Fascisme d'aujourd'hui


Le document phare de lidéologie Néo-Conservatrice et du Projet pour un Nouveau Siècle Américain (PNAC)

Le document phare de l'idéologie Néo-Conservatrice et du Projet pour un Nouveau Siècle Américain (PNAC)

[Reopen 911 - 16/06/2008]

Aborder les événements du 11 Septembre nécessite de comprendre le contexte historique et géopolitique dans lequel s’inscrit cette tragédie.

Issu du PNAC (le think tank néo-conservateur créé pour l’établissement d’un “Projet pour un Nouveau Siècle Américain”), le document intitulé “Reconstruire les défenses de l’Amérique” synthétise les propositions à mettre en œuvre pour assurer aux Etats-Unis la domination sur le reste du monde. Jusqu’à présent, de ce document important datant de septembre 2000 n’existait qu’une traduction partielle et d’une qualité pas entièrement satisfaisante. Nous sommes fiers de mettre à la disposition de nos concitoyens une traduction fidèle et à l’image de l’original, au moment même où le document original vient de disparaître du site du PNAC.
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En outre, le processus de reconversion, même s’il introduit un changement radical, sera vraisemblablement long, à moins d’un événement catastrophique jouant le rôle de catalyseur – comme un nouveau Pearl Harbor. (p.52)

Une vision des Arabes qui n'a pas varié depuis 100 ans : mal rasés, pue-la-sueur, fourbes, lâches, maniant le couteau... et bien sur porteurs de turban !

[Gregoire Seither - IES News Service - 19/07/2008]

Une étude menée en Australie et publiée par le ” Journal of Experimental Social Psychology” a montré que le port d’un turban est perçu comme une menace par la majorité des Australiens, même chez des personnes qui affirment ne pas avoir de préjugés raciaux.

Des chercheurs de l’Université du New-South-Wales ont fait jouer des personnes à un jeu vidéo dans lequel un soldat patrouille dans une ville et doit tuer les “personnages suspects”. L’étude du comportement des joueurs a permis de révéler un préjugé très fort contre toute personne “de type Musulman”

“C’est l’effet turban” explique le Prof. Denson. “Si un personnage dans le jeu porte un turban ou un hijab, alors il se fait généralement tirer dessus par le joueur, même s’il ne présente aucune menace concrète. Les joueurs ont expliqué qu’ils interprètent le code vestimentaire comme étant un signe qu’il s’agit d’un ‘méchant’ et qu’ils doivent l’abattre, car sinon il risque de se retourner contre eux”

A noter aussi que - porteurs de turban ou non - les personnages masculins du jeu et ayant une couleur de peau marron fonçé étaient systématiquement pris pour cible par les joueurs. Les femmes non-blanches mais ne portant pas de hijab étaient épargnées.

Cette tendance a été constatée tant chez les joueurs de sexe masculin que féminin.

Autre découverte intéressante : des joueurs de mauvaise humeur ou ayant un comportement agressif ont tendance à tirer plus fréquemment, sans faire de différence, par contre des joueurs de bonne humeur ont tendance à être plus sélectifs dans leurs cibles et à tuer plus de “personnages de type Musulman” que les joueurs agressifs ou neutres.

Pour les organisateurs de l’étude, ceci est du au fait que des personnes de bonne humeur ont tendance à s’appuyer plus fortement sur des idées préconcues dans leur jugement. “Les études ont montré que si vous êtes satisfait de vous et de votre vie, vous avez tendance à moins vous poser de questions et à baser votre jugement sur un ensemble de stéréotypes immédiatement disponibles.” explique le chercheur en psychologie, Prof. Dr Tom Denson.

“Les stéréotypes sont des valeurs culturelles que l’on acquiert de ses parents, ses proches, son éducation mais surtout via les média,” ajoute Denson. “Or si vous regardez la manière dont les médias, tant d’actualité que fictionnels nous présentent la société musulmane, il est évident que vous ne pouvez qu’éprouver des préjugés négatifs - même dans une société d’immigrés basée sur la tolérance mutuelle, comme l’Australie.”

Une autre étude menée auprès d’enfants du primaire, en Australie, en Nouvelle-Zélande et au Canada — trois pays qui n’ont jamais été affectés par des actes de terrorisme islamiste — avait demandé aux enfants de “dessiner un terroriste”. Dans la majorité des cas les enfants ont dessiné un homme à la peau sombre, tenant un fusil… et portant un turban ou un keffieh.

Pour Martha Delanis, du Centre Australien de Lutte contre le Racisme : “Ces enfants n’ont pas encore 10 ans mais ils sont déjà conditionnés à avoir peur du basané et à considérer les musulmans comme une menace. Pour eux, désormais, un homme de type méditerranéen ou une femme portant le hijab, sont quelque chose d’étranger, d’inquiétant, quelque chose qu’il faut éloigner, voire éliminer physiquement.”

Prof. Dr. Tom Denson :
http://www.psy.unsw.edu.au/profiles/tdenson.html

Autre article : http://www.livenews.com.au/articles/2008/07/16/Happy_Australians_shoot_Muslims_research_finds

Note de L&I : cette version est celle récupérée sur le site du Réseau Voltaire. Elle est donc l’unique véritable. Toutes celles circulant sur les sites d’extrème droite comme TOUT SAUF SARKOZY, VOX NR ou sur les sites d’extrème gauche comme INDYMEDIA, OPERATIONSARKOZY etc. sont fausses et traffiquées pour nuire à Thierry Meyssan.
[Thierry Meyssan - Voltaire - 10/07/2008]
NOTE DU RÉSEAU VOLTAIRE : Les informations contenues dans cet article ont été présentées par Thierry Meyssan lors de la table ronde de clôture de l’Eurasian Media Forum (Kazakhstan, 25 avril 2008 ) consacrée à la peopolisation et au glamour en politique.

L’intérêt suscite par ces informations a conduit l’auteur à rédiger le présent article qui a été publié par Profile, le principal news magazine russe actuel.

Plusieurs versions et traductions non autorisées de cet article ont été diffusées alors que le site du Réseau Voltaire était hors service. Nous vous prions de considérer le présent article comme le seul valide.

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Nicolas Sarkozy doit être jugé à son action et non pas d’après sa personnalité. Mais lorsque son action surprend jusqu’à ses propres électeurs, il est légitime de se pencher en détail sur sa biographie et de s’interroger sur les alliances qui l’ont conduit au pouvoir. Thierry Meyssan a décidé d’écrire la vérité sur les origines du président de la République française. Toutes les informations contenues dans cet article sont vérifiables, à l’exception de deux imputations, signalées par l’auteur qui en assume seul la responsabilité.

Les Français, lassés des trop longues présidences de François Mitterrand et de Jacques Chirac, ont élu Nicolas Sarkozy en comptant sur son énergie pour revitaliser leur pays. Ils espéraient une rupture avec des années d’immobilisme et des idéologies surannées. Ils ont eu une rupture avec les principes qui fondent la nation française. Ils ont été stupéfaits par cet « hyper-président », se saisissant chaque jour d’un nouveau dossier, aspirant à lui la droite et la gauche, bousculant tous les repères jusqu’à créer une complète confusion.

Comme des enfants qui viennent de faire une grosse bêtise, les Français sont trop occupés à se trouver des excuses pour admettre l’ampleur des dégâts et leur naïveté. Ils refusent d’autant plus de voir qui est vraiment Nicolas Sarkozy, qu’ils auraient dû s’en rendre compte depuis longtemps.

