Iran


Délit de sale gueule en Irak = deux ans de prison. Et encore, il a de la chance, Bilal, il aurait pu tout simplement se faire descendre, comme 18 de ses confrères avant lui…

Souvenez vous, il y a quatre ans déjà, Molly Ivings soulignait la difficulté pour un journaliste de travailler honnètement dans une zone de guerre de l’armée U.S.

[Gregor Seither - IES News Service - 15/04/2008]

Le photographe de l’Associated Press, Bilal Hussein, va être libéré après avoir passé deux ans dans une prison militaire U.S. en Irak . En avril 206, Hussein avait été emmené par un commande de U.S. Marines qui l’accusaient d’être en relation avec la résistance irakienne. Tant le photographe que son employeur, Associated Press, ont toujours nié ces accusations, expliquant que le photographe ne faisait que son travail de journaliste en zone de guerre.

Mais l’armée d’occupation U.S. n’aime pas les journalistes arabes et est toujours prompte à les accuser d’être des agents doubles.  Par le passé, de nombreux journalistes en Irak ont été assassinés par les soldats U.S.. Un caméraman de CBS avait ainsi été abattu par une patrouille alors qu’il filmait dans la rue. Les soldats avaient affirmé avoir confondu sa caméra avec un lance-roquette…

Le commandement militaire en Irak a déclaré que l’enquête (deux ans !!!!) avait montré que Hussein ne représentait pas de danger et qu’il serait libéré Mercredi. La semaine dernière, un comité judiciaire irakien avait innoncenté Hussein de toutes les accusations et ordonné sa libération.

“Si un millier d’hommes devaient s’abstenir de payer leurs impôts cette année,
ce ne serait pas une initiative aussi violente et sanglante
que celle qui consisterait à les payer et à permettre ainsi à l’Etat
de commettre des violences et verser du sang innocent.”

Un jour de juillet 1846, à Concord (Massachusetts, Etats-Unis) où il était né en 1817, Henry David Thoreau qui habitait une cabane au milieu de la forêt, croise un gendarme venant lui réclamer le montant de ses impôts. Thoreau qui allait chercher ses chaussures chez le cordonnier explique au gendarme qu’il refuse de payer cet impôt car il ne veut pas contribuer à financer la guerre.

Le gendarme essaie d’arrondir les angles mais Thoreau ne veut rien savoir. Il est incarcéré et profite de ces mois de prison pour écrire La relation de l’individu à l’Etat, qui deviendra après sa mort La Désobéissance civile. Le changement de titre et l’appui de Tolstoï, Gandhi puis, plus tard Hannah Arendt en feront un best seller planétaire.

L’idée simple de Thoreau est qu’un citoyen peut se dresser contre l’Autorité de l’Etat pour être en accord avec l’idée qu’il se fait du bien, et donc du mal.

Thoreau, après avoir hésité, a décidé de se battre pour la collectivité des hommes. Ce n’est pas un acte strictement altruiste. Il ne peut pas vivre autrement. C’est le seul moyen qu’il a trouvé pour résoudre un conflit interne.

Un honnête homme ne peut, selon lui, se contenter de pétitionner, de se lamenter ou d’attendre que les autres fassent le boulot à sa place.

Il ne supporte pas qu’une nation dite libre entre en guerre et puisse avoir un sixième de sa population réduit à l’esclavage.

Il est grand temps pour les honnêtes gens de se rebeller, écrit-il. Quitte à prendre le risque de la prison. Son livre deviendra la bible du mouvement civique américain des années 60. Certains hippies le brandiront plus tard.

Le gouvernement américain n’a ni la vitalité, ni l’énergie d’un seul homme en vie, car un seul homme peut le plier de sa volonté, note Thoreau qui ajoute : Il y a 999 défenseurs de la vertu pour un seul homme vertueux.

http://ladominationdumonde.blogspot.com/2008/03/dsobir.html

[Alain Gresh - Le Monde Diplomatique - 05/04/2008]

Lors d’un long entretien avec le quotidien palestinien Al-Ayyam publié à Ramallah le 3 avril, Khaled Meshaal, chef du bureau politique du Hamas a expliqué que son mouvement était favorable à une trêve avec Israël, à la condition que celle-ci soit globale et non limitée à la seule région de Gaza.

Par ailleurs, il a déclaré qu’il approuvait la position arabe concernant la création d’un Etat palestinien dans les frontières de 1967. « La plupart des factions palestiniennes ont accepté le document signé en 2006 entre le Fatah et le Hamas affirmant qu’un Etat palestinien devait être établi dans les frontières de 1967, y compris Jérusalem ; cet Etat devrait disposer d’une souveraineté totale et le droit au retour devrait être reconnu. C’est la position palestinienne. C’est aussi la position arabe officielle avec des différences de détail. Israël doit donner son accord à une telle solution. »

Mais, lui demande-t-on, les Européens et les Américains disent que le Hamas veut la destruction de l’Etat d’Israël. Que répondez-vous ?

« Nous sommes un mouvement qui se tient au programme politique sur lequel nous nous sommes mis d’accord avec les autres factions palestiniennes, un programme qui est appuyé par le monde arabe. Donc les Américains et les Européens et les autres parties internationales devraient accepter cette réalité politique et nous juger en fonction de celle-ci. On ne juge pas les gens par ce que vous croyez qu’ils ont dans la tête, mais par ce sur quoi ils se sont engagés par écrit. Le défi principal auxquels les Américains et d’autres membres de la communauté internationale sont confrontés est de savoir comment forcer Israël à accepter ce que nous avons offert. C’est cela la solution. Après cela, que l’un veuille ou non reconnaître Israël c’est son affaire. »

Notons que Politis de cette semaine (N° 996, 3 avril) publie un entretien avec Ahmed Youssef, principal conseiller d’Ismaïl Haniyeh, « La division interpalestinienne ne sert qu’Israël », ainsi qu’un reportage d’Eugénie Rébillard sur Gaza, « Nous n’avons devant nous que des solutions extrêmes ».

http://blog.mondediplo.net/2008-04-05-Nicolas-Sarkozy-l-Afghanistan-et-l-universalisme#Ce-que-dit-le-Hamas

[Alain Gresh - Monde Diplomatique - 05/04/2008]

Le président Nicolas Sarkozy a donc annoncé l’envoi de troupes supplémentaires en Afghanistan, cet « Etat défaillant », sans même qu’un débat réel se soit engagé en France, sans doute parce que la grande majorité de la population est opposée à cette escalade.

