mai 2008


Au moins ça évitera à cette nana de devoir vivre avec un connard…

[L'Express - 30/5/2008]

Elle n’était pas vierge au moment du mariage, contrairement à ce que stipulait son contrat: le tribunal de grande instance de Lille a annulé l’union entre deux conjoints musulmans, provoquant de nombreuses réactions… dont les vôtres.

“J’ai honte que la justice française n’ait pas pris à coeur de défendre toutes ces jeunes filles”, mais ait, au contraire, “accentué la pression sur elles”: première à réagir à la décision du tribunal de grande instance de Lille d’annuler un mariage pour “erreur sur les qualités essentielles”, en l’occurrence la virginité de l’épouse au moment de l’union, Elisabeth Badinter était “très inquiète”, jeudi matin, au micro de France Inter.

De son côté, le vice-président du conseil régional Nord-pas-de-Calais du culte musulman, Abdelkader Assouedj (Grande mosquée de Paris), a souligné que le mariage est “un pacte très fort” basé sur “le respect, la transparence, l’amour”. “L’islam n’exige pas que l’épouse soit vierge et des musulmans peuvent s’ils le souhaitent épouser des femmes divorcées déjà mères”, a-t-il expliqué, mais ce qui pose problème, selon lui, c’est que “cette dame a caché des choses. C’est un mariage basé sur le mensonge. C’est pour cela que la justice a tranché, ce n’est pas par rapport à la religion”.

Même argument chez l’avocat du plaignant, Me Labbée, qui estime que le jugement est “parfaitement logique” puisque “l’épouse a reconnu qu’elle avait menti” et que, en dehors de toute considération religieuse, “il y a un vice dès le départ”.

La secrétaire d’Etat au droit des femmes, Valérie Létard, s’est dite “consternée de voir qu’aujourd’hui en France certaines dispositions du code civil conduisent, par l’interprétation qui peut en être faite, à une régression du statut de la femme”, une décision “d’autant plus choquante que le gouvernement multiplie les mesures en faveur de l’égalité entre les hommes et les femmes”.

Même son de cloche dans sa majorité: le député UMP Jacques Myard a exprimé son “indignation” face à une décision “choquante (qui) avalise un intégrisme archaïque”. Le PS dénonce un jugement “atterrant” qui “bafoue le droit des femmes à disposer de leur corps et à vivre, librement, comme les hommes, leur sexualité”. Quant au PCF, il l’a qualifié de “scandaleux”.

L’association Ni putes ni soumises a également évoqué une “régression”, exprimant son amertume “de savoir qu’en France la virginité peut être considérée comme une ‘qualité essentielle’” et a exigé une modification de la loi.

Le procureur de Lille, Philippe Lemaire, a défendu le tribunal, estimant que le jugement était “assez conforme à la jurisprudence classique” et insistant sur le fait que les deux époux étaient “d’accord”. Selon lui, la question n’est pas celle de la virginité, mais de “la liaison que l’épouse a eue avant et qui a été cachée.” En bref, “le mensonge”.

La Chancellerie n’a “pas le souvenir” d’une annulation pour mensonge sur la virginité, même si les annulations pour mensonges sur “des éléments de personnalité” d’un des conjoints sont, en revanche, loin d’être rares. Parmi ces “erreurs” figurent essentiellement la découverte après le mariage que le conjoint est divorcé, qu’il a menti sur sa nationalité, qu’il fait l’objet d’une mesure de curatelle ou qu’il n’est pas apte à avoir des relations sexuelles normales.

Pour terminer, cette réaction d’un internaute, frappée au coin du bon sens: “Excellente décision de justice qui sauve cette jeunne femme d’un véritable abruti aux idées rétrogrades.”

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/justice/j-ai-honte-pour-la-justice-francaise_505547.html?xtor=RSS-96

Pour avoir une idée à quel point les admins de Wikipedia se prennent au sérieux et jouent les Torquemada du Dimanche, je vous recommande la lecture du “Bulletin des admins de Wikipedia” à la date du Lundi 19 mai, sous la rubrique “Grandes Manoeuvres” - c’est navrant (et ça pue) :
http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Wikip%C3%A9dia%3ABulletin_des_administrateurs%2F2008%2FSemaine_21#Grandes_Man.C5.93uvres.2C_suite

Wikipédia tue et protège Philippe Manoeuvre

[ Guillaume Champeau - Numerama - 23 Mai 2008]

(…) Peut-on condamner un internaute qui diffuse sur Wikipédia une fausse nouvelle ? La justice semble le croire. Les autorités de police ont interpelé cette semaine un homme de 21 ans qui vit chez ses parents, et confisqué son matériel informatique avant de le placer en garde à vue. Il est suspecté d’être l’auteur d’une fausse information selon laquelle le journaliste et jury de La Nouvelle Star Philippe Manoeuvre serait mort le 18 avril 2008 au soir. La fausse nouvelle avait été ajoutée… la veille.

On n’en avait pas fait autant pour Jean-Pierre Elkabbach lorsqu’il a fait annoncer prématurément la mort de Pascal Sevran sur Europe 1. La famille de l’animateur s’était contentée d’un démenti.

Mais Philippe Manoeuvre, loin de trouver la mauvaise blague a son goût, a immédiatement déposé plainte contre X. Il faut dire que selon un administrateur de Wikipédia qui a eu le journaliste au téléphone, la mère de Philippe Manoeuvre aurait eu vent de la fausse nouvelle et aurait - bien sûr - éclaté en sanglots en apprenant que son fils était décédé.

“L’enquête ayant démarré le 5 mai dernier, il a donc fallu moins de quinze jours aux enquêteurs pour remonter jusqu’à l’origine de cette information”, indique Wikinews qui précise néanmoins que les services judiciaires se sont bien cassés les dents sur la qualification juridique de l’infraction. Car si l’article 27 de la loi du 29 juillet 1881 fait un délit pénal “la publication, la diffusion ou la reproduction, par quelque moyen que ce soit, de nouvelles fausses”, il s’agit d’un délit de presse qui concerne… la presse. Wikipédia n’est pas concerné, et ses contributeurs encore moins. L’affaire pourrait toutefois être jugée au civil, sans doute sur le fondement du préjudice moral.

Intransigeant, Wikipedia veut en faire une affaire exemplaire pour préserver la réputation de l’encyclopédie. “Il est important que, désormais, les plaisantins sachent qu’ils risquent d’être inquiétés pour toute insertion diffamatoire, fausse ou volontairement biaisée dans un média tel que Wikipédia et que les plaintes aboutissent à une enquête qui mène à la garde à vue et la saisie du matériel, sans préjuger du résultat de l’éventuel procès”, se félicite Céréales Killer, l’administrateur de Wikipedia France qui a pris l’affaire en charge.

Wikipédia devrait sans doute plutôt se féliciter de la réactivité de sa communauté. Alors que la fausse annonce du décès de Philippe Manoeuvre avait été ajoutée le 17 avril à 08h49, un internaute l’a effacée moins d’une heure plus tard, à 09h28. (NdL&I : et pas de bol, c’est juste à cette heure là que la maman de Manoeuvre s’est connectée sur la page de Wikipedia et a éclaté en sanglots… il nous prend pour des demeurés Philippe Manoeuvre ou quoi ?)

Est-il bien opportun de dresser la menace judiciaire lorsque par nature, Wikipedia permet d’éliminer très rapidement les fausses nouvelles ?

En cherchant à protéger à tout prix sa réputation, y compris en exposant la responsabilité judiciaire de ses contributeurs, Wikipedia risque de tétaniser une communauté pour qui la place du curseur entre vraie et fausse information peut parfois, sur certains sujets tendancieux, sembler floue. De plus en ouvrant la porte aux fausses nouvelles, ce sont les procès en diffamation, violation des droits d’auteur ou des droits des marques qui risquent de s’engouffrer.

Et l’on sait que certaines personnalités et certaines sociétés ont la gachette judiciaire facile dès que leur image est écornée, fusse-t-il en diffusant… de vraies informations.

http://www.numerama.com/magazine/9691-Wikipedia-tue-et-protege-Philippe-Manoeuvre.html

Les risques du pot au bureau

[ Christine Artus-Jégou et Nadège Dallais, avocates chez Baker & McKenzie - 26/05/2008 12:01 - L'Expansion.com ]

Il faut désormais prendre les plus grandes précautions lors de l’organisation d’un séminaire ou d’une soirée en relation, même indirecte, avec le travail et où l’on peut consommer de l’alcool.

Que ce soit dans la vie privée et encore plus dans la vie professionnelle, il y a d’importants risques à organiser des événements “arrosés”. Désormais, on risque des poursuites pour non-assistance à personne en danger voire même homicide involontaire avec circonstances aggravantes. La jurisprudence récente montre que les juges ont tendance à considérer que les salariés victimes d’accidents de la route au retour d’une soirée ou d’un séminaire d’entreprise au cours desquels ils ont consommé de l’alcool sont victimes d’un « accident de trajet », même lorsque ces séminaires ou soirées ne sont pas organisés dans les locaux de l’entreprise.

