Racisme



Comme toujours, le droit c’est une affaire de lobbies… si ton lobby est bien en cour, alors les juges iront dans ton sens. La justice de la cause ou les grands principes humanistes n’ont rien à voir là-dedans.  Faites toutes les blagues sur les nègres et sur les pédés que vous voulez, on vous fera pas chier… par contre malheur à vous si quelqu’un trouve que votre blague pourrait être "nauséabonde"… alors là !!!!   Il fut un temps où l’UEJF avait des valeurs humanistes… depuis l’affaire UEJF-Costes et les déclarations de Patrick Klugman on sait que ce n’est plus vrai… (Dov)

[Un peu de droit - Antoine Matter - 27/01/2013]

[Dans l'affaire Twitter] par contre, la décision se limite aux tweets antisémites. De manière à mon sens discutable, la magistrate a en effet refusé de faire droit à une requête identique du MRAP sur les hashtags #simafilleramèneunnoir et #simonfilsestgay, en considérant pour le premier que les messages litigieux n’étaient pas suffisamment déterminés et en estimant pour le deuxième que le MRAP n’étant pas une association de lutte contre l’homophobie, il n’était pas recevable à agir. Si l’argument se tient s’agissant du hashtag homophobe, il me semble que le mot-dièse #simafilleramèneunnoir laisse peu de place à l’ambiguïté et est clairement raciste. Mais j’avoue que je ne connais pas les détails de la demande du MRAP, peut-être était-elle insuffisamment argumentée.

http://www.unpeudedroit.fr/droit-des-nouvelles-technologies/tweets-antisemites-la-juge-a-attrape-loiseau/ 


[L'expansion - Propos recueillis par Ludwig Gallet -  25/01/2013]

Twitter va devoir collaborer avec la justice française et lui fournir les coordonnées des auteurs de tweets haineux, racistes ou homophobes. Un jugement logique pour maître Kerdoncuff. Interview.

Le tribunal de grande instance de Paris a ordonné jeudi à Twitter de lui communiquer les coordonnées des utilisateurs ayant posté sur son réseau social des messages haineux, de nature raciste ou homophobe. Twitter s’y était refusé dans un premier temps. Le décryptage de maître Servan Kerdoncuff, avocat au cabinet S.K.

Que faut-il retenir du jugement rendu par le TGI de Paris ?

Il est logique, loin d’être exceptionnel. Il vise à permettre l’identification de personnes pouvant être poursuivies par la justice, tant au pénal qu’au civil. Cette affaire n’a rien de particulier. Seule la nature de l’adversaire (Twitter, ndlr), qui pense pouvoir se dédouaner de sa responsabilité, fait le sel de ce litige. Aux yeux de la loi, Twitter n’est pourtant rien d’autre qu’un directeur de la publication, en se référant à la loi de 1881. Une conception confirmée par la Loi sur l’économie numérique de 2004.

Twitter a, dans un premier temps, laissé planer le doute sur l’applicabilité de la loi française. Ses prétentions étaient-elles fondées ?

Pour se décharger de toute responsabilité, il avait fait valoir sa soumission au droit américain. Pourtant, la loi française s’applique tout naturellement pour les faits commis en France. Il ne peut s’en affranchir. Twitter est contraint de respecter les incriminations du code pénal et du code civil.

Et s’il ne le fait pas ?

C’est simple, en refusant de supprimer les contenus tendancieux, le réseau pourrait tout à fait être poursuivi pour complicité de provocation à la haine raciale. Encore une fois, Twitter est un site public, il est responsable des contenus qui y sont publiés. De toute façon, il sera contraint désormais de supprimer les tweets haineux. Le juge des référés a effectivement imposé de mettre en place un système de modération. Bien entendu, un contrôle des tweets a priori n’est pas envisageable, tant les données qui y sont publiées sont considérables. Ce que Twitter va faire, c’est mettre en place un formulaire qui permettra aux membres du réseau de l’alerter en cas de posts litigieux. S’ils n’appliquent pas ces directives, ils seront poursuivis à coup sûr, comme cela arrive dans la presse lorsque des commentaires ne sont pas modérés et supprimés des sites de presse. Vous êtes bien placés pour savoir cela.

Que pensez-vous de la position de Twitter dans cette affaire ?

Pour être honnête, je trouve la logique de Twitter parfaitement aberrante. Il leur suffisait de retirer les tweets en question. Ils s’y sont refusés au nom de la défense d’une certaine vision de l’internet, de la protection des données… Mais la suppression de contenus ne constitue en aucun cas une atteinte à ces principes. Ça l’aurait été si Tweeter avait lui-même volontairement communiqué les coordonnées à la justice dès le départ. On aurait alors pu parler de comportement dictatorial. Le problème dans cette affaire, c’est que Twitter a commencé par ne pas réagir. (en savoir plus…)


Si Trayvon Martin avait tué Zimmermann, PER-SONNE ne se poserait la question de savoir si "la victime est l’agresseur". Un Noir qui tue un Blanc, c’est logique et on chope le "niggah" et on le pend à l’arbre le plus proche. Mais quand c’est un blanc qui tue un noir, même désarmé, c’est forcément que le Noir a provoqué ou menacé le Blanc. Cela ne peut pas être autrement…

Cela fait 1000 ans que les Blancs ont toujours des excuses quand ils tuent des Noirs ou des Basanés…

[Le Monde - Philippe Bernard- 21/10/2012 ]

Les parents de Trayvon Martin, le lycéen noir tué en février à Sanford (Floride) par George Zimmermann, un vigile autoproclamé, ont protesté, vendredi 19 octobre, contre la décision de la magistrate chargée du dossier, d’autoriser l’avocat du meurtrier à fouiller dans la vie de leur fils. Le dossier scolaire de l’adolescent mais aussi le contenu de ses comptes Facebook et Twitter pourront être communiqués à la défense, a décidé la juge Debra S. Nelson.

“Il est injuste de faire passer un enfant mort pour l’auteur du crime, a déclaré Tracy Martin, le père de la victime. “Cela revient à accuser la victime d’un viol de l’avoir provoqué par son habillement », a renchéri Ben Crump, l’avocat de la famille. Les défenseurs de Trayvon Martin, mort à 17 ans, rappellent qu’il n’était pas armé. Son meurtrier, âgé de 29 ans, affirme qu’il a riposté après avoir été attaqué. Il avait fallu 45 jours de mobilisation et de protestations pour que George Zimmerman soit poursuivi pour « meurtre ».

La juge a estimé que dans ce genre de dossier, il était pertinent de se demander si la victime « avait un penchant reconnu pour la violence ». Les intentions de Mark O’Mara, l’avocat de George Zimmerman, elles, sont claires : « La question est de savoir qui a fait quoi au cours des quelques minutes » ayant précédé le meurtre « La victime était-elle l’agresseur ? », a-t-il interrogé à l’issue de l’audience de vendredi. (en savoir plus…)


Ne vous trompez pas, tout ce bruit médiatique autour du "Muslim Rage", cette publication opportune de vidéos chiffon-rouge, ces "unes" de grands magazines montrant des abrutis barbus, la bave aux lèvres et vociférants "allahuakbar"… tout cela ne sert qu’un seul but : quand les bombes se mettront à pleuvoir, l’opinion publique opposée à la guerre dira: "Bon, c’est bien triste, mais ils l’ont bien cherché quand même".

L’argument colonial "c’est nous les civilisés, laissez nous exterminer les sauvages" est le premier outil de la politique d’agression permanente sioniste depuis 150 ans (ce qui montre bien son caractère intrinsèquement colonialiste).  Hertzl écrivait déjà dans "L’État des Juifs", (p. 95) : "Pour l’Europe, nous constituerons là-bas un morceau de rempart contre l’Asie. Nous serons la citadelle avancée de la civilisation contre la Barbarie".

En convainquant l’opinion que les Arabes sont des sauvages violents qu’il faut mater (comme le disait encore récemment en "off" le candidat républicain à la présidence U.S. Mitt Romney) le lobby Israël nous prépare à l’expulsion des Palestiniens de l’autre côté du Jourdain et la mise sous curatelle des pays voisins d’Israel. Quand au lobby pétrolier, il se frotte les mains et prépare déjà le prochain "takeover" d’un pays producteur de pétrole réticent…

Comment des pubs racistes ont pu tapisser le métro de New York

[Sylvain Cypel - LE MONDE | 25.09.2012 ]

Alors que le monde a les yeux tournés vers New York et l’Assemblée générale des Nations unies, le métro de la ville accueille, depuis le lundi 24 septembre, une campagne publicitaire ainsi libellée : "Dans toute guerre entre le civilisé et le sauvage, soutenez le civilisé. Soutenez Israël, faites échec au djihad." Sa promotrice, Pamela Geller, qui dirige l’Initiative américaine pour la défense de la liberté (AFDI), récuse toute offense raciste. Pour preuve, le "sauvage" n’est pas identifié. Elle-même l’est, cependant. Mme Geller patronne en effet une autre formation à l’intitulé plus explicite : "Halte à l’islamisation de l’Amérique".
L’environnement politique – l’assassinat par des salafistes de l’ambassadeur des Etats-Unis en Libye, les manifestations antiaméricaines dans l’espace musulman contre un film sur Internet dénigrant le prophète Mahomet… – apparaît favorable à sa spécialité : exacerber les passions. Mais sa campagne d’affichage avait été lancée auparavant, sans doute en lien avec l’élection présidentielle.

Elle a déjà été menée, du 13 août au 4 septembre, à San Francisco (où les autorités locales du transport public ont accueilli des contre-publicités "A bas le racisme" placées à côté des affiches controversées). En revanche, la mairie de Washington a "repoussé" leur diffusion devant le risque de trouble à l’ordre public.

A New York, Mme Geller avait récemment fait placarder sur une ligne de chemin de fer des affiches clamant : "Ce n’est pas de l’islamophobie, c’est de l’islamoréalisme. " Mais l’Autorité métropolitaine du transport public, la MTA, avait refusé de diffuser ses publicités en arguant de leur "langage avilissant". Pam Geller a obtenu gain de cause en justice.

Le juge Paul Engelmayer a estimé que son droit devait bénéficier "du plus haut niveau de protection sous le premier amendement" de la Constitution américaine, qui garantit la liberté d’expression. Ce, a admis le juge, bien que l’on puisse "raisonnablement considérer" que les "sauvages" incriminés sont effectivement les musulmans.

Précédemment grande admiratrice du criminel serbe Radovan Karadzic – elle a beaucoup dénoncé le "mythe de Srebrenica" -, fondatrice du mouvement SION (Stop Islamization of Nations), Pam Geller est, avec David Horowitz et Robert Spencer, du site Jihad Watch, une des figures de proue aux Etats-Unis de la mouvance anti-musulmans (et/ou anti-arabes, selon les cas), dont la rhétorique, sous la protection du 1er amendement, dépasse dans l’outrance tout ce qui serait considéré comme "raisonnablement" licite en France.

M. Spencer a d’ailleurs été nommé par Anders Behring Breivik, l’auteur du massacre d’Oslo en juillet 2011, comme une de ses sources d’inspiration. Mme Geller, elle, voit en Barack Obama "Hussein, le mahométan". Un homme qui avance masqué "fera tout pour apaiser ses suzerains islamiques" et, a-t-elle expliqué, qui "mène le djihad".

En 2010, elle fut durant quelques mois régulièrement invitée par la première chaîne nationale américaine, Fox News, pour commenter les sujets ayant trait à l’islam, aux musulmans ou au conflit israélo-palestinien.

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2012/09/25/des-pubs-antimusulmans-dans-le-metro-de-new-york_1765359_3222.html


Encore un beau spam qui vient de tomber dans notre boîte aux lettres !  De toute évidence, les femmes en hijab enflamment la libido de certains !

Nous nous sommes empressés de le faire suivre aux connards racistes de Riposte Laïque, c’est sûr que ca va les faire bander  :-)

(note aux pisse-froids et aux talibans: c’est du NSFW, alors ne cliquez pas, vous savez bien ce qu’il y a sur la photo)

L'islamisme conquiert le porno

De toute évidence, les femmes en hijab enflamment la libido de certains !


[Greg Palast - TruthOut - 27/08/2012 - Traduction: Gregor Seither pour IES News Service]

La convention républicaine ouvre ses portes avec le discours d’un homme "qui devrait être en prison"

Cet article est basé sur les enquêtes publiées dans le nouveau livre de Greg Palast, "Billionaires & Ballot Bandits: How to Steal an Election in 9 Easy Steps " (Milliardaires et Bourreurs d’urnes: Comment voler une élection en 9 étapes faciles – avec un avant-propos de Kennedy et des illustrations par le caricaturiste Ted Rall.

"Tim Griffin devrait être en prison." C’est la conclusion de l’avocat des droits civiques Robert F. Kennedy Jr. après avoir passé en revue les preuves que je lui ai demandé d’examiner.

Mais Griffin n’est pas en prison: il est au Congrès. Et mardi, il sera le premier membre du Congrès choisi par le Parti Républicain pour ouvrir les débats lors de leur convention nationale.

On pouvait s’y attendre, je n’ai pas vu un seul article dans la presse américaine faisant mention du fait que, en 2007, Griffin a démissionné précipitamment du Ministère de la Justice, étant tombé en disgrâce, juste avant ce qui aurait pu (aurait dû) être sa mise en examen.

Selon Kennedy quelques autres personnalités devraient rejoindre Griffin dans le box des accusés: pour commencer, il y a aussi le patron de Griffin, l’homme que George W. Bush surnommé la "Fleur de Crotte" (Turdblossom) : Karl Rove.  Mais ce n’est pas la seule fleur odoriférante, il y a également Matt Rhoades, l’assistant de Griffin à l’époque.  Rhoades n’est pas en prison non plus. Il est le directeur de campagne du candidat à la présidentielle Mitt Romney.

Kennedy a analysé une enfilade d’e-mails hautement confidentiels que nous avons pu récupérer depuis l’intérieur du siège du Comité National Républicain à Washington. (Et si vous vous posez la question de savoir comment nous avons fait pour mettre la main sur les courriers électroniques privés de certaines sommités de la campagne électorale des Républicains, et bien c’est une autre histoire. Par contre, je peux vous certifier que ces mails ont été envoyés directement depuis l’ordinateur de Tim Griffin. Rove, qui est expert en informatique, se garde bien d’avoir un ordinateur qui lui soit attribué personnellement).

"Ce qu’ils ont fait est tout à fait illégal et ils le savaient mais ils l’ont fait quand même», m’a dit Kennedy.

Ce qu’ils ont fait s’appelle "voter caging", épurer les listes électorales des électeurs soupçonnés de ne pas voter dans le bon sens. Le Comité National Républicain a envoyé par milliers des lettres à des soldats, en recommandé, avec la mention "NE PAS FAIRE SUIVRE". Quand ces lettres sont revenues sans avoir été remises au destinataire, les Républicains ont prévu d’utiliser ces enveloppes "épurées" comme preuve que l’électeur n’habite pas dans son district électoral et que donc son vote est "frauduleux" — puis ils annuleraient son vote.

Ainsi, un soldat stationné en Irak verrait son vote par correspondance invalidé — et il n’en saurait rien. (en savoir plus…)


[Jean Birnbaum - Le Monde -  28.06.2012]

Le soupçon a surgi de l’intérieur et c’est de l’intérieur qu’il prolifère maintenant. Un soupçon d’autant plus douloureux qu’il a été formulé de façon spectaculaire par Judith Butler, icône mondiale du mouvement LGBT (lesbien, gay, bi et trans).

Le 19 juin 2010, lors de la Gay Pride de Berlin, la philosophe américaine a semé le trouble en refusant tout net le Prix du courage civique que les organisateurs s’apprêtaient à lui remettre. Elle, l’égérie de la théorie queer, a alors proclamé que la lutte contre l’homophobie avait dégénéré en action xénophobe et même raciste. "Nous sommes enrégimentés dans un combat nationaliste et militariste", a-t-elle lancé devant une foule médusée.

Depuis lors, parmi les militants et les chercheurs, les questions se bousculent : le mouvement LGBT est-il rongé par l’"homonationalisme" ? Est-il devenu la lessiveuse d’un nouveau nationalisme qu’il viendrait "blanchir", à tous les sens du terme ? Autrement dit, ses revendications sont-elles instrumentalisées par les hérauts d’un Occident qui mène ses opérations militaires (en Orient) et ses descentes policières (en banlieue) au nom de la démocratie sexuelle ?

Ces questions ont électrisé une grande conférence internationale qui s’est tenue à Amsterdam en janvier 2011. Les participants ont longuement évoqué la singularité des Pays-Bas, où le puissant parti populiste de Geert Wilders brandit les droits homosexuels comme un progrès occidental aujourd’hui menacé par l’islam. Mais les conférenciers ont aussi élargi leur réflexion au-delà des frontières, ainsi que le précise le sociologue Sébastien Chauvin, l’un des organisateurs. "L’idée de la conférence était d’alerter sur le nationalisme sexuel en général, c’est-à-dire sur la façon dont les droits des femmes ou des homosexuels peuvent être mis en avant dans une perspective xénophobe, non seulement par des partis politiques mais aussi dans les mouvements LGBT eux-mêmes, qui se trouvent de plus en plus intégrés aux projets nationalistes en Occident." (en savoir plus…)


Comme le rappelait récemment un article du New York Times, aux Etats-Unis, la totalité des complots terroristes découverts par le FBI sont inspirés et fabriqués par des agents infiltrés du FBI. Et dans la mouvance "altermondialiste" et "black block" on a récemment découvert que le "noyau dur des activistes", ceux qui impulsaient les opérations et étaient moteurs de tous les combats, étaient tous des infiltrés de la police britannique et allemande. Mohammed Merah, gamin perdu des banlieues ne fait pas exception… un "patsy" comme on dit aux Etats-unis.

Mohamed Merah aurait découvert qu’il était manipulé par les services du renseignement français

[Le Monde 12/06/2012]

Mohamed Merah, "le tueur au scooter" qui a assassiné sept personnes en mars dans le sud de la France, aurait découvert juste avant sa mort qu’un de ses amis, qu’il pensait être un djihadiste, était un agent des services du renseignement français, affirme un quotidien algérien, qui aurait visionné des vidéos-testaments.

"Je suis innocent. Je découvre que mon meilleur ami Zouheir travaille pour les services secrets français", dirait Merah, 23 ans, dans cette vidéo-testament où il se filme lui-même peu avant d’être tué par la police, selon une traduction en arabe de ses propos publiée par le quotidien arabophone Echourouk et retraduite en français par l’AFP.

"VA EN ENFER ESPÈCE DE TRAÎTRE"

Zouheir, selon le même journal, faisait partie de l’équipe qui tentait alors de négocier sa reddition alors qu’il était enfermé dans son appartement, à Toulouse (sud-ouest de la France), assiégé par les forces de sécurité, après qu’il eut assassiné trois militaires français et quatre personnes, dont trois enfants, dans une école juive.

"Tu m’as envoyé en Irak, au Pakistan et en Syrie pour aider les musulmans. Et tu te révèles finalement un criminel et un capitaine des services français. J’aurais jamais cru ça", lance Merah à l’adresse de Zouheir. "Va en enfer espèce de traître", ajoute-t-il. "Vous allez me tuer sans aucune raison. C’est vous qui m’avez entraîné dans cette situation. Je ne te pardonnerai jamais." (en savoir plus…)


Derrière l’opération de comm’ tout sourire de Marine Le Pen, il y a des trucs nettement plus glauques… si c’est ce que vous voulez, les électeurs du FN, alors va falloir assumer...et ne pas venir dire, quand nous aurons notre propre Anders Behring Breivik (l’assassin en Norvège) qu’il s’agit d’un "acte isolé" commis par un malade mental…

Et que dire des représentants de la communauté juive qui applaudissent ce genre de discours au nom de la "défense d’israël"…

Qui sème le vent…

POUR REMI CARILLON, CANDIDAT FRONT NATIONAL DES HAUTS-DE-SEINE, IL FAUT EXPULSER TOUS LES MUSULMANS DE FRANCE, "QUITTE A PROVOQUER UNE GUERRE CIVILE"

[Rémi Carillon - Les 4 Verités - Journal d'extrème droite - 18/05/2012]

Dans le n° 740, je présentais une méthode douce pour traiter l’Islam en France, et annonçais que j’en présenterais une forte. Ce n’est que si la douce n’a pas fonctionné, qu’il faudra utiliser la forte : la première est donc un passage obligé qui légitimera la seconde, que voici.

La première étape sera de met­tre en évidence l’échec de la méthode douce. Il aura donc fallu la jalonner d’indicateurs de réussite fiables et indiscutables. L’objectif sera de démontrer que le « vivre ensemble », sous-entendu « avec la charia », est une utopie vouée à l’échec.

La seconde étape sera de demander aux Français de choisir, par référendum, entre deux solutions, toutes deux radicales et opposées :

  1. La France cède à l’Islam (adaptation systématique de notre loi à la charia), en échange d’une paix durable, quitte à ce que la France devienne une république islamique.
  2. L’Islam cède à la France (expulsion pure et simple des musulmans de France vers leurs pays d’origine), quitte à provoquer une guerre civile.

Le référendum présente plusieurs avantages :

  • – Le premier, c’est la légitimité incontestable qu’il donne pour appliquer une politique, puisque c’est le peuple souverain qui s’est directement exprimé.
  • – Le second, c’est qu’il sera naturellement précédé d’un débat de plusieurs mois au cours duquel pourront s’exprimer toutes les opinions.
  • – Le troisième, c’est qu’il permettra d’expliquer en long, en large et en travers, les avantages et les inconvénients des deux solutions, en décrivant quelles mesures législatives et exécutives seront prises, et quelles en seront les conséquences à court, long et moyen termes.

À n’en pas douter, si aucune précaution n’est prise, les musulmans de France, d’Europe et du monde entier, réagiront très violemment à l’annonce d’un tel référendum, avant même son résultat, bien plus violemment que lors de la publication des caricatures sur Mahomet.

En France, ils manifesteront dans les rues en cassant tout sur leur passage, brûleront tout ce qu’ils pourront dans les banlieues, sortiront les armes de guerre qu’ils cachent dans leurs caves, déclencheront des actes terroristes sur le territoire national, tandis qu’en terre d’Islam, ils exécuteront les Français expatriés.

