputation attentatoire à l'honneur]"

D’ailleurs, cette préoccupation reste d’actualité s’agissant des « journalistes amateurs » que sont les adeptes de Twitter. La rumeur nauséabonde peut même s’y répandre plus vite et plus efficacement que jamais, et il peut être bon que le parquet dispose d’un arsenal lui permettant d’agir face à elle. Pour autant, poursuivra-t-on massivement et systématiquement des armées d’anonymes ? Probablement pas. Mais les adversaires politiques participant à la diffusion de rumeurs, par exemple, devraient bien se méfier et ne pas avoir le RT trop facile : pour eux, on prendra peut-être la peine d’une poursuite ou d’une constitution de partie civile, car ils ont un intérêt direct et personnel à propager l’atteinte à l’honneur, ce qui mérite sans doute une réaction plus vive.

http://www.unpeudedroit.fr/droit-penal/les-consequences-juridiques-du-retweet


… Ah, c’est dans les vieux mythes qu’on fait les meilleures soupes !

[Fabrice Dutilleul - Editions Dualpha - interview avec Hakim Guedira - 12/01/2013]

Par qui sommes-nous gouvernés ?

"En revenant sur les “erreurs” historiques qui ont plongé à maintes reprises l’humanité dans l’horreur et le chaos, j’ai décidé de m’intéresser au fonctionnement des sociétés secrètes, depuis les civilisations sumériennes et égyptiennes jusqu’à celles créées au XXe siècle."

Entretien avec Hakam Guedira, auteur de Ces invisibles qui nous gouvernent (éditions Dualpha)

Avez-vous rencontré des difficultés pour faire éditer votre livre ?

J’ai envoyé mon manuscrit à toutes les grandes maisons d’édition francophones (françaises, belges, suisses, canadiennes) qui m’ont répondu en chœur que mon manuscrit ne rentrait pas dans leur ligne éditoriale. Il existe donc une ligne de pensées dont on ne doit s’éloigner, sous peine de se faire jeter dans les goulags du négationnisme et du simple révisionnisme.

La liberté d’expression dans les démocraties ne serait donc qu’un grand miroir aux alouettes ?

Une vaste fumisterie, en effet… Je reprends à mon compte la déclaration de Paul Sethe, éditorialiste du quotidien allemandFrankfurter Allgemeine Zeitung, qui expliquait sa démission en ces termes : « La liberté de la presse est la liberté d’environ 200 personnes de répandre leur opinion. »

Jusqu’au XIIIe siècle, écrivez-vous, les guerres étaient provoquées pour renflouer les caisses des États…

Avec l’apparition du système bancaire, tous les conflits passés et, plus récemment les « révolutions » dans les pays arabes – ne servent qu’à assouvir la cupidité sans limite d’une petite caste de financiers internationaux. De plus, gardons en tête que les banques centrales occidentales ont abandonné leur souveraineté au profit de la finance mondiale. La planète est riche.

Toutes les crises, depuis la grande dépression de 1929 jusqu’aux faillites  qui touchent la Grèce, l’Espagne, le Portugal,  la France, et demain toute l’Europe, ne trouvent leur origine que dans une augmentation brutale et sans raison des taux d’intérêt, décidée par la mafia financière internationale. Les dirigeants des forces traditionnelles politiques qui alternent au pouvoir dans les démocraties sont tous aux ordres de ce cartel mafieux, tout comme les organisations terroristes (extrême gauche et extrême droite dans les années 1970, islamistes depuis la fin du XXe siècle) ; leur but est que les populations acceptent de se soumettre à un pouvoir unique mondial sensé les protéger, et dont les dirigeants seront bien évidemment les parrains de la mafia financière.

Les soldats de cette armée de l’ombre sont les organisations internationales (ONU, FMI, OTAN,…) qui œuvrent à la désagrégation des pouvoirs souverains des États.

C’est en assistant aux obsèques du roi du Maroc Hassan II, le 23 juillet 1999, que vous avez fait une double constatation dérangeante…

D’abord, cette cérémonie, à laquelle assiste tout le « gratin » politique de la planète (George Bush, Bill Clinton, Jacques Chirac, Valéry Giscard d’Estaing, Yasser Arafat, Ehud Barak,…), pour aussi incroyable que cela puisse paraitre, ne fait l’objet d’aucune protection particulière. J’en ai conclut que les chefs d’État avaient la certitude qu’aucun attentat terroriste n’aurait lieu ce jour.

Ensuite, les invités, dans l’intimité de cette cérémonie, font manifestement preuve d’une étroite complicité, de hauts responsables politiques plaisantent entre eux alors que leurs États sont en conflit depuis plus d’un demi-siècle.

C’est le président Américain Franklin Delano Roosevelt qui déclarait : « En politique, rien n’arrive par hasard. Chaque fois qu’un évènement survient, on peut être certain qu’il avait été prévu pour se dérouler ainsi »(suite…)


[L'expansion - Propos recueillis par Ludwig Gallet -  25/01/2013]

Twitter va devoir collaborer avec la justice française et lui fournir les coordonnées des auteurs de tweets haineux, racistes ou homophobes. Un jugement logique pour maître Kerdoncuff. Interview.

Le tribunal de grande instance de Paris a ordonné jeudi à Twitter de lui communiquer les coordonnées des utilisateurs ayant posté sur son réseau social des messages haineux, de nature raciste ou homophobe. Twitter s’y était refusé dans un premier temps. Le décryptage de maître Servan Kerdoncuff, avocat au cabinet S.K.

Que faut-il retenir du jugement rendu par le TGI de Paris ?

Il est logique, loin d’être exceptionnel. Il vise à permettre l’identification de personnes pouvant être poursuivies par la justice, tant au pénal qu’au civil. Cette affaire n’a rien de particulier. Seule la nature de l’adversaire (Twitter, ndlr), qui pense pouvoir se dédouaner de sa responsabilité, fait le sel de ce litige. Aux yeux de la loi, Twitter n’est pourtant rien d’autre qu’un directeur de la publication, en se référant à la loi de 1881. Une conception confirmée par la Loi sur l’économie numérique de 2004.

Twitter a, dans un premier temps, laissé planer le doute sur l’applicabilité de la loi française. Ses prétentions étaient-elles fondées ?

Pour se décharger de toute responsabilité, il avait fait valoir sa soumission au droit américain. Pourtant, la loi française s’applique tout naturellement pour les faits commis en France. Il ne peut s’en affranchir. Twitter est contraint de respecter les incriminations du code pénal et du code civil.

Et s’il ne le fait pas ?

C’est simple, en refusant de supprimer les contenus tendancieux, le réseau pourrait tout à fait être poursuivi pour complicité de provocation à la haine raciale. Encore une fois, Twitter est un site public, il est responsable des contenus qui y sont publiés. De toute façon, il sera contraint désormais de supprimer les tweets haineux. Le juge des référés a effectivement imposé de mettre en place un système de modération. Bien entendu, un contrôle des tweets a priori n’est pas envisageable, tant les données qui y sont publiées sont considérables. Ce que Twitter va faire, c’est mettre en place un formulaire qui permettra aux membres du réseau de l’alerter en cas de posts litigieux. S’ils n’appliquent pas ces directives, ils seront poursuivis à coup sûr, comme cela arrive dans la presse lorsque des commentaires ne sont pas modérés et supprimés des sites de presse. Vous êtes bien placés pour savoir cela.

Que pensez-vous de la position de Twitter dans cette affaire ?

Pour être honnête, je trouve la logique de Twitter parfaitement aberrante. Il leur suffisait de retirer les tweets en question. Ils s’y sont refusés au nom de la défense d’une certaine vision de l’internet, de la protection des données… Mais la suppression de contenus ne constitue en aucun cas une atteinte à ces principes. Ça l’aurait été si Tweeter avait lui-même volontairement communiqué les coordonnées à la justice dès le départ. On aurait alors pu parler de comportement dictatorial. Le problème dans cette affaire, c’est que Twitter a commencé par ne pas réagir. (suite…)


Dans le procès contre Bradley Manning, le gouvernement U.S. défend le point de vue que le simple fait de publier "par tout moyen accessible au public" des informations qui "pourraient bénéficier à des forces hostiles ou des terroristes", constitue déjà une "complicité indirecte" avec l’ennemi et justifie une mise au cachot/envoi à Guantanamo/assassinat ciblé à coup de drone.

Petit conseil aux journalistes à travers le monde… si j’étais vous, je m’en tiendrais désormais aux enquêtes sur des sujets inoffensifs. Sinon vous risquez d’être pulvérisé un beau matin, en allant chercher les croissants.

http://www.commondreams.org/headline/2013/01/09-4


S’endetter, n’est-ce pas laisser un triste héritage aux générations futures ? Laisser à la jeunesse un pays sans emplois, où les usines sont en mauvais état, n’est pas un cadeau. On a tort de penser que la dette est ce qu’il y a de plus nocif pour l’avenir. La chose la plus importante, c’est de permettre aux générations de s’instruire, de développer les infrastructures, etc.

Paul Krugman, Prix Nobel d’économie, affirme que seule une politique de relance peut sauver les Etats-Unis et l’Europe. Quitte à s’endetter encore plus et  créer de l’inflation

[Le Monde - interview par Claire Gatinois - 22/09/2012]

Paul Krugman, Prix Nobel d’économie 2008 et chroniqueur au New York Times, fait figure d’incompris. Jugeant« affligeante » la situation économique de l’Europe, cet Américain, keynésien convaincu, encourage la dépense publique. Une thèse présente dans son livre, Sortez-nous de cette crise… maintenant !, qui va à rebours des politiques d’austérité menées par la plupart des dirigeants de la zone euro.

En ces temps de surendettement public, pouvez-vous vraiment dire : « Vive la dépense ! » ?

Oui. La dette est élevée, mais ce n’est pas toujours un problème. Au Royaume-Uni ou dans les pays du coeur de l’Europe, les Etats peuvent encore emprunter à moindre coût. Et il faut rappeler que l’endettement public britannique était bien plus élevé entre les deux guerres, quand Keynes défendait une politique de relance. Nous avons des preuves concrètes que maintenir la dépense publique dans une économie déprimée ne dégrade pas considérablement les finances publiques. A long terme, cela peut même les améliorer : vous empruntez à des taux très faibles et l’économie, plus forte, permet d’engranger plus de recettes fiscales. Surtout, vous limitez les dégâts provoqués à long terme par la récession. En résumé, l’austérité est destructrice même sur le plan fiscal !

Pourtant personne ne vous écoute.

Mon avis n’est pas celui d’un marginal, c’est le résultat de recherches menées par Larry Summers [il fut secrétaire au Trésor de Bill Clinton] et par l’économiste Brad DeLong. Aujourd’hui, les gouvernements interprètent à leur manière la situation, et, jusqu’ici, ils se sont beaucoup trompés…

S’endetter, n’est-ce pas laisser un triste héritage aux générations futures ?

Laisser à la jeunesse un pays sans emplois, où les usines sont en mauvais état, n’est pas un cadeau. On a tort de penser que la dette est ce qu’il y a de plus nocif pour l’avenir. La chose la plus importante, c’est de permettre aux générations de s’instruire, de développer les infrastructures, etc.

Après la crise de 2008, le keynésianisme mis en place s’est traduit par un endettement planétaire, mais sans les succès que vous annoncez.

