Colonialisme



A cinq heures, ce mardi 13/11/2012, les forces de l’ordre sont intervenues pour évacuer les cases du Mwa-Ka installées illégalement depuis le 24 septembre dernier. Les occupants des cases de la Baie de la Moselle à Nouméa ont été réveillés par l’arrivée d’un bulldozer. Après avoir évacué les personnes qui dormaient à l’intérieur des cases, les forces de l’ordre ont fait procéder à la démolition des cases. Il n’ y a pas eu d’ échauffourées, probablement à cause de l’effet de surprise. Mais de nombreuses réactions sont à prévoir dans la matinée. Le maire de Nouméa , Jean Lèques était présent lors de l’intervention.
Les plus leve tot ont meme pu voir les camions chargé avec ce qu’il restait des cases escorté par les flics passer et quitter le centre ville….Les premieres reactions/infos qui fusent c’est : “Environ 30 millions pour détruire les cases. La moitié presque en assurance pour prévenir des blessures et des dégâts causés sur les engins pendant la démolition.
Certains diront hors de prix ! Mais dites vous bien que les protagonistes de cette démolition risquent gros (voiture peut être même maison brûlée) et que certains ont déjà une protection policière depuis une semaine autour de leur domicile…
En attendant à ceux qui parle de coutume et de parole je crois qu il y a eu un tel mépris pour le respect de la coutume et des traditions que beaucoup de personnes peuvent se réjouir de cette démolition.
Si il y a des représailles il ne faudra pas assimiler quelques casseurs sans valeurs à une globalité.”

http://www.cagou.com/blog/100-nouvelle-caledonie/la-fin-des-cases-du-mwa-ka/


Si Trayvon Martin avait tué Zimmermann, PER-SONNE ne se poserait la question de savoir si "la victime est l’agresseur". Un Noir qui tue un Blanc, c’est logique et on chope le "niggah" et on le pend à l’arbre le plus proche. Mais quand c’est un blanc qui tue un noir, même désarmé, c’est forcément que le Noir a provoqué ou menacé le Blanc. Cela ne peut pas être autrement…

Cela fait 1000 ans que les Blancs ont toujours des excuses quand ils tuent des Noirs ou des Basanés…

[Le Monde - Philippe Bernard- 21/10/2012 ]

Les parents de Trayvon Martin, le lycéen noir tué en février à Sanford (Floride) par George Zimmermann, un vigile autoproclamé, ont protesté, vendredi 19 octobre, contre la décision de la magistrate chargée du dossier, d’autoriser l’avocat du meurtrier à fouiller dans la vie de leur fils. Le dossier scolaire de l’adolescent mais aussi le contenu de ses comptes Facebook et Twitter pourront être communiqués à la défense, a décidé la juge Debra S. Nelson.

“Il est injuste de faire passer un enfant mort pour l’auteur du crime, a déclaré Tracy Martin, le père de la victime. “Cela revient à accuser la victime d’un viol de l’avoir provoqué par son habillement », a renchéri Ben Crump, l’avocat de la famille. Les défenseurs de Trayvon Martin, mort à 17 ans, rappellent qu’il n’était pas armé. Son meurtrier, âgé de 29 ans, affirme qu’il a riposté après avoir été attaqué. Il avait fallu 45 jours de mobilisation et de protestations pour que George Zimmerman soit poursuivi pour « meurtre ».

La juge a estimé que dans ce genre de dossier, il était pertinent de se demander si la victime « avait un penchant reconnu pour la violence ». Les intentions de Mark O’Mara, l’avocat de George Zimmerman, elles, sont claires : « La question est de savoir qui a fait quoi au cours des quelques minutes » ayant précédé le meurtre « La victime était-elle l’agresseur ? », a-t-il interrogé à l’issue de l’audience de vendredi. (en savoir plus…)


Ne vous trompez pas, tout ce bruit médiatique autour du "Muslim Rage", cette publication opportune de vidéos chiffon-rouge, ces "unes" de grands magazines montrant des abrutis barbus, la bave aux lèvres et vociférants "allahuakbar"… tout cela ne sert qu’un seul but : quand les bombes se mettront à pleuvoir, l’opinion publique opposée à la guerre dira: "Bon, c’est bien triste, mais ils l’ont bien cherché quand même".

L’argument colonial "c’est nous les civilisés, laissez nous exterminer les sauvages" est le premier outil de la politique d’agression permanente sioniste depuis 150 ans (ce qui montre bien son caractère intrinsèquement colonialiste).  Hertzl écrivait déjà dans "L’État des Juifs", (p. 95) : "Pour l’Europe, nous constituerons là-bas un morceau de rempart contre l’Asie. Nous serons la citadelle avancée de la civilisation contre la Barbarie".

En convainquant l’opinion que les Arabes sont des sauvages violents qu’il faut mater (comme le disait encore récemment en "off" le candidat républicain à la présidence U.S. Mitt Romney) le lobby Israël nous prépare à l’expulsion des Palestiniens de l’autre côté du Jourdain et la mise sous curatelle des pays voisins d’Israel. Quand au lobby pétrolier, il se frotte les mains et prépare déjà le prochain "takeover" d’un pays producteur de pétrole réticent…

Comment des pubs racistes ont pu tapisser le métro de New York

[Sylvain Cypel - LE MONDE | 25.09.2012 ]

Alors que le monde a les yeux tournés vers New York et l’Assemblée générale des Nations unies, le métro de la ville accueille, depuis le lundi 24 septembre, une campagne publicitaire ainsi libellée : "Dans toute guerre entre le civilisé et le sauvage, soutenez le civilisé. Soutenez Israël, faites échec au djihad." Sa promotrice, Pamela Geller, qui dirige l’Initiative américaine pour la défense de la liberté (AFDI), récuse toute offense raciste. Pour preuve, le "sauvage" n’est pas identifié. Elle-même l’est, cependant. Mme Geller patronne en effet une autre formation à l’intitulé plus explicite : "Halte à l’islamisation de l’Amérique".
L’environnement politique – l’assassinat par des salafistes de l’ambassadeur des Etats-Unis en Libye, les manifestations antiaméricaines dans l’espace musulman contre un film sur Internet dénigrant le prophète Mahomet… – apparaît favorable à sa spécialité : exacerber les passions. Mais sa campagne d’affichage avait été lancée auparavant, sans doute en lien avec l’élection présidentielle.

Elle a déjà été menée, du 13 août au 4 septembre, à San Francisco (où les autorités locales du transport public ont accueilli des contre-publicités "A bas le racisme" placées à côté des affiches controversées). En revanche, la mairie de Washington a "repoussé" leur diffusion devant le risque de trouble à l’ordre public.

A New York, Mme Geller avait récemment fait placarder sur une ligne de chemin de fer des affiches clamant : "Ce n’est pas de l’islamophobie, c’est de l’islamoréalisme. " Mais l’Autorité métropolitaine du transport public, la MTA, avait refusé de diffuser ses publicités en arguant de leur "langage avilissant". Pam Geller a obtenu gain de cause en justice.

Le juge Paul Engelmayer a estimé que son droit devait bénéficier "du plus haut niveau de protection sous le premier amendement" de la Constitution américaine, qui garantit la liberté d’expression. Ce, a admis le juge, bien que l’on puisse "raisonnablement considérer" que les "sauvages" incriminés sont effectivement les musulmans.

Précédemment grande admiratrice du criminel serbe Radovan Karadzic – elle a beaucoup dénoncé le "mythe de Srebrenica" -, fondatrice du mouvement SION (Stop Islamization of Nations), Pam Geller est, avec David Horowitz et Robert Spencer, du site Jihad Watch, une des figures de proue aux Etats-Unis de la mouvance anti-musulmans (et/ou anti-arabes, selon les cas), dont la rhétorique, sous la protection du 1er amendement, dépasse dans l’outrance tout ce qui serait considéré comme "raisonnablement" licite en France.

M. Spencer a d’ailleurs été nommé par Anders Behring Breivik, l’auteur du massacre d’Oslo en juillet 2011, comme une de ses sources d’inspiration. Mme Geller, elle, voit en Barack Obama "Hussein, le mahométan". Un homme qui avance masqué "fera tout pour apaiser ses suzerains islamiques" et, a-t-elle expliqué, qui "mène le djihad".

En 2010, elle fut durant quelques mois régulièrement invitée par la première chaîne nationale américaine, Fox News, pour commenter les sujets ayant trait à l’islam, aux musulmans ou au conflit israélo-palestinien.

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2012/09/25/des-pubs-antimusulmans-dans-le-metro-de-new-york_1765359_3222.html


Depuis Ronald Reagan et les Talibans, les néo-conservateurs ont systématiquement généré/manipulé/armé/poussé les pions islamistes pour déstabiliser les régions dont ils veulent accaparer les ressources minières. Et en Afrique cela est d’autant plus urgent qu’il s’agit de faire la nique aux Chinois. Encore une fois : "la guerre dure tant que durent les profits"

Mali : et si les islamistes convoitaient l’or noir ?

[Jeune Afrique Economie - Jeudi, 19 Juillet 2012 - Malika Groga-Bada]

Le nord du Mali recèlerait un important potentiel pétrolier, gazier et minier. Pourrait-il aiguiser l’appétit des islamistes ?

Le Nord contribue très peu au PIB du Mali, à peine 2 %. Mais le sous-sol des régions de Gao, de Kidal et de Tombouctou suscite beaucoup d’espoir : 850 000 km2 de potentiel gazier et pétrolier, selon les études menées par l’Autorité pour la recherche pétrolière (Aurep). Pour certains analystes, c’est même la seule vraie raison de l’occupation du Nord par les indépendantistes touaregs et les islamistes.

Quatre principaux bassins ont été identifiés dans cette zone : Tamesna (à cheval entre le Mali et le Niger), Taoudenni (qui couvre une partie de l’Algérie et de la Mauritanie), le graben de Gao et le rift de Nara (vers Mopti). Les forages réalisés par le français Total à Taoudenni, coté mauritanien, ont été encourageants.

Dès 2005, l’Aurep a procédé au découpage de ces bassins en 29 blocs exploitables. La plupart d’entre eux ont été remportés par des petites entreprises, l’algérien Sonatrach (via sa filiale internationale Sipex)  étant les seules majors à s’être intéressées au potentiel malien. En coentreprise, les deux groupes ont notamment misé sur les blocs 4 et 20. Mais six ans après la première acquisition de  Sipex, aucun forage n’est venu confirmer - ou infirmer - les attentes. Outre l’insécurité dans cette partie du pays, les coûts d’acheminement du matériel ont refroidi les ardeurs. En 2011, ENI-Sipex avait déjà investi 30 milliards de F CFA (45 millions d’euros) dans les préparatifs, sans avoir jamais pu creuser. La première vraie tentative était prévue pour février 2012.

Mais le Nord, ce n’est pas seulement du pétrole. Les explorations menées dans l’Adrar des Ifoghas (région de Kidal) ont révélé des sols propices à la présence d’or et d’uranium, tandis que le cercle d’Ansongo (région de Gao) recèlerait du manganèse. De quoi attiser les appétits.

http://economie.jeuneafrique.com/regions/afrique-subsaharienne/11872-mali-et-si-les-islamistes-convoitaient-lor-noir-.html


Derrière l’opération de comm’ tout sourire de Marine Le Pen, il y a des trucs nettement plus glauques… si c’est ce que vous voulez, les électeurs du FN, alors va falloir assumer...et ne pas venir dire, quand nous aurons notre propre Anders Behring Breivik (l’assassin en Norvège) qu’il s’agit d’un "acte isolé" commis par un malade mental…

Et que dire des représentants de la communauté juive qui applaudissent ce genre de discours au nom de la "défense d’israël"…

Qui sème le vent…

POUR REMI CARILLON, CANDIDAT FRONT NATIONAL DES HAUTS-DE-SEINE, IL FAUT EXPULSER TOUS LES MUSULMANS DE FRANCE, "QUITTE A PROVOQUER UNE GUERRE CIVILE"

[Rémi Carillon - Les 4 Verités - Journal d'extrème droite - 18/05/2012]

Dans le n° 740, je présentais une méthode douce pour traiter l’Islam en France, et annonçais que j’en présenterais une forte. Ce n’est que si la douce n’a pas fonctionné, qu’il faudra utiliser la forte : la première est donc un passage obligé qui légitimera la seconde, que voici.

La première étape sera de met­tre en évidence l’échec de la méthode douce. Il aura donc fallu la jalonner d’indicateurs de réussite fiables et indiscutables. L’objectif sera de démontrer que le « vivre ensemble », sous-entendu « avec la charia », est une utopie vouée à l’échec.

La seconde étape sera de demander aux Français de choisir, par référendum, entre deux solutions, toutes deux radicales et opposées :

  1. La France cède à l’Islam (adaptation systématique de notre loi à la charia), en échange d’une paix durable, quitte à ce que la France devienne une république islamique.
  2. L’Islam cède à la France (expulsion pure et simple des musulmans de France vers leurs pays d’origine), quitte à provoquer une guerre civile.

Le référendum présente plusieurs avantages :

  • – Le premier, c’est la légitimité incontestable qu’il donne pour appliquer une politique, puisque c’est le peuple souverain qui s’est directement exprimé.
  • – Le second, c’est qu’il sera naturellement précédé d’un débat de plusieurs mois au cours duquel pourront s’exprimer toutes les opinions.
  • – Le troisième, c’est qu’il permettra d’expliquer en long, en large et en travers, les avantages et les inconvénients des deux solutions, en décrivant quelles mesures législatives et exécutives seront prises, et quelles en seront les conséquences à court, long et moyen termes.

À n’en pas douter, si aucune précaution n’est prise, les musulmans de France, d’Europe et du monde entier, réagiront très violemment à l’annonce d’un tel référendum, avant même son résultat, bien plus violemment que lors de la publication des caricatures sur Mahomet.

En France, ils manifesteront dans les rues en cassant tout sur leur passage, brûleront tout ce qu’ils pourront dans les banlieues, sortiront les armes de guerre qu’ils cachent dans leurs caves, déclencheront des actes terroristes sur le territoire national, tandis qu’en terre d’Islam, ils exécuteront les Français expatriés.

C’est pourquoi la seconde étape sera précédée d’une longue préparation dont le but sera d’éviter, sinon de limiter, ces réactions :

  • – La France aura expliqué ses intentions aux pays occidentaux, ses alliés, tous confrontés au même problème, et ne lancera le référendum qu’avec le soutien d’états suffisamment nombreux et importants, de façon à éviter un Kosovo français.
  • – L’armée aura envoyé tous les militaires musulmans sur ses terrains d’action en terre d’Islam (Afghanistan, Afrique noire), et aura révoqué tous ceux qui auront refusé de s’y rendre.
  • – Les Français en terre d’Islam (expatriés, diplomates) auront été remplacés, si possible, par des Français musulmans.
  • – Le gouvernement français aura planifié de déclarer l’état d’urgence et de mobiliser l’armée sur son territoire national dès les premières exactions.

La France se retrouvera donc probablement en guerre civile, mais pas si « civile » que cela, puisqu’elle opposera des Français de souche contre des membres de l’Oumma, qui l’envahissaient avec comme seule arme (mais quelle arme !) leur démographie galopante, contre la nôtre, chancelante.

Une guerre n’est jamais agréable et les pacifistes se lèveront pour défendre les musulmans stigmatisés, comme le feront les intellectuels, les médias, les artistes, les religieux, et l’étranger. Mais nous n’avons en fait qu’une seule alternative : soit disparaître, soit combattre. Les règles démographiques nous donnent mathématiquement perdants. Si nous voulons que renaisse notre France, et non qu’elle soit remplacée par une république islamique, nous n’avons d’autre recours que l’éradication de l’Islam de notre pays. Or l’Islam ne respecte que la force. C’est ce qu’il faudra faire comprendre à une majorité de Français, pendant la campagne référendaire.

Si le référendum est favorable à l’éradication, la France deviendra la cible économique de tout le monde musulman : plus de pétrole, plus de marchés. Mais la préservation de notre identité est à ce prix. C’est pourquoi le soutien d’autres démocraties occidentales sera primordial. Après quoi, ce sont elles qui nous suivront…

http://www.les4verites.com/Contre-l-islamisation-la-methode-forte-2934.html


[Fréderic Joignot -  Le Monde - 26/05/2012]

Nous sommes sur le plateau de France 2, le 22 avril, au soir du premier tour de la présidentielle. Les résultats tombent. Les Français ont crédité Marine Le Pen de 17,9 %. Exalté, le porte-parole du Front national, Gilbert Collard, annonce la couleur : « On est la nouvelle droite ! C’est vrai que Nicolas Sarkozy, ça paraît bien fini. »Justifié dans ses prises de position par la surenchère du président sortant sur l’immigration et l’islam, réunissant 6,4 millions de voix, le FN se pose en parti d’alternance. Il se prépare à affronter l’UMP en multipliant les triangulaires aux législatives. Il en a les forces. Marine Le Pen est arrivée première ou deuxième dans 116 circonscriptions sur 577, dépassant les 25 % dans 59 d’entre elles.

Ce succès de l’extrême droite, sa conversion en une « droite nationale » rejetant, au moins en paroles, « les formes de xénophobie, de racisme et d’antisémitisme », tout en faisant de la lutte contre l’immigration musulmane son cheval de bataille, fait écho à la percée dans toute l’Europe de formations politiques similaires. Citons le Parti du peuple danois, le Parti pour la liberté néerlandais, le FPÖ et le BZÖ autrichiens, les Vrais Finlandais, le Parti du progrès norvégien, le flamand Vlaams Belang, Droit et Justice en Pologne, Ataka en Bulgarie, la Ligue du Nord en Italie, les Démocrates en Suède, l’Union démocratique du centre (UDC) en Suisse. Tous ces partis dépassent aujourd’hui les 5 % des suffrages, quand ils n’atteignent pas 25 %.

Selon le spécialiste de l’extrême droite Jean-Yves Camus, ces formations incarnent l’émergence d’une « nouvelle droite radicalisée ». Leurs programmes oscillent entre deux philosophies très différentes qui s’opposent sur l’économie et les moeurs. Certains, comme le FN, prônent un « nationalisme social », explique Dominique Reynié, de la Fondation pour l’innovation politique. Ils sont eurosceptiques, contre la monnaie unique, ils critiquent la mondialisation, s’en prennent au capital, disent défendre les sans-grade. D’autres, comme le Parti pour la liberté de Geert Wilders, aux Pays-Bas, défendent un « libéral populisme », constate Jean-Yves Camus. Ils défendent l’Europe, le libéralisme, la laïcité et la liberté des moeurs.

Tous ces partis, cependant, comme le constate le politologue autrichien Anton Pelinka, se retrouvent sur un point : une critique virulente de l’islam et du multiculturalisme. Ils « jouent démagogiquement la carte qui consiste à dénoncer l’immigration musulmane pour rallier les perdants de la mondialisation ».

Le plus radical est Geert Wilders (16 % des voix aux législatives de 2010, aux Pays-Bas) qui considère l’islam non comme une religion mais comme « une idéologie fasciste », homophobe, profondément sexiste. Dans son film Fitna(« Discorde » en arabe), il compare le Coran à Mein Kampf - ce qui lui a valu d’être interdit de séjour au Royaume-Uni – et appelle les musulmans d’Europe à abjurer leur foi. Il préconise l’arrêt de toute immigration ainsi que l’expulsion des Pays-Bas de tout musulman coupable de délit. (en savoir plus…)


Ce n’est pas une simple histoire de hacker…. il s’agit d’une attaque de type militaire contre un pays. Attaque non déclarée et sans le moindre mandat de la "communauté internationale". Au minimum il faudrait que l’ONU publie une réaction face à cela… car la revendication ouverte de cette action pose un précédent qui peut avoir des conséquences très lourdes à long-terme. Il légitime toutes actions de cyberguerre future… y compris contre d’autres pays que l’Iran.

Quelle est la légalité d’une attaque de ce genre ? Comment se faire compenser les dommages collatéraux (dans des pays totalement étrangers au conflit) de ce genre d’attaques ? Et si demain Boeing aux USA décide de saboter Airbus en Europe à l’aide de sa propre variante de Stuxnet ? Qui va l’en empêcher maintenant que la Maison Blanche a donné l’exemple ?

Au même titre que l’illégalité de l’invasion irakienne a bloqué toute capacité d’intervention "légitimée" des USA pendant un bout de temps, l’utilisation de cyber-armes contre un pays dans une guerre non déclarée ouvre la porte à un avenir sombre en matière de cybersabotage… et si les hackers Syriens ou Iraniens ou Chinois décident de riposter, au nom de quoi les USA pourront-ils s’y opposer (greg)

Barack Obama a ordonné les attaques Stuxnet contre l’Iran

[Serge Leblal - Le Monde Informatique - 04/06/2012]

Le ver Stuxnet, mis au point par des agences américaines et israéliennes, a bien été créé pour cibler le programme nucléaire iranien, selon le New York Times.

Le président américain Barack Obama a ordonné les cyberattaques avec le malware Stuxnet contre l’Iran pour ralentir le développement du programme nucléaire du pays,selon un article publié dans The New York Times. Le journal, citant des sources anonymes, a rapporté que, dans les premiers jours de sa présidence, M. Obama a accéléré le projet connu sous le nom de code Olympic Games et initié par l’administration de George W. Bush. Le ver Stuxnet, depuis longtemps officieusement attribué à Israël ou aux États-Unis, a frappé les ordinateurs iraniens à la mi-2010 avant de se disséminer à travers l’Internet.

(en savoir plus…)


 En Annexe, pour ceux que cela intéresse, le texte de l’accord signé entre les putchistes du CNRDRE et la CEDEAO

[FORUM POUR UN AUTRE MALI - 04/04/2012]

 « Que les chèvres se battent entre elles dans l’enclos est préférable à l’intermédiation de l’hyène».  (Proverbe bamanan).

1.   Le Mali dans l’ordre cynique du monde

Mis en lumière par l’amputation des deux tiers de son territoire, le coup d’Etat du 22 mars 2012 et l’embargo total de la CEDEAO, l’extrême vulnérabilité du Mali tient d’abord à la trahison des élites. Elles se voilent la face, réfutent tout débat de fond sur les enjeux de la mondialisation capitaliste. Désormais, tout est clair : la recolonisation du pays à travers les politiques néolibérales entre dans une nouvelle phase qui obéit au schéma libyen avec l’intervention directe de l’OTAN en moins.

L‘impérialisme collectif avait besoin d’exploiter, comme à Benghazi, les rancœurs et les rancunes d’une partie de la population qui a le sentiment d’être marginalisée. La rébellion touareg  faisait parfaitement l’affaire. La  revendication des deux tiers du territoire malien par le Mouvement National de Libération de l’Azawad (MNLA) vient d’être satisfaite avec la complicité de la  «communauté internationale ».

L’os malien étant bien moins dur à briser  que l’os libyen,  il suffisait de mettre à profit l’état de déliquescence de l’armée nationale et de fermer les yeux sur la progression des assaillants lourdement équipés d’armes sophistiquées en provenance des arsenaux libyens pour que le tour soit joué.

