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NOUVEL AVIS DE CATASTROPHE… PAS NATURELLE ?

[La Chronique Agora - 25/06/2008]

(…) Un an plus tard, il ne se passe pas une semaine sans que des rumeurs de fermeture de fonds ou de reprises d’actifs dans les bilans — comprenez, le remboursement d’une partie de leur argent à de gros clients qui sans cela auraient tout perdu — ne circulent dans les salles de marché.

Aujourd’hui, ce sont les fonds souverains qui détiennent les cordons de la bourse planétaire. Et eux, ils n’ont pas besoin de s’endetter pour prendre possession — comme on assemble patiemment un puzzle — des vaisseaux amiraux de la finance internationale et pour décider du destin de millions de clients probablement pour des décennies.

Il leur suffit d’attendre la prochaine vague de dépréciations d’actifs et surtout l’éclatement au grand jour de la bulle des CDS. A ce propos, selon le Financial Times, généralement bien informé, les monoliners Ambac, FGIC et MBIA seraient en train de négocier rien moins que l’annulation de 125 milliards de dollars de contrats d’assurance (CDS) couvrant des CDO (paquets de dettes synthétiques constitués de tous les dérivés de crédit à haut risque imaginables).

Pour rendre cette affaire plus parlante, imaginez qu’au lendemain du passage de l’ouragan Katrina fin août 2006, les principaux assureurs de la Nouvelle-Orléans aient demandé aux habitants des quartiers inondés de renoncer volontairement au versement des primes prévues en cas de rupture des digues, au motif que si chacun réclame son dû, les rehausseurs de crédit devront mettre la clé sous la porte… et si un tel cas de figure survenait, plus personne ne toucherait un seul centime dans tout le pays en cas d’accident de voiture, de vol ou d’incendie.

Les Etats-Unis — et de nombreux pays — disposent d’une parade pour sauver les réassureurs et, par ricochet, la confiance dans le système : elle consiste à décréter l’état de catastrophe naturelle dans les zones les plus gravement sinistrées.  C’est la solidarité nationale — le budget de la nation — qui se substitue aux entreprises privées… et personne n’y trouve rien à redire car il y va du salut de dizaines, voir de centaines de milliers d’individus.

Dans le cas de négociations visant à soulager les monoliners du fardeau des CDS, il s’agirait d’épargner à de richissimes institutions financières — ayant mal calculé leurs risques — la pénible obligation de verser des sommes colossales à leurs richissimes clients. Clients qui auraient abusé leur confiance avec la complicité des agences de rating qui notaient triple A des lingots de plomb recouverts d’une mince pellicule d’or fin.

De nombreux observateurs s’étonnent que les monoliners n’aient pas eu la tentation de gratter un peu la surface alors que les masses d’or qu’ils s’engageaient à couvrir représentaient symboliquement plusieurs fois la quantité extraite sur la planète Terre depuis les premiers pharaons d’Egypte. Ils ont assuré des pyramides de dettes plus imposantes que celle de Kheops alors que la totalité des stocks d’or connus représenterait l’équivalent des 15 derniers mètres de l’édifice !

Faut-il leur pardonner un tel aveuglement au nom de l’aléa moral sous prétexte que leur faillite entraînera celle d’une cascade d’autres institutions financières, dans le cadre d’une spirale qui ne serait pas sans rappeler la crise de 1929 ?

Pensez-vous que la Fed puisse sortir de son chapeau un nouveau décret de “catastrophe pas naturelle” sur le modèle de Bear Stearns ou de Northern Rock ? Pourra-t-elle faire jouer la solidarité, c’est-à-dire en appeler au contribuable ? N’oublions pas que nombre d’entre eux sont sous le coup d’une expulsion ou d’une saisie — sans état d’âme — ordonnée par ceux-là même qui les appelleraient maintenant à la rescousse…

Et tout ceci au nom de la sauvegarde du libéralisme et de la prétendue capacité des marchés à déterminer la juste valeur des actifs ainsi que la meilleure estimation des risques !

Beaucoup doutent à présent de la possibilité d’une telle issue… et il serait imprudent de miser sur l’altruisme des fonds souverains. Les choses pourraient donc rapidement mal tourner et cela se paye cash.

http://www.la-chronique-agora.com

 

<<Guichetier de la Poste, c’est un travail particulièrement réservé aux déficients mentaux dont on a pas voulu à la Gendarmerie ou à l’Armée>> - ce n’est pas moi qui le dit, c’est Marcel Aymé il y a 60 ans… comme quoi.

 

[Blog Indociles - 24/06/2008]
Le 20 novembre, Dominique, ingénieur, en arrêt de longue maladie, est allé à la Poste pour presque rien. Un mandat de 9,50 euros à retirer. A Crecy la Chapelle en Seine et Marne.

« On m’a demandé une pièce d’identité, raconte-t-il. Je l’ai présentée. Mais cette carte a été faite, il y a six mois, quand j’étais en chimio… Je n’ai pas de cheveux sur la photo. Mes cheveux ont repoussé depuis. L’employée m’a dit: “il n’y a pas de cheveux… “. Alors j’ai sorti mon permis, et elle m’a dit la même chose : ” Mais c’est pareil: il n’y a toujours pas de cheveux”. Alors j’ai sorti la photocopie de mon ancien permis. L’employée m’a dit “ah bon, je vais voir avec ma chef si elle peut signer”.

J’ai attendu au guichet, et c’est là que j’ai vu arriver deux gendarmes. Je n’ai pas cru que ça pouvait être pour moi… Mais si: trente secondes plus tard, l’un d’eux m’a dit: “vous voulez bien nous suivre monsieur”. La poste avait appellé la gendarmerie! J’ai dit aux gendarmes que je voulais leur parler en particulier. Ils m’ont traité comme un enfant. Ils m’ont dit de me taire, et m’ont menacé de me placer en garde à vue. Il a fallu que je me taise. Et j’ai dû leur expliquer que j’avais été en chimio. Ils m’ont reproché d’avoir la photocopie de mon permis de conduire. “C’est interdit”, m’ont-ils dit. J’ai écouté. Ils ont déchiré la photocopie sous mes yeux. Puis ils sont partis. Je suis retourné au guichet, et l’employée m’a dit “attendez, je vais voir”…. Elle n’avait toujours pas l’accord de sa chef. Je suis parti sans attendre. Je n’arrive pas à m’en remettre. »

Dominique a songé à porter plainte. « Abus d’autorité peut-être? », suggère-t-il. « En tous cas, si vous avez un cancer, évitez la Poste! », conclut-il. De son côté, la responsable du bureau de poste de Crécy la
Chapelle, jointe au téléphone estime, sans l’ombre d’un doute, avoir fait son « devoir ».

http://indociles.blogs.liberation.fr/laske/2007/11/vos-papiers.html

[Addison Wiggin - Chronique Agora - 27/05/2008]

(Extrait du livre d’Addison Wiggin, Le Déclin du Dollar)

Une récession est un recul, un déclin du PIB, de l’emploi et du commerce. Il n’est pas étonnant de voir que la plupart des gens considèrent de telles forces économiques en termes de pertes d’emploi, ce qui n’est qu’un seul aspect de l’ensemble du tableau. Mais tout comme la récession a une signification large, il en va de même pour la reprise.