C’est que l’homme est habile. Comme un illusionniste, il a détourné leur attention en offrant sa vie privée en spectacle et en posant dans les magazines people, jusqu’à leur faire oublier son parcours politique.

Que l’on comprenne bien le sens de cet article : il ne s’agit pas de reprocher à M. Sarkozy ses liens familiaux, amicaux et professionnels, mais de lui reprocher d’avoir caché ses attaches aux Français qui ont cru, à tort, élire un homme libre.

Pour comprendre comment un homme en qui tous s’accordent aujourd’hui à voir l’agent des États-Unis et d’Israël a pu devenir le chef du parti gaulliste, puis le président de la République française, il nous faut revenir en arrière. Très en arrière. Il nous faut emprunter une longue digression au cours de laquelle nous présenterons les protagonistes qui trouvent aujourd’hui leur revanche.

Secrets de famille

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, les services secrets états-uniens s’appuient sur le parrain italo-US Lucky Luciano pour contrôler la sécurité des ports américains et pour préparer le débarquement allié en Sicile. Les contacts de Luciano avec les services US passent notamment par Frank Wisner Sr. puis, lorsque le « parrain » est libéré et s’exile en Italie, par son « ambassadeur » corse, Étienne Léandri.

En 1958, les États-Unis, inquiets d’une possible victoire du FLN en Algérie qui ouvrirait l’Afrique du Nord à l’influence soviétique, décident de susciter un coup d’État militaire en France. L’opération est organisée conjointement par la Direction de la planification de la CIA —théoriquement dirigée par Frank Wisner Sr.— et par l’OTAN. Mais Wisner a déjà sombré dans la démence de sorte que c’est son successeur, Allan Dulles, qui supervise le coup. Depuis Alger, des généraux français créent un Comité de salut public qui exerce une pression sur le pouvoir civil parisien et le contraint à voter les pleins pouvoirs au général De Gaulle sans avoir besoin de recourir la force .

Or, Charles De Gaulle n’est pas le pion que les Anglo-Saxons croient pouvoir manipuler. Dans un premier temps, il tente de sortir de la contradiction coloniale en accordant une large autonomie aux territoires d’outre-mer au sein d’une Union française. Mais il est déjà trop tard pour sauver l’Empire français car les peuples colonisés ne croient plus aux promesses de la métropole et exigent leur indépendance. Après avoir conduit victorieusement de féroces campagnes de répression contre les indépendantistes, De Gaulle se rend à l’évidence. Faisant preuve d’une rare sagesse politique, il décide d’accorder à chaque colonie son indépendance.

Cette volte-face est vécue comme une trahison par la plupart de ceux qui l’ont porté au pouvoir. La CIA et l’OTAN soutiennent alors toutes sortes de complots pour l’éliminer, dont un putsch manqué et une quarantaine de tentatives d’assassinat . Toutefois, certains de ses partisans approuvent son évolution politique. Autour de Charles Pasqua, ils créent le SAC, une milice pour le protéger.

(more…)

Qu’est ce qu’on entendrait pas si soudain la Conférence épiscopale française prenait position dans un conflit politique territorial, si la Fédération Protestante de France s’immiscait dans le conflit Nord-Irlandais ou si soudain le Conseil français du culte musulman appelait à libérer Jérusalem comme lieu saint de l’Islam…

Mais quand c’est le CRIF, soudain toutes les voix se taisent, surtout, surtout, ne pas courir le risque de se faire traîter d’antisémite et de finir comme Siné ou Dieudonné…  alors au diable l’honnèteté intellectuelle.

Heureusement il y a Shalom A’shav !

[Communiqué de La Paix Maintenant - 18/07/2008]

Dans un récent bulletin, le CRIF informe que “l’Exécutif du CRIF a le projet de publier prochainement une déclaration de soutien à Jérusalem capitale éternelle et indivisible d’Israël et du peuple juif”.

Nous pensons que le rôle du CRIF, en tant qu’organe représentatif des institutions juives françaises, n’est pas de s’immiscer dans le débat politique israélien. La question de Jérusalem est au coeur du conflit israélo-palestinien et la solution à ce conflit, si on la cherche vraiment, nécessitera le partage de la ville entre les deux peuples. Affirmer de façon péremptoire l’indivisibilité éternelle de Jérusalem, c’est prendre une position partisane qui dépasse le mandat donné au bureau exécutif du CRIF.

En outre, ce n’est pas en adoptant ce genre de positions extrémistes que l’on défend Israël. Sa sécurité et son avenir passent par la paix, celle-ci passe par un accord historique avec le peuple palestinien qui aspire légitimement à un Etat viable avec Jérusalem Est pour capitale. Aucun dirigeant palestinien, si modéré soit-il, n’acceptera de renoncer à Jérusalem Est, cela est connu depuis longtemps de tous les négociateurs. Sans une Jérusalem partagée, il n’y aura pas de paix.

Le Bureau de La Paix Maintenant

C’est fou le nombre de gens “de gauche” qui gravitent dans le sillage des néo-cons… ça aurait été marrant une campagne électorale opposant Sarkozy, l’agent de la CIA, à Strauss-Khan, autre agent de la CIA…

Dominique Strauss-Kahn, l’homme de « Condi » au FMI
[Thierry Meyssan - Voltaire - 05/10/2007]

Dominique Strauss-Kahn est un homme aimable et cultivé. Il s’est construit une image positive d’homme de gauche soucieux du bien être des plus démunis. Mais alors, comment est-il devenu directeur général du Fonds monétaire international, l’organisation internationale qui a institutionnalisé le pillage des pays du Sud ? Thierry Meyssan répond en révélant tout ce que la presse mainstream vous a caché depuis des années sur les relations de DSK avec les États-Unis.

Il devrait prendre ses pillules, le néo-con sous-marin…  peut-être que les lecteurs “de gauche” vont enfin finir par voir Charlie-Hebdo pour ce qu’il est vraiment devenu ? Nous ça fait 8 ans qu’on ne le lit plus que sur le stand du marchand de journaux, histoire de pas lui filer nos deux Euros.

Si Cavanna était mort, il se retournerait dans sa tombe.

[Comité de Soutien à Denis Robert - 30/07/2008]
Dans Charlie Hebdo du 25 juin, Philippe Val découpe Denis Robert en rondelles. Les mots sont d’une virulence sans précédent.
Jamais encore une telle charge ne lui avait été infligée. Même ses pires détracteurs ont jusqu’ici été plus mesurés. Amalgames, citations tronquées, références historiques passées à la machine à laver, invective, diarrhée verbale : un style, une méthode venus d’un autre temps.
Charlie Hebdo expliquera-t-il dans un prochain numéro les raisons de cette violence, et le moment choisi pour l’exprimer ?