Tout cela s’est passé rapidement, entre le 17 janvier 2012 et le 04 avril 2012. Les puissants membres de la  « communauté internationale » n’ont donc pas eu à se salir les mains. Ils pensent avoir l’honneur sauf pour avoir fait des déclarations de principes sur l’inviolabilité de l’intégrité territoriale du Mali. Or, c’est lorsque les rebelles du MNLA ont déclaré qu’ils ont atteint leurs objectifs que les Etats-Unis  d’Amérique leur ont demandé de « cesser » les opérations militaires.

Les enjeux énergétiques, sécuritaires, migratoires et idéologiques de la guerre globale trouvent leurs expressions dans cette recolonisation que les dirigeants politiques maliens n’ont pas vu venir et que certains d’entre eux refusent toujours d’admettre. La France espère obtenir de la future République laïque et démocratique  de l’Azawad ce que le Président malien Amadou Toumani Touré (ATT) n’a pas su ou voulu lui accorder : la base de Tessalit hautement stratégique au plan économique et militaire ; de la fermeté dans la lutte contre l’émigration « clandestine »  et Al Qaeda au Maghreb (AQMI).

Plus ou moins indifférente au sort du peuple malien face à la double agression de la rébellion et de la CEDEAO, l’opinion publique occidentale est ébranlée après avoir appris la participation de Ançar dine et de AQMI à cette recolonisation du Mali. (en savoir plus…)


[Les Desobeissants 10/04/2012]

Comme vous le savez, nous sommes des centaines et des centaines, dans toute l’Europe, à avoir pris nos billets pour Tel Aviv le 15 avril, afin de manifester notre solidarité avec le peuple palestinien et avec les Israéliens qui se battent contre la colonisation. Le 8 juillet dernier, nous étions près de 500, déjà, sur la même opération, mais Israël avait réussi à contraindre les compagnies aériennes à débarquer une partie d’entre nous, à l’aéroport de départ. Seuls 120 participants avaient pu atterrir à Tel Aviv, où ils avaient immédiatement été mis en prison. Pour le simple fait d’avoir voulu le plus légalement du monde se rendre en Palestine occupée…

Ce dimanche, nous serons beaucoup plus nombreux. Mais Israël va chercher encore à bloquer le maximum de gens : ils cherchent déjà les noms des participants, avec l’aide, d’ailleurs, du gouvernement Français, qui nous les a tout simplement demandé !!! En vain naturellement…

Du coup, nous avons besoin de monde dans les différents aéroports concernés par des vols pour Tel Aviv : Toulouse, Nice, Marseille, Genève, Bâle, Bruxelles, Paris, etc. Même des petits aéroports sont concernés, pour des vols indirects vers Israël.

Si vous habitez près d’un aéroport, et / ou si vous voulez nous aider à réussir cette action de désobéissance internationale, rejoignez nous à l’aéroport ! Si on nous laisse partir, vous ne ferez rien. Si on ne nous laisse pas partir, vous nous aiderez à le faire savoir et le faire payer à ceux qui se seront rendus complices du colonialisme. La presse sera là, bien entendu.

Nous pouvons organiser votre transport vers l’aéroport dans certaines villes. Inscrivez-vous auprès de nous pour dimanche matin. Merci !!!

Contact: xavier@desobeir.net   – www.desobeir.net


[Silvia Cattori - Mondialisation.ca - 02/04/2012]

À la suite de la parution de l’édition française du livre ‘The Wandering Who ?’, nous avons demandé à son auteur, le célèbre jazzman Gilad Atzmon, de répondre aux accusations portées à son encontre par ceux qui tentent en permanence de l’empêcher de s’exprimer et de diffuser ses idées. Dans son livre, Gilad déconstruit la politique identitaire juive. Il y fustige également la domination de la politique juive au sein des mouvements de gauche et en particulier des mouvements de solidarité avec les Palestiniens. Recueillies par Silvia Cattori ses réponses font apparaître l’inanité des arguments de ceux qui intriguent pour l’isoler en masquant leur imposture par l’intimidation et les calomnies.

Traduction française: "La Parabole d’Esther – Anatomie du Peuple Elu" –  Auteur : Gilad ATZMON
Préface de JEAN BRICMONT - Traduit de l’anglais par Marcel CHARBONNIER - Editions Demi Lune - N° ISBN : 978-2-917112-19-9
http://www.editionsdemilune.com/la-parabole-desther-anatomie-du-peuple-elu-p-42.html

Silvia Cattori : Votre livre vient de paraître en français. Sans avoir fait l’objet d’une campagne de promotion, il se vend bien. Et cela en dépit du fait que des membres de l’Union Juive Française pour la Paix (UJFP) et de l’ International Jewish Antizionist Network (IJAN) aient lancé une campagne contre vous six mois avant la sortie de la traduction française [2]. Êtes-vous étonné de ces attaques ?

Gilad Atzmon : Comme vous le savez sans doute, cela fait des années que je fais l’objet de ce type de campagnes viles de la part de juifs antisionistes. Il est parfaitement évident que je suis parvenu à casser la baraque. Pas étonnant : je suis contre toutes les formes de politique identitaire juive car je les considère, toutes, exclusivistes et racistes. Malheureusement, à l’instar des sionistes, beaucoup de cellules politiques juives antisionistes sont ouvertement engagées dans des politiques tout aussi tribales, tout aussi racistes et tout aussi exclusivistes.

Mais il y a aussi un problème idéologique. J’affirme ouvertement que toute la terminologie qu’ils utilisent est trompeuse. Le sionisme n’est pas le colonialisme, Israël n’est pas l’Apartheid et les Israéliens ne sont pas les sionistes. Le sionisme n’est pas le colonialisme : en effet, l’État juif des colons n’a pas de métropole. Israël n’est pas l’Apartheid : l’État juif ne cherche pas à exploiter les Palestiniens, mais à s’en débarrasser. En fait, Israël est régi par la philosophie de l’espace vital, du Lebensraum. Autrement dit, l’État juif a adopté l’idéologie raciste et expansionniste des nazis. Mais les juifs, au sein de notre mouvance [de solidarité avec les Palestiniens], n’aiment pas la comparaison avec l’Allemagne nazie. De plus, Israël n’est pas exactement le sionisme, et les Israéliens ne sont pas nécessairement sionistes. Israël est le produit de l’idéologie sioniste et l’Israélien est fondamentalement un produit postrévolutionnaire. Il en découle que le débat sioniste/antisioniste est très peu pertinent en Israël, ou dans le cadre de la politique israélienne. En résumé, toute la terminologie que nous utilisons est ambiguë, voire trompeuse. J’imagine qu’étant donné que je la dénonce, il est tout à fait naturel que d’aucuns aimeraient bien assassiner le porteur de ce message. (en savoir plus…)


Même si l’émergence d’une autonomie (voire d’une indépendance) Touareg n’était qu’une question de temps, avec l’effacement progressif des frontières issues de la colonisation (le Nord du Mali n’a rien à voir avec le Sud du pays, comme toujours dans le cas des frontières coloniales)…

… il faut néanmoins rester lucide quant à la victoire des Touareg, rendue possible par le surarmement des troupes du MNLA avec le fruit du pillage des arsenaux lybiens… mais aussi par les bons conseils des instructeurs de la CIA, depuis leur base dans le Sud Algérien en récompense des services rendus contre Khaddafi. Cela fait longtemps que les USA sont discrètement présents dans la région et y entretiennent une "stratégie de la tension", notamment avec leurs créations, le soi-disant Al-Qaïda ou encore le GIA. Ici encore, comme en Lybie, cet éclatement de la région sert avant tout les intérêts des multinationales occidentales, engagés dans une lutte sans merci avec la Chine, pour le contrôle des matières premières. 

Le MLNA c’est comme les indépendantistes Kosovars de Thaci ou bien les Sud-Soudanais. Un mouvement politique maffieux, construit sur une revendication légitime, qui va permettre aux Etats-unis de contrôler la région — sous couvert de lutte anti-terroriste — en achetant les petits roitelets locaux. C’est beaucoup plus simple que de devoir se taper des chefs d’Etat élus qui risquent toujours d’aller refiler les droits d’exploitation minière aux Chinois.  Le grand colonisateur britannique Kitchener disait déjà, il y 200 ans en Afrique : "il est toujours plus facile de faire des affaires avec les clowns qu’avec le directeur du cirque".

L’Armée malienne en fuite, les villes de Tombouctou, Gao et Mopti sont aux mains du Mouvement de libération touareg

[Le blog Afrique  du Monde - 02/04/2012]

Chaque heure compte au Mali. Samedi, tout était en place pour la prise par les rebelles de Tombouctou, et Gao ne tenait qu’à un fil. Les deux dernières grandes villes du Nord Mali n’allaient pas résister longtemps aux forces du MNLA. Quelques heures plus tard c’est fait. Gao est tombée au prix d’une journée de combats, Tombouctou presque comme un fruit mûr. Les seuls échanges de coups de feu l’ont été avec les milices "arabes" de la ville, qui ne faisaient pas le poids face aux rebelles. Au moins les milices et ceux qui les organisent ont fait la "démonstration" vis à vis de la capitale qu’elles ne composaient pas avec le MNLA de façon trop évidente. Un détail, dans ce contexte.

Plus important, partout, l’armée malienne est en fuite. Dans les deux villes qui viennent de tomber aux mains du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), le problème principal est d’éviter les pillages en cours, notamment des camps militaires abandonnés. La population s’en donne à coeur joie, et les rebelles ne sachant pas comment faire pour mettre fin rapidement à la curée sans tirer littéralement dans la foule, ce dont ils s’abstiennent à ce stade.

UNE FOIS À BAMAKO, QUE SE PASSERA-T-IL ?

Mais attention : l’armée, répétons le, a quitté les deux villes, et cela signifie qu’à présent, des soldats prennent la direction de Bamako. On signale un premier point de regroupement à Mopti, dans la boucle du Niger. De villes qui ne semblent pas menacées par la rébellion à ce stade voient aussi leurs éléments de l’armée prendre la route de la capitale. Une fois à Bamako, que se passera-t-il ? Les frustrations des éléments de l’armée régulières sont immenses, leur colère en proportion, et l’ordre qu’ils vont trouver dans la capitale bien faible en comparaison.

Pourtant, on ne reste pas inactif à Bamako. Depuis hier, le ministre des affaires étrangères du Burkina Faso, Djibril Basolé, travaille à amener à la raison le groupe de putschistes pour éviter une fuite en avant.

http://afrique.blog.lemonde.fr/2012/04/01/les-putschistes-maliens-mesures-durgence/


[Emmanuel Ratier - Faits & Documents n°333- 15 Avril 2012]

Dans une dépêche de UPI, le journaliste belgoaméricain Arnaud de Borchgrave, considéré comme un « honorable correspondant » de la CIA, voire comme un agent, a révélé quelques secrets d’une très discrète réunion organisée par le Council on Foreign Relations (qui dicte la politique étrangère des États-Unis, quelle que soit la couleur politique du président) le 16 mars portant sur la perception extérieure des États-Unis.

À cette occasion, est intervenu pour la France le mondialiste Thierry de Montbrial, membre de la Commission trilatérale et président-fondateur de l’Institut français des relations internationales. Les avis de cet homme-clé du système mondialisé sont généralement au diapason du gouvernement américain.

Il a donc nettement laissé entendre que François Hollande serait élu et que cela changerait les relations de vassalité qui s’étaient établies avec Nicolas Sarközy. « Avec le président Hollande, je ne vois pas des interventions militaires avec un front uni associant (la France) avec le président Obama et le premier ministre Cameron. » Selon cet expert, à la lumière du chaos libyen, un gouvernement socialiste refusera de participer à une intervention militaire contre le régime syrien et ne cautionnera pas une attaque unilatérale contre l’Iran.

http://faitsetdocuments.com/


Commentaire de Dov: Ici à Tel-Aviv, personne n’a envie de voir tomber Assad. La victoire des islamistes suite aux "révolutions arabes" en a échaudé plus d’un… et de toute façon Israël a besoin d’un ennemi puissant dans la région pour légitimer sa politique repressive et ses interventions militaro-terroristes chez ses voisins. Sans le croquemitaine syrien, Israël se retrouve tout nu… c’est aussi la raison pour laquelle on fait autant de bruit autour de l’Iran.

L’expert militaire Sheyl a avoué – à demi-mots – à la télévision que les services secrets israéliens avaient livré de la technologie de surveillance et de répression à leurs homolgues Syriens, pour l’aider à assurer "la stabilité intérieure face aux attaques d’Al-Qaïda" (c’est vraiment pratique cet Al-Qaïda, ça sert à toutes les sauces)…

[De Defensa - 13/02/2012]

Enfin, intéressons-nous à DEBKAFiles. Le 11 février 2012, le site publie une analyse dithyrambique à propos de la position militaire et politique d’Assad. Pour DEBKAFiles, le président syrien l’a emporté, dans tous les cas temporairement. Ce n’est pas la première fois que DEBKAFiles donne de telles analyses, favorisant nettement l’appréciation de la position opérationnelle d’Assad. Que cela soit vrai ou pas importe peu ici ; ce qui importe, c’est l’ostentation avec laquelle DEBKAFiles appuie sur ce fait, par la répétition, les détails, les perspectives, etc., dans nombre d’analyses à ce propos.

On connaît les liens de ce site avec la direction israélienne, les services de sécurité israéliens, etc., à un point où l’on peut estimer que DEBKAFiles exprime à sa façon une position qui est proche du fond de la pensée et du jugement des dirigeants israéliens. D’autre part, on a déjà noté le silence assourdissant de la direction israélienne à propos de l’affaire syrienne : les dirigeants israéliens ne peuvent proclamer qu’ils sont pour Assad mais ils ne tiennent certainement pas à la perspective de le voir remplacé par un désordre où l’extrémisme islamiste pourrait aisément proliférer. C’est la même attitude israélienne que pour la Libye, mais en plus accentuée, parce que la Syrie est aux portes d’Israël… (On peut noter que les Israéliens ont, de ce point de vue, une analyse complètement différente du bloc BAO : la menace prioritaire pour eux est l’avenir de la Syrie sans Assad, et nullement le succès théorique contre l’Iran que constituerait la chute d’un ami de l’Iran, dito le président Assad.) Quelques mots de DEBKAFiles :

«Western intelligence sources reporting in real time found Saturday night, Feb. 11, that Bashar Assad’s loyal military and security forces had by and large managed to subdue the rebellion against the regime. They are now purging the last pockets of resistance, especially in Syria’s third largest city, Homs. Still to come are possible flare-ups here and there and inevitably more horror stories of atrocities, but to all intents and purposes Syria’s eleven-month uprising is all but over. […]

»DEBKAfile’s military sources report that without outside armed intervention to halt the bloodbath – and there is no sign of any repetition of the NATO action which cut short Muammar Qaddafi’s long reign – Bashar Assad will soon finish crushing the popular and armed resistance against him, helped by arms and military backing from Russia, Iran and Hizballah.

»Military intervention is not on the cards for the United States – Turkish Foreign Minister Ahmed Davutoglu was told Friday, Feb. 9 when he arrived in Washington to request US participation in organizing a Turkish-Arab operation in Syria or, at least, the supply of Western and Arab arms to the Syrian rebels. […]

»Although fighting continues in some places, Bashar Assad is at the threshold of a major success. His victory may be short-lived but it is significant all the same, offering kudos for the Iranian-Syrian-Hizballah alliance and a contretemps for the US, Israel and Saudi Arabia.»

… Sans nul doute, parce que c’est la pathologie même de la raison subvertie, certains continueront à démontrer que tout cela fait partie d’un vaste plan et qu’on y voit les prémisses d’un triomphe. “Vaste plan” de qui ? “Vaste plan” du bloc BAO, et notamment des USA, parés de toutes les vertus du machiavélisme, y compris et surtout par nombre de leurs adversaires obsessionnels qui semblent ne pouvoir s’opposer au bloc BAO que dans la mesure où celui-ci leur impose sa loi ? (L‘absence d’Israël dans le concert BAO pose un problème, qui peut sans doute être résolu par l’hypothèse d’une ruse encore plus machiavélique qui implique un vaste concert sans la moindre fausse note.) “Vaste plan” de l’Arabie, elle-même au bord de l’effondrement, et des sunnites contre les chiites ? “Vaste plan” d’al Qaïda qui-n’existe-peut-être-pas et qui proclame une sorte de charia contre Assad ? Et ainsi de suite, dans le champ des “vastes plans”.

http://www.dedefensa.org/article-la_syrie_de_al_qaida_a_debkafiles__13_02_2012.html


La stratégie occidentale n’a en rien changé depuis la décolonisation:  déstabiliser les Etats souverains en encourageant les tribalismes (généralement en s’appuyant sur des griefs légitimes, comme ceux des Touareg, discriminés dans la région depuis des décennies) et les guerres de basse intensité. Dans le cas présent, le "terrorisme" fabriqué (avec la livraison directe par la CIA de stocks lybiens aux rebelles touareg) permettra de faire la nique à la Chine, présence géo-stratégique croissante dans la région mais qui ne s’implique pas militairement.

Quand le croquemitaine "Al-Qaïda" viendra frapper à la porte des petits potentats de la région, ceux-ci viendront se jeter tout tremblants dans les bras protecteurs du grand frère U.S., Britannique ou Français… qui se fera payer en puits de pétrole, en accaparement de terres et en projets d’infrastructures au profit des grandes sociétés multinationales occidentales. Et tant pis pour les victimes civiles !

La guerre c’est la poursuite du capitalisme par des moyens militaires…

Les Touaregs libyens à la «conquête» du Mali

[RFI 17/02/2012]

La chute du régime Kadhafi a entrainé un important retour de sub-sahariens vers leur pays d’origine. Près de 400 000 personnes auraient quitté la Libye d’après les autorités du Mali, du Burkina Faso et du Niger. Parmi ces hommes, beaucoup de combattants, de soldats de l’armée libyenne, notamment de haut-gradés désormais à la tête du MNLA, Mouvement national de libération de l’Azawad.

Au début de septembre 2011, quinze jours après la chute de Tripoli, Mohamed Ag Najem rentre au nord du Mali. Après 40 ans de fidélité au régime Kadhafi, le colonel, proche de Khamis l’un des fils du dictateur, revient au pays avec ses hommes, plusieurs centaines de combattants surarmés. Il prend ses quartiers dans la brousse, non loin de Tessalit où il est né. Ag Najem devient rapidement le chef militaire du MNLA, Mouvement national de libération de l’Azawad. Il est d’ailleurs considéré comme le cerveau des attaques de janvier.

Avant même la chute du régime Kadhafi, Bamako s’inquiétait déjà du retour de ces ex-supplétifs de l’armée de Tripoli, revenus avec beaucoup d’armes automatiques, des lance-roquettes, des mortiers, des munitions en grande quantité. Un véritable arsenal dans un région déjà en proie à l’activité d’AQMI, al-Qaïda au Maghreb islamique.

Les autorités maliennes ont bien tenté d’empêcher un rapprochement entre ces Touaregs ex-hauts gradés de l’armée libyenne et les mouvements installés au nord du Mali, en leur proposant notamment des compensations financières.

Sur les quatre groupes connus, deux ont fait allégeance à Bamako, un autre se dit neutre mais n’a pas rendu ses armes.
Le dernier, celui de Mohamed Ag Najem s’est installé à Zakak, dans la région de Kidal, avec un objectif : préparer les hommes à la lutte pour obtenir l’indépendance de leur région : l’Azawad.

http://www.rfi.fr/afrique/20120217-touaregs-libyens-conquete-mali


[Avi PATZMAN - Brooklyn Free Post - 21/01/2012 - Trad. Dov Lerner]

Pendant des mois, à Manhattan et à Brooklynn, les résidents juifs ont vécu dans la peur des "attentats anti-sémites". Des portes de garage de résidents juifs ont été décorées de croix gammées et de menaces, des écoles juives et des yeshiva ont été vandalisées, des slogans antisémites ont été peints sur les murs de divers bâtiments. Des habitants juifs ont même reçu des menaces de mort sur leurs répondeurs…

En décembre, lors d’une réunion du comité de quartier de Milwood, les habitants ont non réclamé plus de protection policière mais aussi des mesures plus violentes contre le "militantisme musulman grandissant"… car, il ne faisait aucun doute pour personne: ces attentats sont l’oeuvre de musulmans fanatiques. "Il faut chasser ces gens de nos rues, fermer leurs mosquées qui sont des centres de prédication de la haine" a expliqué Haim Moser, responsable d’une yeshiva dans le quartier.

Parmi les membres du comité de quartier, plusieurs personnes ont tenu des propos fortement pro-Israël et anti-Arabe, critiquant la politique de Barack Obama vis à vis d’Israël ("voilà ce qui arrive quand on envoie des messages d’encouragement aux terroristes et qu’on refuse d’aider Israël") ou encore appelant les habitants à "quitter les Etats-unis pour la sécurité de l’Etat Juif, avant qu’il ne soit trop tard. En Israël, on sait comment s’occuper des Arabes".

Parmi les plus virulents, il y avait un certain David Haddad, 56 ans, membre militant de la communauté juive locale. Il n’est pas un inconnu dans le quartier et ses idées sionistes sont bien connues. A plusieurs reprises, lui et son groupe disaient qu’il fallait "réveiller la communauté et entretenir la pression, pour rester vigilants face aux menaces qui pèsent sur Israël".

C’est lui que la police a arrêté en début de semaine, l’ayant identifié comme étant l’auteur des menaces antisémites proférées contre des habitants du quartier, mais aussi comme étant la personne ayant peint des croix gammées et des slogans antisémites sur les murs du quartier…

Rien n’a changé, depuis l’incendie du Reichstag. Les fascistes, qu’ils soient nazi ou juifs, utilisent toujours le mensonge pour faire croire que leurs peurs sont réelles… et quand il s’agit de démoniser les Arabes, les juifs racistes sont les champions. On attend de voir ce que va dire la communauté à propos de Haddad, ou bien le communiqué de la Anti Defamation League, toujours si prompte à crier au loup et à faire taire les voix pro-Palestiniennes…

 


Une personne née en Italie = un ITAL-ien, une personne habitant en Ile-de-France, un FRANCIL-ien, un Français de souche ? Un "SOUCHE-ien" et non pas un "sous-chien" comme le connards d’extrème droite veulent nous faire croire. Les clébards n’ont rien à voir là-dedans…





« Souchiens », relaxe de Houria Bouteldja. 



par PIR – 26/01/2012


Houria Bouteldja, porte-parole du PIR, a été relaxée des accusations de racisme « anti-blancs » dont elle a fait l’objet à la suite d’une plainte déposée par l’Alliance générale contre le racisme et pour le respect de l’identité française (AGRIF), une association partie prenante de la mouvance nationaliste-chrétienne d’extrême-droite, dirigé par Bernard Antony, un ancien responsable du Front national.

Le Tribunal devait statuer sur le caractère « raciste » prêté par cette association au néologisme « souchiens » employé par Houria Bouteldja lors d’une émission de France3 en juin 2007 pour désigner les Français de souche.