C’est pourquoi la seconde étape sera précédée d’une longue préparation dont le but sera d’éviter, sinon de limiter, ces réactions :

  • – La France aura expliqué ses intentions aux pays occidentaux, ses alliés, tous confrontés au même problème, et ne lancera le référendum qu’avec le soutien d’états suffisamment nombreux et importants, de façon à éviter un Kosovo français.
  • – L’armée aura envoyé tous les militaires musulmans sur ses terrains d’action en terre d’Islam (Afghanistan, Afrique noire), et aura révoqué tous ceux qui auront refusé de s’y rendre.
  • – Les Français en terre d’Islam (expatriés, diplomates) auront été remplacés, si possible, par des Français musulmans.
  • – Le gouvernement français aura planifié de déclarer l’état d’urgence et de mobiliser l’armée sur son territoire national dès les premières exactions.

La France se retrouvera donc probablement en guerre civile, mais pas si « civile » que cela, puisqu’elle opposera des Français de souche contre des membres de l’Oumma, qui l’envahissaient avec comme seule arme (mais quelle arme !) leur démographie galopante, contre la nôtre, chancelante.

Une guerre n’est jamais agréable et les pacifistes se lèveront pour défendre les musulmans stigmatisés, comme le feront les intellectuels, les médias, les artistes, les religieux, et l’étranger. Mais nous n’avons en fait qu’une seule alternative : soit disparaître, soit combattre. Les règles démographiques nous donnent mathématiquement perdants. Si nous voulons que renaisse notre France, et non qu’elle soit remplacée par une république islamique, nous n’avons d’autre recours que l’éradication de l’Islam de notre pays. Or l’Islam ne respecte que la force. C’est ce qu’il faudra faire comprendre à une majorité de Français, pendant la campagne référendaire.

Si le référendum est favorable à l’éradication, la France deviendra la cible économique de tout le monde musulman : plus de pétrole, plus de marchés. Mais la préservation de notre identité est à ce prix. C’est pourquoi le soutien d’autres démocraties occidentales sera primordial. Après quoi, ce sont elles qui nous suivront…

http://www.les4verites.com/Contre-l-islamisation-la-methode-forte-2934.html


[Fréderic Joignot -  Le Monde - 26/05/2012]

Nous sommes sur le plateau de France 2, le 22 avril, au soir du premier tour de la présidentielle. Les résultats tombent. Les Français ont crédité Marine Le Pen de 17,9 %. Exalté, le porte-parole du Front national, Gilbert Collard, annonce la couleur : « On est la nouvelle droite ! C’est vrai que Nicolas Sarkozy, ça paraît bien fini. »Justifié dans ses prises de position par la surenchère du président sortant sur l’immigration et l’islam, réunissant 6,4 millions de voix, le FN se pose en parti d’alternance. Il se prépare à affronter l’UMP en multipliant les triangulaires aux législatives. Il en a les forces. Marine Le Pen est arrivée première ou deuxième dans 116 circonscriptions sur 577, dépassant les 25 % dans 59 d’entre elles.

Ce succès de l’extrême droite, sa conversion en une « droite nationale » rejetant, au moins en paroles, « les formes de xénophobie, de racisme et d’antisémitisme », tout en faisant de la lutte contre l’immigration musulmane son cheval de bataille, fait écho à la percée dans toute l’Europe de formations politiques similaires. Citons le Parti du peuple danois, le Parti pour la liberté néerlandais, le FPÖ et le BZÖ autrichiens, les Vrais Finlandais, le Parti du progrès norvégien, le flamand Vlaams Belang, Droit et Justice en Pologne, Ataka en Bulgarie, la Ligue du Nord en Italie, les Démocrates en Suède, l’Union démocratique du centre (UDC) en Suisse. Tous ces partis dépassent aujourd’hui les 5 % des suffrages, quand ils n’atteignent pas 25 %.

Selon le spécialiste de l’extrême droite Jean-Yves Camus, ces formations incarnent l’émergence d’une « nouvelle droite radicalisée ». Leurs programmes oscillent entre deux philosophies très différentes qui s’opposent sur l’économie et les moeurs. Certains, comme le FN, prônent un « nationalisme social », explique Dominique Reynié, de la Fondation pour l’innovation politique. Ils sont eurosceptiques, contre la monnaie unique, ils critiquent la mondialisation, s’en prennent au capital, disent défendre les sans-grade. D’autres, comme le Parti pour la liberté de Geert Wilders, aux Pays-Bas, défendent un « libéral populisme », constate Jean-Yves Camus. Ils défendent l’Europe, le libéralisme, la laïcité et la liberté des moeurs.

Tous ces partis, cependant, comme le constate le politologue autrichien Anton Pelinka, se retrouvent sur un point : une critique virulente de l’islam et du multiculturalisme. Ils « jouent démagogiquement la carte qui consiste à dénoncer l’immigration musulmane pour rallier les perdants de la mondialisation ».

Le plus radical est Geert Wilders (16 % des voix aux législatives de 2010, aux Pays-Bas) qui considère l’islam non comme une religion mais comme « une idéologie fasciste », homophobe, profondément sexiste. Dans son film Fitna(« Discorde » en arabe), il compare le Coran à Mein Kampf - ce qui lui a valu d’être interdit de séjour au Royaume-Uni – et appelle les musulmans d’Europe à abjurer leur foi. Il préconise l’arrêt de toute immigration ainsi que l’expulsion des Pays-Bas de tout musulman coupable de délit. (en savoir plus…)


Ce qui est amusant, dans cette paranoia fabriquée à partir du "cyber-djihad" c’est que tout le monde semble ignorer (ou feint de l’ignorer) que les islamistes radicaux ne font qu’utiliser des méthodes déjà largement utilisées dans les mouvements révolutionnaires depuis 300 ans.

"Documenter par l’image les atrocités de l’ennemi" ou bien "sensibiliser une population radicale" afin de "créer des sphères de sympathisants" (du temps du Ministre de l’Intérieur Marcellin, on parlait de "mouvance"), pendant la Guerre d’Espagne, Robert Capa ne faisait rien d’autre. Ce sont les théories de Gramsci bien appliquées… voire du Karl Rove, le spin doctor de la Maison Blanche sous G.W. Bush. La seule chose qui change c’est la medium de diffusion massive qui est à leur disposition.

Tout le monde s’excite sur les sites djihadistes alors que les médias néo-cons nous livrent chaque jour, dans nos lucarnes, une propagande pur jus cent fois plus efficace… et nettement plus meurtrière ! Combien de gens ont été tués à cause de Ben-Laden ? Combien de gens ont été tués à cause de George Bush ? (greg)

[Owni - Pierre ALONSO - 30/05/2012]

22 mars. Mohamed Merah abattu par les hommes du Raid, Nicolas Sarkozy fait une déclaration depuis l’Elysée : la consultation de “sites internet qui font l’apologie du terrorisme” sera dorénavant sanctionnée. Un projet de loi a depuis été déposé au Sénat. Le cyberjihadisme fait une entrée fracassante dans l’agenda politique et médiatique.  Owni a voulu recueillir l’analyse d’un magistrat familier de ces affaires. Marc Trévidic est juge d’instruction au pôle antiterroriste du Tribunal de grande instance de Paris, seule juridiction compétente en matière terroriste. Il s’est spécialisé sur les dossiers jihadistes en plus de quelques autres gros dossiers (Karachi, Rwanda, moines de Tibéhirine). Il revient ici sur l’utilisation d’Internet par les jihadistes, le cyberjihadisme ou “jihad médiatique”, nouvel avatar de la menace terroriste selon les acteurs politiques.

Comment a émergé le cyberjihad ? Est-ce, comme certains l’analysent, lié à la perte du territoire afghan en 2001 qui a entraîné un repli des jihadistes sur une autre base arrière ?
Le conflit irakien a surtout servi de déclencheur, plus que la perte de l’Afghanistan en 2001. Les jihadistes ont très vu perçu le profit qu’ils pouvaient tirer du réseau. D’abord, l’intervention anglo-américaine était illégitime du point de vue du droit international public. Ensuite, ils ont pu utiliser les exactions commises par l’armée américaine, comme àAbou Ghraïb par exemple. Des brigades, armées de caméra, cherchaient à obtenir ce genre d’images pour les diffuser ensuite sur Internet. Le début du cyberjihad commence donc plus avec l’Irak qu’après la chute du régime Taliban. En Irak, le djihad était mené à 100%, dans les villes et sur Internet.
Quel est le rôle du cyberjihad ?

Le principal objectif est la diffusion de la propagande, puis le recrutement. Lors du conflit irakien, les jihadistes menaient un double conflit majeur, à la fois contre les soldats de la coalition anglo-américaine et contre les chiites. Ils avaient donc besoin de beaucoup de troupes et de chairs fraiches.

Dominique Thomas, chercheur spécialisé sur les mouvements islamistes radicaux, parle de la volonté de créer des sphères de sympathisants, plutôt que de recrutement. L’idée est de sensibiliser une population radicale. Au sein de cette population peut émerger un candidat au jihad. C’est une guerre de l’information, les cyberjihadistes parlent souvent de“réinformation”. Le volet recrutement existe aussi, pour envoyer des gens sur le terrain faire le jihad.
“Les loups solitaires”, entièrement isolés, formés sur Internet, existent-ils ?

Dans toutes les affaires que je connais, les protagonistes sont toujours en contact avec d’autres. Ils rencontrent d’autres jihadistes, se connaissent entre personnes de la même mouvance. Je n’ai pas connaissance de cas de terroriste islamiste entièrement isolé. C’est un petit milieu ! Tout le monde se connait.

Cyberjiadhistes et jihadistes sont-ils les mêmes personnes ? Ont-ils des profils différents ?

Tous sont cyberjihadistes. Le passage à l’acte, les départs sur zones sont extrêmement minoritaires. La radicalisation est progressive : la radicalité des jihadistes varie selon leur situation. Ils ne tiennent pas les mêmes discours avant le départ, pendant leur séjour sur zones et à leur retour. Le jihad n’a pas attendu Internet. Dans les années 1990, les filières d’acheminement de combattants en Afghanistan se développaient sans utiliser Internet.

Le milieu des années 2000 semble être l’apogée des sites liés au jihad. Certains étaient très connus, comme Minbar ou Ribaat, et des figures proéminentes s’en occupaient, notamment Malika El Aroud et son mari Moez Garsallaoui. 
Le nombre de sites a explosé après la guerre en Irak. L’utilisation d’Internet s’est codifiée. Le Global Islamic Media Front est chargé de contrôler et d’authentifier le contenu diffusé sur les sites avec le label d’Al-Qaida. Mais la vivacité des sites dépend du contenu qui arrive du terrain. La concurrence entre les sites crée de l’émulation. C’est la loi de la concurrence ! De cette émulation naît de la radicalité. Les sites apparaissent, se multiplient avec le conflit irakien et deviennent de plus en plus radicaux dans la propagande qu’ils diffusent.

Internet apparaît dans presque toutes les affaires, comme moyen de communication entre les jihadistes. Jusqu’à maintenant, un caractère opérationnel était toujours observé dans ces échanges. L’aide matérielle est présente dans toutes les affaires.

Le projet de loi présenté par l’ex gouvernement [Fillon], changerait ce principe en pénalisant la consultation de sites terroristes.

Il faudra définir la liste des sites terroristes, ceux qui posent certains problèmes. La définition repose sur le trouble grave à l’ordre public à même de semer la terreur [Définition des actes terroristes dans le code pénal français, NDLR]. Il faudrait plus généralement poser la question de l’influence des images violentes diffusées à la télévision ou sur Internet. Ce n’est pas parce qu’une personne joue à Call of Duty 4 ou 5 qu’elle va devenir folle et tuer des gens ! Le passage à l’acte à cause de jeux vidéo violents est marginal, si marginal qu’aucun enseignement ne peut être tiré à cette marge.

Le cyberjihadisme, dans son volet de propagande, doit-il sortir du champ de l’antiterrorisme ?

Comme je l’ai signalé à l’occasion de mon audition au Sénat, l’utilisation de la qualification terroriste, et des moyens afférents, a explosé, souvent à mauvais escient. Il y a deux problèmes différents : sensibiliser la population au risque de la violence diffusée notamment sur Internet d’une part, et lutter contre les actes terroristes d’autre part.

http://owni.fr/2012/05/30/marc-trevidic-le-jihad-na-pas-attendu-internet/?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+Owni+%28Owni%29


C’est fou comme ces pubs paraissent anodines… nous avons tellement intériorisé le sexisme que cela ne nous choque plus. Sauf si on applique le "test du rabbin" (remplacez le terme "woman" par le terme "juif" et voyez si cela vous choque)…


[Les Desobeissants 10/04/2012]

Comme vous le savez, nous sommes des centaines et des centaines, dans toute l’Europe, à avoir pris nos billets pour Tel Aviv le 15 avril, afin de manifester notre solidarité avec le peuple palestinien et avec les Israéliens qui se battent contre la colonisation. Le 8 juillet dernier, nous étions près de 500, déjà, sur la même opération, mais Israël avait réussi à contraindre les compagnies aériennes à débarquer une partie d’entre nous, à l’aéroport de départ. Seuls 120 participants avaient pu atterrir à Tel Aviv, où ils avaient immédiatement été mis en prison. Pour le simple fait d’avoir voulu le plus légalement du monde se rendre en Palestine occupée…

Ce dimanche, nous serons beaucoup plus nombreux. Mais Israël va chercher encore à bloquer le maximum de gens : ils cherchent déjà les noms des participants, avec l’aide, d’ailleurs, du gouvernement Français, qui nous les a tout simplement demandé !!! En vain naturellement…

Du coup, nous avons besoin de monde dans les différents aéroports concernés par des vols pour Tel Aviv : Toulouse, Nice, Marseille, Genève, Bâle, Bruxelles, Paris, etc. Même des petits aéroports sont concernés, pour des vols indirects vers Israël.

Si vous habitez près d’un aéroport, et / ou si vous voulez nous aider à réussir cette action de désobéissance internationale, rejoignez nous à l’aéroport ! Si on nous laisse partir, vous ne ferez rien. Si on ne nous laisse pas partir, vous nous aiderez à le faire savoir et le faire payer à ceux qui se seront rendus complices du colonialisme. La presse sera là, bien entendu.

Nous pouvons organiser votre transport vers l’aéroport dans certaines villes. Inscrivez-vous auprès de nous pour dimanche matin. Merci !!!

Contact: xavier@desobeir.net   – www.desobeir.net


Affaire Merah : l’avocate du père dit avoir des vidéos prouvant "la liquidation" du tueur par le RAID

[Le Monde - 07/04/2012]

Me Zahia Mokhtari, l’avocate mandatée par le père de Mohamed Merah pour porter plainte contre le RAID, a affirmé dimanche 1er avril à Alger, détenir des preuves de "la liquidation" du tueur de Toulouse par les autorités françaises. Elle a évoqué "deux vidéos identiques de 20 minutes chacune dans lesquelles Mohamed Merah dit aux policiers ‘pourquoi vous me tuez’ ou ‘je suis innocent’".

Me Mokhtari, qui dit avoir reçu les vidéos de la part de "personnes au coeur de l’événement, qui voulaient que la vérité éclate", a précisé qu’elle en réservait la "divulgation" à la justice française et insisté sur leur authenticité. Dès le lendemain de la mort de Mohamed Merah, le RAID avait au contraire affirmé avoir "donné sa chance jusqu’au bout" au tueur réfugié dans son appartement.

"MANIPULÉ ET UTILISÉ"

Selon l’avocate, "Merah a été manipulé et utilisé par les services français et a ensuite été liquidé pour que la vérité ne voie pas le jour". Elle n’a pas souhaité donner plus de détails sur cette dernière affirmation. Le fait que Merah ait travaillé avec les autorités françaises a été fermement démenti par Bernard Squarcini patron de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI).

Lire notre décryptage : "Ce que la DCRI savait de Mohamed Merah, petite frappe ‘bizarre’"

Lors de cette conférence de presse, l’avocate a indiqué qu’elle remettrait à la justice française "une première liste de trois noms, ceux d’un responsable des services français et de deux autres personnes de nationalités différentes qui ‘travaillaient’ avec Mohamed Merah pour qu’elles soient entendues dans cette affaire".

Le ministère de l’intérieur n’a pas souhaité commenter ces informations. La demande d’audition des chefs du renseignement français, notamment M. Squarcini, par la commission pour le contrôle de l’application des lois du Sénat a été refusé par le gouvernement au cours de la semaine.

http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/04/01/affaire-merah-l-avocate-du-pere-dit-detenir-des-videos-prouvant-la-liquidation-du-tueur_1678804_3224.html


[Avi PATZMAN - Brooklyn Free Post - 21/01/2012 - Trad. Dov Lerner]

Pendant des mois, à Manhattan et à Brooklynn, les résidents juifs ont vécu dans la peur des "attentats anti-sémites". Des portes de garage de résidents juifs ont été décorées de croix gammées et de menaces, des écoles juives et des yeshiva ont été vandalisées, des slogans antisémites ont été peints sur les murs de divers bâtiments. Des habitants juifs ont même reçu des menaces de mort sur leurs répondeurs…

En décembre, lors d’une réunion du comité de quartier de Milwood, les habitants ont non réclamé plus de protection policière mais aussi des mesures plus violentes contre le "militantisme musulman grandissant"… car, il ne faisait aucun doute pour personne: ces attentats sont l’oeuvre de musulmans fanatiques. "Il faut chasser ces gens de nos rues, fermer leurs mosquées qui sont des centres de prédication de la haine" a expliqué Haim Moser, responsable d’une yeshiva dans le quartier.

Parmi les membres du comité de quartier, plusieurs personnes ont tenu des propos fortement pro-Israël et anti-Arabe, critiquant la politique de Barack Obama vis à vis d’Israël ("voilà ce qui arrive quand on envoie des messages d’encouragement aux terroristes et qu’on refuse d’aider Israël") ou encore appelant les habitants à "quitter les Etats-unis pour la sécurité de l’Etat Juif, avant qu’il ne soit trop tard. En Israël, on sait comment s’occuper des Arabes".

Parmi les plus virulents, il y avait un certain David Haddad, 56 ans, membre militant de la communauté juive locale. Il n’est pas un inconnu dans le quartier et ses idées sionistes sont bien connues. A plusieurs reprises, lui et son groupe disaient qu’il fallait "réveiller la communauté et entretenir la pression, pour rester vigilants face aux menaces qui pèsent sur Israël".

C’est lui que la police a arrêté en début de semaine, l’ayant identifié comme étant l’auteur des menaces antisémites proférées contre des habitants du quartier, mais aussi comme étant la personne ayant peint des croix gammées et des slogans antisémites sur les murs du quartier…

Rien n’a changé, depuis l’incendie du Reichstag. Les fascistes, qu’ils soient nazi ou juifs, utilisent toujours le mensonge pour faire croire que leurs peurs sont réelles… et quand il s’agit de démoniser les Arabes, les juifs racistes sont les champions. On attend de voir ce que va dire la communauté à propos de Haddad, ou bien le communiqué de la Anti Defamation League, toujours si prompte à crier au loup et à faire taire les voix pro-Palestiniennes…

 


Une personne née en Italie = un ITAL-ien, une personne habitant en Ile-de-France, un FRANCIL-ien, un Français de souche ? Un "SOUCHE-ien" et non pas un "sous-chien" comme le connards d’extrème droite veulent nous faire croire. Les clébards n’ont rien à voir là-dedans…





« Souchiens », relaxe de Houria Bouteldja. 



par PIR – 26/01/2012


Houria Bouteldja, porte-parole du PIR, a été relaxée des accusations de racisme « anti-blancs » dont elle a fait l’objet à la suite d’une plainte déposée par l’Alliance générale contre le racisme et pour le respect de l’identité française (AGRIF), une association partie prenante de la mouvance nationaliste-chrétienne d’extrême-droite, dirigé par Bernard Antony, un ancien responsable du Front national.

Le Tribunal devait statuer sur le caractère « raciste » prêté par cette association au néologisme « souchiens » employé par Houria Bouteldja lors d’une émission de France3 en juin 2007 pour désigner les Français de souche.

Reprenant un certain nombre d’arguments développés avant lui par Marianne, Eric Zemmour, le président de SOS Racisme Dominique Sopo, le Bloc identitaire, Riposte laïque ou encore Alain Finkielkraut, Bernard Antony a prétendu lors du procès que notre porte-parole entendait en réalité injurier les « vrais » Français en les traitant de manière plus ou moins masquée de « sous-chiens ».

Une extrapolation parfaitement gratuite comme nous l’avons signifié maintes et maintes fois et sur laquelle il n’est plus besoin de revenir.

Le tribunal de Toulouse a en effet relaxé Houria Bouteldja, renvoyant tous ceux, de droite comme de gauche, qui avait tenté de discréditer le PIR par des accusations infamantes à leurs élucubrations désormais vaines. C’est pour nous une victoire importante. Non pas parce que la Loi aurait le dernier mot et le mot juste mais parce que la décision prise à Toulouse témoigne que les arguments racistes tels que ceux formulés par l’AGRIF sont encore loin de faire l’unanimité en France. C’est pour nous une victoire importante parce qu’elle montre également que les batailles que nous avons menées, avec d’autres organisations antiracistes, peuvent porter leurs fruits.

C’est une victoire importante aussi parce que la relaxe de Houria Bouteldja est une gifle donnée à tous ceux qui se prétendent antiracistes, qui défendent les droits humains et la liberté d’expression quand il s’agit de Charlie-Hebdo, et qui pourtant n’ont pas jugé bon de défendre notre sœur, prise pour cible par l’extrême-droite sur la base d’accusations fallacieuses. Nous saisissons cette occasion pour remercier par contre toutes celles et ceux et ils furent nombreux qui ont exprimé leur solidarité avec Houria Bouteldja et se sont battus avec nous.

C’est une victoire importante, enfin, parce que, au-delà de la personne de Houria Bouteldja et de notre parti, le PIR, l’enjeu de ce procès du point de vue de nos adversaires était non seulement de faire prohiber l’utilisation du néologisme « souchiens » mais surtout de légitimer la notion de « racisme anti-blancs » qui permet aux racistes d’inverser les relations réels de pouvoir et de prendre la posture de victimes. Le discours du « racisme anti-blancs » est ainsi de plus en plus utilisé depuis la révolte des quartiers en novembre 2005 pour stigmatiser les résistances des populations issues de l’immigration et des quartiers. Selon ce point de vue, la lutte contre le racisme aurait pour conséquence le développement d’un « racisme anti-blancs » qui serait la véritable menace qui pèse sur la « cohésion sociale » de ce pays. Grâce à notre détermination à ne pas reculer sur l’utilisation du terme « souchiens », le soutien dont nous avons bénéficié et la décision prise par le tribunal de Toulouse, l’arme raciste du « racisme anti-blancs » s’est enrayée. Nous ne pouvons que nous en féliciter.