Parmi les premières réactions, celle de Francis KUNTZ, journaliste grolandais, et celle de Jean-François DIANA, Maître de conférences à l’université Paul Verlaine - Metz

http://lesoutien.blogspot.com/2008/07/si-cavanna-tait-mort-il-se-retournerait.html

Siné rejoint le comité de soutien à Denis Robert… et se fait virer par le Conducator de Charlie-Hebdo

Charlie Hebdo, acte 2

Dans Charlie Hebdo du 2 juillet, Philippe Val revient brièvement sur Clearstream et Denis Robert. Pour dire d’abord que lui aussi a été poursuivi en justice par des puissants, et qu’il a gagné. Sous-entendant une fois de plus que Denis perd.
Pour préciser ensuite qu’il n’a jamais interdit à qui que ce soit d’évoquer Clearstream dans Charlie Hebdo. Dont acte.
Et illustration par l’exemple, quelques pages plus loin, dans la chronique de Siné. “Concernant l’édito lynchage de Philippe Val sur Denis Robert, je me contenterai, prudemment, du blanc qui va suivre :

Quatre séquences interessantes dans le dernier film de Romero

Quatre séquences interessantes dans le dernier film de Romero

Une compilation des quatre séquences les plus intéressantes du dernier film de Georges Romero : Chronique des Morts Vivants (Dairy of the Dead) — qui cible directement la question de la multiplication des images et la place du journalisme à l’époque du Vidéoblog :

http://www.libertes-internets.net/archives/films/zombie/videoblog_zombie.mov

[LE PARISIEN -  jeudi 10 juillet 2008 ]

DOCTEUR EN DROIT, chargée de mission au Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), Leila Bouachera, 48 ans, avait tenté, sans succès, de se présenter à l’élection présidentielle de 2007. Inconnue du grand public, cette juriste de formation installée à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine) désignait à l’époque le candidat Nicolas Sarkozy comme « un réel danger pour la démocratie ». Ex-membre du RPR puis de l’UMP, elle a été cambriolée deux fois et se dit, comme Ségolène Royal, victime d’une opération « d’intimidation ».

En quoi votre cas ressemble-t-il à celui de Ségolène Royal ?

Leila Bouachera. Comme elle, mon domicile a été visité à deux reprises. Le 2 décembre 2006, seul le disque dur de mon ordinateur, qui comprenait 202 promesses de signatures, m’a été dérobé. La police n’a constaté aucune trace d’effraction. Ma porte blindée trois points n’a pas été dégradée. L’alarme laser a été désactivée. Le 23 mai dernier, le mode opératoire a été le même. C’est du travail de professionnels, pas de barbouzes. Je maintiens qu’il existe un cabinet noir à l’Elysée qui s’occupe d’intimider les gêneurs.

Pourquoi n’avoir pas déposé plainte ?

Ça ne servirait à rien. Tout le monde tourne en ridicule Ségolène Royal. Lorsqu’une femme s’exprime pour oser dénoncer la mainmise du clan Sarkozy, on la considère comme quasi folle… C’est scandaleux. Par contre, je déposerai plainte contre Nicolas Sarkozy pour détournements de fonds publics à l’époque où il était ministre de l’Intérieur. Je le ferai prochainement devant la doyenne des juges d’instruction du pôle financier du tribunal de Paris.

Vous parlez de « cabinet noir », mais avez-vous la moindre preuve ?

Comment pourrais-je apporter des preuves face à des professionnels qui rentrent et sortent de chez vous sans laisser la moindre trace ? Ce sont des fantômes… mais je ne craquerai pas.

http://www.leparisien.fr/home/info/politique/articles/UN-CABINET-NOIR-A-L-ELYSEE_298618520

[Plumes de presse - Olivier Bonnet - 13/07/2008]

Que le domicile de la dirigeante socialiste ait été à trois reprises violé, dans un contexte où le leader de la CGT et celui de la LCR ont également été victimes d’espionnage, n’a pas l’air de préoccuper outre mesure nos médias, au premier rang desquels Libération qui se précipite pour lyncher Ségolène Royal, suivant la meute UMPiste dont la décomplexion se traduit de plus en plus par la propension à manier l’insulte. A l’heure où EDVIGE légalise le fichage des dirigeants politiques et syndicaux, il règne décidément une drôle d’atmosphère en Sarkozie.

Une première visite [au domicile de Ségolène Royal] avait déjà eu lieu en décembre 2006, rappelle Libération. Et une deuxième dans la nuit du 27 au 28 juillet 2007, au cours de laquelle un ordinateur avait été dérobé. La même nuit, un autre portable était dérobé au bureau d’un de ses proches. Par ailleurs, pendant la campagne présidentielle, deux autres ordinateurs avaient été dérobés dans son entourage politique : chez sa conseillère Sophie Bouchet-Petersen, en février 2007, et un mois plus tard chez son assistante.”

Avec la “mise à sac” du logement de la présidente de Poitou-Charentes du 27 juin 2008, ça fait trois. Ce qui commence à faire beaucoup.

Et soudain tombe à pic une dépêche AFP : “Une femme de 23 ans, originaire de l’ex-Yougoslavie, a été identifiée grâce à une empreinte par les services de police comme un possible auteur du cambriolage du domicile de Ségolène Royal le 16 août 2006, avait-t-on appris jeudi auprès du ministère de l’Intérieur. L’identification de cette empreinte n’avait rien donné auparavant de sorte que le dossier avait été classé sans suite en mars 2007. Un nouveau passage de cette empreinte dans le fichier policier a permis l’identification d’une suspecte. Un dossier classé sans suite peut être rouvert dès lors qu’un élément nouveau apparaît.”

Pour aussi incroyable que cela puisse paraître, le premier à avoir informé les médias de la ô combien opportune réouverture de l’enquête n’est autre que… Claude Guéant, secrétaire général de l’Elysée, comme le révèle @rrêt sur images.

Reprenons : une dirigeante de l’opposition de premier plan fait l’objet de trois intrusions à son domicile. Après le dernier épisode en date, elle souligne la coïncidence entre ses violentes attaques contre “le clan Sarkozy” et la tentative d’intimidation que constitue l’effraction de son appartement, qui n’est pas un couv’ gaffitudecambriolage : rien n’a été dérobé et les policiers parlent d’une “mise en scène”, avec “le procès-verbal d’une plainte déposée à l’occasion d’une précédente effraction dans ce même domicile, déchiré et exhibé sur un meuble”, comme le narre Libération.

Laurent Joffrin, qui en est directeur de la rédaction, ferait mieux de lire son propre journal, ça lui éviterait de pondre des éditoriaux aussi indignes que celui dans lequel il aborde l’affaire, où il écrit : “L’ancienne candidate a bien été cambriolée, expérience toujours traumatisante d’autant qu’elle s’est répétée. Mais des millions de Français ont été cambriolés au fil des années. Rares sont ceux qui ont incriminé le président de la République…” D’où la couverture ci-contre, qui déshonore Libération, censément journal de gauche (autrefois).

Mais quand on cambriole, c’est pour voler. Quand on ne vole rien, c’est donc qu’il s’agit d’autre chose. Et la piste politique semble effectivement plausible - sans évidemment affirmer que le chef de l’Etat lui-même soit le commanditaire des opérations. Royal n’a du reste pas accusé Sarkozy formellement.

Et voilà que tout à coup, alors que l’enquête sur l’intrusion d’août 2006 était close, Guéant en personne, proche collaborateur du président, vient informer les médias que ça y est, on l’a réouverte et qu’on tient une piste. Et qu’il s’agit en l’occurrence d’une cambrioleuse de droit commun : rien de politique là-dedans, vous voyez !

On ne nous prendrait pas un peu pour des cons ? “C’est invraisemblable ! Pourquoi découvre-t-on maintenant l’existence de cette cambrioleuse ? Comme si on avait clôturé puis rouvert une enquête sans même en être informé“, s’étonne l’avocat de Royal, Jean-Pierre Mignard. Comme Jean-Louis Bianco, député socialiste proche de Royal, qui observe sur iTélé : ’’Il suffit qu’elle parle pour que brusquement on retrouve, alors que l’affaire de 2006 avait été classée, une hypothétique coupable. Dans quelle démocratie au monde aurait-on pris l’affaire aussi peu au sérieux ?