Reprenant un certain nombre d’arguments développés avant lui par Marianne, Eric Zemmour, le président de SOS Racisme Dominique Sopo, le Bloc identitaire, Riposte laïque ou encore Alain Finkielkraut, Bernard Antony a prétendu lors du procès que notre porte-parole entendait en réalité injurier les « vrais » Français en les traitant de manière plus ou moins masquée de « sous-chiens ».

Une extrapolation parfaitement gratuite comme nous l’avons signifié maintes et maintes fois et sur laquelle il n’est plus besoin de revenir.

Le tribunal de Toulouse a en effet relaxé Houria Bouteldja, renvoyant tous ceux, de droite comme de gauche, qui avait tenté de discréditer le PIR par des accusations infamantes à leurs élucubrations désormais vaines. C’est pour nous une victoire importante. Non pas parce que la Loi aurait le dernier mot et le mot juste mais parce que la décision prise à Toulouse témoigne que les arguments racistes tels que ceux formulés par l’AGRIF sont encore loin de faire l’unanimité en France. C’est pour nous une victoire importante parce qu’elle montre également que les batailles que nous avons menées, avec d’autres organisations antiracistes, peuvent porter leurs fruits.

C’est une victoire importante aussi parce que la relaxe de Houria Bouteldja est une gifle donnée à tous ceux qui se prétendent antiracistes, qui défendent les droits humains et la liberté d’expression quand il s’agit de Charlie-Hebdo, et qui pourtant n’ont pas jugé bon de défendre notre sœur, prise pour cible par l’extrême-droite sur la base d’accusations fallacieuses. Nous saisissons cette occasion pour remercier par contre toutes celles et ceux et ils furent nombreux qui ont exprimé leur solidarité avec Houria Bouteldja et se sont battus avec nous.

C’est une victoire importante, enfin, parce que, au-delà de la personne de Houria Bouteldja et de notre parti, le PIR, l’enjeu de ce procès du point de vue de nos adversaires était non seulement de faire prohiber l’utilisation du néologisme « souchiens » mais surtout de légitimer la notion de « racisme anti-blancs » qui permet aux racistes d’inverser les relations réels de pouvoir et de prendre la posture de victimes. Le discours du « racisme anti-blancs » est ainsi de plus en plus utilisé depuis la révolte des quartiers en novembre 2005 pour stigmatiser les résistances des populations issues de l’immigration et des quartiers. Selon ce point de vue, la lutte contre le racisme aurait pour conséquence le développement d’un « racisme anti-blancs » qui serait la véritable menace qui pèse sur la « cohésion sociale » de ce pays. Grâce à notre détermination à ne pas reculer sur l’utilisation du terme « souchiens », le soutien dont nous avons bénéficié et la décision prise par le tribunal de Toulouse, l’arme raciste du « racisme anti-blancs » s’est enrayée. Nous ne pouvons que nous en féliciter.

Ce n’est cependant qu’une première bataille de gagnée. Nos adversaires ne rateront pas une occasion pour imposer la notion de « racisme anti-blancs » dans le langage politique et discréditer nos résistances. Nous saurons, quant à nous, rester vigilants.

http://www.indigenes-republique.fr/article.php3?id_article=1573


Pendant ce temps là, les colonies illégales du gouvernement israélien sont tolérées et même encouragées…

[Dov Lerner - ISM - 03/12/2011]

Ceci se passe cette semaine dans le village de Um Fagarah au sud d’Hébron. L’armée israélienne est venue détruire deux maisons, une mosquée, une grange et une structure abritant un générateur. Le prétexte : pas de permis de construire, comme dans 72 % des territoires palestiniens placés en Zone C depuis les fameux "accords d’Oslo".

On voit ici 2 jeunes filles obligées à s’agenouiller par les soldats israéliens puis aspergées de gaz lacrymogène et arrêtées, tandis que l’armée refuse de répondre à quelqu’un qui ne cesse de demander "Mais pourquoi vous les emmenez ?", et le menace de lui confisquer son passeport.

Dans toutes ces régions de la Cisjordanie et de Jérusalem Est, plus de 90 % des demandes sont ignorées ou refusées. Les Palestiniens sont donc obligés de construire sur leurs terres sans permis israélien. Alors ils se font exproprier après destruction de leurs biens : écoles, cliniques centrale solaire, mosquées, puits, abris pour les animaux… et privation de tout accès à l’eau et l’électricité.

Et pendant ces démolitions, la colonisation s’accélère, comme le confirme un rapport de l’ONU. Nos gouvernements financent avec notre argent différents projets qui sont ensuite détruits par Israël sans qu’aucune sanction soit prise, bien au contraire.

Réagissons !

  •  Par l’amplification de la campagne BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions)
  •  par l’organisation de campagnes citoyennes massives et non violentes comme la prochaine mission "Bienvenue en Palestine" du 15 avril prochain. Informez-vous sur le site http://www.bienvenuepalestine.com. Contactez-nous à contact@bienvenuepalestine.com

Avec Israel, il n’y a rien à comprendre, comme d’habitude. On est dans le blocage borné et apeuré…

10 questions sur l’admission de la Palestine à l’Unesco

[Pascal Boniface - IRIS -  02/11/2011]

1. En quoi l’admission de la Palestine à l’Unesco met-elle en danger la sécurité de l’État d’Israël ?

2. Comment expliquer que le recours à l’ONU, puis à l’Unesco, par les Palestiniens soit considéré comme des gestes unilatéraux, alors que ces organisations internationales sont l’essence même du multilatéralisme ?

3. En quoi la poursuite de la colonisation israélienne à Jérusalem Est et en Cisjordanie peut être considérée comme moins compromettante pour le processus de paix que les demandes d’admission dans des organisations internationales ?

4. Les États-Unis ne donnent-ils pas l’impression de se déterminer en fonction des demandes du gouvernement israélien ?

5. N’est-il pas paradoxal, vu l’aide que les États-Unis fournissent à Israël, que le gouvernement de ce pays semble exercer plus d’influence sur le président américain que l’inverse ?

6. Les États-Unis vont cesser le versement de leur part à l’Unesco, qui représente 22 % du budget de cette organisation. Peut-on à la fois critiquer l’unilatéralisme dont les Palestiniens auraient fait preuve en demandant d’être admis dans cette organisation et cesser toute contribution parce que l’immense majorité des autres pays n’a pas voté dans le sens souhaité par Washington ?

7. En quoi l’arrêt du financement du système d’alerte du tsunami à Haïti, d’écoles professionnelles en Afghanistan ou d’un programme mondial d’alphabétisation, entre autres programmes prévus par l’Unesco cette année, contribuera au processus de paix au Proche-Orient ?

8. Les États-Unis ont-ils calculé le coût diplomatique, la dégradation de leur image, la perception d’un isolement croissant que va leur coûter cette décision ?

9. N’est-ce pas pour le moins paradoxal de savoir que les États-Unis vont sous Obama cesser de contribuer financièrement à l’Unesco, alors que c’est George Bush qui, en 2003, avait décidé de leur réintégration dans cette organisation dont Reagan avait claqué la porte en 1984 ?

10. Le vote français en faveur de l’admission de la Palestine constitue-t-il un changement stratégique pour Nicolas Sarkozy ou est-il avant tout lié au fait que la France soit le pays où siège l’Unesco ?

http://www.iris-france.org/informez-vous/blog_pascal_boniface_article.php?numero=115


30 ans après Kaboul, la CIA n’a pas changé de cheval et continue à jouer la carte islamiste pour destabilisier les régions que les US veulent contrôler…

Comment Al-Qaeda est arrivé à régner sur Tripoli (Asia Times)

[Pepe Escobar - Asia Times  - 31/08/2011 - traduction par VD pour "Le Grand Soir"]

Abdelhakim Belhaj, émir du GICL/AQMI

Abdelhakim Belhaj, émir du GICL/AQMI

Son nom est Abdelhakim Belhaj. Certains au Moyen-orient ont peut-être entendu parler de lui mais en occident et ailleurs son nom est pratiquement inconnu.

Alors voici une séance de rattrapage. Parce que l’histoire de comment un agent d’Al-Qaeda a pu se retrouver haut-commandant militaire à Tripoli va – une fois de plus – briser l’immense champ de miroirs qu’est « la guerre contre le terrorisme » et compromettre sérieusement la propagande patiemment concoctée par l’OTAN sur son « intervention humanitaire » en Libye.

La forteresse de Kadhafi, Bab-al-Aziziyah, fut envahie et conquise la semaine dernière principalement par les hommes de Belhaj – qui ont été le fer de lance de la milice des Berbères dans les montagnes du sud-ouest de Tripoli. La milice est connue sous le nom de Brigade Tripoli et elle a été secrètement entraînée pendant deux mois par les Forces Spéciales US. Elle s’est révélée la milice la plus efficace au cours de ces six mois de guerre civile/tribale.

Mardi dernier, Belhaj jubilait déjà sur la victoire et racontait comment les forces de Kadhafi s’enfuyaient « comme des rats » (notez que Kadhafi emploie la même métaphore pour désigner les rebelles).

Abdelhakim Belhaj, alias Abu Abdallah al-Sadek, est un djihadiste libyen. Né en mai 1966, il a fait ses premières armes avec les moudjahidin lors du djihad anti-soviétique en Afghanistan dans les années 80.

Il est le fondateur du Groupe islamique combattant en Libye et de facto son émir – avec Khaled Chrif et Sami Saadi comme adjoints. Après la prise de pouvoir par les Taliban à Kaboul en 1996, le GICL a maintenu deux camps d’entraînement en Afghanistan ; un de ces camps, à 30 km au nord de Kaboul et dirigé par Abu Yahya, est strictement réservé aux djihadistes proches ou appartenant à Al-Qaeda.

Après le 11/9, Belhaj s’est installé au Pakistan et aussi en Irak, où il s’est lié d’amitié avec ni plus ni moins que l’ultra radical AbuMusab al-Zarqawi – tout ceci avant qu’Al-Qaeda en Irak ne prête allégeance à Oussama Ben Laden et Ayman al-Zawahiri et ne renforce radicalement ses actions. (en savoir plus…)


On va pas se plaindre que – pour une fois – les USA dégomment des dictateurs ou bien poussent à la roue pour les dégommer. Le problème c’est de savoir où cela va s’arrêter. Car si on peut déclencher une "révolution Orange" ou bien une "révolution de Jasmin" pour provoquer un changement politique dans un pays, on peut aussi se servir des mêmes outils pour dégommer un gouvernement qui ne se conforme pas aux intérêts américains.

En 1972, la CIA a déclenché une grève des camioneurs et chauffeurs de bus pour faire tomber le gouvernement Allende au Chili qui avait nationalisé les mines de cuivre.

En 1972, alors que les USA avaient besoin de l’Australie comme base arrière pour le Vietnam, l’élection des travaillistes de Edward Gough Whitlam, opposés à la guerre, avait déclenché une campagne d’opinion pilotée directement par Henry Kissinger à Washington, pour faire tomber le gouvernement et le remplacer par des "amis des USA".

La manipulation, c’est un fusil qui peut aussi partir dans l’autre sens…

[Emmanuel Ratier - Faits & Documents n°315 - Mai 2011]

Quelques semaines après les « révolutions de jasmin » dans plusieurs pays du Maghreb, du Machrek, du Proche et du Moyen Orient, on commence à en savoir plus sur ce que nombre subodoraient : à savoir les interventions clandestines américaines dans le déclenchement (nullement spontané mais bien plutôt provoqué) de ces événements (cf. par exemple F&D 310, Le Manuel des émeutiers égyptiens) par le biais d’agents bien placés, de la formation de relais d’opinion et de l’utilisation des réseaux sociaux du type Facebook ou Twitter.

À la mi-avril, les médias révélaient, après des déclarations stupéfiantes de Michael Posner, sous-secrétaire d’État américain aux droits de l’homme, que l’administration fédérale américaine avait dépensé, depuis deux ans, 50 millions de dollars au développement de technologies visant à rendre anonymes les activistes pro-américains, avec des séances de formation pour plus de 5 000 militants.

Il indiquait que l’une d’entre elles avait été organisée six semaines auparavant (donc à la mi-février) dans un pays du Proche-Orient non précisé avec des « cyber-activistes » venus de Tunisie, d’Égypte, de Syrie et du Liban. il s’agissait donc bien d’une véritable armée clandestine payée et entraînée par les services secrets américains.

Comme l’indiquait par exemple La Correspondance de la presse (11 avril),

« les États-Unis, convaincus du rôle de la démocratie numérique, enseignent à des milliers de militants des droits de l’homme “à jouer au chat et à la souris” avec les régimes autoritaires sur l’internet et avec leurs téléphones portables. L’administration américaine aide notamment les militants à accéder aux technologies leur permettant de contourner les blocages du Web par les États, à sécuriser leurs textos et leurs messages vocaux et à empêcher les cyber-attaques contre leurs sites […]

Des responsables du département d’État ont expliqué qu’une des technologies en cours de développement, baptisée “signal d’alarme”, permettait aux militants d’effacer les listes de contact de leurs téléphones portables au cas où ils seraient arrêtés. Le département d’État a indiqué qu’il avait déjà financé des sociétés privées, la plupart américaines pour développer une dizaine d’outils destinés à contourner la censure mise en place par certains gouvernements. »

On apprenait aussi à cette occasion que l’un de ces outils avait été « très utile en Iran » et qu’il « se propageait partout au Moyen-Orient ».

Il s’agissait en fait de la confirmation des révélations du groupe Anonymous qui avait affirmé, à la mi-mars, que l’US Air Force avait mis au point (via les sociétés Booz Alen Hamilton et Ntrepid) un logiciel permettant la collecte et la diffusion d’informations sur des réseaux sociaux, avec la création et la gestion de multiples fausses identités numériques immergées dans des réseaux comme Facebook.

Ces manipulations s’inscrivaient dans des programmes plus anciens de manipulation des esprits, telle la chaîne de télévision Barada TV, installée à Londres et diffusée en direction de la Syrie, qui a été financée, selon des documents diplomatiques américains rendus publics par Wikileaks, à hauteur de 6 millions de dollars depuis 2006, via le fantomatique Mouvement pour la justice et le développement.

De même le New York Times révélait au même moment le rôle de pseudos ONG (organisations non gouvernementales) comme Freedom House, installée à Washington, le National Democratic Institute ou l’International Republican Institute, financées par l’État américain, dans « le financement et la formation des militants pro-démocratie dans la région » (NDA : Proche et Moyen Orient).

Il faudra bien un jour s’interroger sur l’irruption soudaine sur la scène publique d’« inconnus charismatiques, parfaitement formés aux meilleures techniques de la propagande (sanglots à l’appui en direct à la télévision) comme l’Égyptien Wael Ghoneim, directeur marketing de Google pour le Proche-Orient (et marié à une Américaine), à l’origine de la révolte lancée sur Facebook avec son groupe Nous sommes tous des Khaled Saïd.

http://www.faitsetdocuments.com


Note de L&I aux talibans de la pensée: oui, oui, nous savons qui est Christian Bouchet et nous nous sommes bien lavés les yeux avec du désinfectant après avoir visité le site Vox NR ;-)

[Christian Bouchet - VoxNR - 04/04/2011]

Bien rares sont, en France, ceux qui connaissent ne serait-ce que le nom de Parag Khanna. Et pourtant ce trentenaire est sans doute actuellement le géopoliticien le plus écouté à Washington et son dernier livre, How to Run the World?, pourrait bien expliquer tant l’intervention occidentale en Libye que certaines décisions américaines récentes en Irak et les troubles qui agitent actuellement le Machrek.

Né en 1977 dans une petite ville du Nord de l’Inde, ayant acquis la citoyenneté américaine par naturalisation, Parag Khanna a fait un parcours sans faute de surdoué jusqu’à devenir un intellectuel organique de l’hyper-classe nomade et sans racines. Après des études de relations internationales à l’université de Georgetown et un doctorat à la London School of Economics effectués grâce à des bourses de plusieurs fondations yankees, notre homme est engagé, à seulement vingt-deux ans !, comme analyste par le Council on Foreign Relations. Cette première expérience décide de toute sa carrière et Parag Khanna n’a jamais cessé depuis d’être un analyste et un consultant pour des think tanks et des ONG mondialistes. Ainsi sera-il successivement employé par le Forum mondial économique de Genève et par la Brookings Institution où il aura en charge la prospective concernant la « gouvernance globale ». Il quittera ce poste pour devenir conseiller en géopolitique de l’United States Special Operations pour l’Irak et l’Afghanistan en 2007 avant d’intégrer l’équipe de campagne de Barack Obama comme conseiller pour les relations internationales.

En parallèle Parag Khanna, par ailleurs devenu membre de la direction du Council on Foreign Relations, sera aussi un des animateurs des Independent Diplomat, une ONG dont une des fonctions est de « fournir des diplomates free-lances à des États non-internationalement reconnus ». À ce titre, il jouera un rôle dans l’accession à l’indépendance du Kossovo, ainsi que dans l’évolution de la situation diplomatique du Somaliland, de la république turque de Chypre et du Sahara occidental. Dans le même temps, il publia The Second World: Empires and Influence in the New Global Order où il annonçait un monde dominé par trois grandes puissance – les USA, la Chine et l’Europe – rivalisant entre elle pour le contrôle des ressources de la planète.

Ces multiples activités et engagement firent que, toujours en 2008, le magazine Esquire le cita parmi les soixante-quinze personnalités les plus influentes au monde et que le mensuel libertarien Wired l’inclut, quant à lui, dans sa liste des quinze hommes de l’année. En 2009, c’est le Forum mondial économique de Genève qui le distingua en le nommant Young Global Leader…

En janvier 2011, l’éditeur Random House a publié son deuxième livre : How to Run the World? Parag Khanna y explique comment le nombre d’État représentés à l’ONU devrait croître à court terme de manière très importante (passant de 200 à 300) par la remise en cause des accords diplomatiques qui ont décidé de la partition du Proche-Orient (accords Sykes- Picot de 1916) et de l’Afrique (traité de Berlin de 1884). De la nouvelle carte du monde devraient disparaître les États artificiels au profits de territoires uniformes d’un point de vue ethnique ou religieux.

Si l’hypothèse n’est pas réellement nouvelle et recycle beaucoup d’idées déjà présentes dans les diverses stratégies suivies ces dernières décennies par le Département d’État, elle a cependant l’avantage de les formaliser clairement. Quant à sa mise en œuvre, elle a débuté au Soudan avec sa partition et en Irak avec les diverses tentatives de le « libaniser » (voir notre article sur l’Assyristan dans Flash n° 54). Rien ne dit qu’elle ne va pas continuer avec un éclatement de la Libye, et pourquoi pas du Machrek tout entier comme l’ont évoqué très récemment aussi bien Aluf Benn, le chroniqueur diplomatique du quotidien israélien Haaretz, que Thomas Friedman, du New York Times, qui tous les deux évoquent l’explosion de la Syrie, de la Jordanie, de Bahrein et de l’Arabie saoudite, tandis qu’aux États-Unis certains lobbies soutiennent l’idée d’une possible autonomie pour les coptes d’Égyptes.

Dans l’immédiat cependant les avis sont très partagés parmi les officiels et nombre de diplomates et politiques, tant yankees qu’israéliens, freinent des quatre fers craignant que du renversement des gouvernements forts actuellement existants naisse un chaos politique et religieux similaire à la situation irakienne et plus dangereux que positif au final, tant pour la survie d’Israël que pour les intérêts de l’Oncle Sam.

Cela étant, dans The Second World Parag Khanna se fait aussi l’apôtre de la mega-diplomacy situation où la fonction diplomatique n’est plus l’apanage des États mais est prise en charge aussi par les ONG, les célébrités mondiales, les groupes activistes internationaux, etc. dans une optique qui ressemble comme deux gouttes d’eaux à la gouvernance mondiale… Tout ceci permet de comprendre que Parag Khanna n’est pas qu’un brillant agent de l’impérialisme américain, mais qu’il est aussi, comme nous l’annoncions précédemment, un intellectuel organique de l’hyper-classe. Cela a une conséquence : il défend des thèses qui sont favorables à celle-ci, même si elles peuvent nuire aux États-Unis – pays dont il n’a, somme toute, que la nationalité… – qui ne sont pas, à terme et comme l’Europe, à l’abri d’un éclatement sur des bases ethniques et qui ont eux aussi beaucoup à perdre de la montée de la notion de gouvernance.

http://www.voxnr.com/cc/a_la_une/EFpEAuEkVpDDBoFzfN.shtml


[Jean Bricmont - Investig'Action - 29/04/2011]

Divers lecteurs m’ont fait remarquer que la première version de l’interview publiée sur le site d’Investig’Action était trop rapide et procédait à des amalgames en ce qui concerne les positions de la gauche. Voyons donc plus en détail ces positions.

Le député européen Mélenchon, qui est sans doute l’homme politique le plus important à gauche du PS, appuie la guerre et refuse même d’utiliser ce terme, parce que la guerre est autorisée par l’ONU[1]. Si on adopte ce point de vue, il faudrait cesser de parler de « guerre de Corée », ou de « première guerre du Golfe » puisque celles-ci étaient aussi autorisées par l’ONU. Si Mélenchon s’appuie sur la résolution, quelle interprétation en donne-t-il (celle des Russes, de la Ligue Arabe ?) et que répond-il à ceux qui estiment qu’elle est déjà violée par les pays agresseurs ou à ceux, comme le juriste italien Danilo Zolo, qui soulignent que cette résolution viole la Charte de l’ONU[2] ?

De plus, la résolution de l’ONU permet peut-être à la France d’intervenir, mais elle ne l’y oblige nullement. L’intervention reste un choix politique purement français (même si le gros de l’effort de guerre est en fait porté par les Etats-Unis). Mélenchon pense aussi que cela permettra de sauver les révolutions arabes, menacées par la répression de Kadhafi. Se rend-il compte que ce soutien aux révolutions arabes se fait en compagnie de Sarkozy et des émirats qui, soit ne savent pas ce qu’ils font, soit se sont soudain convertis à la révolution ?

Mélenchon pense que cette intervention est dans l’intérêt de la France, à savoir « être liée avec le monde maghrébin. Il n’y a pas de futur possible pour la France si elle est opposée au sentiment majoritaire des populations au Maghreb, c’est-à-dire pour la liberté et contre les tyrans. » Bien, mais Mr Mélenchon vit dans un pays où il est illégal de prôner même un boycott pacifique à l’encontre d’Israël. Qui peut croire une seconde que l’attitude actuelle de soutien aux rebelles va être interprétée par les populations du Maghreb comme un soutien à la liberté et non comme, par exemple, une volonté de contrôler un état pétrolier tel que la Libye, ou de reprendre pied militairement et politiquement face aux révoltes arabes et les orienter autant que possible en fonction des intérêts occidentaux. ?[3]

Passons au PCF, qui exprime son « opposition totale » à toute intervention militaire[4]. Notons d’abord que Mélenchon déclare : « J’ai voté la résolution du Parlement européen en accord avec la direction du PCF et de la Gauche unitaire, en accord avec mon collègue eurodéputé communiste Patrick Le Hyaric », ce qui laisse perplexe concernant l’opposition totale du PCF à toute intervention militaire (où est passée la discipline du Parti et, si Mélenchon ment, pourquoi ne le dénonce-t-on pas ?). Certes, la déclaration de Roland Muzeau[5] (faite après mon interview) est courageuse et on peut l’approuver. Mais les arguments avancés dans d’autres déclarations laissent perplexes : lorsque le PCF exprime son opposition totale à la guerre, il déclare que « des responsables de l’insurrection populaire ont plusieurs fois exprimé leur refus d’une telle intervention. », ce qui est le plus mauvais argument possible, vu que ces responsables ont changé d’avis et que leur avis dépend évidemment principalement du rapport de force sur le terrain.