Ce n’est cependant qu’une première bataille de gagnée. Nos adversaires ne rateront pas une occasion pour imposer la notion de « racisme anti-blancs » dans le langage politique et discréditer nos résistances. Nous saurons, quant à nous, rester vigilants.

http://www.indigenes-republique.fr/article.php3?id_article=1573


Pendant ce temps là, les colonies illégales du gouvernement israélien sont tolérées et même encouragées…

[Dov Lerner - ISM - 03/12/2011]

Ceci se passe cette semaine dans le village de Um Fagarah au sud d’Hébron. L’armée israélienne est venue détruire deux maisons, une mosquée, une grange et une structure abritant un générateur. Le prétexte : pas de permis de construire, comme dans 72 % des territoires palestiniens placés en Zone C depuis les fameux "accords d’Oslo".

On voit ici 2 jeunes filles obligées à s’agenouiller par les soldats israéliens puis aspergées de gaz lacrymogène et arrêtées, tandis que l’armée refuse de répondre à quelqu’un qui ne cesse de demander "Mais pourquoi vous les emmenez ?", et le menace de lui confisquer son passeport.

Dans toutes ces régions de la Cisjordanie et de Jérusalem Est, plus de 90 % des demandes sont ignorées ou refusées. Les Palestiniens sont donc obligés de construire sur leurs terres sans permis israélien. Alors ils se font exproprier après destruction de leurs biens : écoles, cliniques centrale solaire, mosquées, puits, abris pour les animaux… et privation de tout accès à l’eau et l’électricité.

Et pendant ces démolitions, la colonisation s’accélère, comme le confirme un rapport de l’ONU. Nos gouvernements financent avec notre argent différents projets qui sont ensuite détruits par Israël sans qu’aucune sanction soit prise, bien au contraire.

Réagissons !

  •  Par l’amplification de la campagne BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions)
  •  par l’organisation de campagnes citoyennes massives et non violentes comme la prochaine mission "Bienvenue en Palestine" du 15 avril prochain. Informez-vous sur le site http://www.bienvenuepalestine.com. Contactez-nous à contact@bienvenuepalestine.com

C'est quand même plus vendeur comme gueule que celle d'Ousama Ben Laden, non ?

Anders Behring Breivik: jeune, beau, blond et large d’épaules, une tête à figurer sur les posters dans les chambres des adolescentes… sachant manier le pistolet automatique avec maestria (90 jeunes abattus en moins d’une heure, c’est mieux que Columbine)… et chrétien nationaliste anti-islam en plus : va falloir changer nos préjugés de journaliste dis-donc !  It’s back to Oklahoma City, boys !  Y à pas dire, Ben Laden est VRAIMENT mort…

Allez les mecs de Riposte Laïque, qu’attendez vous pour adopter Anders ? Ca vous a une autre gueule que celle de constipé qu’affiche Pierre Cassen en permanence, non ?

Mise à jour: trois heures plus tard, il avait déjà sa page Wikipedia.. ça traine pas dis-donc :  http://en.wikipedia.org/wiki/Anders_Behring_Breivik

Commentaire d’un pote palestinien : Quand c’est un arabe qui fait un truc comme ça, tout le monde est d’accord pour aller bombarder un quelconque pays  où il y a des basanés histoire de "leur donner une leçon". Quand c’est un blanc qui fait ça, tout le monde lève les bras au ciel et dit "Ca devait être un fou solitaire…"

Oslo : un "fondamentaliste chrétien" ?

[Europe 1 - 23 juillet 2011 à 09h57]

PORTRAIT - Le suspect dans la double attaque de vendredi aurait des opinions hostiles à l’islam.

On commence à en savoir un peu plus sur le profil l’homme suspecté d’être à l’origine de la double attaque à Oslo et dans ses environs vendredi. Anders Behring Breivik, 32 ans serait un "fondamentaliste chrétien", a indiqué la police norvégienne samedi.

Hostile à l’islam ?

Sur la foi des informations qu’il a postées sur Internet, l’homme, un Norvégien "de souche" âgé de 32 ans, est un "fondamentaliste chrétien", a dit un responsable de la police. Les éléments postés par le suspect sur Internet laissent penser qu’"il a certains traits politiques penchant vers la droite et antimusulmans mais il est trop tôt pour dire si cela a été un motif pour son geste", a déclaré le commissaire de police Sveinung Sponheim à la télévision publique NRK.. L’homme aurait des opinions hostiles à l’islam, avait annoncé un peu plus tôt la police norvégienne, sans toutefois révéler ses mobiles.

Certains médias norvégiens avaient auparavant décrit Anders Behring Breivik comme étant proche des milieux d’extrême-droite. Sur son profil sur Facebook, l’homme à la chevelure blonde mi-longue se décrit comme "conservateur", "chrétien", célibataire, intéressé par la chasse et par des jeux tels que "World of Warcraft" et "Modern Warfare 2".

Responsable des deux attaques

La police norvégienne a annoncé samedi qu’elle tenait un suspect pour responsable des deux attaques sanglantes perpétrées la veille à Oslo et dans ses environs, sans toutefois exclure de nouvelles arrestations.
"Nous avons trouvé des raisons pour le tenir responsable des deux épisodes", a déclaré lors d’un point de presse un responsable de la police, en référence à l’explosion d’une bombe vendredi près du siège du gouvernement norvégien suivie d’une fusillade dans un rassemblement de jeunes sur une île près d’Oslo.

http://www.europe1.fr/International/Oslo-un-fondamentaliste-chretien-640273/


[Greg, sur l'intranet IES, à deux heures du mat' - 08/06/2011]

Les alertes du "Monde" me l’ont annoncé cette nuit:   Le Brésil libère l’ex-activiste Cesare Battisti

(Le dictionnaire me dit: Activiste, une personne dont l’engagement politique privilégie l’action directe, pouvant aller jusqu’à braver la loi.)

Comme je suis un mauvais esprit, je me pose la question:

Que signifie le choix du mot "activiste" par la voix du pouvoir ? Pourquoi Battisti est un "activiste" tandis que d’autres (qui ont fait la même chose que Battisti) ne le sont pas

Cesare Battisti est un petit délinquant qui a fait sa formation politique en prison dans les années 60 et est accusé (ce qu’il nie) d’avoir commis des attaques à main armées ainsi que d’être impliqué dans quatre assassinats. Pour la presse il est un activiste.

Rachid Ouazzani est un petit délinquant qui a fait sa formation politique en prison dans les années 90 et qui est accusé d’avoir commis des attaques à main armée pour financer le soutien à la lutte armée pro-Taliban en Afghanistan: pour la presse il est un terroriste islamiste.

Tom Morel avait rassemblé une centaine de combattants armés sur le Plateau des Glières pour attaquer le campement de police d’Entremont: pour la presse (et pour l’histoire) il est un prestigieux combattant de la Résistance

Julien Coupat avait rassemblé une dizaine d’amis dans une communauté à Tarnac, il est  accusé (ce qu’il nie) d’avoir posé des grappins sur les caténaires SNCF : pour la presse il est un militant radical voire un terroriste et le "Groupe de Tarnac" est une dangereuse pépinière terroriste, un groupe anarchiste ultra-violent, voire une épicerie tapie dans l’ombre (sic).

Les combattants irakiens ou afghans posent des IED sur le passage des patrouilles de l’armée US : pour la presse ils sont des terroristes ou des insurgés. Pour Nicolas Sarkozy et Gérard Longet ils sont la première ligne de front du terrorisme international qui menace toute la planète

Menachem Begin a fondé et dirigé une groupe armé clandestin qui a assassiné des dizaines de personnes et organisé un attentat meurtrier dans un hôtel de Jérusalem. Il a été condamné à mort par contumace par la justice britannique: pour la presse il est l’ancien président israélien. Aucun livre d’histoire occidental n’utilise le terme terrorisme pour parler de l’Irgoun ou du Groupe Stern. Au pire on parlera d’actions violentes.

Osama Bin Laden est accusé (ce qu’il nie) d’avoir planifié les attentats du 11-septembre qui ont coûté la vie à 3 000 peresonnes: pour la presse il est un exalté religieux sanguinaire, le plus grand terroriste de l’histoire des Etats-unis ou bien l’Axe du Mal

George W. Bush a planifié et dirigé l’invasion de l’Irak qui a couté la vie, directement, à près de 80 000 personnes et déclenché un conflit qui a tué plus d’un million de personnes et détruit les existences de millions d’autres civils innocents: pour la presse il est l’ancien président des Etats-unis.

Ratko Mladic a dirigé l’armée serbe lors de la guerre de Bosnie et est accusé d’avoir massacré des civils: il a été extradé vers le tribunal de La Haye pour y être jugé comme criminel de guerre. Pour la presse il est le boucher des Balkans.

Hashim Thaci a dirigé le mouvement de résistance armée albanais au Kosovo, il est accusé d’être un trafiquant de drogue, un braqueur de banques,  d’avoir massacré des civils, torturé des combattants ennemis et même (ce qu’il nie) avoir organisé un traffic d’organes prélevés sur des prisonniers assassinés pour l’occasion. Pour la presse il est le premier ministre kosovar.

On vous parle tout le temps de la menace du fondamentalisme musulman ou du fanatisme sanguinaire des barbus. Si vous regardez l’histoire du XXè Siècle vous remarquerez que les plus grands massacreurs étaient glabres ou portaient la moustache et avaient reçu une éducation chrétienne : l’Empereur Guillaume, Mussolini, Hitler, Staline, Churchill, Bush, Blair… aucun d’entre eux n’était barbu. Et aucun d’entre eux n’était musulman. Pourtant la presse ne vous parle jamais de la menace chrétienne blanche.

Peut-on imaginer lire, dans un journal français, que Georges W. Bush est un activiste voire un terroriste (parmi les plus grands de l’histoire du Moyen-Orient) ou encore un exalté religieux sanguinaire ? Ou entendre parler "d’actions politiques violentes menées par des activistes afghans contre l’armée d’occupation étrangère dans leur pays ?". Peut on imaginer un jour voir Tony Blair et George W. Bush et Donald Rumsfeld être mis dans un avion pour le TPI de La Haye ? Peut-on imaginer lire un jour dans la presse que George W. Bush est le boucher de l’Euphrate  ?   Quelqu’un s’interrogera-t-il un jour sur la menace que fait peser sur la stabilité de la région l’arsenal nucléaire états-unien, britannique ou israélien — largement supérieur à la bombinette hypothétique que Ahmadinejad est supposé vouloir fabriquer. Verra t’on un jour des politiques occidentaux appeler à des frappes militaires contre le complexe militaro-industriel israélien de Dimona plutôt que contre le complexe nucléaire de Natanz en Iran ?

Oui ? Non ? Expliquez moi pourquoi ? (ça ferait un bon sujet pour le bac de philo, non ?)


On va pas se plaindre que – pour une fois – les USA dégomment des dictateurs ou bien poussent à la roue pour les dégommer. Le problème c’est de savoir où cela va s’arrêter. Car si on peut déclencher une "révolution Orange" ou bien une "révolution de Jasmin" pour provoquer un changement politique dans un pays, on peut aussi se servir des mêmes outils pour dégommer un gouvernement qui ne se conforme pas aux intérêts américains.

En 1972, la CIA a déclenché une grève des camioneurs et chauffeurs de bus pour faire tomber le gouvernement Allende au Chili qui avait nationalisé les mines de cuivre.

En 1972, alors que les USA avaient besoin de l’Australie comme base arrière pour le Vietnam, l’élection des travaillistes de Edward Gough Whitlam, opposés à la guerre, avait déclenché une campagne d’opinion pilotée directement par Henry Kissinger à Washington, pour faire tomber le gouvernement et le remplacer par des "amis des USA".

La manipulation, c’est un fusil qui peut aussi partir dans l’autre sens…

[Emmanuel Ratier - Faits & Documents n°315 - Mai 2011]

Quelques semaines après les « révolutions de jasmin » dans plusieurs pays du Maghreb, du Machrek, du Proche et du Moyen Orient, on commence à en savoir plus sur ce que nombre subodoraient : à savoir les interventions clandestines américaines dans le déclenchement (nullement spontané mais bien plutôt provoqué) de ces événements (cf. par exemple F&D 310, Le Manuel des émeutiers égyptiens) par le biais d’agents bien placés, de la formation de relais d’opinion et de l’utilisation des réseaux sociaux du type Facebook ou Twitter.

À la mi-avril, les médias révélaient, après des déclarations stupéfiantes de Michael Posner, sous-secrétaire d’État américain aux droits de l’homme, que l’administration fédérale américaine avait dépensé, depuis deux ans, 50 millions de dollars au développement de technologies visant à rendre anonymes les activistes pro-américains, avec des séances de formation pour plus de 5 000 militants.

Il indiquait que l’une d’entre elles avait été organisée six semaines auparavant (donc à la mi-février) dans un pays du Proche-Orient non précisé avec des « cyber-activistes » venus de Tunisie, d’Égypte, de Syrie et du Liban. il s’agissait donc bien d’une véritable armée clandestine payée et entraînée par les services secrets américains.

Comme l’indiquait par exemple La Correspondance de la presse (11 avril),

« les États-Unis, convaincus du rôle de la démocratie numérique, enseignent à des milliers de militants des droits de l’homme “à jouer au chat et à la souris” avec les régimes autoritaires sur l’internet et avec leurs téléphones portables. L’administration américaine aide notamment les militants à accéder aux technologies leur permettant de contourner les blocages du Web par les États, à sécuriser leurs textos et leurs messages vocaux et à empêcher les cyber-attaques contre leurs sites […]

Des responsables du département d’État ont expliqué qu’une des technologies en cours de développement, baptisée “signal d’alarme”, permettait aux militants d’effacer les listes de contact de leurs téléphones portables au cas où ils seraient arrêtés. Le département d’État a indiqué qu’il avait déjà financé des sociétés privées, la plupart américaines pour développer une dizaine d’outils destinés à contourner la censure mise en place par certains gouvernements. »

On apprenait aussi à cette occasion que l’un de ces outils avait été « très utile en Iran » et qu’il « se propageait partout au Moyen-Orient ».

Il s’agissait en fait de la confirmation des révélations du groupe Anonymous qui avait affirmé, à la mi-mars, que l’US Air Force avait mis au point (via les sociétés Booz Alen Hamilton et Ntrepid) un logiciel permettant la collecte et la diffusion d’informations sur des réseaux sociaux, avec la création et la gestion de multiples fausses identités numériques immergées dans des réseaux comme Facebook.

Ces manipulations s’inscrivaient dans des programmes plus anciens de manipulation des esprits, telle la chaîne de télévision Barada TV, installée à Londres et diffusée en direction de la Syrie, qui a été financée, selon des documents diplomatiques américains rendus publics par Wikileaks, à hauteur de 6 millions de dollars depuis 2006, via le fantomatique Mouvement pour la justice et le développement.

De même le New York Times révélait au même moment le rôle de pseudos ONG (organisations non gouvernementales) comme Freedom House, installée à Washington, le National Democratic Institute ou l’International Republican Institute, financées par l’État américain, dans « le financement et la formation des militants pro-démocratie dans la région » (NDA : Proche et Moyen Orient).

Il faudra bien un jour s’interroger sur l’irruption soudaine sur la scène publique d’« inconnus charismatiques, parfaitement formés aux meilleures techniques de la propagande (sanglots à l’appui en direct à la télévision) comme l’Égyptien Wael Ghoneim, directeur marketing de Google pour le Proche-Orient (et marié à une Américaine), à l’origine de la révolte lancée sur Facebook avec son groupe Nous sommes tous des Khaled Saïd.

http://www.faitsetdocuments.com


Les grands principes, c’est seulement quand c’est pour les autres… Quand on a un agenda politique dans la tête, alors toute communication doit aller dans le sens de cet agenda. Si celui qui commet le méfait est "un gars de notre camp", alors on tentera de le dédouaner, de salir la victime ou bien on gardera un silence géné… ça ne vous rappelle rien ? De la guerre en Yougoslavie à l’invasion de l’Irak, de "Plomb Durci" à Gaza aux "combattants de la liberté" au Nicaragua, à chaque fois les bien-pensants font le tri entre les causes.

[Oumma.com - 20/05/2011]
Sur I-télé, « L’œil d’Eric Brunet » vaut le détour ! L’essayiste et journaliste, qui n’y va pas par quatre chemins, donne un coup pied magistral dans la fourmilière des pleureurs grandiloquents, des courroucés triviaux, des conspirationnistes de salons, issus de la gauche caviar et ligués pour faire passer leur très cher ami et "homme providentiel" du socialisme français, DSK, pour un saint…

Passant en revue toutes les postures et remarques sidérantes, dédaigneuses et carrément abjectes, qui tournent à l’empoignade tellement gauloise – de BHL éructant "les journalistes français sont dégueulasses", à Jack Lang qui a lancé "Il n’y a pas mort d’homme", sans oublier la phrase de Jean-François Kahn " une domestique a été troussée" – Eric Brunet s’en prend également à l’étonnant mutisme des féministes.

Se seraient-elles auto-bâillonnées, les Elisabeth Badinter, Elisabeth Lévy, Caroline Fourest, les NPNS, et toute la clique, si empressées d’ordinaire de défendre la dignité des femmes, surtout quand l’islam est en ligne de mire ?

L’affaire DSK, glauque et sordide, nous fait mesurer le gouffre culturel abyssal qui sépare la France des Etats-Unis, les uns parlant de gaudriole quand la justice américaine y voit un crime sexuel majeur, passible de 74 années de prison…

http://oumma.com/DSK-le-journaliste-Eric-Brunet


Note de L&I aux talibans de la pensée: oui, oui, nous savons qui est Christian Bouchet et nous nous sommes bien lavés les yeux avec du désinfectant après avoir visité le site Vox NR ;-)

[Christian Bouchet - VoxNR - 04/04/2011]

Bien rares sont, en France, ceux qui connaissent ne serait-ce que le nom de Parag Khanna. Et pourtant ce trentenaire est sans doute actuellement le géopoliticien le plus écouté à Washington et son dernier livre, How to Run the World?, pourrait bien expliquer tant l’intervention occidentale en Libye que certaines décisions américaines récentes en Irak et les troubles qui agitent actuellement le Machrek.

Né en 1977 dans une petite ville du Nord de l’Inde, ayant acquis la citoyenneté américaine par naturalisation, Parag Khanna a fait un parcours sans faute de surdoué jusqu’à devenir un intellectuel organique de l’hyper-classe nomade et sans racines. Après des études de relations internationales à l’université de Georgetown et un doctorat à la London School of Economics effectués grâce à des bourses de plusieurs fondations yankees, notre homme est engagé, à seulement vingt-deux ans !, comme analyste par le Council on Foreign Relations. Cette première expérience décide de toute sa carrière et Parag Khanna n’a jamais cessé depuis d’être un analyste et un consultant pour des think tanks et des ONG mondialistes. Ainsi sera-il successivement employé par le Forum mondial économique de Genève et par la Brookings Institution où il aura en charge la prospective concernant la « gouvernance globale ». Il quittera ce poste pour devenir conseiller en géopolitique de l’United States Special Operations pour l’Irak et l’Afghanistan en 2007 avant d’intégrer l’équipe de campagne de Barack Obama comme conseiller pour les relations internationales.

En parallèle Parag Khanna, par ailleurs devenu membre de la direction du Council on Foreign Relations, sera aussi un des animateurs des Independent Diplomat, une ONG dont une des fonctions est de « fournir des diplomates free-lances à des États non-internationalement reconnus ». À ce titre, il jouera un rôle dans l’accession à l’indépendance du Kossovo, ainsi que dans l’évolution de la situation diplomatique du Somaliland, de la république turque de Chypre et du Sahara occidental. Dans le même temps, il publia The Second World: Empires and Influence in the New Global Order où il annonçait un monde dominé par trois grandes puissance – les USA, la Chine et l’Europe – rivalisant entre elle pour le contrôle des ressources de la planète.

Ces multiples activités et engagement firent que, toujours en 2008, le magazine Esquire le cita parmi les soixante-quinze personnalités les plus influentes au monde et que le mensuel libertarien Wired l’inclut, quant à lui, dans sa liste des quinze hommes de l’année. En 2009, c’est le Forum mondial économique de Genève qui le distingua en le nommant Young Global Leader…

En janvier 2011, l’éditeur Random House a publié son deuxième livre : How to Run the World? Parag Khanna y explique comment le nombre d’État représentés à l’ONU devrait croître à court terme de manière très importante (passant de 200 à 300) par la remise en cause des accords diplomatiques qui ont décidé de la partition du Proche-Orient (accords Sykes- Picot de 1916) et de l’Afrique (traité de Berlin de 1884). De la nouvelle carte du monde devraient disparaître les États artificiels au profits de territoires uniformes d’un point de vue ethnique ou religieux.

Si l’hypothèse n’est pas réellement nouvelle et recycle beaucoup d’idées déjà présentes dans les diverses stratégies suivies ces dernières décennies par le Département d’État, elle a cependant l’avantage de les formaliser clairement. Quant à sa mise en œuvre, elle a débuté au Soudan avec sa partition et en Irak avec les diverses tentatives de le « libaniser » (voir notre article sur l’Assyristan dans Flash n° 54). Rien ne dit qu’elle ne va pas continuer avec un éclatement de la Libye, et pourquoi pas du Machrek tout entier comme l’ont évoqué très récemment aussi bien Aluf Benn, le chroniqueur diplomatique du quotidien israélien Haaretz, que Thomas Friedman, du New York Times, qui tous les deux évoquent l’explosion de la Syrie, de la Jordanie, de Bahrein et de l’Arabie saoudite, tandis qu’aux États-Unis certains lobbies soutiennent l’idée d’une possible autonomie pour les coptes d’Égyptes.

Dans l’immédiat cependant les avis sont très partagés parmi les officiels et nombre de diplomates et politiques, tant yankees qu’israéliens, freinent des quatre fers craignant que du renversement des gouvernements forts actuellement existants naisse un chaos politique et religieux similaire à la situation irakienne et plus dangereux que positif au final, tant pour la survie d’Israël que pour les intérêts de l’Oncle Sam.

