[Info Palestine - 7/03/2008]
Dans un article récent paru outre-Rhin, l’historien franco-allemand Alfred Grosser revendique à nouveau le droit de critiquer Israël.
En tant que juif, j’ai été méprisé par les Allemands. Pourtant, après Auschwitz, j’ai cru en notre avenir commun. Je ne comprends pas qu’aujourd’hui les Juifs puissent mépriser les autres et s’octroyer le droit de mettre en œuvre une politique impitoyable au nom de l’autodéfense. La compassion pour les souffrances d’autrui, cette valeur fondamentale de l’Europe, ne vaut-elle pas justement pour Israël ?”
L’historien et politologue Alfred Grosser, 82 ans, persiste et signe. Dans une tribune intitulée “Pourquoi je critique Israël”, publiée dans le numéro de février de la revue allemande Internationale Politik et reprise par le quotidien Frankfurter Rundschau, il déplore qu’il soit si difficile de critiquer la politique d’Israël en France et en Allemagne.
Il connaît bien les deux pays : sa famille, juive, a fui l’Allemagne nazie en 1933, pour gagner la France. Alfred Grosser a enseigné à l’Institut d’études politiques de Paris jusqu’à sa retraite et œuvré pendant toute sa carrière à la réconciliation et à la coopération franco-allemande. Pour étayer sa position, Alfred Grosser multiplie les exemples tirés de son expérience personnelle. Car ce n’est pas la première fois que l’homme revendique un “droit à critiquer Israël”.
En Allemagne, tout d’abord. Il raconte qu’en 2005 le magazine Focus a refusé de publier un article dans lequel il écrivait :
“Justement parce que beaucoup d’Allemands n’ont pas été lâches [et ont aidé des Juifs sous le régime nazi], un Allemand d’aujourd’hui peut prendre le risque de passer pour antisémite, en attirant l’attention sur le dur sort fait aux habitants de Gaza, de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est. Et, puisqu’il s’est trouvé des Allemands courageux pour aider les Juifs, n’est-il pas du devoir des Juifs d’aujourd’hui de se soucier du sort d’autres personnes opprimées ou méprisées ?”
“En France, la situation est à peine différente”, poursuit Alfred Grosser, qui rappelle avoir claqué la porte du conseil de surveillance de L’Express, en 2003.
La raison : il avait publié une critique du livre Est-il permis de critiquer Israël ? (Robert Laffont, 2003), du spécialiste des relations internationales Pascal Boniface, dans laquelle il écrivait :
L’ultrasensibilité [à propos du conflit israélo-palestinien] est compréhensible, mais ne devrait-elle pas s’exercer à l’égard de tout racisme ? [...] Les injures et les actes racistes touchent les Français arabes plus que les Français juifs.”
Dans son numéro suivant, L’Express avait publié plusieurs réactions virulentes de lecteurs, mais sans en avertir Alfred Grosser, accuse ce dernier : la direction l’avait ainsi privé d’un droit de réponse pourtant usuel dans la maison. Alfred Grosser insiste bien :
Une fois encore : il s’agit de rejeter l’égocentrisme, la morale d’une solidarité qui ne vaut que pour sa propre communauté, et d’appeler à la compréhension de la souffrance d’autrui, à une définition du prochain qui englobe toute l’humanité.”
http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=1022
20 avril 2008 at 7:03
Bonjour à tous,
Il est vraiment lamentable qu’aujourd’hui encore, on nous rabache sans relache le malheur des juifs. Ok, il est vrai ils ont connu l’horreur.
Nous sommes en 2008, il serait pas temps justement qu’aujourd’hui nous trouvions enfin la paix dans le monde. Que les vendeurs d’armes (USA) passent plutôt aux hopitaux et écoles dans les pays pauvres ou en pleines reconstructions, et leurs proposés un avenir dans se monde de fous.
Parlons des génocides dans ce cas. Les indiens d’amériques, les incas et les mayas, les tziganes et oui il n’avait pas que les juifs dans les camps. Les africains qui ont toujours servis de main d’oeuvre pas cher voir exclavage.
Ce n’est pas parce que les juifs ont connus l’horreur pour qu’a leur tour, ils la répendent.
Nous en avons assez de ses meurtres de peuples de quelques que se soit les religions ou autres dans le monde.
Bertrand
21 avril 2008 at 11:21
Par un tel comportement collectif irresponsable, la communauté juive gravement infectée par plusieurs sectes racistes, apocalyptiques ou ultra nationalistes creuse à coup sure sa propre tombe : “Israël”. Déja au début du 20e siècle elle avait orchestré un premiere tentative de suicide collectif par une attitude lamentable à tout point de vue (Economique, ethique, mediatique, politique,…). Mais il ne faut pas perdre de vue que les plus courageux opposant à cette nécrose communautaire qui n’en fini plus de s’aggraver sont justement juifs, preuve que qu’il n y a aucune fatalité et que le problème n’est en aucun cas ni ethnique, ni racial, ni même religieux.
Le siomisme (et ses dérivés) est à la communauté juive et au monde ce que fut le nazisme au peuple allemand et au monde :une calamité totale mais passagère.La destruction du sionisme deviendra tot ou tard une nécessité universelle.Pas possible de cohabiter à moyen terme avec une telle chimère.