Par le passé, les récessions américaines résultaient d’une politique monétaire et de crédit stricte. Cela se traduisait par des difficultés à obtenir des prêts (surtout pour les propriétaires immobiliers et les petites entreprises). Un des symptômes d’une récession, c’était qu’on entendait les gens dire que leurs finances étaient “un peu justes”.

On entend rarement ce genre de choses actuellement. Pourquoi ? Parce que l’argent n’est plus “juste” de nos jours ; il a simplement de moins en moins de valeur. Les récessions à l’ancienne, et la politique monétaire stricte qui allait avec, forçaient les consommateurs et les entreprises à réduire leurs excès d’emprunts et de dépenses — ils devaient se serrer la ceinture. Ce changement de comportement finissait par rééquilibrer l’économie et le système financier. Moins recourir au crédit lors d’une récession est une forme de diète économique. Il faut maigrir, suite au resserrement monétaire, de manière à ce que l’économie puisse à nouveau entrer dans les pantalons moulants qu’elle portait l’été précédent. La plupart d’entre nous savent exactement ce que c’est, et ce que cela signifie.

Quelque chose a changé aux Etats-Unis. L’économie du pays est frappée d’obésité morbide, et ses citoyens ont abandonné depuis longtemps tout désir de perdre du poids. Ils achètent simplement des espérances de plus en plus grosses. Ils vivent dans une bulle.

Lorsque nous intervenons lors de conférences et parlons aux gens un peu partout aux Etats-Unis, nous sommes souvent surpris par le peu de connaissance qu’ils ont sur l’argent qu’ils mettent dans leur portefeuille. Depuis 1913 et l’approbation du Federal Reserve Act, le gouvernement fédéral a cédé à des intérêts privés le pouvoir sur l’argent qui lui a été expressément attribué par la Constitution. L’article I de la Constitution américaine donne au Congrès le pouvoir de battre monnaie et d’en réguler la valeur. Mais ce pouvoir a été délégué à la Fed, qui est, dans les faits, un cartel bancaire et ne fait pas partie du Congrès. Il ne s’agit pas là de politique ou d’économie ennuyeuse. En permettant à la Fed d’avoir ce pouvoir, les citoyens n’ont plus voix directe sur la manière dont la politique monétaire est décidée — non que cela soit très utile, de toute façon. La perte de l’argent sain — de l’argent adossé à un actif tangible, plutôt qu’à un procédé gouvernemental — est le déséquilibre principal affligeant le dollar.

Les passages du pic au gouffre constatés lors de récessions passées prouvent cet argument : les Etats-Unis ont modifié leur manière de prendre et perdre du poids économique, et ils ne retrouvent pas la santé comme avant ; quelque chose a radicalement changé et — comme dans des sables mouvants — le pays s’enfonce peu à peu.

Voilà pourquoi la crise du dollar est invisible. Personne ne veut vraiment s’y intéresser, et la Fed permet de l’ignorer en déclarant que tout va bien. Tant que les sociétés de cartes de crédit continuent de distribuer leurs rectangles de plastique et d’augmenter les plafonds des cartes, pourquoi s’inquiéter ? Voilà qui définit en une phrase le problème économique qui sous-tend l’effondrement du billet vert.

Un économiste balaierait ces changements d’un revers de la main, décrétant qu’ils sont cycliques, ou qu’il s’agit tout simplement du signe que, lors de la dernière reprise, la balance a penché du côté de la consommation — ce qui affecte l’issue du problème. Mais qu’est-ce que cela signifie ? Si nous ne sommes plus prêts à accepter un resserrement monétaire comme une réalité indissociable de la partie baissière du cycle économique, comment pouvons-nous maintenir une croissance économique ? Combien en faudra-t-il ? Et que se passera-t-il lorsque les excès de dettes et de crédit, apparemment infinis, finiront par rattraper les Etats-Unis ?

(*) Addison Wiggin est le Directeur du Daily Reckoning, l’équivalent américain de La Chronique Agora. Mr Wiggin étudie, commente et écrit sur les marchés depuis plus de dix ans. Avec un master de philosophie de l’université de St John, il adopte un point de vue global et contrarien sur les marchés américains et mondiaux.

http://www.la-chronique-agora.com/redacteurs/AddisonWiggin.html

[Communiqué du Réseau Voltaire - 13/05/2008]

Depuis sa création, le Réseau Voltaire n’a cessé d’ouvrir des débats et de susciter des polémiques. Ses adversaires ont lancé des campagnes visant à l’intimider ou à le discréditer. Aujourd’hui, ils veulent le faire disparaître.

Au cours des six dernières années, le département US de la Défense a interdit aux grands médias d’évoquer notre action sous peine de suppression de leurs accréditations ; le département d’État nous a classé parmi les « principales sources de désinformation anti-américaine dans le monde » (probablement un hommage du vice à la vertu) ; des émissaires du Conseil de sécurité nationale des États-Unis nous ont présenté des offres de corruption ; une unité spécialisée de Tsahal a hacké notre site Internet ; des contrats ont été lancés contre notre président et contre certains de nos collaborateurs sud-américains. Cependant, jusqu’en mai, les autorités françaises ont garanti notre sécurité physique, notre liberté de circulation et d’expression. Il en va autrement aujourd’hui : les pressions sont plus fortes, elles s’étendent à notre entourage, et nous ne pouvons plus compter sur la bienveillance de la France.

Nos principaux collaborateurs parisiens ont non seulement été placés sur écoutes, mais ont fait l’objet de filatures permanentes pour identifier nos sources d’information. De proche en proche, cette surveillance s’est étendue à nos familles et à nos amis.

(more…)

[VNU Net - 13/05/2008]
Des routeurs contrefaits pourraient contenir des malwares, déclare l’agence d’investigation gouvernementale américaine.

Le Federal Bureau of Investigations (FBI) a dévoilé certains détails concernant son enquête sur du matériel Cisco acheté par le gouvernement américain mais piraté. L’opération Cisco Raider a été mise en route après que les départements gouvernementaux se soient plaints d’avoir acheté du matériel de réseau qui, bien que de marque Cisco, avaient été construits par des fabricants tiers.

Après enquête, il a été déterminé que plus de 3500 articles piratés ont été vendus au gouvernement pour une valeur de 3,5 millions de dollars. “La vente libre de matériel de réseau contrefait est un facteur de risque significatif pour la sécurité publique et doit être arrêtée”, déclare Alice S. Fisher, Procureur général adjoint au niveau fédéral.

“Il est d’une importance capitale que les administrateurs de réseaux des secteurs privé et gouvernemental fasse rapidement le nécessaire pour empêcher l’installation de matériel contrefaits dans leurs réseaux.”»…

http://www.vnunet.fr/fr/news/2008/05/14/le_fbi_se_preoccupe_de_l_equipement_reseau_cisco_qui_a_ete_pirate

[Legalis Net - 17/04/2008]

Le régime de responsabilité des hébergeurs, prévu par la loi pour la confiance dans l’économie numérique, doit évoluer, concluent les députés Jean Dionis du Séjour et Corinne Erhel, auteurs d’un rapport d’information sur l’application de cette législation.

