C’est ça le problème quand on cherche à tout bétonner… il y a toujours un truc qui vous échappe ! Après l’affaire Jean Sarkozy, la mise au pas des médias, les cadeaux faits à Lagardère, les menaces envvers le “Le Monde”… voici un nouvel exemple de la Sarkocratie en action.
Au fait… elle en est où la plainte que Mme Woerth devait déposer contre Montebourg ? Elle a fait “Pschiiit” ?
[Raphaelle Bacqué - Le Monde - 26/06/2010]
Le gouvernement cherche désespérément à éviter qu’Eric Woerth ne devienne un des plus spectaculaires cas de dommage collatéral de l’affaire Bettencourt. Car l’ancien ministre du budget, aujourd’hui ministre du travail et chargé de la difficile réforme des retraites, n’en finit pas de chercher à éloigner le soupçon d’avoir fermé les yeux sur l’évasion fiscale d’une partie de la fortune de la riche héritière de L’Oreal.
Le 16 juin, la publication, par le site Mediapart, d’écoutes téléphoniques illégales réalisées par un des employés de Liliane Bettencourt, avait laissé supposer qu’Eric Woerth pouvait avoir été au courant, par l’intermédiaire de son épouse Florence, que Liliane Bettencourt détenait des comptes en Suisse et une île aux Seychelles, non déclarés au fisc. Face au soupçon, Florence Woerth, chargée depuis la fin 2007 de placer les dividendes de L’Oréal alimentant la fortune de Mme Bettencourt, avait dû démissionner, le 21 juin, de ses fonctions afin d’apaiser la polémique.
Vendredi 25 juin, l’affaire a pourtant repris de la vigueur. L’hebdomadaire Marianne du 26 juin a affirmé que le parquet de Nanterre aurait omis d’alerter le fisc alors même qu’il détenait, depuis 2008, tous les éléments susceptibles de laisser présumer la fraude fiscale de Mme Bettencourt. Or le procureur de Nanterre n’est autre que Philippe Courroye. Ce dernier, qui a longtemps été un juge d’instruction emblématique et respecté, ne cesse, depuis qu’il a été nommé procureur, d’être accusé de soumission au pouvoir de Nicolas Sarkozy. Notamment parce qu’en le décorant en 2007 de l’ordre national du mérite, le chef de l’Etat l’avait présenté comme son “ami”.
C’est sans doute pour se laver de ce soupçon de complaisance à l’égard d’une des plus grosses fortunes de France, par ailleurs soutien financier de l’UMP, que M. Courroye a aussitôt démenti les accusations de Marianne.
Il l’a fait en précisant qu’il avait alerté l’administration fiscale dès janvier 2009. “A compter de ce jour, a-t-il déclaré vendredi soir, l’intégralité des éléments de la procédure et des scellés confectionnés dans ce cadre était à la disposition de l’administration des impôts.” Las, en désignant l’administration comme responsable du silence sur les présomptions de fraude fiscale de Liliane Bettencourt, M. Courroye a désigné indirectement celui qui à l’époque en avait la tutelle : le ministre du budget, Eric Woerth. Celui-là même qui a bâti en partie sa réputation sur son combat contre la fraude fiscale.
“Totale confiance”
Vendredi soir, tentant de se justifier, Eric Woerth a donc annoncé avoir lui-même autorisé en 2009 un contrôle fiscal de l’artiste François-Marie Banier. Le photographe est au coeur du procès qui doit s’ouvrir le 1er juillet devant le tribunal correctionnel de Nanterre, accusé par la fille de Mme Bettencourt d’avoir abusé de sa mère afin d’obtenir des dons de plusieurs centaines de millions.
Dans la soirée, c’est le directeur général des finances publiques du ministère du budget, Philippe Parini, qui est monté au créneau pour assurer dans un communiqué qu’il n’a “reçu aucune instruction de la part d’Eric Woerth concernant le dossier fiscal de Mme Liliane Bettencourt”.
Pris dans cette tourmente, M. Woerth a réclamé que des personnalités extérieures puissent s’assurer qu’il n’avait pas cherché à entraver la moindre enquête fiscale sur les agissements de la principale actionnaire de L’Oréal.