Les plans de relance ont stoppé la chute libre de l’économie. Mais leur ampleur était insuffisante et leur durée inappropriée. On a basculé dans l’austérité dès la mi-2010, quand la reprise s’essoufflait. Nous n’avons pas mené de véritable politique keynésienne. Tout juste avons-nous mis en place de brefs stimuli budgétaires. Même aux Etats-Unis, où le plan a été le plus important [787 milliards de dollars], la relance n’était pas suffisante. (suite…)


Encore un beau spam qui vient de tomber dans notre boîte aux lettres !  De toute évidence, les femmes en hijab enflamment la libido de certains !

Nous nous sommes empressés de le faire suivre aux connards racistes de Riposte Laïque, c’est sûr que ca va les faire bander  :-)

(note aux pisse-froids et aux talibans: c’est du NSFW, alors ne cliquez pas, vous savez bien ce qu’il y a sur la photo)

L'islamisme conquiert le porno

De toute évidence, les femmes en hijab enflamment la libido de certains !


Prendre ses rêves pour la réalité, s’imaginer que la scène du théâtre bobo-révolutionnaire c’est la vraie vie, tourner en rond dans le vivarium alter-gaucho en croyant que c’est le vrai monde… on connaît tout ça. Depuis 1968, les "mouvements sociaux" servent surtout de tremplin et de business plan à une petite minorité d’arrivistes issus de la classe dominante et qui en tirent des livres, de la renommée, un boulot dans une agence de pub voire une carrière politique…  ou tout simplement une gratification sexuelle.

Tous les dix ans, le cirque recommence… pendant ce temps là, le "vrai" peuple, celui qui n’arrive pas à boucler ses fins de mois et qu’on ne voit jamais dans les manifs, lui il subit la "vrai réalité" (et devient djihadiste ou bien vote Le Pen)

Leçon à retenir pour la révolution : sortir de l’aquarium, arrêter de se complaire dans la petite bulle confortable de ceux qui pensent comme vous, ouvrir les yeux sur le  monde tel qu’il est et non pas tel qu’on voudrait qu’il soit… et surtout, surtout… ne pas croire qu’on a gagné le combat juste parce que les journaux écrivent des articles gentils sur vous ou qu’on a des bons sondages !

Elections au Québec : «Un choc pour les étudiants»

[Libération - 06/09/2012]

Le Parti québécois reprend la main dans la province francophone. Cette formation souverainiste de centre gauche a remporté les législatives de mardi. Jean Charest, Premier ministre qui a tenu une ligne dure cette année face aux étudiants mobilisés contre la hausse des frais de scolarité, laisse le poste qu’il occupait depuis 2003 à Pauline Marois. Mais il limite la casse.

Avec 54 sièges au Parlement, contre 50 pour les Libéraux, la nouvelle Première ministre, dont le programme de centre gauche était ambitieux, n’aura que très peu de marge de manœuvre, nuance Eric Pineault, professeur au département de sociologie de l’Université du Québec à Montréal.

La victoire du Parti québécois a-t-elle de quoi surprendre ?

Ce qui me surprend surtout, c’est que le Parti libéral, arrivé en deuxième position, ait si bien résisté, y compris à Montréal où la mobilisation contre la hausse des frais de scolarité a été la plus dure. A Laval, une banlieue du nord de Montréal plutôt classe moyenne, le vote pour les Libéraux a été massif. Ce sont les parents des manifestants ! Pour les étudiants, il y a un effet de choc. Portés par l’ampleur des manifestations et l’entre-soi des réseaux sociaux, ils pensaient avoir infligé un sérieux coup aux Libéraux. Ce résultat, qui montre qu’une partie de la société québécoise continue à se reconnaître dans le parti libéral, les oblige à une prise de conscience sur la division de la société. Ce qu’ils pensaient être un consensus n’en était pas un.

Je crois qu’on a aussi sous-estimé l’impact de la couverture de la mobilisation par la presse traditionnelle de droite, qui présentait les manifestants comme des vandales. Ce message a porté auprès d’une partie de la population.

http://www.liberation.fr/monde/2012/09/05/elections-au-quebec-un-choc-pour-les-etudiants_844194


[Le Monde Informatique - 04/09/2012]

12 millions d’identifiants iOS auraient été dérobés sur l’ordinateur d’un agent du FBI. C’est le groupe de hackers AntiSec qui déclare être parvenu à s’emparer de la banque de données grâce à une faille Java exploitée en mars dernier.

Le groupe de hackers, formé d’Anonymous et d’anciens membres de LulzSec, assure avoir dérobé près de 12 millions d’identifiants iOS au FBI. Opérant sous le nom AntiSec, le collectif a déjà fait parler de lui à de nombreuses reprises. Aujourd’hui, il assure être en possession de plus de 12 millions d’identifiants UDID (Unique Device Identifier) propres à chaque appareil iOS d’Apple. Les hackers reprochent ainsi au FBI d’être en possession d’une base de données enrichie d’informations personnelles très précises.  (suite…)


[Greg Palast - TruthOut - 27/08/2012 - Traduction: Gregor Seither pour IES News Service]

La convention républicaine ouvre ses portes avec le discours d’un homme "qui devrait être en prison"

Cet article est basé sur les enquêtes publiées dans le nouveau livre de Greg Palast, "Billionaires & Ballot Bandits: How to Steal an Election in 9 Easy Steps " (Milliardaires et Bourreurs d’urnes: Comment voler une élection en 9 étapes faciles – avec un avant-propos de Kennedy et des illustrations par le caricaturiste Ted Rall.

"Tim Griffin devrait être en prison." C’est la conclusion de l’avocat des droits civiques Robert F. Kennedy Jr. après avoir passé en revue les preuves que je lui ai demandé d’examiner.

Mais Griffin n’est pas en prison: il est au Congrès. Et mardi, il sera le premier membre du Congrès choisi par le Parti Républicain pour ouvrir les débats lors de leur convention nationale.

On pouvait s’y attendre, je n’ai pas vu un seul article dans la presse américaine faisant mention du fait que, en 2007, Griffin a démissionné précipitamment du Ministère de la Justice, étant tombé en disgrâce, juste avant ce qui aurait pu (aurait dû) être sa mise en examen.

Selon Kennedy quelques autres personnalités devraient rejoindre Griffin dans le box des accusés: pour commencer, il y a aussi le patron de Griffin, l’homme que George W. Bush surnommé la "Fleur de Crotte" (Turdblossom) : Karl Rove.  Mais ce n’est pas la seule fleur odoriférante, il y a également Matt Rhoades, l’assistant de Griffin à l’époque.  Rhoades n’est pas en prison non plus. Il est le directeur de campagne du candidat à la présidentielle Mitt Romney.

Kennedy a analysé une enfilade d’e-mails hautement confidentiels que nous avons pu récupérer depuis l’intérieur du siège du Comité National Républicain à Washington. (Et si vous vous posez la question de savoir comment nous avons fait pour mettre la main sur les courriers électroniques privés de certaines sommités de la campagne électorale des Républicains, et bien c’est une autre histoire. Par contre, je peux vous certifier que ces mails ont été envoyés directement depuis l’ordinateur de Tim Griffin. Rove, qui est expert en informatique, se garde bien d’avoir un ordinateur qui lui soit attribué personnellement).

"Ce qu’ils ont fait est tout à fait illégal et ils le savaient mais ils l’ont fait quand même», m’a dit Kennedy.

Ce qu’ils ont fait s’appelle "voter caging", épurer les listes électorales des électeurs soupçonnés de ne pas voter dans le bon sens. Le Comité National Républicain a envoyé par milliers des lettres à des soldats, en recommandé, avec la mention "NE PAS FAIRE SUIVRE". Quand ces lettres sont revenues sans avoir été remises au destinataire, les Républicains ont prévu d’utiliser ces enveloppes "épurées" comme preuve que l’électeur n’habite pas dans son district électoral et que donc son vote est "frauduleux" — puis ils annuleraient son vote.

Ainsi, un soldat stationné en Irak verrait son vote par correspondance invalidé — et il n’en saurait rien. (suite…)


Robert Mundell, le père des "Reaganomics" et de la politique thatchérienne

L’euro est un immense succès – Je ne déconnne pas !

[Greg Palast - The Guardian - Mardi 26 Juin 2012 - Traduction: Gregor Seither - IES News Service]

L’idée que l’euro a «échoué» est d’une naïveté dangereuse. L’euro a réussi à faire exactement ce que son géniteur – et les 1% de riches qui l’ont adopté – avaient prévu qu’il fasse et ce pour quoi ils l’avaient conçu.

Ce géniteur est l’ancien détenteur de la chaire d’économie à l’Université de Chicago, l’économiste renommé Robert Mundell. L’architecte du concept d’une "économie de l’offre" est désormais professeur à l’Université de Columbia, mais j’avais fait sa connaissance par le biais de mon ancien professeur à l’université de Chicago, Milton Friedman. Je l’avais rencontré bien avant que les travaux de recherche de Mundell sur les monnaies et les taux de change aient posé les bases économiques et théoriques de l’union monétaire européenne ainsi que de la monnaie commune européenne.

A l’époque, Mundell était très occupé avec l’aménagement de la salle de bains de sa résidence secondaire en Europe. Le professeur Mundell, qui était détenteur à la fois d’un prix Nobel et d’une ancienne villa en Toscane, m’avait expliqué, furieux:  "Ils ne m’autorisent même pas à installer des toilettes. Ils ont des règlements qui m’interdisent d’installer des toilettes dans cette pièce ! Est-ce que vous pouvez imaginer une chose pareille ? "

De fait, je ne pouvais pas. Mais il est vrai que je ne possède pas de villa italienne, je ne peux donc pas imaginer la frustration d’avoir à subir des règlements administratifs régissant l’emplacement des sanitaires.

Mais Mundell, un homme énergique d’origine canadienne et étatsunienne, n’était pas homme à se laisser mettre des bâtons dans les roues par l’administration. Il était bien décidé à contre-attaquer en inventant une arme qui balayerait les règles gouvernementales et la réglementation du travail. (Encore plus que l’administration tatillonne, il détestait les plombiers syndiqués qui lui avaient facturé des sommes folles pour déplacer sa cuvette de chiottes.)

"Il est bien trop difficile de virer des ouvriers, en Europe. Ils ont des droits, là-bas" se plaignait-il. Sa réponse à cette situation: l’Euro.

Pour Mundell, le vrai visage de l’Euro ne se révèlerait qu’en période de crise. C’est là que la monnaie unique ferait vraiment son travail. Le fait d’éliminer le contrôle d’un gouvernement sur la monnaie permettrait d’éviter que des vilains petits élus fassent appel à des méthodes monétaires et budgétaires d’inspiration keynésienne pour sortir un pays de la récession.

"L’Euro permettra de mettre la politique monétaire hors de la portée des politiciens», m’avait-il expliqué. "[Et] privé des leviers de la politique fiscale, la seule façon pour un pays de conserver des emplois sera de de devenir compétitif en allégeant les règles et contraintes qui pèsent sur les entreprises et les affaires."

Pour Mundell, ces contraintes qu’il fallait éliminer sont les lois du travail, les règlementations environnementales et, bien sûr, les impôts et charges sociales. Tout cela serait balayé comme fétus de paille par l’Euro. Il ne serait pas permis à la démocratie d’interférer avec le marché capitaliste – ou avec la plomberie.