Bien que la LCEN n’ait que 4 ans, il faudrait déjà la moderniser pour prendre en compte l’évolution de l’internet, et notamment l’explosion du web 2.0 et les demandes des acteurs de l’internet soumis à une multiplication de procédures judiciaires. Telle n’est cependant pas l’opinion du gouvernement qui, a priori, ne serait pas partisan de toucher au statut des hébergeurs.

Par ailleurs, Charlie McCreevy, commissaire européen chargé du marché intérieur et des services, reste opposé à une réforme de la directive « commerce électronique » dont le régime de responsabilité des hébergeurs est issu. Jean Dionis du Séjour est frappé par la multiplication des contentieux, alors que selon lui la LCEN est parfaitement claire. Elle a créé un statut d’hébergeur distinct de celui d’éditeur. Le député estime donc que « cette distinction ne doit pas être vidée de son sens par des décisions de justice ».

http://www.legalis.net/breves-article.php3?id_article=2277

[Small Brother - 11 mai 2008]
L’information a été publiée par différents blogs: une voiture surmontée par un impressionnant dispositif de prises de vues à 360° sillonne les rues de différentes villes françaises comme Lille ou Paris. L’opération est réalisée par Google qui alimente ainsi son nouveau système Street View associé à Google Earth et qui permet de visiter les lieux comme si on y était.

Après la cartographie et les vues satellites, il s’agit donc d’un raffinement qui franchit un pas parfois problématique. En effet, les rues ne sont pas photographiées vides et Google va devoir régler l’épineux problème du droit à l’image. Comment vont réagir les personnes qui vont se trouver ainsi exposées au yeux du monde entier, souvent sans même s’être rendues compte qu’elles étaient photographiées? Le plus simple, pour Google, est sans doute de flouter systématiquement les visages et les plaques d’immatriculation…

http://www.smallbrothers.org/actu_Google_photographie_rues_Paris_11_05_2008.htm

Et encore, elle a de la chance, elle s’appelle Julie…  si elle s’appelait Fatima ou Fatou, elle atteindrait même pas le plafond de verre…

[L'Expansion - 30/04/2008]

Des obstacles invisibles à la promotion des femmes en entreprise? Ailleurs peut-être, mais pas chez nous…

http://www.lexpansion.com/carriere/le-plafond-de-verre_151493.html?xtor=ES-103

Des produits de plastique dans la mire de Santé Canada :Plusieurs produits de la vie courante, dont certains biberons, contiennent des bisphénols A (BPA).

[Ariane Lacoursière - La Presse - 15/04/2008]

Dès le mois de mai, ces molécules qui se retrouvent aussi bien dans les canettes de boissons gazeuses que sur les revêtements de CD pourraient être qualifiées de «dangereuses» par le gouvernement. Des entreprises ont déjà commencé à retirer de leurs tablettes les produits contenant des bisphénols A.

Biberons, bouteilles, canettes, casques de hockey, scellants dentaires… Plusieurs produits de la vie courante contiennent des bisphénols A (BPA). «Ces molécules sont utilisées pour faire du polycarbonate, un plastique dur et transparent», explique Pierre Ayotte, de l’Institut national de santé publique du Québec.

En février dernier, les BPA ont fait les manchettes au Canada. Des groupes de consommateurs s’étaient inquiétés du fait que plus de 90% des biberons en plastique vendus au pays sont composés de cette substance.

C’est l’influence hormonale des BPA qui soulève la controverse. Les bisphénols A agissent un peu comme des oestrogènes. Chez l’humain, ils peuvent entraîner des débalancements hormonaux. On les soupçonne aussi de causer les cancers de la prostate et du sein.

«Chaque fois qu’on utilise un biberon ou une bouteille qui contient des bisphénols A, une petite quantité se libère», explique M. Ayotte. Il est toutefois difficile de savoir si la dose libérée est suffisante pour avoir des effets néfastes sur la santé. Les études sont contradictoires sur le sujet.

Malgré tout, Santé Canada classera les bisphénols A et une quinzaine d’autres produits dans les «substances dangereuses» dès la mi-mai, selon le quotidien Toronto Star. Santé Canada refuse pour l’instant de le confirmer. «Le ministre (de la Santé) a dit que quand il aura une annonce à faire, il la fera», s’est contenté de dire un porte-parole de l’organisme.

Si le gouvernement allait de l’avant, le Canada deviendrait le premier pays au monde à qualifier les BPA de dangereux. Il ne fera probablement pas bande à part très longtemps. Mardi, le National Toxicology Program des États-Unis a annoncé avoir réalisé une étude prouvant que les bisphénols A peuvent être dangereux pour la santé.

Même si le Canada n’a pas encore présenté sa position, certaines compagnies ont déjà commencé à réagir. Mardi, le Groupe Forzani, propriétaire de 64 Sports Experts au Québec, a entrepris de retirer toutes les bouteilles d’eau contenant des BPA des tablettes de ses magasins.

La Compagnie de la Baie d’Hudson a aussi annoncé le retrait de tous les produits pour bébés contenant des BPA.

Les chaînes Mountain Equipment Co-op et Lululemon Athletica vendent depuis quelques semaines des bouteilles d’eau sans bisphénol A.

Quelle bouteille choisir ? Seuls les plastiques durs et transparents, comme celui des bouteilles de sport, contiennent des bisphénols A. Les plastiques mous, comme ceux des bouteilles d’eau Naya et d’autres marques, n’en contiennent pas. Pour savoir si un plastique est un polycarbonate (contenant des BPA), on peut regarder le sceau de recyclage. Les polycarbonates sont représentés par le chiffre 7 dans le petit triangle fléché, accompagné des lettres PC.

http://www.cyberpresse.ca/article/20080417/CPACTUEL/804170678/6688/CPACTUEL03

Pour une fois, je suis d’accord….

La "contre-banderole" du PSG
[Pingoo - 15/04/2008]

J’avais pas vu ça tiens, on en a peu parlé surtout… Une banderole récement déployée par les suporters de PSG, qui ne s’attaque cette fois pas à ces pauvres gens du nord, mais aux médias. Plutôt bien vue.

Sinon pour ceux qui aiment les banderoles, y’en a tout plein ici :).

http://www.pingoo.com/2008/04/15/au-psg-on-aime-les-banderoles-en-fait/

Il n’y a pas qu’aux pochetrons que la police fait les poches… si vous allez à une manif, évitez d’avoir trop de fric sur vous en cas de garde à vue. Il arrive souvent qu’il manque un billet de 20 Euros par ci, par là, au moment où on vous rend vos affaires. Trop content de ressortir, vous ne dites rien, et hop !