Pourtant, un “accident de trajet” est défini comme un accident du salarié survenu pendant le trajet d’aller et de retour, entre son lieu de travail et son lieu de résidence ou le lieu où il prend habituellement ses repas. En outre, ce trajet doit traditionnellement être un trajet direct et ne doit pas être interrompu ou retardé pour des raisons personnelles, sans rapport avec le travail.

La position des tribunaux a donc changé puisqu’ils considéraient traditionnellement que les accidents sur le trajet du retour d’évènements sociaux organisés par la société n’étaient pas des accidents de trajet. Désormais, les accidents de la circulation, liés à une consommation d’alcool dans le cadre du travail, survenus hors du lieu de travail, peuvent être considérés comme un accident de travail en tant qu’accident de trajet sur la route du retour du travail.

(more…)

[La chronique Agora - 27/05/2008]

Le Financial Times rapportait hier que selon Greenspan, il “y a toujours plus de 50% de probabilité de récession”.   Warren Buffett, de son côté, affirme que la récession est déjà une réalité. Et selon lui, elle sera “plus longue et plus profonde que le pensent les gens”.

* Pour les anciens, la définition d’une récession, c’était “quand votre voisin perd son emploi”. Lorsque vous perdez votre emploi, c’est une dépression. Combien de gens ont perdu leur poste dans le ralentissement actuel ? Pour une réponse à cette question, nous nous tournons vers ceux qui nous donnent les chiffres officiels de l’inflation — les apparatchiks du département du Travail US. C’est toute une histoire… et nous laissons Dana Samuelson, de Danagold, la raconter :

L’individu moyen juge une récession essentiellement par l’emploi. Si des postes sont disponibles, l’économie se tient. Si les emplois sont rares, l’économie va mal. Selon ce critère, l’économie américaine lutte vraiment, la main d’oeuvre étant en baisse sur chacun des quatre premiers mois de l’année.

Mais les gros titres, une fois encore, ne reflètent pas la réalité vécue par les Américains. A 5,0% en avril, en baisse par rapport à 5,1% en mars, le taux de chômage du Bureau US des statistiques de l’emploi est relativement bas selon les standards historiques.

Cependant, le nombre d’Américains sans emploi mais en âge de travailler — c’est-à-dire d’hommes âgés de 24 à 54 ans — est historiquement haut, à 13,1%. La plupart de ces gens ne sont pas qualifiés de chômeurs ; pourtant, ils sont sans emploi”.

“Pourquoi ces travailleurs potentiels n’apparaissent-ils pas dans les statistiques officielles ? En grande partie parce que la définition gouvernementale du chômage ne comprend que les gens qui n’ont pas d’emploi, ont cherché activement un poste durant les quatre semaines précédant l’enquête et sont actuellement disponibles.

Elle ne tient pas compte des personnes travaillant en indépendant et ne trouvant pas assez de contrats, des personnes qui travaillent à temps partiel ou seulement à la commission, et des personnes sous-employées (comme les agents immobiliers travaillant comme serveurs ou les courtiers en prêts hypothécaires transformés en caissiers de supermarchés).

Elle ne compte pas non plus ceux qui ont simplement abandonné la recherche d’emploi — une catégorie connue sous le nom de ‘travailleurs découragés’, que l’on définit comme des gens qui ne cherchent pas pour l’instant spécifiquement parce qu’ils pensent qu’il n’y a pas d’emploi disponible pour eux.

Certains analystes affirment que cette catégorie bien particulière de chômeurs américains — qui pensent que leurs perspectives sont de plus en plus moroses, mais qui ne figurent même pas dans les calculs du taux de chômage — représente la triste situation de la main d’oeuvre du pays.

Selon les statistiques calculées par John Williams — une des principales sources de données économiques objectives — si l’on tenait compte des ‘travailleurs découragés’, le véritable taux de chômage d’avril est passé à 13,1%, en hausse par rapport aux 13,0% de mars. Voilà qui est récessionniste !”

http://www.la-chronique-agora.com/redacteurs/BillBonner.html

[Addison Wiggin - Chronique Agora - 27/05/2008]

(Extrait du livre d’Addison Wiggin, Le Déclin du Dollar)

Une récession est un recul, un déclin du PIB, de l’emploi et du commerce. Il n’est pas étonnant de voir que la plupart des gens considèrent de telles forces économiques en termes de pertes d’emploi, ce qui n’est qu’un seul aspect de l’ensemble du tableau. Mais tout comme la récession a une signification large, il en va de même pour la reprise.

Par le passé, les récessions américaines résultaient d’une politique monétaire et de crédit stricte. Cela se traduisait par des difficultés à obtenir des prêts (surtout pour les propriétaires immobiliers et les petites entreprises). Un des symptômes d’une récession, c’était qu’on entendait les gens dire que leurs finances étaient “un peu justes”.

On entend rarement ce genre de choses actuellement. Pourquoi ? Parce que l’argent n’est plus “juste” de nos jours ; il a simplement de moins en moins de valeur. Les récessions à l’ancienne, et la politique monétaire stricte qui allait avec, forçaient les consommateurs et les entreprises à réduire leurs excès d’emprunts et de dépenses — ils devaient se serrer la ceinture. Ce changement de comportement finissait par rééquilibrer l’économie et le système financier. Moins recourir au crédit lors d’une récession est une forme de diète économique. Il faut maigrir, suite au resserrement monétaire, de manière à ce que l’économie puisse à nouveau entrer dans les pantalons moulants qu’elle portait l’été précédent. La plupart d’entre nous savent exactement ce que c’est, et ce que cela signifie.

Quelque chose a changé aux Etats-Unis. L’économie du pays est frappée d’obésité morbide, et ses citoyens ont abandonné depuis longtemps tout désir de perdre du poids. Ils achètent simplement des espérances de plus en plus grosses. Ils vivent dans une bulle.

Lorsque nous intervenons lors de conférences et parlons aux gens un peu partout aux Etats-Unis, nous sommes souvent surpris par le peu de connaissance qu’ils ont sur l’argent qu’ils mettent dans leur portefeuille. Depuis 1913 et l’approbation du Federal Reserve Act, le gouvernement fédéral a cédé à des intérêts privés le pouvoir sur l’argent qui lui a été expressément attribué par la Constitution. L’article I de la Constitution américaine donne au Congrès le pouvoir de battre monnaie et d’en réguler la valeur. Mais ce pouvoir a été délégué à la Fed, qui est, dans les faits, un cartel bancaire et ne fait pas partie du Congrès. Il ne s’agit pas là de politique ou d’économie ennuyeuse. En permettant à la Fed d’avoir ce pouvoir, les citoyens n’ont plus voix directe sur la manière dont la politique monétaire est décidée — non que cela soit très utile, de toute façon. La perte de l’argent sain — de l’argent adossé à un actif tangible, plutôt qu’à un procédé gouvernemental — est le déséquilibre principal affligeant le dollar.

Les passages du pic au gouffre constatés lors de récessions passées prouvent cet argument : les Etats-Unis ont modifié leur manière de prendre et perdre du poids économique, et ils ne retrouvent pas la santé comme avant ; quelque chose a radicalement changé et — comme dans des sables mouvants — le pays s’enfonce peu à peu.

Voilà pourquoi la crise du dollar est invisible. Personne ne veut vraiment s’y intéresser, et la Fed permet de l’ignorer en déclarant que tout va bien. Tant que les sociétés de cartes de crédit continuent de distribuer leurs rectangles de plastique et d’augmenter les plafonds des cartes, pourquoi s’inquiéter ? Voilà qui définit en une phrase le problème économique qui sous-tend l’effondrement du billet vert.

Un économiste balaierait ces changements d’un revers de la main, décrétant qu’ils sont cycliques, ou qu’il s’agit tout simplement du signe que, lors de la dernière reprise, la balance a penché du côté de la consommation — ce qui affecte l’issue du problème. Mais qu’est-ce que cela signifie ? Si nous ne sommes plus prêts à accepter un resserrement monétaire comme une réalité indissociable de la partie baissière du cycle économique, comment pouvons-nous maintenir une croissance économique ? Combien en faudra-t-il ? Et que se passera-t-il lorsque les excès de dettes et de crédit, apparemment infinis, finiront par rattraper les Etats-Unis ?