Et de fait, dans un contexte où ont été avérées ces derniers temps l’espionnage d’Olivier Besancenot, chef de file de la LCR et promoteur du lancement du Nouveau parti anticapitaliste, et de Bernard Thibault, leader du syndicat CGT, cette nouvelle affaire devrait interpeller. Surtout à l’heure où EDVIGE, officialisant le fichage des dirigeants politiques, syndicaux et religieux, met la France au niveau de la défunte République démocratique allemande et des pratiques de sa Stasi.

L’annonce de l’identification de la suspecte par Libération inclut enfin un exercice de foutage de gueule de très haute volée : “Sans vouloir entrer dans la polémique avec l’ex-candidate socialiste, qui a mis en cause « le clan Sarkozy » après ce troisième cambriolage, l’Elysée juge « grotesque » sa thèse.” Incroyable de tartufferie : si l’on ne veut pas “entrer dans la polémique”, on ne qualifie pas le rapprochement opéré par Royal d’un terme aussi dégradant que “grotesque” !

“Un très proche collaborateur du président de la République [Claude Guéant, donc] rappelle que lorsque ce dernier était ministre de l’Intérieur, il a fait légiférer sur le contrôle des officines dont, affirme-t-il, il a toujours trouvé les méthodes déplorables. Vacciné, à l’en croire, par les affaires d’officines ayant sévi sous de Gaulle, Giscard, Mitterrand et Chirac, le même ajoute que cette époque est révolue : « Et si on avait des envies d’officines, on saurait se souvenir du passé. » canard enchaîné

On se pince ! Renvoyons ceux qui ont la mémoire courte à un billet du 2 février 2007 : “Ainsi donc, les Renseignements généraux espionnent tout le monde ! Bruno Rebelle, collaborateur de Ségolène Royal, Antoine Royal, le frère de la candidate, ils enquêtent aussi sur le patrimoine du couple Royal - Hollande… Toutes ces révélations étant assénées, semaine après semaine, par Le canard enchaîné. Le journal suisse Le matin, quant à lui, affirme même que seraient menées des investigations sur la vie privée des “rédacteurs un peu trop à gauche”, pour les inciter à se montrer plus conciliants envers le petit César ! Et voilà que Le Nouvel Observateur s’y met à son tour, dévoilant la façon dont les mêmes RG fichent les riverains du QG de campagne de Nicolas Sarkozy.”

On voit dès lors que les dénégations de Guéant, sur l’air de “pensez-vous, pas nous, on ne mange pas de ce pain-là” sont… comment dit-il, déjà ? Ah oui : grotesques !

http://www.plumedepresse.com/spip.php?article527

[Marianne 2 - 15/007/2008]

Suite à la polémique sur un article de Siné , figure historique du journal,Charlie Hebdo suspendrait sa collaboration avec le caricaturiste. Siné a refusé, après de longues négociations, de participer à une tentative de médiation visant à publier un texte pour expliquer un passage très contestable de sa dernière chronique.

Jusqu’à dimanche, Siné était d’accord pour signer un texte « apocryphe »(c’est à dire écrit par un médiateur interne) de rectification, que nous reproduisons ici - texte qu’il ne signera pas. :

« Ma « Zone » d’il y a deux semaines sur Jean Sarkozy a suscité beaucoup de réactions. Je me suis fait traiter d’antisémite sur RTL, et on m’a même rapproché de ce salaud de Konk. Mes amis de Charlie se sont émus. J’ai relu… Bon, c’est vrai que ça pouvait être mal interprété… Je voulais dénoncer l’imbécillité de se convertir à une religion quelle qu’elle soit et, par ailleurs, la fascination de la famille Sarkozy pour le fric. J’ai synthétisé mon propos, et, au final, il en est resté ce qui peut être analysé comme un raccourci ambigu et condamnable. Je présente mes excuses auprès de ceux qui l’ont compris comme tel»,

Médiation impossible
Le dessinateur de Charlie explique qu’il y a renoncé parce que, en plus de cet article, un texte signé par l’ensemble de la rédaction de Charlie Hebdo devait figurer dans le journal à paraître mercredi. Il a pris cette initiative comme « une pétition contre lui » et a trouvé ça « dégueulasse ». Fâché, il a donc « refusé de s’excuser ». Voici le texte en question :

« Nous sommes habitués aux fantaisies de Siné. C’est le charme du personnage, mais la dernière ne nous a pas fait rire du tout. Nous la réprouvons unanimement, et sommes ravis qu’il en fasse autant. Quant à nos confrères du site Marianne2, qui s’inquiètent de l’ambiance au sein du journal, nous les rassurons, elle est au moins aussi bonne que chez eux. À Charlie, nous sommes habitués aux débats internes, même virulents. Ils nous enrichissent, et nous pensons qu’ils enrichissent aussi nos lecteurs. Nous les vivons sereinement et souvent gaiement. Pour autant, les atteintes à nos valeurs communes n’ont pas leur place dans ce journal»

Résultat : toute médiation échouant pour le moment, la direction suspend sa collaboration avec Siné. Même si, finalement, le texte « pétition » qui a outré Siné ne sera même pas dans le journal puisque toute la rédaction ne l’a pas signé comme prévu.

Michel Polac, notamment, a refusé de s’y associer, et se dit « horrifié » par les proportions que prend cette affaire. Il espère que « le journal ne perdra pas son image dans cette histoire », et que les choses pourront s’arranger.

En interne, Philippe Val, qui n’a pas encore pu répondre à Marianne2.fr pour l’instant, a justifié la vigueur nécessaire de sa réaction par la menace d’un procès de la famille Darty. Son édito qui paraîtra dans le prochain numéro de l’hebo satirique commencerait par : « J’ai supplié Siné de rester »… Mais en l’absence d’excuses de la part du caricaturiste, le directeur de publication deCharlie Hebdo, qui a reconnu avoir commis l’erreur de publier l’article de Siné sans l’avoir lu, paraissait effrayé à la perspective d’un procès pour antisémitisme dans son journal.

http://www.marianne2.fr/Charlie-hebdo-zappe-Sine_a89278.html

Lire aussi : Charlie hebdo : fini de rire !

http://www.marianne2.fr/Charlie-Hebdo-fini-de-rire-!_a89097.html

DEERNIERE MISE A JOUR : LA VRAIE VERSION, OFFICIELLE, DE CE TEXTE, RÉCUPÉRÉE SUR LE SITE DU RÉSEAU VOLTAIRE, SE TROUVE DÉSORMAIS ICI : http://libertesinternets.wordpress.com/2008/07/18/operation-sarkozy-les-relations-anciennes-et-intimes-de-nicolas-sarkozy-avec-la-cia-et-avec-la-mafia-corse/

A noter que la personne qui a diffusé la version précédente a clairement voulu lui donner une tonalité antisémite en “judaisant” les protagonistes, afin de faire croire à un “complot juif”, comme à la plus belle époque du “Juif Süss”. Ainsi la mère de Nicolas Sarkozy, citoyenne française à son mariage, devient soudain “une juive originaire de Thessalonique” ou, mieux encore, Bernard Kouchner devient “un juif balte” alors qu’il est né à Avignon !!!!

