Ah ! On nous l’avait pas dit ça, quand on nous a invitait à nous mobiliser pour la pauvre petite journaliste, luttant courageusement contre la barbarie des "iraniens-fanatiques-et-sanguinaires-qu’on-va-bientot-devoir-bombarder-et-ca-sera-bien-fait-pour eux"…
C’est fou comme on apprend peu de choses, en lisant la presse occidentale…
[Hichem Benabli - IES News Service - 12/05/2009]
La journaliste irano-étatsunienne Roxanna Saberi a été accusée d’espionnage au bénéfice d’une nation étrangère après avoir obtenu un document ultra-secret des services iraniens concernant l’invasion U.S. de l’Irak. L’un des avocats de Mme Saberi, Maître Saleh Nikbakht, à Téhéran, à déclaré que Mme Saberi, alors qu’elle travaillait comme traductrice pour le "Expediency Council", un organisme puissant au sein de la hiérarchie cléricale du pouvoir iranien, avait obtenu et gardé par devers elle des documents hautement confidentiels concernant la situation en Irak.
C’est sur cette base que Mme Saberi a été accusée d’espionnage.
Mme Saberi a demandé pardon pour le fait d’avoir gardé ces documents et le tribunal a modifié l’accusation, ne l’accusant plus d’espionnage mais simplement de possession de documents confidentiels. (…)
14 mai 2009 at 4:11
sauf à se gratter l’oreille droite avec la main "gauche" (?) on voit mal qui pourrait ne pas être solidaire de cette femme, face au régime du terrifiant crétin Ahmadinejad.
Et on peine à comprendre le ton discrètement triomphant sur lequel cette information est relayée, par un site qui porte haut, la couleur des libertés.
15 mai 2009 at 1:25
"La liberté c’est être lucide" : soit… C’est donc aussi de ne pas s’arrêter à des arguties dont on se demande bien qui elles espèrent abuser, comme celle qui consiste à dire que ce personnage a été "démocratiquement élu" (on nous a déjà fait le coup avec Hitler et avec Mussolini, il est vrai), mais de constater qu’en Iran comme ailleurs, la Liberté ne perd jamais ses droits, dieu merci. Et qu’il y a des hommes, et même des femmes, qui au risque de leur vie, la défendent : je n’ai pas l’impression, en le rappelant, d’alimenter un stéréotype.
Quant au sinistre Lukashenko, et autres (auxquels j’ajouterais volontiers Netanyahou) : on voit mal, en quoi leur existence, servirait d’alibi à celle d’Ahmadinejad. Le procédé qui consiste à dire "il-faudrait-aussi-parler-de", derrière sa volonté affichée d’ouverture, ne sert jamais que la cécité volontaire. Elle n’est jamais, acceptable : elle l’est encore un peu moins s’agissant d’un personnage qui n’est pas vraiment un premier communiant et dont c’est chose heureuse, qu’il n’aît pas les moyens de ses ambitions.