Les flics ne feront plus les poches aux pochetrons, décrète l’Intérieur

[Bakchich - 15/04/2008]

Dans une note de service que s’est procuré « Bakchich », le directeur central de la Sécurité publique demande à toutes ses brigades d’arrêter de prélever illégalement de l’argent sur les personnes arrêtées en état d’ivresse sur la voie publique comme c’est encore le cas dans « certains services ». Les flics vont trinquer… ou plutôt ne trinqueront plus.

Sarko III, c’est parti. On nous l’avait promis, l’élan réformateur est en route et rien ne pourra l’arrêter. Première pierre de l’édifice, et dieu sait si le chantier est vaste, l’Ivresse Publique et Manifeste (IPM) ! Eric le Douaron en a même la gueule de bois. Dans une note de service datée du 23 janvier 2008, que Bakchich s’est procurée, le directeur central de la Sécurité publique s’adresse à ses troupes pour les rappeler à l’ordre. Désormais nos amis en casquette sont priés de ne plus prélever de « somme forfaitaire » lors de la « fouille des personnes placées en dégrisement ». Une « somme forfaitaire » qui atterrissait, jusque là, tout droit dans les « caisses dites des ‘IPM’ ».

Veuillez pardonner la maison poulaga, tout ceci relève d’un léger problème d’interprétation. En effet, le code de la santé publique prévoit qu’ « une personne trouvée en état d’ivresse dans les rues, chemins, places, cafés, cabaret ou autres lieux publics, est, par mesure de police, conduite à ses frais au poste le plus voisin ou dans une chambre de sûreté, pour y être retenue jusqu’à ce qu’elle ait recouvré la raison ».

Certains de nos braves flics, qu’on ne saurait soupçonner de mauvaise foi, avaient lu : « Bourré tu es, prélevé tu seras, le pot de fin de semaine tu financeras ! ». Plus sérieusement, Bakchich a tenté de savoir où allait l’argent de ces « caisses IPM », mais en v(a)in.

Treize ans pour réagir

Et comme le souligne Le Douaron dans sa note : « L’état du droit interdit aujourd’hui de mettre en œuvre ce recouvrement. » Ces mystérieuses caisses ‘IPM’ « sont en effet prohibées depuis la loi d’orientation et de programmation pour la sécurité du 21 janvier 1995 dont l’article 25 fait obligation de verser au fond de concours abondant le budget de ministère de l’Intérieur les sommes qui peuvent être prélevées à l’occasion de l’activité des services de police. » Treize ans après, il était temps d’apporter cette éclairante précision et ainsi couper la tête du verre solitaire.

Et le directeur de la sécurité publique, perspicace, de noter : « la perception et l’utilisation de ces fonds irrégulièrement collectés érigent les fonctionnaires concernés gestionnaires de fait des deniers de l’État. » Effectivement, l’idée fait frémir. Voilà bien le genre de nouvelles que l’on aimerait consommer avec modération.

http://www.bakchich.info/article3367.html

[The Raw Story | Daily Show - 9/04/2008 - Trad. Grégoire Seither]

Jon Stewart a ouvert son émission en citant le récent rapport sur la sécurité des avions aux Etats-Unis, rapport qui relève des milliers de cas de trains d’aterrissage déféctueux, d’électronique défaillante, de fissures dans le fuselage, les hublots et les pare-brise, de systèmes anti-incendie hors d’usage ou encore d’écrous et rivets de mauvaise qualité.

Pour économiser sur leurs marges, de très nombreuses compagnies d’aviation rognent sur le coût de la maintenance et des réparations” a déclaré Stewart, “et quand les inspecteurs de la Federal Aviation Administration ont signalé la chose à leur administration, leurs chefs leur ont dit d’aller se faire voir. … Ainsi, quand un inspecteur de la FAA a rédigé un rapport désastreux sur la sécurité chez Southwest Airline, la compagnie s’est plainte à la FAA et a demandé qu’on lui envoie un inspecteur moins zélé. Et bien, la FAA a muté l’inspecteur et a envoyé un agent plus docile.”

C’est quand même drôle ; quand vous prenez l’avion dans ce pays, on vous examine de pied en cap et on vous passe aux rayons X. L’avion dans lequel vous allez monter par contre, a tout juste eu droit à un coup d’aspirateur, et encore !

Il faut bien comprendre, que pour l’administration actuelle, si un passager fait exploser un avion, alors c’est un échec de la guerre contre le terrorisme. Par contre si l’avion explose pour une raison technique, alors c’est simplement le marché qui s’autorégule.”

Le collègue de Stewart, Jason Jones a souligné la similitude entre les rapports sur la manière dont la FAA se charge d’assurer la sécurité des avions et les rapports sur la gestion de l’administration de veille sanitaire  (FDA Food and Drug Administration) ou encore la protection de l’environnement (EPA Environmental Protection Agency) et la gestion de la sécurité dans les mines.

Ce n’est pas une similitude, c’est une litanie sanglante de “c’est la faute à pas de chance”. Cela va de la gestion catastrophique des secours suite au cyclone Katrina à l’affirmation par Mme  Todd Whitman, directrice de l’EPA, qui voulait nous faire croire qu’il n’y avait rien de toxique dans les fumées et poussières du World Trade Centre. Et puis il y a les nombreuses catastrophes minières, les digues qui lachent, le réchauffement climatique, les jouets fabriqués avec des peintures toxiques, les additifs “sans danger” dans la nourriture qui s’avèrent toxiques….”

“Ces gens là sont d’une incompétence incroyable” à commenté Stewart.

Jones a eu un rire nerveux :”Oh, ce n’est pas de l’incompétence, et c’est bien cela qui me fait peur ! Si ces gens là étaient vraiment incompétentes à ce point là, elles ne seraient pas capable de manger avec un couteau et une fourchette ou de s’habiller tous seuls. Des incompétents à ce point ne seraient pas capables de diriger des administrations de cette taille là. “

http://rawstory.com/news/2008/Daily_Show_Bush_Admin._mosaic_painted_0409.html

Gartner annonce « la fin de Windows tel qu’on le connaît »

[Le Monde Informatique - 11/04/2008]
C’est au fin fond du plus grand hôtel de Las Vegas que deux analystes de Gartner, Michael Silver et Neil MacDonald, ont lâché la bombe : « Windows s’effondre ». S’exprimant dans le cadre du Symposium Itxpo, cycle de conférences régulier ouvert aux clients de Gartner, les analystes ont expliqué que Microsoft devait faire évoluer Windows de façon radicale, « pour le bien des clients, des éditeurs, et. celui de Microsoft ». Pour Gartner, si Microsoft ne veut pas que son système d’exploitation devienne un has been, il doit considérer qu’il s’agit de « la fin de Windows tel qu’on le connaît ». Ils ont ainsi pointé de gros soucis auxquels Microsoft fait face.