Comme l’explique un autre lauréat du prix Nobel, Paul Krugman, la création de la zone euro a violé une règle économique de base, connue sous le nom de "zone monétaire optimale". Or cette règle économique de base avait été conçue par Bob Mundell.

Mais cela ne dérange pas Mundell. Pour lui, le but de l’Euro n’était pas de faire de l’Europe une unité économique puissante et unifiée. Pour Mundell, l’objectif de l’Euro était de poursuivre le travail entrepris par Reagan et Thatcher.

"Ronald Reagan n’aurait jamais été élu président sans l’influence de Mundell," a écrit Jude Wanniski dans le "Wall Street Journal". L’économie de l’offre, développée et propagée par Mundell était devenu le modèle théorique des la pensée économique Reaganienne, les "Reaganomics" – ou comme l’avait expliqué George Bush l’Ancien, "l’économie vaudou",basée sur la croyance magique dans le libre-marché comme étant la panacée. Une croyance quasi-religieuse qui avait également inspiré les politiques de Margaret Thatcher.

Lors de notre rencontre, Mundell m’avait expliqué que, en fait, l’Euro est simplement la poursuite du concept des "Reaganomics":

"La discipline monétaire oblige les politiques à se plier la discipline budgétaire, sans exception"

Et lorsque des crises surviennent, les nations économiquement désarmées n’ont pas d’autre alternative que d’éradiquer la plus grande partie de leur réglementations et législations gouvernementales, de privatiser massivement les services publics et industries d’Etat, de réduire les impôts et de balancer à la poubelle le modèle social européen et son État-providence.  (Note du traducteur: où, comme l’avait si clairement expliqué le n°2 du MEDEF, Denis Kessler, grand ami de DSK,  dans un article de la revue Challenges d’Octobre 2007: "Il s’agit de défaire méthodiquement le programme du CNR. Le modèle social français est le pur produit du Conseil national de la Résistance. Un compromis entre gaullistes et communistes. Il est grand temps de l’éliminer.")

C’est de cette manière que nous assistons au spectacle d’un Premier ministre (non-élu) Mario Monti qui exige une "réforme" du droit du travail en Italie afin de rendre plus facile pour des employeurs comme Mundell le licenciement des plombiers toscans mentionnés ci-dessus. Mario Draghi, le directeur (non élu) de la Banque centrale européenne, appelle à des "réformes structurelles" – un euphémisme pour désigner des plans de licenciements massifs et des mesures sociales au détriment des travailleurs. Ils se basent sur une théorie nébuleuse qui voudrait que cette "dévaluation interne" de chaque nation permettra de rendre tout le monde plus compétitifs.

Monti et Draghi n’ont jamais été capables de nous expliquer de manière crédible par quel manière, si tous les pays du continent déprécient leur main-d’œuvre, chacun pourra acquérir un avantage concurrentiel. 
Heureusement, ils n’ont pas besoin d’expliquer leurs politiques pour que celles-ci soient mises en oeuvre. Il leur suffit de laisser les marchés s’attaquer aux obligations de chaque pays. En conséquence, l’union monétaire n’est rien d’autre que la poursuite de la lutte des classes par d’autres moyens.

La crise en Europe et les flammes de la Grèce baignent l’économie dans la lumière chaleureuse de ce que roi-philosophe de l’économie de l’offre, Joseph Schumpeter, a appelé la "destruction créatrice". L’acolyte de Schumpeter et thuriféraire du libre échange, Thomas Friedman s’est rendu à Athènes pour s’incliner devant le "sanctuaire improvisé", c’est à dire la banque incendiée où trois personnes ont trouvé la mort après que des manifestants anarchistes y aient jeté un engin incendiaire. Friedman a profité de l’occasion pour prêcher une homélie sur la mondialisation et dénoncer "l’irresponsabilité" grecque.

Les flammes, le feu, le chômage de masse, le bradage des biens nationaux… tout cela allait engendrer, selon Friedman, une "régénération" de la Grèce et, au bout du compte, de toute la zone Euro. Et par la même occasion, les Mundell et tous les autres propriétaires de villas pourraient enfin installer leur cuvettes de chiottes où bon leur semble.

Aujourd’hui, alors que tout le monde parle de "l’échec" de l’Euro, il est grand temps que comprendre que le bébé de Mundell, a en fait été un succès éclatant, probablement bien au-delà rêves les plus fous de son créateur.

http://www.gregpalast.com/

Autres textes de Greg Palast sur Libertes-Internets :

https://libertesinternets.wordpress.com/category/observatoire-de-lempire/greg-palast/


[Oumma.com - 29/06/2012]

(…) un groupe de salafistes a fait parler de lui en exhortant les musulmans du monde entier à ne plus consommer de tomates, car désormais classées "aliment chrétien"…

Les bras nous en tombent, et à part se demander quelle mouche a piqué l’Association islamique égyptienne populaire pour avoir publié sur Facebook la photo d’une tomate coupée en deux, renfermant un cœur en forme de croix, on se prend juste à soupirer : mais jusqu’à quelles extrémités peuvent aller certains extrémistes ?

On aimerait rire de tout, et notamment de ce fameux appel au boycott de la tomate, et si la meilleure pirouette était de déclarer haram la bêtise humaine, une fois pour toutes…

Voici le message diffusé sur Facebook : “Manger des tomates est interdit parce que les tomates sont chrétiennes. [La tomate] loue la Croix au lieu d’Allah et dit qu’Allah est trois [en référence à la Trinité].Je vous en conjure, faites circuler cette photo car il y a une sœur de Palestine qui a vu le prophète d’Allah [Mahomet] dans une vision. Il pleurait et mettait sa nation en garde contre le fait de manger des tomates. Si vous ne diffusez pas ce message, sachez que c’est le diable qui vous en a empêché.”  

http://oumma.com/13238/salafistes-appellent-a-boycotter-tomate


Comme le rappelait récemment un article du New York Times, aux Etats-Unis, la totalité des complots terroristes découverts par le FBI sont inspirés et fabriqués par des agents infiltrés du FBI. Et dans la mouvance "altermondialiste" et "black block" on a récemment découvert que le "noyau dur des activistes", ceux qui impulsaient les opérations et étaient moteurs de tous les combats, étaient tous des infiltrés de la police britannique et allemande. Mohammed Merah, gamin perdu des banlieues ne fait pas exception… un "patsy" comme on dit aux Etats-unis.

Mohamed Merah aurait découvert qu’il était manipulé par les services du renseignement français

[Le Monde 12/06/2012]

Mohamed Merah, "le tueur au scooter" qui a assassiné sept personnes en mars dans le sud de la France, aurait découvert juste avant sa mort qu’un de ses amis, qu’il pensait être un djihadiste, était un agent des services du renseignement français, affirme un quotidien algérien, qui aurait visionné des vidéos-testaments.

"Je suis innocent. Je découvre que mon meilleur ami Zouheir travaille pour les services secrets français", dirait Merah, 23 ans, dans cette vidéo-testament où il se filme lui-même peu avant d’être tué par la police, selon une traduction en arabe de ses propos publiée par le quotidien arabophone Echourouk et retraduite en français par l’AFP.

"VA EN ENFER ESPÈCE DE TRAÎTRE"

Zouheir, selon le même journal, faisait partie de l’équipe qui tentait alors de négocier sa reddition alors qu’il était enfermé dans son appartement, à Toulouse (sud-ouest de la France), assiégé par les forces de sécurité, après qu’il eut assassiné trois militaires français et quatre personnes, dont trois enfants, dans une école juive.

"Tu m’as envoyé en Irak, au Pakistan et en Syrie pour aider les musulmans. Et tu te révèles finalement un criminel et un capitaine des services français. J’aurais jamais cru ça", lance Merah à l’adresse de Zouheir. "Va en enfer espèce de traître", ajoute-t-il. "Vous allez me tuer sans aucune raison. C’est vous qui m’avez entraîné dans cette situation. Je ne te pardonnerai jamais." (suite…)


Violences en Tunisie, le couvre-feu instauré

[Le Monde - 12/06/2012]

Une vague de violences sans précédent a éclaté simultanément dans plusieurs régions du pays dans la nuit de lundi à mardi. Elles se sont poursuivies hier,  impliquant des groupes de salafistes et de casseurs. Ils s’en sont pris à des postes de police et à des bâtiments administratifs. Les troubles seraient liés à une exposition à La Marsa (banlieue nord de Tunis) qui s’est tenue du 2 au 10 juin, et dont des œuvres ont été jugées offensantes pour l’islam. Le ministre de la culture tunisien, Mehdi Mabrouk, a d’ailleurs annoncé mardi qu’il allait porter plainte contre les organisateurs de cette exposition intitulée "Printemps des arts". Face à cette situation explosive, le couvre-feu est entré en vigueur de 21 heures à 5 heures du matin et couvre le "Grand Tunis" (qui comporte quatre gouvernorats) et les gouvernorats de Sousse (Est), Monastir (Est), Jendouba (Nord-Ouest), et Medenine (Sud). C’est la première fois depuis mai 2011 que la capitale tunisienne est soumise à un couvre-feu. L’état d’urgence est toujours en vigueur dans le pays depuis le soulèvement qui a abouti à la chute de Ben Ali, le 14 janvier 2011.

http://www.lemonde.fr


LCEN : pas de retrait sans un strict respect du formalisme de la notification

[Legalis.net - 06/06/2012]

Sur renvoi d’un arrêt de la Cour de cassation du 17 février 2011, la cour d’appel de Bordeaux a infirmé, le 10 mai 2012, la condamnation de l’hébergeur Amen qui avait suspendu un contenu litigieux cinq jours après l’envoi de la notification. Toutefois, la cour de renvoi ne s’est pas prononcée sur la notion du prompt délai qui était pourtant au cœur de ladécision du TGI de Toulouse du 13 mars 2008 et de l’arrêt de la cour d’appel de Toulouse du 19 novembre 2009.

En effet, la Cour de cassation avait annulé la décision d’appel au motif que la notification n’avait pas respecté le formalisme strict prévu par l’article 6-I-5 de la LCEN. Et la cour de Bordeaux a conclu que la notification en cause qui ne contenait que les nom et prénom de la personne en cause était incomplète. Elle ne permettait de connaître ni sa profession, si son domicile, sa nationalité ou sa date et lieu de naissance, données exigées par cet article quand il s’agit d’une personne physique.

Elle conclut que « la présomption de connaissance des faits litigieux définie à l’article 6 de la loi précitée, ne peut donc s’appliquer à Amen, son obligation de faire cesser la diffusion est susceptible d’une contestation sérieuse qui exclut l’allocation d’une provision ouverte par l’article 809 alinéa 2 du code de procédure civile ». (suite…)


Derrière l’opération de comm’ tout sourire de Marine Le Pen, il y a des trucs nettement plus glauques… si c’est ce que vous voulez, les électeurs du FN, alors va falloir assumer...et ne pas venir dire, quand nous aurons notre propre Anders Behring Breivik (l’assassin en Norvège) qu’il s’agit d’un "acte isolé" commis par un malade mental…

Et que dire des représentants de la communauté juive qui applaudissent ce genre de discours au nom de la "défense d’israël"…

Qui sème le vent…

POUR REMI CARILLON, CANDIDAT FRONT NATIONAL DES HAUTS-DE-SEINE, IL FAUT EXPULSER TOUS LES MUSULMANS DE FRANCE, "QUITTE A PROVOQUER UNE GUERRE CIVILE"

[Rémi Carillon - Les 4 Verités - Journal d'extrème droite - 18/05/2012]

Dans le n° 740, je présentais une méthode douce pour traiter l’Islam en France, et annonçais que j’en présenterais une forte. Ce n’est que si la douce n’a pas fonctionné, qu’il faudra utiliser la forte : la première est donc un passage obligé qui légitimera la seconde, que voici.