Cela étant, dans The Second World Parag Khanna se fait aussi l’apôtre de la mega-diplomacy situation où la fonction diplomatique n’est plus l’apanage des États mais est prise en charge aussi par les ONG, les célébrités mondiales, les groupes activistes internationaux, etc. dans une optique qui ressemble comme deux gouttes d’eaux à la gouvernance mondiale… Tout ceci permet de comprendre que Parag Khanna n’est pas qu’un brillant agent de l’impérialisme américain, mais qu’il est aussi, comme nous l’annoncions précédemment, un intellectuel organique de l’hyper-classe. Cela a une conséquence : il défend des thèses qui sont favorables à celle-ci, même si elles peuvent nuire aux États-Unis – pays dont il n’a, somme toute, que la nationalité… – qui ne sont pas, à terme et comme l’Europe, à l’abri d’un éclatement sur des bases ethniques et qui ont eux aussi beaucoup à perdre de la montée de la notion de gouvernance.

http://www.voxnr.com/cc/a_la_une/EFpEAuEkVpDDBoFzfN.shtml


Commentaire de Dov: Tout doucement, au sein du CRIF, la ligne outrancière pro-israël et anti-arabe à tout crin commence à susciter des oppositions. Certains vieux militants se sont souvenus de leurs racines BUNDistes et n’ont pas apprécié l’interdiction de parole de Stéphane Hessel à l’ENS ou encore les sorties racistes d’Eric Zemmour et d’Elizabeth Levy. Les silences des "grandes plumes juives" sur la révolution arabe, les compromissions de l’intelligentsia communautaire avec les dictateurs tunisiens, lybiens et égyptiens, la volonté affirmée publiquement d’une partie de la communauté juive française de voter pour Marine Le Pen, le succès en librairie du "Camp des Saints" de Raspail… tout cela met les vrais "Mensch" très mal à l’aise…

Comme le dit Hessel lui même: "Il souffle un sale petit vent sur la France…"

[Faits et Documents n°312 - Mars 2011]

Président du Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme, l’ex-commissaire de police Sammy Ghozlan, boute-feu de la communauté juive
ultra, vient d’être suspendu pour trois mois du comité directeur du Conseil représentatif des institutions juives de France. Une décision rarissime de la part du Crif, qui sanctionne ainsi la diffusion de fausses nouvelles de sa part quant à la prétendue destruction d’une synagogue à El Hamma en Tunisie le 1er février (voir F&D 311).
L’intéressé, qui s’était déjà signalé en jouant un rôle en pointe dans la tristement fameuse « affaire du RER D », en 2004, est défendu par la Ligue de défense juive qui accuse le Crif d’être devenu « définitivement anti-juif ». (NdL&I= c’est vous dire l’extrémisme de ce groupuscule néo-nazi financé par le Ministère des affaires étrangères israélien)

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Tous – absolument tous – les articles de Morice sur Agoravox sont passionants à lire ! Prenez vous une bonne tasse de thé, décrochez le téléphone et savourez…. Morice, on t’adore !

[Morice - sur AgoraVox - 01/03/2011]

Il existait donc un Michael Headley bis…

… et il vient de se faire pincer au Pakistan, après une conduite assez extravagante qui ne cesse d’interpeller tous les observateurs. L’homme qui a été arrêté en effet à Lahore fin janvier dernier révèle en effet toutes les turpitudes des actions secrètes menées par la CIA et ses agents déguisés en mercenaires depuis des années dans le secteur. L’affaire Raymond Davis est en effet emblématique du jeu malsain entretenu dans une partie du monde qui est une pétaudière en puissance.

L’homme, après avoir tué de sang froid en pleine rue deux pakistanais qu’il estimait menaçants, et être l’auteur d’un troisième décès indirect quand un fourgon de l’ambassade s’est rué dans la foule pour venir l’en extraire est en effet aujourd’hui dans de beaux draps. Arrêté par la police locale, il a été obligé de reconnaître qu’il travaillait bien pour Xe, à savoir Blackwater, et que sa principale occupation, outre d’aller repérer les cibles des tirs de Prédators, consistait aussi à avoir des liens fort privilégiés avec des groupes terroristes tel le Lashkar-e-Taïba (*), celui-là même qu’avait rencontré à plusieurs reprises Michael Headley, très certainement lui aussi membre de la CIA, rapatrié en express, jugé de façon expéditive et condamné à la perpétuité… comme d’autres l’ont été auparavant, et dont on n’a plus aucune nouvelle depuis des années. Davis faisait effectivement le même travail que ce lui à qui on a imputé la responsabilité des attentats de Mumbaï : autrement dit, son arrestation par la police pakistanaise est à prendre très au sérieux. Ce que fait aussi l’administration d’Obama, qui multiplie les contacts de haut rang pour le sortir de ce pétrin. L’affaire Davis est tout simplement révélatrice, trop révélatrice dirons-nous. (en savoir plus…)


Et hop ! Encore un beau discours de Sarkozy qui passe à la poubelle…
Préparez vous à un second tour 2012 qui ressemblera à 2002… avec la complicité de Besson, Hortefeux et une partie de l’intelligentia arabophobe qui agite le spectre islamiste dans les médias…

… et le bouc émissaire "Les étrangers dehors" nous fera oublier que ce sont les financiers qui nous ont mis dans la misère, pas les Arabes. Mais c’est plus facile de taper sur les Arabes que de se coltiner Goldmann-Sachs et Wall-Street…

[Emmanuel Ratier - Faits et Documents n°303 - Janvier 2011]

Selon des sources internes, un tiers des membres de l’UMP serait déjà partisan d’un accord de désistement au second tour avec le FN pour le candidat arrivé en tête au premier tour aux élections législatives. Ce qui explique la discrétion, pour ne pas dire plus, de Jean-François Copé face à la montée en puissance de La Droite populaire (Christian Vanneste, Jacques Myard, Thierry Mariani, etc.), qui regroupe déjà près d’une cinquantaine de députés UMP.

Le ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux est sans doute l’un des ministres UMP les plus réalistes. Selon Le Canard enchaîné, il aurait déclaré en privé :

« Le Front national, c’est l’échec de la presse qui le condamne depuis trente ans. Mais il faut reconnaître qu’il a eu raison avant tout le monde sur le sida [NdL&I: sur le SIDA, le Front National a dit que c'était une maladie de pédés, c'est sur ça qu'il a raison ?], il a eu raison avant tout le monde sur l’immigration, il a eu raison avant tout le monde sur la délinquance.»

D’ores et déjà, c’est le score du candidat frontiste à l’élection présidentielle qui fera sans doute la décision, mais nombre d’élus UMP paraissent se refuser à rejouer le scénario des régionales de 1997 (où leur abstention avait permis à la gauche de prendre le contrôle de la plupart des régions).

Le Front national est redevenu le problème n°1 de Nicolas Sarközy (et donc de l’UMP), qui croyait pourtant avoir résolu le problème avec le débat en 2010 sur « l’identité nationale ». Le président de la République, qui est au plus bas dans les sondages (moins de 30 % d’intentions de vote), a lu avec beaucoup d’attention le sondage du Monde sur la présence immigrée musulmane : pour 42 % des Français il s’agit « plutôt d’une menace pour l’identité » nationale. Pis, pour 68 % des Français, les musulmans ne sont « pas du tout » ou « plutôt pas intégrés ». Pour 61 %, cette situation s’explique d’abord par « leur refus de s’intégrer », puis les « trop fortes différences culturelles ». [NdL&I : autrement dit, si tu es musulman, tu n'as rien à faire en France et il faut faire comme les Espagnols avec les Mauresques en 1492,  te chasser du pays ou bien te parquer dans des camps pour indésirables - faut avoir le courage de penser les choses jusqu'au bout, les mecs] Seuls 22 % y voient un « facteur d’enrichissement culturel ». Un sondage venant recouper celui de l’Ifop (des 13 et 14 décembre 2010) où plus d’un sympathisant de l’UMP sur deux (54 %) approuvait le parallèle établi par la vice-présidente du Front national Marine Le Pen entre les « prières de rue » des musulmans et l’Occupation allemande.

L’Élysée et l’UMP s’inquiètent donc de plus en plus non seulement d’un retour des électeurs exfrontistes ayant voté UMP en 2007 vers leur famille d’origine mais aussi d’un possible basculement de l’électorat « bonapartiste » de l’UMP vers le FN tant aux élections présidentielles que législatives de 2012. Ils constatent que le Front national, quasiment inexistant sur le terrain dans nombre de départements, réalise d’excellents scores lors d’élections partielles. Ce qui pourrait entraîner de multiples triangulaires et provoquer un raz-de-marée socialiste et écologiste.

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[Emmanuel Ratier - Faits & Documents n°303 - octobre 2010]

Les presses arabe et américaine ne cessent d’évoquer les relations qu’entretient l’ambassade des États-Unis à Paris et les minorités ethniques immigrées, en particulier maghrébines (sujet régulièrement évoqué dans F&D). Fin septembre, à l’initiative de l’International Visitor leadership Program, « 26 entrepreneurs, tous musulmans, sont pour trois semaines les hôtes du gouvernement américain » indique le journal arabe Al Kanz. Parmi eux, Nabil Djedijk, secrétaire général du syndicat patronal SPMF (Synergie des professionnels musulmans de France).

Toutes ses opérations de séduction (que certains pourraient qualifier de manipulation) sont orchestrées par Laura Berg, attachée culturelle de l’ambassade, et surtout par une Française, Randiane Peccoud, qui supervise, depuis une dizaine d’années, les opérations américaines en direction de la communauté musulmane. Particulièrement discrète, cette femme (dont une unique photo peut être trouvée sur google et encore sans son nom) de 53 ans, officiellement « chargée de la société civile » à l’ambassade américaine à Paris n’est pratiquement jamais citée. France-Soir (Comment Ali Soumaré a été « traité » par l’ambassade américaine, 6 août 2010) avait levé le voile sur elle, révélant qu’elle disposait du « meilleur carnet d’adresses français de la diversité (avec) tous les contacts : leaders d’opinion, politiques et associatifs ».

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L’opération de propagande néo-con, au service des intérêts pétroliers et du Grand Israël porte pleinement ses fruits. Alors que les "chrétiens blancs" et les "financiers glabres" ont causé la mort de centaines de milliers de personnes et jeté des millions dans la misère… c’est le musulman barbu qui est désigné à la vindicte. Rien n’a changé dans l’antre de la "Civilisation Occidentale" …. A quand le port de l’étoile jaune et le "statut spécial" ?

"Quand ils sont venus chercher les barbus, je n’ai rien dit… je n’étais pas barbu"…

Réflexions sur la construction médiatique de l’islamophobie

[ Pierre Tevanian, 10 janvier 2011 -  Les Mots Sont Importants]

Pour 42% des Français, la « présence musulmane » est « plutôt une menace » : c’est ce que vient de nous apprendre un sondage réalisé par l’IFOP pour le journal Le Monde. On a raison de s’en alarmer, mais pas d’être étonné-e : l’islamophobie progresse, ou plus précisément elle s’épanouit, se lâche, s’exprime en toute bonne conscience. Par voix de sondage pour les 340 personnes (42% des 809 sondés) qui ont accepté de répondre aux questions bêtes et méchantes de l’IFOP et de choisir la plus violente des réponses proposées, mais aussi de mille autres manières, au quotidien : regards hostiles, propos injurieux, discriminations… Sans parler des formes les plus haut-de-gamme, celles qui précèdent, préparent et légitiment toutes les autres : la stigmatisation politique, éditocratique, journalistique… et sondagière.

Il est bon de le rappeler : les sondages sont rarement neutres. Tous les scientifiques le savent : un instrument d’observation peut avoir un impact sur la réalité qu’il

est censé enregistrer de manière objective, et même produire cette réalité – et c’est par excellence le cas des sondages d’opinion [1].

C’est le cas, tout particulièrement, du sondage de l’IFOP, pour la simple raison, d’abord, que ce sondage est performatif : le simple fait de poser la question d’une éventuelle « m

enace islamique » contribue à semer le doute, inquiéter, et donc donner consistance à ladite menace. Chacun-e a déjà pu l’expérimenter : le meilleur moyen de susciter la peur dans une situation anodine, par exemple à la tombée du jour ou en cas de coupure de courant, est de poser la question de la peur. Que l’on demande « Tu as peur ? » ou qu’on affirme « Moi je n’ai pas peur », ou même qu’on déclare qu’« Il n’y a aucune raison d’avoir peur », le message implicite est le même : « Tu pourrais avoir peur », et il y a donc bien, en réalité, des raisons d’avoir peur.

Texte

Le sondage de l’IFOP est d’autant plus anxiogène qu’il ne dit pas, loin s’en faut, qu’il n’y a aucune raison d’avoir peur. Par les mots qu’il utilise, il construit au contraire, de manière discrète mais d’autant plus pernicieuse, une scène belliqueuse sur laquelle s’opposent d’un côté « la France », « notre pays », et de l’autre la spectrale « présence » d’une étrange « communauté musulmane » :

« Diriez-vous que la présence d’une communauté musulmane en France est :

- plutôt une menace pour l’identité de notre pays ;

- plutôt un facteur d’enrichissement culturel pour notre pays ;

- ni l’un ni l’autre. »

Aucun de ces mots n’est neutre. Parler d’une « communauté musulmane », tout d’abord, c’est immanquablement suggérer que les musulmans n’appartiennent pas à la communauté nationale, ou pas vraiment, ou pas loyalement : ce qui est faux et tendancieux – la plupart des musulmans vivant en France étant français, et rien (sinon le racisme) ne permettant de préjuger de leur manière d’être français.

Quant au mot « présence », il réactive, sous une forme à peine euphémisée, le sinistre « occupation » de Marine Le Pen qui a fait la une ces dernières semaines, en suggérant que ladite communauté musulmane forme un corps étranger, n’entretenant pas ou peu de relations avec le reste du pays. Ce qui, là encore, est tout simplement faux : les musulmans sont parfaitement intégrés dans la société française, fût-ce à des places subalternes dans la division du travail, et à la place du mort – je veux dire du bouc émissaire – dans le jeu politique et l’espace médiatique.

Cette inquiétante étrangeté de « la communauté musulmane » est ensuite opposée à « l’identité » du pays, ce qui achève de dicter « la bonne réponse » – en tout cas pour toute personne qui, dans la temporalité TGV des questions-réponses de l’IFOP, reste dans le vague et dans l’abstrait : à l’évidence, l’Autre s’oppose à l’Identique, donc oui, l’Autre musulman ne peut que menacer l’Identité française.

Et pour celles et ceux qui ne l’auraient pas compris, la France est rebaptisée « notre pays », sous-entendu : « pas le leur » – ce qui là encore est aussi faux que tendancieux. Non seulement parce que la majorité des musulmans de France sont de nationalité française, mais aussi parce que des résidents étrangers peuvent tout aussi légitimement, dès lors qu’ils y ont élu domicile, considérer la France comme leur pays.

Enfin, la structure binaire plutôt…/plutôt… construit de toutes pièces une alternative tout à fait fallacieuse : l’Islam serait soit une menace, soit un enrichissement. La question laisse il est vrai la possibilité de répondre « Ni l’un ni l’autre », mais sans donner aucun contenu substantiel un tant soit peu précis et concret à ce « Ni l’un ni l’autre » – alors que, de facto, l’Islam peut représenter, pour un musulman comme pour un non-musulman, mille autres choses qu’une menace identitaire ou un enrichissement culturel. (en savoir plus…)


Que dit le grand protecteur U.S., champion de la non-discrimination ? Ou bien est-ce encore une fois le "deux-poids-deux-mesures" qui caractérise l’intégralité de la politique occidentale vis à vis d’Israël depuis 60 ans ?

[Voltaire - 12/10/2010]

L’Association pour les droits civils en Israël publie une étude sur les propositions de loi qui seront discutées lors de la session d’hiver de la Knesset. (…) une série de textes, mis à l’ordre du jour à l’initiative de députés de la majorité, vise à transformer Israël en un Etat ethnique juif. Il s’en suivrait, entre autres, que les ressortissants non-juifs seraient immédiatement soumis à toutes sortes d’obligations pour prouver leur loyauté au risque d’être déchus de leur nationalité et expulsés vers les Territoires palestiniens.

Des serments de loyauté seraient institués pour les ressortissants en général et pour certaines professions en particulier. Par exemple, il faudrait jurer loyauté à l’« Etat juif » et à ses symboles pour travailler dans l’industrie du cinéma.

La célébration de la Nakba, la critique politique du caractère prétendument « démocratique » de l’Etat, et surtout l’appel au boycott seraient lourdement pénalisés.

D’une manière générale ces propositions de loi visent à institutionnaliser le racisme et à restreindre les libertés politiques.

Knesset 2010 Winter Session : Expectations and Concerns, The Association for Civil Rights in Israel, 90 p., 780 Ko, octobre 2010.

http://www.voltairenet.org/article167233.html


Farenheit 2010 ou les censeurs à l’oeuvre sur ebay

[Emmanuel Ratier - Faits et Documents n° 302 - 29/09/2010]

(…) Certains de nos lecteurs, s’ils disposent d’internet, ont du remarquer, par exemple sur ebay, que nombre d’ouvrages (et d’autres objets comme des photos ou des cartes postales) historiques sont retirés de la vente ou disparaissent sans explication, alors même que ces ouvrages ne font l’objet d’aucune interdiction et qu’ils sont disponibles a fortiori dans les plus grandes librairies françaises ou chez les libraires d’occasion.

Il en est ainsi des livres de Léon Daudet, de Louis-Ferdinand Céline, d’Henry Coston, de Léon de Poncins, d’Alphonse Toussenel, etc. Mais aussi d’auteurs, sans doute plus sulfureux, mais dont la lecture de leurs ouvrages est indispensable pour comprendre l’histoire et les replacer dans le contexte de leur époque. (…)  Mais, alors même que les lois françaises sont parmi les plus répressives au monde en matière de racisme, de xénophobie, d’antisémitisme ou de révisionnisme, et que des appels à la vigilance sont régulièrement lancés par les ministres français de la Justice et de l’Intérieur, certains trouvent que la répression n’est pas encore assez sévère.

Il s’est donc créé un groupe étonnant sur le réseau social Facebook, intitulé Contre la vente d’articles appelant à la haine raciale sur ebay.

Ce groupe, qui regroupe environ 1850 membres, a pour administrateurs deux personnes qui n’autorisent même pas l’accès à leur profil (Corine et Yael), et un certain Denis, qui se révèle être Denis Kassel, un ingénieur en informatique qui se présente comme un « professionnel indépendant de l’internet », domicilié, non en France, mais en Israël. Passé par l’université Pierre et Marie Curie (Paris VI), il est notamment détenteur du domaine francophones.org.il qui entend regrouper les « internautes francophones d’Israël ».

Une rapide recherche sur quelques profils fait apparaître que nombre des adhérents de ce groupe habitent en Israël. À titre d’exemple, on y trouve Bernard Kahn, qui se trouve être responsable de la loge Maïmonide du B’naï B’rith France, ou un certain Dov Manix, qui explique sur les forums qu’ « Israël est la meilleure armée du monde »…

Le groupe est extrêmement structuré : chacun est chargé de traquer sur les sites de ventes sur internet (et pas seulement ebay, même si ebay est la principale cible) tout ouvrage « suspect » mais aussi n’importe quel objet litigieux (photos, cartes postales, affiches, etc.). Dès qu’il découvre l’un de ces ouvrages, il l’indique aux autres membres qui doivent intervenir en masse auprès d’ebay pour obtenir le retrait, et donc l’arrêt de la mise en vente.

La technique est expliquée en détail. Une mise à jour quotidienne est effectuée. Il est demandé aux membres d’intervenir deux fois par semaine. De cette manière, les interventions sont multiples et les responsables des sites de vente peuvent croire à une action spontanée…

Le site s’en vante, « depuis que ce groupe existe, les enchères d’objets litigieux sont souvent annulées avant leur terme ».

Effectivement articles éventuellement « litigieux » mais nullement susceptibles d’être poursuivis car il s’agit d’ouvrages anciens ou de livres régulièrement vendus dans les librairies du grand commerce ou sur amazon par exemple.

Ont été ainsi visés dernièrement Réponse à Jean-Claude Pressac de Robert Faurisson (ouvrage non poursuivi en justice), des rééditions d’ouvrages de Drumont (La France juive) ou des Juifs, rois de l’époque, du socialiste Alphonse Toussenel, voire L’Avantguerre de Léon Daudet, sous-titré Études et documents sur l’espionnage juif allemand en France depuis l’affaire Dreyfus.

La censure est particulièrement vicieuse puisque ce n’est pas la réalité qui est visée mais l’intention. En quelque sorte, le « crime d’idée ». À titre d’exemple, le groupe a poursuivi une annonce qui proposait un livre écrit par Louis-Ferdinand Céline « écrit en 1937 et édité par Denoël ». Ne figurait ni le titre de l’ouvrage, ni photo ni page intérieure. Estimant qu’il s’agissait de Bagatelles pour un massacre, effectivement publié en 1937, les censeurs ont donc demandé la suppression de l’annonce.

Pis, la censure ne s’arrête pas à l’interdiction mais va jusqu’à la dénonciation ad hominem, les nom, prénom, adresse, courriel et téléphone des vendeurs étant mis en ligne pour certains d’entre eux (par exemple La Guerre juive de Paul Ferdonnet mis en vente par B. C. et placé sur le site des censeurs depuis le 3 mars 2009).


[Emmanuel Ratier - Faits et Documents n° 302 - 29/09/2010]

Sous l’influence des analyses de Patrick Buisson, ancien directeur de Minute, Nicolas Sarközy est convaincu que l’élection présidentielle de 2012 se jouera, non sur la question sociale (qui inclut les retraites), mais bien plutôt sur les questions sociétales, comme la sécurité ou l’immigration.

Il entend donc placer au coeur du débat politique, non seulement français mais aussi mondial, la question de l’immigration. Assurant, à partir du 1er janvier 2011, la présidence du G8 (les huit pays les plus développés du monde), le président de la République interpellera ses homologues sur la question des flux migratoires.

Les premières études d’opinion montrent effectivement que cette stratégie est payante. Les Français sont très sensibles à ses nouvelles positions, en particulier ceux du Front national : 51 % d’entre eux soutiennent l’action du gouvernement contre 32 % au début de l’été.

Mais, cette politique a son revers : elle banalise le FN, ce qui pourrait faire le jeu du successeur de Jean- Marie Le Pen s’il arrive à obtenir les 500 signatures indispensables pour se présenter à l’élection de 2012. 57 % des Français considèrent désormais que l’Élysée et le gouvernement se sont rapprochés des positions défendues par le Front national (33 % le pensent à droite, 58 % le pensent dans la droite nationale et 88 % le pensent à gauche).

Surtout, 42 % des Français (un pourcentage jamais atteint) pensent désormais que le FN est désormais « un parti comme les autres » (56 % le pensent dans la droite parlementaire). 81 % s’opposent quand même à la présence de ministres FN dans un gouvernement UMP (et 76 % dans la droite parlementaire).