D’abord, la croissance du nombre de lignes de code, qui enlève à Microsoft toute réactivité. Gartner note qu’il a fallu 7 ans pour passer de Windows 2000 à Vista, soit deux fois plus que de NT4 à 2000. Et à chaque fois, le nombre de lignes de code a à peu près doublé. C’est lassé par le peu de progrès réalisés lors du développement de Vista, ont expliqué les analystes, que l’éditeur est revenu au code de Windows Server 2003 comme base pour Vista. « C’est en grande partie pourquoi Windows Vista a surtout proposé des améliorations incrémentales. » Du coup, « la plupart des utilisateurs ne comprennent pas quels bénéfices peut apporter Vista, ou ne voient pas pourquoi ils feraient l’effort de migrer depuis XP ».

Vista réarchitecturé, mais une modularité pas suffisante
Ensuite, Windows n’a pas suffisamment gagné en modularité pour satisfaire les exigences d’une industrie qui va de plus en plus vite, et multiplie les types de clients et de besoins, ont ajouté Michael Silver et Neil MacDonald. « Windows a été réarchitecturé en plus de 50 couches, ont-ils précisé. [.] Mais Vista est loin d’être suffisamment modulaire pour permettre de soustraire ou de remplacer des éléments pour le faire tourner sur des équipements plus petits et rester en phase avec les besoins en constante évolution de l’industrie. » Ainsi, Microsoft a dû prolonger la durée de vie de XP pour les PC portables à bas coût. Et de noter qu’il existe certes un Windows Mobile, mais qu’il n’offre pas une expérience utilisateur très satisfaisante, comparée à la façon dont Apple a su porter MacOS X sur son iPhone.

http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-gartner-annonce–la-fin-de-windows-tel-qu-on-le-connait-25840.html

Personne au monde ne te connaît aussi bien que le service “Historique Web” de Google - même ta maman n’en sait pas autant sur toi… On tombe sur nos propres facilités, nos petits intérêts momentanés. C’est peut-être contre cela qu’il faut lutter. Contre nous-mêmes ? Oui ! Parce que nous aimons bien ce qui est moderne et simple. La force de Google ou d’Apple, c’est des interfaces incroyablement faciles et intuitives, qui nous séduisent.

On a tous des amis qui nous ont fait la démonstration de leur nouvel objet superhigh-tech, qui nous vantent à longueur de temps les vertus de leur nouveau téléphone, de leur nouveau PDA [assistant personnel]. Ils sont en train ni plus ni moins de promouvoir le nouvel instrument qui les surveille. Et ils en sont très fiers. Nous sommes tous un peu comme ça. Cela montre que nous sommes modernes. Par moments, il faut savoir se montrer un peu vieux jeu, et accepter que la vie nous soit un peu moins simplifiée.

[Le Monde 2 - 11/04/2008]

Nos téléphones portables sont des mouchards, nos ordinateurs des balances. Les libertés individuelles se réduisent au rythme du développement des nouvelles technologies. Pourtant, loin de nous en inquiéter, nous favorisons cette surveillance en dévoilant nos vies sur Internet ou en utilisant des passes électroniques. Sacrifier sa liberté pour le confort, le divertissement ou la sécurité : Thierry Rousselin, coauteur de “Sous surveillance”, nous met en garde contre ce marché de dupes.

Satellites d’observation, caméras de vidéosurveillance, passeports biométriques, fichiers administratifs, policiers ou commerciaux, puces à radiofréquence, GPS, téléphones portables, Internet : le citoyen moderne est au centre d’un réseau de technologies de plus en plus perfectionnées, et de plus en plus indiscrètes. Chacun de ces outils, censé nous apporter sécurité et confort, nous en demande chaque jour un peu plus sur nous-même, nous classe, voire nous observe. A la fois complices et inconscients, nous avons basculé dans une société de surveillance.

Est-il encore possible d’échapper à ces multiples dispositifs qui nous environnent ? Nous l’avons demandé à Thierry Rousselin, consultant en observation spatiale, ancien directeur de programme d’armement à la Délégation générale pour l’armement, qui publie avec Françoise de Blomac, spécialiste des nouvelles technologies d’information, Sous surveillance (Les Carnets de l’Info), un très utile tour d’horizon de ces technologies, qui tente de faire la part entre fantasmes et vrais risques de dérives.

Quels sont aujourd’hui les grands domaines de la surveillance technologique?

On pourrait tracer des cercles concentriques. Le premier, ce sont les “morceaux” de nous-mêmes, tout ce qui concerne la biométrie. On donne progressivement un certain nombre d’éléments qui nous appartiennent, qui nous identifient. Cela a commencé avec nos empreintes digitales. C’est maintenant au tour de notre ADN, notre iris, la paume de notre main, bientôt notre manière de marcher ou nos tics. Notre identité est en train de se confondre avec notre biologie et nos comportements physiques. Le second cercle, ce sont tous les capteurs qui nous entourent : ceux qui nous regardent avec la vidéosurveillance, les webcams, les drones, les avions, les hélicoptères, les satellites.

Il y a aussi l’écoute, dans tous les sens du terme. Il ne faut jamais oublier que le premier moyen d’écoute, c’est une personne à côté de nous. On peut aussi utiliser nos propres outils, le téléphone notamment. On m’a vu, on m’a écouté, sait-on également où je suis ou qui je suis par le biais de mes propres objets ? Je me suis payé un GPS ou un téléphone portable. Est-ce qu’on est capable de me suivre à cause de ces appareils ? Les multiples cartes –de paiement, de fidélité, d’abonnement– que j’ai dans mon portefeuille racontent-elles des choses de moi en temps réel à chaque fois que je les emploie ? Les formulaires que j’ai remplis depuis trente ans dessinent-ils une image de moi plus précise que mes propres souvenirs ?

Le dernier point concerne l’ordinateur. Est-ce qu’en l’utilisant, je lui transmets des informations au-delà de ce que je suis en train de taper ? Depuis un certain nombre d’années, on voit bien que, dans chaque instruction judiciaire, les policiers embarquent l’ordinateur. C’est bien qu’il peut raconter des choses sur nos activités. Après, il y a Internet. Là, on s’inquiète que des gens soient capables de passer par le réseau pour nous subtiliser de l’information. Est-ce que ma soif de me faire des amis, de me faire connaître ne me conduit pas à raconter trop de choses qui pourraient être, un jour, utilisées contre moi ? Les domaines de surveillance touchent donc aujourd’hui quasiment toutes nos interactions avec le monde extérieur, presque tous nos sens. (more…)

Ces images vous choquent ? C’est le but ! Comme dit notre confrère Rotten : “Can you handle life ?”

[Abolitionist Society - London - 11/04/2008]

Photos d’exécutions capitales de “criminels et associaux” en Chine, prises par les forces de police. La plupart de ces victimes sont découpées et leurs organes prélevés pour être vendus. Certaines exécutions sont même programmées en fonction de la demande d’organes. A noter que de nombreux “criminels” sont des prisoniers politiques, adeptes du Falung Gong ou bien émeutiers sociaux suite aux fermetures d’usines..

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Vers l’Internet a tout faire

[Le Monde - 05/04/2008]
Vous avez fait partie des premiers concepteurs d’Internet. Quel regard portez-vous sur l’évolution du Réseau mondial ?