MISE A JOUR DU 16/07/2008 : Cet article est une traduction tendancieuse et non fidèle (notamment dans la coloration antisémite) d’un article EN RUSSE publié dans une revue d’études politiques à Moscou, sur la base d’une conférence donnée il y a deux mois par Thierry Meyssan.

Contacté par téléphone, l’auteur se distancie clairement de cette traduction qui n’est pas fidèle aux propos originaux.

L’auteur a voulu démontrer les liens douteux et avérés (mais toujours passés sous silence) de Nicolas Sarkozy avec les milieux mafieux (Peretti, Léandri…) mais surtout que, dès l’âge de 17 ans, Nicolas Sarkozy a fréquenté les plus hautes sphères de la CIA (Frank Wissner). Toutes choses dont on se garde bien de nous parler.

15/07/2008 — ATTENTION : LA PATERNITÉ DE CET ARTICLE N’EST PAS AVÉRÉE. Publié sur le site du Réseau Voltaire, repris par Bellaciao, l’article a promptement été retiré de la circulation (Bellaciao allant même jusqu’à éffacer tous les commentaires et liens croisés ayant trait à cet article). Pour l’heure le site du Réseau Voltaire est dans les choux, on vérifiera quand il sera revenu en-ligne.

Une copie de cet article qui ne manque pas d’intérêt (si ce qu’il affirme est avéré) est également disponible ici : http://operationsarkozy.canalblog.com/

17/07/2008 - Note de Greg : Le style de ce papier, les fautes, les petites erreur de style… tout cela ne ressemble pas vraiment à du Thierry Meyssan qui relit 15 fois ses papiers. On dirait plutot une intox. Méfiance donc..

En plein milieu de cet article, on retrouve soudain la graphie (Sarközy) utilisée par Emmanuel Ratier. Cela éveille encore plus mes soupçons. Sans parler des références appuyées et lourdes sur la “judéité” des protagonistes, un classique des obsessions de l’extrème droite.

Mais à part ça, c’est de la bonne lecture conspirationiste - on y retrouve tous les méchants habituels :-)

[Tout sauf Sarkozy - Traduction anonyme depuis une article en russe tiré d'une conférence de Thierry Meyssan en Mai 2008 à Moscou - 14/07/2008]

Nicolas Sarkozy doit être jugé à son action et non pas d’après sa personnalité. Mais lorsque son action surprend jusqu’à ses propres électeurs, il est légitime de se pencher en détail sur sa biographie et de s’interroger sur les alliances qui l’ont conduit au pouvoir. Thierry Meyssan a décidé d’écrire la vérité sur les origines du président de la République française. Toutes les informations contenues dans cet article sont vérifiables, à l’exception de deux imputations, signalées par l’auteur qui en assume seul la responsabilité.

Pour la suite de cette falsification :
http://www.toutsaufsarkozy.com/cc/article02/EkEypuypppsvALprIF.shtml

Putain, le coup dur c’est de découvrir que, des mecs qu’on aime bien, comme Onc’ Bernard ou Charb sont également des pauvres cons, tout comme Philippe Val (qu’on adorait quand il faisait le comique avec Patrick Font.

Sont vachement courageux les mecs de la rédaction de Charlie Hebdo, dis donc… tous le petit doigt sur la couture du pantalon, se désolidarisant de la vipère lubrique, comme aux plus beaux jours du laogai…

Charlie-Hebdo mérite bien son surnom de “Journal de merde”… et hop, deux euros d’économisés chaque semaine !

[Backchich - Confidentiels - 15/07/2008]

Finalement, quinze jours après la publication de la chronique où il raillait Jean Sarkozy et qui lui a valu de se faire traiter d’« antisémite », Siné, après avoir découvert que Charlie Hebdo envisageait de publier cette semaine ce qu’il appelle « une pétition contre (lui) », a refusé de signer le mot d’excuse qu’une main amie avait confectionné pour lui. Résultat : il est viré.
Dans un courte mise au point qui paraîtra demain sous son éditorial, Philippe Val, directeur de la publication et de la rédaction de Charlie, estime que « les propos de Siné sur Jean Sarkozy et sa fiancée, outre qu’ils touchaient à la vie privée, colportaient la fausse rumeur de sa conversion au judaïsme », et que, « surtout, ils pouvaient être interprétés comme faisant le lien entre la conversion au judaïsme et la réussite sociale, et ce n’était ni acceptable, ni défendable devant un tribunal ». Estimant qu’il « en (allait) de l’honneur de » son hebdomadaire, Val « assume d’avoir mis » le dessinateur « en face de ce choix : s’exprimer de façon à dissiper clairement cette ambiguïté, ou ne plus écrire dans Charlie ». Val, qui parle d’un « moment pénible », estime que Siné « a préféré s’exclure ». Il ajoute : « Je le regrette ».
De leur côté, Bernard Maris (directeur adjoint de la rédaction), Gérard Biard (rédacteur en chef) et Charb (rédacteur en chef adjoint) écrivent, dans une « note aux lecteurs », que Siné a porté « atteinte » aux « valeurs essentielles » de Charlie. « Il était prévu que la rédaction (le) réprouve sobrement et qu’(il) s’en explique et s’en excuse », ajoutent-ils, mais « finalement il a refusé ». Et de conclure : « Nous regrettons la décision de Siné. Nous regretterons aussi Siné ». Pas sûr que ce soit réciproque : le dessinateur lourdé prévoit pour sa part de lancer « un nouveau canard, avec des potes, ou un blog ».

[Le Post - 15/07/2008]

Et pourquoi je dénonce cette hypocrisie médiatique.

Vous souvenez-vous du pataquès médiatique, les grands mots, sur Voltaire, les lumières, la tradition de liberté d’expression, valeur essentielle de la France, de l’Europe, de l’Occident, seul rempart aux fanatisme des barbares barbus ? Philippe Val au tribunal, soutenu par Sarkozy, l’union sacrée contre l’obscurantisme !

Il semble que la liberté d’expression soit à géométrie variable, pour Val et Cie : Siné, une figure historique de Charlie Hebdo s’est fait virer, à 80 ans, du journal satirique, pour s’être moqué de la convertion au judaïsme (suposée) de Sarkozy Jr.

Depuis le 11 septembre 2001 et la seconde Intifada, il s’est installé un état d’esprit dans le monde politico-médiatique, qui fait qu’il est normal, de fustiger l’Islam et les musulmans en des termes assez agressifs. Par exemple, Claude Imbert, directeur d’un grand hebdomadaire, peut tranquillement dire “Oui, je suis Islamophobe”. Ca ne lui pose aucun problème. Imaginez ce qu’il lui serait arrivé médiatiquement s’il avait déclaré “Oui, je suis judéophobe !”…

Faisons un peu de fiction. Jean Sarkozy tombe amoureux d’une jeune femme de confession Musulmane, et annonce publiquement son intention de se convertir à l’Islam. Un humoriste quelconque, un éditorialiste, ironise sur cette conversion du fils du Président de la République.