Le blog de Jean-Dominique Merchet, « Secret défense », nous donne « Les vrais chiffres : la France enverra plus d’un millier d’hommes en Afghanistan ». Aux 700 hommes annoncés, on doit en effet ajouter :

- « En août, la France doit prendre, pour la deuxième fois, la responsabilité de la RCC (Regional Command Capital), c’est à dire la région de Kaboul. C’est un commandement tournant entre trois pays : France, Italie et Turquie. Pour assumer cette responsabilité, un état-major ainsi que des moyens de soutien et de protection seront envoyés à Kaboul, en plus du bataillon français présent dans la capitale. Soit 300 hommes supplémentaires. Cette mission durera environ un an. »

- « Dans le cadre de son effort de soutien à l’armée nationale afghane, la France avait prévu d’envoyer une cinquième équipe d’OMLT (Operationnal Mentoring Liaison Team) dans la province d’Oruzgan, un secteur confié aux Hollandais. L’effectif de cette OMLT sera d’environ 80 hommes, issus pour l’essentiel du 2ème Régiment étranger d’infanterie (REI). »

Cette décision s’inscrit dans une volonté affirmée depuis longtemps par le président de la République de réintégrer les structures militaires intégrées de l’Alliance que le général de Gaulle avait quittées en 1966. Pour Nicolas Sarkozy, il faut que la France s’inscrive clairement dans « le camp occidental » (more…)

John Kerry parmis les premiers “profiteurs de guerre” ! On comprend mieux maintenant pourquoi les Démocrates soutiennent la politique militaire de George W. Bush. Peu importent les centaines des milliers de morts… tout ce qui compte c’est les dividendes !

Des membres du Congrès s’enrichissent grâce à la guerre

Dans un article intitulé « Members of Congress Profit Iraq War Contractor Stocks », publié le 3 avril sur le site « Voters for Peace », Lindsay Renick Mayer écrit :

« Le général David Petraeus, le plus haut gradé américain en Irak doit venir au Capitole la semaine prochaine pour briefer le Congrès. Il s’adressera à des élus qui ont plus qu’un intérêt politique dans cette guerre de cinq ans.

Selon les calculs du Center pour des politiques réactives (responsive) (centre non partisan), les élus qui entendront un rapport du général et de l’ambassadeur américain en Irak, ont gagné 196 millions de dollars grâce à leurs investissements dans des compagnies qui font des affaires avec le département de la défense. Des industries d’aviation et d’armes aux producteurs de matériel médical et de boissons non alcoolisées, les investissements en action de plus du quart du Congrès incluent des compagnies qui ont reçu des milliards de dollars mensuellement pour appuyer l’intervention militaire en Irak et ailleurs. »

Voici quelques fourchettes de gains pour certains d’entre eux :

Député Valeur min. Valeur max.
Sen. John Kerry (D-Mass) $28 872 067 $38 209 020
Rep. Rodney Frelinghuysen (R-NJ) $12 081 050 $49 140 000
Rep. Robin Hayes (R-NC) $9 232 037 $37 105 000
Rep. James Sensenbrenner Jr. (R-Wis) $5 207 668 $7 612 653
Rep. Jane Harman (D-Calif) $2 684 050 $6 260 000
Rep. Fred Upton (R-Mich) $2 469 029 $8 360 000
Sen. Jay Rockefeller (D-WVa) $2 000 002 $2 000 002
Rep. Tom Petri (R-Wis) $1 365 004 $5 800 000
Rep. Kenny Ewell Marchant (R-Texas) $1 163 231 $1 163 231
Rep. John Carter (R-Texas) $1 000 001 $5 000 000

http://blog.mondediplo.net/2008-04-05-Nicolas-Sarkozy-l-Afghanistan-et-l-universalisme#Des-membres-du-Congres-s

Le témoignage d’Assadiq a été totalement discrédité par les multiples inexactitudes et affabulations qu’il contient…

[Mecanopolis - 09/04/2008]
Depuis plusieurs jours, le fameux « témoin clé » dans l’assassinat de Rafic Hariri, l’ancien agent des Renseignements syriens (Idarat Al-Mukhabarat Al-Ama), Mohammed Saïd Assadiq, fait l’objet de tous les commentaires de la presse arabe.

Assadiq s’était réfugié en France et y bénéficiait d’une protection rapprochée, après avoir témoigné devant la Commission d’enquête internationale. Ses aveux impliquaient de hauts responsables syriens et libanais dans l’assassinat de Rafic Hariri.

Depuis, la Syrie réclamait son extradition afin de le confronter aux autres protagonistes du dossier. En vain. Or, depuis la semaine dernière, le mystère s’est encore épaissi autour de Assadiq, qui était désigné désormais comme « témoin clé ».

En tout état de cause, la France avait gardé le silence sur cette disparition. Interrogé ce mardi par la télévision « Al Arabiya », le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a fini par reconnaître la disparition de Saïd Assadiq, sans pour autant dissiper le mystère.

«Il était chez lui ou assigné à résidence et il a disparu. Et c’est tout ce que je sais. Je viens de l’apprendre ce matin. Je suis le premier à le déplorer», a déclaré le ministre des Affaires étrangères. «Mais je ne sais pas dans quelles conditions et s’il y avait un dispositif policier pour le garder. Je ne confirme rien.»

La disparition de Assadiq, dont le témoignage était jugé peu fiable par plusieurs observateurs, intervient dans un moment critique, alors que la Syrie s’apprête à rendre ses conclusions sur l’assassinat d’Imad Moughnieh. Conclusions qui mettraient directement en cause Israël.

http://mecanopolis.wordpress.com/2008/04/09/un-%c2%ab-temoin-cle-%c2%bb-de-lassasinat-de-rafic-hariri-sevapore-en-france/

[Mecanopolis - 05/04/2008]

Selon Emmanuel Todd, le renforcement des troupes françaises en Afghanistan est une erreur diplomatique et stratégique, et dessine les contours d’une idéologie extrême-droitière à l’échelle mondiale. Interview.

Au Sommet de l’Otan, mercredi 2 avril, George Bush s’est dit « très heureux » du soutien de la France en Afghanistan. Mais la veille, à l’Assemblée, la première grande décision stratégique de Nicolas Sarkozy de renforcer les contingents français engagés dans le conflit afghan mettait le feu aux poudres. Les socialistes, de François Hollande à Lionel Jospin, d’Hubert Vérine à Ségolène Royal, s’opposent unanimement à une politique d’alignement sur les Etats-Unis. Ils mettent en avant l’enlisement du conflit afghan, son coût humain et dénoncent le « tournant atlantiste » de la politique française. Pour l’historien et démographe Emmanuel Todd, les dangers de cette politique sont encore plus graves. L’auteur de Après l’empire juge que cette partie est perdue d’avance et qu’elle participe d’une idéologie extrême-droitière naissante.