(*) Addison Wiggin est le Directeur du Daily Reckoning, l’équivalent américain de La Chronique Agora. Mr Wiggin étudie, commente et écrit sur les marchés depuis plus de dix ans. Avec un master de philosophie de l’université de St John, il adopte un point de vue global et contrarien sur les marchés américains et mondiaux.

http://www.la-chronique-agora.com/redacteurs/AddisonWiggin.html

Le simple fait qu’une outre bouffie comme Placé “ait sa place” aux Verts montre bien à quel point ce “parti” (si on peut encore parler de parti) est devenu rien d’autre qu’une boutique politique pour arrivistes qui cherchent à contourner les embouteillages dans les autres partis afin d’arriver plus rapidement en haut, là où on s’imagine avoir un quelconque pouvoir et où les assiettes au beurre sont bien garnies…

Un mec qui tire sa gloire d’avoir “casé sa meuf à la direction” et qui rève d’un groupe “Alcool, femmes et politique” serait candidat à la direction des “Verts” ? Ben putain, il est loin le temps des combats pour changer la société phallocrate et la politique de papa… Placé, c’est comme Bernard Tapie au PS, à l’époque…

Quel est le bilan de la “participation” des Verts au gouvernement ? Qu’est ce qui a changé chez les “Verts” depuis 2002 ? Quel est l’impact des Verts sur les questions fondamentales qui déterminent l’avenir de notre planète ?

Sic transit gloria bouffie…

PORTRAIT : Jean-Vincent Placé - Le «rad-soc» des Verts
[Le Monde - 21.05.08]
Il a rejoint les Verts en 2001, sans aucun passé écolo, et s’y est vite imposé. Il rêve maintenant de prendre la direction du parti, où il suscite encore des interrogations

Il est le premier à avoir sonné la charge contre Dominique Voynet, au soir de sa victoire à Montreuil, aux élections municipales du mois de mars. Jean-Vincent Placé, président du groupe Verts au conseil régional, n’aurait laissé ce rôle à personne. Même seul au milieu du concert de louanges qui a accompagné l’ancienne patronne des Verts. « Dommage qu’elle ait gagné contre un autre élu de gauche. J’espère qu’elle va s’occuper à plein temps des habitants de Montreuil », expliquait-il sur TF1, avant d’exiger que la nouvelle élue choisisse entre son mandat de sénatrice et celui de maire.La critique sans nuance marquait la reprise des hostilités internes. Mais aussi la sortie au grand jour de cet homme de l’ombre qui pèse lourd au sein du parti écologiste. Son nom est peu connu, mais sa silhouette est familière dans les négociations entre partis de gauche. Jean-Vincent Placé, 40 ans, n’a pas de fonction interne et pour seul mandat celui de conseiller régional depuis 2004. Il a su se rendre indispensable dans un parti qu’il n’a rejoint qu’en 2001.

Ce jeune auditeur financier est entré chez les Verts sans antécédent écolo, mis à part sa proximité avec Michel Crépeau, ancien ministre de l’environnement, dont il fait connaissance en 1992 dans les cercles discrets de la franc-maçonnerie. Le jeune Placé ne fait alors guère de politique. Il a milité un temps à l’UNEF-ID, puis fréquenté les réunions du PS à Caen mais semble en être revenu. Suivant son mentor, il adhère au Mouvement des radicaux de gauche et devient assistant parlementaire.

A la mort du « vieux », en mars 1999, il cherche à changer d’air. Au Parti radical de gauche (PRG), il est en concurrence avec d’autres jeunes aux dents longues. Les perspectives de carrière semblent plus ouvertes chez les Verts. Il se tourne vers Noël Mamère, qu’il croise à l’Assemblée. En vain. « Avec ses habitudes de conciliabules dans les couloirs, de bonnes bouffes de «rad-soc», c’était un ovni pour nous ! », se souvient Sergio Coronado, proche du député de la Gironde. Qu’importe ! Jean-Vincent Placé frappe à d’autres portes vertes plus accueillantes : Jean Desessard, représentant du courant environnementaliste, le prend sous son aile. (NdL&I : Aaah, c’est encore un poulain de Desessard, un des nombreux…)

Très vite, le jeune homme se retrouve à la tête du Centre d’études et de développement pour les élus écologistes et solidaires (Cedis), une réserve de subventions utile mais qui vivote. Il le développe, lance des séminaires et se construit un réseau d’obligés dans tous les courants. « En payant des formations ou en finançant des projets, il est le roi du pétrole », s’amuse un membre de l’exécutif.

Louvoyant entre toutes les sensibilités, il se fait élire deux ans plus tard comme tête de liste parisienne aux régionales. Puis à la tête du groupe qu’il parvient à imposer dans les négociations au conseil régional d’Ile-de-France. « Ce n’est pas un Khmer vert mais il défend bien les intérêts de son parti », remarque le député PS Julien Dray. « C’est un vrai homme d’influence et il tient ses troupes », confirme Jean-Paul Huchon, président de la région. Les deux hommes partagent le goût de la bonne chère et un certain sens de l’humour de fin de repas qui les amènent à se rêver, certains soirs, fondateurs et membres actifs d’un club fictif qu’ils ont baptisé « Alcool, femmes et politique ». (NdL&I : Kolossal humour… on pensait que Les Verts voulaient faire de la politique autrement que l’habituelle magouille entre cognac et cigares après un bon repas. On était naifs…)

Une fois bien installé au conseil régional, Jean-Vincent Placé s’est déployé chez les Verts et a pris une place étonnante. Sans jamais intervenir dans les débats de congrès, il négocie les alliances et propulse son nouveau courant, « Espoir en acte », au centre du jeu. « Il est toujours au milieu. C’est son fonctionnement et sa culture », admire Jean-Marc Brulé, conseiller régional.

C’est ainsi qu’au congrès de Bordeaux en 2006, Cécile Duflot, alors sa compagne, se retrouve secrétaire nationale bien que minoritaire au sein du parti. Il lance à un Bruno Le Roux, député du PS, médusé : « T’as vu qui est secrétaire nationale ? Ma meuf ! C’est moi le patron maintenant. » (NdL&I : et il ne s’est trouvé personne chez les Verts pour lui foutre un grand coup de pied dans les boules en réponse ? Putain, mais Francine, tu fois quoi ?).

Plus tard, en pleines négociations pour les législatives de 2007, bombardé « expert électoral », il exige pour les Verts une douzaine de circonscriptions éligibles. Il ne les obtiendra pas et se battra alors contre l’accord avec le PS. « Tout à ses marchandages, il n’avait pas vu que le score de Voynet à la présidentielle avait tant changé la donne », souligne M. Coronado.

Il reconnaît qu’il « a faim » et qu’il va vite. Un appétit né de la frustration au début de sa vie. Il a passé ses sept premières années, à Séoul, dans un orphelinat tenu par des protestantes hollandaises. Adopté par un couple normand, le petit Coréen se retrouve au sein d’une famille de cinq enfants « très à droite et très chrétienne », sans parler un mot de français. Il en a gardé des bons souvenirs et quelques repères : une passion pour Napoléon, un côté « un peu XIXe siècle et conservateur » et des vacances régulières en Charente-Maritime. Mais le choc lui a forgé le caractère : « Ça fait que j’aime manger plus que de ra ison », lance-t-il goguenard.

Au pays des écolos, avec sa rondeur de bon mangeur dans ses costumes bleu marine, il fait « un peu décalé », reconnaît-il. Les cadres Verts sont peu diserts sur le personnage. « Je n’ai pas envie de parler de lui », lâche le député Noël Mamère. Idem pour le conseiller de Paris Denis Baupin. Ou alors en « off », comme cette élue à l’exécutif qui avoue ne « pas se repérer dans sa manière de faire de la politique ».

Le jeune homme pressé s’est créé des inimitiés solides, mais taiseuses. On lui reproche d’avoir « importé » les méthodes apprises au PRG. Intrigues, alliances dans les couloirs, menaces sous couvert de pressions amicales, peu d’appétit pour les batailles idéologiques qui font le délice des Verts : tout pour déplaire. Et pourtant il grimpe.

« Sa force c’est que, pour lui, c’est naturel. Il agit en proprio », grince Francine Bavay, vice-présidente du conseil régional d’Ile-de-France. Le quadragénaire ne s’en cache pas : il veut désormais le pouvoir chez les Verts. Cela fait longtemps qu’il se rêve secrétaire national, si Cécile Duflot est d’accord, sinon porte-parole. « Je n’exclus rien pour moi-même », dit-il. La victoire inattendue de Dominique Voynet pourrait chambouler ses plans. Pour Placé, pas question de la laisser faire. « Si elle remet les pieds dans le parti, ça va commencer à devenir Stalingrad pour elle », prévient-il.

