[Gregor Seither - IES News Service - 26/07/2009]
Il y a environ deux semaines, l’Administration Obama a rendues publiques environ 1 000 photos prises par les satellites espions de l’Armée U.S. au-dessus de l’Arctique et jusqu’ici censurées par l’Administration précédente.
Ces photos avaient été prises dans le cadre d’un programme de recherche scientifique qui permet aux chercheurs de demander et d’obtenir des prises de vues faites par les satellites de surveillance militaire. L’Administration Bush avait autorisé les chercheurs à consulter les photos mais avait interdit leur publication.
Pour Jeff Huber, de l’Académie Nationale des Sciences, “il est probable que ces photos allaient trop à l’encontre de la vulgate préchée par les lobbies industriels à Washington, qui veut que rien n’est certain en termes de réchauffement climatique et qu’il est urgent d’attendre avant de faire quoi que ce soit qui puisse déranger les industriels… ou les frapper au portefeuille.”
L’Administration Bush est déjà accusée d’avoir fait disparaître plusieurs rapports scientifiques dénonçant l’impact environnemental d’une exploitation pétrolière et minière dans les zones du Grand Nord… une exploitation que les lobbies et amis du président Bush ne cessent de réclammer. “Ne rien faire qui pourrait facher les amis industriels et financiers qui forment l’équipe de Bush” précise Jeff Huber.
Au début du mois, la National Academy of Science a conseillé à la nouvelle administration de “déclassifier” ces photos, ce qui a été fait le jour même. L’attention de la presse a été attirée sur ces documents à cause de la publication, hier, par le Guardian, de la photo suivante, qui est assez frappante. Il s’agit des glaces au large de la ville de Barrow, en Alaska, prises lors de l’été 2006 et l’été 2007 :
Mais bien d’autres images tout aussi dérangeantes sont désormais consultables sur le site de la “Global Fiducials Library” de l’institut de recherche géologique U.S. <http://gfl.usgs.gov/ArcticSeaIce.shtml>.
Voici , par exemple, l’évolution, sur six ans, des glaces dans la Mer de Beaufort :
Ou encore, la preuve du recul important du Glacier de Béring (dont le lobby industriel veut nous faire croire qu’il avance en fait) :



28 juillet 2009 at 4:33
Heureusement il reste encore Laurent Cabrol, rien n’est perdu!
30 juillet 2009 at 1:00
Tiens, tiens, l’existence de zone non (ou mal) cartographiées à notre époque ?!
Voilà qui réjouirait tous les lecteurs d’Hackim Bay, ces pirates des temps contemporains.
Si l’Etat est capable de mentir sur la réalité de son territoire, lui préférant la virtualité d’un environnement contrôlé. Alors il laisse ouverte la porte aux zones d’Autonomie Temporaire (TAZ) qui pourront se développer dans ces zones trop sinistrées pour qu’on puisse reconnaître leur existence.
Je préfère me réjouir des possibilités (subversives) offertes plutôt qu’une fois de plus me lamenter sur l’iniquité de nos politiques.
Amis ou ennemis, l’époque post-industrielle approche, plus de Révolution possible, plus d’obédience aveugle, mais juste la désobéissance nécessaire à ce diktat qui nous fait foncer droit dans le mur.
Et ne venez pas me traiter d’Anarcho-Autonome ou j’envoie mon York vous bouffer les fesses!!
1 août 2009 at 9:05
..Et si la fonte observée de l’Artique était dû aux activités humaines locales ? (Forages, bases miltaires, recherche de pétrole et de minerais, etc.).. bien davantage qu’à la pollution (locale elle aussi) de Paris ou de Mexico ??? De même que la relative fonte des glaciers alpins POURRAIT être la conséquence de l’urbanisation sauvage locale (stations de sports d’hiver !)
2 août 2009 at 2:34
Très bonne info, bravo…
mais pour éviter le syndrome “Pierre et le Loup”, ne criez pas dans la totalité de vos titres, SVP
(= stop aux capitales, beaucoup moins lisibles que les minuscules… sauf quand il y en a peu, comme ici le SVP