La question à poser mais qui ne l’est pas, vu « l’urgence », est de savoir si c’est le rôle des troupes françaises d’intervenir partout où on le leur demande (à Gaza, du côté palestinien, par exemple, si la demande était formulée) ? Dans un autre communiqué, le PCF réitère « son plein soutien aux forces qui agissent pour la démocratie en Libye, avec le Conseil National de Transition[6] ». Mettons de côté le fait que personne ne sait vraiment si les rebelles agissent pour la démocratie (au sens où nous l’entendons) et que les documents de Wikileaks jettent un doute sur cette question[7].

Mais il est incohérent d’accorder son « plein soutien » à des forces politiques et de refuser en même temps leur principale exigence, à savoir des bombardements sur les troupes qui leur sont opposées. Les rebelles n’ont évidemment pas besoin de grandes déclarations de solidarité faites à Paris, mais d’armes, d’avions, de bombes etc. Notons au passage que cela vaut également pour les combattants afghans, palestiniens, bahreinis etc. Personne n’a besoin d’une « solidarité » purement verbale et n’impliquant aucune action politique concrète.

Le sommet dans ce genre de déclaration de « solidarité » a sans doute été atteint par «  l’Appel du Collectif de solidarité avec le peuple libyen »[8] qui dénonce « la complicité des gouvernements occidentaux » au moment (19 mars) où ceux-ci sont déjà en train de bombarder la Libye, probablement en violation de la lettre de la résolution, exige la « Reconnaissance du Conseil national de transition intérimaire, 
 seul représentant légitime du peuple libyen » ainsi qu’une « justice exemplaire contre les crimes de Kadhafi ». Et comment va-t-on accomplir toutes ces belles choses sans une guerre totale ? L’appel est signé, entre autres, par ATTAC, la LDH, le NPA, le PCF, le PG et le PIR. Difficile après cela de ne pas faire d’amalgame entre les positions de la gauche.

On retrouve évidemment le même genre de raisonnement dans les groupes issus du trotskisme. Le NPA « réaffirme son soutien aux insurgés libyens contre la dictature »[9], tout en s’opposant à l’intervention occidentale, mais sans expliquer ce que signifie son soutien s’il refuse à cette insurrection ce qu’elle souhaite le plus (une intervention armée). La LCR belge parle carrément de « faillite du chavisme »[10],à cause des propositions de solution négociée avancées par l’Alliance bolivarienne (notons au passage que l’opposition à cette guerre ne vient pas seulement de Chavez mais de 42 partis de gauche en Amérique Latine[11]).

Ce genre de discours, que l’on retrouve dans toutes les guerres, est la version adaptée à la crise actuelle du « ni-ni » (ni Otan ni Milosevic, ni Bush ni Saddam, ni Hamas ni Netanyahu)[12]. D’une part, on accepte tous les arguments de la propagande de guerre sur les crimes de l’ennemi, aujourd’hui de Khadafi, mais hier de Milosevic ou de Saddam, sans jamais s’intéresser à des sources d’informations alternatives[13], et on affirme son soutien total à la cause au nom de laquelle la guerre est menée (les Albano-Kosovars, les Kurdes, les femmes afghanes, ou l’opposition libyenne). Ensuite, on refuse l’intervention militaire « impérialiste », qui est justement ce que réclament ceux que l’on « soutient », sans proposer d’alternative autre que verbale. On parle d’armer les rebelles (qui le sont déjà), ce qui est une forme d’ingérence (et que fait-on si cet armement ne suffit pas ?). On lance des paroles en l’air sur les brigades internationales (qui va les organiser ?). Il est évident que ce type d’argumentation « contre » les guerres ne convainc presque personne et ouvre un boulevard aux contre-arguments de la gauche interventionniste ; il y a d’ailleurs fort à parier que la France sera le pays où les manifestations contre la guerre seront les plus faibles (comme c’est systématiquement le cas, sur les questions de guerre et de paix, depuis la crise des missiles dans les années 1980).

Le problème de fond est qu’il n’y a aucune réflexion alternative à la doctrine de l’ingérence humanitaire. Aucune réflexion sur le militarisme et sur ce que serait une politique de paix et de désarmement, aucune réflexion sur le monde multipolaire qui se met en place et sur ce qu’un véritable internationalisme signifierait à l’intérieur de celui-ci, et aucune réflexion sur les effets désastreux des politiques impériales américaines. A chaque crise, on réagit dans l’urgence, « pour sauver les civils », en disant qu’on réfléchira après. Mais comme la réflexion ne vient jamais, on reste éternellement « dans l’urgence », c’est-à-dire à la traîne du discours dominant.

Tout le monde, surtout à gauche, adore se moquer de BHL, mais en réalité la victoire de la révolution (ou de la contre-révolution) dans la pensée française accomplie par les nouveaux philosophes dans les années 70-80 a été totale. A partir de cette époque, la pensée politique a été remplacée par une sorte de religion de la culpabilité. La France et les Français sont éternellement coupables, en mode majeur, du régime de Vichy et des déportations, et en mode mineur, du colonialisme et de la guerre d’Algérie ; les nombreux « ex », communistes, maos etc. sont, eux, « coupables » des crimes de Staline, Mao ou Pol Pot. Ce climat engendre, sur le plan intérieur, une extraordinaire volonté de contrôle de toute pensée ou parole hétérodoxe, qui soi-disant nous ramèneraient « aux heures les plus sombres de notre histoire », pour utiliser la formule consacrée. Ceci empêche toute pensée indépendante du discours dominant, en tout cas sur des sujets comme la souveraineté nationale. Sur le plan extérieur, le discours de la culpabilité implique que la France a l’obligation de « venir au secours des victimes », par analogie, en mode majeur, avec les Juifs victimes des Nazis et, en mode mineur, des républicains espagnols contre Franco. Face à cette pensée quasi-religieuse, aucune réflexion sur le droit, le militarisme ou l’impérialisme n’est possible.

Contrastons finalement la position de la gauche et celle du Front National. Eux, contrairement à Mélenchon, parlent de guerre à la Libye (ce qui revient à appeler un chat un chat), et ils sont presque les seuls à mentionner la souveraineté nationale et le droit international[14]. Leur opposition se fait au nom des intérêts des Français, tels qu’ils les perçoivent (surtout empêcher les flux migratoires). Et bien sûr, en bons « patriotes », ils soutiennent les forces armées une fois qu’elles sont engagées dans le combat. Mais si les choses tournent mal pour la coalition (ce qui est peu probable, mais on ne sait jamais), il y a fort à craindre que c’est ce genre d’opposition, et non celle de la partie de la gauche qui s’oppose mollement à la guerre, qui recueillera la faveur des Français. Dans le temps, le PCF aurait sans doute condamné la guerre au nom des intérêts du « peuple » ou des « travailleurs » français, mais la version actuelle de l’internationalisme (qui revient en pratique à accepter la doctrine de l’ingérence humanitaire) interdit ce genre de langage. Tout se passe comme si le monde médiatique passait avant le monde du travail. Le FN en profite, hélas, pour s’adresser au « peuple » oublié.

Le plus comique, si on peut dire, c’est que la gauche n’a à la bouche que des mots comme antiracisme et multiculturalisme, ce qui l’amène à vénérer les cultures de l’ « Autre » (et souvent, à travers celles-ci, les religions) mais est incapable de comprendre le discours politique des « autres » réellement existants, quand ceux-ci sont Russes, Chinois, Indiens, Latino-américains ou Africains.

http://www.michelcollon.info/Post-scriptum-Sur-la-gauche.html


[3] Si on en juge par http://www.aloufok.net/spip.php?article3777, le réaction en Tunisie et en Algérie est pour le moins mitigée.
[9] http://www.npa2009.org/content/comm…;;-du-npa-soutien-au-peuple-libyen-contre-la-dictature
[10] http://www.lcr-lagauche.be/cm/index…;;id=1981:lamerique-latine-et-la-revolution-arabe-faillite-du-chavisme&option=com_content&Itemid=53
[12] Voir http://www.monde-diplomatique.fr/2006/08/BRICMONT/13824 pour une critique de cette idéologie.
[13] Pour un témoignage alternatif concernant la Libye, voir par exemple http://www.countercurrents.org/mountain220311.htm. En français, http://www.legrandsoir.info/Bombard….

Le dilemme qui frappe en ce moment le discours anti-impérialiste, c’est que – s’il a raison de s’opposer aux maneuvres médiatiques qui servent l’impérialisme – il ne propose rien pour résoudre la contradiction du "Que faire ?". Si on s’en tient aux positions de Jean Bricmont, les Brigades Internationales de 1936 en Espagne étaient de l’impérialisme humanitaire…

[Investg'Action - Site de Michel Collon - 23/04/2011]

Pouvez-vous nous rappeler en quoi consiste l’impérialisme humanitaire ?
C’est une idéologie qui vise à légitimer l’ingérence militaire contre des pays souverains au nom de la démocratie et des droits de l’Homme. La motivation est toujours la même : une population est victime d’un dictateur, donc il faut agir. On nous sort alors les références à la Deuxième Guerre mondiale, à la guerre d’Espagne et j’en passe. Le but étant de faire accepter l’intervention. C’est ce qui s’est passé pour le Kosovo, l’Irak ou l’Afghanistan.
Et aujourd’hui, c’est le tour de la Libye ?
Il y a une différence car ici, une résolution du Conseil de Sécurité des Nations Unies l’autorise. Mais cette résolution a été votée à l’encontre des principes-mêmes de la Charte des Nations Unies. En effet, je ne vois aucune menace extérieure dans le conflit libyen. On a évoqué la notion de la « responsabilité de protéger » les populations, mais en brûlant un peu les étapes. De plus, il n’y a pas de preuves que Kadhafi massacre la population dans le simple but de la massacrer C’est un peu plus compliqué que cela : il s’agit plutôt d’une insurrection armée et je ne connais pas de gouvernement qui ne réprimerait pas ce type d’insurrection. Evidemment, il y a des dommages collatéraux et des morts parmi les civils. Mais si les Etats-Unis savent comment éviter de tels dommages, qu’ils aillent l’expliquer aux Israéliens et qu’ils l’appliquent eux-mêmes en Irak et en Afghanistan. Nul doute également que les bombardements de la coalition vont aussi provoquer des pertes civiles.
Je pense donc que d’un point de vue strictement légal, la résolution du Conseil de Sécurité est discutable. Elle est en fait le résultat d’années de lobbying pour faire reconnaître le droit d’ingérence qui se trouve ici légitimé.
Pourtant, même dans la gauche, beaucoup pensent qu’il fallait intervenir en Libye pour arrêter le massacre. C’est une erreur de jugement selon vous ?
Oui et pour plusieurs raisons. Tout d’abord, cette campagne établit le règne de l’arbitraire. En effet, le conflit libyen n’a rien d’exceptionnel. Il y en a beaucoup d’autres dans le monde, que ce soit à Gaza, à Bahreïn ou, il y a quelques années, au Congo. Dans ce dernier cas, nous étions dans le cadre d’une agression extérieure de la part du Rwanda et du Burundi. L’application du droit international aurait permis de sauver des millions de vie mais on ne l’a pas fait. Pourquoi ?
Ensuite, si on applique les principes de l’ingérence qui sous-tendent l’attaque contre la Libye, cela veut dire que tout le monde peut intervenir partout. Imaginons que les Russes interviennent à Bahreïn ou les Chinois au Yémen : ce serait la guerre généralisée et permanente. Une grande caractéristique du droit d’ingérence est donc le non-respect du droit international classique. Et si on devait modifier le droit international par de nouvelles règles légitimant le droit d’ingérence, cela déboucherait sur la guerre de tous contre tous. C’est un argument auquel les partisans du droit d’ingérence ne répondent jamais. (en savoir plus…)

[Jeffrey St. Clair - Voltaire - 16/02/2011]

La communauté internationale a condamné avec force les pirates-pêcheurs somaliens et leur a déclaré la guerre, tout en dissimulant derrière un voile de discrétion les opérations des flottes qui se consacrent à la pêche illégale non déclarée et non réglementée. Ces flottes en provenance du monde entier pratiquent la pêche furtive et déchargent des déchets toxiques dans les eaux somaliennes depuis la chute du gouvernement de ce pays, il y a dix-huit ans. Lorsque le gouvernement somalien s’effondra, en 1991, les intérêts étrangers saisirent l’occasion pour entreprendre le pillage des richesses alimentaires marines de la nation et faire de ses eaux échappant à toute surveillance la décharge des déchets nucléaires et toxiques.

Selon le Groupe de travail en haute mer (HSTF, sigle en anglais), en 2005, plus de huit cent bateaux de pêche [IUU] opéraient dans les eaux somaliennes, tirant profit de l’incapacité dans laquelle se trouvait le pays de surveiller ses eaux et ses zones de pêche. Les bateaux IUU puisent chaque année dans les eaux somaliennes des fruits de mer et des poissons pour une valeur globale de 450 millions de dollars : ils privent ainsi la population somalienne, l’une des plus pauvres du monde, d’une source inestimable de protéines et ruinent les pêcheurs, privés de leur gagne-pain.

Dès le début des années 90, on enregistrait des réclamations concernant le largage de déchets toxiques et la pêche illégale, mais il a fallu que le tsunami dévaste le pays, en 2004, pour qu’apparaissent les pièces à conviction [1]. Le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) a signalé que le tsunami a poussé des conteneurs oxydés, pleins de déchets toxiques, jusqu’aux terres du Puntland, dans le nord de la Somalie.

Nick Nuttall, porte-parole du PNUE, a déclaré à la chaîne arabe Al Jazeera que lorsque les conteneurs furent éventrés par la force des vagues, on a pu découvrir que des inconnus se livraient à une « activité terrifiante » depuis plus de dix ans. « La Somalie sert de décharge pour les substances dangereuses depuis le début des années 90 et cela s’est prolongé pendant toute la durée de la guerre civile », ajoute-t-il. « Les déchets sont de natures diverses : on y trouve des résidus radioactifs d’uranium, pour l’essentiel, mais aussi du plomb, des métaux lourds comme le cadmium et le mercure, ainsi que des déchets industriels, hospitaliers et chimiques : de tout ! »

Nuttall précise que depuis que les conteneurs ont échoué sur des plages, des centaines d’habitants de la côte sont tombés malades, souffrant d’hémorragies abdominales et buccales et d’infections de la peau, entre autres maladies. « Ce qu’il y a de plus alarmant, ce sont les déchets nucléaires.  Les résidus radioactifs d’uranium menacent les Somaliens de mort et détruisent totalement l’océan », précise-t-il. (en savoir plus…)


Vu la mainmise de la politique marocaine sur la politique française, il n’est pas étonnant que le Royaume bénéficie d’un traitement de faveur dans les médias.

Mais on aurait pu s’attendre à un peu de déontologie de la part d’Isabelle Mandraud et au minimum respecter la règle qui veut qu’on ne présente pas que la vision d’une seule des parties… à El Aaiùn la politique de "comm" de la police marocaine a porté ses fruits. On aime bien les journalistes français au Maroc, leurs reportages sont "équilibrés" et leur langue sent bon la merde des puissants…

Isabelle Mandraud, journaliste "embedded" dans la propagande marocaine… on ne vous dit pas bravo !

Commentaires de Claude MANGIN à propos du reportage du journal "Le Monde" du samedi 13 novembre 2010 intitulé "Jour de guerre au Sahara" par Isabelle Mandraud, reporter au journal" Le Monde".

[Claude Mangin - Comité de Soutien - 13/11/10 ]

Isabelle Mandraud est la première journaliste étrangère à avoir pu visiter le camp de Gdaym Izik après son démantèlement le 8/11/10. En ce qui concerne la description de la situation et son commentaire, Isabelle Mandraud aurait pu se contenter de téléphoner aux officiels marocains dont elle relaie ainsi les théories coloniales classiques qui prennent plus de place dans son article que les propos des victimes de la répression.

Ainsi, démarrer l’article affirmant " la fin du conflit armé avec l’Algérie en 1991" ! Pourquoi ne pas écrire « le cessez-le-feu signé entre le Polisario et le Maroc contre la promesse d’organiser un référendum d’autodétermination ».

C’est vrai que le camp était "plein de repris de justice", je dirais même plus, des "délinquants", tels que Naama Asfari et tous les anciens prisonniers politiques et anciens disparus qui totalisent à eux tous plusieurs centaines d’années de prison.

"Le nombre de bouteilles de gaz m’a étonné ", dit le porte parole de la MINURSO. À croire que les occupants auraient eux-mêmes brûlé leurs tentes ou qu’ils préparaient des attentats. 20 000 sahraouis pendant près d’un mois au désert ont dû effectivement utiliser beaucoup de bonbonnes de gaz pour manger et faire du thé.

Elle a vu 3 blessés dans un appartement ! Les sahraouis ne lui ont-ils pas parlé des civils marocains missionnés par la police pour arrêter les "indépendantistes " sahraouis et saccager leurs maisons ni des centaines de personnes enlevées de chez elles.

Isabelle Mandraud a dû rencontrer bien des difficultés pour faire son travail, pas facile d’être journaliste de guerre dans un "pays ami" de surcroît. Le fait d’aller sur place n’est pas une garantie de dire les choses objectives, mais n’y-a-t-il vraiment pas d’autres moyens que de renvoyer dos à dos agresseur et victime. À leur décharge, certains journalistes ont avoué avoir été pris de court, qu’ils n’avaient pas pris la mesure de ce qui se préparait malgré toute nos alertes, la diffusion de vidéos et de témoignages, de ce qui se passait dans le camp assiégé et bouclé par l’armée et qui pouvaient faire augurer le pire. Ils connaissent mal ce sujet qui est très peu traité en France sous prétexte qu’il n’y a pas d’actualité.

Il est vrai qu’il y a pire en la matière : la visite guidée des 7 sénateurs français du groupe "France-Maroc " en visite au Sahara occidental début octobre 2010, consciemment instrumentalisés comme on l’a compris quand ils nous ont auditionnées à leur retour (R. Villemont, M. Decaster et moi).

L’esprit néocolonial est décidément bien ancré dans les consciences. Ce sont aux colonisés de se justifier d’exister… mais on ne leur donne surtout pas la parole sauf pour diaboliser le Front Polisario qui lui "proclame " tandis qu’il est dit en début d’article "selon les sources marocaines". La phraséologie de cet article est terrible. Quel mépris pour les victimes sans défense d’une lutte qu’elles mènent depuis 38 années pour la Liberté.

Quoi qu’il en soit, cela confirme les propos des Espagnols (les journalistes étrangers sont toujours interdits de séjour) disant que les journalistes français seuls ont été autorisés à aller à El Aaiun car leur info à eux est "équilibrée" ! Eh oui ! La bataille de l’info ne fait que commencer, car comme dit Amnesty International à Londres, que j’ai joint hier vendredi 12/11/10, il faudra du temps pour recueillir les infos et les recouper mais ce qu’elle recueille déjà est terrible, elle espère pouvoir envoyer quelqu’un là-bas. (en savoir plus…)


Le rapport Chilcott, c’est encore une fois du n’importe-quoi… ce qui est incroyable c’est que la presse internationale aux ordres gobe ce genre de conneries. Mais c’est vrai que les morts sont des "islamistes", autrement dit, on peut leur faire ce que l’on veut. Imaginez un instant que l’armée chinoise ait pris d’assaut un bateau de tibétains… qu’est-ce qu’on aurait pas entendu !!!!
Pas de fusils ? Il s’agit probablement de terroristes (The Independent)
[Mark Steel - The Independent (5 août 2010) - Traduction Des Bassines et du Zèle -  repris par Le Grand Soire - 12/08/2010]

Texte original : Mark Steel : No guns ? They must be terrorists http://www.independent.co.uk/opinio…

(…) Un des faits qui ressort de cette enquête (de la commission d’enquête israélienne sur l’attaque meurtrière du Mavi Marmara par l’armée israélienne), c’est que les victimes, d’après le ""Sergent S" qui a tué six d’entre elles, étaient "sans aucun doute des terroristes". Car, d’après son témoignage, il "voyait la folie meurtrière dans leurs yeux".

Ceci correspond tout à fait à la définition d’un terroriste selon les lois internationales, à savoir quelqu’un qui a "de la folie meurtrière dans les yeux", et indique que le témoin principal dans un procès pour terrorisme n’est pas le médecin légiste, ni l’expert en explosifs mais l’ophtalmo. En examinant l’iris d’une personne, un bon ophtalmo peut diagnostiquer si elle est myope, presbyte, Hamas ou séparatiste basque.

Mais il y a mieux. D’après le Jerusalem Post, les Forces armées israéliennes ont déclaré à la commission que le groupe sur le bateau était constitué de "gens bien entrainés, probablement d’anciens soldats" parce que chaque équipe de mercenaires était équipée d’appareils de communication Motorola, de façon à faire circuler l’information. Ainsi, donc, ces pseudo-militants pour la paix étaient armés de téléphones portables ! C’est un miracle qu’ils n’aient pas mis tout le Moyen-Orient à feu et à sang. Et dire que Motorola et d’autres sinistres marchands d’armes comme Nokia et Orange se livrent ouvertement à un trafic d’armes létales !

Si les Forces armées israéliennes (l’IDF) étaient chargées de maintenir l’ordre dans un festival de rock, au moment où tout le monde se sert de son téléphone pour prendre des photos, elles tireraient dans la foule. Et, après avoir tué 3000 personnes, le Sergent S dirait : "Bravo, les gars, si nous ne nous étions pas méfiés, cela aurait pu vraiment mal tourner !"

Il aurait pu être éventuellement difficile de prouver les intentions meurtrières oculaires du groupe étant donné qu’aucun d’entre eux n’avait d’arme à feu. Mais l’IDF a expliqué que les "mercenaires" préféraient se servir de battes de baseball, de barres de métal et de couteaux, dans la mesure où, s’ils avaient tiré avec des armes à feu, il aurait été évident qu’il s’agissait de terroristes et non pas de pacifistes". Et donc, c’était encore une duplicité de la part de ces terroristes de cacher qu’ils étaient des terroristes en ne faisant rien de terroriste. Ca, c’est comme ma voisine, elle cache le fait qu’elle est terroriste en ayant 74 ans et en passant ses journées tranquillement à faire du jardinage sans jamais tirer sur qui que ce soit, cette horrible sorcière.