Il veut « maintenir les Verts à gauche » mais pas en appendice du PS, comme il soupçonne la sénatrice de vouloir le faire. Son plan d’attaque est prêt : monter son « fortin » en Seine-Saint-Denis, autour des élus de Plaine Commune, pour « reprendre » la fédération aux voynetistes. Et « bétonner » les fédérations en faisant la tournée de ses « amis ». Objectif : un congrès de décembre où lui et Duflot pèseraient 60 %. A la rad-soc.

http://www.lemonde.fr/

La direction du site Wikipedia France se félicite de cette arrestation ? S’il fallait encore une preuve que les “admins” et “modérateurs” de Wikipedia France sont des petits cons bouffis d’orgueil en quête de respectabilité… la voici.

Est-ce qu’on a vu la direction de Wikipedia France se précipiter pour livrer à la police les collaborateurs des députés UMP ou bien les marketeux  MONSANTO qui vandalisent les pages qui leur déplaisent (merci WikiScanner !) ? Non, bien sur, pas fous les mecs…

Livrer un plaisantin internaute à la police, c’est beaucoup moins risqué…

[Voici - 27/05/2008]

Philippe Manœuvre n’avait pas du tout apprécié que l’encyclopédie collaborative en lgne Wikipédia annonce son décès dans biographie le mois dernier. Et il avait raison vu qu’il n’était pas mort. Bref, le journaliste rock et accessoirement juré de La nouvelle star avait décidé de porter plainte contre X. Un jeune suspect de 21 ans a été placé en garde à vue et tout son matériel informatique a été confisqué par les autorités, d’après la magazine en ligne Numerama.
L’enquête ayant démarré le 5 mai dernier, il a donc fallu moins de quinze jours aux enquêteurs pour remonter jusqu’à l’origine de cette information“. De quoi inquiéter les petits malins qui s’amuseraient à dispenser de fausses informations sur Wikipédia. La direction du site se félicité de cette arrestation. Il est important que, désormais, les plaisantins sachent qu’ils risquent d’être inquiétés pour toute insertion diffamatoire, fausse ou volontairement biaisée dans un média tel que Wikipédia et que les plaintes aboutissent à une enquête qui mène à la garde à vue et la saisie du matériel, sans préjuger du résultat de l’éventuel procès“.

http://www.voici.fr/potins-people/les-potins-du-jour/philippe-manaeuvre-son-fossoyeur-arrete-219712

Jean-Pierre Bemba, accusé de crimes contre l’humanité et crimes de guerre, arrêté à Bruxelles

[LEMONDE.FR avec Reuters et AFP | 25.05.08]

L’opposant congolais en exil Jean-Pierre Bemba a été arrêté samedi 24 mai à Bruxelles par les autorités belges agissant dans le cadre d’un mandat d’arrêt délivré par la Cour pénale internationale (CPI).L’ancien chef de guerre de République démocratique du Congo (RDC), battu par Joseph Kabila à l’élection présidentielle de 2006, est accusé par la CPI d’implication dans des crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis en République centrafricaine (RCA) en 2002-2003.

“Jean-Pierre Bemba Gombo, président et commandant en chef du Mouvement de libération du Congo (MLC), serait pénalement responsable de quatre chefs de crimes de guerre et de deux chefs de crimes contre l’humanité commis sur le territoire de la République centrafricaine pendant la période allant du 25 octobre 2002 au 15 mars 2003″, précise la CPI sur son site Internet. Le mandat d’arrêt le visant n’avait pas été rendu public avant son arrestation.

Le procureur de la CPI, Luis Moreno-Ocampo, s’est félicité de cette arrestation, “fruit d’une opération complexe et bien planifiée” et a remercié les autorités belges. “M. Bemba avait déjà commis de tels crimes en RCA ; il avait déjà commis de tels crimes en RDC; il fallait l’arrêter”, a-t-il lancé. Selon la CPI, il serait impliqué dans une campagne systématique de meurtres et de viols en série commis sur des civils en Centrafrique par ses hommes du MLC. “Nous avons la preuve que M. Bemba a commis des crimes”, a affirmé le procureur de la CPI.

L’ancien chef rebelle, craignant pour sa sécurité, avait quitté le Congo démocratique l’an dernier pour se réfugier au Portugal. Il nie les faits qui lui sont reprochés.“PAS D’EXCUSES POUR DES CENTAINES DE VIOLS…”

Bemba est le premier suspect faisant l’objet d’un mandat d’arrêt délivré par la CPI dans le cadre de l’enquête sur les événements survenus en République centrafricaine ouverte en mai 2007 par le procureur Luis Moreno-Ocampo.

La CPI poursuit ses investigations sur ce qu’elle qualifie d’“attaque systématique ou généralisée contre la population civile” au cours de laquelle ont été commis “des viols, des actes de torture, des atteintes à la dignité de la personne et des pillages”.

“L’arrestation de M. Bemba est un avertissement sérieux à tous ceux qui commettent, encouragent ou tolèrent les crimes sexuels”, a souligné M. Moreno-Ocampo. Et de poursuivre : “Il n’y a pas d’excuses pour des centaines de viols, il n’y a pas d’excuses pour le viol d’une petite fille sous les yeux de ses parents, il n’y a pas d’excuses pour un chef qui ordonne, autorise ou tolère que ses troupes commettent des viols et des pillages.”

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2008/05/25/jean-pierre-bemba-accuse-de-crimes-contre-l-humanite-et-crimes-de-guerre-arrete-a-bruxelles_1049378_3212.html

Cette info soulève des tas de questions : comment la police a-t’elle obtenue l’identité du posteur ? Sur la base de quel délit ? Annoncer par erreur la mort de quelqu’un n’est pas un crime, sinon Jean-Pierre Elkabbach serait déjà en prison… bien sûr, si l’internaute avait formulé l’annonce de la mort sous la forme d’une menace… mais cela ne semble pas être le cas.

Si la police se met à enfoncer les portes de toutes les personnes qui écrivent des conneries sur Wikipedia, elle n’aura plus le temps de s’occuper des ‘vrais’ criminels…

Il avait ”tue” Philippe Manoeuvre sur Wikipedia : interpelle, et ordinateur confisque
[Arrets Sur Images - 25/05/2008]
On ne plaisante plus avec Wikipedia ! Le 18 avril, un internaute avait modifié la fiche du journaliste Philippe Manoeuvre (juré de la Nouvelle Star) sur Wikipedia, en indiquant qu’il était mort.
Selon Manoeuvre, cité par un des administrateurs bénévoles de Wikipedia Wikimedia France qui a répondu aux questions d’@si, cet internaute a été interpellé, puis relâché. Son matériel informatique a été confisqué. « Le dossier a été transmis au Parquet de Paris », a confirmé à @si le commissariat du 17ème arrondissement, sans vouloir donner d’autres détails.
20 Minutes.fr et Le Nouvel Obs.com avaient démenti la mort de Manoeuvre dès le 18 avril. En revanche, il semble qu’aucun média, traditionnel ou en ligne, n’ait repris cette fausse information.»…

http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=764

Comme le disait jadis Jesse James : “It is morally wrong to let suckers keep their money”…

[Le Point.fr - 25/05/2008]

«Le scénario, dont les victimes se comptent déjà par centaines, est digne d’un polar de mauvais gout. La fille ou la veuve d’un riche ministre ivoirien demande par e-mail à un internaute de l’aider à transférer en France la clinquante somme de 7 millions de dollars moyennant une petite faveur somptueusement rémunérée par une commission de 1.400.000 million de dollars : prendre en charge les frais de transfert de cette somme.
Cela suppose d’adresser à un diplomate ivoirien un mandat Western Union de 50.790 euros, une misère par rapport à la commission promise… La suite du feuilleton s’annonce d’elle-même : l’heureux pigeon est invité à se rendre dans un entrepôt désaffecté ou, plus chic, un hôtel parisien, pour la remise de la somme en espèces à un “diplomate” ivoirien ou à un “mandataire”, contre celle de la malle au trésor.»

[...]

«Bref, les escrocs exploitent jusque dans leurs plus extrêmes recoins les limites de la naïveté de leurs proies, tout en titillant leur cupidité. Pour les juges de la cour d’appel de Rennes, qui a condamné à quatre ans de prison dont deux fermes une “tête” de réseau, le “contexte des tractations et le montant mirifique de la commission promise” auraient dû néanmoins inciter la victime à “faire preuve d’une plus grande prudence” (décision du 20 novembre 2007). Son préjudice moral engendré par les “fortes pressions psychologiques et la culpabilisation” a ainsi été indemnisé de la somme de 2.500 euros. Au cours de ces derniers mois, plusieurs ressortissants d’Afrique noire ont écopé de lourdes peines, allant jusqu’à cinq ans de prison ferme.Anticiper et détecter les fraudes Ce type d’arnaque fonctionne grâce à des mises en scène personnalisées à l’appui desquelles des acteurs “fiables” (notaire, mandataire, diplomate, etc.) remettent des documents “officiels” (chèques bancaires!
, certificats, etc.). Pour crédibiliser le scénario, les fraudeurs utilisent aussi de faux sites bancaires, des coordonnées usurpées d’avocats, etc
»…

http://www.lepoint.fr/actualites-societe/escroqueries-a-la-nigeriane-autopsie-d-une-fraude/1597/0/247560

Les FARC prêts à libérer des otages dont Betancourt, selon Bogota

[ATS - 28/05/2008]

Les autorités colombiennes ont confirmé samedi la mort de Manuel Marulanda, fondateur et commandant en chef des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC). L’homme est décédé après plus de quarante années de lutte passées dans la jungle.

