[Amnistia.net - 6/04/2008]

Le maître mot est: silence. Contrairement a ce qu’a été colporté par plusieurs médias, le message, mis en ligne jeudi 3 avril 2008 sur le site de l’Agence bolivarienne de presse, indiquant que les Farc ne relâcheront aucun prisonnier sans avoir obtenus du pouvoir colombien la libération des guérilleros détenus, n’a jamais existé. Plus précisément: ce message, qui a été attribué à Rodrigo Granda, l’un des principaux responsables des FARC, ne date pas du 4 avril mais… du 19 mars. Presque un mois de décalage.

“Le texte est une pure copie du message qu’avait rédigé Rodrigo Granda le 19 mars dernier, à la suite de la mort de Paul Reyes”, a d’ailleurs déclaré, vendredi 4 avril, le Comité de soutien à Ingrid Betancourt.

Dans un communiqué, celui-ci s’interroge: “Y a-t-il manipulation? Et si tel est le cas, à qui profite-t-elle?” La question est pertinente…