Encore plus flagrant, il a été dit à la commission d’enquête que le groupe avait bien des armes à bord, mais que "les mercenaires ont jeté leur armes par-dessus bord quand le commando a pris le contrôle du bateau" parce que, ça, cela fait partie de l’entrainement classique à la guérilla, être armé de fusils jusqu’au moment où arrive l’ennemi et s’en débarrasser aussitôt. C’est ce que font tous les grands stratèges militaires. C’est la raison pour laquelle Nelson a dit, lors de la bataille de Trafalgar : "Les gars, voilà les Français, alors nous, les Anglais, accomplissons notre devoir de soldat : jetons tous les fusils par dessus bord. Ca leur apprendra, à ces salauds de Français !".

Et tout le reste à l’avenant, avec le premier ministre Netanyahu qui approuve ouvertement, qualifiant lui-même les victimes de "mercenaires". Parce que ces mercenaires voulaient apporter des produits comme des médicaments dans une zone sous blocus, ce qui est tout à fait normal pour un mercenaire, sauf qu’au lieu d’être du trafic d’armes, c’était du trafic d’inhalateurs.

Mais petit à petit, l’Etat d’Israël découvre qu’il lui faut rendre des comptes publiquement, et que les sempiternelles excuses ne fonctionnent plus aussi facilement. A partir de maintenant, il va falloir que ses dirigeants mettent dans leurs couilles un peu plus de réflexion, cela, pour aller dans le bon sens.

http://www.legrandsoir.info/Pas-de-fusils-Il-s-agit-probablement-de-terroristes-The-Independent.html


Suite aux récents moulinets du lobby pro-israël et de représentants du CRIF dans la presse (en France, comme en Israël ou aux USA), il semblerait qu’on soit à la veille d’une nouvelle campagne visant à montrer que la France est un pays antisémite par essence, qu’il est  dangereux pour les juifs de vivre ici, qu’il y a trop d’Arabes en France et que les défenseurs des Palestiniens sont des antisémites notoires.

Cette campagne à deux avantages: elle redore le blason anti-raciste de Sarkozy/Hortefeux en faisant oublier les récents dérapages, elle fait parler d’autre chose que l’affaire Woerth… mais aussi,  elle apporte de l’eau au moulin de l’Agence Juive qui voudrait capter un maximum de ce qu’elle appelle "le dernier réservoir d’immigration" vers Israël.

Donc, quand demain vous verrez fleurir les articles vous expliquant que les jeunes des cités sont des nazis en puissance, que l’Islam est dangereux, quand Lieberman viendra vous dire que vous devez dare-dare quitter la France pour aller vous réfugier (et peupler les colonies illégales) en Judée-Samarie, quand on vous traitera d’antisémite parce que vous soutenez les Palestiniens…

… alors vous saurez à qui profite ce discours… et à quoi il sert vraiment. En 2001, déjà, Eyal Sivan nous alertait là-dessus.

[ LE MONDE | 07.12.01 - Eyal Sivan - Traduit de l'hébreu par Catherine Neuve-Eglise.]

Eyal Sivan, cinéaste israélien, réside en France.

Disons-le sans détour, la question du sionisme est dépassée. Pourtant l’amalgame systématique entre antisionisme et antisémitisme est devenu la nouvelle arme d’intimidation des "amis d’Israël".

Les accusations d’antisémitisme lancées par les institutions juives de France à l’encontre des médias français, la violence passionnelle des réactions et l’opprobre jeté sur toute attitude critique à l’égard d’Israël témoignent de la confusion et de l’échauffement des esprits. Confondant non-sionisme et antisémitisme, ces réactions se multiplient depuis que la guerre coloniale en Palestine-Israël redouble de violence. Ainsi, les institutions juives de France font peser aujourd’hui un danger sur les juifs et le judaïsme, et plus particulièrement sur la cohabitation entre Français juifs et musulmans au sein de la République.

Que des juifs en France se sentent aujourd’hui concernés par le sort des Israéliens qui ont élu avec une large majorité un premier ministre d’extrême droite et sont aujourd’hui piégés dans une situation politique et identitaire à laquelle ils ne voient pas d’issue, c’est légitime. Mais que la communauté juive de France et son grand rabbin s’enferment dans un soutien inconditionnel à la situation coloniale et meurtrière qui prévaut depuis plus de cinquante ans en Israël-Palestine, c’est inacceptable.

On en est arrivé à confondre la signification mystique que revêt la terre d’Israël dans le judaïsme avec une revendication territoriale qui n’a plus rien à voir avec la sécurité. Israël est aujourd’hui le seul endroit du monde où les juifs sont menacés physiquement en tant que tels. Le CRIF déclare pourtant que les juifs de France, "inquiets de voir les jeunes musulmans transporter en France le conflit du Proche-Orient", sont prêts à envisager d’émigrer en Israël pour s’y réfugier.

Une minorité de juifs de France prend au sérieux la grande angoisse de la société juive israélienne face à l’évolution démographique favorable aux Arabes et émigre en Israël. Pour la plupart religieux intégristes, ils choisissent de s’installer dans les colonies de peuplement en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. Si la majorité des juifs de France (de loin la plus grande communauté d’Europe) restent attachés à une République qui leur permet de vivre leur judaïsme dans toutes les nuances qu’on lui connaît aujourd’hui, ils représentent pourtant, selon les propres termes de l’Agence juive, le "dernier réservoir" d’immigration vers Israël.

Dans les synagogues et les centres communautaires juifs, le drapeau israélien et la collecte d’argent au bénéfice d’Israël ont tendance à prendre la place des symboles religieux traditionnels. Les fonctionnaires de "l’office israélien de l’explication" et de l’ambassade d’Israël en France comme des officiers de l’armée israélienne accompagnent des dirigeants communautaires. Quant à la sécurité des institutions juives, elle est assurée par les services d’ordre des mouvements de jeunesse sionistes, secondés et entraînés par des membres de la sûreté israélienne.

C’est ainsi que s’opère le déplacement du domaine politique vers le religieux. Identifiés comme des institutions de soutien à Israël, les synagogues et centres commu nautaires deviennent, dans cette confusion, des cibles d’attaques criminelles, qui, par ailleurs, doivent êtres punies en tant que telles.

Mais, en qualifiant d’antisémites les positions non sionistes et critiques portées à l’égard de la politique israélienne et, délégitimant un point de vue politique en le confondant avec un propos raciste, les institutions juives communautaires françaises jouent aux apprentis sorciers et deviennent elles-mêmes vecteurs de violence.

Pour les juifs pratiquants, le judaïsme n’est pas une question. Pour des juifs laïques, en revanche, tiraillés entre universalisme et crispation identitaire, le sionisme est devenu une religion de substitution. De ces juifs en mal d’identité, Yeshayahu Leibowitz, le philosophe israélien, religieux et sioniste, disait : "Pour la plupart des juifs qui se déclarent tels, le judaïsme n’est plus que le bout de chiffon bleu et blanc hissé en haut d’un mât et les actions militaires que l’armée accomplit en leur nom pour ce symbole. L’héroïsme au combat et la domination, voilà leur judaïsme."

Le génocide des juifs est identifié comme un holocauste et un terme biblique lui a été attaché, "Shoah". Ce transfert dans le registre du sacré arrache l’événement à sa gravité politique. La culture victimaire devient un pilier de l’identité juive laïque. Les autres, et en premier lieu les Palestiniens, sont sommés de prouver leur souffrance, car ils ne seraient que les victimes des victimes…

En 1990, pendant la première Intifada, le même Leibowitz constatait : "Rien de plus confortable que de se définir par rapport à ce que les autres nous ont fait. Nous nous sentons ainsi dispensés de nous poser la question “Qui sommes-nous?” et de tout examen de conscience."

En votant à l’ONU en 1947 le partage de la Palestine qui attribuait environ 60% du territoire à la minorité juive et 40% à la majorité arabe, le monde occidental voyait là un moyen de se racheter après la catastrophe du génocide. A cela s’ajoutaient la mentalité coloniale de l’époque et son mépris à l’égard des populations indigènes. Le monde occidental semblait faire sienne l’idée sioniste selon laquelle les juifs sont partout en transit, à l’exception de ce bout de terre qu’ils revendiquaient et qui leur était désormais attribué. Les Arabes refusèrent ce partage inégal. Contrairement à ce qui est fréquemment affirmé, ils ne s’en tinrent pas à un simple rejet. Le représentant du Haut Comité arabe pour la Palestine avait proposé le projet d’un Etat binational. Et la communauté des nations est restée sourde à diverses propositions d’un plan pour un Etat fédéré.

Le territoire de la Palestine historique (Israël, territoires occupés et zones autonomes) comporte aujourd’hui environ 4 millions de Palestiniens et 5 millions de juifs. La question du droit au retour des réfugiés palestiniens expulsés en 1948 ajoute une complexité supplémentaire au dénouement du conflit. Comment faire accepter à un Palestinien né à Jaffa qu’il n’a pas le droit d’y revenir, alors qu’un juif né à Paris peut, lui, s’y installer? Dans cette logique, le partage de la terre et la séparation entre Israéliens et Palestiniens semble s’imposer. Mais, à moins d’envisager un nouveau transfert de populations, il semble impossible de dessiner des frontières vivables entre des communautés aussi imbriquées sur le terrain. Le partage est aussi illusoire que la croyance, pour "corriger" la donne démographique, en une grande vague d’immigration juive qui serait provoquée par la résurgence de l’antisémitisme en Occident.

Pourtant les apprentis sorciers continuent à jouer la carte de la panique en brandissant le spectre de l’antisémitisme. Ils montrent ainsi leur incapacité à sortir d’une vision manichéenne et archaïque des rapports de force.

Pour rompre le cercle vicieux de la haine et de la vengeance, il convient, au contraire, de faire appel à l’intervention des nations qui furent à l’origine de l’erreur historique de 1947. Il est temps d’en appeler à la raison et d’abandonner des conceptions nationalistes et théocratiques dont l’Histoire du XXe siècle a largement démontré les limites et le coût humain.

Seule une vision républicaine, démocratique et laïque persuadera les peuples israélien et palestinien qu’ils peuvent vivre – et pas seulement mourir – sur le même territoire.

S’ils souhaitent sincèrement favoriser une solution au conflit du Proche-Orient et voir leurs amis ou parents israéliens vivre enfin en paix, les Français juifs ont bel et bien un rôle à jouer. Premiers dans l’Histoire à bénéficier des bienfaits des principes républicains, pourquoi n’encouragent-ils pas les Israéliens à s’engager dans une voie similaire? Pourquoi ne s’appliquent-ils pas à développer en France des relations harmonieuses avec la communauté musulmane au lieu de l’accuser d’importer en France le conflit du Proche-Orient? Leur exemple serait une vraie contribution à la paix et servirait plus le judaïsme que le drapeau israélien.


Une équipe d’anciens analystes de la CIA a envoyé un rapport à la Maison Blanche, pour prévenir que sur la base des déclarations de Netanyahu et des propos amicaux tenus par Obama vis à vis du gouvernement israélien, qu’Israël a reçu le feu vert pour mener un bombardement des installations nucléaires iraniennes… avec un soutien militaire direct des Etats-unis. L’argument nucléaire n’est qu’un faux semblant, Israël a 200 fois plus de bombes atomiques que l’Iran. L’unique but recherché par Tel-Aviv comme par Washington (mais aussi par l’Arabie Saoudite), c’est le renversement d’Ahmadinejad et son remplacement par une personnalité plus "israelo-compatible".

De Bush à Obama, rien n’a vraiment changé en matière de politique extérieure… mais ça on vous le disait déjà avant son élection.

Interview (en anglais) de Ray Mc-Govern sur RT.TV


Allez, même si l’article est vieux et si les choses ont bien changé depuis, c’est le genre de couverture de magazine qu’on se réjouit toujours de lire, surtout quand on a connu (et souffert sous) le régime corrompu et violente du parrain Flosse à Tahiti.

Polynesie : la chute de Gaston Flosse, parrain de Tahiti

Le Monde 2 - 6 Février 2010

POLYNESIE, LA FIN DU SYSTEME FLOSSE

[Gérard Davet - Le Monde 2 - 6 Février 2010 - Adobe PDF 6,5 Mo]

Pendant plus de vingt ans, Gaston Flosse a régné en maître absolu sur la Polynésie française, fort de la protection de Jacques Chirac. Aujourd’hui, rien ne va plus pour le
« parrain» de Papeete, rattrapé par lajustice.

http://www.libertes-internets.net/archives/docs/La_Fin_du_Systeme_Flosse_Le_Monde_Fev_2010.pdf


[Voltaire - 27/06/2010]

Alors que le prince Mohamed bin Nawaf a démenti les informations du Times de Londres selon lequel l’Arabie saoudite aurait ouvert un couloir aérien à Tsahal pour attaquer l’Iran, de nombreux médias du Proche-Orient indiquent que Tsahal construit une base militaire près de Tabuk (à la frontière jordanienne). Il s’agirait d’une base d’appui pour des troupes aéroportées.

Si cette information était confirmée, ce serait la première base israélienne sur le territoire saoudien, avec toute la charge symbolique que cela implique.

Fin 2008, l’opération « plomb durci », visant à éradiquer le Hamas de la bande de Gaza, avait été financée par des fonds saoudiens sans que l’on sache s’il s’agissait d’une financement par une partie de la famille royale ou par l’Etat lui-même.

http://www.voltairenet.org/article166081.html


Un Woerth qui couvre la fraude fiscale ? Acquitté d’avance. Un Messier qui pique des milliards ? 3 ans. Un mari violent qui bat sa femme à mort ? 4 ans avec sursis. Un jeune Nègre accusé sans preuves d’avoir pointé une arme sur un flic ? 15 ans. Pourquoi ? Parce que les Nègres et les Arabes de France doivent comprendre qui est le Mac ici – c’est l’Etat blanc qui a seul le droit d’user de la violence. Toute rébellion contre l’Ordre Moral Etabli est par essence terroriste. Même si elle tire au lance-pierres et à la carabine de foire contre des flash-balls et des armes lourdes.

Le doute doit profiter à l’accusé… sauf quand l’accusé est noir ou arabe et que Brice Hortefeux et Eric Besson veulent en mettre plein la vue aux racistes du Front National. A Villiers-le-Bel ce n’était pas une "guerre urbaine", c’était un conflit colonial. Des jeunes flics blancs originaires de bleds de province, lâchés dans la casbah, avec des indigènes basanés qui ne parlent pas la même langue. Des jungles du Vietnam aux maquis des Aurès jusqu’à la Cité des Tarterèts… c’est toujours le même scénario.

Tout le monde en a rien à foutre de ce déni de justice supplémentaire, parce que les victimes sont encore une fois des "lumpen", des "qui ne comptent pas", des gens sur qui on peut s’essuyer les pieds sans le moindre problème. Comme Israël peut tout se permettre sur les "Untermenschen" arabes de Palestine, la BAC et l’Etat (et les bien-pensants) peuvent tout se permettre avec la "racaille" des banlieues.

Aux Etats-Unis, dans les années 1960, face au mépris et à la violence quotidienne que subissaient les Noirs, il avait fallu les émeutes monstres de Washington, de Watts, de Chicago, du Bronx… pour que lentement le pouvoir commence à comprendre qu’on ne pouvait par ghettoiser des gens à vie sans que cela explose un jour. La lecture de Malcom X s’impose !

[AFP - 04/07/2010]

Des peines de 3 à 15 ans ont été prononcées par la cour d’assises de Pontoise dans la nuit de samedi à dimanche à l’encontre de jeunes et de leurs complices accusés d’avoir tiré sur des policiers lors des émeutes en novembre 2007 à Villiers-le-Bel (Val d’Oise). Abdheramane Kamara et son demi-frère Adama, présentés comme des meneurs des émeutes au cours desquelles des dizaines de policiers avaient été blessés par des tirs de plomb, ont été condamnés respectivement à 15 et 12 ans de prison. Ibrahima Sow et Maka Kante qui, eux, n’avaient pas d’antécédents judiciaires, écopent respectivement de neuf et trois ans de prison. Quinze ans de réclusion criminelle avaient été requis contre eux. Enfin, Samuel Lambalamba, accusé d’avoir fourni un fusil aux émeutiers et pour qui sept ans de prison avaient été demandés, a été condamné à trois ans d’emprisonnement. Il comparaissait libre, un mandat de dépôt lui a été notifié.

La cour d’assises n’a pas suivi les demandes du ministère public qui avait requis des peines de 7 à 20 ans. La défense avait demandé l’acquittement pour tous les accusés, faute de preuves matérielles.  Le verdict a été accueilli par les pleurs des familles présentes dans la salle. Les avocats de la défense ont tous dénoncé ces peines "très lourdes". "C’est dur d’avoir une peine aussi sévère pour un dossier qui reste aussi vide", a déclaré Me Morad Falek, conseil d’Abderhamane Kamara, dit Abou. "C’est une décision de justice qui se respecte mais qui ne se comprend absolument pas", a-t-il ajouté. "Quand les peines sont aussi lourdes que ça, on sent une immixtion de la politique dans la justice", a de son côté déclaré Me Patrick Arapian, avocat de trois des accusés, MM. Sow, Maka et Abou Kamara. "Je m’attendais à un acquittement. C’est un échec devant un dossier aussi vide", a ajouté Me Michel Konitz, conseil d’Adama Kamara. "On se contente de preuves qui sont des preuves au rabais", a-t-il dénoncé.

Du côté des parties civiles, l’avocat de policiers blessés, Me Bruno Bourrier s’est félicité de cette "décision juste car les policiers ont été blessés dans leur chair". Quatre jeunes gens ont été jugés pour tentative de meurtre en bande organisée sur des policiers dans les nuits des 25 et 26 novembre 2007 à Villiers-le-Bel, ainsi que pour détention et port d’arme prohibés. Le cinquième a été jugé pour complicité pour avoir fourni une arme aux tireurs.

http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/07/04/des-peines-de-3-a-15-ans-prononcees-contre-les-accuses-des-emeutes-de-villiers-le-bel_1382984_3224.html#ens_id=1376147



Seguin, Finkielkraut, BHL, Sarkozy, Chirac, Pasqua… la liste des "défenseurs intransigeants" des droits de l’homme et de la démocratie qui sont des grands amis de Ben Ali est longue. Et tous de fermer les yeux sur les horreurs du régime Ben Ali parce que c’est si sympa de pouvoir venir y passer ses vacances… et parce que, avant tout, Ben Ali "lutte avec courage contre les islamistes".

Tout comme les dictateurs des républiques bananières pouvaient tout se permettre du temps de la Guerre froide, parce qu’ils "luttaient avec courage contre le communisme", aujourd’hui il suffit de traquer le barbu pour pouvoir spolier, corrompre, massacrer et torturer sans qu’aucun des postillonneurs professionnels n’y trouve à redire. Zemmour dénonce la "dictature" de Chavez, mais va passer ses vacances sans hésiter en Tunisie…

Quand il s’agit de droits de l’homme, l’Occident est d’une hypocrisie totale…

[El Khadra Blog - 02/07/2010]

Campagne internationale contre la torture en Tunisie -   Appel pour le boycott total du régime criminel de Carthage et la rupture des relations politiques et économiques avec lui

Appel à l’arrestation immédiate du Général Ben Ali – actuel usurpateur du pouvoir en Tunisie et son jugement devant le CPI pour crimes contre l’humanité commis en Tunisie entre 1984 et 2010

La torture est un des crimes des plus odieux contre l’humanité. Elle est organisée par l’Etat tunisien est pratiquée de façon systématique et massive dans des dizaines de locaux à travers tout le territoire tunisien, commissariats de police, prisons, et au Ministère de l’Intérieur.

Voici le témoignage que vient de nous envoyer il y a quelques jours une victime de la sauvagerie benalienne. C’est celui de Walid Kammoun, 37 ans, marié à une Italienne et père d’une fille italienne.

Suite aux accords italiens avec l’administration Bush, l’Italie a procédé à l’arrestation massive de musulmans pratiquants pour prouver aux Américains qu’elle lutte activement contre le soit-disant terrorisme. C’est ainsi que Walid a été arrêté en juin 2006, son domicile perquisitionné, son ordinateur passé au peigne fin; on a fini par le relâcher. Mais pour qu’il puisse renouveler son permis de séjour, et après une longue attente, on a fini par lui promettre de le lui livrer à son retour de Tunisie où il envisageait d’aller passer des vacances avec sa famille. Pour lui faciliter ce voyage on lui a fourni un séjour provisoire de courte durée, le temps d’effectuer le voyage. Ce fut en fait un piège organisé avec la police tunisienne.

S’il n’a pas été inquiété lors de son arrivée en Tunisie, c’est à la fin de son séjour et au moment où il s’apprêtait à retourner en Italie que les autorités italiennes lancent à son encontre un mandat d’arrêt international en le traitant dans les medias de grand terroriste qui s’est enfui en Tunisie! Le signal a donc été donné à la police tunisienne de l’arrêter. D’ailleurs, il s’est présenté spontanément à eux au ministère de l’Intérieur à Tunis quand il a appris la campagne médiatique lancée contre lui par les journaux italiens. Mais il a été aussitôt arrêté et là dans les étages de ce ministère de sinistre mémoire, Walid a passé 24 jours d’horreur absolue.

Voici des extraits de son témoignage qui vient de nous parvenir écrit en arabe et en français.

Trois policiers l’ont dévêtu, versé sur lui de l’eau et de matières grasses, et ils l’ont amené au sous-sol, où il a « entendu des personnes en train d’être torturées crier et pleurer comme des femmes, cela a suffi pour que je me mette à pisser sur moi-même, et à pleurer tellement j’avais peur. On m’a mis à terre et on a commencé à me battre sur tout le corps avec des bâtons et des tuyaux metalliques revêtus de plastique. Ils m’ont cassé mon bras et une dent, le sang giclait de partout. Quand je m’évanouis, on m’asperge d’eau et on pisse sur ma tête.

Le troisième jour, interogatoire et torture le jour et la nuit. On m’a mis sur une chaise face au mur, mains et pieds liés, et dès que je tourne la tête ou je ferme les yeux on fait pleuvoir sur moi des coups de bâton et on me giflait. Au bout de trois nuits, mes pieds se sont enflés et ma colonne vertébrale enkylosée, surtout du fait que j’étais opéré de la colonne et je porte une broche métallique. Le jour j’avais les menottes et le soir j’étais attaché à une barre en fer sans pouvoir bouger.

Tous les jours on m’attache une corde pour m’obliger à faire le chien et à aboyer pendant une demi-heure, question de m’humilier. On étaignait les cigarettes sur le corps.