Toutefois, il reste difficile de prédire les conséquences de ce décès sur le sort des dizaines d’otages que retiennent les FARC. De sont côté, le président colombien Alvaro Uribe a annoncé publiquement samedi soir que des chefs de la guérilla étaient prêts à se démobiliser et à libérer des otages dont la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt.

L’ex-candidate à la présidentielle, est otage de la guérilla colombienne des FARC depuis plus de six ans. Ses conditions de santé sont alarmantes, selon des témoignages concordants.

Le chef des FARC, âgé de 80 ans et vétéran de la guérilla, est mort le 26 mars. Son remplaçant à la tête du mouvement devrait être Alfonso Cano, considéré comme l’actuel responsable idéologique.

Les circonstances de son décès ne sont pas encore confirmées, a précisé le ministère, qui n’a présenté aucune photographie ou document prouvant la disparition du chef guérillero surnommé “Tirofijo” (en plein dans le mille).

De son côté la France, accueillerait la confirmation de la mort du chef des FARC Manuel Marulanda avec “une grande joie”, a déclaré dimanche la secrétaire d’Etat Rama Yade.

http://www.romandie.com/infos/ats/display.asp?page=20080525143035714172194810700_brf032.xml&associate=phf0564

[Le Point - 25/05/2008]

Pedro Antonio Marin, alias Manuel Marulanda ou “Tirofijo”, dont le décès à l’âge de 80 ans, a été annoncé samedi par l’armée colombienne était le chef historique des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), qui ont mené une guérilla sans merci contre le pouvoir depuis près de 50 ans. Le décès vient d’être confirmé par les FARC.

“Description: “1,68 m, 68 kilos, indien américain, nez crochu, cheveux noirs et souffrant d’arthrite. Profession: Narco-terroriste”, affirmait un sévère curriculum vitae écrit par le commandant Luis Alberto Villamarin, dans un ouvrage intitulé le “Cartel des Farc”.

Son biographe officiel, Arturo Alape, le décrivait au contraire comme un homme serein et réservé qui s’exprimait volontiers sur un ton paternaliste.

Connu aussi sous le surnom de “Tirofijo”, signifiant quelque chose comme “en plein dans le mille”, il a pris les armes dès l’adolescence après la mort de plusieurs de ses proches dans des violences politiques qui ont suivi en 1948 l’assassinat de Jorge Eliecer Gaitan, un dirigeant de gauche.

Dès lors, il organisera sa guérilla, d’abord telle une affaire de famille, avec ses 14 cousins, puis, séduit par les thèses communistes, il prendra la tête en 1953 d’un groupe d’autodéfense agraire communiste, fort de 26 guérilleros.

Né le 12 mai 1928, à Génova, dans le Quindio, la région du café à l’ouest de Bogota, Manuel Marulanda Velez - dont le pseudonyme rend hommage à un dirigeant colombien de la région d’Antioquia (nord-ouest) des années 30 - est le fondateur de la première guérilla paysanne de Colombie.

Marulanda, qui fut donné pour mort au moins à 17 reprises, sortit rarement de sa clandestinité et des forêts de Colombie. Il serait marié et aurait “plusieurs enfants”, dont une fille qui combattrait à ses côtés.

En décembre 2007, le président français Nicolas Sarkozy l’avait appelé à oeuvrer en vue d’une solution humanitaire pour les otages “politiques” -actuellement au nombre de 39- détenus par les FARC, et lui avait demandé “solennellement de relâcher” en particulier la Franco-colombienne Ingrid Betancourt, détenue depuis février 2002.

Cet appel était resté sans réponse, les Farc demandant notamment la libération de quelque 500 guérilleros emprisonnés.

Cette libération de Mme Betancourt était pourtant en bonne voie, avant la mort du numéro deux des Farc, Raul Reyes, tué lors d’une incursion de l’armée colombienne en Equateur le 1er mars, a récemment déclaré la sénatrice colombienne Piedad Cordoba.

La désertion en mai de Nelly Avila, alias “Karina”, chef rebelle emblématique des Farc, redoutée des autorités colombiennes, représentait également pour la guérilla marxiste et pour son chef historique un cuisant revers.

C’est dans le courant de 1956 que se tiendra la première conférence de la guérilla colombienne lors de laquelle fut désigné un Etat-major de 13 membres. Sa direction fut alors confiée à Marulanda, nommé chef militaire.

En 1960, son beau-frère et ami proche Pedro Ardila est abattu par les autorités colombiennes, ce qui lui fera dire : “Ils ont tué l’agneau et ont épargné le tigre”.

Le 27 mai 1964, l’Armée colombienne lance une offensive de 5.000 hommes, la campagne de Marquetalia (sud), contre Marulanda et 48 de ses guérilleros armés, qui deviennent dès lors les Farc.

Il était ainsi le plus vieux guérillero communiste du monde, chef suprême des Farc, une armée aujourd’hui affaiblie, mais toujours forte de 7.000 à 9.000 hommes et présente sur tout le territoire colombien, soit la principale guérilla du pays.

http://www.lepoint.fr/actualites-monde/les-farc-confirment-la-mort-de-leur-chef-manuel-marulanda/924/0/247783

[Oulala.net - 18/05/2008]

La nouvelle vient juste de tomber. Cette année, le Bilderberg tiendra sa conférence annuelle du 5 au 8 juin, à Chantilly, près de Washington. Cette information, venue des Pays-Bas, a peu de chance d’intéresser les téléspectateurs français car, depuis le 4 mars 2008, ils “savent” que le Bilderberg n’existe pas. En effet,ce soir là, Yves Calvi, consacrait son émission C dans l’air - une de ces cuistreries dont la télévision française est friande - à la question : “ Qui gouverne le monde ?“.

Yves Calvi, journaliste depuis 1986 (France Info, FRI, Europe 1) recevait quatre éminents spécialistes du sujet : Gérard Chaliand (spécialiste des problèmes géopolitiques et stratégiques), Nicole Bacharan (historienne et politologue franco-américaine), Jean-François Khan (historien, journaliste depuis 1964 - Europe 1, l’Express, le Monde - fondateur de l’Evénement du Jeudi puis de l’hebdomadaire Marianne),et enfin Jacques Rupnik (Directeur de recherches au Centre d’études et de recherches internationales). Comme à l’accoutumée, la fin de l’émission fut dédiée aux questions des téléspectateurs. Yves Calvi se saisit d’un message et posa la question à brûle-pourpoint : [1]

- Y. Calvi : Que savez-vous de l’organisation mondiale Bilder … beurk, je vais y arriver… Bilderberg, moi j’en avais jamais entendu parler, qui réunit chaque année les personnages les plus influents du monde ? vous connaissez ça vous ?
- Réponse unanime des invités : NON
- Y. Calvi : Ben voilà, c’est un bide en direct
- J-F Khan : Je connais la Tricontinentale [2] , je connais Davos, mais je connais pas …
- N. Bacharan : Je ne connais pas du tout cette organisation donc je n’en dirais rien
- Y. Calvi : c’est peut-être une invention d’un téléspectateur qui a de l’humour, qui nous teste ?
- N. Bacharan : peut-être qu’il voulait vérifier…
- G. Chaliand : Je me méfie beaucoup de ces organisations mondiales qui dans l’ombre se réunissent et distribuent en quelque sorte les dividendes et les rôles. C’est une longue histoire.
- Y. Calvi : Vous êtes peut-être en train de répondre très habilement à une fausse question, ce qui est très rare, et ce qui pour le coup est d’une grande intelligence, enfin moi, ça m’arrange !

La suite de l’émission importe peu. Les téléspectateurs auront retenu que le Bilderberg n’existe pas puisque cinq journalistes et spécialistes de géopolitique n’en ont tout simplement jamais entendu parler.