Vinton Cerf : Beaucoup plus de personnes tentent aujourd’hui d’innover sur Internet. Pour décrire son mode d’évolution actuel, j’utilise souvent le modèle de la fourmilière. Si vous observez deux ou trois fourmis pendant toute une journée, il est probable que peu de choses intéressantes se produiront. Mais il y en a des millions. Et, chaque jour, une ou deux fourmis font une découverte dont profite la fourmilière. Internet fonctionne ainsi. Avec près de 1,3 milliard d’utilisateurs, soit seulement 20 % de la population mondiale, de nouvelles expériences sont tentées quotidiennement. Je suis toujours un peu fébrile lorsque je lis les pages business de la presse, car j’y découvre souvent que quelqu’un a inventé un nouvel usage d’Internet, et qu’il va falloir encore nous adapter…

Qu’apporte le Web 2.0 en matière de nouvelles utilisations du Réseau (blogs, chats, échanges de fichiers) ?

A mes yeux, le terme Web 2.0 relève largement du slogan marketing. Il laisse entendre qu’une nouvelle génération du Web apparaît. Je pense plutôt qu’Internet se transforme selon un phénomène de coévolution : il interagit avec tout ce qui l’entoure, et s’adapte. Les nouvelles applications poussent le Réseau jusqu’à ses limites et contraignent à créer de nouvelles solutions techniques.»…

http://www.lemonde.fr/technologies/article/2008/04/05/vers-l-internet-a-tout-faire_1031349_651865.html#ens_id=1031484

[Le Monde 29.03.08]

Il n’y a pas que sur les routes que les gendarmes ont des radars. Le Service technique de recherches judiciaires et de documentation (STRJD), spécialiste des trafics en tout genre sur le Web, s’est doté, fin novembre 2007, d’un outil de contrôle du réseau. Ce “Big Brother” au service de la loi est un logiciel nommé Advestisearch, l’un des produits phares développés par la société francilienne Advestigo, “spécialiste de la protection des actifs numériques”.

Advestisearch est un moteur de recherches susceptible de reconnaître tout élément numérique multimédia. “Il permet de repérer sur la Toile des contenus identiques ou dotés de points communs avec des contenus de références, et ce dans la plupart des formats utilisés sur Internet, explique Marc Michel Pic, fondateur et directeur des opérations techniques d’Advestigo. Une image, une vidéo compressée, coupée, modifiée ou un texte approximativement recopié peuvent être localisés sur le Net malgré les altérations qu’ils auront pu subir.

Les éléments susceptibles d’être remontés à la surface du Web via ce moteur et de susciter l’intérêt des “Web-gendarmes” sont éclectiques : lettre de menace, recette pour la réalisation d’une bombe, appel à l’émeute, vente d’armes… La liste n’est pas exhaustive. “Notre système pourra également servir dans la lutte contre la diffusion de la pédopornographie, dès lors que l’utilisation de fichiers de référence sera validée par les pouvoirs publics“, souligne M. Pic. (more…)

« Toutes les restrictions aux mouvements de capitaux entre les États membres et entre les États membres et les pays tiers sont interdites » : voilà ce dont nous ne voulons plus. Mettre à bas cet article III-56 est le préalable à toute reconstruction des structures de la finance, c’est-à-dire à tout projet politique de sortie de la configuration présente du capitalisme. Si la présente crise nous en donne l’opportunité et la force, alors elle n’aura pas eu lieu pour rien.

L’économiste Frédéric Lordon estime que la crise actuelle, loin d’être un accident de parcours, est révélatrice des dysfonctionnements structurels de la finance dérégulée. Il est cosignataire d’une pétition réclamant la révision des traités européens qui interdisent aujourd’hui de contrôler les mouvements de capitaux.

Frédéric Lordon s’entretient avec Rosa Moussaoui pour l’Humanité, 21 mars 2008

De nombreux commentateurs et éditorialistes mettent la crise financière sur le compte d’une « folie » qui se serait emparée des marchés. Que pensez-vous de ces interprétations ?

La thèse de la « folie » vaut à peu près ce que vaut celle de « l’immoralité », c’est-à-dire rien. On peine à croire d’ailleurs que la cécité intellectuelle ou l’entêtement idéologique puissent aller jusqu’à une telle nullité de pensée, spécialement au moment où les destructions - financières se produisent là, sous nos yeux, révélant leurs causes les plus évidentes. Le plus étonnant dans cette affaire ne tient presque plus aux événements eux-mêmes - pourtant ô combien spectaculaires ! - mais à l’acharnement de la croyance libérale et à la force du déni.

Si même des catastrophes de cette magnitude ne parviennent pas à dessiller l’escouade des « experts » et des précepteurs de service, on se demande quel degré de convulsion il faudra atteindre pour obtenir d’eux le premier doute… Il faut bien se mettre à leur place cependant : la « folie » et « l’immoralité », c’est tout ce qui leur reste avant d’en arriver à l’indicible mise en question, celle des structures. (more…)

[par Keith Bradsher, New York Times, 29 mars 2008 - Trad. ContreInfo]
Réactions en chaine. L’accroissement de la demande, les déséquilibres du commerce mondial, la baisse du dollar, sans oublier la spéculation - comme aux plus beaux jours de l’Ancien Régime - concourent au renchérissement des aliments de base. Après l’Afrique de l’Ouest, secouée par des émeutes, puis l’Egypte, voici l’Asie à son tour en proie à la violence et aux troubles. La « règle » du marché, loin d’attribuer à chacun sa juste part comme le prétendent ses zélateurs, amplifie et aiguise les tensions mondiales, au gré des déréglements de forces devenues incontrôlables et irrationnelles. Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l’orage, prophétisait en son temps Jaures. Faudra-t-il revivre à nouveau une sanglante catharsis pour que cette leçon redevienne nôtre ?

La hausse des prix et une peur croissante de la disette ont amené certains des premiers producteurs mondiaux de riz à annoncer une limitation drastique de leurs exportations en la matière.

Le prix du riz, qui constitue un des composants de base du régime alimentaire de près de la moitié de la population mondiale, a presque doublé sur les marchés internationaux au cours des trois derniers mois. Le budget de millions de pauvres Asiatiques s’en est trouvé amputé d’autant tandis que grandissent les craintes de désordres civils.

Pénuries et hausses des prix de nombreux produits alimentaires ont généré ces derniers mois des tensions et mêmes des violences de par le monde. Depuis janvier, des milliers de soldats ont été déployés au Pakistan pour escorter les camions acheminant blé et farine. Des protestations ont éclaté en Indonésie du fait de la pénurie de pousses de soja, tandis que la Chine rétablissait le contrôle des prix de l’huile de cuisine, des céréales, de la viande, du lait et des œufs. (more…)

Les diététiciens U.S. estiment qu’il n’est pas possible d’exiger de quelqu’un qu’il perde plus de 10 Kilos… c’est dire l’ampleur du phénomène d’obésité !

[Grégoire Seither - IES News Service - 06/04/2008]

Alors qu’il est illégal de discriminer une personne en raison de sa couleur de peau, son appartenance ethnique ou son genre, il est toutefois parfaitement admis d’avoir des préjugés contre des personnes en surpoids ou obèses.