Est-ce que Claude Askolovitch et Philippe Val se seraient indignés de la même façon ? Vu les antécédents des deux journalistes, permettez-moi d’en douter. (more…)

Il avait pourtant fait des efforts pour plaire à Philippe Val en tapant sur les barbus… mais voilà. Dans tous les cas la normalisation de Charlie-Hebdo est achevée, vous pouvez arrêter de gaspiller vos sous en l’achetant. Bientôt Rothschild et Carlyle vont mettre des billes dans le capital des Editions Rotative…

La “charte” de Charlie interdit tout racisme et anti-sémitisme, sauf s’il s’agit d’Arabes ou de la  cible du moment désignée par les néo-cons…

[AFP, 15/07/2008 ]
Le caricaturiste Siné, accusé d’avoir tenu dans une chronique des propos antisémites liés au projet de mariage de Jean Sarkozy, a été renvoyé de l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo, a indiqué aujourd’hui le directeur de la publication, Philippe Val. “Je confirme le départ de Siné de Charlie Hebdo“, a déclaré Philippe Val, suite à une information du Nouvel Observateur à paraître jeudi.

Dans une chronique publiée le 2 juillet par Charlie Hebdo, Siné ironisait sur une éventuelle conversion au judaïsme de Jean Sarkozy avant son mariage annoncé par la presse avec la fille du fondateur des magasins Darty.

Je suis rarement d’accord avec ce que Siné raconte mais il y a une latitude à Charlie pour exprimer des opinions différentes des miennes” et “cette latitude est bordée par une charte qui proscrit notamment tout propos raciste et antisémite dans le journal”, a ajouté le directeur de la publication. “Siné a dépassé cette limite”, selon lui.

Val voulait des excuses auprès de Jean Sarkozy et de la famille Darty. Je lui ai demandé s’il ne se foutait pas de ma gueule. Je préfère me couper les roubignolles“, a déclaré Siné, qui collabore à Charlie Hebdo depuis la relance du titre en 1992. Il avait également participé à l’ancienne formule.

http://afp.google.com/article/ALeqM5hFBMrL5ksMY9XW8c31ZlhdhfdC-g

Aprés avoir inventé une agression antisémite aux Buttes-Chaumont, Askolo nous invente un article antisémite dans Charlie… elle commence à être grosse, ta ficelle…

[Backchich - 12/07/2008]

Siné vient de l’apprendre à ses dépens : il ne fait pas toujours bon railler le rejeton du chef de l’Etat dans les pages de Charlie Hebdo. Le 2 juillet dernier, le célèbre dessinateur écrit, dans sa chronique hebdomadaire, avec sa délicatesse habituelle : « Jean Sarkozy, digne fils de son paternel et déjà conseiller général UMP, est sorti presque sous les applaudissements de son procès en correctionnelle pour délit de fuite en scooter. Le parquet (…) a même demandé sa relaxe ! Il faut dire que le plaignant est arabe ! Ce n’est pas tout : il vient de déclarer vouloir se convertir au judaïsme avant d’épouser sa fiancée, juive, héritière des fondateurs de DARTY. Il fera du chemin dans la vie, ce petit ! ».

Six jours plus tard, un journaliste du Nouvel Observateur, Claude Askolovitch (qui prépare pour le 19 juillet un article sur ce qu’il appelle « une affaire qui à son avis va faire du bruit »), dénonce, sur RTL : « Un article antisémite dans un journal qui ne l’est pas ». Il précise : « Val, patron de Charlie Hebdo, (…) la semaine prochaine, il va faire son éditorial pour expliquer que Siné est une ordure, qu’il a dérapé totalement et qu’il devrait partir ».

En réalité, Charlie publiera mercredi, sous l’éditorial du « patron », un encadré, signé Siné, où le dessinateur présentera ses excuses, non à Jean Sarkozy comme cela lui avait d’abord été demandé, mais à ceux que sa chronique du 2 juillet aurait choqués. Précision utile : ce texte n’a pas été rédigé par Siné, mais par Philippe Val.

http://www.bakchich.info/breve989.html

Siné rejoint enfin Philippe Val dans sa haine des Arabes. Il ne lui reste plus qu’à devenir un copain de Tsahal et la “normalisation” de Charlie Hebdo sera achevée…

[Faits et Documents n° 259 - Juillet 2008]
Le dessinateur Siné sera-t-il poursuivi? Dans Charlie Hebdo (11 juin), il écrit :

« Je n’ai jamais brillé par ma tolérance mais ça ne s’arrange pas et, au risque de passer pour politiquement incorrect, j’avoue que, de plus en plus, les musulmans m’insupportent et que, plus je croise les femmes voilées qui prolifèrent dans mon quartier, plus j’ai envie de leur botter violemment le cul!

J’ai toujours détesté les grenouilles de bénitier catholiques vêtues de noir, je ne vois donc pas pourquoi je supporterai mieux ces patates à la silhouette affligeante et véritables épouvantails contre la séduction!

Leurs maris barbus embabouchés et en sarouel coranique sous leur tunique n’ont rien à leur envier au point de vue disgracieux. Ils rivalisent de ridicule avec les juifs loubavitchs!

Je renverserais aussi de bon coeur, le plat de lentilles à la saucisse sur la tronche des mômes qui refusent de manger du cochon à la cantoche. Quand on a des parents aussi bornés que les leurs, le seul remède est de leur désobéir et de les envoyer se prosterner […]

La bêtise n’a pas de limites, c’est connu, mais arrêtons de la respecter et, qui plus est, de l’entretenir au nom d’une indulgence dont ils ne font, eux, aucune preuve! »

Les miliciens de Bandera ont été les pires massacreurs de juifs et de polonais dans le sillon de la Wehrmacht. Les “Einsatztruppen” de Heydrich n’auraient pas pu faire leur boulot sans l’assistance active des nationalistes ukrainiens (voire souvent pro-active, les hommes de Bandera liquidant les villages juifs/polonais avant même l’arrivée des soldats allemands). Les victimes des exactions de l’Armée insurrectionnelle ukrainienne UPA étaient torturées, violées, démembrées.

Mais comme l’Ukraine est dévenue l’alliée de l’Empire (la même chose se produit aux Pays Baltes), l’Occident se tait poliment et laisse s’élever des monuments qui partout ailleurs provoqueraient des hurlements et des anathèmes. Deux poids, deux mesures…

[Faits et Documents n° 259 - Juillet 2008]
Un monument dédié à Stepan Bandera, figure majeure du nationalisme ukrainien, va être érigé à Loutsk (ouest de l’Ukraine). Né en 1909, Bandera avait dirigé l’Organisation des nationalistes ukrainiens (OUN(B)) et fondé l’Armée insurrectionnelle ukrainienne, sa branche armée (UPA).

Ayant salué la libération de l’Ukraine à l’arrivée de la Wehrmacht en 1941, elle avait lutté contre l’Armée rouge jusqu’en 1950 dans l’ouest de l’Ukraine. Opposant farouche au communisme, Bandera avait organisé une unité ukrainienne au sein de la Wehrmacht, la Légion ukrainienne.

Le président ukrainien Viktor Ioutchenko a indiqué, fin mai, qu’il allait demander que les membres de l’UPA bénéficient des mêmes droits et avantages que ceux accordés aux anciens soldats de l’Armée rouge.
www.faits-et-documents.com

[Faits et Documents n° 259 - Juillet 2008]
Nicolas Sarközy veut avoir la peau du « groupe Surcouf » qui a signé une tribune retentissante dans Le Figaro contre le programme de réorganisation des Armées et compte en publier d’autres à la rentrée. Ce groupe clandestin (les militaires sont astreints au devoir de réserve), qui regroupe des officiers supérieurs de premier rang, est la cible principale de la Direction pour la protection et la sécurité de la Défense (l’ex-Sécurité militaire). Plusieurs ordinateurs portables des officiers du Centre des hautes études militaires, supposé être le centre de la rébellion, ont été fouillés par la DPSD. D’autres équipes sont sur l’affaire mais « de manière non officielle » selon Le Nouvel observateur, en particulier la DCRI (réunion des RG et de la DST). Bien que ne disposant d’aucune piste sérieuse, ils ont mis sous surveillance, mais sans résultat, la brasserie Le Surcouf, toute proche de l’Ecole militaire.
www.faits-et-documents.com

[AgoraVox - 14/07/2008]

Le G8, c’est l’occasion pour les grand de ce monde d’aborder des discussions consensuelles: l’explosion du prix des denrées alimentaires, la maitrise du réchauffement planétaire, autant de beaux sujets qui feront les délices de la presse quotidienne.