A la décharge de nos brillants “experts” il faut reconnaître que le Groupe de Bilderberg n’existe QUE depuis 54 ans, et que ce club ultra huppé ne reçoit QUE des têtes couronnées, des ministres,des secrétaires généraux de l’OTAN, des PDG, des patrons de presse. On le voit, il n’y a là rien qui puisse éveiller la curiosité des invités d’Yves Calvi. Pourtant…

Le Bilderberg, ce fantasme de gauchiste [3]

Pourtant, la genèse du Groupe de Bilderberg est une histoire fort instructive qui mérite d’être contée, car elle donne à voir une réalité qui se situe à l’exact opposé de la démocratie. Depuis sa création en 1952, le Bilderberg a largement contribué à construire le condominium euro-américain, sous leadership US, que l’on voit à l’oeuvre aujourd’hui. Ce condominium transatlantique peut être considéré comme la clé de voûte du nouvel “ordre mondial” que le président américain Harry Tuman a annoncé en 1947. Plan Marshall, OTAN et son réseau secret Stay-Behind, Union Européenne, CIA , MI6 et Bilderberg font partie des instruments utilisés pour mettre en place cet “ordre mondial” et mener la guerre froide.
Pour autant, façonner ce nouvel ordre mondial, selon l’architecture décidée par Washington, implique la collaboration des pays membres de l’Alliance Atlantique. Le Bilderberg a précisément pour fonction d’assurer cette collaboration. La filiation OTAN/Bilderberg peut se lire au travers des nombreuses sessions consacrées “aux questions sur lesquelles un accord au sein de l’Alliance Atlantique peut s’avérer difficile.” Sous couvert de débats, le Bilderberg exerce une véritable diplomatie parallèle au prétexte que, selon ses propres termes, ” les dimensions et les possibilités des contacts officiels [ des hommes d’Etat et des diplomates ] ont leurs limites et ne couvrent pas tout le champ que les fondateurs de Bilderberg avaient en idée.”

Le Groupe de Bilderberg, dont l’objectif affiché est de construire “l’unité du monde occidental” ne recrute que” des gens importants et respectés et qui peuvent contribuer à la réalisation des objectifs que le Bilderberg s’est assigné. [4]” Au début de chaque conférence, une note distribuée aux participants indique que l’on attend d’eux qu’ils usent de leur “influence afin que l’Alliance Atlantique puisse fonctionner d’une façon plus efficace.” Quant à la diversité des sujets débattus, elle découle, selon un document de 1957, de “l’intérêt commun des membres de l’OTAN [ qui ] s’étend constamment au-delà de la sphère d’application limitée du Traité Atlantique. [5]” Il va sans dire que pour faire entériner cette “politique occidentale qu’il serait peut-être plus exact bien que moins diplomatique d’appeler américaine” [6] la plus grande quiétude est nécessaire. C’est la raison pour laquelle ces conférences annuelles - qui regroupaient environ 50 personnes dans les premières années et qui aujourd’hui en comptent 120 - se tiennent loin des regards, dans des hôtels ultras sécurisés et ne donne lieu à aucune communication externe.

Lire la suite …

http://www.oulala.net/Portail/article.php3?id_article=3455#nb32

[Vive le Goulag - 12/05/2008]

Libération nous apprend que «plusieurs centaines de personnes ont défilé dimanche à Grasse (Alpes-Maritimes) [...] derrière une banderole proclamant “bavure policière, assassins” ». Cette manifestation fait suite à la mort d’Abdelakim Ajimi, survenue au commissariat après son arrestation musclée par la BAC en pleine rue.

Le politburo est littéralement abasourdi par cette nouvelle.

Comment cela est-il possible dans le fief de Christian Estrosi ? C’est inimaginable ! Comment, dans le département où Nicolas Sarkozy a réalisé son meilleur score, peut-on trouver plusieurs centaines de personnes qui doutent de la probité et de la sincérité des forces de l’ordre, et qui ont l’outrecuidance de protester quand un arabe se fait tabasser par elles ? *

Incroyable !

On espère qu’un car de CRS a été envoyé en renforts à Grasse pour circonscrire ces dangereux activistes.

Heureusement, le préfet des Alpes Maritimes a rétabli la vérité en ces termes magnifiques :

« Aucun élément ne permet actuellement de mettre en cause l’action des fonctionnaires. »

Alors, hein…

Par exemple, les témoignages qui racontent que :

«Pendant les vingt minutes où j’étais là, il ne lui a pas lâché le cou. Il le serrait très fort. Cette image ne me sort pas de la tête»

ou :

«Il ne pouvait plus parler ni crier. Alors il a tapé contre le sol avec la paume de sa main, à la manière d’un catcheur qui veut cesser le combat»

et encore :

«Il était à terre. Ils étaient trois sur lui. Un policier lui faisait une pression sur la colonne vertébrale avec son genou. Un autre l’étouffait avec son bras. Il avait les mains menottées sous le torse. Il était violet, il demandait à respirer. Il a pris deux coups de poing, deux bonnes pastèques.»

ne permettent pas d’envisager que la victime a été éxagérément passée à tabac. D’ailleurs, l’auteur de ce dernier témoignage précise qu’il a dit aux policiers : «Vous l’avez maîtrisé, il n’y a pas besoin de plus.» Cela lui vaudra de finir «au poste, menotté, pour avoir voulu s’interposer»…

Il convient de laisser la police faire son travail, bon Dieu.

On est quand même largement plus forts que les italiens, nous les français. On n’a pas besoin de milices néo-nazies pour tabasser à mort les estrangers, on a notre propre police, nous, monsieur.

Nous vous souhaitons une bonne journée en France.

[Le Monde - 20/05/2008]

Les coups de boutoir des “faucheurs volontaires” et les ambiguités politiques ont fini par faire reculer Limagrain. Alors que la loi sur les OGM revient devant l’Assemblée, mardi 20 mai, et, jeudi, devant le Sénat, Limagrain, leader européen des semences de grandes cultures (blé, mais, colza, tournesol), renonce, cette année, à faire des essais de mais transgénique en plein champ en France.
“Pour travailler correctement, il nous faut avoir la conviction que nos essais ne seront pas détruits, que les autorisations arriveront en temps et en heure et que le cahier des charges sera acceptable, explique Daniel Chéron, directeur général de Limagrain, un groupe coopératif fondé par des agriculteurs du Puy-de-Dôme.»

[...] Limagrain n’arrête toutefois pas ses recherches sur les OGM. “Nous avons pris des dispositions pour faire des essais en Israël et, surtout, aux Etats-Unis”, explique Pascual Perez, directeur général de Biogemma. Il n’empêche. “La France et l’Europe prennent du retard dans le domaine des biotechnologies, regrette M. Chéron. Notre première variété de maïs OGM pourrait ne pas être au point avant cinq ans, et il faudra plusieurs années supplémentaires avant de bénéficier des autorisations nécessaires à la mise sur le marché.”

http://www.lemonde.fr/sciences-et-environnement/article/2008/05/20/limagrain-renonce-a-experimenter-ses-mais-transgeniques-en-france_1047109_3244.html

[Les Echos - 20/05/2008]
Trop tôt ou trop tard ? L’examen en Conseil des ministres du projet de loi Olivennes sur la lutte contre le piratage a été reporté à début juin. Les lois répressives n’ont pas la cote par ces temps d’impopularité. Près de six mois après l’accord du 23 novembre 2007 sur « l’offre culturelle en ligne », ardemment voulu par Nicolas Sarkozy, le système de la « riposte graduée » défendu par l’ex-PDG de la FNAC Denis Olivennes suscite encore des doutes.

De l’aveu des éditeurs qui soutiennent ce dispositif dissuasif inspiré du permis à points, la haute autorité chargée de superviser la lutte contre le piratage (Hadopi) ne verra pas le jour avant la fin de l’année.
Combat d’arrière-garde ? Il est trop tôt pour enterrer la riposte graduée. Mais le rapport Olivennes a au moins l’avantage de poser une question cruciale pour l’avenir des industries culturelles.

« Contrairement aux apparences, l’Internet non régulé, c’est la mort annoncée de la diversité », estime Denis Olivennes, qui s’est érigé en champion de la lutte contre la « mauvaise gratuité ». Selon une récente étude du cabinet britannique Enders Analysis, le piratage musical physique (copies illégales de CD) continue à se répandre comme une trainée de poudre parmi toutes les tranches d’âge de consommateurs, même si le téléchargement illégal reste surtout dominant chez les moins de 25 ans.»