Jean-François Copé a parfaitement compris que cette hypothèse était risquée, voire très risquée si l’électorat, en 2012, finissait par préférer, selon l’expression de Jean-Marie Le Pen, « l’original (le FN) à la copie (l’UMP) ».

Après la parution d’une tribune commune avec Bruno Le Maire, François Baroin et Christian Jacob (F&D 301), il a donc surfé sur le mécontentement de nombre d’élus UMP, lors des journées parlementaires de l’UMP, les 22 et 23 septembre, pour demander à remplacer Xavier Bertrand comme secrétaire général de l’UMP. Or l’UMP ne jouera, en 2012, comme cela avait été le cas, en 2007, qu’un rôle d’instrument dans la campagne présidentielle, (tout avait été décidé par la cellule rapprochée de Nicolas Sarközy).

Pour plusieurs observateurs, l’actuel président du groupe parlementaire UMP joue donc secrètement l’échec de Nicolas Sarközy en 2012, pour apparaître comme le seul candidat crédible en 2017.

http://www.faits-et-documents.com

Repositoire de certain des anciens numéros de F&D:

https://www.humyo.com/FSgXWzm/BIBLIOTHEQUE/FAITS%20ET%20DOCUMENTS/?a=QjY4QrpLq6w



Justice de classe, justice politique, justice de propagande….

[Parti des Indigènes de la République - 22/09/2010]


Teresa Lewis, citoyenne américaine et déficiente mentale, sera exécutée par injection létale aujourd’hui, jeudi 23 septembre.

Son crime : elle est accusée d’avoir planifié en octobre 2002 le meurtre de son mari Julian Lewis, 51 ans, et de son beau-fils Charles, 25 ans, en vue de toucher une prime d’assurance-vie. Ni SOS Racisme, ni BHL, ni Libé ne manifesteront pour la sauver. Ils ne lanceront pas de campagne internationale pour dénoncer la barbarie de son exécution. Normal, elle n’est pas iranienne, son juge n’est pas enturbanné et son bourreau n’est pas musulman.

http://www.indigenes-republique.fr/article.php3?id_article=1088

[AFP: Condamnée pour avoir été le « cerveau » d’un double meurtre, Teresa Lewis recevra une injection létale aujourd’hui. Ses soutiens jugent cette exécution impossible : Teresa est à la limite de la déficience mentale

Les faits remontent à 2002, quand elle est accusée, après la mort par balle de Julian et Charles dans la caravane occupée par la famille recomposée, d’avoir engagé deux tueurs à gages de 19 et 22 ans rencontrés au supermarché, Matthew Shallenberger et Rodney Fuller, qui, de surcroît, deviendront respectivement son amant et celui de sa fille de 16 ans. Lors de son procès, elle avouera avoir voulu par ces meurtres toucher de juteuses assurances-vie. Les deux « gâchettes à louer » écoperont d’une peine de prison à vie. Elle, de la peine capitale.

Mais plusieurs voix dénoncent une sanction hâtive, obtenue par l’acharnement d’un procureur qui l’avait décrite comme « la tête du serpent », soulignant un fait en contradiction avec ce rôle de « cerveau » : son quotient intellectuel est de 72, « à la limite du retard mental », selon son avocat et son comité de soutien. Qui évoquent en comparaison la personnalité de Matthew Shallenberger, son amant, doué, lui, d’une « intelligence supérieure à la moyenne », et auteur avant son suicide en détention, en 2006, d’une lettre à une amie dans laquelle il avoue avoir manipulé Teresa, décrite comme « une salope qui s’était mariée pour l’argent à qui j’allais faire facilement tourner la tête ».

Ces zones de doutes n’auront pas suffi à convaincre les ultimes recours en justice sollicités par la défense de Teresa. Le gouverneur républicain de l’Etat de Virginie a refusé mardi la demande de grâce, suivi le même jour par les juges de la Cour suprême, la plus haute instance des Etats-Unis. Malgré la décision, en 2002, de cette même Cour suprême, d’interdire les exécutions de condamnés mentalement retardés.

http://www.francesoir.fr/etranger-faits-divers/etats-unis-teresa-72-de-qi-dans-le-couloir-de-la-mort.27350


Quand il s’agit de démasquer les fabricants d’épouvantails, Laurent Bonelli est un soutien précieux… même deux ans et demi plus tard

[Bertrand Rohthé - Bakchich - 19/02/2008]

En ces jours d’extrême médiatisation du déploiement policier à Villiers-le-Bel, « Bakchich » se tourne vers le sociologue Laurent Bonelli, auteur du livre « La France a peur » (La Découverte) pour comprendre pourquoi l’insécurité est devenue une obsession médiatique, qui masque les questions sur l’avenir des jeunes défavorisés.

Lire un ouvrage de sociologue, c’est accepter de prendre un risque. On attend une lecture difficile, voire soporifique. C’est vrai tant que l’on n’a pas ouvert la première page. Avec ce livre, le monde devient intelligent. Nos intuitions prennent formes, prennent mots. Et on en sort grandi.

La France a peur, d’abord et surtout parce qu’elle aime se fait peur, que les politiques savent très bien utiliser la force de l’émotion, mise en scène avec brio par les médias – car la peur fait grimper l’audience à tous les coups. La boucle est bouclée.

Quand on dit médias + insécurité, on pense instantanément à TF1… Surprise, la « première chaîne » n’est pas la plus caricaturale. Elle est même une de celles qui utilise le moins cette accroche pour attirer le chaland. C’est « France 2 qui arrive en tête quant au nombre d’émissions consacrées à " l’insécurité " ». Et dans la presse ? Libération bat à plate couture Le Figaro, qui lui même se préoccupe beaucoup moins du sujet que le très influent Le Monde.

Pour nourrir nos fantasmes, les faiseurs d’opinion usent de qualificatifs stigmatisants pour parler des jeunes défavorisés – jeunesse des banlieues –, voire dégradants – des blousons noirs aux racailles, en passant par les loubards et les sauvageons. Ici, l’auteur choisit le terme générique de « jeunesse populaire » qui renvoie au Front Populaire, aux bals éponymes et aux premiers baisers.

Et puis la France a peur, parce qu’elle ne prend pas le temps de comprendre. (NdL&I: comme avec les Roms de nos jours)

Pas le temps de comprendre, par exemple, ce que deviennent au juste les jeunes des milieux populaires après leur scolarité. Tout dépend du capital qu’ils ont pu mobiliser pendant leurs (brèves) études. En fonction de leur personnalité, de leurs parcours et de ses incidents, ils ont mobilisé plus ou moins de compétences économiques, culturelles, ou – on l’oublie trop souvent –, physiques.

Les gaillards les plus « conformes physiquement » auront la chance ( !) d’accéder aux « métiers d’homme » du bâtiment. Plus rarement à ceux de l’acier. Et ce n’est pas avec ArcelorMittal et ses récentes intentions de supprimer 600 postes à Gandrange (Moselle), ni avec le mini-traité sur l’Europe, que cette chance va augmenter.

Les « bohèmes culturelles » n’auront pas accès aux ateliers d’artiste de la ville de Paris. Ils seront animateurs socioculturels, pour un peu plus du SMIC. Les autres, les non conformes, passeront, selon le sociologue, de la bande à la prison.

Peu de gens ont le temps de comprendre l’histoire des grands ensembles. La « ménagère de plus de 50 ans » n’a ni le temps, ni les moyens, puisque personne ne lui donne. Sauf quelques raretés qui continuent de faire leur boulot, dont Laurent Bonelli fait partie.

Laurent Bonelli, La France a peur, une histoire sociale de l’« insécurité », La Découverte, 25 euros.

Remarque de Dov : Un lecteur nous a déposé ceci dans notre bibliothèque. Incroyable ! Comment ais-je pu rater ce bouquin ? Moi qui suis pourtant un tintinolâtre absolu !

Voici un bouquin qui est interdit à la vente par les défenseurs de la mémoire moulinsartienne et qui révèle pourtant de manière indéniable un fait explosif: Tintin c’est Léon Degrelle, le chef des nazis belges, héros de la SS Wallonne, celui dont Hitler disait "Si j’avais eu un fils, j’aurais aimé qu’il soit comme vous…"

Les preuves sont innombrables: outre l’amitié entre Hergé et Degrelle (Degrelle est son témoin de mariage) cela va de la houppette jusqu’à la culotte de golf, en passant par les aventures chez les Picaros… jusqu’à Milou le chien, calqué sur le clébard d’Adolf Hitler pendant la 1ère Guerre Mondiale.

A lire aussi, au dernier chapitre, quand Degrelle raconte l’épuration en Belgique après la guerre, comment Hergé échappe de peu au peloton d’exécution (pour avoir publié dans un journal sous l’occupation) et ne doit la vie sauve qu’à un juge qui dit "Si je vous fais fusiller, mes enfants ne m’adresseront plus la parole".

Tintin le nazi ! Voici bien quelque chose dont on ne parle jamais quand on vénère l’icône Hergé et Tintin… et en plus, c’est très amusant à lire, vu l’égo sur dimensionné de Léon Degrelle et sa verve mordante de Bouillonais.

Et en plus c’est un bouquin qui a été brulé !!! Nous on adore remettre en circulation des livres brulés, c’est plus fort que nous !

[Léon Degrelle - Tintin mon copain - Editions du Pelican d'Or - 2000 - Adobe PDF]

En téléchargement dans la Bibliothèque de Libertes & Internets ou bien directement via ce lien: https://www.humyo.com/FSgXWzm/BIBLIOTHEQUE/TINTIN/?a=msFWygP1SO4

Notice sur le site de Objectif Tintin, organe des adorateurs d’Hergé

Le livre qui évoque de manière détaillée un passage controversé de la vie d’Hergé existe bel et bien mais il est introuvable. Il ne s’agit pas d’une BD mais d’une véritable encyclopédie de 231 pages avec des photos, de nombreuses reproductions de planches et écrits d’Hergé. Pourtant le titre n’a rien d’agressif d’ailleurs il s’agit d’un hommage ! Mais c’est le nom de l’auteur qui pose problème : Léon Degrelle, le célèbre nazi belge.

Pour beaucoup, ce livre est un torchon dont l’existence n’a malheureusement qu’un seul but : salir Hergé. Dans la notice du livre on peut lire le texte suivant : "Degrelle entreprend ici de démontrer que Tintin c’est lui ! Preuves à l’appui, il nous raconte quand et comment est né le jeune reporter intrépide, mais aussi le contexte culturel, social et politique de l’époque: la montée de Rex, la guerre, l’épuration (qui a touché également Hergé). Les versions censurées de Tintin (après la guerre) sont ici reproduites, ainsi que les nombreux clins d’oeil de Hergé à Léon Degrelle, plus de 400 illustrations et de nombreuses révélations…" Il ne manque pas d’air, le Léon Degrelle !

En dehors de l’équation délirante Tintin=Degrelle, il n’y a rien de nouveau sur le fond mais les faits sont relatés de telle manière que la manipulation anti-Hergé ne fait aucun doute.  Le dessin de couverture est, paraît-il, de Léon Degrelle lui-même ! Puisqu’il se prend pour Tintin, il n’hésite pas à nous montrer le jeune reporter dans un uniforme de collaborateur de l’armée belge !  Le nazi Degrelle ne recule devant rien.

Le livre, achevé en 1992, est aujourd’hui interdit. Il a été imprimé à 1000 exemplaires dont 850 ont été saisis et brûlés. Il reste 150 exemplaires en circulation. Il a été, paraît-il, entièrement rédigé par Léon Degrelle.

http://www.objectiftintin.com/whatsnew_tintin_494.lasso


Quand on attaque le sauvageon, il brûle des voitures et fait grimper les chiffres de la délinquance… c’est pas bon
Quand on attaque l’anarcho-autonome qui plante des fromages de chèvre à Tarnac, il se défend bien sagement devant les tribunaux et tout le monde se fout de vous… pas bon non plus.

Il reste qui alors, comme bouc émissaire qui ne peut se défendre ?

Ben tiens ! Les gitans !!! Tout le monde les déteste, alors c’est du tout bénef !!!

C’est pas nouveau… il y a un an déjà, Matthieu Rigouste décortiquait la stratégie d’Hortefeux, Besson, Sarkozy et consorts.

A noter que l’ouvrage cité, de Carlos Marighela, Manuel du Guerillero Urbain est disponible en PDF dans la Bibliothèque de Libertes & Internets – ou alors directement via le lien suivant : https://www.humyo.com/FSgXWzm/BIBLIOTHEQUE/ACTIVISM/carlos_marighela_manuel_du_guerillero_urbain.pdf?a=excx6v1Ecps

La fabrication de l'ennemi intérieur

La fabrication de l'ennemi intérieur

[Matthieu Rigouste - Article 11 - 10/10/2009]

C’est une très fouillée et méthodique démonstration. En L’Ennemi Intérieur, le chercheur Mathieu Rigouste décrit comment une stratégie militaire totale, cette Doctrine de la guerre révolutionnaire mise en œuvre par la France dans ses guerres coloniales, a progressivement contaminé les champs politique et médiatique, jusqu’à devenir une pratique officieuse de maintien de l’ordre social. Il en reparle ici. Entretien.

Il est tapi. Prêt à bondir. Affairé à saper les bases de la société française, bacille sournois dissimulé en son sein. Il affiche le teint basané, vient d’une autre contrée, affiche des convictions politiques jugées radicales, fréquente la Mosquée, lit des livres pernicieux, porte un jogging et des baskets, est dangereux, vit en communauté, participe aux poussées de violence urbaine, est la cinquième colonne, les germes du désordre, la chienlit, la montée des périls. Il est fellagha, bolchévique, immigré post-colonial, gauchiste, révolutionnaire tiers-mondiste ou anarcho-autonome. Il est…

Il est tout cela à la fois, et puis rien du tout. Il est l’ennemi intérieur, figure qu’il conviendrait de purger, bouc émissaire désigné à la vindicte générale pour légitimer la coercition et rationaliser le contrôle social. Cette création fantasmée du pouvoir s’est vue institutionnaliser par la Doctrine de la guerre révolutionnaire, théorie et pratique de la terreur conçues par l’armée française pendant les guerres coloniales – à commencer par la guerre d’Algérie – , doctrine d’État un temps officielle (de 1953 à 60) avant que d’être désavouée mais de continuer clandestinement à irriguer les mondes militaire, politique et médiatique. Corpus idéologique complet autant que codification des pratiques – de l’emploi de la guerre psychologique à l’usage de la torture en passant par le quadrillage militaro-policier du territoire, les assassinats ciblés et la mobilisation de l’ensemble du corps social – , la Doctrine de la guerre révolutionnaire a profité du contexte de la Guerre Froide pour se répandre partout, plébiscitée par les militaires anglo-saxons dans les années 60, mise en œuvre contre les mouvements de libération et les tentatives d’émancipation dans l’Amérique Latine des années 70 et 80. En France-même, son officielle mise à l’encan par De Gaulle ne l’a pas empêché de continuer à prospérer, idéologie officieuse du maintien de l’ordre sous tous les régimes. De la tuerie du 17 octobre 1961 à la répression post-68 par Marcellin. De la première mise en avant de la "menace migratoire" au plan Vigipirate. De l’agitation de la menace terroriste à la lutte contre l’islamisme. De la guerre dans les quartiers au très récent péril anarcho-autonome.

Tu as compris – sans doute – que je souhaitais te parler de l’excellent livre de Mathieu Rigouste, L’Ennemi Intérieur, la généalogie coloniale et militaire de l’ordre sécuritaire dans la France coloniale

Tu me pardonneras – j’espère – cette introduction un tantinet poussive, tant il n’est pas simple de résumer en quelques lignes un travail remarquablement fouillé et argumenté. Tu mettras – surtout – les éventuelles obscurités de ce préambule sur mon compte, quand l’ouvrage de Mathieu Rigouste est lumineux et cohérent, démonstration magistrale de cette contamination des cercles du pouvoir par la Doctrine de la guerre révolutionnaire. S’appuyant sur le fond d’archives (encore jamais exploité) de l’Institut des Hautes Études de Défense Nationale (IHEDN), une structure « civilo-militaire chargée de promouvoir l’esprit de défense », ainsi que sur des publications de la presse militaire – Défense Nationale, Défense et La Revue de l’IHEDN – , il démontre parfaitement comment cette figure de l’ennemi intérieur, imaginée par les hommes en armes, est récupérée par les champs politique et médiatique. Il fait travail d’historien, de chercheur, et décrit nos mondes passé, présent et à venir, extension généralisée du contrôle et main-basse croissante sur nos vies. Il en parle mieux que moi, surtout .

La publication de ton ouvrage, début 2009, n’aurait pu "mieux" tomber : l’affaire de Tarnac est venue comme une parfaite illustration de ton travail. Dans la logique de création de l’ennemi intérieur, tu penses que les manipulations étatiques de ce genre vont se multiplier ?

En fait, la publication est tombée juste après un nouvel essai de réglage de la fonction bouc-émissaire : sur la figure de « l’anarcho-autonome ». Mais ce mécanisme de la machine à purge continue depuis bientôt vingt ans à fonctionner sur un double réglage : les figures de « l’islamo-terroriste » et du « barbare de cité ». L’affaire de Tarnac ne fait que reformuler et appliquer exceptionnellement, pour l’instant, un type de montage habituellement réservé aux non-blancs pauvres et de manière permanente. Comme la logique sécuritaire, qui tend à reformuler et appliquer en continu à « la population » des méthodes de guerre conçues contre « les populations colonisées ». S’il y a manipulation, il faut le comprendre dans un sens technique, comme un ajustement. Les montages médiatico-politiques sont des utilisations particulières de machines de pouvoir qui fonctionnent en permanence, reliées aux machines économiques et industrielles. Tant qu’une forme de pouvoir est en place, ses machines évoluent, mais elles continuent de fonctionner et de dysfonctionner. (en savoir plus…)


CALAIS, CE MONDE A PART

[Blog de Callywood - 12/08/2010]

Merci pour cette révolte !

La bénévole désorientée qui ramasse inlassablement les tentes à la decheterie cet hiver (voir film plus bas) c’était moi.  Alors vous dire que les droits sont bafoués, que rien ne change, que la revolte ne suffit pas si nous ne sommes pas assez nombreux je pense que je peux vous le crier !!!
Venez aider, venez soutenir ces gars, ces ptis gars et ces bénévoles qui ont besoin de souffler!

La vie quotidienne est dramatique, leur vie n’est que misère je dirai même que leur vie n’est pas une vie. Un Homme, un enfant dans la rue en plein hiver ce n’est pas vivre..c’est survivre. L’espoir alimente cette survie, et notre gouvernement l’amenuise de jour en jour.. Notre cher gouvernement qui donne des belles leçons de moral aux autres pays ne se sent pas concerné par ce bout de territoire français où vit la misère et la terreur !

Sur le terrain des mois et des mois durant j’ai voulu expliquer ce que j’ai vu, entendu, pour faire passer le message. Pour que les gens voient ce qu’il se passe chez NOUS, en France.  Un blog amateur est né de cette revolte, de cette expérience humaine. Venez y jeter un oeil..et surtout venez a calais: un jour, deux jours, une semaine, un mois.
Venez et transmettez a votre entourage ce qu’il se passe avec vos mots, vos impressions et vos tripes.

http://calywood.wordpress.com/

Un film de Médécins du Monde sur ce qui se passe à Calais… et qui illustre les mensonges démagogiques de Besson et Sarkozy:


Suite aux récents moulinets du lobby pro-israël et de représentants du CRIF dans la presse (en France, comme en Israël ou aux USA), il semblerait qu’on soit à la veille d’une nouvelle campagne visant à montrer que la France est un pays antisémite par essence, qu’il est  dangereux pour les juifs de vivre ici, qu’il y a trop d’Arabes en France et que les défenseurs des Palestiniens sont des antisémites notoires.

Cette campagne à deux avantages: elle redore le blason anti-raciste de Sarkozy/Hortefeux en faisant oublier les récents dérapages, elle fait parler d’autre chose que l’affaire Woerth… mais aussi,  elle apporte de l’eau au moulin de l’Agence Juive qui voudrait capter un maximum de ce qu’elle appelle "le dernier réservoir d’immigration" vers Israël.

Donc, quand demain vous verrez fleurir les articles vous expliquant que les jeunes des cités sont des nazis en puissance, que l’Islam est dangereux, quand Lieberman viendra vous dire que vous devez dare-dare quitter la France pour aller vous réfugier (et peupler les colonies illégales) en Judée-Samarie, quand on vous traitera d’antisémite parce que vous soutenez les Palestiniens…

… alors vous saurez à qui profite ce discours… et à quoi il sert vraiment. En 2001, déjà, Eyal Sivan nous alertait là-dessus.

[ LE MONDE | 07.12.01 - Eyal Sivan - Traduit de l'hébreu par Catherine Neuve-Eglise.]

Eyal Sivan, cinéaste israélien, réside en France.

Disons-le sans détour, la question du sionisme est dépassée. Pourtant l’amalgame systématique entre antisionisme et antisémitisme est devenu la nouvelle arme d’intimidation des "amis d’Israël".

Les accusations d’antisémitisme lancées par les institutions juives de France à l’encontre des médias français, la violence passionnelle des réactions et l’opprobre jeté sur toute attitude critique à l’égard d’Israël témoignent de la confusion et de l’échauffement des esprits. Confondant non-sionisme et antisémitisme, ces réactions se multiplient depuis que la guerre coloniale en Palestine-Israël redouble de violence. Ainsi, les institutions juives de France font peser aujourd’hui un danger sur les juifs et le judaïsme, et plus particulièrement sur la cohabitation entre Français juifs et musulmans au sein de la République.

Que des juifs en France se sentent aujourd’hui concernés par le sort des Israéliens qui ont élu avec une large majorité un premier ministre d’extrême droite et sont aujourd’hui piégés dans une situation politique et identitaire à laquelle ils ne voient pas d’issue, c’est légitime. Mais que la communauté juive de France et son grand rabbin s’enferment dans un soutien inconditionnel à la situation coloniale et meurtrière qui prévaut depuis plus de cinquante ans en Israël-Palestine, c’est inacceptable.

On en est arrivé à confondre la signification mystique que revêt la terre d’Israël dans le judaïsme avec une revendication territoriale qui n’a plus rien à voir avec la sécurité. Israël est aujourd’hui le seul endroit du monde où les juifs sont menacés physiquement en tant que tels. Le CRIF déclare pourtant que les juifs de France, "inquiets de voir les jeunes musulmans transporter en France le conflit du Proche-Orient", sont prêts à envisager d’émigrer en Israël pour s’y réfugier.