Une étude menée par le département d’étude de la santé publique de l’université de Yale montre que - dans une société qui idolâtre la “forme”, les personnes en surpoids connaissent des discriminations croissantes… et quand elles demandent au législateur de pouvoir bénéficier des mêmes garanties d’équité que les autres groupes sociaux, elles ne rencontrent que l’incompréhension, voire la dérision.

Publiée dans la dernière édition du International Journal of Obesity, l’étude affirme que “la discrimination contre les gros est quotidienne tant au travail que dans les relations interpersonnelles, et elle survient à un rythme beaucoup plus fréquent que les discriminations en raison de la couleur de peau, de l’âge ou du genre.” Les femmes en surpoids sont deux fois plus victimes de cette discrimination et elles commencent à la subir beaucoup plut tôt dans leur vie que les hommes.

C’est une forme de préjugé qui est encore tout à fait acceptable dans notre culture,” explique la chercheuse Rebecca Puhl, principale auteure de l’étude. ( . . .) Selon Puhl, qui a travaillé pendant neuf ans sur les discriminations que rencontrent des personnes en surpoids, “notre culture nous forme dès notre plus jeune âge à mépriser et ridiculiser les personnes en surpoids. Le meilleur exemple est Hollywood, avec des acteurs comme Wayne Knight, qui ne jouent que des rôles de gros, lâches et fourbes qui sont les premiers à se faire dévorer par les monstres.”

Pour Donnald Nigaata, avocat pour l’association de défense des droits civiques ACLU, “nous avons réussi à faire comprendre aux gens qu’il n’est pas acceptable de discriminer quelqu’un sur la base de la couleur de sa peau, ses origines, son genre, ses orientations sexuelles ou ses convictions… par contre personne ne protestera si je mets quelqu’un à la porte de mon entreprise simplement parce qu’il est ‘trop gros’.”

Pour Rebecca Puhl “Nous vivons dans une société ou le fitness en est venu à symboliser un certain nombre de valeurs culturelles très importantes. Avoir un corps athlétique est devenu synonyme d’effort, de discipline et d’ambition. Malheureusement, si une personne n’est pas mince, ou si elle est en surpoids, ou obèse… alors on en déduira qu’elle n’a pas de volonté, pas d’ambition, qu’elle est paresseuse et gourmande…toutes choses qu’on pourra lui reprocher, à la lumière de son aspect physique.” . . .

“Or, après avoir mené des centaines de test médicaux contrôlés et d’études cliniques, nous savons maintenant que les méthodes de régime qui sont proposées de nous jours rendent très difficile une perte de poids durable. Cela a conduit un certain nombre de groupes d’experts, comme par exemple le National Institute of Health, de conclure qu’on ne peut pas vraiment exiger d’une personne d’être capable de perdre plus de 10% de son poids total et de se maintenir à ce nouveau poids”. . .

Mais pour Puhl, le coeur du problème réside dans le fait que l’obésité est un facteur de discrimination sociale et une source de stéréotypes dévalorisants. Une personne en surpoids se voit renvoyer une image d’elle-même qui ne l’aide pas à s’en sortir. Au contraire, la stigmatisation du surpoids peut mener à la dépression nerveuse, voire à une compensation par la nourriture, ce qui ne fait qu’aggraver le problème.

Le site de Maître Eolas est une mine d’informations toutes plus utiles que les autres, pour les pauvres justiciables que nous sommes. Ce billet en est une démonstration éclatante…

Que faire quand on reçoit un courrier d’avocat ?

[Les leçons de Maître Eolas - 25/03/2008]

Suite du billet précédent : si celui-là posait les bases théoriques, nous allons passer à la pratique : que doit faire un blogueur quand il reçoit une mise en demeure, d’un particulier ou de l’avocat d’icelui ?Retenez bien la formule : c’est la règle des trois P et des deux T :Pas de Panique, Prudence, et une Tasse de Thé.Pas de panique : si une telle lettre ne doit pas être prise à la légère, elle n’est pas synonyme d’Harmaguédon. La première urgence est de ne rien faire : pas de mise hors ligne précipitée, pas de fermeture du site. La personne qui vous envoie une telle lettre expose une demande, fondée sur des griefs. Pour décider de ce que vous allez faire, il vous faut déterminer avec précision les éléments-clefs : qui vous en veut, pourquoi, que veut-il, et est-il déterminé ? Enfin, dernière question : a-t-il raison ? Les réponses aux trois premières questions doivent découler de la lecture de la lettre. Sinon, il vous faudra demander des précisions. La réponse à la quatrième se déduira du courrier lui-même. Enfin, la cinquième question trouvera sa réponse sur mon blog, ou chez un confrère.

http://www.maitre-eolas.fr/2008/03/25/909-que-faire-quand-on-recoit-un-courrier-d-avocat

… et j’aimerais bien qu’on m’explique pourquoi le fric de mes impôts devrait servire à cela ? Depuis quand l’argent public sert-il à sortir de la mouise des zozos délinquants ? L’Etat a-t’il pris en charge les indemnisations des victimes françaises des escroqueries banquaires quand les coupables se sont défaussés ?

Arche de Zoé : la France devrait payer les 6,3 millions d’euros

[Le Figaro - 02/04/2008]

Selon un courrier du gouvernement tchadien en date du 28 décembre 2007, que Le Figaro s’est procuré, Paris se serait engagé à garantir le paiement dû aux parties civiles.

L’État français, quoi qu’il s’en défende, pourrait bien être contraint de garantir le paiement des 6,3 millions d’euros de dommages et intérêts dus par les condamnés de L’Arche de Zoé, en vertu de la décision prononcée fin décembre, par la justice tchadienne. Le ministre tchadien de la Justice a adressé mardi à Rachida Dati, par l’intermédiaire de l’ambassade de France à N’Djamena, un courrier dans lequel il précise : «La compétence d’exécution de la décision de justice tchadienne a été transférée à la France, qui seule garantit l’effectivité du paiement des intérêts civils.»

Le 28 décembre 2007, déjà, Albert Pahimi Padacké avait donné son feu vert au transfèrement des six Français vers Paris par une missive parfaitement explicite, que Le Figaro s’est procurée. On y lit notamment : «Au regard des dispositions de l’article 29 de l’accord franco-tchadien (…) du 6 mai 1976 relatif à l’entraide judiciaire, nous marquons notre accord pour leur transfèrement vers la France en vue d’y purger leur peine. Ce transfèrement n’éteignant pas le paiement des dommages-intérêts, il est entendu que l’État requérant garantit l’effectivité du paiement desdits intérêts civils.» Joint mardi par téléphone, le ministre tchadien précise : «Les autorités françaises, qui ont participé au transfèrement sans jamais contester aucun des termes de cette lettre, se sont par là même implicitement engagées à respecter cette obligation. J’attends donc qu’elles mettent tout en œuvre pour que les familles des 103 enfants perçoivent au plus vite cette somme de 4,12 milliards de francs CFA.»

