7 mai 2008
QUI A SUICIDÉ JEAN PALFREY, GARDIENNE DES SECRETS SEXUELS DE WASHINGTON ?
Posted by libertesinternets under Censure, Fascisme d'aujourd'hui, Libertés publiques, Manipulation de l'opinion, Nouvelle Barbarie, Néo-connerie, Observatoire de l'empire, Politique et Propagande, Presse aux ordres, Revue de Web[Gregoire Seither - IES News Service - 2/5/2008]
Jean Palfrey la “tenancière de bordel de Washington” a été retrouvée morte, pendue dans la maison de sa mère, à Tampa (Floride). Sa mère affirme que sa fille n’avait jamais donné la moindre preuve d’un comportement suicidaire et la police a indiqué qu’il n’y avait pas de preuve d’usage d’alcool ou de drogues. Jean Palfrey aurait laissé plusieurs notes de suicide a déclaré la police, sans en publier le contenu.. . .
L’an dernier, Palfrey - qui dirigeait un service de prostitution de luxe pour les hommes politiques de Washington et disposait d’un carnet d’adresses de plus de 10 000 noms influents - avait publié les enregistrements téléphoniques de certains de ses clients, dans le cadre du procès qui lui était intenté. Elle avait menacé d’en publier bien d’autres :
Vous pouvez me croire, la prison c’est l’enfer et je n’y retournerais pas un jour, et encore moins 4 à 8 ans juste pour protéger la bonne réputation d’un vice-président ou d’un conseiller à la Maison Blanche… Je n’hésiterais pas une seule seconde et si le juge me le demande, je lui donnerais tous les documents que j’ai en ma possession.”
Il suffit de se souvenir de la descente aux enfers du Gouverneur Eliot Spitzer quand il a été révélé qu’il utilisait un service d’escorte semblable à celui de Palfrey, pour se douter que l’élite de Washington n’était pas “amused” par les menaces de Mme Palfrey.
Bine sûr, cela ne veut pas dire que Palfrey ne s’est pas suicidée, seulement qu’il est probable que sa mort va aller allonger la liste des personnes dont on ne saura jamais vraiment comment elles sont mortes.
Dans le paysage politique états-unien, cette liste est longue. Dans l’entourage des Clinton, par exemple, au moins neuf personnes directement impliquées dans les affaires du couple se sont “suicidées” dans des conditions douteuses. 30 autres personnes ont été assassinées du temps où les Clinton étaient au pouvoir dans l’Arkansas. A chaque fois les meurtres ont été classés par la police comme étant sans motif évident et sans témoignage, ce que la presse appelait à une époque “Le Syndrome de la Mort Subite en Arkansas”.
Ce que nous savons par contre, sur Jean Palfrey, c’est que son business comportait plus de 10 000 clients et que aucun d’entre eux n’a jamais été inquiété ni interrogé par la police. Les deux femmes responsables du réseau de prostitution, Jean Palfrey et Brandy Britton se sont toutes les deux “suicidées” par pendaison. En 2007, quand le journaliste Alex Jones a demandé à Palfrey : “Et vous n’avez pas l’intention de vous suicider, n’est-ce pas,” elle a répondu, “Non, je n’ai aucune intention de me suicider.”
Les soupcons sont encore renforcés par l’ampleur de la campagne légale contre Palfrey - sans commune mesure avec le “délit” dont on l’accuse. La prostitution n’est même pas un crime fédéral; pour pouvoir l’atteindre, le FBI a du l’inculper de détournement de fonds. Quand le FBI a fouillé sa maison, en 2006, les policiers ont fouillé le moindre placard mais ont étrangement ignoré 46 boites d’archives contenant des fiches sur ses clients.
Ce qui est également intéressant c’est que la campagne policière contre Palfrey a commencé quand elle a fermé son agence d’escortes et annoncé vouloir se retirer des affaires. De fait, elle était en Allemagne (où elle voulait s’installer) quand la police a tenté illégalement de fouiller sa maison aux US en prétendant être des acheteurs interessés.
Toutes ces petites pièces mises bout à bout soulèvent la question de savoir si l’affaire Palfrey ne va pas bien au-delà d’une simple histoire de prostitution. Est-ce que Palfrey était menacée parce qu’elle avait déclaré vouloir quitter la bande et se retirer - avec toutes les petites histoires que l’on collecte dans ce genre de milieu ? Est-ce qu’elle était un pion dans une opération de chantage plus importante ? Est-ce qu’elle a été “purgée” maintenant qu’on avait plus besoin de ses services ? Est-ce que c’est elle qui s’est passé la corde en nylon autour du cou ou bien est ce que quelqu’un s’en est chargé à sa place ?
Bien sur, rien ne sert de se précipiter vers une théorie conspirationiste. Mais ce n’est pas pour autant qu’il faut accepter la conclusion que l’establishment a immédiatement crié sur tous les toits - une conclusion qui l’arrange bigrement. Dans le cas de Palfrey, il y a au moins 10 000 personnes à Washington qui ont un intérêt immédiat à ce qu’on ne s’attarde pas trop sur la mort de cette “Madam”.
Dans l’affaire Palfrey, tous les acteurs - juges, procureurs, la presse et les hommes politiques - se sont donnés un mal de chien pour freiner au maximum la diffusion d’informations relatives à cette histoire (qui aurait pourtant du faire saliver le moindre journaliste stagiaire) . A ce jour, leur efforts ont été couronnés de succès.