Depuis le départ, Alvaro Uribe fait tout pour faire capoter les libérations d’otages, car – outre le fait qu’il préfère la solution éradicatrice – il n’a aucune envie de voir revenir Ingrid Bétancourt, qui risque d’être un challenger politique… sans parler du fait que Uribe déteste Chavez et ne veut surtout pas lui offrir un pareil succès médiatique. Tant à Bogota qu’à Washington (où se prennent toutes les décisions concernant la politique sécuritaire colombienne) on a déjà assez mal digéré les libérations récentes (et les déclarations politiques des ex-otages)… alors pas question de laisser Chavez “faire un coup” en ramenant Ingrid Bétancourt.

Bombarder un camp des FARC et liquider le numéro deux du mouvement – Raul Reyes était très impliqué dans les négociations avec Caracas -  au moment où des voix légitimes s’élèvent pour dire que “la solution est politique”… c’est tout sauf innocent. Au pire, c’est une grosse connerie. Mais Alvaro Uribe ne fait pas les choses à la légère.

Si Ingrid Bétancourt meurt dans la jungle, ce sera la faute des pratiques inhumaines des FARC, mais Alvaro Uribe aura également son sang sur les mains.

Et tout le monde versera des larmes de crocodile…

Bogota annonce la mort du numéro deux des FARC
[Le Monde 01/03/2008]
Le ministre de la défense colombien a annoncé samedi la mort de Raul Reyes, porte-parole des Forces armées révolutionnaires de Colombie, dans un bombardement de l’armée.
http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2008/03/01/le-numero-deux-des-farc-a-ete-tue-par-l-armee-colombienne_1017856_3222.html#ens_id=941502

Vidéo : Les ex-otages à Alvaro Uribe : “La solution est politique”
[Le Monde 01/03/2008]
http://www.lemonde.fr/web/video/0,47-0@2-3210,54-1017523@51-941502,0.html