La première étape sera de met­tre en évidence l’échec de la méthode douce. Il aura donc fallu la jalonner d’indicateurs de réussite fiables et indiscutables. L’objectif sera de démontrer que le « vivre ensemble », sous-entendu « avec la charia », est une utopie vouée à l’échec.

La seconde étape sera de demander aux Français de choisir, par référendum, entre deux solutions, toutes deux radicales et opposées :

  1. La France cède à l’Islam (adaptation systématique de notre loi à la charia), en échange d’une paix durable, quitte à ce que la France devienne une république islamique.
  2. L’Islam cède à la France (expulsion pure et simple des musulmans de France vers leurs pays d’origine), quitte à provoquer une guerre civile.

Le référendum présente plusieurs avantages :

  • – Le premier, c’est la légitimité incontestable qu’il donne pour appliquer une politique, puisque c’est le peuple souverain qui s’est directement exprimé.
  • – Le second, c’est qu’il sera naturellement précédé d’un débat de plusieurs mois au cours duquel pourront s’exprimer toutes les opinions.
  • – Le troisième, c’est qu’il permettra d’expliquer en long, en large et en travers, les avantages et les inconvénients des deux solutions, en décrivant quelles mesures législatives et exécutives seront prises, et quelles en seront les conséquences à court, long et moyen termes.

À n’en pas douter, si aucune précaution n’est prise, les musulmans de France, d’Europe et du monde entier, réagiront très violemment à l’annonce d’un tel référendum, avant même son résultat, bien plus violemment que lors de la publication des caricatures sur Mahomet.

En France, ils manifesteront dans les rues en cassant tout sur leur passage, brûleront tout ce qu’ils pourront dans les banlieues, sortiront les armes de guerre qu’ils cachent dans leurs caves, déclencheront des actes terroristes sur le territoire national, tandis qu’en terre d’Islam, ils exécuteront les Français expatriés.

C’est pourquoi la seconde étape sera précédée d’une longue préparation dont le but sera d’éviter, sinon de limiter, ces réactions :

  • – La France aura expliqué ses intentions aux pays occidentaux, ses alliés, tous confrontés au même problème, et ne lancera le référendum qu’avec le soutien d’états suffisamment nombreux et importants, de façon à éviter un Kosovo français.
  • – L’armée aura envoyé tous les militaires musulmans sur ses terrains d’action en terre d’Islam (Afghanistan, Afrique noire), et aura révoqué tous ceux qui auront refusé de s’y rendre.
  • – Les Français en terre d’Islam (expatriés, diplomates) auront été remplacés, si possible, par des Français musulmans.
  • – Le gouvernement français aura planifié de déclarer l’état d’urgence et de mobiliser l’armée sur son territoire national dès les premières exactions.

La France se retrouvera donc probablement en guerre civile, mais pas si « civile » que cela, puisqu’elle opposera des Français de souche contre des membres de l’Oumma, qui l’envahissaient avec comme seule arme (mais quelle arme !) leur démographie galopante, contre la nôtre, chancelante.

Une guerre n’est jamais agréable et les pacifistes se lèveront pour défendre les musulmans stigmatisés, comme le feront les intellectuels, les médias, les artistes, les religieux, et l’étranger. Mais nous n’avons en fait qu’une seule alternative : soit disparaître, soit combattre. Les règles démographiques nous donnent mathématiquement perdants. Si nous voulons que renaisse notre France, et non qu’elle soit remplacée par une république islamique, nous n’avons d’autre recours que l’éradication de l’Islam de notre pays. Or l’Islam ne respecte que la force. C’est ce qu’il faudra faire comprendre à une majorité de Français, pendant la campagne référendaire.

Si le référendum est favorable à l’éradication, la France deviendra la cible économique de tout le monde musulman : plus de pétrole, plus de marchés. Mais la préservation de notre identité est à ce prix. C’est pourquoi le soutien d’autres démocraties occidentales sera primordial. Après quoi, ce sont elles qui nous suivront…

http://www.les4verites.com/Contre-l-islamisation-la-methode-forte-2934.html


Au début du siècle, la police US fabriquait déjà des vrais attentats à la bombe imputés aux anarchistes, afin de mieux réprimer le mouvement ouvrier. C’est une manipulation courante. Et sous Bush, chaque fois que l’Administration Bush était confrontée à un problème politique, le chef du Homeland Security débarquait à la télé pour nous mettre en garde contre un nouveau projet d’attentat terroriste… En France c’est Sarkozy qui nous a fait le coup du "terrorisme d’ultragauche" avec l’affaire de Tarnac… ou bien Mohammed Merah, collaborateur des services secrets français. Ou encore les attentats de Londres, avec des jeunes suivis à la trace par la police depuis des mois…

… c’est à se demander si les attentats du 11 Septembre… mais non, mais non, on n’ose pas penser des choses aussi "nauséabondes"

Néanmoins… le terrorisme c’est bien pratique quand même, pour détourner l’attention du public des vrais problèmes.

[Tim Carr - IES News Service - 02/05/2012 - Trad. Gregoire Seither]

De nos jours, la principale activité du FBI consiste à démasquer des complots terroristes aux Etats-Unis. Et quand le FBI ne parvient pas à trouver suffisamment de complots pour justifier son existence… et bien le "Bureau" les fabrique ! Pour ensuite parader devant la presse avec ses trophées… … mais même la presse la plus veule finit par se rendre compte de quelque chose.

Ainsi, dans un article publié la semaine dernière, le New York Times ose écrire

Ces dernières années, les Etats-Unis ont été préservés d’un certain nombre d’attentats meurtriers, planifiés par des terroristes sur notre sol et détectés à temps par les agents fédéraux du gouvernement…. c’est du moins ce que l’on a voulu nous faire croire…

http://mobile.nytimes.com/2012/04/29/opinion/sunday/terrorist-plots-helped-along-by-the-fbi.xml 

Ces derniers mois nous avons ainsi eu droit :

  • à un kamikaze, intercepté alors qu’il allait faire sauter le Capitole;
  • à de dangereux individus à Newburgh, dans l’Etat de New York, qui ont été mis hors d’état de nuire alors qu’ils se préparraient à lancer une vague d’attentats à la bombe contre des synagogues;
  • à des radicaux qui projetaient de tirer des missiles sol-air Stinger contre des avions militaires.
  • Plus fantaisiste encore, au Massachusetts, un projet de lancer des maquettes d’avion téléguidés, bourrés d’explosifs, contre le Pentagone et le Capitole a été stoppé à la dernière minute,

Malheureusement, à y regarder de plus près, il apparait que tous ces attentats sont été planifiés et encouragés par le FBI, dont les agents se sont fait passer pour des terroristes et ont fourni là un missile factice, ici de faux explosifs C-4 ou encore une veste-kamikaze désarmée voire des stages de formation à la préparation d’attentats.

Les "vrais-faux" terroristes ainsi recrutés ont naïvement cru participer à un complot djihadiste, jusqu’à ce que la police vienne défoncer leur porte au petit matin et les parader devant les caméras de télévision."

Le journal britannique The Guardian a récemment publié un article qui souligne cet aspect, se demandant si la grande majorité des "succès" claironné par le FBI dans la lutte anti-terroriste de ces dernières années n’était pas tout simplement des complots fabriqués par le FBI lui-même.

Selon les défenseurs des droits civiques aux Etats-unis, le FBI mène, depuis l’époque Bush et sous consigne directe de l’administration d’alors (notamment le Vice Président et son conseiller Richard Pearle, expert en manipulations) une vaste campagne d’infiltrations dans toute l’Amérique, ciblant prioritairement la communauté musulmane et consistant à attirer les gens dans de faux complots terroristes.

L’analyse des documents qui ont pu être obtenus sous couvert de la loi FOIA (Freedom of Information Act) montre que le FBI pratique ce qu’elle appelle la "pèche au chalut" dans les communautés musulmanes, envoyant des infiltrés fréquenter des mosquées et des centres communautaires pour y tenir un discours islamiste radical et identifier les personnes perméables à ce discours et pouvant être recrutées comme terroristes.

Le FBI fait également feu de tout bois, y compris les informateurs les plus étranges. Ainsi, dans les années 2000, ils ont été contactés par un homme affirmant avoir connu le chef terroriste Ayman al-Zawahiri quand celui-ci vivait dans le nord de la Californie dans les années 1990. L’homme a immédiatement été embauché en tant qu’informateur et s’est vu remettre une forte somme d’argent en échange de ses informations. Il a continué à fournir des informations sur de prétendues "cellules dormantes" islamiques en Californie et en Arizona, déclenchant plusieurs raids sur des mosquées à travers le pays – menés sous l’oeil de caméras opportunément prévenues.

Cet informateur est notamment à l’origine d’une séquence qui fit grand bruit auprès des "Tea-Party" (et qui est régulièrement citée par la droite US). On y voit le FBI fouiller un campement dans le désert d’Arizona, un soi-disant "point de passage" pour les immigrés clandestins passant la frontière depuis le Mexique. Dans ce camp, la caméra nous montre une "tente mosquée" (reconnaissable aux soi-disant inscriptions en Arabe sur la toile) et des "tapis de prière abandonnés", preuve que Al-Qaida infiltre effectivement ses djihadistes via la frontière poreuse avec le Mexique.

Il s’est avéré ensuite que les inscriptions en Arabe étaient en fait des inscriptions en Thai (vu que la tente était constituée de vieux sacs de riz) et que les tapis de prière étaient des tapis de sol de camping standard. Mais le mythe perdure, c’est ce qui compte…

Ensuite, une fois les suspects appropriés identifiés, des agents du FBI montent une fausse opération de complot terroriste, mobilisant les personnes, suggérant l’idée, fournissent les armes et désignant la cible. Quand tout est en place, on appelle la presse et on monte des arrestations spectaculaires suivies de conférences de presse et de procès avec condamnations à de longues peines.

Dans toutes ces affaires" écrit le Guardian, "on ne nous dit jamais combien de vrais terroristes ont été appréhendés" (une fois enlevés du lot les policiers infiltrés)

Pour Anthony Newell, avocat des droits civiques au Chicago Community Project,

La presse "mainstream" a vite fait de hurler au "complotisme" quand on ose parler de ces opérations comme n’étant rien d’autre que des provocations policières… mais il semblerait bien qu’un certain nombre des personnes qui se sont fait pièger de cette manière par le FBI prévoient de contre-attaquer devant les tribunaux en accusant le FBI de les avoir incités à commettre ces actions.

Bien sûr, vrai ou faux, il sera difficile aux plaignants de faire croire qu’ils sont de pauvres victimes innoncentes, étant donné que – jusqu’à ce que la police vienne les cueillir – elles étaient persuadées de préparer un vrai attentat terroriste. Mais si l’intégralité de l’opération terroriste s’avère être en fait un scénario soigneusement orchestré par le FBI, celui-ci fournissant l’argent, les armes, les explosifs et désignant la cible… alors il va être difficile de ne pas se poser des questions.