Question : Le renforcement des troupes en Afghanistan vous paraît-il justifié ?

Emmanuel Todd :
Je peux tout imaginer de Nicolas Sarkozy, même qu’il ne sache pas ou est l’Afghanistan. Mais je ne peux pas imaginer que les gens qui l’entourent ignorent ce que tout le monde anglo-saxon sait, à savoir que cette guerre est perdue.

Pour vous, cette guerre est sans espoir ?

E.Todd : L’organisation sociale des Pachtounes est faite pour la guerre, tout comme celle des clans somaliens : la guerre est l’état normal de ces sociétés, ce n’est donc pas un problème dans la durée. A partir du moment où les belligérants sont alimentés par des fournitures d’armes régulières venant de l’extérieur, il est évident que ces système sociaux vont venir à bout de quelques milliers d’hommes venus de loin et difficilement approvisionnés. On peut se demander, à la limite, si ça va se terminer par un Dien-Bien-Phû ou par un retrait paisible.

Du point de vue du gouvernement, il semble pourtant qu’il y ait des enjeux à ce conflit…

E.Todd : Pourquoi ceux qui nous gouvernent veulent-ils participer à une guerre perdue ? Voilà la vraie question. Et là, comme dans les débats sur la réintégration pleine et entière de la France à l’Otan, on touche au symbolique. Cette manœuvre a pour objectif de réaffirmer un lien avec l’Amérique. Je n’appellerai pas ça du néo-atlantisme. L’atlantisme était le lien de l’Europe occidentale avec les Etats-Unis à une époque où ils portaient les valeurs démocratiques face au totalitarisme soviétique. Ce n’était pas du goût des gaullistes, mais dans le contexte, cela pouvait se justifier. Aujourd’hui, l’Amérique est le pays du fric, du néo-libéralisme et des inégalités. Et ce qui se profile derrière cette nouvelle association, c’est de l’occidentalisme. C’est un lien fondé sur une nouvelle idéologie, une idéologie qui se construit dans le conflit avec l’islamisme.

Mais la France n’a-t-elle pas intérêt, pour des raisons de politique « réaliste », à s’associer avec les Etats-Unis plutôt que de rester repliée sur elle-même ?

E.Todd : La France n’a pas les moyens de s’engager en Afghanistan, c’est déjà un objectif démesuré pour les Etats-Unis. La France est une puissance moyenne et l’Amérique une puissance déclinante. Paris existait terriblement à l’époque de Villepin : après son discours à l’ONU contre l’engagement de la France en Irak, nous rayonnions ! Mais sous Nicolas Sarkozy, il arrive à la France ce qui est advenu de l’Angleterre sous Tony Blair : si l’on devient le caniche des Etats-Unis, on disparaît. Si on s’aligne, si on perd son indépendance, on disparaît. De Gaulle l’avait compris : la France n’existe à l’échelle mondiale, ne peut justifier son siège au conseil de sécurité de l’Onu et sa possession de l’arme nucléaire, que lorsqu’elle représente un acteur autonome. Le monde n’a rien à faire de la France de Sarkozy. (more…)

Erik Prince, le PDG de Blackwater est un des gros finançeurs politiques de G.W. Bush, et Hillary Clinton, la candidate démocrate, est actionnaire de la société… alors il n’y a pas de danger que les assassins de Blackwater soient un jour expulsés de ce savoureux fromage qu’est l’Irak pour les “sous-traitants” occidentaux…

[Service francophone de la radio iranienne - 06/04/2008]
En dépit des scandales qui ont touché, directement, les agents de ‎l’entreprise privée de sécurité américaine « Blackwater », cette dernière ‎va rester en Irak.Le contrat de cette entreprise, qui arrive à expiration, le ‎‎7 mai, a été renouvelé, les intérêts des hommes politiques américains ‎dans ce type de contrats, obligent.

L’incident le plus sanglant, dans lequel, ‎était impliqué cette entreprise de mercenaires est survenu, à Bagdad, le 16 ‎septembre dernier. Dix-sept civils ont été tués par des gardes de ‎‎« Blackwater ». A l’époque, le gouvernement irakien avait fermement ‎condamné ce crime et réclamé le départ de « Blackwater » qui a pour ‎mission d’assurer la sécurité des hauts responsables américains et des ‎personnalités étrangères, en Irak. Cette entreprise fait, également, l’objet ‎d’autres accusations, comme le trafic d’armes, en Irak, et la fraude fiscale. ‎

Un haut responsable du Département d’Etat a déclaré à ce sujet que le ‎contrat arrivait à expiration, le 7 mai prochain, mais qu’il avait été ‎renouvelé, parce que le FBI n’avait pas encore publié les conclusions de ‎son enquête sur l’incident du mois de septembre.

En réalité, le ‎renouvellement du contrat de « Blackwater », en dépit des protestations ‎du gouvernement irakien et de la population locale, face aux crimes ‎commis par ses agents, montre l’influence grandissante de ce genre ‎d’entreprises sur les hommes politiques américains, ainsi que leurs ‎intérêts financiers mutuels.

« Blackwater » a, déjà, largement, profité des ‎contrats gouvernementaux. La société a, en effet, engrangé un milliard ‎deux cents cinquante millions de dollars, depuis l’an 2000, dont 196 ‎millions de dollars sont allés dans les poches des membres du Congrès, ‎depuis le déclenchement de la guerre, en Irak, indique un rapport récent ‎d’un centre de recherches américain.

151 membres du Congrès, dit le ‎rapport, ont investi dans des contrats militaires et civils. La part des ‎Démocrates y est 6 fois supérieure à celle des élus républicains. Il est ‎intéressant de savoir que Hillary Clinton, la candidate à l’investiture ‎démocrate pour la présidentielle américaine, fait partie de ceux qui ont ‎investi dans des sociétés américaines actives, en Irak.

Parmi elles, on ‎peut, également, citer l’entreprise pétrolière « Halliburton », qui compte ‎parmi les membres de son Conseil d’administration, pas moins que le ‎vice-Président américain, Dick Cheney. Le nombre important des ‎entreprises américaines, présentes, en Irak, amène, certains experts à ‎parler d’une armée privée des Etats-Unis dans ce pays, une armée, dont ‎les actes sanglants et violents sont mis entre parenthèses, au nom de ‎l’intérêt financier.

http://french.irib.ir

[AFP - 31/03/2008]
Le site internet britannique LiveLeak a remis en ligne lundi Fitna, le film anti-islam du député néerlandais d’extrême-droite Geert Wilders, trois jours après l’en avoir retiré suite à des menaces contre son personnel.