Une minorité de juifs de France prend au sérieux la grande angoisse de la société juive israélienne face à l’évolution démographique favorable aux Arabes et émigre en Israël. Pour la plupart religieux intégristes, ils choisissent de s’installer dans les colonies de peuplement en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. Si la majorité des juifs de France (de loin la plus grande communauté d’Europe) restent attachés à une République qui leur permet de vivre leur judaïsme dans toutes les nuances qu’on lui connaît aujourd’hui, ils représentent pourtant, selon les propres termes de l’Agence juive, le "dernier réservoir" d’immigration vers Israël.

Dans les synagogues et les centres communautaires juifs, le drapeau israélien et la collecte d’argent au bénéfice d’Israël ont tendance à prendre la place des symboles religieux traditionnels. Les fonctionnaires de "l’office israélien de l’explication" et de l’ambassade d’Israël en France comme des officiers de l’armée israélienne accompagnent des dirigeants communautaires. Quant à la sécurité des institutions juives, elle est assurée par les services d’ordre des mouvements de jeunesse sionistes, secondés et entraînés par des membres de la sûreté israélienne.

C’est ainsi que s’opère le déplacement du domaine politique vers le religieux. Identifiés comme des institutions de soutien à Israël, les synagogues et centres commu nautaires deviennent, dans cette confusion, des cibles d’attaques criminelles, qui, par ailleurs, doivent êtres punies en tant que telles.

Mais, en qualifiant d’antisémites les positions non sionistes et critiques portées à l’égard de la politique israélienne et, délégitimant un point de vue politique en le confondant avec un propos raciste, les institutions juives communautaires françaises jouent aux apprentis sorciers et deviennent elles-mêmes vecteurs de violence.

Pour les juifs pratiquants, le judaïsme n’est pas une question. Pour des juifs laïques, en revanche, tiraillés entre universalisme et crispation identitaire, le sionisme est devenu une religion de substitution. De ces juifs en mal d’identité, Yeshayahu Leibowitz, le philosophe israélien, religieux et sioniste, disait : "Pour la plupart des juifs qui se déclarent tels, le judaïsme n’est plus que le bout de chiffon bleu et blanc hissé en haut d’un mât et les actions militaires que l’armée accomplit en leur nom pour ce symbole. L’héroïsme au combat et la domination, voilà leur judaïsme."

Le génocide des juifs est identifié comme un holocauste et un terme biblique lui a été attaché, "Shoah". Ce transfert dans le registre du sacré arrache l’événement à sa gravité politique. La culture victimaire devient un pilier de l’identité juive laïque. Les autres, et en premier lieu les Palestiniens, sont sommés de prouver leur souffrance, car ils ne seraient que les victimes des victimes…

En 1990, pendant la première Intifada, le même Leibowitz constatait : "Rien de plus confortable que de se définir par rapport à ce que les autres nous ont fait. Nous nous sentons ainsi dispensés de nous poser la question “Qui sommes-nous?” et de tout examen de conscience."

En votant à l’ONU en 1947 le partage de la Palestine qui attribuait environ 60% du territoire à la minorité juive et 40% à la majorité arabe, le monde occidental voyait là un moyen de se racheter après la catastrophe du génocide. A cela s’ajoutaient la mentalité coloniale de l’époque et son mépris à l’égard des populations indigènes. Le monde occidental semblait faire sienne l’idée sioniste selon laquelle les juifs sont partout en transit, à l’exception de ce bout de terre qu’ils revendiquaient et qui leur était désormais attribué. Les Arabes refusèrent ce partage inégal. Contrairement à ce qui est fréquemment affirmé, ils ne s’en tinrent pas à un simple rejet. Le représentant du Haut Comité arabe pour la Palestine avait proposé le projet d’un Etat binational. Et la communauté des nations est restée sourde à diverses propositions d’un plan pour un Etat fédéré.

Le territoire de la Palestine historique (Israël, territoires occupés et zones autonomes) comporte aujourd’hui environ 4 millions de Palestiniens et 5 millions de juifs. La question du droit au retour des réfugiés palestiniens expulsés en 1948 ajoute une complexité supplémentaire au dénouement du conflit. Comment faire accepter à un Palestinien né à Jaffa qu’il n’a pas le droit d’y revenir, alors qu’un juif né à Paris peut, lui, s’y installer? Dans cette logique, le partage de la terre et la séparation entre Israéliens et Palestiniens semble s’imposer. Mais, à moins d’envisager un nouveau transfert de populations, il semble impossible de dessiner des frontières vivables entre des communautés aussi imbriquées sur le terrain. Le partage est aussi illusoire que la croyance, pour "corriger" la donne démographique, en une grande vague d’immigration juive qui serait provoquée par la résurgence de l’antisémitisme en Occident.

Pourtant les apprentis sorciers continuent à jouer la carte de la panique en brandissant le spectre de l’antisémitisme. Ils montrent ainsi leur incapacité à sortir d’une vision manichéenne et archaïque des rapports de force.

Pour rompre le cercle vicieux de la haine et de la vengeance, il convient, au contraire, de faire appel à l’intervention des nations qui furent à l’origine de l’erreur historique de 1947. Il est temps d’en appeler à la raison et d’abandonner des conceptions nationalistes et théocratiques dont l’Histoire du XXe siècle a largement démontré les limites et le coût humain.

Seule une vision républicaine, démocratique et laïque persuadera les peuples israélien et palestinien qu’ils peuvent vivre – et pas seulement mourir – sur le même territoire.

S’ils souhaitent sincèrement favoriser une solution au conflit du Proche-Orient et voir leurs amis ou parents israéliens vivre enfin en paix, les Français juifs ont bel et bien un rôle à jouer. Premiers dans l’Histoire à bénéficier des bienfaits des principes républicains, pourquoi n’encouragent-ils pas les Israéliens à s’engager dans une voie similaire? Pourquoi ne s’appliquent-ils pas à développer en France des relations harmonieuses avec la communauté musulmane au lieu de l’accuser d’importer en France le conflit du Proche-Orient? Leur exemple serait une vraie contribution à la paix et servirait plus le judaïsme que le drapeau israélien.


« ON EST PAS DES FACHOS, ON EST DES NAZIS. » Brigade Anti-Criminalité du 93

Dans la nuit du samedi 2 au dimanche 3 mars, nous sommes six à sortir d‚un concert. Nous nous arrêtons dans une petite épicerie du Pré-Saint-Gervais. Sans le sou, nous sortons deux-trois bouteilles sous le manteau. L’épicier attrape une copine par la manche ; s’ensuit une petite bousculade. Enervé, le commerçant appelle la police. Trois minutes après et quelques centaines de mètres plus loin, une voiture banalisée pile et trois civiles de la BAC (Brigade Anti-Criminalité) en sortent tonfas à la main et armé d’un révolver pour l"un d‚eux. Et pareils à des chiens, ils nous aboient dessus et paraissent surexcités. Nous ne cherchons pas à fuir ni à résister, juste à les calmer.

Nous sommes face au mur et les mains en l‚air quand les insultes commencent : « parasites », «étrangers », « fouteurs de merde ». S‚en suivent des menaces, puis des coups. Nous nous retrouvons plaqués au sol, la gueule en sang pour certains d‚entre nous. A ce moment là, des renforts arrivent. Certains flics nous reconnaissent comme étant des squatters du quartier. Ils sont maintenant une dizaine à s‚acharner à coups de rangers. Ils finissent par nous embarquer après cinq minutes de défouloir. Pendant le tabassage, l‚un de nous traite les BAC de fachos. A quoi ils répondent fièrement : « On est pas des fachos, on est des nazis ! »

Nous sommes placés en garde à vue au commissariat des Lilas. Sur place, un flic en tenue apparemment gradé s‚acharne sur l‚un d‚entre nous : sa jambe est retournée (fracture du fémur) et il est laissé baignant dans son sang au milieu d‚une quinzaine de keufs hilares qui le prient d‚arrêter de jouer la comédie. Nous nous faisons frapper à chaque protestation. Il sera finalement hospitalisé deux heures après ; ainsi qu‚un deuxième un peu plus tard.

Nous sommes cinq à être suffisamment valides pour pouvoir passer devant la 17e Chambre du tribunal correctionnel de Bobigny dans le cadre de la comparution immédiate, pour « vol, outrage, et violence sur agent de la force publique ». Suite à la plainte des agents Sébastien Médard, Jean-Philippe Gautrot, et Julien (les trois premiers BAC). Ceux-ci sont absents de l‚audience, leurs dépositions contradictoires. L‚épicier a retiré sa plainte pour vol. Toutefois l‚inculpation est maintenue par le parquet. Ayant tous refusé la comparution immédiate, nous sommes incarcérées à Fleury-Mérogis jusqu‚à la date du procès. Tandis que notre pote hospitalisé disparaît magiquement de la procédure dans laquelle il est toutefois cité comme « ayant glissé dans le commissariat », ce qui serait la raison de sa jambe brisée.

A l‚heure où il est de bon ton de faire des milliers de kilomètres pour manifester contre le capital et les violences policières, nous rappelons que le massacre a aussi lieu ici et maintenant. Alors que le tout-sécuritaire en vient désormais à interdire aux jeunes du 93 et d‚ailleurs le simple fait de se rassembler dans un hall d‚ immeuble, il devient urgent de se battre en bas de chez soi.


Un tract (déjà assez vieux, daté de 2002 ???) ramassé dans un stock de vieux papelards lors d’une fin de braderie….

PARIS, BRUXELLES, HEBRON : UNE SEULE REVOLUTION ?
Manifeste de soutien des nationalistes radicaux et identitaires belges et français à la juste cause du peuple palestinien.

POURQUOI UN TEL TEXTE ?
Avant tout, nous tenons à préciser que ce texte n’a pas pour but de lancer une polémique haineuse envers qui que ce soit. Nous respectons les sensibilités d’autres nationalistes et leur reconnaissons évidemment le droit de penser différemment sur des sujets particulièrement complexes tels que celui que nous évoquons.

Mais nous pensons nécessaire d’ouvrir un débat et d’opposer des contre-arguments à ceux qui privilégient la thèse voulant faire de l’Islam, voire du monde arabe, le premier et quasi seul ennemi des nationalistes européens.

Et si nous voulons le faire, c’est parce que lorsque nous disons que nous rejetons le racisme à la "Dupont Lajoye ", c’est pour nous plus qu’un slogan. Nous n’en voulons pas à des peuples en tant que tels. Nous voulons juste défendre le nôtre et rester les maîtres chez nous. Ni plus, ni moins.

HEBRON N’EST PAS LA SEINE ST DENIS OU ANDERLECHT
De même, nous sommes bien conscients des souffrances que les excès de l’immigration provoque au sein de notre population et le danger que le métissage fait courir à l’identité de nos peuples. Et c’est bien car nous militons depuis des années en première ligne contre la politique d’immigration de nos gouvernements que nous avons le droit de crier qu’il ne faut pas mélanger les genres et les situations. Comparer ce qui se passe dans les banlieues belges ou françaises avec l’Intifada en Palestine est totalement faux et dangereux.

Faux car si en Europe, on a à faire à des bandes de jeunes déracinés qui veulent imposer des no-man’s-land à la police pour faire tranquillement du " business ", il s’agit en Palestine de la révolte de toute une population qui se trouve sur sa terre et se bat pour qu’on lui reconnaisse ses droits légitimes.

Dangereux car en assimilant tout le monde arabe aux agissements (inacceptables) de certaines bandes multiculturelles en France ou en Belgique, on prend le risque que notre famille politique se retrouve une fois de plus le porte flingue de la droite sioniste. Ou du moins qu’elle soit assimilée à cela.

D’EXTREME-DROITE EN ISRAEL…
D’ailleurs, on lit et on entend de plus en plus souvent, des parallèles entre les agissements de Sharon et ce qu’on aimerait connaître dans nos propres pays en matière de maintien de l’ordre. Certains nous rappellent d’ailleurs lourdement que Sharon fait partie d’une droite nationale qui serait proche des valeurs que nous défendons.

Mais là aussi, la solidarité entre " nationalistes " que l’on nous propose est à sens unique. En effet, le fait que Sharon se revendique d’une droite sioniste musclée entraîne qu’il est soutenu en Europe par des groupes de droite sioniste de type " Betar " et " Tagar ". Et ces " nationalistes " là semblent, eux, ne pas avoir de remords à s’attaquer à des nationalistes européens.
(en savoir plus…)


C’est d’ailleurs une constante du mouvement conservateur. Son premier reflexe est toujours d’interdire et d’éliminer tout pensée dissidente…

SUR DIGG.COM, LA BRIGADE DES "FOSSOYEURS PATRIOTES" ELIMINE LES CONTENUS QUI LUI DEPLAISENT

[Gregoire Seither - IES News Service - 05/08/2010]

Le site DIGG (http://digg.com/) est  un poids lourd des médias sociaux. Aux Etats-Unis et sur le Web anglophone, il fait partie des 50 sites les plus influents, loin devant tous les autres sites. Il a plus de trois millions de contributeurs directs et génère plus de 25 millions de vues uniques par mois. Si votre article est retenu pour figurer sur la page d’accueil de Digg, votre serveur risque de connaître l’effet Digg et crouler sous la charge des visiteurs.

Le concept qui anime le site est celui du Web collaboratif à la manière du "ranking" des moteurs de recherche. Les informations, vidéos ou images proposées (la plupart des sites Web 2.0 intègrent un bouton "soumettre ce contenu/cet article à Digg") peuvent être évalués par les utilisateurs du site qui décident de "digg" (en Slang américain "to digg this" signifie bien aimer quelque chose) ou de "bury" (enterrer). Plus un article reçoit de votes favorables, plus il monte dans l’échelle d’actualité jusqu’à se retrouver en première page du site. Plus il reçoit de votes négatifs, plus il descend dans les pages du site, là où personne ne va. La majorité des visiteurs de Digg ne clique jamais au-delà de la deuxième page… tout contenu se trouvant plus bas dans la liste est donc effectivement rendu "invisible".

Mais ce modèle "démocratique" a tous les défaut du système "participatif" en vigueur sur le Web 2.0. Ne votent que ceux qui prennent la peine de participer… si un groupe important de "motivés" s’active pour ne faire "monter" que les articles qu’il approuve, la première page de Digg va prendre une couleur politique ou idéologique bien particulière.  Cela avait déjà été illustré de manière assez crasse par la tentative du British National Party (parti d’extrème droite anglais) d’occuper au maximum la section "Politique" de Digg. Ce "vote-spam" était un peu trop visible et avait fini par attirer l’attention des administrateurs. Mais il y a bien plus subtil… au lieu de faire "monter" les articles qui vous plaisent, il est bien plus efficace de faire "descendre" (et donc disparaître) les articles qui ne vous plaisent pas. Il suffit de mettre en place une "Brigade de fossoyeurs" pour nettoyer la première page de Digg des contenus qui vous déplaisent et créer ainsi une vitrine en faveur de votre idéologie .

Aux Etats-Unis, le mouvement conservateur a l’habitude de ce genre d’activisme. Il le fait déjà depuis des années via les groupes de lobbying anti-avortement, religieux ou sionistes AIPAC. Ils ont l’habitude de lancer des "campagnes d’opinion" et d’occuper le devant de la scène médiatique. On l’a vu avec les "Swifboat Veterans" lors de la campagne 2004, qui menait une vendetta d’anciens combattants contre John Kerry, ou les "Birthers" en 2008, qui mettent en doute la véracité de l’acte de naissance de Barack Obama…

Ce n’est donc pas une surprise qu’un activité similaire se soit mis en place sur DIGG. Ce qui est remarquable, c’est son efficacité. La Brigrade des Fossoyeurs "Digg Patriots" démasquée par un long et remarquble article du site de gauche AlterNet (à lire absolument si vous comprenez l’anglais) était si bien organisée qu’elle pouvait faire disparaître plus de 90% des articles d’une certaine source ou bien de sites proposés, et ce dans les 3 heures qui suivaient la soumission. Des milliers d’articles ont ainsi pu être éliminés de Digg et jetés aux oubliettes.

Pour ce faire, le groupe avait mis en place un groupe de discussion sur Yahoo servant à coordonner les enterrements (et contourner les contrôles des administrateurs de Digg, qui n’aiment pas ce genre de manipulation de leur système). Dans les conversations sur ce groupe Yahoo, il est clair que la principale motivation des membres de la brigade est de purement et simplement "faire disparaître" les opinions qui leur déplaisent et ne porter à l’attention du public que les contenus qu’ils estiment être "valabes".

Quels sont les sujets que les "Fossoyeurs Patriotes" veulent censurer ? Selon AlterNet les opinions politiques sont les suivantes:

Ils détestent Obama. Ils détestent les progressistes. Ils détestent l’ONU, le droit international, la diplomatie et le désarmement. Ils détestent la réforme du système de santé et la régulation de Wall Street. Ils détestent les immigrés. Ils vomissent la science, un grand nombre d’entre eux sont des créationnistes et tiennent des blogs pour dénoncer le Darwinisme. Ils détestent l’idée même de laicité et de séparation de l’Eglise et de l’Etat. Ils détestent l’écologie, le fait que les pollueurs aient à payer pour nettoyer leur pollution… et ils détestent par-dessous tout le débat autour du changement climatique. Ils détestent tout ce qui peut ressembler à un syndicat ou à un mouvement social. Ils détestent le gouvernement, sauf quand il est du côté du complexe militaro-économique. Ils détestent le droit à l’IVG. Ils détestent l’éducation nationale et se méfient, voire sont carrément hostiles à toute personne issue de la communauté universitaire. Ils détestent la presse, sauf des figures de proue comme  Glenn Beck, Rush Limbaugh et Michelle Malkin. Ils détestent toute personne qui ne pense pas comme eux que Obama est une taupe islamiste ou marxiste qui est né au Kenya et n’a donc aucun droit à être Président. En fait, le moteur même de leur vie, c’est la haine.

L’article d’Alternet détaille la façon de procéder de ce groupe et révèle une longue liste de comptes Digg associés à cette censure. Les admins du site ont déjà annoncé qu’ils prendront des mesures appropriées.. jusqu’à l’apparition d’un nouveau groupe de censeurs.


“Co mment les Juifs peuvent-ils mépriser les autres ?”

Dans un article récent paru outre-Rhin, l’historien franco-allemand Alfred Grosser revendique à nouveau le droit de critiquer Israël.

En tant que juif, j’ai été méprisé par les Allemands. Pourtant, après Auschwitz, j’ai cru en notre avenir commun. Je ne comprends pas qu’aujourd’hui les Juifs puissent mépriser les autres et s’octroyer le droit de mettre en œuvre une politique impitoyable au nom de l’autodéfense. La compassion pour les souffrances d’autrui, cette valeur fondamentale de l’Europe, ne vaut-elle pas justement pour Israël ?”

L’historien et politologue Alfred Grosser, 82 ans, persiste et signe. Dans une tribune intitulée “Pourquoi je critique Israël”, publiée dans le numéro de février de la revue allemande Internationale Politik et reprise par le quotidien Frankfurter Rundschau, il déplore qu’il soit si difficile de critiquer la politique d’Israël en France et en Allemagne.

Il connaît bien les deux pays : sa famille, juive, a fui l’Allemagne nazie en 1933, pour gagner la France. Alfred Grosser a enseigné à l’Institut d’études politiques de Paris jusqu’à sa retraite et œuvré pendant toute sa carrière à la réconciliation et à la coopération franco-allemande. Pour étayer sa position, Alfred Grosser multiplie les exemples tirés de son expérience personnelle. Car ce n’est pas la première fois que l’homme revendique un “droit à critiquer Israël”.

En Allemagne, tout d’abord. Il raconte qu’en 2005 le magazine Focus a refusé de publier un article dans lequel il écrivait :

Justement parce que beaucoup d’Allemands n’ont pas été lâches [et ont aidé des Juifs sous le régime nazi], un Allemand d’aujourd’hui peut prendre le risque de passer pour antisémite, en attirant l’attention sur le dur sort fait aux habitants de Gaza, de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est. Et, puisqu’il s’est trouvé des Allemands courageux pour aider les Juifs, n’est-il pas du devoir des Juifs d’aujourd’hui de se soucier du sort d’autres personnes opprimées ou méprisées ?

En France, la situation est à peine différente”, poursuit Alfred Grosser, qui rappelle avoir claqué la porte du conseil de surveillance de L’Express, en 2003.

La raison : il avait publié une critique du livre Est-il permis de critiquer Israël ? (Robert Laffont, 2003), du spécialiste des relations internationales Pascal Boniface, dans laquelle il écrivait :

L’ultrasensibilité [à propos du conflit israélo-palestinien] est compréhensible, mais ne devrait-elle pas s’exercer à l’égard de tout racisme ? [...] Les injures et les actes racistes touchent les Français arabes plus que les Français juifs.

Dans son numéro suivant, L’Express avait publié plusieurs réactions virulentes de lecteurs, mais sans en avertir Alfred Grosser, accuse ce dernier : la direction l’avait ainsi privé d’un droit de réponse pourtant usuel dans la maison. Alfred Grosser insiste bien :

Une fois encore : il s’agit de rejeter l’égocentrisme, la morale d’une solidarité qui ne vaut que pour sa propre communauté, et d’appeler à la compréhension de la souffrance d’autrui, à une définition du prochain qui englobe toute l’humanité.


Grace à notre confrère Waia, nous avons enfin pu mettre à disposition de vous, chers visiteurs, la montagne de documents divers et variés que nous amassons au cours de nos pérégrinations sur le Net. Tout comme le présent site est un vide-poches au retour de nos ballades cybernautiques, la bibliothèque est un fourre-tout, une boite à chaussures dans laquelle nous balançons ce que nous avons trouvé sur notre route (docs, PDF, vidéos…)

http://libertesinternets.wordpress.com/bibliotheque/

C’est des documents qu’on trouve intéressants/surprenants/gerbants… ou qui sont difficiles à trouver (doc de fachos, censure…) ou qui apportent un autre point de vue. Jusqu’à présent on avait pas vraiment d’endroit où  les mettre, vu les coûts d’hébergement FTP et les limitations de bande passante.