Et la première de ces questions sera de savoir pourquoi le FBI utilise ce genre de méthodes. On a presque l’impression qu’ils se sentent obligés de "fabriquer" de faux complots terroristes pour – entre autres – justifier leur existence ainsi que leur (très très importants) budgets."


[Les Desobeissants 10/04/2012]

Comme vous le savez, nous sommes des centaines et des centaines, dans toute l’Europe, à avoir pris nos billets pour Tel Aviv le 15 avril, afin de manifester notre solidarité avec le peuple palestinien et avec les Israéliens qui se battent contre la colonisation. Le 8 juillet dernier, nous étions près de 500, déjà, sur la même opération, mais Israël avait réussi à contraindre les compagnies aériennes à débarquer une partie d’entre nous, à l’aéroport de départ. Seuls 120 participants avaient pu atterrir à Tel Aviv, où ils avaient immédiatement été mis en prison. Pour le simple fait d’avoir voulu le plus légalement du monde se rendre en Palestine occupée…

Ce dimanche, nous serons beaucoup plus nombreux. Mais Israël va chercher encore à bloquer le maximum de gens : ils cherchent déjà les noms des participants, avec l’aide, d’ailleurs, du gouvernement Français, qui nous les a tout simplement demandé !!! En vain naturellement…

Du coup, nous avons besoin de monde dans les différents aéroports concernés par des vols pour Tel Aviv : Toulouse, Nice, Marseille, Genève, Bâle, Bruxelles, Paris, etc. Même des petits aéroports sont concernés, pour des vols indirects vers Israël.

Si vous habitez près d’un aéroport, et / ou si vous voulez nous aider à réussir cette action de désobéissance internationale, rejoignez nous à l’aéroport ! Si on nous laisse partir, vous ne ferez rien. Si on ne nous laisse pas partir, vous nous aiderez à le faire savoir et le faire payer à ceux qui se seront rendus complices du colonialisme. La presse sera là, bien entendu.

Nous pouvons organiser votre transport vers l’aéroport dans certaines villes. Inscrivez-vous auprès de nous pour dimanche matin. Merci !!!

Contact: xavier@desobeir.net   — www.desobeir.net


Affaire Merah : l’avocate du père dit avoir des vidéos prouvant "la liquidation" du tueur par le RAID

[Le Monde - 07/04/2012]

Me Zahia Mokhtari, l’avocate mandatée par le père de Mohamed Merah pour porter plainte contre le RAID, a affirmé dimanche 1er avril à Alger, détenir des preuves de "la liquidation" du tueur de Toulouse par les autorités françaises. Elle a évoqué "deux vidéos identiques de 20 minutes chacune dans lesquelles Mohamed Merah dit aux policiers ‘pourquoi vous me tuez’ ou ‘je suis innocent'".

Me Mokhtari, qui dit avoir reçu les vidéos de la part de "personnes au coeur de l’événement, qui voulaient que la vérité éclate", a précisé qu’elle en réservait la "divulgation" à la justice française et insisté sur leur authenticité. Dès le lendemain de la mort de Mohamed Merah, le RAID avait au contraire affirmé avoir "donné sa chance jusqu’au bout" au tueur réfugié dans son appartement.

"MANIPULÉ ET UTILISÉ"

Selon l’avocate, "Merah a été manipulé et utilisé par les services français et a ensuite été liquidé pour que la vérité ne voie pas le jour". Elle n’a pas souhaité donner plus de détails sur cette dernière affirmation. Le fait que Merah ait travaillé avec les autorités françaises a été fermement démenti par Bernard Squarcini patron de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI).

Lire notre décryptage : "Ce que la DCRI savait de Mohamed Merah, petite frappe ‘bizarre'"

Lors de cette conférence de presse, l’avocate a indiqué qu’elle remettrait à la justice française "une première liste de trois noms, ceux d’un responsable des services français et de deux autres personnes de nationalités différentes qui ‘travaillaient’ avec Mohamed Merah pour qu’elles soient entendues dans cette affaire".

Le ministère de l’intérieur n’a pas souhaité commenter ces informations. La demande d’audition des chefs du renseignement français, notamment M. Squarcini, par la commission pour le contrôle de l’application des lois du Sénat a été refusé par le gouvernement au cours de la semaine.

http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/04/01/affaire-merah-l-avocate-du-pere-dit-detenir-des-videos-prouvant-la-liquidation-du-tueur_1678804_3224.html


Soit Meyssan a fumé la moquette de l’Hotel Intercontinental de Damas, soit la presse française est super bien prise en main. Ni l’un ni l’autre ne m’étonnerait… [Dov ]

[Voltaire - 22/02/2012]

Lors de la prise du bastion insurgé dans le quartier de Bab Amr, à Homs, l’armée syrienne a fait plus de 1 500 prisonniers, dont une majorité d’étrangers. Parmi ceux-ci, une douzaine de Français ont requis le statut de prisonnier de guerre en déclinant leur identité, leur grade et leur unité d’affectation. L’un d’entre eux est colonel du service de transmission de la DGSE.

En armant la Légion wahhabite et en lui fournissant des renseignements satellitaires, la France a conduit une guerre secrète contre l’armée syrienne, qui a fait plus de 3 000 morts dans les rangs, et plus de 1 500 morts parmi les civils, en dix mois de combats.

Ces informations ont été partiellement dévoilées par Thierry Meyssan lors d’une intervention sur la première chaîne de télévision russe, le lundi 13 février 2012 ; puis dans un article publié le mardi 14 par Komsomolskaïa Pravda ; enfin dans une vidéo de Voltaire Network TV.

La France a sollicité l’aide de la Fédération de Russie pour négocier avec la Syrie la libération des prisonniers de guerre.

http://www.voltairenet.org/La-guerre-secrete-de-la-France


Désormais, il est donc possible de confondre son chef harceleur ou cruel, en utilisant ce genre de petit appareil discret et pas cher  (http://photo.twenga.fr/camera-espion-stylo.html)  – la variété de l’offre en la matière vous donne une idée de la fréquence d’utilisation de ce genre d’appareil…

[LEGALIS - 02/02/2012]

Affaire Bettencourt : les enregistrements clandestins de conversations validés en cassation

Dans un arrêt du 31 janvier 2012, la chambre criminelle de la Cour de cassation a validé les enregistrements clandestins de conversations téléphoniques de Liliane Bettencourt avec ses interlocuteurs, dont des avocats, effectués par son maître d’hôtel, et produits en tant que preuve. La Cour dispose « qu’en se déterminant ainsi, la chambre de l’instruction a justifié sa décision, dès lors que les enregistrements contestés ne sont pas en eux-mêmes des actes ou des pièces de l’information, au sens de l’article 170 du code de procédure pénale, et comme tels, susceptibles d’être annulés, mais des moyens de preuve qui peuvent être discutés contradictoirement, et que la transcription de ces enregistrements, qui a pour seul objet d’en matérialiser le contenu, ne peut davantage donner lieu à annulation ". La cour suprême a donc admis comme moyen de preuve la transcription de conversations privées entre un avocat et sa cliente. Elle considère ainsi que les dispositions de l’article 66-5 de la loi de 1971, relatives au secret professionnel, ne sont pas applicables en l’espèce.
La Cour rappelle qu’un particulier peut se prévaloir d’une preuve susceptible d’être illicite, notamment de porter atteinte à la vie privée d’une personne, dans la mesure où elle peut être discutée de manière contradictoire pendant la procédure. Ces enregistrements effectués par un particulier et non par l’autorité publique à l’insu de la personne constituent des pièces à conviction. L’arrêt de la cour d’appel de Bordeaux qui avait validé ces enregistrements et la procédure qui en a résulté sont réguliers. Les enquêtes diligentées à Bordeaux peuvent donc se poursuivre.

http://www.legalis.net/spip.php?page=breves-article&id_article=3324


Les affiches du spectacle de Stéphane Guillon retirées du métro

[Eric Loret - Libération - 27/01/2012]

Scène de violence dans le métro parisien. Ce jeudi matin vers 9 heures, les affiches du prochain spectacle de l’humoriste Stéphane Guillon (et collaborateur de Libération) étaient posées sur les quais prévus, en 4 mètres par 3. Peu après, elles étaient décollées, mais pas par des individus cagoulés ni des racailles sauvageonnes. Par les mêmes qui les avaient installées.

Vers 15 heures, Stéphane Guillon twitte la nouvelle: «Mon affiche a été censurée dans le métro sans explication. Je suis triste pour tous les gens qui travaillent avec moi sur ce spectacle. Il s’agissait de 300 affiches sur quinze jours, une campagne qui s’annonçait magnifique. Nous n’avons aucune explication. Des affiches ont été posées puis arrachées. Il s’agit de l’affiche du spectacle, présente sur mon site.» (…)  

On se rappelle les tracasseries contre l’affiche du Gainsbourg de Sfar (enfumant la loi Evin) mais ici, le visuel ne semble contrevenir à aucun règlement (pas de clope, pas de sexe, pas de prosélytisme, pas de propagande politique, etc.). Metrobus avait cependant prévenu oralement Eve De Dommartin avant de décoller les affiches, indiquant que Gérard Unger, son PDG (et par ailleurs co-gérant de Libération Médias, notre régie publicitaire), aurait trouvé un problème «avec l’accroche», c’est-à-dire le texte. Gérard Unger n’a pas souhaité répondre à nos questions.

En début de soirée, la direction de la communication de Metrobus donnait à la presse (mais par coups de fil perso) sa version de l’affaire: 1) l’affiche n’a pas été soumise à leur direction juridique avant d’être livrée, ce qui explique qu’elle ait été posée puis recouverte ou décollée et 2) leur convention avec la RATP leur interdit tout message à caractère politique en période de campagne électorale.

Outre que la campagne n’a pas officiellement commencé, on attend avec impatience qu’un collège de sémiologues soit convoqué pour apprendre en quoi la phrase «En mai 2012, Stéphane Guillon s’en va aussi» est un message à caractère politique.

http://www.liberation.fr/culture/01012386017-les-affiches-du-spectacle-de-stephane-guillon-retirees-du-metro

 


 


Et les petits garçons, ils le méritent aussi ? Comme quoi, les cathos sont aussi cons que les barbus… sauf que les barbus ne conseillent pas le gouvernement espagnol !

[L'Express.be - 04/01/2012]

Javier Martinez, l’archevêque de Grenade, a légitimé le viol pour les femmes qui ont avorté dans son sermon de Noël. l’auteur portugais Manuel António Pina, s’en émeut et condamne fermement ses propos dans le Jornal de Notícias (via Google Translate) :

« Quand il s’agit de l’intolérance, l’Eglise espagnole n’a de leçon à prendre de personne… Maintenant que le [Premier ministre] Mariano Rajoy, proche de l’Eglise, a annoncé son intention d’éliminer « la corruption de la loi laïque sur l’avortement » que le gouvernement de son prédécesseur Zapatero a fait adopter, je me suis fait remettre l’homélie de Noël de l’archevêque de Grenade, Javier Martinez, dans laquelle il affirme « qu’une femme qui a avorté donne à un homme la licence absolue, sans restriction pour abuser de son corps, parce qu’elle a commis un péché comme si elle avait le droit de commettre ce péché’. … Pour l’archevêque, les crimes d’Hitler et ceux de Staline (il a oublié Franco) sont « moins épouvantables que l’avortement ». Dans ces moments-là, même un athée voudrait qu’il y ait un dieu pour condamner ces personnes. »

L’homélie intégrale de l’archevêque est ici (texte en espagnol; pdf)


Commentaire de Caro, ancienne de la rue : les porte-parole du STRASS (Tiphaine à l’époque) nous avaient déjà habitués à des déclarations magnifiques sur la prostitution du genre "Les hommes ont des besoins que les épouses vertueuses ne peuvent assouvir", "Cela fait du bien aux hommes"… Ici on a une autre perle : "Il y a des choses que la pute accepte de faire, d’autres qu’elle ne fait pas et, pendant la prestation, elle garde à tout moment le contrôle de ce qui se passe".  On en reste bouche bée…  Tiphaine n’a jamais du travailler ni dans les rades belges, ni dans les hotels de luxe parisiens. Dans les deux cas, aussi sophistiquée que puisse être l’escort, elle n’est qu’un trou avec de la viande autour et n’a aucune voix au chapitre. Et si elle moufte, elle se fait casser la gueule… sauf si elle a un "mac" qui la protège. Mais alors elle n’est plus "libre et indépendante" comme le Strass voudrait nous faire croire.