Depuis nous avons travaillé constamment pour améliorer la sécurité de notre personnel et de leurs familles (…) Nous ne succomberons pas à la pression visant à censurer des images légales et qui cadrent dans nos règlements“, écrit le site d’échange de vidéos dans un message sur la page de Fitna.

Fitna a déjà été vu par plusieurs milliers d’internautes depuis jeudi soir, et il est visible en partie ou en totalité sur de nombreux autres sites internet. Le film, dont le titre signifie en arabe division et conflit au sein de l’islam, a été mis en ligne le 28 mars. Il a été accueilli dans le calme aux Pays-Bas et à l’étranger, en dépit de quelques manifestations et de déclarations virulentes de plusieurs pays musulmans.

Fitna mélange des images violentes de terrorisme ou d’exécutions dans des pays musulmans avec des sourates du Coran. Cet amalgame a été dénoncé dès la parution du film par le Premier ministre néerlandais Jan Peter Balkenende, suivi par de nombreuses chancelleries occidentales. Même le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a condamné la diffusion du film, jugeant que rien ne “justifie un discours de haine ou l’incitation à la violence”.

Et oui ! Au début vous pensiez être tranquille, puisque, la “Guerre Mondiale Contre le Terrorisme” ne visait que des basanés aux cheveux noirs et avec des looks d’arabe (en gros le look qui vous interdit généralement d’entrer dans une boite de nuit)…

… mais maintenant tout le monde est suspect !  Même les blancs, blonds aux yeux bleus.

Vous étiez bien naif de croire que la machine de surveillance totale allait s’arrêter aux bougnouls et autres aliens… la peur de la cinquième colonne est si puissante, qu’elle va permettre de faire passer le flicage de toute la société.

Vous remarquerez que, pour les forces de police U.S., si vous n’êtes pas blanc et blond au yeux bleus, vous n’êtes pas “comme nous” (et donc automatiquement suspect)…

Al Qaïda tente de donner un nouveau visage au terrorisme
[Gregor Seither - IES News Service - 30/03/2008]

Pour le directeur de la CIA, le général Michael Hayden, il ne fait aucun doute que les Etats-unis sont sous la menace directe d’une attaque organisée par des combattants d’Al Qaïda formés dans les camps que l’organisation entretient dans la région montagneuse à la frontière entre le Pakistan et l’Afghanistant.

Et la plus grande crainte du Général Hayden est le fait que ces combattants nous ressembleront.

Il est clair que, au cours de ces 18 derniers mois, Al Qaïda a été en mesure de reconstituer et de développer ses camps d’entrainement et ses refuges dans la zone frontalière entre l’Afghanistan et le Pakistan” à déclaré Michael Hayden cette semaine lors de l’émission “Meet the Press” de la chaine NBC.

“Nous savons qu’ils envoient des agents se former dans ces camps, des agents qui n’attireraient pas votre attention si vous les voyiez faire la queue au guichet d’immigration à l’aéroport de Dulles. Des gens comme vous et moi.”  a déclaré M. Hayden

Pour les experts en lutte anti-terroriste, il est évident qu’Al Qaïda sait qu’elle ne poura pas renouveler son opération du 11 Septembre 2001, qui avait été perpétré par 19 militants islamistes arabes.

“Aujourd’hui, l’organisation d’Ousama Ben Laden préfère recruter des blonds aux yeux bleus”, affirment des représentants du Département d’Etat. “Ils ne se font pas remarquer, sont souvent porteurs de passeports qui n’attirent pas l’attention des autorités et peuvent donc voyager sans problème.”
La grande crainte de l’Administration Bush est que des terroristes à l’allure anodine, des gens comme nous, détenteurs de passeports Européens ou même Américains, puissent franchir sans encombre les contrôles aux aéroports U.S” explique Michael Sheuer, ancien directeur de l’unité spéciale de la CIA chargée de la traque d’Ousama Ben Laden et auteur du livre  “Marching Toward  Hell: America and Islam after Iraq.”

[Mother Jones - 20/03/2008]

Grace à l’excellent travail fait par les journalistes voici l’intégralité de la chaîne de commandement de la prison d’Abou Ghraib… dans l’espoir (on peut toujours réver), qu’un jour un tribunal se charge de l’affaire de la torture dans ce camp de concentration étatsunien… (Allez sur la page d’origine, le document est interactif). (more…)

[Gregoire Seither - IES News Service -  28/03/2008]

Pour deux chercheurs de Harvard, les mobilisations anti-guerre et les critiques publiques de l’occupation U.S. en Irak ont un “effet d’encouragement” nettement quantifiable sur les actions des insurgés. Plus la presse rapporte que des personnes aux Etats-unis critiquent la guerre, plus les attentats en Irak augmentent.

Amis pacifistes, vous savez ce qu’il vous reste à faire.. 

Dans une étude publiée en février 2008 sous le titre “Y at’il un ‘effet d’encouragement ?”, Radha Iyengar, chercheur en politiques sanitaires à Harvard et  Jonathan Monten de la Kennedy School of Government affirment que quand la presse met en avant les critiques de la guerre aux Etats-unis ou publie des sondages d’opinion défavorables  à la politique militaire de l’Administration Bush, on note une augmentation - relativement faible mais néanmoins notable - des attentats contre les troupes U.S. ou contre les civils en Irak.Les auteurs notent d’ailleurs que cet effet est d’autant plus marqué dans les régions irakiennes qui ont un meilleur accès aux sources d’information. Ainsi, lors du débat sur la poursuite de la guerre, dans les semaines précédant les élections “mid-term” de novembre 2006, les attaques ont augmenté de 7 à 10% quand la couverture médiatique traitait de manière renforcée les mobilisations anti-guerre ou les doutes publiquement exprimés par certains membres de la classe politique vis à vis de la stratégie U.S. en Irak.

Etude disponible en anglais - Acrobat PDF : 

http://people.rwj.harvard.edu/~riyengar/insurgency.pdf

[Soraya Sepahpour-Ulrich - Information Clearing House - 24/03/2008]

Pour la chercheuse en sciences politiques Soraya Sepahpour (USC-LA), les Etats-unis et leur alliés idéologiques font pression sur la Chine avant les Jeux Olympiques afin de “punir” un pays qui refuse de s’associer à leur campagne contre l’Iran et bloque les sanctions contre ce pays.

Cela permet aussi de contrecarrer les efforts diplomatiques chinois qui profitent de la mauvaise image des Etats-unis depuis l’élection de G.W. Bush pour prendre pied dans les anciens pré-carrés étatsuniens, comme l’Amérique du Sud ou l’Afrique.