Un jour trois agents m’ont monté au 2ème étage. L’un d’eux était énorme on l’appelait « Bois-dûr ». Après m’avoir dénudé et les pieds et les mains attachés à l’arrière, on m’obligea à m’agenouiller ce qui me provoqua des douleurs atroces. Le « Bois-dûr » s’est assis sur une chaise et a pris ma tête entre ses jambes en m’obligeant à compter jusqu’à mille tout en me frappant le visage violemment avec ses deux grosses mains, mais je me suis vite évanoui. On m’a arrosé d’eau et on a pissé sur ma tête pour me réveiller, avec du sang sortant de mes oreilles et je n’entendais plus rien de ce qu’ils disaient. (en savoir plus…)


Quelle est la couleur de peau de Madoff, Kerviel, Ken Lay et consorts ? En quoi est-il plus "barbare" de piquer le sac d’une petite vieille  que de piquer 2500 000 000 000 de dollars dans la poche des contribuables…

Coupe du Monde : Alain Finkielkraut moralise le football

[ACRIMED le 24 juin 2010 par Ugo Palheta]

On reconnaît les intellectuels médiatiques à leur capacité, ou plutôt à leur disposition, à distiller leurs lumières sur presque tous les sujets qui saturent – momentanément – l’espace journalistique, y compris lorsque leurs compétences en la matière sont à peu près inexistantes. Alain Finkielkraut est de ces intellectuels qui prodiguent leurs lumières avec une générosité défiant les lois du genre et, dès que l’occasion se présente, c’est le football qui est l’objet de ses prédications.

Un scoop médiatique, une affaire d’Etat

Après le coup de tête de Zidane en finale de la Coupe du Monde (2006), la Marseillaise sifflée lors d’un France-Algérie [1], la main de Thierry Henry qualifiant l’équipe de France pour la Coupe du Monde (2010), la dernière tempête médiatique dans un verre d’eau footballistique a pour objet les propos d’Anelka à la mi-temps du récent match contre le Mexique.

Ces propos dont on ne discutera pas l’élégance auraient été tenus dans le huis clos d’un vestiaire. Mais, scoop sensationnel oblige, ils ont été complaisamment rapportés, sans que les grands moralistes des médias s’en offusquent, en « une » de L’Equipe. On sait que le quotidien sportif choisit avec soin les scandales qu’il jette en pâture à ses lecteurs et à l’ « opinion publique », omettant par exemple les turpitudes de la FIFA [2]

Depuis, la sortie d’Anelka a donné lieu à une abondance d’articles et de commentaires politiques qui n’a d’égale que l’insignifiance des faits rapportés [3], mais lorsque les grands médias s’emparent d’un tel sujet, on voit poindre l’affaire d’Etat. La suite – exclusion d’Anelka, grève de l’entraînement par les joueurs, etc. – confirma, jusqu’à l’overdose médiatique, que tel était bien le cas et qu’on tenait là une grande cause nationale, une grave question de société et… de morale. La promptitude avec laquelle nombre des responsables politiques se sont jetés sur l’ « affaire » illustre le bénéfice que peuvent escompter les gardiens de l’ordre établi de cette circulation circulaire d’une indignation,. Celle-ci serait seulement ridicule si elle ne dissimulait pas, en ces temps de « réforme des retraites, des colères mieux fondées.

En ces circonstances dramatiques, Alain Finkielkraut ne s’est pas dérobé devant ses responsabilités.

Enfin Alain Finkiekraut vint…

Ce dernier fait partie de ces intellectuels qui savent faire preuve de mesure lorsqu’ils s’expriment dans les médias. Mais quand il s’agit de football, il est parfait. Pour ceux qui auraient perdu la mémoire nous avons recueilli en « Annexe » ses précédentes prestations.

Toutes les occasions sont bonnes – y compris donc un match de football – pour asséner le « constat » qui fait son fond de commerce depuis une vingtaine d’années. Si c’est le cas, c’est que celui-ci cherche (et forcément trouve) partout les signes confirmant une lecture de la réalité sociale en termes communautaires, religieux ou ethniques. Cette obsession intellectuelle l’amène à interpréter des phénomènes aussi différents que les émeutes de novembre 2005, les sifflets contre la Marseillaise, les violences en milieu scolaire ou encore la récente défaite de l’équipe de France contre le Mexique, comme les évidents symptômes de « divisions ethniques ou religieuses » menaçant l’unité de la France. Et toutes les occasions sont bonnes pour que les médias accueillent comme un « bon client » un « penseur » si bien ajusté aux débats qui « font polémique ».

Le 20 juin 2010, le Journal du Dimanche publiait le premier les pensées de l’omniprésent. Dans une tribune intitulée « Des sales gosses boudeurs », il proclamait notamment que les joueurs de l’équipe de France « à la différence des autres équipes nationales, […] refusent, en sales gosses boudeurs et trop riches, d’incarner leur nation. […] « Mais – car il y a un « mais » – si cette équipe ne représente pas la France, hélas, elle la reflète : avec ses clans, ses divisions ethniques , sa persécution du premier de la classe, Yoann Gourcuff. Elle nous tend un miroir terrible. Ce qui est arrivé à Domenech est le lot quotidien de nombreux éducateurs et de professeurs dans les cités dites sensibles. Cette équipe renvoie à la France le spectacle de sa désunion et de son implacable déliquescence . » Et de fournir aussitôt un contre-exemple : « Jean-Alain Boumsong, l’un des grands joueurs qui n’ont pas été retenus pour cette Coupe du Monde, en appelle à l’humilité. Il s’exprimait dans une langue irréprochable. On a voulu confier l’équipe de France à des voyous opulents et pour certains inintelligents, il faudra maintenant sélectionner des gentlemen ». Voire des joueurs de golf, auditeurs de France Culture si possible [4].

Le même jour, l’incontournable recyclait sa prédication, presque mot à mot, sur l’antenne d’Europe 1 [5] : « On a le sentiment que la France est invitée à se regarder dans ce miroir, un miroir absolument terrible . Elle y contemple le spectacle de sa désunion, de sa possible [et non plus « implacable »…] déliquescence , et peut-être que tout cela va créer un sursaut et que ce sursaut sera salutaire. […] Il faut prendre acte des divisions qui minent cette équipe, des clans, de ces divisions ethniques, de ces divisions religieuses , de ce joueur exclu parce qu’il est le premier de la classe, des insultes envers un entraîneur au demeurant fort peu compétent, mais qui rappellent trop les agressions dont sont victimes les médiateurs et les professeurs dans les quartiers dits paradoxalement sensibles. Tout ça doit nous amener à une prise de conscience ».

Une défaite de l’équipe de France en Coupe du Monde face au Mexique, une engueulade entre un joueur et son entraîneur, et voilà la France « invitée » par l’intellectuel médiatique à s’interroger sur sa « possible déliquescence », et même sur son « implacable déliquescence » (pour reprendre les mots employés dans le JDD) [6]. (en savoir plus…)


C’est des inconscients, les Iraniens: dans les années 1950, déjà, quand la société pétrolière anglaise avait perdu son contrat d’exploitation, la CIA avait fait tomber le gouvernement élu et mis le Shah au pouvoir… là ils vont se prendre une bombe atomique sur la tête pour leur apprendre à respecter la suprématie occidentale en matière d’approvisionnement énergétique.Israël sert les intérêts de son parrain US (et Européen)

On est dans la droite ligne de ce que Herzl disait déjà dans "L’Etat des Juifs" : "Nous serons le rempart avancé de l’Occident"

Des navires états-uniens et des sous-marins nucléaires israéliens ont pris position dans le Golfe Persique immédiatement après l’accord Iran-Pakistan qui ouvre un couloir énergétique vers l’est

[Manlio Dinucci - Il Manifesto - 23 juin 2010 - Trad. M.A. Patrizio pour Mondialisation.ca]

"Israël déploie des sous-marins armés de missiles nucléaires au large des côtes iraniennes" : c’est ce que titrait le 22 juin le journal israélien Haaretz, en rapportant une enquête du britannique Sunday Times. Selon ce qu’a déclaré un officier israélien, un des quatre sous-marins Dolphin, fournis par l’Allemagne, se trouve déjà dans le Golfe et,  avec ses missiles de croisière à tête nucléaire (portée 1 .500 Kms), il peut atteindre n’importe quel objectif en Iran.

A la fin de la semaine dernière, une imposante escadre navale, composée de plus de 12 bateaux de guerre états-uniens et d’au moins une unité lance-missiles israélienne, avait traversé le Canal de Suez, en se dirigeant elle aussi vers le Golfe Persique : ceci afin  d’augmenter la pression militaire contre l’Iran. La raison n’est pas seulement celle, déclarée ici, d’empêcher Téhéran  de pouvoir un jour se doter d’armes nucléaires.

Il y en a une autre plus pressante : aux débuts de la semaine dernière, Téhéran a signé avec Islamabad l’accord d’une valeur de 7 milliards de dollars, qui lance la construction d’un gazoduc allant de l’Iran au Pakistan.  Un projet qui remonte à 17 ans, jusqu’ici bloqué par les Etats-Unis. Malgré cela, l’Iran a déjà réalisé 900 des 1.500 Kms de gazoduc, du gisement de South Pars jusqu’à la frontière avec le Pakistan, qui en construira 700 autres. C’est un couloir énergétique qui, à partir de 2014, ferait arriver chaque jour au Pakistan depuis l’Iran, 22 millions de mètres cube de gaz. Le projet initial prévoyait qu’une branche du gazoduc arrivât en Inde ; mais New Delhi s’est retirée du projet par crainte que le Pakistan ne puisse bloquer l’approvisionnement.

La Chine est par contre disponible pour l’importation du gaz iranien : la China Petroleum Corporation  a signé avec l’Iran un accord de 5 milliards de dollars pour le développement du gisement de South Pars, en prenant la place du français Total à qui Téhéran n’a pas renouvelé son contrat (tandis que l’italien Eni – Ente nazionale idrocarburi, NdT- continue à opérer dans les gisements de South Pars et de Darquain).

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Clémenceau disait déjà "Quand on veut enterrer un problème, on nomme une commission"… Israël va plus loin et nomme des commissions dont les conclusions sont connues d’avance, vu leur composition… Mais la presse service s’extasie sur "l’impartialité" des ces experts "indépendants"…

David Trimble qu’on nous vend comme un "homme de paix", est un fait un des pires faucons Neo-Cons. Et il ne s’en cache pas. Il n’y a que les journalistes pour ne pas (vouloir) le voir.

David Trimble, ami, juge et partie d’Israël

[Hichem Hamsa - Oumma.com - 16/06/2010]

Mascarade. David Trimble, l’observateur étranger désigné lundi par Tel Aviv pour enquêter sur le crime israélien de neuf citoyens turcs, est en réalité un fervent partisan de l’État d’Israël. Enquête et révélations sur une personnalité sous influence.

Tel Aviv assiégé par l’opprobre du monde. Pour affronter la critique internationale, c’est à l’unanimité que le gouvernement israélien a approuvé avant-hier la nomination des membres de la commission d’enquête chargée d’examiner le déroulement de l’assaut meurtrier, commis par l’armée, contre un convoi humanitaire à destination de Gaza. But officiel de l’opération : élucider les circonstances du raid militaire afin de démontrer sa conformité au regard du droit international. Le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, se dit d’ores et déjà « convaincu que l’enquête prouvera qu’Israël a agi en respectant la loi ». Et peu importe le scepticisme affiché par la Turquie, État plaintif dans l’affaire, quant à la crédibilité de la commission nationale : l’ouverture d’une enquête était surtout destinée, selon le chef du gouvernement, à apporter une « réponse convaincante aux États responsables de la communauté internationale ». Aux yeux du Premier ministre , les nombreux détracteurs, à travers la planète, de ce simulacre d’investigation n‘ont aucune importance. Le secrétaire général de l’ONU aura beau se déclarer favorable à une véritable commission d’enquête, internationale et indépendante, Tel Aviv continuera de faire la sourde oreille. D’autant que Washington, Londres et Paris viennent de saluer ce qui est présenté comme une avancée, faisant fi de l’avis du Conseil de Sécurité qui avait pourtant formulé le même vœu que Ban Ki-Moon.

Outre le caractère national du comité chargé de l’enquête, d’autres aberrations ne manquent pas : ainsi, à l’exception du chef d’état-major, les militaires ayant directement participé à l’attaque ne pourront pas être interrogés et le rapport final devra être transmis au gouvernement avant sa publication. Qui sont les membres de cette commission déjà discréditée en raison de sa dépendance à l’égard du gouvernement ? Cinq hommes triés sur le volet : le président, Jacob Terkel, ancien juge à la Cour Suprême et sympathisant de la droite dure israélienne ; Shabtaï Rosen, professeur émérite de droit international qui a participé à l’organisation constitutionnelle de l’État d’Israël ; le général Amos Horev, figure héroïque de l’armée ; et deux observateurs étrangers, aux compétences réduites :le Canadien Ken Watkin, juriste militaire, et le Britannique David Trimble, prix Nobel de la Paix pour son action dans le règlement du conflit en Irlande du Nord.

Au casting de Tony Blair

La participation de ce membre, présenté par les autorités israéliennes comme impartial et indépendant, reflète à elle seule la farce que constitue cette commission d’enquête.

David Trimble, 65 ans, est d’abord une figure irlandaise historique, et controversée,au sein du Royaume-Uni. Ancien militant extrémiste de la mouvance protestante unioniste, alors violemment hostile aux catholiques indépendantistes de l’IRA, l’homme s’est peu à peu assagi avec le temps, au point d’avoir convaincu le parti qu’il dirigeait, l’UUP, à conclure un accord de paix avec la partie adverse, sous la houlette de l’ancien sénateur américain George Mitchell.

C’est cette victoire qui contribua à lui faire remettre, conjointement avec son co-signataire John Hume, le prix Nobel en 1998. Huit ans plus tard, il deviendra pair du Royaume-Uni, avec le titre de baron, avant de rejoindre par la suite le Parti conservateur. Un ralliement qui n’a pas porté ses fruits puisque David Trimble n’a décroché, contre toute attente, aucun poste ministériel à la suite de la victoire, aux dernières élections législatives, de David Cameron. Une déception qui n’aura duré que quelques semaines jusqu’à sa désignation officielle, ce lundi, par le gouvernement israélien, pour rejoindre la commission. La nomination du conservateur serait, selon le quotidien britannique The Guardian, la conséquence d’un lobbying exercé par Tony Blair, l’émissaire du Quartette (Europe, Usa, Russie, ONU) pour le Proche-Orient. L’ancien Premier ministre aurait soufflé son nom à Benjamin Netanyahu.

Une recommandation qui n’a pas dû être difficile à suivre : David Trimble est un ami de longue date de l’État d’Israël. Son dernier geste d’affection remonte au 31 mai : le jour même du crime de neuf Turcs par l’armée israélienne, le futur enquêteur-observateur était à Paris pour inaugurer l’association « L’initiative des amis d’Israël », organisation dont le but est de lutter contre la « délégitimation de l’État d’Israël ». Critère pour faire partie de ce club qui se targue d’être composé de non-Juifs tel l‘ancien Premier ministre espagnol José Maria Aznar : « être convaincu qu’ Israël fait partie intégrante de l’Occident et de son avenir » et s’inquiéter de « l’islamisme radical et d’un Iran nucléaire qui constituent des menaces affectant le monde entier ». (en savoir plus…)


Le boycott contre Israël s’étend jusqu’au domaine culturel
[Jean-François Larosière - Président de l’AFPS Nord-Pas de Calais]

L’éditorial du « Monde » daté du 10 juin, est ainsi titré :  « ne boycottons pas les artistes israéliens ». Cette prise de position d’un quotidien qui reste une référence pour beaucoup, en France et à l’étranger, mérite certes qu’elle soit connue, mais il est impératif que ceux qui se réclament de boycott/désinvestissement/sanctions puissent se faire entendre aussi sur la question du boycott culturel.

On notant que le réseau Utopia, en cause dans cet éditorial, qui après avoir envisagé de ne pas diffuser le film israélien « A cinq heures de Paris », le programme de façon retardée, a été victime d’attaques odieuses d’amis d’Israël il y a quelques mois pour son soutien à la résistance palestinienne.

Ce que le quotidien du soir vise ce sont les actions de boycott avec annulations de tournées d’ « artistes divers ». Un vrai mouvement s’amorce d’isolement de l’Etat israélien dans le domaine artistique. Effectivement cela va bien au delà de la programmation d’un film et c’est ce qui amène « Le Monde »  à indiquer que ce « n’est pas acceptable ». Et le quotidien de mettre en avant « des voix et des regards israéliens qui sont parmi les plus intransigeants sur leurs gouvernements » et qui seraient  fragilisées par le « boycottage ».

Ce qui a d’abord fragilisé ces voix, c’est leur silence durant les guerre menées depuis 2006 tant contre le peuple libanais que contre le peuple palestinien, par les gouvernements israéliens. Si elles veulent se faire entendre elles le peuvent. Elles peuvent même rejoindre le mouvement en cours des Palestiniens de l’intérieur qui développent les actions de boycott/désinvestissement/sanctions.

Ce mouvement de boycott n’est pas apparu « début 2009 », il résulte d’un appel de 172 organisations de la société civile palestinienne de 2005. Il est vrai que le massacre de Gaza de l’an dernier lui donne une particulière vigueur partout dans le monde comme dans notre pays. Le congrès national de l’AFPS à Saint Denis en mai 2009 se réclame d’un boycott politique, économique, sportif et culturel. Cela avait été le cas pour l’Afrique du Sud de l’apartheid. C’est ainsi que l’AFPS Nord-Pas de Calais a indiqué l’an dernier que la troupe de cirque israélienne « no problem », qui ne se dissociait pas de la politique de son gouvernement n’avait pas à jouer dans le métropole.

Israël doit être isolé à la hauteur de ses crimes. L’on notera que le domaine culturel est un des instruments de la contre offensive depuis l’été 2009 qu’il mène afin de rompre son isolement. Il se trouve des régions, ou des villes, qui se prêtent à la manœuvre : ainsi la région Centre, ainsi Paris et son festival Tel Aviv,  et l’on a noté la présence de représentants de la municipalité de Lille lors de la réunion en octobre à Paris des villes jumelées avec les villes israéliennes. La culture est ici l’instrument d’une politique d’occupation de la Palestine. Et cela dépasse, et de loin, le cas de tel ou tel artiste

Le soutien au peuple palestinien, comme à l’application de ses droits nationaux passe aussi et nécessairement  par le boycott culturel.


C’est toujours amusant de faire des comparaisons de réactions et de souligner les contradictions des défenseurs de la démocratie occidentale :  les bien-pensants comme Paranagua ou Fourest qui hurlent à la dictature chez Chavez mais ferment les yeux sur les massacres en Colombie ou légitiment le coup d’état et les escadrons de la mort au Honduras.

On voit bien à quel point ce qu’on appelle "l’opinion" n’est rien d’autre que l’expression de manipulations médiatiques aux services des multinationales et des intérêts géostratégiques de l’impérialisme.

Au Honduras, comment blanchir un coup d’Etat

[Anne Vigna - Le Monde Diplomatique - 12/06/2010]

Tenues en dehors du cadre constitutionnel par les autorités issues du coup d’Etat du 28 juin 2009 contre le président Manuel Zelaya, les élections du 29 novembre ont porté au pouvoir le candidat du Parti national, M. Porfirio Lobo. Dès le lendemain, ignorant la violence de la répression déchaînée contre l’opposition, les Etats-Unis se sont empressés de reconnaître la validité du scrutin.

Les policiers ramassent les croix noires, abandonnées au sol, dans la panique, par les manifestants. Chacune porte le nom d’une personne tuée pendant les rassemblements organisés contre le coup d’Etat (golpe) qui, le 28 juin 2009, a renversé le président Manuel Zelaya. Quelques minutes auparavant, en ce 29 novembre, jour de l’élection présidentielle, la foule avançait pacifiquement jusqu’au centre de San Pedro Sula, deuxième ville du pays. La présence de la presse internationale n’a en rien empêché la dispersion violente de la manifestation. Les policiers ont arrêté quarante-six personnes, frappé tous ceux qui tombaient à portée de leurs matraques et détruit les croix, devenues le symbole du Front de résistance contre le coup d’Etat (FRCG).

La scène n’avait rien d’inédit. A la veille de l’élection, le bilan de la répression s’élevait à trente morts, quatre mille deux cents arrestations et un nombre incalculable de blessés. Depuis, une trentaine de militants du FRCG auraient été tués dans le cadre d’une « vague de terreur planifiée », d’après le Comité pour la défense des droits humains au Honduras (Codeh) (1). A cela s’ajoutent les nombreux témoignages de femmes violées, de responsables constamment menacés de mort et d’une population terrorisée par la violence militaire. La répression a eu raison des grandes manifestations qui ont paralysé le pays pendant cinq mois. « Pour l’instant, il n’est plus nécessaire de nous exprimer dans la rue car c’est très dangereux, explique M. Rafael Alegría, représentant de Via Campesina au Honduras. Nous sommes entrés dans une nouvelle étape de la lutte. »

Cette nouvelle étape a commencé avec l’élection présidentielle, censée mettre un terme à la crise politique. Ce scrutin, remporté avec 56 % des suffrages par M. Porfirio Lobo, du Parti national, a été organisé par les autorités illégitimes, sans le rétablissement préalable du président Zelaya, comme le prévoyait l’accord Tegucigalpa - San José signé le 30 octobre, sous les auspices de M. Thomas Shannon, sous-secrétaire d’Etat américain pour l’hémisphère occidental (l’Amérique latine).

La campagne électorale s’est déroulée alors que, depuis octobre, deux décrets interdisaient aux citoyens « de participer à une réunion publique » et aux médias « d’inciter à l’anarchie sociale ». En l’absence de retour à l’ordre constitutionnel, le FRCG a appelé au boycottage du scrutin et à un « couvre-feu populaire » plutôt qu’à une démonstration de force. « Nous avons opté pour la raison. Manifester avec trente mille hommes armés qui patrouillaient ce jour-là aurait été une folie », estime M. Juan Barahona, un des coordinateurs du FRCG. (en savoir plus…)


Flottille de la liberté : le détail que Netanyahu ignorait

[Thierry Meyssan - Voltaire -06/06/2010]

(…) Alors que les agences de presse avaient évoqué 16 morts, le bilan réel serait de 9 tués, sous réserve que les blessés graves ne succombent pas ultérieurement de leurs blessures. Selon la télévision publique turque, les commandos israéliens avaient une liste de personnes à éliminer, mais la résistance des passagers ayant perturbé le plan, seul le poète Raed Salah a été atteint.

Il est probable qu’au moment de donner l’ordre de l’assaut, le gouvernement Netanyahu savait que le Mavi Marmara avait été enregistré aux Comores. Les commandos croyaient donc commettre des violences en territoire comorien.
Or, les organisateurs, politiquement soutenus par les autorités turques, avaient hissé le pavillon turc et non celui des Comores. En outre, ils avaient déployé un gigantesque drapeau turc sur le flanc du cargo. Selon la jurisprudence de la Cour permanente de Justice de La Haye [10], le bateau n’était donc pas territoire comorien, mais turc. Il avait d’ailleurs déjà changé de nationalité lorsqu’il avait rejoint le reste de la flottille et la République de Chypre lui avait refusé le mouillage à cause de cela.