Si Morgane veut venir faire un tour avec nous au Monténégro, pour aller voir les prisons clandestines où l’on "travaille" les ukrainiennes avant des les exporter vers l’Europe, elle verra à quel point les putes sont à des kilomètres de "garder le contrôle". Et pas seulement là bas… je peux lui refiler le contact d’un certain nombre de filles ayant travaillé pour le célèbre "Dodo la Saumure"… elles pourront lui raconter à quel point elles avaient "le choix"…

Le STRASS et ses membres sont un avatar de l’idéologie libérale marchande. L’humain est une marchandise, au même titre que tout le reste et il ne faut pas en empêcher l’exploitation. Dans la rue, comme dans l’usine. Si dans le lot certains "free-lance" arrivent (comme les ouvriers typographes d’antan) à tirer leur épingle du jeu, dans la majorité des cas cette exploitation de l’humain comme marchandise aboutit aux mêmes résultats que dans l’industrie et le commerce: aliénation, exploitation, destruction des corps, mise au rebut des déchets après usage… travailleuse en usine, caissière de supermarché, couturière de baskets chez Nike, pute sur le trottoir… même combat.

Sans vouloir aucunement soutenir la fausse campagne abolitionniste menée en ce moment par le gouvernement et qui n’est qu’un énième coup de pub en direction de l’électorat conservateur (qui constitue pourtant le gros de notre clientèle), il est dommage de voir des membres de la société bourgeoise étendre leur minuscule situation "privilégiée" de call-girls/call-boy de luxe à l’ensemble de la profession, dont le lot quotidien relève plus de la misère crasse, de l’aliénation et de l’exploitation pure et simple qui caractérise la traite humaine contemporaine.

Il n’est pas surprenant que cet interview surgisse quelques semaines après l’affaire du Carlton… et que dans les deux cas, la bonne société se garde bien d’attaquer les véritables esclavagistes qui font des fortunes.  Signé: Caro

[Anne Chemin - Le Monde - 25/11/2011]

Entretien avec Morgane Merteuil, la secrétaire générale du Syndicat du travail sexuel (Strass), mouvement créé en 2009 qui revendique 500 adhérents.

Comment définiriez-vous votre "travail" ? Je n’utilise pas le mot de "prostituée" : c’est un terme passif fondé sur un participe passé. Je dis plus volontiers que je suis une escort. Ou une "pute" : c’est une façon de se réapproprier un terme en général utilisé comme une insulte, de la même manière que les homosexuels se sont réapproprié le mot de "pédé".

Je préfère être escort plutôt que travailler en usine quarante heures par semaine : je choisis mes horaires, je n’ai pas de patron, je gagne ma vie. L’important, c’est que cela reste un choix.

Les abolitionnistes affirment que la prostitution n’est jamais un choix. Qu’en pensez-vous ? C’est évidemment un choix "contraint" – on ne le fait sans doute pas uniquement par plaisir -, mais c’est le cas pour beaucoup d’autres métiers. Les personnes qui ont des journées extrêmement difficiles sur des chantiers ou dans la restauration diraient sans doute, elles aussi, qu’elles ont fait un choix contraint. Personne ne songerait à leur rétorquer, comme on le fait avec nous, que leur consentement ne vaut rien et qu’elles sont aliénées.

Les abolitionnistes – parfois des féministes ! – nous parlent comme si nous étions des enfants, alors que, pour moi, le féminisme, cela consiste à écouter la voix des femmes, sans porter de jugement moral et sans avoir d’a priori. Pour elles, il n’y a qu’un seul schéma d’émancipation, le leur. Et toutes celles qui ne rentrent pas dans ce schéma sont forcément aliénées. Pour moi, l’émancipation, cela consiste au contraire à vivre selon ses propres désirs.

Que répondez-vous à ceux qui disent que la prostitution est forcément une atteinte à la dignité ? C’est une forme de paternalisme très condescendant. C’est blessant, injurieux, méprisant, de s’entendre dire que ce métier est, par nature, un esclavage ou un asservissement. Il peut l’être, bien sûr, mais il ne l’est pas toujours. J’ai des amies qui ne pourraient pas faire ce que je fais, mais j’ai un rapport au corps qui me permet, moi, de le faire. Il faut respecter le ressenti de chacun, ne pas imposer aux autres sa propre vision des choses. Certaines personnes ne pourraient pas travailler dans un abattoir, d’autres auraient du mal à s’occuper de personnes âgées. Moi, ce que je trouve dégradant, c’est plutôt d’êtretrader ou huissier de justice. Les adhérents du Strass n’ont pas le sentiment deperdre leur dignité, ils veulent simplement qu’on cesse de les stigmatiser et qu’on leur reconnaisse des droits sociaux – la retraite et l’assurance-maladie par exemple. En pénalisant le client, on va au contraire marginaliser et précariser les travailleurs du sexe, qui auront de plus en plus de mal à imposer leurs conditions aux clients.

Le syndicat que vous dirigez parle de la prostitution comme d’un "travail sexuel". Pourquoi ? La prostitution ne consiste pas à vendre ou même à louerson corps, comme le prétendent les abolitionnistes, tout simplement, parce que le client ne peut pas en faire ce qu’il veut. Le travailleur sexuel propose une prestation qu’il réalise avec son corps, mais il fait aussi travailler sa tête ! Il y a des choses qu’il accepte de faire, d’autres qu’il ne fait pas et, pendant la prestation, il garde à tout moment le contrôle de ce qui se passe.


Je voudrais en appeler très clairement aux autorités égyptiennes pour qu’elles s’abstiennent de toute violence contre des manifestants pacfifiques (Barack Obama 29, janvier 2011)

http://prorevnews.blogspot.com/2011/11/wisdom-of-barack-obama.html


Par contre les longs mois de prison de Julien Coupat sont bien réels, eux. Le message que la Sarkozye paniquée envoyait aux dissidents était clair: on a les moyens de vous faire chier grave, de vous foutre votre vie en l’air, même sur la base d’accusations fausses… alors tenez vous tranquilles.  Message compris 5/5 quand on voit comment la contestation, en cette période de guerre, de crise et de précarité, est retombée comme un flan.  Ce n’est pas pour rien que le virus "Indignés" a contourné la France, le flic Sarkozy a tout mis en place pour cela.

Vous croyez vraiment que cette plainte contre la machination politico-médiatique fabriquée par Michelle Alliot-Marie, sur une idée d’Alain Bauer et de Claude Guéant va aboutir ? Vous rêvez, on est en France, les juges ne crachent pas dans la gamelle dans laquelle ils mangent.

LE PV EST "BOURRÉ D’INVRAISEMBLANCES"

[Le Monde -11/11/2011]

"Faux et usage de faux en écriture publique" : voilà le motif pour lequel une information judiciaire a été ouverte, cette semaine à Nanterre, sur l’enquête des sabotages de TGV. Cette décision fait suite à la plainte du groupe Tarnac qui accuse la police antiterroriste d’avoir rédigé un procès-verbal mensonger pour lesmettre en cause, selon un de leurs avocats.

Les faits remontent à la nuit du 7 au 8 novembre 2008 : des dégradations sont commises sur une ligne TGV dans la Seine-et-Marne. Trois jours plus tard, dix personnes sont arrêtées. Parmi elles, Julien Coupat et sa compagne Yldune Levy. Ils sont alors mis en examen dans ce dossier, instruit à Paris, notamment pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste.

 A l’époque, la ministre de l’intérieur, Michèle Alliot-Marie, les avaient désignés comme "un groupe d’anarcho-autonomes", ce que réfute le groupe de Tarnac. Ils nient les accusations et leurs avocats ont toujours mis en cause la police, estimant que des soupçons de falsification pèsent sur certaines pièces importantes du dossier.

C’est dans ce contexte que l’enquête de police avait fait l’objet d’une vive controverse, une partie de la gauche, tout comme la défense, estimant qu’elle avait été fabriquée de toutes pièces pour accréditer l’idée qu’une menace violente existerait à l’ultragauche.

LE PV EST "BOURRÉ D’INVRAISEMBLANCES"

Selon les avocats du groupe de Tarnac, leur mise en cause repose notamment sur un PV de la sous-direction antiterroriste de la PJ française, faisant état d’une filature de Julien Coupat et Yldune Levy la nuit des faits, PV qui, selon eux, est un faux.

"C’est ce PV qui a permis les arrestations", explique Me Assous. "Or il est bourré d’invraisemblances qui rendent impossibles la présence de Julien Coupat et Yldune Levy à cet endroit-là et à ce moment-là", selon l’avocat qui souligne que le faux commis par un dépositaire de l’autorité publique relève de la cour d’assises. "Les enquêteurs ne cessent de clamer qu’ils avaient des éléments. Or après trois ans, il n’y a rien", affirme l’avocat convaincu que l’enquête de Nanterre conduira à la levée des mises en examen. (suite…)


"Echec total de l’installation en cas de séisme"  L’histoire de Fukushima dont CNN ne vous a pas parlé

[Greg Palast - FreePress.org - 11 novembre, 2011 - Traduction: Gregor Seither]
Dans ma carrière d’enquêteur, j’ai vu un paquet de saloperies… mais là on est à un niveau inédit de saloperie.
Voici un extrait d’un carnet de notes, de la main d’un cadre senior dans une centrale nucléaire:

"Wiesel était complètement bouleversé. Il semblait très nerveux. Très agité. . . . De fait, la construction de l’usine avait été une succession de problèmes, à un tel point que, en aucun cas, les installations seraient en mesure de résister à un tremblement de terre. L’équipe d’ingénieurs envoyés pour inspecter les installations avait établi que la plupart des composants de l’installation "ne résisteraient en aucun cas et échoueraient totalement" lors d’un séisme.

"Echec total de l’installation lors d’un séisme." Et voilà que le séisme en question était survenu au Japon et que – en effet – l’échec avait été total.

Cette alerte était consignée dans un petit carnet que mon équipe d’enquêteurs appelait simplement "Le Carnet", un document qui n’était pas censé être en ma possession.

Un carnet que j’avais heureusement gardé par devers moi, étant donné que les armoires contenant mes autres dossiers avaient été réduites en miettes quelques années plus tard, en même temps que le reste de mon immeuble de bureaux. (NdL&I: Greg Palast avait son bureau dans la Tour 1 du World Trade Center à New-York)

WORLD TRADE CENTER TOUR 1, CINQUANTE-DEUXIÈME ÉTAGE
NEW YORK, 1986

Deux ingénieurs, cadres senior de l’industrie nucléaire étaient entrain de cracher le morceau et déballer leurs fichiers sur notre immense table de conférence, et toute mon équipe d’investigation écoutait bouche bée leurs révélations sur les coulisses de la construction de la centrale nucléaire de Shoreham à New York.