La CIA a utilisé le Dalai-Lama comme “carte” anti-chinoise depuis les années 1950 pour des opérations de propagande et de destabilisation anti-Chinoise, mais les Etats-unis n’ont aucune intention de soutenir une quelconque “révolution” au Tibet. Si les Tibétains s’avancent trop, comptant sur un vrai soutien extérieur, ils connaîtront le même sort que les Chiites d’Irak après la première Guerre du Golfe en 1990. Appelés à se soulever contre Saddam Hussein, ils avaient été massacrés par l’armée irakienne tandis que les soldats U.S. stationnés à quelque kilomètres de là regardaient sans bouger.

La soudaine sollicitude de l’appareil médiatique et politique pour les Tibétains - qui n’a pas un mot pour Israël qui massacre les Gazaouis et les USA qui écrasent l’Irak sous les bombes - n’est rien d’autre qu’une nouvelle opération de manipulation de l’opinion… et un autre mouvement de pion sur l’échiquier néo-con en vue d’une attaque contre le véritable objectif : l’Iran.

http://www.informationclearinghouse.info/article19626.htm

[Mecanopolis - 25/03/2008]

Cela fait des mois que nous tentons d’attirer l’attention de l’opinion publique sur l’action insidieuse et subversive des néo cons américains dans notre pays, dans le Maghreb, le Sahel et l’Afrique “utile”. (…) Pourtant, et alors que le régime algérien a déclaré officiellement, par l’entremise de son chef du gouvernement, de ministres et d’autres hauts fonctionnaires “autorisés”, qu’il était hors de question de permettre aux américains d’installer une quelconque base dans le pays, nous découvrons qu’ils nous mentaient, au moment même où ils nous faisaient ces déclarations, et qu’une base militaire américaine a été construite par BRC, de sulfureuse réputation.

La BRC, selon Monsieur Hocine Malti, “a sous traité la partie BTP à la société canadienne RSW - SCATT”. Selon la même source, Le mur d’enceinte de cette base est d’une dizaine de kilomètres et dispose d’une piste d’atterrissage de 4000m. Ce qui permet à de gros porteurs de l’armée américaine de se poser. Cette base qui dispose de nombreuses infrastructures, dont une piscine olympique, a une capacité d’accueil de 2000 personnes. C’est dire que ce n’est pas un petit cantonnement de fortune, destiné à accueillir une unité de l’armée algérienne.

Monsieur Hocine Malti nous apprend avec une foule de détails que non seulement cette base existe bel et bien, mais aussi qu’elle a été opérationnelle et qu’elle a accueilli 400 hommes en provenance d’Allemagne, très probablement d’une autre base militaire américaine. Ces effectifs ont, par la suite, été acheminés vers le nord du Mali.
Cette base ne serait plus opérationnelle. Officiellement, elle n’existe pas et n’a jamais existé.

Nous pouvons aisément imaginer, qu’après l’alerte que les journalistes et militants libres ont déclenché sur ces tractations secrètes pour une installation en douce des américains dans notre pays, les “décideurs” ont décidé de geler cette opération. D’autant que des fuites d’informations sur le sujet, organisées par un clan pour déstabiliser un autre, avaient refroidi les ardeurs des pro américains.

La question qui se pose aujourd’hui est celle-ci: Pourquoi ce cas de haute trahison a-t-il été étouffé?
Car il s’agit bien, en l’occurrence, de haute trahison. Des officiers supérieurs de l’armée ont conclu avec une puissance étrangère un contrat secret pour lui permettre de s’installer sur le territoire national, pour lui permettre de faire atterrir ses gros porteurs et d’y faire transiter des troupes qui ont envahi un pays voisin depuis le nôtre. Et cela à l’insu du peuple algérien. Très probablement même à l’insu du chef de l’état lui même. Ce qui explique la dissolution précipitée de BRC par ce dernier. Non pas pour sévir, mais pour étouffer l’affaire et éviter que le peuple algérien ne le découvre sous son véritable jour: Celui d’un président marginalisé, dont la junte au pouvoir ne tient aucun compte. Une clique de généraux et d’affairistes qui s’enrichissent en milliards de dollars sur la conjoncture, et qui offrent le pays, portes béantes, à une puissance militaire qui, au même moment, a fait main basse sur l’Irak qu’elle a précipité dans le chaos.

Lorsque je dis que cette haute trahison a été perpétrée à l’insu du chef de l’Etat, je ne dis pas qu’il n’était pas au courant, mais qu’il n’a pas été jugé utile de lui demander son avis.

http://mecanopolis.wordpress.com/2008/03/25/une-base-americaine-a-linsu-du-peuple-algerien/ 

Et comme par hasard cette base militaire se trouve à une centaine de kilomètres seulement de la zone d’action de “Al Qaïda au Maghreb”.

Et comme par hasard, au moment où le public pose des questions génantes sur cette base secrète, les braves petits gars d’Al Qaïda viennent nous faire une “piqure de rappel” en enlevant des touristes occidentaux… la peur du “terroriste”, ça marche toujours pour faire taire les critiques…

Et comme par hasard la base militaire est tenue par des mercenaires qui ont déjà trempé dans des sales coups en Afrique (Executive Outcomes) ainsi que par certains des officiers qui ont trempé dans la sale guerre algérienne des années 1990 (cf. Qui a tué à Benthala de Yous Nesroulah et Salima Mellah)

Comme par hasard…

La base américaine en Algérie précisément localisée

[Mecanopolis - 26/03/2008]
Localisation de la base secrète américaine dans le désert algérienDifférentes source d’informations se recoupant permettent maintenant de localiser précisément cette base américaine.

Elle est située à côté de l’oasis d’Ihérir, à 110 km nord-ouest de Djanet, et à 220 km de la frontière libyenne dans le Tassili des Adjer. A 120 km au nord, se trouve la bourgade d’Illizi, l’endroit exact où les touristes, allemands, suisses et autrichiens avaient été enlevé le 18 août 2003.

Deux généraux algériens jouent un rôle essentiel dans le fonctionnement de cette base :

- Le général Kamel Abderrahmane, ancien colonel à la DRS du CPMI. Il dirige aujourd’hui la deuxième région militaire, celle d’Oranie. Il a été chargé de la couverture médiatique de l’affaire des otages et de celle de l’installation de la base américaine. Il aurait acheté le “Quotidien d’Oran” en se servant d’un prête-nom. Ceci expliquerait les “révélations” faites par ce journal sur le prétendu plan anterroriste américain.

- Le général Abdelmajid Saheb, qui dirige depuis 1999 la 4ème région militaire, comprenant Ouargla et Djanet. Il a reçu pour mission d’assurer la coordination du transport des engins et équipements nécessaires à l’installation de la base. Chef de la région depuis quatre ans, il la connaît bien pour avoir été l’adjoint du commandant précédent. Il a en outre effectué plusieurs déplacements aux Etats-Unis pour recevoir des instructions.