C’est encore le bordel, on a pas rangé. Il y a trois dossiers :

  • DIVERS DOCUMENTS : c’est le fourre tout. Documents des fachos, des cocos, des maçons, de la sciento, des écolos, des white-hat… bref, le bordel total.
  • FAITS ET DOCUMENTS : les anciens numéros de la Lettre Confidentielle d’Emmanuel Ratier. Souvent plein d’infos intéressantes qu’on ne trouve pas dans la presse "mainstream".
  • VIDEOS POLITIQUES: vu la censure sur YouTube et DailyMotion, nous avons mis ici des vidéos qu’on trouve intéressantes, des documents pour l’histoire, mais aussi tout bonnement des trucs qui nous ont fait tiquer ou rigoler à un moment où un autre.

Bref, vous l’avez compris, ce n’est pas parce qu’on met ces documents à votre disposition qu’on en cautionne le contenu. Si vous faites partie de ceux qui pensent que regarder des documents "litigieux" est de nature à "polluer" votre esprit, alors ne cliquez pas sur le lien ci-dessous. Si vous pensez que le seul moyen de lutter contre une idée "fausse" est de la censurer, alors passez votre chemin, vous n’êtes pas sur le bon site.

Vous trouverez désormais la BIBLIOTHEQUE de Libertes & Internets sur le serveur Humyo suivant:

https://www.humyo.com/FSgXWzm/BIBLIOTHEQUE/?a=8bahkZIh8Ag

Pour mémoire, il existe aussi l’ancienne page d’archives de Libertes-Internets:

http://www.libertes-internets.net/archives/index.html

Et bien sûr, les archives du présent site:

http://libertesinternets.wordpress.com/anciennes-archives/

Bonne lecture, bon visionnement !


Vous rencontrez quelqu’un dans la rue, cette personne vous plait, vous lui plaisez, vous convenez d’un "quickie" dans une cage d’escalier… et ensuite vous découvrez que la personne avec qui vous avez couché Arabe. Alors vous vous détournez, écœurée, pouah, faire l’amour avec un Arabe, quel horreur ! Vous appelez ça comment, vous ?

Dans n’importe quel pays civilisé, on appelle cela du RACISME… en Israël on appelle cela un "comportement compréhensible" et on condamne l’Arabe à 18 mois de prison ferme.

Mais la presse occidentale est compréhensive quand il s’agit d’Israël. Faites le test du rabbin. Imaginez que la même chose se produise en France, avec une plainte contre un garçon juif (qui se serait fait passer pour un italien catholique, par exemple). Je peux vous garantir qu’on aurait déjà eu droit à un Bloc Notes de BHL et deux éditos de Finkielkraut…

Jérusalem: apprenant que son amant est arabe, elle le fait condamner pour viol

[Libération - Delphine Matthieussent - 24/07/2010]

Pour tirer un coup vite fait à Jérusalem, mieux vaut être juif qu’arabe. C’est ce qu’a appris à ses dépens un Palestinien de la ville, condamné cette semaine à dix-huit mois de prison ferme pour viol. Les faits remontent à septembre 2008 : une rencontre impromptue, en pleine journée, avec une passante juive dans le centre-ville. La conversation de quelques minutes mène à une relation sexuelle consentie dans la cage d’escaliers d’un immeuble voisin. Les problèmes ont commencé pour Sabbar Kashur, marié et père de deux enfants, lorsque sa conquête a découvert qu’il était arabe et a porté plainte. Après deux ans de résidence surveillée, il a été condamné pour viol, les juges se référant à une jurisprudence assimilant les «relations sexuelles par duperie» au viol.

Selon la plaignante, Sabbar Kashur se serait présenté comme un «juif célibataire intéressé par une relation sérieuse». Le tribunal a estimé dans son jugement que si elle «n’avait pas pensé que l’accusé était un célibataire juif à la recherche d’une relation de longue durée, elle n’aurait pas coopéré». Une affirmation en contradiction avec le côté expéditif de leur rencontre et la version de l’accusé. Il reconnaît avoir menti sur sa situation familiale, mais dit ne pas avoir explicitement caché qu’il était arabe. Il a en fait probablement joué sur l’ambiguïté du nom sous lequel il s’est présenté, «Dudu» : un surnom également utilisé en hébreu comme diminutif de David.

L’avocat de Sabbar Kashur a fait appel et espère que l’affaire se soldera par une peine de travaux d’intérêt général. Son client est en effet parvenu à un accord avec le tribunal : il a reconnu avoir menti à la jeune femme, en échange de l’abandon de l’accusation de viol. Sa condamnation a cependant provoqué un début de polémique. «Chaque fois qu’une personne ment sur des détails de son identité, cela doit-il se solder par une accusation de viol ?» s’interroge Elkana Laist, du bureau des avocats publics. Pour S. Kashur, le verdict est avant tout teinté de «racisme» : «Si j’étais juif, on ne m’aurait même pas interrogé. Ce n’est pas comme si je l’avais violée dans la forêt. Elle a accepté tout ce qui s’est passé», a-t-il expliqué au quotidien Haaretz. Une opinion partagée par Leah Samael, une avocate spécialiste des droits de l’homme : «Si un juif religieux avait caché qu’il était religieux pour séduire une femme, il n’aurait pas été poursuivi. Ce qui est flagrant, c’est la façon dont les Arabes israéliens [20% de la population d’Israël, ndlr] sont sans cesse contraints de dissimuler leur identité.»

http://www.liberation.fr/monde/0101648645-apprenant-que-son-amant-est-arabe-elle-le-fait-condamner-pour-viol


Un Woerth qui couvre la fraude fiscale ? Acquitté d’avance. Un Messier qui pique des milliards ? 3 ans. Un mari violent qui bat sa femme à mort ? 4 ans avec sursis. Un jeune Nègre accusé sans preuves d’avoir pointé une arme sur un flic ? 15 ans. Pourquoi ? Parce que les Nègres et les Arabes de France doivent comprendre qui est le Mac ici – c’est l’Etat blanc qui a seul le droit d’user de la violence. Toute rébellion contre l’Ordre Moral Etabli est par essence terroriste. Même si elle tire au lance-pierres et à la carabine de foire contre des flash-balls et des armes lourdes.

Le doute doit profiter à l’accusé… sauf quand l’accusé est noir ou arabe et que Brice Hortefeux et Eric Besson veulent en mettre plein la vue aux racistes du Front National. A Villiers-le-Bel ce n’était pas une "guerre urbaine", c’était un conflit colonial. Des jeunes flics blancs originaires de bleds de province, lâchés dans la casbah, avec des indigènes basanés qui ne parlent pas la même langue. Des jungles du Vietnam aux maquis des Aurès jusqu’à la Cité des Tarterèts… c’est toujours le même scénario.

Tout le monde en a rien à foutre de ce déni de justice supplémentaire, parce que les victimes sont encore une fois des "lumpen", des "qui ne comptent pas", des gens sur qui on peut s’essuyer les pieds sans le moindre problème. Comme Israël peut tout se permettre sur les "Untermenschen" arabes de Palestine, la BAC et l’Etat (et les bien-pensants) peuvent tout se permettre avec la "racaille" des banlieues.

Aux Etats-Unis, dans les années 1960, face au mépris et à la violence quotidienne que subissaient les Noirs, il avait fallu les émeutes monstres de Washington, de Watts, de Chicago, du Bronx… pour que lentement le pouvoir commence à comprendre qu’on ne pouvait par ghettoiser des gens à vie sans que cela explose un jour. La lecture de Malcom X s’impose !

[AFP - 04/07/2010]

Des peines de 3 à 15 ans ont été prononcées par la cour d’assises de Pontoise dans la nuit de samedi à dimanche à l’encontre de jeunes et de leurs complices accusés d’avoir tiré sur des policiers lors des émeutes en novembre 2007 à Villiers-le-Bel (Val d’Oise). Abdheramane Kamara et son demi-frère Adama, présentés comme des meneurs des émeutes au cours desquelles des dizaines de policiers avaient été blessés par des tirs de plomb, ont été condamnés respectivement à 15 et 12 ans de prison. Ibrahima Sow et Maka Kante qui, eux, n’avaient pas d’antécédents judiciaires, écopent respectivement de neuf et trois ans de prison. Quinze ans de réclusion criminelle avaient été requis contre eux. Enfin, Samuel Lambalamba, accusé d’avoir fourni un fusil aux émeutiers et pour qui sept ans de prison avaient été demandés, a été condamné à trois ans d’emprisonnement. Il comparaissait libre, un mandat de dépôt lui a été notifié.

La cour d’assises n’a pas suivi les demandes du ministère public qui avait requis des peines de 7 à 20 ans. La défense avait demandé l’acquittement pour tous les accusés, faute de preuves matérielles.  Le verdict a été accueilli par les pleurs des familles présentes dans la salle. Les avocats de la défense ont tous dénoncé ces peines "très lourdes". "C’est dur d’avoir une peine aussi sévère pour un dossier qui reste aussi vide", a déclaré Me Morad Falek, conseil d’Abderhamane Kamara, dit Abou. "C’est une décision de justice qui se respecte mais qui ne se comprend absolument pas", a-t-il ajouté. "Quand les peines sont aussi lourdes que ça, on sent une immixtion de la politique dans la justice", a de son côté déclaré Me Patrick Arapian, avocat de trois des accusés, MM. Sow, Maka et Abou Kamara. "Je m’attendais à un acquittement. C’est un échec devant un dossier aussi vide", a ajouté Me Michel Konitz, conseil d’Adama Kamara. "On se contente de preuves qui sont des preuves au rabais", a-t-il dénoncé.

Du côté des parties civiles, l’avocat de policiers blessés, Me Bruno Bourrier s’est félicité de cette "décision juste car les policiers ont été blessés dans leur chair". Quatre jeunes gens ont été jugés pour tentative de meurtre en bande organisée sur des policiers dans les nuits des 25 et 26 novembre 2007 à Villiers-le-Bel, ainsi que pour détention et port d’arme prohibés. Le cinquième a été jugé pour complicité pour avoir fourni une arme aux tireurs.

http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/07/04/des-peines-de-3-a-15-ans-prononcees-contre-les-accuses-des-emeutes-de-villiers-le-bel_1382984_3224.html#ens_id=1376147



Quelle est la couleur de peau de Madoff, Kerviel, Ken Lay et consorts ? En quoi est-il plus "barbare" de piquer le sac d’une petite vieille  que de piquer 2500 000 000 000 de dollars dans la poche des contribuables…

Coupe du Monde : Alain Finkielkraut moralise le football

[ACRIMED le 24 juin 2010 par Ugo Palheta]

On reconnaît les intellectuels médiatiques à leur capacité, ou plutôt à leur disposition, à distiller leurs lumières sur presque tous les sujets qui saturent – momentanément – l’espace journalistique, y compris lorsque leurs compétences en la matière sont à peu près inexistantes. Alain Finkielkraut est de ces intellectuels qui prodiguent leurs lumières avec une générosité défiant les lois du genre et, dès que l’occasion se présente, c’est le football qui est l’objet de ses prédications.

Un scoop médiatique, une affaire d’Etat

Après le coup de tête de Zidane en finale de la Coupe du Monde (2006), la Marseillaise sifflée lors d’un France-Algérie [1], la main de Thierry Henry qualifiant l’équipe de France pour la Coupe du Monde (2010), la dernière tempête médiatique dans un verre d’eau footballistique a pour objet les propos d’Anelka à la mi-temps du récent match contre le Mexique.

Ces propos dont on ne discutera pas l’élégance auraient été tenus dans le huis clos d’un vestiaire. Mais, scoop sensationnel oblige, ils ont été complaisamment rapportés, sans que les grands moralistes des médias s’en offusquent, en « une » de L’Equipe. On sait que le quotidien sportif choisit avec soin les scandales qu’il jette en pâture à ses lecteurs et à l’ « opinion publique », omettant par exemple les turpitudes de la FIFA [2]

Depuis, la sortie d’Anelka a donné lieu à une abondance d’articles et de commentaires politiques qui n’a d’égale que l’insignifiance des faits rapportés [3], mais lorsque les grands médias s’emparent d’un tel sujet, on voit poindre l’affaire d’Etat. La suite – exclusion d’Anelka, grève de l’entraînement par les joueurs, etc. – confirma, jusqu’à l’overdose médiatique, que tel était bien le cas et qu’on tenait là une grande cause nationale, une grave question de société et… de morale. La promptitude avec laquelle nombre des responsables politiques se sont jetés sur l’ « affaire » illustre le bénéfice que peuvent escompter les gardiens de l’ordre établi de cette circulation circulaire d’une indignation,. Celle-ci serait seulement ridicule si elle ne dissimulait pas, en ces temps de « réforme des retraites, des colères mieux fondées.

En ces circonstances dramatiques, Alain Finkielkraut ne s’est pas dérobé devant ses responsabilités.

Enfin Alain Finkiekraut vint…

Ce dernier fait partie de ces intellectuels qui savent faire preuve de mesure lorsqu’ils s’expriment dans les médias. Mais quand il s’agit de football, il est parfait. Pour ceux qui auraient perdu la mémoire nous avons recueilli en « Annexe » ses précédentes prestations.

Toutes les occasions sont bonnes – y compris donc un match de football – pour asséner le « constat » qui fait son fond de commerce depuis une vingtaine d’années. Si c’est le cas, c’est que celui-ci cherche (et forcément trouve) partout les signes confirmant une lecture de la réalité sociale en termes communautaires, religieux ou ethniques. Cette obsession intellectuelle l’amène à interpréter des phénomènes aussi différents que les émeutes de novembre 2005, les sifflets contre la Marseillaise, les violences en milieu scolaire ou encore la récente défaite de l’équipe de France contre le Mexique, comme les évidents symptômes de « divisions ethniques ou religieuses » menaçant l’unité de la France. Et toutes les occasions sont bonnes pour que les médias accueillent comme un « bon client » un « penseur » si bien ajusté aux débats qui « font polémique ».

Le 20 juin 2010, le Journal du Dimanche publiait le premier les pensées de l’omniprésent. Dans une tribune intitulée « Des sales gosses boudeurs », il proclamait notamment que les joueurs de l’équipe de France « à la différence des autres équipes nationales, […] refusent, en sales gosses boudeurs et trop riches, d’incarner leur nation. […] « Mais – car il y a un « mais » – si cette équipe ne représente pas la France, hélas, elle la reflète : avec ses clans, ses divisions ethniques , sa persécution du premier de la classe, Yoann Gourcuff. Elle nous tend un miroir terrible. Ce qui est arrivé à Domenech est le lot quotidien de nombreux éducateurs et de professeurs dans les cités dites sensibles. Cette équipe renvoie à la France le spectacle de sa désunion et de son implacable déliquescence . » Et de fournir aussitôt un contre-exemple : « Jean-Alain Boumsong, l’un des grands joueurs qui n’ont pas été retenus pour cette Coupe du Monde, en appelle à l’humilité. Il s’exprimait dans une langue irréprochable. On a voulu confier l’équipe de France à des voyous opulents et pour certains inintelligents, il faudra maintenant sélectionner des gentlemen ». Voire des joueurs de golf, auditeurs de France Culture si possible [4].

Le même jour, l’incontournable recyclait sa prédication, presque mot à mot, sur l’antenne d’Europe 1 [5] : « On a le sentiment que la France est invitée à se regarder dans ce miroir, un miroir absolument terrible . Elle y contemple le spectacle de sa désunion, de sa possible [et non plus « implacable »…] déliquescence , et peut-être que tout cela va créer un sursaut et que ce sursaut sera salutaire. […] Il faut prendre acte des divisions qui minent cette équipe, des clans, de ces divisions ethniques, de ces divisions religieuses , de ce joueur exclu parce qu’il est le premier de la classe, des insultes envers un entraîneur au demeurant fort peu compétent, mais qui rappellent trop les agressions dont sont victimes les médiateurs et les professeurs dans les quartiers dits paradoxalement sensibles. Tout ça doit nous amener à une prise de conscience ».

Une défaite de l’équipe de France en Coupe du Monde face au Mexique, une engueulade entre un joueur et son entraîneur, et voilà la France « invitée » par l’intellectuel médiatique à s’interroger sur sa « possible déliquescence », et même sur son « implacable déliquescence » (pour reprendre les mots employés dans le JDD) [6]. (en savoir plus…)


Code barre des produits israéliens - NE PAS LES ACHETER

Code barre des produits israéliens - NE PAS LES ACHETER

Ce n’est pas très compliqué…

- Dans votre magasin et supermarché, profitez des "fiches de retour clientèle" qui sont à votre disposition pour rappeler, à chacun de vos passages, à la direction, que vous cesserez de faire vos courses chez eux s’ils continuent à vendre des produits israéliens.

- Dans les rayons, regardez l’origine des produits et si vous trouvez des produits israéliens, amenez-en un au comptoir d’information et dites à la personne que vous cesserez de faire vos courses chez eux s’ils continuent à vendre des produits israéliens.

- Regardez les codes-barre, s’ils commencent par 7, alors ne les achetez pas et signalez-les à la direction du magasin

- Eduquez vos co-consommateurs. Dans mon ED et LIDL du coin, il y avait une promo sur les pamplemousses israéliens. Une petite affiche collée sur la vitrine et quelques remarques à la clientèle qui s’arrêtait devant l’étalage, et les pamplemousses ont majoritairement pourri. A noter que le personnel de ces magasins est très généralement sympathisant vis à vis de ce genre d’initiatives, mais n’osera pas le dire en public.

- Si vous êtes sur de ne pas vous faire coincer, un petit auto-collant "Ce produit provient des colonies illégales d’Israël" ou bien "En achetant ce produit vous soutenez la politique illégale d’Israel" en dissuade plus d’un… mais attention aux vigiles…

- Rejoignez une organisation locale de soutien au peuple Palestinien et organisez des actions ciblées (tractage devant Carrefour / Leclerc / Auchan et autres soutiens à la politique israélienne…)


Commentaire de Dov Lerner : Pour comprendre la folie dans laquelle s’est enfoncée mon pays, mes concitoyens israéliens, mes amis "démocrates" américains, il faut lire les commentaires sur les forums qui ont suivi la mort de Rachel Corrie. Cela va de moqueries inhumaines ("une blonde qui se fout devant un bulldozer et qui s’étonne d’être écrasée") aux commentaires immondes ("elle était partie là bas pour se faire limer par les Arabes") jusqu’aux cris de joie ("une saloperie de terroriste de moins", "une juive qui défend les Arabes, elle a perdu son droit à la vie" etc. etc.).

Israël, quand je te regarde aujourd’hui, j’ai envie de vomir, quand j’entends mes étudiants parler, j’ai envie de hurler, quand je songe au rève de mes grands-parents BUNDistes, j’ai envie de pleurer…

[Vivre sans OGM - 11/06/2010]

Rachel Corrie (10 avril 1979 – 16 mars 2003) était une militante américaine juive, membre du mouvement non-violent international de solidarité (ISM), qui a voyagé en tant que militante dans la bande de Gaza, pendant l’Intifada d’Al-Aqsa.
Étudiante universitaire de 23 ans à Olympia, dans l’État de Washington, Rachel Corrie part pour les territoires occupés et Israël. Elle pénètre dans une zone controlée par l’armée israélienne et elle sera écrasée le 16 mars 2003 par un bulldozer Caterpillar D9 de l’armée israélienne à Rafah, bande de Gaza alors qu’elle essayait, avec d’autres militants de son organisation, d’arrêter pacifiquement la démolition de la maison d’un médecin palestinien.

Selon l’armée israélienne la démolition avait pour but de trouver d’éventuels tunnels servant au transport d’armes provenant d’Égypte.

Les circonstances de la mort de Corrie sont contestées. Des activistes d’ISM présents sur les lieux lors des faits, affirment que le conducteur du bulldozer, un soldat de Tsahal, aurait délibérément tué Rachel en l’écrasant deux fois avec son bulldozer. La version de l’armée israélienne est sensiblement différente. Selon son porte-parole, le conducteur de l’engin ne l’aurait pas vue, car selon lui, elle était dans un " angle mort ".
La BBC a produit un documentaire intitulé When killing is easy qui soutient la version selon laquelle Rachel Corrie aurait été tuée volontairement par l’armée israélienne.

Rachel : Ce qui lui est arrivé est une tragédie et un meurtre.

[Dreg Sha  - Gaza - 17-03-2003]
Ce mail a été envoyé par un américain de l’Illinois, membre de l’International Solidarity Movement. Dreg Sha (nom qu’il s’était choisi lorsqu’il était à Gaza), était présent lorsque Rachel Corrie, a été écrasée par un bulldozer israélien à Rafah dans la Bande de Gaza.

Bonjour,
Je pense que vous avez probablement tous entendu parler de la mort de Rachel Corrie.
Rachel était une personne remarquable. Elle était intelligente, créative, un peu artiste. Elle avait un excellent sens de l’humour, elle aimait la vie et était incroyablement belle, physiquement et intérieurement.
Lors de ce mois que j’ai passé ici à Rafah, j’ai personnellement développé une amitié très forte avec elle.
Ce qui lui est arrivé est une tragédie et un meurtre.
Ce fut un gâchis humain injustifié et tragique.

Evidemment, ce que Rachel, les autres internationaux et moi faisons ici est incroyablement risqué. J’ai rarement passé une journée ici sans craindre d’être touché par une balle perdue parce que les Forces de Défense Israélienne tire régulièrement au hasard dans toute la ville.  Mais je n’aurais jamais pensé que l’un d’entre nous se ferait tuer par l’un de ces bulldozers lents et lourds.

Rachel se tenait devant la maison d’une famille avec laquelle elle avait des liens étroits. Elle y avait dormi plusieurs nuits et ces trois mois, différents américains ou européens y restaient chaque nuit.
Rachel était nettement visible pour le conducteur du bulldozer. Il n’y a aucune possibilité pour qu’il ne l’ait pas vue. Elle portait une veste orange fluo. Nous étions huit au total sur les lieux, quatre américains et quatre britanniques.

Il y avait deux bulldozers et un tank.
Notre groupe s’était déployé parce que les bulldozers attaquaient une grande surface qui comprenait trois maisons toujours occupées par des familles.
Rachel se tenait là, seule, parce qu’elle s’était occupée de cette famille et parce qu’elle pensait avoir raison.
Les destructions de ces maisons par les bulldozers étaient et sont illégales.

Alors qu’il s’approchait de plus en plus de Rachel, le bulldozer a commencé à pousser la terre sous ses pieds. Elle avançait péniblement pour rester sur le dessus du monticule qui grossissait rapidement. A un moment elle s’est retrouvée assez haut, presque sur la pelle.
Assez près pour que le conducteur la regarde dans les yeux.

Elle a alors commencé à s’enfoncer, avalée dans le monticule de terre sous la pelle du bulldozer.
Il ne s’est pas arrêté ou n’a même pas ralenti. Il a continué à avancer, sa pelle au niveau du sol, jusqu’à ce qu’il lui passe entièrement dessus.