Une position rejetée par Paris. Le premier ministre, François Fillon, a jugé hier, sur France Inter,«hors de question que les contribuables français paient 6 millions d’euros pour des erreurs que la France n’a pas commises». Interrogé mardi soir, le porte-parole de la Chancellerie, Guilllaume Didier, observe quant à lui : «La France a toujours indiqué que ni le transfèrement, ni la grâce n’éteignait la condamnation civile à verser les dommages et intérêts aux victimes. Cependant, le jugement tchadien ne condamne pas l’État français mais des ressortissants français. Il existe des règles de procédure pour obtenir l’exécution en France de cette condamnation.» (more…)

Où est le problème, si la table est consentante ?

[Tim Carr - IES News Service - 31/03/2008]

Dans la banlieue de Toledo, dans l’Ohio, Art Price Jr., père de famille de 40 ans a été filmé à quatre reprises entrain d’avoir des relations sexuelles avec la table de jardin de son voisin… en plein jour, entre 10h30 et midi.

Selon la police, sur la vidéo, filmée par un autre voisin, “Price apparaît entièrement nu. Il vient sur la véranda, pose la table sur le côté et utilise le trou du parasol pour engager des relations sexuelles avec elle.”

Normalement la police traite ce genre de choses comme un délit. Mais dans le cas de Price, l’acte a été commis en plein jour, à quelques mètres d’une école. C’est donc un crime.”

Art Price Jr., bon père de famille et membre respecté de sa communauté, a reconnu les faits.

Source (on ne déconne pas) : http://www.wtol.com/Global/story.asp?S=8082496

[Mac Génération - 28/03/2008]

La conférence CanSecWest a débuté il y a deux jours. Comme l’année dernière, les organisateurs de cet événement dédié à la sécurité ont mis à disposition des hackers un ordinateur sous Linux, un sous Windows et un MacBook Air sous Mac OS X. Le premier qui réussissait à hacker une machine repartait avec ainsi qu’avec un joli chèque de 10 000 $.

Lors du premier jour où les hackers n’avaient pas le droit d’accéder physiquement aux ordinateurs, ils ont parfaitement tenu le coup. Depuis hier, comme le prévoit le concours, ils pouvaient les approcher. Toutefois, ils n’avaient le droit que d’utiliser les logiciels livrés en standard avec le système.

À partir de ce moment-là, il n’a pas fallu deux minutes à Charlie Miller pour mettre en défaut le MacBook Air. Pour parvenir à ses fins, il a semble-t-il exploité une faille de Safari. Il a pu obtenir le contrôle total de l’ordinateur en se rendant sur un site web malicieux à l’aide du butineur d’Apple. Nul doute qu’il avait préparé son coup longtemps à l’avance. Les détails sont pour l’heure très spartiates. Comme le prévoit le règlement du concours, le gagnant ne peut s’exprimer clairement sur le sujet tant qu’Apple n’a pas été prévenu de la faille et tant qu’elle n’a pas été corrigée.

Charlie Miller n’est pas le premier venu toutefois, il fut l’un des premiers à réussir à hacker l’iPhone l’année dernière (lire notre article : une faille pour l’iPhone). En utilisant un procédé similaire, il avait trouvé un moyen permettant de récupérer à l’insu de l’utilisateur un nombre important d’informations (SMS, Carnet d’adresses…).

Si le Mac est hors jeu, les PC sur Linux et sous Windows Vista tiennent toujours. Cela monte bien qu’aucun ordinateur n’est invulnérable, mais ce n’est pas pour cela que du jour au lendemain, le Mac est devenu une véritable passoire. Notez bien que les hackers ont eu un accès physique au MacBook Air, chose plutôt rare, avant de pouvoir le hacker.

http://www.macgeneration.com/unes/voir/127098/un-macbook-air-hacke-en-deux-minutes 

[Gregor Seither - IES News Service - 26/03/2008]

Le journal San Francisco Chronicle a analysé les 33 000 accidents de ces dix dernières années impliquant des cyclistes  ainsi que les 2 000 accidents au cours desquels des cyclistes ont été grièvement bléssés, voire tués. Il a trouvé que dans 60 % des cas, ce sont les cyclistes qui sont en tort. A moins que cela ne soit un préjugé de la part des policiers…
C’est une épreuve de force sur la route - la tension entre vélos et voitures est devenue si forte, que c’est devenu une guerre” explique le triathloniste et militant du vélo Marc Evans, à la tête d’une campagne pour le respect mutuel sur la route et qui veut mobiliser la communauté cycliste, motocycliste et automobile afin de réduire le nombre d’accidents meurtriers.

Une analyse depuis 1997, des 33 000 accidents de la circulation dans la région, ayant impliqué des vélos, montre que dans les accidents les plus graves, c’est le comportement de conduite des cyclistes qui est généralement tenu pour responsable de l’accident.

Les données collectées par la police routière (California Highway Patrol) indiquent que, dans les 2 000 accidents dans lesquels des cyclistes ont été tués ou grièvement blessés, les cyclistes sont tenus pour responsables dans 1,165 des cas (60%); les conducteurs n’étaient en tort que dans 520 cas (26 %). Dans les autres cas (14%), personne n’était directement en tort.

Mais attention : les avocats de la cause cycliste arguent que ces statistiques peuvent aussi être le fruit d’un préjugé de la part des officiers de police, qui ont tendance à prendre le parti du conducteur automobile et à “dire que c’est la faute de la victime”… d’autant que les cyclistes accidentés n’ont pas toujours le temps ou les moyens de donner leur point de vue, étant donné qu’on est entrain de les soigner ou de les emmener sur un brancard.

Pour Leah Shahum, directrice de la San Francisco Bicycle Coalition : “Il y a un point de vue largement partagé par la police dans cette ville et qui est que les vélos sont des jouets qui n’ont rien à faire sur la route. S’ils s’y risquent, c’est de leur faute s’il arrive quelque chose.”

Mais même les plus radicaux défenseurs du vélo (et il y en beaucoup en Californie) sont d’accord pour dire que le comportement d’une minorité (pas si minoritaire) de cyclistes donne une mauvaise réputation à l’ensemble des cyclistes - notamment en ce qui concerne le non respect du code de la route. “Quand je vois un vélo qui brule un feu rouge, je me crispe,” explique Shahum. “Non seulement il risque sa vie, mais en plus il contribue à faire passer les vélos pour une bande d’irresponsables.

Dans la région de San Francisco (Bay Area) le nombre d’accidents graves entre un vélo et une voiture et dans lequel le cycliste est en tort s’est maintenu à environ une centaine par an depuis 1997. Par contre le nombre de cas où  c’est la voiture qui est en tort est en expansion constante - de 38 en 1997 à 61 en 2006.

Par ailleurs, le nombre d’accidents dans lesquels la voiture a percuté le cycliste avant de s’enfuir à explosé ces dernières années. Rien qu’en 2006, il y a eu 30 accidents graves (4 morts, 26 blessés graves) avec délit de fuite - près du double des années précédentes.

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