Mais il y a encore plus surprenant. L’armée américaine ne peut suffire à la tâche, assignée par le commandement, de quadrillage de la planète. Ceci explique le recours à une entreprise, fournissant des mercenaires, pour assurer la sécurité de la base.

Il s’agit “d’Executive Outcomes,” ou du moins de ses héritiers. Cette société jouit d’une unité de travail à la caserne algéroise de Ben Aknoun, là où se tient la DRS. Elle dispose aussi d’un bureau de liaison à Ouargla, siège de la 4ème région militaire dirigée par le général Abdelmajid Saheb.

Nous avons obtenu quelques noms des cadres oeuvrant en Algérie dans le cadre de cette opération :

Le commandant Emanuel Damink. Ancien des renseignements sud-africains sous le régime de l’apartheid, il a la charge du recrutement et de la collecte des renseignements sur les réseaux islamistes dans le monde. Entre autres missions, il a lui-même assuré l’évacuation vers les États-Unis de pièces d’équipements nucléaires entreposées par l’Irak sur le sol algérien. Ce transfert était une condition impérative au maintien des bonnes relations entre Alger et Washington.

Le capitaine Stefan Desmond. Ancien officier du contre-espionnage sud-africain. Expert en armes chimiques et en explosifs, il aurait supervisé le largage de gaz de combat sur des maquis islamistes en Algérie. Chargé de la sécurité intérieure d’Executive Outcomes, on le présente aussi comme un spécialiste de la torture dite “scientifique.”

Les Français ont quelques raisons de lui en vouloir car il a monté des mises en scène macabres de prétendus charniers de l’armée française. Les squelettes, supposés remonter à l’époque coloniale, avaient les mains attachées dans le dos par du fil de fer. Étrangement, et en dépit des années, aucune piqûre de rouille ne marquait le métal.

Desmond est très proche du colonel Othman Tartag, dit Bachir, le chef du CPMI (3) et successeur à ce poste du général Kamel Abderrahamane (voir plus haut). Très brun et les cheveux frisés, Desmond se fait passer pour un Égyptien quand il doit se fondre dans l’environnement.

Le commandant Uri Barsony. Il met en valeur une autre facette de la politique algérienne: les liens tissés entre Alger et les Israéliens. Si Barsony est un ancien officier supérieur sud-africain, il a aussi la nationalité israélienne. Il supervise l’entraînement des hommes d’Executive Outcomes et celui des Forces spéciales algériennes à Biskra. Mais, surtout, c’est lui qui effectue les achats d’armement sur le marché israélien, en particulier les lunettes de vision nocturne, autrefois fournies par les Français, et le napalm, plusieurs fois utilisé dans les montagnes de Kabylie. Barsony travaille en étroites relations avec le Shin Beth, le contre-espionnage israélien. Il s’est rendu à de nombreuses reprises sur l’île de Jerba (Tunisie), afin d’y enquêter,  après l’attentat commis contre la synagogue (avril 2001, 21 morts).

En outre, Barsony apparaît comme l’un des principaux responsables des liens nouvellement tissés entre l’Algérie et Israël. Très proche du général Sadek Kitouni, ancien ambassadeur d’Algérie en Afrique du Sud, il a travaillé avec lui à la création d’une “Association d’amitié et de solidarité économique Algérie-Israël,” installée à Alger.

Barsony n’est pas seul à s’activer en faveur du rapprochement entre Israël et l’Algérie. Déjà cité, son collègue Damink a organisé un voyage en Italie au cours duquel Abdelaziz Bouteflika, le Président de la République, a rencontré Dany Yatom, l’ancien patron du Mossad (5). Il a aussi mis sur pied des stages de formation d’officiers de la DRS (2) au centre du Mossad basé dans la banlieue de Tel-Aviv.

On mesure l’importance prise par les mercenaires sud-africains en Algérie. On se demande cependant la raison de leur présence autour d’une base perdue dans le désert.

Uri Barsony donne, à qui veut l’entendre, trois raisons: La lutte contre l’islamisme, la protection des champs de pétrole, et celle des gisements d’uranium.

Manque de chance. L’affaire d’otages est sans doute montée par les services algériens dans la région de la base d’Ihérir, et quant aux champs de pétrole, ils sont à plus de 300 km et les mines d’uranium sont dans un autre pays, le Niger, à 700 km.

http://mecanopolis.wordpress.com/2008/03/25/la-base-americaine-en-algerie-precisement-localisee/

[Gregor Seither - IES News Service - 25/03/2008]
Pendant quatre ans le Kurde irakien Saman Kareem Ahmad a travaillé comme traducteur pour les forces d’occupation U.S. et était unanimement apprécié par ses employeurs. Dans une lettre de recommandation, son chef, le Capitaine des Marines Trent A. Gibson loue le “dévouement et l’abnégation de Sam” ainsi que la “qualité de son travail qui a permis de grandement faciliter le travail de nos soldats et probablement de sauver de nombreuses vies”.

La lettre de Gibson fait partie d’un épais dossier de recommandations — y compris une lettre de soutien du Général Commandant David H. Petraeus — qui permit à Ahmad d’obtenir un visa pour les Etats-Unis, en 2006, dans le cadre d’un programme d’accueil de 50 traducteurs irakiens et afghans dont l’engagement trop visible auprès des troupes d’occupation rendait dangereuse leur présence dans leur pays. Des proches membres de la famille d’Ahmad sont déjà morts à cause de la “trahison” de leur oncle et sa propre famille a été menacée à plusieurs reprises.

Le visa de séjour d’Ahmad touche à sa fin et - afin de ne pas être renvoyé en Irak, il a déposé une demande de statut de résident permanent (Green Card). Mais le mois dernier, l’administration U.S. a rejeté sa demande, l’accusant d’avoir menti sur ses engagements passés et d’avoir fait partie d’une organisation terroristes.

Son crime : dans sa jeunesse, Ahmad a fait partie du “Kurdish Democratic Party”, une organisation que les autorités de l’immigration aux Etats-unis considèrent comme étant “une organisation terroriste non référencée” étant donné que “les objectifs de cette organisation étaient le renversement par des méthodes violentes, du gouvernement de Saddam Hussein”.

Oui, oui, vous avez bien lu.

La branche armée du KDP (dont Ahmad faisait partie) est aujourd’hui partie intégrante de la nouvelle armée irakienne. Allié des Etats-unis, le Parti Démocratique Kurde a des députés élus au parlement irakien et des ministres au gouvernement  de la région kurde.

Mais quand les autorités de l’immigration ont vu, sur son dossier, qu’Ahmad avait partie du KDP, comme ils ne savaient pas ce qu’était cette organisation, ils ont fait comme tout le monde : ils sont allés voir sur Internet.