De son côté, la ministre de la justice, Michèle Alliot-Marie, a répondu que la justice ne pouvait s’autosaisir et qu’il appartenait à l’administration fiscale de dénoncer les faits. François Fillon lui a renouvelé, vendredi, sa “totale confiance”.
27 juin 2010 at 2:21
C’est précisément LÀ que l’on voit le peu de cas que les poliotiques font de l’opinion publique; dans un pays du Nord (Allemagne, Norvège, Suède, UK, etc), ce ministre aurait depuis longtemps démissionné en se confondant en plates excuses.
Mais ici, rien (ha, j’oubliais la formule consacrée: responsable mais pas coupable)
Et que dire de dati, qui rend un dossier de déclaration de biens personnels vierge au parlement Européen, alors que les Allemands mentionnent jusqu’aux 2-3 actions qu’ils possèdent?
La seule chose dont on peut être certain (et ça n’est pas moi qui le dit, mais beaucoup de socio-ethnologues (mais pas trop fort, ça inquiéterait)), c’est que le bon peuple commence à en avoir ras la casquette et que le jour où il va “bouger”, ça risque de faire très très mal.
Quelle peut bien être la légitimité d’un aréopage de menteurs patentés à l’haleine chargée? (ben vi, lécher les popotins ça fini par laisser des traces… de pneus.)
Croient’ils qu’alors que la plupart des pays environnants placent l’éthique et le respect de leurs administrés au-dessus de tout, ils vont pouvoir impunément continuer leurs frasques?
Hé bien, quelque part, ils ont raison puisque personne ne bouge…
Et quand les gens bougent, c’est presque toujours à contrario de la logique: les manifs des retraites? La réforme ne fait qu’égratigner la surface, une réforme réelle et complète (inévitable, vu les chiffres), lorsqu’elle va arriver va faire beaucoup plus mal que la réformette actuelle; et là encore c’est une bévue sans nom: l’INSEE (créée en 1946) ne peut ignorer au minimum depuis 1965 la pyramide des âges, donc si l’INSEE sait, les politiques aussi – Ont-ils bougé en… 45 ans? NON.
A leur (dé)charge, on peut juste dire que leur vue à long terme est égale à un mandat moins 2 ans de campagne de réélection.
Et les syndicats, qui refusent de repousser l’âge de la retraite, mais surtout n’apportent que de la contradiction et JAMAIS aucune solution (n’oubliez jamais que le syndicat roule d’abord pour lui-même!) Quelles différences avec les autres pays, où dès fois les syndicats ont des analystes d’un niveau supérieur à ceux de l’état, et où ils sont force de proposition avec toujours un consensus en tête et surtout la volonté de faire au mieux pour le maximum de personnes.
J’ai du mal à comprendre cette auto-destruction: on est dans une voiture de course qui a des pneus usés, des amortisseurs H.S. et des freins à l’état inconnu, on voit le mur approcher à 250Km/H ET on accélère encore… Enfin du mal à comprendre, c’est une figure de style, quant’on ne se préoccupe que de faire plaisir au parti et de sa propre carrière, c’est une conduite “logique”.
Alors un woerth de plus ou de moins, quelle importance finalement (mais sans moi, l’herbe est plus verte ailleurs, et comme l’a dit l’omniprésident: “ceux à qui cela ne plaît pas peuvent aller voir ailleurs’; hé bien j’y vais:)
27 juin 2010 at 2:39
Signe des temps, juste pour aller à la source de cette article…
Il faut payer.
Ainsi va “la monde”…
28 juin 2010 at 7:32
En même temps faut bien qu’ils bouffent au monde, je préfère payer leur contenu que de me le payer en achetant mes yahourts, danone ou kraft reversant ensuite l’aumone aux journaux via la visuellement détestable pub.
28 juin 2010 at 11:13
le foot est représentatif du malaise en France : aucun honneur, on baisse son froc et on attend la fessée
Une autre preuve : , la légion d’HONNEUR, on l’a donne à QUI dans se pays. A des fraudeurs, à des malfrats qui se croient tout permis parcqu’ils sont héritiers.
quelle honte, pauvre pauvre France