La réunion était secrète. Très secrete. Le courage dont faisaient montre ces deux hommes pouvait leur coûter leur carrière: Aucune entreprise d’ingénierie ne voudra jamais embaucher un mouchard, même si ce mouchard a sauvé des milliers de vies. Ils risquaient de perdre leur emploi, ils risquaient de tout perdre. C’est d’ailleurs ce qui leur est arrivé. Ce sont des choses qui arrivent. Et bonjour chez vous.

Plus de 20 ans après, le 12 mars de cette année, alors que je regardais, à la télé, la centrale nucléaire de Fukushima entrer en fusion, je savais une chose: le document «SQ» avait été falsifié.

Pourtant Anderson Cooper, présentateur vedette sur CNN nous avait dit que tout était OK. Il s’était envolé au Japon pour se bouffer une bonne dose de radiations et une plus grande dose encore de conneries racontées par l’entreprise exploitante. Mais selon Cooper, l’horreur qui était entrain de se produire à Fukushima n’était pas de la faute de Tokyo Electric, étant donné que l’usine avait été construite pour résister à un tremblement de terre de Force 8.0 sur l’échelle de Richter et que l’actuel tremblement de terre avait été de Force 9.0. Je ne sais pas où se trouvait Anderson quand on a distribué les faits sur la catastrophe, peut-être qu’il était à la salle de muscu de l’hôtel. Mais en tout cas, le séisme de Force 9.0 ne s’était pas produit à la centrale nucléaire. Il s’était produit au beau milieu de l’Océan Pacifique, à environ 150 Km (90 miles) de là. Quand l’onde de choc avait atteint Fukushima, sa force n’était même plus un dixième de cela.

J’avais envie de vomir. Parce que je savais qui avait conçu l’usine, qui l’avait construite et à qui Tokyo Electric Power allait demander de la reconstruire:la société Shaw Construction(suite…)


Procès du refus du fichage biologique (ADN): 4 Questions Prioritaires de Constitutionnalité qui pourraient bien abolir le fichage génétique en France…

[Les Desobeissants - 08/11/2011]

Le procès de Xavier Renou, des Désobéissants, pour refus de prélèvement ADN, se tenait ce lundi 7 novembre près de Paris, à Senlis. Coup de théâtre, à la demande de la Cour, l’audience a été reportée au 22 février 2012, le temps pour le procureur et le juge d’examiner soigneusement les quatre Questions Prioritaires de Constitutionnalité déposées par Maîtres Benoist Busson et Étienne Ambroselli, les avocats du désobéissant. Quatre Questions qui, si elles étaient retenues, pourraient bien contraindre le gouvernement à tout simplement renoncer au fichage génétique de la population française..

Aux termes du paragraphe 5 de l’article 706-54 du code de procédure pénale, «Les empreintes génétiques conservées dans ce fichier ne peuvent être réalisées qu’à partir de segments d’acide désoxyribonucléique non codants, à l’exception du segment correspondant au marqueur du sexe.» Or, comme le montre la généticienne Catherine Bourgain (INSERM), nous avons désormais la preuve du caractère codant des segments d’ADN prélevés sur 1,2 millions de Français à ce jour (chiffres CNIL 2010; lire Désobéir à Big Brother, Editions Le Passager Clandestin). (suite…)


Ce n’est pas pour autant une raison pour lui balancer des cocktails Molotov…

Études de cas > Philippe Val et ses amis

À propos du tête-à-queue idéologique de Charlie Hebdo

MONA CHOLLET, Les Mots sont importants - 2/11/2011]

Nous reproduisons, avec son autorisation, l’excellent texte que Mona Chollet a consacré en 2006 à la lamentable dérive de Charlie Hebdo. Une dérive qui a fait d’un hebdomadaire satirique de gauche, de tradition libertaire, une espèce de Crapouillot [1] républicaniste, de plus en plus complaisant avec les classes dominantes, leurs médias, leurs intellectuels organiques, et de plus en plus hautain, méprisant, voire haineux à l’égard des classes populaires, des Arabes et des musulmans.

Mercredi 19 novembre 1997, sous le titre « Les perroquets du pouvoir », Philippe Val consacrait la quasi-intégralité de son éditorial de Charlie Hebdo à l’enthousiasme délirant que lui inspirait la parution des Nouveaux chiens de garde de Serge Halimi. Il y évoquait les« BHL, Giesbert, Ockrent, Sinclair », etc., tous « voguant dans la même croisière de milliardaires qui s’amusent », et qui « n’ont aucune envie de voir tarir le fleuve de privilèges qui prend sa source dans leurs connivences ou leurs compromissions ». Il jugeait certains passages « à hurler de rire », en particulier le chapitre « Les amis de Bernard-Henri », qu’il conseillait de « lire à haute voix entre copains ».

Six mois plus tard, mercredi 27 mai 1998, sous le titre « BHL, l’Aimé Jacquet de la pensée » (c’était juste avant la Coupe du monde de football), il volait encore au secours du livre de Halimi, contre lequel toute la presse n’en finissait plus de se déchaîner. Il épinglait le chroniqueur du Point pour avoir, dans son « Bloc-notes », assimilé Bourdieu à Le Pen. Et le futur défenseur du « oui » à la Constitution européenne se désolait :

« Penser que le désir d’Europe sociale des uns est de même nature que le refus nationaliste de l’Europe des lepénistes ne grandit pas le penseur… »

En 2005, Philippe Val comparerait l’attitude des partisans du « non » à celle de Fabien Barthez crachant sur l’arbitre.

Mercredi 1er mars 2006. Continuant d’exploiter le filon providentiel des caricatures danoises, Charlie Hebdo publie à grand fracas un « Manifeste des Douze » (hou, hou ! morte de rire !) intitulé « Ensemble contre le totalitarisme islamique » (sur la prolifération actuelle du mot « ensemble » et sa signification, lire l’analyse d’Eric Hazan dans LQR, La propagande du quotidien, [2], signé notamment par Philippe Val, Caroline Fourest (auteure de best-sellers sur la menace islamique et membre de la rédaction de Charlie Hebdo), Salman Rushdie, Taslima Nasreen, et… Bernard-Henri Lévy. « L’Aimé Jacquet de la pensée » a droit, comme les autres signataires, à sa notice biographique (moins longue que celle de Caroline Fourest, quand même, hein ! Faut pas déconner !), qui commence ainsi :

« Philosophe français, né en Algérie, engagé contre tous les « ismes » du XXe siècle (fascisme, antisémitisme, totalitarisme et terrorisme). » (suite…)


La religion rend les gens cons, en voici encore une preuve (une double preuve même, si vous regardez le bandeau en haut de la page de titre de Charia Hebdo… et les Néo-Cons se frottent les mains, une telle connerie c’est du tout bénef pour leur moulin !


Voilà qui apporte de l’eau a moulin de toute la communauté des MIHOP-9/11…  La police politique du Tsar en Russie avait déjà théorisé il y a 150 ans l’utilité d’un mouvement terroriste fabriqué afin de pouvoir, avec l’assentiment populaire, surveiller, contrôler et réprimer la dissidence.

Et puis quoi de mieux, pour justifier des budgets "anti-terroristes" pharaoniques, que de pousser les gens à passer à l’acte, afin de les coffrer ensuite à grand renfort de publicité ?  Comme le résume Mother Jones, "on a là des gens qui ne seraient jamais passés à l’acte sans le FBI. Le FBI crée des crimes pour stopper des crimes !"

[Jean-Marc Manach - Bug Brother - 29/09/2011]

Le FBI, qui vient d’annoncer l’arrestation d’un Américain qui projetait de perpétrer des attentats contre le Pentagone et le Congrès, avec la soutien d’agents infiltrés du FBI, est coutumier de ce genre d’opération de manipulation, et de provocation. Tellement coutumier qu’une bonne partie des attentats préparés, ces dernières années, aux USA, l’ont été avec l’aide et l’assistance du FBI…

Une étude universitaire américaine révélait ainsi récemment que 13 des 33 tentatives d’attentats islamistes recensés aux USA depuis 2001 -soit près de 40%- avaient été "initiées ou facilitées par les autorités" au moyen d’un agent infiltré, ou d’un indicateur retourné.

Les journalistes de Mother Jones, associés au programme de journalisme d’investigation de l’university de Berkeley, en Californie, ont de leur côté passé un an à enquêter sur le sujet, afin de savoir à quoi servent les 15 000 personnes payées par le FBI (contre 2800 en 1980, et 6000 et 1986) afin d’infiltrer, en majorité, les communautés musulmanes aux États-Unis. Le dossier complet, et la longue enquête associée, sont effarants :

  • 49% des personnes arrêtées ont été dénoncées par des informateurs, la majeure partie d’entre-eux étant payés, pour certains jusqu’à 100 000$ par affaire, pour s’infiltrer, et dénoncer.
  • sur les 158 personnes arrêtés dans le cadre d’une opération d’infiltration, 49 avaient conspiré à l’initiative d’un agent provocateur du FBI, et, à l’exception de trois, la majeure partie des véritables projets d’attentats initiés aux USA ont été organisés avec l’appui du FBI.
  • il est si difficile de se défendre lorsque l’on est accusé de terrorisme que la majeure partie des personnes accusées préfère éviter un procès.

On apprend également que, depuis le 11 septembre 2001, le ministère de la Justice américain (DoJ) a poursuivi plus de 500 personnes pour "terrorisme". En réétudiant 400 de ces affaires, le DoJ a finalement découvert que 60% d’entre-eux ne relevaient pas du terrorisme, mais de violations des lois sur l’immigration ou sur le port d’armes, de "conspiration", faux témoignages, fraudes ou délinquances financières, vols, évasion fiscales… Le magazine Mother Jones, qui en fait sa "une", en est pour sa part arrivé à la conclusion que 53% des affaires recensées ne relevaient pas du terrorisme.

Or, vu le poids des charges, la difficulté, et le prix qu’il faut payer, pour parvenir à se défendre de telles accusations, une bonne partie de ces présumés terroristes préfèrent accepter de plaider coupable plutôt que de risquer d’être condamnés encore plus lourdement…

Le DoJ reconnaît que ces charges, qui ne relèvent pas du terrorisme, sont "une méthode très efficace -et parfois la seule méthode- pour identifier et mettre un terme à des projets, ou des soutiens, terroristes". Certains avaient certes des liens avec des réseaux terroristes, mais nombreux sont aussi ceux qui, SDF, post-ado immatures, ont été suspectés, ou accusés de terrorisme, à tort, à l’image de ces trois Arabes inscrits sur la liste noire des terroristes pour avoir… volé un chargement de corn flakes. Comme le résumait alors leur avocat :

Cette affaire n’a strictement rien à voir avec le terrorisme. A moins que vous ne considériez les corn flakes comme une arme de destruction massive.

