[Candidato USA - un think tank de recherche sur le vote hispanique - 10/03/08 - Trad. Grégoire Seither]
En décembre dernier, un article du New Republic sur l’attitude de l’électorat hispanique vis à vis de Hillary Clinton résumait la situation ainsi : "les Latinos affichent plus de préjugés vis à vis des Noirs que les Noirs vis à vis des Latinos". Et à la fin janvier, dans le magazine The New Yorker, le politologue Sergio Bendixen expliquait que : "l’électeur hispanique – et je dis cela avec toutes les précautions nécessaires – n’a pas apporté la preuve d’une grande volonté ou affinité à soutenir des candidats politiques Noirs."
Plutot que de faire toutes ces enquêtes, ils auraient pu tout aussi bien interroger la rue "latina noire". Par exemple Claribeth Valencia, jeune colombienne d’origine africaine, qui travaille dans le marketing et l’immobilier à Miami. "Les blancs latinos sont bien plus raciste dans l’ensemble que les blancs américains" . Elle regrette que l’opinion publique latino rejette le candidat Obama à cause du fait qu’il est noir. "A mon avis, c’est idiot de ne pas voter pour Obama, quand on est latino," explique t’elle, "étant donné que nous sommes tous, Noirs et Latinos, issus d’une minorité".
Si on se tient à ce raisonnement, il y a plusieurs millions de latinos idiots dans ce pays. Début février, lors des primaires de Californie, ils ont été 67% à préférer Hillary Clinton à Barack Obama. Le même scénario s’est renouvelé au Texas, ou Clinton a remporté 66% du vote latino.. et cela malgré trois semaines de campagne intensive de la part du candidat Obama ciblant particulièrement la communauté hispanique. . .
Mais avant de tirer des conclusions hatives sur le "racisme" de la communauté latino aux Etats-unis, il faut se souvenir d’un facteur – que toute la presse semble avoir oublié dans ce débat : une importante partie de la communauté latino aux Etats-unis est noire, ou bien (comme Obama) métissée noire (. . .)
Comme l’explique le professeur Leo Estrada, qui enseigne l’urbanisme à UCLA et se spécialise en démographie hispanique, l’office de la statistique U.S., recense environ 1,3 millions de latinos aux Etats-unis – soit environ 4% de la communauté totale – qui indiquent avoir des origines noires.
Les latinos noirs se divisent en deux groupes. Le premier, qui compte environ 720 000 sont des hispaniques qui se définissent comme Noirs. La plupart sont des Afro-Caribéens — Puertoricains, Domenicas, Cubains et autres — qui résident majoritairement à New York City, la région de Washington, DC et la Floride du Sud. "Ce sont des personnes relativement âgées et des électeurs fortement mobilisés," note Estrada.
Le deuxième groupe recensé, fort d’environ 600 000 personnes, se définit comme métis, non seulement Noir mais aussi avec d’autres ethnies. Selon Estrada c’est un groupe de population "assez jeune", vivant principalement dans les grands centres urbains… Californie, New York et les grandes villes de la Côte Est. (. . .)
L’électorat noir latino s’est déjà manifesté, par exemple dans le quartier de South Bronx, où il a envoyé Ruben Díaz, un noir portoricain, au Sénat de l’Etat de New York en 2002. "Je suis Noir. Je suis Hispanique. Mais ici nous sommes encore dans une situation intermédiaire," explique Diaz, âgé de 64 ans et pasteur d’une église pentecotiste.
"Car quand il y a un problème entre Noirs et Hispaniques, les Noirs nous rejettent en disant que nous sommes avec les Hispaniques. Et quand il y a un problème entre les Blancs et les Noirs, les Blancs nous rejettent en nous traitant de Noirs." (. . .)
"Nous les Hispaniques avons toujours été là pour les Noirs" explique Diaz, faisant référence à la coalition Noire-Latino qui a permis l’élection du premier maire Noir de New York, David Dinkins, en 1989. "Le problème est de l’autre côté. Quand c’est nous qui avons besoin d’eux, ils ne se mobilisent pas pour nous," se plaint Díaz. "Du moins, ne se mobilisent ils pas aussi fortement que nous nous mobilisons quand ils nous demandent de les aider. Les chiffres le montrent."
Ainsi, quand l’ancien président du conseil quartier du Bronx, Fernando Ferrer, s’est présenté aux élections municipales en 2005, "la vaste majorité de la communauté noire a préféré voter pour Bloomberg," explique t’il.
15 mars 2011 at 6:03
pff du n’importe quoi pour une teinte de foncée en plus ils sont racistes -_- alors qu’ils descendent des noirs ces cons et sont métisses