[...] «Pour la Quadrature du Net, un site soutenu par l’Open Society Institute de George Soros, c’est même le signe que « la France est devenue un laboratoire pour lobbys obscurantistes ». A la veille de la présidence française de l’Union européenne, le Parlement européen a désavoué la « riposte graduée », le 10 avril, en se prononçant contre l’aspect répressif de la coupure de l’accès à Internet, « en contradiction avec les principes de proportionnalité, d’efficacité et de dissuasion ».

http://www.lesechos.fr/info/analyses/4726584.htm

Ah ! L’amouuur… que de folies ne commet-on en ton nom…

[No Vox Info - 19/05/2008]
Un illégal brésilien se faisait passer pour un policier depuis deux ans. Il en avait tout l’uniforme: veste, chemise, pantalon et même… le Pistolet 9mm ! Le jeune homme disposait même de son bureau au commissariat central de Bruxelles, avec accès aux dossiers, P.-V., …
Le visa de l’imposteur, Pablo, a expiré en janvier 2006. Pour rester en Belgique, il devait rentrer au Brésil et demander un autre visa. Cet aller-retour s’avérait impossible pour le Brésilien, condamné
pour vols avec peine de prison à la clé dans son pays. Pablo a donc choisit une autre solution: Il s’est placé sous la protection d’un commissaire de police de Bruxelles qui était tombé amoureux du jeune Brésilien.
Le commissaire, 30 ans de carrière, marié et père de plusieurs enfants, emmenait Pablo avec lui au travail, et également en intervention. Selon De Morgen, qui révèle l’information, il le logeait également dans un appartement au centre de Bruxelles. L’affaire a éclaté suite aux menaces de l’ancien amant du Brésilien, un marchand de voitures qui aurait mal supporté la nouvelle relation de Pablo. Son ancien compagnon a donc adressé une lettre de dénonciation au comité P, qui enquête actuellement sur ce cas. PolBru se refuse actuellement à tout commentaire et indique que “Le parquet traite l’affaire”.

Les attaques xénophobes se multiplient dans les bidonvilles de Johannesburg
[LE MONDE | 19.05.08]
Dès que la nuit tombe, armés de lances, de bâtons, de couteaux, parfois même d’armes à feu, des groupes se dispersent dans les bidonvilles de Johannesburg. Ils frappent aux portes, demandent l’identité de l’occupant. Il suffit d’un accent prononcé, d’une mauvaise maîtrise des langues locales pour que l’étranger ne puisse plus se cacher. Les portes alors sont défoncées, les occupants battus, parfois tués, des femmes violées.Le scénario de cette chasse à l’homme est le même depuis une semaine dans plusieurs quartiers dans et autour de Johannesburg. Il a déjà fait près d’une vingtaine de morts, dont douze pour ce seul week-end, et plus de 3 000 sans-abri, réfugiés dans des commissariats, des centres communautaires ou des églises.Les premiers incidents sérieux ont eu lieu à Alexandra, cité de misère au pied des buildings du quartier des affaires de Johannesburg. Des cabanes de fortune, faites d’amas de tôles, de caisses de bois, de plastique, s’étalent en pente douce, à perte de vue.

La cible : les étrangers, accusés de quasiment tous les maux du township. Ils seraient responsables du chômage, prendraient le travail des autochtones, seraient des gangsters, s’approprieraient indûment les logements sociaux construits par l’Etat : une litanie de reproches lancée par une population qui n’en peut plus de vivre dans la misère.

Deux personnes ont été tuées à Alexandra. Des centaines d’étrangers se sont réfugiés dans la cour du commissariat. La Croix-Rouge et Médecins sans frontières leur sont venus en aide.

RAFLER PUIS RECONDUIRE MASSIVEMENT

En début de semaine, Diepsloot, un autre township situé au nord de Johannesburg, s’est enflammé à son tour. Trois autres ont suivi et, samedi, le centre-ville s’est embrasé à son tour avec son lot de blessés, de maisons et de boutiques incendiées.

La police est intervenue partout. Mais les balles en caoutchouc, les gaz lacrymogènes ont bien du mal à disperser les foules en colère, qui se reforment rapidement en petits groupes pour poursuivre la chasse aux étrangers.

La plupart des victimes sont des immigrés clandestins venus du Zimbabwe, du Malawi ou du Mozambique. Ils seraient entre 3 millions et 5 millions dans le pays. Récemment, des centaines de milliers de Zimbabwéens sont arrivés en Afrique du Sud, fuyant la crise économique et politique sans précédent que traverse leur pays.

Le président sud-africain, Thabo Mbeki, refusant de reconnaître la gravité de la situation au Zimbabwe, n’a jamais traité avec attention le problème des migrants. La seule politique du gouvernement consiste à rafler puis à reconduire massivement les Zimbabwéens à la frontière.

Il est quasiment impossible pour un Zimbabwéen d’obtenir un statut de réfugié. Sans papiers, ils vivent dans la peur de la police et acceptent souvent des salaires inférieurs aux minima légaux.

Jacob Zuma, président de l’ANC, Nelson Mandela, son ex-épouse Winnie, qui s’est rendue à Alexandra, quasiment toute la classe politique a condamné ces attaques xénophobes. Alors que l’opposition demande le déploiement de l’armée et craint que la situation n’échappe à tout contrôle, Thabo Mbeki a mis en place un “panel”, charger de trouver “qui est derrière ces attaques”. Pour la plupart des analystes, il n’y a qu’un responsable à cette flambée de violences : la pauvreté.

http://www.lemonde.fr/archives/article/2008/05/19/les-attaques-xenophobes-se-multiplient-dans-les-bidonvilles-de-johannesburg_1046639_0.html

[Le Monde - 19/05/2008]
L’arrestation,aux Pays-Bas, d’un caricaturiste spécialisé dans la dénonciation de la religion, et de l’islam en particulier, a plongé dans l’émoi le monde des médias et de la politique. L’homme, qui travaille sous le pseudonyme de Gregorius Nekschot, a été interpellé à son domicile d’Amsterdam, mardi 13 mai, longuement interrogé et libéré un jour et demi plus tard. La justice, agissant sur la base d’une plainte déposée en 2005, a saisi son matériel, son ordinateur et son téléphone. Elle estime que huit de ses dessins peuvent inciter à la discrimination et à la haine.

Les conditions de l’interpellation du dessinateur ont choqué : huit policiers et deux salariés du ministère de la justice ont pénétré chez lui pour fouiller son appartement avant de l’emmener. Le 16 mai, cette affaire - une première depuis 1945 - a été évoquée à la Chambre des députés et a créé des tensions au sein du gouvernement de centre gauche.

Face à une opposition unanime et à un parti travailliste “inquiet”, le ministre chrétien-démocrate de la justice, Ernst Hirsch Ballin, a nié toute atteinte à la liberté d’expression. Le lendemain, une caricature du quotidien Het Parool le montrait en taliban. “Au Danemark, les caricaturistes sont protégés ; ici, ils sont livrés à la vindicte”, a déclaré Gregorius Nekschot. Le dessinateur affirme, désormais, redouter un attentat.

Des caricaturistes, souvent en désaccord avec les positions de leur confrère, lui ont apporté leur soutien, redoutant, comme l’a affirmé l’un d’eux, que l’action dont il a été l’objet soit “une autre tentative du gouvernement pour brider la liberté”. Il y a quelques semaines, avant la sortie du film anti-islam Fitna réalisé par le député populiste Geert Wilders, l’attitude du gouvernement, qui avait examiné les possibilités de censurer ce court-métrage, avait déjà suscité des critiques. Aux Pays-Bas, Gregorius Nekschot est rangé dans le camp des provocateurs. Il s’est souvent vu refuser ses productions par des médias néerlandais, et l’éditeur de ses livres veut, lui aussi, rester anonyme. Ses dessins paraissent toutefois régulièrement dans le newsmagazine HP/De Tijd. Le site Web du cinéaste Theo Van Gogh, assassiné en 2004 par un islamiste radical, publiait aussi ses caricatures.

Le dessinateur nie toute conviction raciste et se réclame de Voltaire et de Jonathan Swift. A l’instar de Theo Van Gogh, il aime à se présenter comme un défenseur inconditionnel de la liberté d’expression. Son prénom fait allusion au pape Grégoire IX, qui établit le tribunal de l’Inquisition au XIIIe siècle et son nom - “une balle dans la nuque”, littéralement - entend être une référence à la manière dont on exécute les opposants dans les régimes totalitaires.

MODÈLE MULTICULTUREL CONTESTÉ

Avec cette nouvelle affaire, les Pays-Bas, à peine sortis de la polémique sur le film Fitna, replongent dans leurs débats sur la tolérance, la provocation, les liens avec l’islam et, au-delà, sur l’avenir d’un modèle multiculturel contesté.

Comme lors de l’affaire Ayaan Hirsi Ali, cette ancienne députée exilée à Washington après que l’ex-ministre Rita Verdonk eut tenté de la priver de sa nationalité, comme lors de l’affaire du film de Geert Wilders, des voix s’élèvent pour contester l’attitude des autorités. Tant pour leur intransigeance à l’égard de ceux qui, aux Pays-Bas, critiquent les excès de l’islam, que pour leur prétendue faiblesse face aux courants musulmans radicaux.