“Nous avons trouvé de nombreuses informations attestant de la nature terroriste du KDP ” explique un agent de l’immigration. “En effet, sur le site de la CIA on nous apprend que le KDP a mené des attaques armées d’envergure et a incité à la rébellion contre le régime de Saddam Hussein, notamment lors de la guerre Iran-Irak, l’Opération Tempète du Désert et l’Opération Liberté pour l’Irak. La nature terroriste de cette organisation ne fait aucun doute. Nous ne pouvons pas accorder le statut de résident à une telle personne.”

Source : http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2008/03/22/AR2008032202228_pf.html

The Power of Nightmares. Al-Qaïda, pure création des services secrets américains

http://aucoursdureel.blogspot.com/2008/03/en-qute-de-donnes.html

Pour ceux qui douteraient que les vrais articles de fond sur le monde mondialisé se trouvent davantage sur Internet que dans la presse écrite formatée et alignée au Nouvel Ordre Mondial, voici un exemple. Cet article est d’un certain Morice, rédigé le jeudi 13 mars 2008.

Que j’aimerais retrouver ces débats de fond et ces informations véritables à des heures de grande écoute sur une chaîne hertzienne!(…)

LE TERRORISME A BON DOS

[Agoravox - 13/03/2008]

J’ai mis en ligne récemment dans un post lors d’une conversation sur le forum Agoravox une référence qui en a étonné plus d’un, et que j’imaginais plus connu que cela : celle d’un remarquable reportage de la BBC, intitule “The Power of Nightmares”, signé Adam Curtis, qui détonne plutôt dans le paysage audiovisuel ( http://news.bbc.co.uk/2/hi/programmes/3755686.stm ) .

Et pourtant, il n’est pas tout récent, date de 2004, a été diffusé pour la première fois par la BBC le 18 janvier 2005, et affirme sans ambages… qu’Al-Qaïda n’existe pas, tout simplement.

Evidemment ça peut en choquer certains, même trois ans après la sortie du film. Les plus incrédules d’entre nous, qui depuis 2001 gobent tout ce que la propagande gouvernementale américaine veut bien leur faire gober (il y en a, et pas mal ici même chez Agoravox !).

Dans ce remarquable reportage , les auteurs, qui ne sont pourtant ni islamistes ni illuminés, arrivent à démontrer avec brio que la “guerre au terrorisme” n’est qu’une création de l’esprit, et que son outil principal s’appelle Al-Qaïda, pure création des services secrets américains.

A voir les marchés ensanglantés de Bagdad ou les attentats revendiqués, on est en droit de crier au fou. Et pourtant. A bien y regarder, nos journalistes sont plus que crédibles dans leurs assertions, Curtis étant une sommité reconnue, et rejoignent directement des thèses comme celle développées par Webster G.Tarpley, dans sa bible de La Terreur fabriquée  (aux Editions demi-lune) dont on ne saurait trop recommander la lecture.

Dans le reportage, un ancien gradé de la CIA n’y va pas par quatre chemins : “Al Qaeda is not an organization. Al Qaeda is a way of working … but this has the hallmark of that approach.” Voilà c’est dit une bonne fois pour toutes.

Vous vous dites que ça ne tient pas debout, comme théorie ? Et pourtant. Il faut revenir aux sources de la fondation d’Al-Quaïda pour s’apercevoir du décalage énorme entre ce qui en a été dit ou ce qu’on peut encore en dire aujourd’hui, et la réalité. (more…)

[Agoravox - 13/03/2008]

(…)

Un journaliste plus curieux que la moyenne va plus loin, beaucoup plus loin encore dans cette quête de la vérité sur ces actions horribles. Il est pourtant de la BBC, radio et télévision d’Etat, et affirme lui que des “escadrons de la mort” circulent librement à Bagdad.

On en connaît le principe : pour rejeter la faute d’un groupe sur un autre, on fait exploser quelque part une bombe qui laisse suffisamment de traces accusant l’un des deux groupes. Il ne reste plus qu’à attendre les représailles et à compter les points bien au chaud. Tout gouvernement corrompu a pratiqué un jour ce genre de sport. Un ministre irakien en place l’a même avoué “Iraq’s interior minister has admitted death squads and other unauthorised armed groups have been carrying out sectarian killings in the country.”

L’auteur apportant d’autres précisions : “The ministry of the interior in Baghdad, which is run by the CIA, directs the principal death squads. Their members are not exclusively Shia, as the myth goes. The most brutal are the Sunni-led Special Police Commandos, headed by former senior officers in Saddam’s Ba’ath Party. This was formed and trained by CIA“, dit John Pilger, qui évoque clairement une collusion entre d’anciens partisans de Saddam Hussein et les Américains !

Un comble, et bien le contraire en tout cas du langage officiel ! A deux étages, la collusion : non seulement c’est un ancien Baassiste qui aide les soldats américains, mais aussi les troupes de la mort sont sunnites et non chiites ! Une accusation gravissime !

Qui accuse des vétérans d’une bonne vieille méthode inaugurée il y a bien longtemps déjà : “According to the investigative writer Max Fuller (National Review Online), the key CIA manager of the interior ministry death squads ’cut his teeth in Vietnam before’ in Vietnam before moving on to direct the US military mission in El Salvador“… Du Vietnam à l’Irak, en passant par le Salvador. Le terrorisme a décidément souvent bon dos au pays de la liberté… A vous de vérifier davantage désormais ces informations qui fleurent tant la propagande éhontée. (more…)

[Agoravox - 13/03/2008]
(…) Un autre phénomène de désinformation choquante est celle des attentats de début d’année à Bagdad, (…) L’explosion fait alors mauvais genre car elle tombe mal question relations publiques.

Qu’à cela ne tienne, dans la journée on va lui rajouter une dimension ignominieuse, censée provoquer encore plus de dégoût chez des gens comme vous et moi, dans le but de démontrer que l’horreur est telle… que n’importe quelle répression pourrait être acceptée. Du genre… admettre et surtout ne pas condamner la torture de prisonniers, par n’importe quel supplice, peu importe… pourvu qu’on puisse démontrer qu’un seul aveu éviterait une tuerie de ce genre.

Souvenez-vous : un officiel, quelques heures après les attentats, annonce que les deux kamikazes sont des femmes, et qu’elles sont… trisomiques. Le terme, édulcoré dans les traductions françaises de l’annonce des attentats, est bien présent dans les originaux.

C’est d’abord un général américain qui s’y colle pour dénoncer l’odieux attentat : “a U.S. military spokesman for the Baghdad area, Lt. Col. Steve Stover, also said at the time that medical experts with his division had examined the photos and agreed the women probably suffered from the genetic disorder. “They were both females and they both looked like they had Down syndrome.”