Tous les débats sur l’échec du renseignement israélien ne portent que sur cela : comment le Mossad a-il pu ignorer le changement de nationalité du cargo ?
Toutes les déclarations gênées de chancelleries, à Washington, à Paris et ailleurs, demandant que les faits soient établis avant qu’elles ne se prononcent sur les conséquences juridiques, portent sur ce point jamais énoncé : au moment de l’assaut, le Mavi Marmara était-il territoire comorien ou turc ?

La réponse à la question est de la plus haute importance. En effet, la Turquie est membre de l’OTAN et l’article 5 du Traité de l’Atlantique Nord stipule :
« Les parties conviennent qu’une attaque armée contre l’une ou plusieurs d’entre elles survenant en Europe ou en Amérique du Nord sera considérée comme une attaque dirigée contre toutes les parties, et en conséquence elles conviennent que, si une telle attaque se produit, chacune d’elles, dans l’exercice du droit de légitime défense, individuelle ou collective, reconnu par l’article 51 de la Charte des Nations Unies, assistera la partie ou les parties ainsi attaquées en prenant aussitôt, individuellement et d’accord avec les autres parties, telle action qu’elle jugera nécessaire, y compris l’emploi de la force armée, pour rétablir et assurer la sécurité dans la région de l’Atlantique Nord. »

Juste avant que ne se réunisse le Conseil atlantique, la Justice turque a procédé à un nouveau coup de filet pour arrêter des personnalités accusées d’avoir fomenté un complot contre le gouvernement constitutionnel. Parmi les suspects figure l’ancien ministre de la Justice, Seyfi Oktay. Ils auraient appartenu au réseau Ergenekon, version locale actuelle du Gladio… c’est-à-dire des services secrets de l’OTAN.

La symbolique de ces arrestations est renforcée par la campagne conduite depuis deux ans par les partisans de l’AKP dans les médias. A coup de fictions télévisées et de films de cinéma, ils ne cessent de vulgariser la manière dont les services secrets de l’OTAN organisèrent quatre coups d’Etat militaires successifs dans le pays. Ils ne cessent d’expliquer que les Anglo-Saxons jouent un double jeu, alliés de façade, ils ont alimenté les problèmes kurde, arménien et chypriote pour affaiblir le pays.

A l’issue d’une longue et pénible réunion à huis clos, le secrétaire général de l’Alliance, Anders Fogh Rasmussen, a lu une déclaration d’une phrase : « J’exige la libération immédiate des civils ainsi que des navires retenus par Israël » [11].

Bien sûr, personne n’a jamais envisagé que l’OTAN contraindrait Israël par la force, mais c’est bien là que se trouve le moyen de pression : pour préserver l’Alliance, les Etats-Unis devaient résoudre le conflit à l’amiable.

24 heures exactement après la déclaration de M. Rasmussen, le porte parole de l’administration pénitenciaire israélienne annonçait avoir libéré tous les prisonniers étrangers (il conserve en détention ses propres ressortissants impliqués) et être en cours de les acheminer vers leur Etat d’origine ou un Etat d’accueil.

Ce rebondissement révèle un problème inattendu. L’Alliance atlantique, a été constituée par les Etats-Unis et le Royaume-Uni avec les Etats ressortissant de leur zone d’influence post-Yalta. Ils en étaient les maîtres et les autres membres étaient soumis à leur commandement. Hormis la parenthèse gaullienne, aucun membre n’a osé remettre en cause ce fonctionnement. Or, la Turquie, signe de sa montée en puissance, vient d’utiliser le Traité de l’Atlantique Nord pour forcer la main aux Etats-Unis.

http://www.voltairenet.org/article165659.html


[Philippe Rivière - Le Monde Diplomatique - 20/03/2010]

Le Monde diplomatique vient d’obtenir une copie de la section 2 du projet de traité ACTA, intitulée « Mesures aux frontières » (Border Measures). Soit une dizaine de pages qui exposent, dans un grand luxe de détails pratiques, le futur fonctionnement des douanes au regard de tous les « biens contrefaisant des droits de propriétés intellectuelle ».

Après trois ans de négociations si secrètes qu’on ignorait jusqu’au nom des négociateurs, le public commence enfin à pouvoir prendre connaissance, « fuite » après « fuite », du contenu de l’Accord commercial anti-contrefaçon (ACAC — plus connu sous l’acronyme anglais ACTA : Anti-Counterfeiting Trade Agreement).

Sur une cinquantaine de pages, cet accord — discuté par l’Australie, le Canada, les Etats-Unis, l’Union européenne (UE), le Japon, la Corée, le Mexique, le Maroc, la Nouvelle-Zélande, Singapour et la Suisse — établit une liste de dispositions légales que les futurs pays signataires s’engageront à adopter dans leur droit national (et communautaire, pour ce qui concerne l’UE).

Table des matières

Mises à jour.
— 23 avril ; une version française du texte (version du mois d’avril, expurgée des divergences entre pays) vient d’etre mise en ligne sur le site du gouvernement canadien : http://www.international.gc.ca/trad….
— 23 mars ; le texte de l’ACTA est désormais disponible in extenso sur le site de La Quadrature du Net : http://www.laquadrature.net/en/0118….

Voici l’essentiel de la section 2, avec nos commentaires. [Du fait de la technicité de ce texte, on ne peut exclure que ce résumé comporte ici ou là une imprécision de traduction ou une interprétation juridique susceptible d’être discutée.]

(…)

En ce qui concerne l’Internet — si l’on en croit certaines analyses, basées sur des « fuites » mais démenties avec vigueur lundi 22 mars par le négociateur de l’UE, M. Luc Devigne [4] — l’ACTA exigerait de chacun de ses signataires l’adoption de mesures de type « Hadopi », où un foyer dont l’adresse IP est détectée comme « pirate » verrait son accès restreint après trois avertissements. Il demande aussi à ses signataires de prévoir des charges pénales pour l’« incitation, l’assistance et la complicité » de contrefaçon, « au moins dans les cas de contrefaçon volontaire de marque et de droit d’auteur ou des droits connexes, et du piratage à l’échelle commerciale ». Ce qui permettrait, de fait, de criminaliser tout système ou plate-forme permettant la copie numérique, de la même manière que, dans les années 1980, les lobbies de Hollywood avaient tenté d’interdire… les magnétoscopes. Avec l’extension qu’a prise depuis lors la sphère numérique, toute l’informatique domestique serait dans le collimateur, avec au premier rang les logiciels libres, par définition incontrôlables. Comme le note James Love sur le blog de Knowledge Ecology International, « “l’échelle commerciale” est définie comme s’étendant à tout système de grande ampleur, indépendamment de la “motivation directe ou indirecte au gain financier” [5] ». Un moteur de recherche qui permettrait de localiser des fichiers illicites serait donc directement visé. C’est ce qu’on appelle le modèle de l’internet chinois [6].

Comme on l’a vu avec la Section 2 dévoilée ci-dessus, le texte ne se cantonne pas aux libertés fondamentales à l’ère du numérique. Pour le comprendre, il faut lire l’entretien donné jeudi 18 mars à ReadWriteWeb par la députée européenne Sandrine Bélier [7] : « Le traité ACTA aborde (…) aussi la question de l’accès aux savoirs, des médicaments génériques, des brevets, de la brevetabilité des semences… Mis bout à bout, ce que comporte ce traité est de nature à déterminer les futurs rapports hiérarchiques internationaux. ACTA porte en lui, pardonnez moi l’image, les enjeux d’un petit Yalta (…) en ce sens qu’un Etat à même de protéger sanitairement ses citoyens, de leur offrir une sécurité environnementale et alimentaire, capable d’innovation “éco-technologique”, capable de libérer et garantir l’accès à l’information (…) gagnera en stabilité économique, sociale mais aussi géopolitique. A l’inverse, les Etats qui seront, au cours des prochaines années, dans l’incapacité d’offrir cela à leurs populations seront sans aucun doute fragilisés. C’est le fondement de ces nouveaux rapports qui est inscrit au cœur même d’ACTA. »

Commission et Parlement européens sont sur ce sujet à couteaux tirés. La première a pris l’initiative de participer secrètement à l’élaboration d’un traité commercial incluant des règles en matière de criminalité (ce qui pourrait être en soi un abus de pouvoir). Le second a voté, à Strasbourg, à une écrasante majorité (633 votes contre 13, et 16 abstentions), une résolution exigeant la transparence, et refusant que l’ACTA revienne défendre des positions déjà rejetées par le Parlement. Lequel pourrait de son côté adopter une déclaration écrite sur ACTA exprimant « la crainte de voir les négociations en cours sur ACTA mettre en cause la liberté d’expression, la neutralité du Net, le droit à un procès équitable, ainsi que le droit au respect à la vie privée et l’accès aux médicaments dans les pays en développement [8] ».

http://blog.mondediplo.net/2010-03-20-ACTA-chapitre-deux


Vous remarquerez que dans leur rage patriotique, Messieurs Luca et Aboud (tous deux élus dans des circonscriptions à forte connotation pied noire) tentent la vieille ficelle du "négationisme" pour discréditer un message qui leur déplait… si l’on comprend bien, nier les "bienfaits de la colonisation française en Afrique" ce serait l’équivalent de la négation de la Shoah…  A tous les coups Rachid Bouchareb, par glissement sémantique, va se retrouver accusé d’antisémitisme également…  Ils sont vraiment pathétiques…

La polémique provoquée par le film "Hors-la-loi" de Rachid Bouchareb : des livres pour comprendre

[Oumma.com - 04/05/2010]

Depuis la mi-avril 2010, la presse française (France 24, Paris Match, Le Point, Le Figaro, Mediapart…), la presse algérienne (El Watan, Le Quotidien d’Oran, L’Expression…) et de nombreux blogs (notamment ici et ) se sont fait l’écho d’une surprenante polémique à propos du film Hors-la-loi de Rachid Bouchareb, présenté dans le cadre de la sélection officielle au Festival de Cannes et qui sera sur les écrans en septembre 2010.

À l’origine de la polémique, la campagne engagée par le député UMP des Alpes-Maritimes Lionnel Luca contre ce film, qu’il n’a pas vu, mais dont il a estimé (dans une déclaration à l’AFP du 22 avril), à la seule lecture de son scénario, qu’il était inspiré par un « esprit négatif et négationniste » et que « Bouchareb est un partisan, […] un irresponsable qui met le feu aux poudres de manière insupportable ». Non sans menacer : « Ça ne va pas se passer comme ça. »

Parmi les principaux reproches formulés par le député (et repris le 29 avril par le député UMP de Béziers, Élie Aboud), la façon dont le film rend compte des terribles massacres perpétrés en Algérie en mai et juin 1945 – au prix de plus de 10 000 morts – par l’armée française et des milices coloniales à Sétif, Guelma, Kherrata et dans plusieurs localités du Nord-Constantinois. Opérées en représailles à l’assassinat de 103 colons européens par des paysans algériens révoltés par la violente répression de la manifestation nationaliste du 8 mai 1945 à Sétif, ces tueries ont longtemps été effacées de l’histoire officielle de la République française.

Il a fallu attendre le 27 février 2005 pour que la France reconnaisse, par un discours à Sétif de son ambassadeur en Algérie, Hubert Colin de Verdière, qu’il s’agissait d’une « tragédie inexcusable ». Reconnaissance répétée en avril 2008 par son successeur Bernard Bajolet, qui a évoqué à Guelma ces «  épouvantables massacres » et la « très lourde responsabilité des autorités françaises de l’époque dans ce déchaînement de folie meurtrière », soulignant que ces événements « ont fait insulte aux principes fondateurs de la République française et marqué son histoire d’une tache indélébile » : « Aussi durs que soient les faits, la France n’entend pas, n’entend plus, les occulter. Le temps de la dénégation est terminé. »

Malgré ces déclarations officielles sans ambigüité, il se trouve donc encore aujourd’hui des responsables politiques français, nostalgiques de l’Algérie française, pour tenter de prolonger le « temps de la dénégation ». C’est pourquoi, pour comprendre les enjeux de la polémique déclenchée par le film de Rachid Bouchareb, il faut, 65 ans après les faits, en revenir à leur histoire, que l’on pourra découvrir à travers cinq livres importants que nous avons publiés ces dernières années :

* Yves Benot, Massacres coloniaux. 1944-1950 : la IVe République et la mise au pas des colonies françaises, La Découverte, 1994 (édition de poche : 2001).

* Boucif Mekhaled, Chroniques d’un massacre. 8 mai 1945 : Sétif, Guelma, Kherrata, Syros, 1995.

* Annie Rey-Goldzeiguer, Aux origines de la guerre d’Algérie, 1940-1945. De Mers-El-Kébir aux massacres du Nord-Constantinois, La Découverte, 2001 (édition de poche : 2006).

* Marcel Reggui, Les Massacres de Guelma. Algérie, mai 1945 : une enquête inédite sur la furie des milices coloniales, La Découverte, 2006 (édition de poche : 2008).

* Jean-Pierre Peyroulou, Guelma, 1945. Une subversion française dans l’Algérie coloniale, La Découverte, 2009.

Sans oublier le témoignage majeur de l’historien et militant Mohammed Harbi, qui relate dans le premier tome de ses mémoires l’épopée de la Fédération de France du FLN pendant la guerre de libération algérienne, au cœur du film Hors-la-loi : Mohammed Harbi, Une vie debout. Mémoires politiques, tome 1 : 1945-1962, La Découverte, 2001.

Ainsi que les ouvrages de référence de l’historien Benjamin Stora :

* Histoire de la guerre d’Algérie (1954-1962), La Découverte, coll. « Repères », 1991.

* La Gangrène et l’oubli. La mémoire de la guerre d’Algérie, La Découverte, 1991 (édition de poche : 1998).

A paraître le 12 mai, Ruptures Postcoloniales

Les nouveaux visages de la société française

Sous la direction de Nicolas Bancel, Florence Bernault, Pascal Blanchard, Ahmed Boubeker, Achille Mbembe et Françoise Vergès

A lire l’entretien paru dans le JDD de Pascal Blanchard, à propos du film Hors-la-loi


[ReOpen 911 - Giuletto Chiesa pour Megachip - trad. GV - 26/08/2009]

Voici un article de l’ex-député européen Giulietto Chiesa qui, s’appuyant sur les révélations de deux journalistes du New York Times en août dernier, nous explique les dessous du "terrorisme" et notamment de quelle manière des sociétés privées sont utilisées par les Services secrets américains pour faire le "sale boulot". Chiesa saisit aussi cette occasion pour interpeller ceux qu’il appelle les "Kamikazes de Bush", les défenseurs inconditionnels de la "Version Officielle", qui n’ont eu de cesse de le harceler à propos de son film "Zéro" et de ses fréquentes prises de position publiques pour demander une nouvelle enquête sur le 11/9.

Giulietto Chiesa

Article paru sur Megachip le 26 août 2009

Peu à peu se recompose la mosaïque des structures à même de programmer des grandes opérations de la stratégie de la tension internationale inaugurée le 11 septembre 2001

Alors que le mouvement pour la vérité sur le 11 Septembre annonce un grand rassemblement à Paris pour les prochains 9-10-11 octobre, au moment où sont lancés deux appels pour la réouverture de l’enquête sous contrôle international – l’un émane des Arteurs & Artistes du monde entier, l’autre des journalistes (les plus coupablement silencieux sur ce sujet épineux, du fait de leur responsabilité supérieure) – j’apprends avec un plaisir mélangé de stupeur des nouvelles en mesure de réveiller (si ils en ont jamais eu) la conscience des kamikazes de Bush [les défenseurs inconditionnels de la version officielle – NdT]

Ceux qui nous suivent se rappelleront leurs petits rires moqueurs dirigés contre Seymour Hersh après ses révélations sur les “corps séparés” des agences de sécurité, des Services secrets américains (évidemment pas seulement eux). Ces structures, agissent sur commission, mais totalement en dehors des règles communément admises, ont des financements secrets pour des opérations terroristes secrètes et autres coups tordus, tout ceci au nom de la sureté nationale. En réalité, au nom d’opérations de groupes et d’individus puissants qui élaborent stratégies et provocations même contre la sureté nationale des pays qu’elles devraient défendre.

Cela ne vous rappelle-t-il rien ? Moi, ça me fait penser au 11 Septembre, mais nous y reviendrons plus loin.

Les kamikazes de Bush et toute la myriade de benêts, certains pourtant très cultivés, qui affiche stupeur et incrédulité quand on leur présente un scénario cauchemar, accusant immédiatement de “complotisme” ce qui leur permet d’éviter d’aller plus loin dans leur analyse et de répéter tranquillement les versions officielles pourtant déjà bien mal en point, je disais donc que tous ces idiots du village devraient lire les révélations du New York Times parues le 21 août 2009, selon lesquelles, dit de façon presque innocente, la CIA, c’est-à-dire le gouvernement des États-Unis de Bush et maintenant d’Obama, utilise les services de la Blackwater. Et elle les utilisera encore pendant quelques années, Hilary Clinton ayant même déclaré qu’il sera très difficile de s’en passer complètement.

Pendant ce temps ces services passent, en partie, à une autre entreprise analogue, privée elle aussi, la Dyncorp International.

Et, toujours pendant ce temps, la Blackwater s’est rebaptisée Xe Services et continue d’honorer ses contrats avec le gouvernement des États-Unis pour 210 millions de dollars l’un (jusqu’à 2011) et 6 millions de dollars l’autre, courant encore 3 ans, afin de former des gardes de sécurité aux techniques antiterroristes. (en savoir plus…)


Boycott : la contre-offensive d’Israël et de ses amis
[Dominique Vidal - Bellaciao -  28 février 201]

« Je n’accepte pas que des personnes, responsables associatifs, politiques ou simples citoyens, appellent au boycott de produits au motif qu’ils sont kasher ou qu’ils proviennent d’Israël. Je souhaite que le parquet fasse preuve de davantage de sévérité à ce sujet. J’ai donc adressé une circulaire aux parquets généraux, leur demandant d’identifier et de signaler tous les actes de provocation à la discrimination. J’entends que tous les auteurs d’actes soient poursuivis dès qu’ils auront été identifiés et notamment quand les appels auront été faits sur Internet. A cet égard, je salue la détermination du parquet dans l’affaire de l’individu qui avait appelé au boycott de produits israéliens par voie d’affichettes dans un centre commercial de Mérignac (1. » Ainsi s’exprime Mme Michèle Alliot-Marie, ministre d’Etat, ministre de la justice et garde des sceaux, le 18 février, dans son discours au dîner de l’antenne bordelaise du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF).

L’« individu » qu’elle évoque s’appelle Sakina Arnaud. Membre de la Ligue des droits de l’homme, elle participe à la campagne Boycott-Désinvestissement-Sanction (BDS) dans sa région. Lui reprochant d’avoir apposé des autocollants sur des produits provenant de colonies israéliennes de Cisjordanie, le grand magasin Carrefour de Mérignac porte plainte contre elle pour « dégradation légère ». Le parquet requalifie toutefois la plainte en « incitation à la discrimination raciale, nationale et religieuse ». Sur cette nouvelle base, le tribunal de Bordeaux la condamne, le 13 février, à une amende pénale de 1 000 euros, plus 1 euro de dommages et intérêts pour les parties civiles (l’association Avocats sans frontières de Gilles-Wiliam Goldnadel, qui vient d’être élu à la direction du Conseil représentatif des institutions juives de France, et la Chambre de commerce France-Israël) et 500 euros de frais de justice. Carrefour, en revanche, est débouté !

Que les autorités françaises aient voulu faire un exemple, nul n’en doute. Mais il y a fort à parier qu’elles n’en resteront pas là. D’ores et déjà, des militants d’autres villes sont convoqués au commissariat ou la Préfecture pour avoir participé à telle ou telle action BDS. Pourtant, le 20 mai 2009, dans une réponse au député Eric Raoult à l’Assemblée nationale, Mme Michèle Alliot-Marie assurait : « Depuis le début du conflit israélo-palestinien au mois de décembre 2008, plusieurs associations de défense de la cause palestinienne sont intervenues dans des grandes surfaces en appelant au boycott des produits en provenance d’Israël ou de pays supposés apporter une aide à ce pays (…). Ces opérations, il faut bien le préciser, touchent des produits importés d’Israël et non des produits casher. » (2)

Le mouvement de solidarité aurait-il, entre-temps, changé d’orientation et de méthodes, pour s’en prendre aux produits, magasins et restaurants juifs observants ? Le ministère de l’intérieur n’a signalé aucune action de ce type. Et pour cause : l’antisémitisme et le racisme ont toujours été radicalement étrangers au mouvement français de solidarité avec la Palestine. Comment une ministre d’Etat peut-elle se contredire avec autant d’aplomb, pour proférer une contre-vérité reprise à son compte par le premier ministre lui-même (3) ? Et pourquoi cette tentative soudaine pour intimider et discréditer ceux qui dénoncent l’impunité d’Israël ? (en savoir plus…)


Amusez vous à chercher "UI Energy Corporation" sur Google Actualités France ou dans la presse française… on l’aime trop, notre Tony !

A la suite du fiasco irakien, la presse française avait dressé un portrait de Blair qui ne correspondait en rien au personnage que nous – militants du Labour qui le suivons de longue date – connaissons. La presse française parlait d’un homme "droit, aux motivations mystiques issues de son calvinisme familial", qui avait fait la guerre en Irak et tué des centaines de milliers de personnes parce qu’il "était persuadé qu’il fallait lutter contre le Mal".

Aujourd’hui il apparaît clairement que les motivations de Blair n’étaient pas plus pures que celles des "méchants néo-conservateurs étasuniens" : le pétrole, le fric.

La lutte contre "l’Axe du Mal", la "démocratisation du Proche-Orient", la "libération de la femme arabe"… tout cela ce n’est que de la propagande, de la soupe pour moutons médiatiques…

TONY BLAIR AINSI QUE DES MEMBRES HAUT-PLACES DU PENTAGONE SONT FINANCIÈREMENT ASSOCIES A UNE ENTREPRISE PÉTROLIÈRE, CANDIDATE A L’EXPLOITATION DU PÉTROLE IRAKIEN

[Gregor Seither - IES News Service - 24/03/2010]

La semaine dernière, le UK Daily Mail a publié une bombe politique. Dans un article, le journal révèle que, dans les trois années qui ont suivi sa démission en tant que Premier Ministre britannique, Tony Blair a empoché plus de 30 millions de dollars au titre de sa participation aux revenus pétroliers d’un consortium pétrolier sud-coréen, UI Energy Corporation.

Bien sûr, rien n’interdit à un ex homme politique d’aller pantoufler dans le privé… mais là il y a quand même un petit problème. En effet, outre le fait qu’il a été un artisans majeur de l’invasion irakienne sous l’impulsion du lobby pétrolier à la Maison Blanche, M. Blair continue à être très impliqué politiquement dans la région, au nom d’idéaux démocratiques qui sont passablement incompatibles avec l’avidité commerciale des groupes pétroliers.