Dans son dernier ouvrage, Terreur et martyre (Flammarion, 2008, 365 pages, 22,50 euros), le spécialiste français de l’islam Gilles Kepel explique que la volonté des dirigeants néerlandais est, en réalité, de constituer une sorte de “pilier islamique remis au goût du jour”. Une structure soumise à la charia et au dogme, appelée à connaître son propre développement au sein de la société. D’où, estime-t-il, le rôle central confié, dans ce cadre, à Tariq Ramadan, professeur à l’université de Rotterdam et “interlocuteur quasi officiel du monde politique néerlandais”, selon lui, alors qu’il est contesté ailleurs pour le “double langage” qu’il tiendrait quant à la place de l’islam dans la société européenne.

http://www.lemonde.fr/archives/article/2008/05/19/aux-pays-bas-un-caricaturiste-critique-de-la-religion-et-de-l-islam-fait-l-objet-de-poursuites_1046815_0.html

Rapport de la CNIL : les Français face à l’angoisse du fichage

[France Info - 16 mai 2008]

La Commission nationale informatique et libertés (CNIL) a rendu son rapport 2007. Elle constate que les plaintes augmentent de 25% et surtout que les demandes individuelles d’accès aux fichiers des forces de l’ordre, en particulier à celui des Renseignements généraux explosent de 67%. Il s’agirait d’une conséquence de l’affaire Bruno Rebelle.

Nom : Rebelle Prénom : Bruno Date et lieu de naissance : 1 er décembre 1958 à Annecy (74).  Ainsi commence - comme des dizaines de milliers d’autres - la fiche constituée par les Renseignements généraux (RG) sur Bruno Rebelle, ancien président de Greenpeace France, devenu conseiller de Ségolène Royal lors de l’élection présidentielle. Suit un résumé de sa carrière. Rien de très compromettant.

Mais quand, en février 2007, l’intéressé a demandé à la Commission nationale informatique et libertés (CNIL) d’avoir accès à cette fiche des RG suite à sa révélation par la presse, il semble avoir fait des émules.

C’est du moins ainsi qu’Alex Turk, président de la CNIL, analyse l’engouement sans précédant pour les “demandes d’accès indirect”. Immédiatement après l’affaire Bruno Rebelle, 500 demandes sont arrivées. “90% d’entre elles étaient inconnues”, indique la commission. La CNIL a du mal à faire face à l’afflux de demandes,

Autre enseignement du rapport 2007, qui va dans le même sens que l’augmentation des demandes d’accès aux fiches, l’explosion des plaintes liées aux atteintes à la vie privée et au croisement des fichiers : plus 25% en 2007, soit 4.445. Les plus visés sont les secteurs de la banque, du crédit, de la prospection commerciale, les lieux de travail et les télécommunications. Sur 164 missions de contrôle effectuées l’an dernier, la CNIL a dû sévir 115 fois, avec neuf sanctions financières de 5.000 à 50.000 euros à la clé.

Alex Turk n’a pas caché son inquiétude face au développement des technologies intrusives qui permettent de croiser les données personnelles (biométrie, vidéosurveillance, cartes téléphoniques ou bancaires, réseaux sociaux et moteurs de recherche sur Internet). “au rythme où nous allons, nos enfants et nous-mêmes, dans quelques années, nous ne bénéficierons pas de la même liberté d’aller et venir que les générations qui nous ont précédé ou actuelles”, prédit-il. “Le traçage dans l’espace et dans le temps” des individus “met en cause les deux libertés les plus fondamentales”,celles du mouvement et d’expression. Il demande donc que le droit à la protection des données individuelles soit inscrit dans la constitution. Et plus précisément, il souhaite que le gouvernement révise le régime juridique de le télésurveillance, “juridiquement obsolette”, à l’heure où la ministre de l’Intérieur veut multiplier les caméras de vidéosurveillance.

Il demande aussi la création d’un pass navigo anonyme dans les transports parisiens. Et regrette l’adoption du passeport biométrique à huit empreintes digitales (les autre pays européens en prélèvent deux) par simple décret, sans même un débat au Parlement.

http://www.france-info.com/spip.php?article136328&theme=9&sous_theme=12

[20/05/2008 : Communiqué de presse de PourEVA (Pour une Ethique du Vote Automatisé)] http://www.poureva.be

A QUELQUES JOURS DE L’OUVERTURE DU DEBAT SUR LE FUTUR DU VOTE ELECTRONIQUE EN BELGIQUE, LE GOUVERNEMNT NEERLANDAIS DECIDE DE L’ABANDONNER DEFINITIVEMENT.

Le gouvernement néerlandais a décidé vendredi 16 mai de renoncer au vote électronique. Aux Pays-Bas il ne s’agit donc plus d’un retour provisoire (décidé en septembre 2007) mais bien définitif à des élections avec des crayons et des bulletins en papier.

Cette décision est survenue quelques jours avant que les Commissions De l’Intérieur du Parlement féderal belge ouvrent les débats à propos du futur du vote électronique en Belgique : La réunion de ce mercredi matin (Commission conjointe, mercredi 21 mai 10h15 salle internationale (1))sera en effet consacrée à ce sujet.

Par conséquent, si la Belgique persiste à utiliser le vote électronique lors des prochaines élections dans les mêmes proportions que depuis 1999 (depuis cette date, 44% des électeurs de Belgique sont soumis au vote électronique), elle sera le seul parmi les 27 Etats de l’Union européenne à encore imposer le vote électronique a un nombre significatif d’électeurs.

Le vote électronique est en effet en recul partout dans le monde. De plus en plus de pays ayant expérimenté des systèmes de vote automatisé font machine arrière.

Le nouveau système de vote électronique récemment proposé dans un rapport d’un consortium d’universités belges et commandé par le Ministère de l’Intéreur ressemble très fort au système hollandais proposé par la commission “Korthals-Altes” le 27 septembre 2007 et dont le développement a été arrêté ce vendredi par le gouvernement néerlandais. Lors d’une séance d’auditions au Parlement bruxellois ce mardi 13 mai, un des experts auditionné, Monsieur Patrick Trouveroy, (informaticien expert au C.I.R.B, Administration des Pouvoirs locaux, région de Bruxelles-Capitale) disait que “Les études faites par les universités des Pays-Bas présentent un système identique au système proposé par le consortium des universités belges.” Il s’agit précisément de ce système néerlandais dont le développement à été stoppé vendredi dernier.

Le 27 septembre 2007, la commission Korthals-Altes avait publié un rapport dans lequel on pouvait lire que les machines à voter utilisées jusqu’alors aux Pays-Bas étaient insuffisament contrôlables car ne fournissant pas de trace papier. La commission proposa alors un système basé sur des ordinateurs pouvant imprimer, dans l’isoloir des bulletins de vote sur du papier (méthode Kleijn/Enguehard 2006 -(2)). La secrétaire d’Etat de l’Intérieur, Madame Bijleveld, décida alors que les machines en fonction jusque là ne seraient dorénavant plus utilisées et de lancer une recherche sur le développement du nouveau système proposé(3).

C’est sur base des résultats de cette recherche que le gouvernement néerlandais a décidé d’abandonner le développement du nouveau système au profit du retour au vote avec papier et crayon.

Les motifs invoqués sont que ce nouveau système ne permet pas de garantir le secret du vote et aussi que les frais élevés de son développement ne sont pas justifiés en regard des maigres avantages que peut procurer un tel système.

Cette décision doit interpeler les responsables belges en la matière. En effet, comme on le sait, le Ministère de l’Intérieur a également commandé récemment une étude à propos de la situation du vote électronique. On peut lire dans le rapport qui en a résulté(4) que le système électronique belge actuel demande des améliorations en matière de controlabilité, ce qu’avait déjà conseillé l’OSCE (5). Et ce qu’a confirmé un rapport du Conseil de l’Europe (6). Le rapport belge propose également de développer un nouveau système très semblable à celui proposé par les chercheurs néerlandais quelque mois auparavant … Et dont le développemnt vient d’être arrêté.

La décision qui vient d’intervenir aux Pays-Bas est le résultat de longues discussions et d’un large débat public. Nous osons espérer que la décision néerlandaise (après celle de l’Irlande et de la Californie) amènera nos élus à réaliser que le vote électronique représente plutôt le passé que le futur en matière de mode d’organisation des élections.

PourEVA (http://www.poureva.be) est une association de citoyens qui militent depuis 14 ans pour des élections contrôlables par les citoyens-électeurs. Elle agit par divers moyens dont la collecte et la diffusion d’informations (notamment par le biais de son site web),des contacts avec des élu(e)s, la participation a des conférences et des débats, des actions en justice, des actions symboliques de protestation.

C’est justement PARCE QUE l’avis de la CNIL allait contre celui du gouvernement que celui-ci l’a ignoré. On va quand même pas se laisser emmerder par les défenseurs de la vie privée non ? On est en guerre contre des méchants terroristes qui veulent “venir, jusque dans nos bras, égorger nos fils et nos compagnes”, alors les libertés démocratiques, hein….

[ NOUVELOBS.COM | 17.05.2008 ]

Le décret instituant le nouveau passeport biométrique