Mother Jones évoque également le cas de post-ados immatures à qui un agent infiltré du FBI, qui leur avait promis beaucoup d’argent s’ils faisaient exploser une bombe, a péniblement réussi à arracher, après des mois de travail au corps, une sorte de serment d’allégeance à Al Qaeda : ils refusaient de perpétrer un attentat, cherchant essentiellement à soutirer de l’argent à leur bienfaiteur musulman. Ce dernier est reparti avec les 100 000$ que le FBI lui avait promis, les wanabees paumés inculpés de "terrorisme"…

Comme le résume Mother Jones, "on a là des gens qui ne seraient jamais passés à l’acte sans le FBI. Le FBI crée des crimes pour stopper des crimes !" A ce stade-là, ce n’est plus de la précognition à la Minority Report, c’est du délire de persécution, sinon un détournement du droit. Une paranoïa sécuritaire qui coûte fort cher : la lutte contre le terrorisme a englouti 3,3 milliards de dollars. Celle contre le crime organisé, qui fait pourtant bien plus de victimes, 2,6.

En France, Claude Guéant vient de fixer la liste des officiers et agents de police judiciaireautorisés à enquêter "sous pseudonyme", sur Internet. Mais comme le soulignait Loubna Zrari : A peine de nullité, ces actes ne peuvent constituer une incitation à commettre ces infractions."

jean.marc.manach (sur Facebook & Google+ aussi) @manhack (sur Twitter)
auteur de "La vie privée, un problème de vieux cons ?"


[Gregor Seither - IES News Service - 02/09/2011]
Le pasteur Michael Stahl — mieux connu sous le nom de "Pastor Mike" sur le Net — est un membre influent du mouvement "Tea Party" et une des étoiles montantes de ce mouvement conservateur. Il y un an, il avait proposé sur son blog qu’il voulait monter une opération de lobbying de masse afin d’obtenir la création d’un registre national et public, recensant tous les athées vivant aux Etats-unis, "The Christian National Registry of Atheists."

La blogosphère ayant beaucoup glosé sur son projet, "Pastor Mike" c’est fendu d’une explication :

Bon nombre de gens (et particulièrement les athées) nous demandend "Pourquoi faire ? Quel est le but ?" M’enfin, M. l’athée, le but de ce registre est le même que celui du registre crée par de nombreux Etats et où figure le nom, la photo et l’adresse des délinquants sexuels condamnés ou autres criminels, registre publiquement consultable sur Internet, afin que les citoyens puissent être INFORMES de la présence de ces personnes dans leur voisinage.

Si je prends l’exemple de la ville de Miramar, en Floride, où je vis, dont la population est d’environ 109 000 personnes. Et bien ma famille et moi nous serions très intéressés de savoir combien parmi ces personnes sont des athées CONVAINCUS ! Peut-être que nous en reconnaitrions certains dans notre voisinage. Cela nous permettrait de les évangéliser et des les informer du danger qu’ils courent à rejeter ainsi Dieu.

Ou peut-être qu’il s’agit d’athées radicaux, dont les coeurs sont aussi durs que celui du Pharaon d’Egypte sous Moise. Dans ce cas, si ces athées endurcis détiennent un commerce ou une entreprise, nous pourrions encourager tous nos amis chrétiens, ainsi que les différentes églises et leurs paroissiens, de NE PAS FAIRE COMMERCE avec ces personnes, ne rien acheter chez eux, étant donné que cela équivaudrait à "donner de l’argent à Satan", voire de "présenter des offrandes à des idoles paiënnes".

Honnêtement, je ne vois pas pourquoi quiconque s’opposerait à une telle idée – y compris les athées eux-mêmes. A moins que, bien sûr, les athées aient honte de leur religion athée et qu’ils veulent continuer à se cacher, qu’ils aient peur de "sortir du placard".

http://pastorstahl.blogspot.com/2010/09/putting-atheists-on-national-registry.html

 


[Gregoire Seither - IES News Service - 23/08/2011]

Au mois d’Aout 2011, Rick Perry, le gouverneur du Texas et principal candidat à l’investiture du Parti Républicain pour l’élection présidentielle US de 2012 a organisé plusieurs "rassemblements de prière". A cette occasion, John Benefiel, dirigeant du réseau chrétien "Heartland Apostolic Reformation Network" et principal conseiller spirituel de Rick Perry a expliqué à l’auditoire qu’il fallait se débarrasser de la Statue de la Liberté, idole démoniaque :

Comme vous le savez, nous avons une statue dans le port de New York qui s’appelle la Statue de la Liberté. Vous savez qui nous l’a donnée ? Des franc-maçons français. Ecoutez moi bien mes amis, cette statue, c’est une idole, une idole démoniaque, dressée là, devant nos yeux dans le port de New York. Alors bien sûr, les gens vous disent "Mais non, c’est un symbole patriotique". En quoi est-ce que ce truc est patriotique ? Et pourquoi le serait il ? C’est la statue d’une fausse divinité, la Reine des Cieux. La liberté, ce n’est pas une fausse divinité qui nous l’apporte, mes amis, nous tenons notre liberté de Jésus Christ et cette Statue de la Liberté, et bien elle ne glorifie en rien Jésus Christ. Il n’y a aucune connexion entre les deux. Moi je vous dis, en Amérique, nous nous adonnons à l’idolatrie sans même nous en rendre compte.

http://bigthink.com/ideas/40027


[Les desobeissants - 27/05/2011]

il se passe vraiment quelque chose…

Regardez cette carte, elle est impressionnante : il y a des campements ou des appels à campements imminents dans toute l’Europe, ou presque, et dans de très nombreuses grandes villes de France !

http://www.thetechnoant.info/campmap/

En cliquant sur les points qui vous semblent proches de votre région, vous trouverez le moyen de contacter des gens pour rejoindre les campements. Sinon, il est toujours possible d’ajouter votre proposition de campement, et de créer dans la foulée un site, blog ou facebook pour rassembler et atteindre la masse critique… Les désobéissants peuvent aussi vous aider à trouver d’autres camarades, n’hésitez pas à nous solliciter !

Et si vous n’êtes pas nombreux, essayer déjà de tenir un lieu pendant le week-end, ou le soir, et invitez les gens à revenir le lendemain. Amenez des tentes, de la nourriture, et organisez un mini-camp symbolique en laissant votre contact sur un panneau, pour que les passants puissent vous appeler par la suite… alertez la presse, et faîtes connaître localement et sur Internet votre initiative, pour attirer chaque jour un peu plus de gens. A ceux qui ne peuvent pas camper avec vous, demandez qu’ils vous soutiennent avec un peu de nourriture, une présence, une animation artistique, l’organisation d’un débat public à même la rue…

Des infos sur le mouvement :

http://reelledemocratie.com/

http://www.desobeir.net


On va pas se plaindre que – pour une fois – les USA dégomment des dictateurs ou bien poussent à la roue pour les dégommer. Le problème c’est de savoir où cela va s’arrêter. Car si on peut déclencher une "révolution Orange" ou bien une "révolution de Jasmin" pour provoquer un changement politique dans un pays, on peut aussi se servir des mêmes outils pour dégommer un gouvernement qui ne se conforme pas aux intérêts américains.

En 1972, la CIA a déclenché une grève des camioneurs et chauffeurs de bus pour faire tomber le gouvernement Allende au Chili qui avait nationalisé les mines de cuivre.

En 1972, alors que les USA avaient besoin de l’Australie comme base arrière pour le Vietnam, l’élection des travaillistes de Edward Gough Whitlam, opposés à la guerre, avait déclenché une campagne d’opinion pilotée directement par Henry Kissinger à Washington, pour faire tomber le gouvernement et le remplacer par des "amis des USA".

La manipulation, c’est un fusil qui peut aussi partir dans l’autre sens…

[Emmanuel Ratier - Faits & Documents n°315 - Mai 2011]

Quelques semaines après les « révolutions de jasmin » dans plusieurs pays du Maghreb, du Machrek, du Proche et du Moyen Orient, on commence à en savoir plus sur ce que nombre subodoraient : à savoir les interventions clandestines américaines dans le déclenchement (nullement spontané mais bien plutôt provoqué) de ces événements (cf. par exemple F&D 310, Le Manuel des émeutiers égyptiens) par le biais d’agents bien placés, de la formation de relais d’opinion et de l’utilisation des réseaux sociaux du type Facebook ou Twitter.

À la mi-avril, les médias révélaient, après des déclarations stupéfiantes de Michael Posner, sous-secrétaire d’État américain aux droits de l’homme, que l’administration fédérale américaine avait dépensé, depuis deux ans, 50 millions de dollars au développement de technologies visant à rendre anonymes les activistes pro-américains, avec des séances de formation pour plus de 5 000 militants.

Il indiquait que l’une d’entre elles avait été organisée six semaines auparavant (donc à la mi-février) dans un pays du Proche-Orient non précisé avec des « cyber-activistes » venus de Tunisie, d’Égypte, de Syrie et du Liban. il s’agissait donc bien d’une véritable armée clandestine payée et entraînée par les services secrets américains.

Comme l’indiquait par exemple La Correspondance de la presse (11 avril),

« les États-Unis, convaincus du rôle de la démocratie numérique, enseignent à des milliers de militants des droits de l’homme “à jouer au chat et à la souris” avec les régimes autoritaires sur l’internet et avec leurs téléphones portables. L’administration américaine aide notamment les militants à accéder aux technologies leur permettant de contourner les blocages du Web par les États, à sécuriser leurs textos et leurs messages vocaux et à empêcher les cyber-attaques contre leurs sites […]

Des responsables du département d’État ont expliqué qu’une des technologies en cours de développement, baptisée “signal d’alarme”, permettait aux militants d’effacer les listes de contact de leurs téléphones portables au cas où ils seraient arrêtés. Le département d’État a indiqué qu’il avait déjà financé des sociétés privées, la plupart américaines pour développer une dizaine d’outils destinés à contourner la censure mise en place par certains gouvernements. »

On apprenait aussi à cette occasion que l’un de ces outils avait été « très utile en Iran » et qu’il « se propageait partout au Moyen-Orient ».

Il s’agissait en fait de la confirmation des révélations du groupe Anonymous qui avait affirmé, à la mi-mars, que l’US Air Force avait mis au point (via les sociétés Booz Alen Hamilton et Ntrepid) un logiciel permettant la collecte et la diffusion d’informations sur des réseaux sociaux, avec la création et la gestion de multiples fausses identités numériques immergées dans des réseaux comme Facebook.

Ces manipulations s’inscrivaient dans des programmes plus anciens de manipulation des esprits, telle la chaîne de télévision Barada TV, installée à Londres et diffusée en direction de la Syrie, qui a été financée, selon des documents diplomatiques américains rendus publics par Wikileaks, à hauteur de 6 millions de dollars depuis 2006, via le fantomatique Mouvement pour la justice et le développement.

De même le New York Times révélait au même moment le rôle de pseudos ONG (organisations non gouvernementales) comme Freedom House, installée à Washington, le National Democratic Institute ou l’International Republican Institute, financées par l’État américain, dans « le financement et la formation des militants pro-démocratie dans la région » (NDA : Proche et Moyen Orient).

Il faudra bien un jour s’interroger sur l’irruption soudaine sur la scène publique d’« inconnus charismatiques, parfaitement formés aux meilleures techniques de la propagande (sanglots à l’appui en direct à la télévision) comme l’Égyptien Wael Ghoneim, directeur marketing de Google pour le Proche-Orient (et marié à une Américaine), à l’origine de la révolte lancée sur Facebook avec son groupe Nous sommes tous des Khaled Saïd.

http://www.faitsetdocuments.com

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