Mais il y des sujets en discussion au G8 qui devraient se faire nettement plus discret: l’Anti-Counterfeiting Trade Agreement (ACTA) en est un dont on ne risque pas d’entendre parler. Il s’agit ni plus ni moins que d’une mise en coupe réglée de l’internet et du droit sur la propriété intellectuelle.

ACTA, qu’est-ce que c’est ?

L’ACTA est un accord global visant à instaurer un véritable état policier au niveau mondial concernant la propriété intellectuelle. Il a été établi à la demande de la RIAA et MPAA, deux associations américaines bien connues pour leur défense des intérêts de l’industrie du disque et du cinéma par un lobbyisme intensif.

L’accord OMC-TRIPS vieillissant, les Etats-Unis, la commission européenne, le Japon, la Suisse, puis rejoints par le Canada, l’Australie, la Corée, le Mexique et la Nouvelle-Zélande, ont discuté d’un nouveau droit sur la propriété intellectuelle. Dans un parfait langage marketing, ils ont appelé ça ACTA - Anti-Counterfeiting Trade Agreement.

Un document secret de travail a été établi, très court mais passionnant. Il contient la proposition d’un accord commercial multilatéral renforçant strictement les droits de propriétés relatifs à l’activité d’Internet.

On y déniche page 3, paragraphe 1 une clause “tueuse de pirate bay“, qui criminalise toute aide d’un site à vocation non commerciale à l’échange d’information non autorisée sur Internet.
Une définition tellement vague que l’on pourrait y inclure des sites tels que Agoravox.

Un peu plus loin, il est question d’une interdiction pure et simple de mesures de contournement quelle qu’elle soit, qui rendrait illicite par exemple les lecteurs DVD dézonnés ou le retrait de MTP (DRM).

Il y a aussi l’imposition d’une forte coopération de la part des Fournisseurs d’accès à Internet, qui devront révéler les informations personnelles de leurs abonnés sur demande.

Le contrôle à la frontière n’est pas oublié non plus. Il y est question d’une “autorité compétente” qui serait à même de saisir tout ordinateur/ipod/téléphone sans avoir été mandaté par les ayant droit.

Bref, un catalogue de mesures techniques, de répression et de flicage divers. Par contre, rien n’est prévu pour la délinquance financière internationale. (more…)

Par moments, dans les montages cut d’images variées et le commentaire, on a presque l’impression d’être entrain de regarder un clip monté par les anarchistes boutonneux de GNN sur Youtube… c’est assez surprenant.

“Diary of the Dead. Chroniques des morts-vivants” : George Romero règle son compte à Internet et à la surmédiatisation

[Le Monde - 24/06/2008]

Diary of the Dead est d’abord un film d’aujourd’hui, qui prend conscience à la fois des derniers bouleversements technologiques, du nouveau statut des images et aussi de l’usure des histoires racontées par le cinéma. Tout y est filmé en caméra numérique et présenté par une voix off comme un film réalisé et surtout monté par les protagonistes mêmes du récit. Ce qui est en passe de devenir un cliché est ici brillamment utilisé d’abord pour la dimension terrifiante de l’impression de réalisme induite par le procédé. Le point de vue du filmeur comme personnage du film serait donc celui de l’auteur.

C’est sur cette illusion que Romero construit son nouveau récit d’épouvante. Le présumé auteur collectif des images que l’on voit est un groupe d’étudiants en cinéma, surpris par le début d’une épidémie qui ressuscite les cadavres et les transforme en créatures anthropophages, une figure monstrueuse dénuée de tout romantisme et dont Romero est l’inventeur inégalé.

Décidée à rejoindre la famille de l’une d’entre eux, l’équipe de tournage entreprend un voyage semé d’embûches, de guet-apens, de découvertes atroces et de morts violentes. Si Diary of the Dead est de son temps, c’est d’abord dans la manière de décrire un monde désormais entièrement médiatisé par les images de la communication moderne. Cinéma, télévision, vidéos amateurs, Internet surtout, témoignent d’un univers où la représentation de la réalité n’obéirait plus à aucun monopole de l’expression.

La catastrophe est surreprésentée, ses images sont démultipliées ainsi que les discours qui veulent l’expliquer, la commenter ou l’analyser. Romero énonce à la fois une critique progressiste et individualiste de l’information (pour échapper aux discours du pouvoir, il faut filmer soi-même les événements et envoyer ses propres images sur des canaux “libres”) et en même temps la dénonciation de cette illusion, car la multiplication des réseaux et l’apparente liberté que permettrait cette profusion apparaît aussi comme la meilleure manière d’augmenter les mensonges et de relativiser toute vérité, rendant ainsi impossible une quelconque certitude.

Mais derrière ce discours sans ambiguïté se cache un formidable film d’action. Diary of the Dead est un western (le scénario suit une des structures du genre, soit un périple en territoire hostile), mais un western situé au temps de la surabondance d’informations et de la transparence généralisée. Les protagonistes sont très vite définis par leurs gestes et leurs actions, face à un ennemi qui n’obéirait plus à des réflexes humains. Le film se réduit progressivement à une série de réactions primitives, de chocs violents. Aux règles de l’horreur moderne s’est, en effet, adapté le comportement de l’homme d’action, représenté par le personnage du professeur alcoolique, ancien du Vietnam, qui excelle dans le maniement de l’arc pour éliminer quelques créatures monstrueuses.

Le héros “romérien” est ce qu’il fait, règle d’or du cinéma classique hollywoodien adaptée ici à l’ère du tout-à-l’image. Que cette confusion de l’être et du faire soit aussi et toujours une leçon de survie pour temps de chaos n’est pas une des moindres qualités du nouveau film de George Romero.

http://www.lemonde.fr/cinema/article/2008/06/24/diary-of-the-dead-chroniques-des-morts-vivants-george-romero-regle-son-compte-a-internet-et-a-la-surmediatisation_1062220_3476.html

Vous remarquerez que, selon la presse occidentale, c’est toujours l’Iran qui est le “provocateur” qui “nargue” les pouvoir occidentaux, si pacifiques et si désintéressés. Ca n’a rien à voir avec le Pétrole, ou la défense du Grand Israël, non; non, juré craché, c’est pour lutter contre la “prolifération” et “garantir la paix dans le monde”…

On se demande souvent si les journalistes occidentaux sont cons ou simplement achetés….

Iran : préparer le champ de bataille, par Seymour Hersh

[Contre - info - 07/07/2008]

L’administration Bush finance à hauteur de 400 millions de dollars des opérations clandestines de déstablilisation du régime de Téhéran, menées par les forces spéciales US qui apportent leur soutien aux groupes terroristes et séparatistes agissant sur le territoire iranien.