Alors il s’est mis en marche arrière, la pelle toujours au niveau du sol, et lui est repassé dessus.
Pendant toute cette scène d’horreur, nous sept hurlions et criions "Arrêtez" tout en courant vers l’endroit.

Rachel gisait sur le sol, tordue de douleur et partiellement enterrée. Sa lèvre supérieure était lacérée et saignait abondamment.
Elle a dit une seule chose : "Je me suis cassé le dos".
Après ça elle ne pouvait plus dire son nom ni même parler. Nous l’avons soutenue et lui avons dit de se détendre.
Je lui ai demandé de serrer ma main, et elle l’a fait, montrant qu’elle pouvait nous entendre.
Je lui ai demandé de respirer avec moi et elle l’a fait : inspire, expire, inspire, expire.
Nous lui avons tous dit que nous l’aimions.
Mais on pouvait voir que son état se détériorerait rapidement. Des signes indiquant une hémorragie interne à la tête ont commencé à apparaître.
Environ un quart d’heure plus tard, des ambulanciers sont arrivés et l’ont emmenée à l’hôpital.
Certains diront et disent déjà que ce que nous faisons ici est excessivement dangereux et stupide.
Je suis d’accord.
Je ne voudrais rien de plus au monde que de revoir Rachel vivante.
Mais cela ne change rien au fait que Rachel ait été assassinée.
L’armée israélienne a commis un meurtre alors qu’elle commettait le crime de la démolition illégale de maisons.
Rachel, elle, n’avait commis aucun crime.
L’IDF a déjà commencé à transformer cette histoire, en disant que Rachel avait glissé devant le bulldozer, et que la résistance tirait considérablement sur les lieux, d’où leur comportement agressif. Tout ceci est faux. Il y a sept témoins oculaires internationaux et des photos pour confirmer la vérité.
Personnellement, je suis en état de choc et je souffre. J’ai appris beaucoup plus que je n’ai jamais voulu savoir sur ce que ressent un Palestinien.
La plupart de mes amis ici ont déclaré leur désir de rester, et que d’autres encore viennent nous rejoindre.
Moi, j’ai décidé de raconter l’histoire de Rachel.
Au-delà de ça, je compte quitter cet endroit bientôt (si je le peux), car je ne pense pas pouvoir en supporter beaucoup plus.
Tout cela à la veille de la "Guerre en Irak II", bientôt dans une machine à propagande près de chez vous. Love, Dreg

A présent, vous pouvez regarder le document Power Point  "Rachel Corrie", en mémoire de cette jeune femme juive, courageuse à en mourir…
En espérant aider la paix, contre l’absurdité de certains "humains" (toutes nationalités et races confondues)… A Rachel

http://vivresansogm.org/archivesartemisi/rachel-corrie.pps


Note de L&I: L’article original a été supprimé de Bondy Blog, à la demande de la personne mentionnée dans l’article. Aux dires de cette personne, qui nous a contacté, l’article l’aurait mise dans "une situation délicate". Pas d’explication supplémentaire et aucune explication sur le site de Bondy Blog. C’est étrange… la personne en question étant porte-parole d’un mouvement "fiers d’être putes" on comprend pas pourquoi cet article a "perturbé sa vie"… On a néanmoins remplacé son nom par XXX

Alors nous on aimerait bien savoir ce qu’il en est : Est-ce que Kahina Mekdem a raconté n’importe quoi dans son article ? Mais dans ce cas là, Bondy Blog doit publier un rectificatif ou bien des excuses, pas simplement faire disparaître l’article de son site. Est-ce que XXX a raconté n’importe quoi et s’est ensuite fait taper sur les doigts par son mouvement, dont elle a été élue "porte parole" ? Est-ce que soudain les apotres de la "pute-pride" ont honte de leur situation ? Cet article ayant largement tourné sur le Web, au lieu de le faire disparaître, il vaudrait mieux que Morgane et son mouvement YYY publient une mise au point…

La censure, ça n’a jamais rien réglé…

Commentaire de Dov, travailleur social dans les milieux de la prostitution (commentaire lors de la publication de l’article original, effacé depuis) : Trop cool la glam’ XXX. 150 ans après elle nous sort le même argument que les machos d’antan: "Les hommes ont des besoins que les épouses vertueuses ne peuvent assouvir", "Cela fait du bien aux hommes" (on va bientôt demander à ce que la passe soit remboursée par la sécu), "C’est une sexo-thérapie" (c’est vrai que considérer les femmes comme un trou avec de la viande autour, qu’on paye et qu’on jette quand on est assouvi, c’est de la thérapie…)…

Hier comme aujourd’hui, cette légitimation néo-libérale de la traite humaine, vient de la bourgeoisie éclairée. Tout comme la caissière titulaire d’un DEA de Littérature qui tient son blog pas trop méchant pour les patrons de la grande distribution et passe si bien à la télé, la "travailleuse du sexe" XXX vient d’un milieu qui est à des kilomètres de l’univers de crasse, d’aliénation et d’exploitation pure et simple qui caractérise la traite humaine contemporaine.

Et comme par hasard, alors qu’elle est si peu représentative du quotidien des prostituées (mais elle sait si bien parler) – c’est elle la "porte parole" du STRASS ! La bourgeoisie parle à la bourgeoisie et la rassure: les putes, c’est glamour et finalement, ce n’est pas si grave… On regrette Ulla, qui elle au moins avait connu les bas-fonds et savait de quoi elle parlait.

Le dernier paragraphe est révélateur de ce que veut obtenir cette bourgeoisie néo-libérale : la réouverture des maisons closes permettrait, selon notre élite éclairée, de "lutter contre les dérives mafieuses" et de "donner un vrai statut" aux "travailleuses du sexe"… et puis, cela favoriserait l’esprit d’entreprise, hein… Mais nos journalistes qui gobent tout n’ont même pas la curiosité d’aller voir chez nos voisin pas très loins: l’exemple de l’Allemagne et de la Belgique montre justement que les maisons closes, bien au contraire, sont le royaume de la mafia et des trafics humains. Allez donc interroger les "filles" dans les maisons de passe de Berlin ou de Schaerbeek, on verra si elles vous disent qu’elles sont libres et à leur compte, comme des travailleuses indépendantes.La plupart sont des esclaves, maintenues en servitude par des réseaux très bien organisés, qui n’hésitent pas à tuer les récalcitrantes.

Mais après tout, à l’heure de l’exploitation capitaliste des humains, le vagin est une ressource comme les autres. Les proxos albanais et macédoniens qui forcent à la prostitution des jeunes femmes, réduites en esclavage, ne sont après tout pas pires que les exploitants d’ateliers de couture du 13è ou les patrons des boites de BTP. Dans les deux cas, il s’agit de simples commercants qui "répondent à une demande du marché".

La vie de XXX, 24 ans, dominatrice sado-maso

[Kahina Mekdem - Bondy Blog - Mercredi 28/04/2010 ]

La jeune femme est dans l’affichage total de son métier de prostituée. Porte-parole du YYY, Syndicat du travail sexuel, elle aimerait parfois avoir un boulot de secrétaire. Portrait.

XXX a 24 ans. Depuis un an, elle est prostituée. Le métier, en pleine polémique Ribéry and Co, c’est elle (qui) l’a choisi. Elle se dit « dominatrice sexuelle ». Sa spécialité: le sado-masochisme. Née à ZZZ d’un père peintre et d’une mère astrologue, elle est l’unique fille d’une famille de deux enfants. Après avoir obtenu sa licence d’histoire à ZZZ, elle prépare un master dans la même discipline, à ZZZ, consacré à la prostitution au 19e siècle.

Elle a travaillé dans un café comme serveuse. Fatiguant, exténuant. Elle explique comment elle en est venue à vendre ses services sexuels : « Ça a commencé par des photographies érotiques. Un jour, un photographe me contacte après avoir vu mon book sur le net. Là, il me fait comprendre que si je lui donne plus que des photos il accepterait le tarif que j’applique. » Lorsqu’elle prononce le mot « prostitution », l’homme s’offusque et raccroche, elle n’en aura plus de nouvelles. Quelques heures plus tard, un autre photographe la contacte. Pour des photos. Prise de panique, elle appelle ses copines dans le milieu pour avoir des conseils. « Pas de boucles d’oreilles, il pourrait t’agresser avec, pas de foulard, il pourrait t’étrangler avec… »

Le premier rendez-vous de sa jeune carrière de prostituée a lieu dans un hôtel Novotel. Le type l’invite au restaurant. « J’ai été vexée qu’il ne m’offre pas de dessert », dit la jeune femme. « La discussion n’a pas été très intéressante, se rappelle-t-elle. Quand le moment fatidique est arrivé, je n’avais qu’une envie : rentrer chez moi. » Mais l’homme lui dit : « On y va. »

Apres ce premier acte rétribué, elle prend de l’assurance, et à chaque séance, c’est 200 à 300 euros qu’elle empoche. « Un rendez-vous par semaine, c’est un bon rythme. » Chaque  « rendez-vous » dure environ 1h30. Mais auparavant, Tiphaine doit se préparer, s’habiller et… imaginer un scenario. Dominatrice sexuelle, elle ne « couche pas » avec son client, elle échafaude une histoire pour assouvir les fantasmes de l’homme.

95% de ses clients sont mariés. Selon la jeune femme, ils ne se risquent pas à demander à leurs épouses certaines choses, comme le fait d’être frappé. L’homme de famille qu’elle reçoit occupe souvent un poste à responsabilités dans son travail. Apres s’être fait dominé, humilié, mis à terre par la dominatrice, il rentre chez lui, le cœur apaisé, en somme. (en savoir plus…)


Christine LeDoaré réfléchit elle ?

Une fois de plus le STRASS est attaqué par LeDoaré.
Nous devons donc une fois de plus faire cette mise au point.

1) Le STRASS n’est pas réglementariste. Nous nous sommes déjà clairement exprimées contre la réouverture des maisons closes, auxquelles nous préférerions des maisons ouvertes auto-gérées et surtout le libre choix de nos conditions de travail sans interférence de l‘Etat.
http://site.strass-syndicat.org/2009/11/reouverture-des-maisons-closes-mise-au-point-sur-la-position-du-strass

2) Le STRASS s’est régulièrement exprimé contre toute forme de salariat ou d’exploitation du travail sexuel, et donc de proxénétisme. Or, les lois sur le proxénétisme sont le plus souvent contre-productives et criminalisent autant si ce n’est plus les travailleurs du sexe plutôt que les proxénètes. Ces lois servent à nous exclure du droit commun en nous créant un statut à part, celui d’inadaptées sociales qui a été crée par les ordonnances de 1960 en même temps que le délit de proxénétisme.

Les lois sur le proxénétisme criminalisent et empêchent entre autres:
- le fait de passer des petites annonces dans la presse ou sur Internet
- le fait de travailler à plusieurs pour sa sécurité
- le fait de louer un studio pour y travailler
- le fait de travailler en établissement
- tout acte d’aide à la prostitution et donc toute forme de solidarité entre nous
- le fait de prêter sa camionnette à une collègue
- toute transaction économique en particulier dans l’organisation de son travail
- le fait que quelqu’un vive d’une partie de nos revenus, incluant nos maris, membres de notre famille et enfants majeurs.

Le paradoxe de ces lois font que nombreux sont les travailleurs du sexe qui font appel à des proxénètes pour ne pas être criminalisés eux/elles-mêmes. Elles ne nous offrent d’ailleurs aucune réelle protection puisque les plaintes des travailleurs du sexe sont rarement enregistrées par la police quand nous ne sommes pas directement arrêtées à la suite d’un dépôt de plainte.
Nous exigeons donc l’abolition de ces lois, et que les lois du droit commun et le code du travail contre les violences, l’extorsion de revenus et l’exploitation soient appliquées pour nous comme à tout autre citoyen et travailleur.

3) Le STRASS a une femme comme porte parole nationale, Tiphaine Besnard, mais qui n’est pas nouvelle puisqu’élue depuis la dernière AG de décembre 2009 avec le reste de l’ensemble du bureau et du CA. Elle succède à Isabelle Schweiger, une autre femme. Le STRASS a également 4 porte parole régionales, 2 femmes bios et 2 femmes trans‘. Aucun homme n‘a été élu porte parole. Notre secrétaire générale est aussi une femme.
http://site.strass-syndicat.org/2009/12/une-nouvelle-equipe-pour-le-strass
(en savoir plus…)


Aux Etats-Unis, la lettre de ces deux soldats a pour l’instant plutôt donné lieu à des commentaires du genre "c’est une honte, ils n’ont pas à s’excuser, ces garçons ne faisaient que leur boulot après tout…".  Pour mesurer le savoureux de cette ligne de défense, remplacez le nom de Ethan McCord ou de Josh Stieber par celui de John Demjanjuk ou de Klaus Barbie….

[Bakchich - 26/04/2010]

L’onde de choc de la vidéo de Wikileaks sur le double meurtre commis par l’armée américaine en Irak se prolonge. Deux ex-soldats impliqués dans cette sanglante bavure ont écrit aux victimes.

Deux ex-soldats de l’unité responsable de la tuerie visible dans la vidéo mise en ligne par Wikileaks il y a quelques semaines et qui a fait plusieurs fois le tour du monde, viennent d’écrire une lettre ouverte aux victimes de l’attaque au cours de laquelle, en Irak en juillet 2007, deux enfants ont été gravement blessés et douze personnes tuées dont le père des enfants et deux journalistes de l’agence Reuters.

Extrait de la vidéo - JPG - 29.3 ko

Extrait de la vidéo

Pour peu que la bafouille soit reproduite par Wikileaks, elle pourrait bien créer un véritable vent de panique au ministère US de la Défense. C’est le moral des troupes et l’attitude du peuple américain envers l’engagement en Irak qui est en jeu.

Ethan McCord et Josh Stieber étaient en effet membres de la compagnie Bravo 2-16 déployée à Bagdad en 2007. Ethan se trouvait au sol sur le lieu du drame. On le voit dans la vidéo transporter l’un des enfants blessés vers un véhicule de l’armée US : « quand j’ai vu ces gamins, ma première pensée est allée vers mes propres gosses au pays » a-t-il déclaré peu de temps après la séance de ball-trap improvisée à partir d’un hélicoptère Apache. Il a demandé à bénéficier d’une assistance psychologique qui lui a été refusée par son commandement. L’état major ne va sûrement pas se priver dans les jours qui viennent de mettre en doute les facultés mentales des deux anciens combattants (« veterans » en américain) pour expliquer leur tirade.

Josh Stieber, qui est retourné dans sa famille à Laytonsville dans le Maryland, n’était pas présent ce jour là mais il a indiqué avoir été témoin des mêmes scènes au cours des 14 mois qu’il a passé à Bagdad : « les actes dépeints sur la vidéo surviennent tous les jours dans cette guerre là » a-t-il ajouté en insistant sur l’effet désastreux qu’ils produisent tant sur les civils que sur les militaires engagés.

Missive

Bien qu’ils affirment que l’unité s’est conformée aux règles habituelles dans un cas de ce genre, ils admettent leur responsabilité dans l’incident et souhaitent engager le dialogue afin d’éviter que des faits similaires ne se reproduisent dans l’indifférence générale ; en 1914, les mecs auraient sans doute été fusillés pour trahison en tenant des propos pareils ; qu’on en juge :

«  A tous ceux qui ont été blessés ou ont perdu des êtres chers pendant les tirs effectués en juillet 2007 à Bagdad et qui sont dépeints sur la vidéo titrée ‘meurtres collatéraux’ mise en ligne par Wikileaks, nous adressons cette lettre. A vous, à vos familles et à votre communauté, en étant parfaitement conscients qu’elle ne peut réparer les pertes que vous avez subies. (en savoir plus…)


Quelle que soit l’opinion qu’on peut avoir sur le barbu et ses femmes voilées, ce qui est grave c’est qu’un Ministre de l’Intérieur, donc garant des lois de la République, se permette des déclarations dignes d’un pilier de bar, ignorantes de la loi. On est dans la propagande la plus totale, on joue sur un sentiment d’indignation et de racisme pour faire oublier les vrais problèmes… il est tout aussi lamentable de ne pas entendre les organisations progressistes réagir vivement à ce genre de procédés grossiers…

[Bruno Roger-Petit - Le Post - 24/04/2010

Brice Hortefeux a enfin trouvé le musulman de ses rêves: le mari de la porteuse de voile verbalisée au volant en Loire-Atlantique par un policier pointilleux. Et avec Brice Hortefeux, on imagine la joie des Zemmour, Estrosi, Besson, Levy, Copé, Guérin, qui tous, nous serinent depuis un an que l’Islam, c’est la fin de la France, de Rome, de l’Europe, du 13h de TF1, de la cuisine française et de la télé réalité.

Brice Hortefeux est content. Dans son petit courrier adressé à Eric Besson, il dénonce (au conditionnel) l’époux de la femme verbalisée. Selon ses informations, l’époux de cette femme «appartiendrait à la mouvance radicale du Tabligh et vivrait en situation de polygamie, avec quatre femmes dont il aurait eu douze enfants. Au demeurant, chacune de ces femmes bénéficierait de l’allocation de parent isolé (…). J’ajoute, en outre, que ces quatre femmes porteraient le voile intégral. (…) J’ai demandé au préfet de la Loire-Atlantique de faire, sans délai, toutes les diligences utiles, auprès du parquet et des services sociaux, pour réprimer, le cas échéant, les faits de polygamie et de fraude aux aides sociales qui ont été signalées. Je vous serais très reconnaissant, en outre, de bien vouloir faire étudier les conditions dans lesquelles, si ces faits étaient confirmés, l’intéressé (NDLR : l’époux) pourrait être déchu de la nationalité française ».

Première remarque: cette lettre de délation (il faut bien appeler les choses par leur nom) fait froid dans le dos pour ce qu’elle révèle de la personnalité de son auteur. Passons.

Deuxième remarque: cette lettre de délation est un modèle du genre. Jouant des astuces de l’ultra-médiatisation que son initiative ne peut manquer d’entraîner, le ministre de l’Intérieur réussit l’exploit d’amalgamer en quelques lignes Musulman-intégriste-radical-polygame-fraudeur. C’est l’équation parfaite que Jean-Marie Le Pen lui même n’était jamais parvenu à obtenir en cinquante ans de carrière. Je vous le dis: un modèle.

Troisième remarque: cette lettre de délation, si l’on s’en tient aux éléments que rapporte le ministre et si les personnes mises en cause ont respecté le droit français fait état de faits qui ne sont en rien juridiquement répréhensibles.

-L’homme vit en situation de polygamie. Non. En droit, la polygamie, c’est le fait de contracter plusieurs mariages civils. Selon ce que l’on sait de cet homme, il ne s’est marié qu’une fois sur le territoire français, avec la citoyenne verbalisée, ce qui lui a permis d’obtenir par la suite la citoyenneté française. Pour le reste, il fait ce qu’il veut de sa vie privée. Songez-y: si on commence à demander la déchéance de la nationalité française de tous les citoyens de ce pays qui ont des double, triple, voire quadruple vie, avec enfants à la clé, on sera surpris du résultat…

-Chacune de ces femmes bénéficierait de l’allocation de parent isolé: CQFD: si ces femmes en bénéficient dans les conditions requises par la loi française, c’est bien qu’elles ne sont pas mariées civilement. Donc, pas de polygamie, et une situation qui est conforme au droit français en matière de prestations sociales. Et si elles ont décidé de vivre sous le même toit, avec un couple marié, cela ne regarde qu’elles, et elles seules, dans le cadre de leur vie privée. Juridiquement, il n’y a rien d’illégal à vivre dans ces conditions. Ce qui se passe entre ces personnes ne concerne en rien Brice Hortefeux, ministre de l’Intérieur. Faut-il poursuivre les survivants des communautés hippies des années 70 et les déchoir de leur citoyenneté?

Cela dit, la lettre du ministre est évasive. L’épouse civile a-t-elle des enfants? Il ne le dit pas. C’est bien dommage. Car si elle perçoit une allocation de parent isolé en étant mariée et vivant sous le même toit que son mari, oui, il y a problème. Sauf que ça n’est pas son mari le fraudeur, mais elle.

-Ces quatre femmes porteraient le voile intégral: Pour le moment rien ne l’interdit dans notre beau pays. Et gageons que si l’on demande une explication à ces femmes, elles affirmeront que c’est une démarche volontaire et consciente et que leur mari ou hébergeur ne les oblige en rien. Et qui pourra leur contester? Personne.

Quatrième remarque: le code civil précise en son article 25 les conditions nécessaires requises pour déchoir un citoyen de sa nationalité. Il existe cinq motifs possibles:

1. S’il est condamné pour un acte qualifié de crime ou délit constituant une atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation ;

2. S’il est condamné pour un acte qualifié de crime ou délit prévu et réprimé par le chapitre II du titre III du livre IV du code pénal (chapitre inexistant, selon Légifrance, le site du gouvernement qui regroupe tous les textes de loi applicables en France) ;

3. S’il est condamné pour s’être soustrait aux obligations résultant pour lui du code du service national ;

4. S’il s’est livré au profit d’un Etat étranger à des actes incompatibles avec la qualité de Français et préjudiciables aux intérêts de la France ;

5. S’il a été condamné en France ou à l’étranger pour un acte qualifié de crime par la loi française et ayant entraîné une condamnation à une peine d’au moins cinq années d’emprisonnement.

Comme le note le Monde : "M. Hortefeux cite deux délits pour justifier sa requête : des "faits de polygamie" et de "fraude aux aides sociales". Les fraudes aux aides sociales n’ayant rien d’exceptionnel, on peut supposer que le délit méritant une déchéance de nationalité dans l’esprit du ministre soit celui de polygamie. L’homme n’ayant, a priori, pas été condamné pour ce délit, quatre des cinq motifs cités par le code de la nationalité sont inopérants. Reste à démontrer qu’il s’est "livré au profit d’un Etat étranger à des actes incompatibles avec la qualité de Français et préjudiciables aux intérêts de la France".

Tout cela bien considéré, la manœuvre du ministre de l’Intérieur apparaît pour ce qu’elle est: la tentative d’exploitation médiatico-politique d’un cas isolé monté en épingle, le tout au mépris le plus absolu de la vérité, du droit et des libertés publiques. Chacun en jugera selon ses dispositions d’esprit et l’idée qu’il se fait de la République.

http://www.lepost.fr/article/2010/04/24/2046161_hortefeux-et-son-musulman-polygame-et-fraudeur-du-vent-et-des-mensonges.html

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