Tony Blair est l’envoyé spécial du Quartet diplomatique (Etats-unis, Russie, Union Européenne et ONU)  au Moyen-Orient. Il est donc quelque peu gênant de découvrir soudain que la voix de l’Occident au Moyen-Orient est portée par quelqu’un qui a tout fait pour cacher qu’il était salarié d’une gigantesque entreprise pétrolière qui est fortement impliquée dans l’exploitation des ressources naturelles dans les points chauds du globe.

Mais – comme pour confirmer les affirmations de la gauche, accusant les croisés néo-cons d’être des pantins à la solde des intérêts pétroliers – il s’avère que la société UI Energy Corporation a salarié bon nombre d’autres grandes figures politiques, impliquées dans la guerre en Irak.

Parmi les associés de UI Energy on trouve l’ancien Premier Ministre australien Bob Hawke, le député US Stephen J. Solarz, virulent défenseur du "devoir d’ingérence au nom des droits de l’homme", l’ancien Secrétaire US à la Défense Frank Carlucci, l’ancien ambassadeur US en Egypte et lobbyste pro-israélien, Nicholas A. Belites … et enfin, (y a pas plus direct) l’ancien Commandant en chef U.S. pour le Moyen-Orient, le général John P. Abizaid. L’ancien candidat à la candidature présidentielle U.S., le texan Ross Perot est également listé parmi les associés d’UI. Mais la liste est forcément incomplète, étant donné qu’il ne s’agit ici que des personnes qui ont admis leur participation.

Sur le site Web d’UI, les choses sont claires. L’entreprise, formée il y a environ 20 ans, annonce qu’elle "veut développer ses ressources à l’étranger, notamment au Moyen-Orient et en Afrique. Notre action se concentre notamment sur l’Irak, ou plusieurs projets d’exploitation devraient prochainement se concrétiser"



Martin Van-Crevel avait déjà dit exactement la même chose dans un interview, l’an dernier.

MARTIN VAN CREVEL : « ISRAËL A ASSEZ D’OGIVES NUCLÉAIRES POUR DÉTRUIRE N’IMPORTE QUELLE CAPITALE EUROPÉENNE » (1/2/2009)

Aucun risque que l’Europe s’y oppose, tout au plus "exprimera t-elle sa plus grande inquiétude", comme la Baronne Ashton sait si bien le faire….

[Voltaire - 11/03/2010]

La septième chaine israélienne a diffusé un entretien exceptionnel avec le professeur Martin Van-Crevel, spécialiste mondial de référence des guerres de basse intensité. Le professeur émérite de l’Université hébraïque de Jérusalem y a développé publiquement les propos qu’il tient depuis une dizaine d’années dans les cénacles fermés des académies militaires israéliennes et états-uniennes.

Selon lui, la continuation sur une longue période de la guérilla palestinienne aboutira inévitablement à l’effondrement de l’Etat d’Israël. C’est pourquoi, à terme, Tel-Aviv n’a d’autre choix que de « transférer » les arabes Israéliens et les Palestiniens apatrides hors de frontières sûres (c’est-à-dire non seulement hors des frontières de 1948, mais aussi des territoires occupés depuis 1967 et idéalement de Cisjordanie et de la bande de Gaza). Dans la cas où les Européens s’opposeraient à une telle déportation, Tel-Aviv n’aura d’autre choix pour survivre que de détruire des capitales européennes sous le feu atomique, étant entendu que les Européens ne pourront pas riposter sans tuer leurs amis Palestiniens.

L’auteur de The Transformation of War [1] a insisté en soulignant que, d’ores et déjà, des têtes nucléaires israéliennes sont pointées vers Rome et d’autres capitales européennes pour rendre la menace crédible et le « transfert » des Palestiniens possible.

Le professeur Martin Van-Crevel aime à se référer à la devise du général Moshe Dayan, dont il est le biographe officiel : « Israël doit toujours apparaître comme un chien enragé, trop dangereux pour les autres »

[1] Version française : La Transformation de la guerre (Editions du Rocher, 1998).

http://www.voltairenet.org/article164428.html


Les photos sont magnifiques, extraordinaires, il faut les regarder en faisant abstraction du reste, ne rester que sur l’esthétique… car si on se met à réfléchir on est tout de suite rattrapé par un certain malaise, une vision esthétisante et romantique du "bon et beau sauvage" que l’on retrouve dans d’autres travaux de l’écologiste Hans Sylvester. Quelque chose de vaguement louche qui perturbe la vision de ces magnifiques oeuvres d’art…

Le texte du commentaire est à lui seul parlant : "à des siècles de la modernité", "aux confins de…" "art ancestral"…  toujours la même vision romantique d’un "avant" qui serait "pur" et non "pollué" par la modernité.

Une constante du discours colonial : "Les nègres/arabes d’aujourd’hui (ceux qui nous font chier avec leurs revendications), c’est des dégénérés pervertis par la modernité…. tandis que les nègres/arabes d’avant, ceux qui vient loin dans la jungle/désert (et ne viennent pas nous empécher d’exploiter le minerai, couper les arbres etc…) eux ce sont des "vrais", des "purs"…. on retrouve ce discours en Israel avec la distinction "Arabes" (mauvais) et "Bédouins" (bons) ou encore en Nouvelle-calédonie avec les Kanak des villes (dégénérés) et les Kanak des tribus (vieux de préférence, les bons)…

Mais encore une fois, les photos sont très belles ! (Dov)

[Un truc qui est tombé dans notre boite mail - Décembre 2009]

Texte accompagnant les photos :

Les tribus de l’Omo. Aux confins de l’Ethiopie, à des siècles de la modernité, Hans Sylvester a photographié pendant six ans des tribus où hommes, femmes, enfants, vieillards, sont des génies d’un art ancestral. A leurs pieds, le fleuve de l’Omo, à cheval sur un triangle Ethiopie-Soudan-Kenya, la grande vallée du Rift qui se sépare lentement de l’Afrique, une région volcanique qui fournit une immense palette de pigments, ocre rouge, kaolin blanc, vert cuivré, jaune lumineux ou gris de cendres. Ils ont le génie de la peinture, et leur corps de deux mètres de haut est une immense toile. La force de leur art tient en trois mots : les doigts, la vitesse et la liberté. Ils dessinent mains ouvertes, du bout des ongles, parfois avec un bout de bois, un roseau, une tige écrasée. Des gestes vifs, rapides, spontanés, au-delà de l’enfance, ce mouvement essentiel que recherchent les grands maîtres contemporains quand ils ont beaucoup appris et tentent de tout oublier. Seulement le désir de se décorer, de séduire, d’être beau, un jeu et un plaisir permanent. Il leur suffit de plonger les doigts dans la glaise et, en deux minutes, sur la poitrine, les seins, le pubis, les jambes, ne naît rien moins qu’un Miro, un Picasso, un Pollock, un Tàpies, un Klee…


L’Extrême-Droite en Israël avec Lieberman : Mort aux Arabes !

La jeunesse israélienne avec Lieberman : il faut anéantir tous les Arabes, les chasser hors des frontières.

La population israélienne s’enfonce chaque jour un peu plus dans le fascisme… comme il y a 30 ans, en Rhodésie.


[Solidarite Palestine - 09/01/2010]

Une source israélienne a révélé que la formation que l’IOF ( Forces Israéliennes d’occupation) se déroulant dans la région Néguev (sud de la bande de Gaza) vise à réaliser un plan militaire de grande envergure qui se retrouverait avec la réoccupation complète de la bande de Gaza.

Au début de cette semaine, les forces terrestres IOF, en coopération avec l’armée de l’air ont commencé leur formation, sous le nom de "guerre d’une semaine", ce qui signifie que l’objectif de l’IOF est de réoccuper la bande de Gaza en une seule semaine. IOF l’a appeler "Plomb Durci Number 2".

La nuit dernière, une importante source militaire, les forces d’occupation israélienne Channel 10 a déclaré que «la prochaine guerre contre Gaza ne va pas être comme la précédente, il sera plus difficile et plus large". Il a enfin souligné que ils ont appris les défaillances et les échecs pendant la guerre précédente.

La nuit dernière, les FOI ont bombardé plusieurs cibles (entre autres tunnels utilisés pour la contrebande de marchandises), tuant trois personnes, selon des médecins palestiniens. Palestiniens ont dit que le corps d’un jeune de 14 ans, garçon a été retrouvé dans un des tunnels.

Les raids aériens sont entrées après qu’Israël eut dit une douzaine d’obus de mortier et des roquettes ont été tirées depuis le territoire dirigée par le Hamas en Israël. Aucune victime n’a été signalé dans ces attentats.

Le jeudi 7, des avions israéliens ont largué des milliers de tracts sur le nord de Gaza et la ville de Gaza, mettant en garde un grand nombre des 1,5 millions d’habitants de se tenir loin de la frontière à forte densité conquis, après les mortiers et les roquettes ont été tirées sur Israël.

Les tracts, rédigés en arabe, avec un plan de la bande de Gaza, avertit que quiconque au sein de 300m de la frontière »sera en danger"

http://solidarity.palestinian.resistance.over-blog.com/article-l-operation-plomb-durci-number-2-a-deja-commencee-dans-la-bande-de-gaza–42605798.html


Humam Muhammed Al-Balawi, un Guy Moquet des temps modernes.. Souvenez vous de ce que disait le FLN algérien au gouvernement français : "Quand nous aurons les moyens de nous acheter des bombardiers comme les vôtres qui lancent du Napalm sur les villages dans le djebel, alors nous cesserons de poser des bombes."

Quelle différence entre un drone qui tue des civils dans un village afghan et un attentat qui tue des soldats de la CIA ? Pourquoi les médias parlent-ils de "frappe" dans un cas et "d’acte terroriste" dans l’autre ?

Au Salvador, dans les années 1980, la CIA a tué des milliers de paysans en faisant sauter des bombes lors des assemblées rurales, mais personne ne dit que John Negroponte, qui dirigeait la "contre insurrection" en Amérique Centrale, est un terroriste. Au contraire, Monsieur Negroponte a récemment été reçu en France, avec les honneurs, pour une conférence. A quand une invitation similaire à Zawahiri ?

[Corine Lesnes (Washington), avec Guillaume Perrier (Istanbul) - Le Monde - 0/8/01/10]
Certains experts américains pensent que Humam Muhammed Al-Balawi avait prémédité l’attentat. Les Jordaniens pensent qu’il était révolté par les dégâts collatéraux causés par les frappes de drone qu’il contribuait à diriger.

Son épouse est "fière" de lui. D’Istanbul où elle réside, Defne Bayrak a dit toute l’admiration qu’elle portait à cet homme, son mari, qui s’est fait sauter lors d’un attentat-suicide en Afghanistan. "Je l’aime, a-t-elle dit. Il va me manquer."

Journaliste, traductrice, auteur d’un ouvrage qui décrit Oussama Ben Laden comme "le Che Guevara de l’Orient", Defne Bayrak a quelques raisons d’être fière. En déclenchant sa ceinture d’explosifs, son mari, le médecin Jordanien Humam Muhammed Al-Balawi, a décapité la station de la CIA à Khost (est de l’Afghanistan), le poste avancé de la traque aux responsables d’Al-Qaida.

CONNAISSANCE "ENCYCLOPÉDIQUE"

L’attaque a eu lieu le 30 décembre 2009. Parmi les sept morts américains – cinq agents du contre-espionnage, dont deux femmes, et deux contractuels de la firme de sécurité privée Xe, l’ancienne Blackwater – figurait le chef de poste, une femme dont la CIA n’a pas révélé l’identité mais qui suivait déjà Al-Qaida avant le 11 septembre 2001. Elle avait une connaissance "encyclopédique" du mouvement de Ben Laden, ont dit ses anciens collègues. Selon eux, il faudra des mois sinon des années pour reconstituer les connaissances et les réseaux détruits.

Les responsables américains sont prolixes sur les "défaillances systémiques" qui ont conduit à l’attentat manqué contre le vol Amsterdam-Detroit le jour de Noël. Ils le sont moins sur l’épisode de Khost, qui témoigne de la guerre de l’ombre qu’ils ont tant de mal à gagner. Et ils sont tout aussi discrets sur les infractions aux règles élémentaires qui ont vu plus de dix agents de la CIA se réunir autour d’un informateur, fut-il de confiance, sans l’avoir fouillé à l’entrée d’une base qui contrôle les tirs de drones contre les zones tribales où se concentre Al-Qaida. Un signe, pensent les spécialistes, de l’intérêt des informations que le Jordanien était censé leur apporter.

Humam Al-Balawi avait 32 ans et un parcours typique lié à une région secouée de crises. Né au Koweït, dans une famille de classe moyenne originaire d’Arabie saoudite, il y a vécu jusqu’à la guerre du Golfe en 1991. La famille s’est ensuite installée en Jordanie. Il y effectuera ses études secondaires avant d’aller étudier la médecine en Turquie et de s’y marier en 2001. Le couple a eu deux filles. Humam Muhammed Al-Balawi a travaillé à Zarka, à la clinique de l’UNRWA, l’office des Nations unies pour les réfugiés palestiniens, dans le fief d’Abou Moussab Al-Zarkaoui, chef d’Al-Qaida en Irak, tué par les Américains en 2006, sur renseignement jordanien.

Connu comme radical, intervenant sous divers pseudonymes sur les sites djihadistes, il a fini par être arrêté en mars 2008 par les autorités jordaniennes, pour prosélytisme. Il s’était porté volontaire pour une mission humanitaire à Gaza, après l’intervention israélienne. Les Jordaniens l’ont gardé quelques jours en prison.

Après, les interprétations divergent. Les Jordaniens pensent l’avoir "retourné". Pour les Américains, il a joué les agents doubles et n’a jamais renoncé à sa fidélité envers le chef d’Al-Qaida. Quoi qu’il en soit, Humam Muhammed Al-Balawi a envoyé sa famille en Turquie et suffisamment donné satisfaction aux services jordaniens pour être expédié en Afghanistan avec pour missiond’infiltrer les rangs d’Al-Qaida.

Sous la direction de son officier traitant jordanien, Sharif Ali Ben Zeid, un cousin éloigné du roi Hussein, tué lui aussi dans l’attentat, il a fourni à la CIA des renseignements qui ont permis d’orienter les tirs de drone grâce auxquels les Américains essaient de frapper l’organisation terroriste.

PROFIL IDÉAL

Les services américains n’ont pas prêté attention aux écrits de Balawi, qui continuait à appeler au djihad sur les forums Internet. Leur espoir était de remonter grâce à lui la filière d’Al-Qaida jusqu’à Ayman Al-Zawahiri, le numéro deux d’Al-Qaida. Le Jordanien avait le profil idéal : arabe et médecin, donc susceptible de soigner les combattants d’Al-Qaida dans les zones afghanes rebelles. Selon la presse américaine, il était "extrêmement bien payé".

Humam Muhammed Al-Balawi n’était pas la première "taupe" recommandée par les services jordaniens, qui, plus qu’ils ne l’admettent, se chargent régulièrement des basses œuvres des services Américains. Lorsqu’il a demandé une réunion d’urgence à la fin décembre 2009, affirmant avoir des informations sur l’Egyptien Zawahiri, les Américains ne se sont pas méfiés. Ils avaient bon espoir d’être sur une piste intéressante et selon Time Magazine, l’annonce de la réunion a été transmise "jusqu’à la Maison Blanche".

Le 30 décembre, pas moins de 13 membres de la CIA étaient présents pour le briefing à Camp Chapman, base de haute sécurité qui sert de QG au lancement des drones. Erreur incompréhensible pour des professionnels de l’action clandestine, l’informateur jordanien n’a pas été fouillé à son arrivée.

Certains experts américains pensent que Balawi avait prémédité l’attentat et ils y voient un haut degré de sophistication de la part d’une organisation qui semblait en déconfiture. En Jordanie, où l’on a enterré l’officier Sharif Ben Zeid en présence du roi, il semble difficile d’admettre pareille erreur de jugement.

Selon la presse américaine, les Jordaniens pensent que Balawi était moins un agent double qu’un homme révolté par les dégâts collatéraux causés par les frappes de drone qu’il contribuait à diriger. A force de voir des civils innocents périr dans les frappes, il serait passé à l’action.

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2010/01/08/l-histoire-ordinaire-d-un-medecin-jordanien-qui-a-decapite-la-cia-en-afghanistan_1288966_3216.html



[La Banlieue s'exprime - 06/01/2010]

En attendant l’éoile verte pour les musulmans, des voix s’élèvent aux USA, pour demander des files spéciales pour musulmans dans les aéroports et le gouvernement britannique pourrait autoriser le contrôle au faciès dans les aéroports.

Le 27 décembre dernier a eu lieu sur la chaîne américaine Fox News un débat où Mike Gallagher, commentateur politique conservateur et célèbre animateur radio, n’y propose rien de moins que la création de files spéciales pour musulmans dans les aéroports.

Ainsi que l’énonce un principe bien connu, si tous les musulmans ne sont pas des terroristes, tous les terroristes, ou presque, sont des musulmans.

L’attentat manqué contre l’Airbus de Northwest Airlines le jour de Noël, dont l’auteur est un jeune Nigérian, fait ressurgir la très délicate question du contrôle au faciès.

Le gouvernement britannique pourrait en effet autoriser des mesures de haute sécurité visant certaines catégories de la population, rapporte le Guardian, qui redoute que ces contrôles ciblés ne visent in fine des groupes ethniques en particulier.

L’un des seuls élus à appeler les autorités à moins rechigner a publiquement défendu sa cause le lendemain de l’attentat manqué. "L’immense majorité des musulmans sont des gens fantastiques", a argué Peter King, représentant républicain de l’Etat de New York sur la chaîne Fox News, "mais 100 % des terroristes islamistes sont musulmans, et ce sont nos ennemis aujourd’hui". "Alors, même s’il ne faut pas adopter la religion comme critère de contrôle, nous ne devrions pas non plus reculer et exclure [les musulmans] des listes" des personnes surveillées, a-t-il conclu. (Le Monde)

http://www.uam93.com/news/aeroports…


Quand on pense que les Français se moquent des Belges – or ce n’est pas la première fois que l’on peut constater à quel point les sujets qui, en France, donnent lieu à des foires d’empoignades stériles où des narcissiques se mettent en valeur en jetant l’anathème sur tous les autres (moi je sais, vous vous n’avez rien compris), sont débatus Outre-Quiévrain avec ferveur, argumentation et intelligence, sans utiliser l’anathème ou la diabolisation…

[Joëlle Sambi Nzeba - Afromedia.be - 05/01/2009]

En recevant le DVD d’Olivier Mukuna*, je me dis: «encore un qui va nous expliquer que Dieudonné est victime du grand complot juif !». Sans beaucoup d’enthousiasme, je glisse le disque dans mon lecteur.

Premier plan et déjà le panel d’invités appelés à discuter avec l’humoriste français attire mon attention, six intellectuels belges: le journaliste RTBF José Dessart, l’écrivain Antoine Tshitungu, l’écrivain Jean Bofane, le chercheur Souhail Chichah (ULB), le cinéaste Jan Bucquoy et le professeur de linguistique Dan Van Raemdonck (ULB). Curieuse, je me cale dans le fauteuil. Première question, réponse… Le débat est lancé, intéressant.

Le petit dernier d’Olivier Mukuna  n’est pas un film, pas un documentaire à proprement parlé. Plutôt un débat filmé qui a déjà suscité quelques remous. Et pour cause, le sujet est controversé voire tabou : Dieudonné, le comique, à coups de provocations, est devenu pour certains, grand fasciste devant l’éternel et pour d’autres, indispensable agitateur des consciences.

Est-il permis de débattre avec Dieudonné**? Une question en guise de titre, simple, ouverte mais dont on se doute qu’elle appelle de nombreuses réponses. Tous les intervenants se prêteront au jeu du débat, c’est-à-dire qu’ils discuteront en exposant leurs arguments et en écoutant ceux des autres sous l’oeil avisé du réalisateur. Une heure et demie d’intelligence et de maturité. S’il ne fallait retenir qu’un seul avantage à ce DVD et bien ce serait celui-là : le débat.

On entend enfin Dieudonné donner sa version de l’histoire, des histoires plutôt. Des propos posés, sans passion et surtout, sans interruptions. Tout comme ceux des autres orateurs qui ne manquent pas de répartie et de pointer ce qu’ils jugent incohérent, irresponsable ou admirable dans la démarche de l’artiste. Chacun s’exprime, chacun s’explique et argumente avec respect. C’est ce qui fait l’intérêt du film.

On est loin des émissions «fast-food» dont nous abreuvent certaines chaînes de télévision françaises, où d’entrée de jeu, la discussion est plombée par un climat chargé d’idées labellisées, où les débats sont convenus et coulés dans le moule de la bien-pensance. Les participants au film du journaliste Olivier Mukuna ont des choses à dire, des avis partagés, des opinions différentes, des points de vue contradictoires. En bonus, le public réagit et il n’est pas là pour faire de la figuration…

Fin du film. Un constat : Dieudonné parle de son métier comme d’un art contemporain. Ce faisant, il sort de l’espace de la scène comique – ou le prolonge – pour poser des questions qui dérangent, agacent, effarent ou intriguent. Fallait-il un DVD pour ça ? Oui, pour se souvenir qu’il est possible de discuter sans passion aveugle.

Aussi parce que les émissions de télévision ne le permettent pas toujours. Bourdieu*** ne disait-il pas en parlant du petit écran qu’il exerce une sorte de monopole sur la formation des cerveaux […]? Alors pensons, questionnons, soupesons bref que l’on aime ou pas l’humour et le personnage de Dieudonné, il va bien falloir se la faire cette opinion! En connaissance de  cause et endehors du tourbillon parfois dissonant des médias…

En remettant le DVD dans son boîtier, je repense à l’intervention de Philippe Bilger, avocat général à la cour d’appel de Paris dans Médias**** : « Avant d’avoir le droit de penser, de parler ou d’écrire librement, il faut accepter de passer sous les fourches caudines maniées par ceux qui détiennent les secrets de la pensée correcte, de la parole admissible et de l’écriture convenable […] Il convient de refuser ce confort grâce auquel nous approuvons la liberté d’expression quand celle-ci est indolore pour nous ou, bien sûr, conforme à nos idées. Un dialogue tronqué, un faux débat donc ».


Le DVD d’Olivier Mukuna, c’est une question qui résonne comme une entrée en matière pour réapprendre à lire entre les lignes, pour ne pas s’arrêter aux titres du 20 heures, aux racolages des quotidiens et aux tromperies d’Internet. Pour aller au-delà, sur le terrain de la liberté d’expression.

Et si finalement Dieudonné n’était pas qu’un «triste con»***** ?

* Olivier Mukuna est journaliste indépendant. Il a notamment publié deux ouvrages : « Dieudonné – Entretien à cœur ouvert » Editions EPO, Anvers, 2004 et « Egalité Zéro – Enquête sur le procès médiatique de Dieudonné » Editions Blanche, Paris, 2005

** Voir Bande Annonce <http://www.youtube.com/watch?v=_dRHV0gseRc>  et pour commander le DVD, une seule adresse à kadtshi@yahoo.fr

http://www.afromedia.be/node/153

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