Par Seymour Hersh, The New Yorker, 7 juillet 2008

A la fin de l’année dernière, le Congrès a accédé à la demande du président Bush destinée à financer une importante augmentation des opérations secrètes contre l’Iran, selon des sources actuelles et anciennes de l’armée, des services de renseignements et au Congrès. Ces opérations, pour lesquelles le président a demandé jusqu’à quatre cent millions de dollars, ont été décrites dans un Presidential Finding (ndt : document présidentiel) signé par Bush, et sont destinées à déstabiliser le gouvernement religieux du pays.

Les actions clandestines impliquent un soutien aux groupes minoritaires arabes, les Ahwazi et les Baluchi et à d’autres organisations dissidentes. Elles comprennent également la collecte de renseignements sur le supposé programme d’armes nucléaires iranien.

Les opérations clandestines contre l’Iran ne sont pas neuves. Depuis l’année dernière, les Forces d’opérations spéciales américaines ont mené des opérations transfrontalières depuis le sud de l’Irak, avec l’autorisation du Président. Celles-ci comprenaient la capture de membres d’Al Qods, la branche des commandos de la Garde Révolutionnaire iranienne, afin de les emmener en Irak pour les interroger et la poursuite d’”objectifs de grande valeur” dans la guerre contre le terrorisme du Président qui ont été capturés ou tués.

Mais l’ampleur et la portée des opérations en Iran qui impliquent la Central Intelligence Agency et la Joint Special Operations Command (JSOC), ont été considérablement élargies, selon les actuels et anciens responsables. Nombre de ces activités ne sont pas précisées dans le nouveau Presidential Finding et certains dirigeants du Congrès ont eu de sérieux doutes quant à leur nature.

http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2119

[Tim Carr - IES News Service - 10/07/2008]

De toute évidence, l’Armée d’occupation U.S. en Irak n’a pas tiré les leçons du  scandale Bilal Hussein et continue à jeter en prison des journalistes sans être en mesure de présenter la moindre accusation substantiée contre eux. Et malgré le fait que la propagande veut nous faire croire que l’Irak est un pays souverain, malgré le fait que la justice irakienne ne trouve rien à reprocher à ces journalistes, si l’Armée US décide de les garder en prison, les Irakiens n’ont qu’à s’incliner…

Le caméraman de l’Associated Press Ahmed Nouri Raziak avait été arrêté en juin dernier à Tikrit par des soldats US  qui l’accusaient de “collusion avec les forces terroristes”. Aucune preuve n’a jamais été produite et l’Armée US a toujours refusé d’en dire plus sur ce cas. Raziak avait déjà été arrêté par le passé et détenu pendant deux mois, pour avoir filmé des exactions commises par des soldats U.S. Il est prisonnier au Camp Cropper, un centre de torture de la CIA de sinistre réputation, près de l’aéroport de Baghdad. Bilal Hussein y était également prisonnier.

Pour Ahmad Ibrahim al-Jalabi, membre du mouvement irakien des droits de l’homme, Raziak a été ciblé par une partie de l’armée U.S. : “Lors de conversations avec des officiers de la coalition, on m’a laissé entendre plusieurs fois que Raziak était un remueur de merde et qu’il allait finir par avoir des ennuis.

Le 30 juin dernier, la Cour Criminelle centrale irakienne a clos le dossier Raziak estimant qu’il n’y avait “aucune preuve d’une quelconque implication avec les groupes terroristes. En d’autres termes, Raziak est innocent et devrait être libéré… mais ce n’est pas si simple en Irak. Toute personne arrêtée par les troupes d’occupation dans le cadre de la “lutte anti-terroriste” (c’est à dire la lutte contre les forces de résistance à l’occupation) doit, avant d’être libérée, passer devant une commission conjointe U.S.-irakienne qui décide si oui ou non la personne peut sortir de prison.

Ali Tenazian, avocat irakien et correspondant IES à Baghdad explique que “cette commission n’est conjointe irakienne que de nom, de fait ce sont les experts anti-terroristes U.S. qui ont systématiquement le dernier mot”

Le 1er juillet, la commission, à la surprise de tout le monde et notamment de l’Associated Press, a décrété que, pour des “raisons impératives de sécurité”, Ahmed Nouri Raziak serait maintenu prisonnier pendant encore six mois… toujours sans fournir la moindre accusation ou preuve contre lui.
En 2003, George Bush appelait au renverserment de Saddam Hussein sous prétexte que “sous ce régime, des personnes innocentes sont jetées en prison et torturées sans la moindre accusation, sans qu’ils puissent avoir accès à un avocat et sans qu’à aucun moment leurs droits soient respectés“…
En 2008 les choses n’ont guère changé dans l’Irak “libéré”…

[Tim Carr - IES News Service - 09/07/2008]

Alors que  le lancement par l’Iran de neuf missiles de longue et moyenne portée, dans le cadre d’un exercice de manoeuvres militaires a causé pas mal  de consternation dans les médias occidentaux et dans les blogs, l’intégralité des commnentaires occidentaux oublie TOTALEMENT de replacer ce tir de missiles dans son contexte :

Le tir de missiles n’est qu’un épisode dans un concours de bruit de bottes menée DES DEUX CÔTÉS.

L’Iran répond de cette manière à un exercice naval emené par des unités US et leurs alliés, dans le Golfe, au large des côtes iraniennes. Cet exercice était lui-même un réponse aux menaces iraniennes d’établir un blocus du Détroit de Hormuz (par lequel transite 40% du pétrole mondial) en cas d’attaque militaire. Ces menaces iraniennes étaient une réponse aux manoeuvres militaires aériennes d’Israël qui, en Juin dernier, avait simulé une attaque de bombardement contre l’Iran.

Mais les journalistes de la presse occidentale, contrairement à leurs confrères au Moyen-Orient, a complètement passé sous silence ce context, préférant reprendre parfois mot pour mot la narration de la Maison Blanche qui présente cet exercice comme une “provocation” unilatérale, une nouvelle preuve pour les néo-conservateurs que l’Iran ‘nargue l’Occident’ et doit être puni pour cela.

[Critica Newsletter, France - 08/07/2008]
Autant prévenir tout de suite, afin de m’éviter des tombereaux d’insultes, des lettres comminatoires, des mots d’oiseau, du papier bleu : j’en ai ras les pompons d’Ingrid. Oh, n’allez pas croire que je sois sans cœur. J’ai le plus grand respect pour sa souffrance passée. Encore mieux : depuis que dans les papiers de l’un des chefs décédés des Farc, Raul Reyes, on a lu qu’Ingrid leur rendait la vie impossible, qu’elle ne baissait pas les yeux, qu’elle est restée face à ces saligauds fière et digne durant six ans, on s’incline avec considération. Chapeau bas donc à la prisonnière Ingrid, la rebelle de la forêt.

Est-ce la même qu’on a vu descendre de l’avion ? Une icône. Une perfection, une sainte qui a souffert pour racheter nos pêchés. La voici qui s’approche des micros ; à la main gauche, elle porte un chapelet. Devant toute la presse interloquée, elle s’agenouille et fait une petite prière, puis parle doucement. Ses premiers mots sont pour la Vierge, puis pour Uribe, pas pour Sarkozy. Pas une phrase de colère ou de haine ne sort de sa bouche. Une icône, une perfection, une sainte. Comment a-t-on pu faire du mal à ce petit bout de femme, si bonne, si douce, si inoffensive ? Enfin ça, ça reste à prouver. Car le discours est parfai