Puis c’est à un chef de la police irakienne, aux ordres, on le sait, des Américains : “Lt. Gen. Abboud Qanbar, the chief Iraqi military commander in Baghdad, said soon after the attacks that photos of the women’s heads showed they had Down syndrome, but he did not offer any other proof“.

Un autre insiste encore pour la thèse déjà évoquée “We found the mobiles used to detonate the women, Major-General Qassim Moussawi, an Iraqi military spokesman, said. He said that both women had Down’s syndrome.”

Mais très vite, déjà, les conclusions bien hâtives des militaires sont mises en doute par les journalistes sur place “A cell phone image of one of the heads viewed by The Associated Press was inconclusive.” “There was speculation that the heads could have been distorted by the blast, leading police initially to believe they had Down syndrome.

Cela n’empêche un intervenant de poids d’affirmer que ce sont bien des femmes atteintes de trisomie 21, en insistant sur le fait que c’est donc encore plus horrible que d’habitude, si tenté que l’on puisse parler d’habitude “Iraqi and American officials blamed al-Qaeda, and accused the terrorist organisation of plumbing new depths of depravity.” C’est obligatoirement Al-Quaïda , puisque c’est pire que la “normale”. Dont acte. (more…)

[Michael Moore - 24/03/2008 - Traduction : Grégoire Seither ]

Chers amis,

C’est ironique n’est-ce pas, que ce soit précisément le Dimanche de Pâques que meure le quatre millième soldat américain en Irak. Rappelez moi ce que disait ce prédicateur “radical”, comme quoi Dieu, dans sa sagesse infinie, ne “bénissait” pas particulièrement les Etats-unis ces derniers temps. Est-ce que cela vous étonne ?

4 000 morts. Les statistiques éparses permettent d’estimer à plus de 100 000 les blessés graves et les mentalement détruits par cette guerre. Quand aux Irakiens, même les experts militaires commencent à accepter l’idée que le nombre de victimes puisse avoir atteint le million.

Nous allons payer les conséquences de tout cela pendant longtemps encore. Dieu va continuer à bénir l’Amérique.

Et pendant tout ce temps, où est notre Darth Vader national ? Et bien il est - entre autres - à la télévision cette semaine. Un journaliste d’ABC News a posé une question à Dick Cheney concernant l’Irak : “Deux tiers des Américains disent que cette guerre n’en vaut pas la peine.”

Cheney lui a coupé la parole avec une réponse lapidaire : “Et alors ?

“Et alors ?” Comme dans, “Qu’est ce que j’en ai à foutre ?” Ou pour parler comme Cheney en à l’habitude, “Fuck you. J’m'en tape !

Incrédule, le journaliste lui demande : “Vous n’êtes pas concerné par l’opinion de deux-tiers de la population Américaine ?“. Et Cheney répond : “Non, on ne va pas laisser notre politique être influencée par les variations des sondages d’opinion“.

J’aimerais que chaque Américain prenne le temps d’aller voir Dick Cheney leur faire un doigt d’honneur virtuel, à eux et à l’ensemble du peuple Américain. Allez voir ce lien : <http://thinkprogress.org/2008/03/19/cheney-poll-iraq/> et faites le circuler.

Puis posez vous la question pourquoi nous ne nous sommes pas encore mobilisés pour le virer, lui et sa marionnette, de la Maison Blanche. (more…)

[Foreign Policy Magazine - 10/03/2008 - Trad. Grégoire Seither]

Samedi dernier, le président George W. Bush a tranquillement mis son veto à une loi qui aurait obligé la CIA a revenir dans le droit chemin. Si la loi avait été votée, les méthodes d’interrogation les plus dures  - simulacre de noyade (waterboarding), températures extrèmes, chocs électriques (gégène) - seraient devenues illégales.

Dans ce numéro spécial de FP, nous sommes allés interroger plus de 3 500 militaires pour connaître leur opinion sur la torture et pour savoir si, d’après eux, “ça marche”.

Nous avons également parlé avec le célèbre officier Nagl, spécialiste mondialement connu de la lutte anti-insurectionnelle, qui nous a dit que Jack Bauer avait tout faux dans la série “24 h chrono”.

Enfin  Jack Cloonan, spécialiste en interrogatoires pour le FBI, nous a livré quelques secrets pour faire chanter un terroriste comme s’il était un canari.

VIDEO : LT. COL. JOHN NAGL “L’EFFET JACK BAUER”
Le célèbre officier de l’armée U.S. est un expert mondialement reconnu en lutte anti-insurrectionnelle. Ses ouvrages sur la question sont enseignés dans toutes les académies militaires. Il nous parle de la série télévisée “24 h chrono”, de son influence sur les esprits des soldats U.S. quand à la torture et des conséquence que cela à pour la lutte contre le terrorisme. (Vidéo en anglais) :

http://foreignpolicy.com/story/cms.php?story_id=4223

COMMENT BRISER LA VOLONTÉ D’UN TERRORISTE ET LE FAIRE PARLER ?
Comment réussir à faire parler un terroriste ? Jack Cloonan, expert en interrogatoires au FBI a réussi à faire “mettre à table” certains des agents les plus coriaces d’Al Qaïda. Dans cette interview, il nous explique quelques unes des méthodes employées pour faire parler un terroriste. (Interview en anglais) :

http://www.foreignpolicy.com/story/cms.php?story_id=4193

LES ANCIENNES CONVENTIONS DE GUERRE SONT ENCORE LES MEILLEURS
Les Conventions de Genève permettent de protéger les civils et les militaires en temps de guerre. Mais ces règles durement acquises sont attaquées de toutes parts : les terroristes les ignorent et les gouvernements sont de plus en plus nombreux à les trouver obsolètes et inadaptées à la guerre moderne. Mais avec chaque violation de ces conventions, la guerre devient plus meutrière pour tout le monde. (Article en anglais) :

http://www.foreignpolicy.com/users/login.php?story_id=4167&URL=http://www.foreignpolicy.com/story/cms.php?story_id=4167

LA POSITION AMBIGUE DES MILITAIRES VIS A VIS DE LA TORTURE
Foreign Policy et le Center for a New American Security ont récemment interrogé plus 3,400 officiers de l’armée, en service ou à la retraite, ayant tous officié aux plus hauts niveaux de commandement. Nous leur avons demandé si, selon eux, la “Torture n’est jamais justifiable” et leurs réponses révèlent une profonde ambiguité vis à vis des méthodes d’interrogation brutales. (Article en anglais) :

http://www.foreignpolicy.com/story/cms.php?story_id=4198