mars 2008


[MacGénération - 31/03/2008]

On en sait un peu plus sur la faille qui a permis à Charles Miller de prendre le contrôle du MacBook Air lors de la conférence CanSecWest (lire notre une : Un MacBook Air hacké en deux minutes). Il a très probablement tiré profit d’un défaut de la bibliothèque PCRE qui est utilisée par le moteur JavaScript de WebKit/Safari.

PCRE est une bibliothèque open source offrant la possibilité de manipuler des expressions régulières compatibles Perl. Le bogue en question dans PCRE permet d’effectuer des débordements de tampon (buffer overflow). Charles Miller a ainsi pu exécuter un code externe lui permettant d’obtenir tous les pouvoirs sur le MacBook Air.

Il faut savoir que cette faille ne concerne pas uniquement le Mac. Tous les logiciels utilisant WebKit sont affectés par ce bug. Linux est vraisemblablement touché par cette faille, d’une part parce que KDE utilise WebKit et d’autre part, parce que la bibliothèque GLib de Gnome a recours à PCRE. Gnome est un environnement de bureau libre convivial inclus dans la plupart des distributions GNU/Linux (Debian, Red Hat/Fedora Core, Mandriva, Ubuntu, …) ainsi qu’avec certains systèmes UNIX de souche BSD.

Ce n’est pas la première fois que cette bibliothèque open source connaît des problèmes de sécurité. En février, une faille assez similaire à celle découverte la semaine dernière avait affecté bon nombre de distributions Linux.

Apple a d’ores et déjà corrigé la faille dans WebKit. Et à ne pas en douter, Safari devrait être revu très prochainement.

Enfin, l’ordinateur sous Vista a également cédé un jour plus tard (lire notre article : Le Mac se sent moins seul), le PC sous Linux a fini le concours sans encombre. Même si l’on peut penser qu’il est potentiellement sensible au bogue exploité par Charles Miller. (merci à Hakime)

http://www.macgeneration.com/news/voir/129476/retour-sur-la-faille-qui-a-fait-trebucher-le-mac 

[Mac Génération - 28/03/2008]

La conférence CanSecWest a débuté il y a deux jours. Comme l’année dernière, les organisateurs de cet événement dédié à la sécurité ont mis à disposition des hackers un ordinateur sous Linux, un sous Windows et un MacBook Air sous Mac OS X. Le premier qui réussissait à hacker une machine repartait avec ainsi qu’avec un joli chèque de 10 000 $.

Lors du premier jour où les hackers n’avaient pas le droit d’accéder physiquement aux ordinateurs, ils ont parfaitement tenu le coup. Depuis hier, comme le prévoit le concours, ils pouvaient les approcher. Toutefois, ils n’avaient le droit que d’utiliser les logiciels livrés en standard avec le système.

À partir de ce moment-là, il n’a pas fallu deux minutes à Charlie Miller pour mettre en défaut le MacBook Air. Pour parvenir à ses fins, il a semble-t-il exploité une faille de Safari. Il a pu obtenir le contrôle total de l’ordinateur en se rendant sur un site web malicieux à l’aide du butineur d’Apple. Nul doute qu’il avait préparé son coup longtemps à l’avance. Les détails sont pour l’heure très spartiates. Comme le prévoit le règlement du concours, le gagnant ne peut s’exprimer clairement sur le sujet tant qu’Apple n’a pas été prévenu de la faille et tant qu’elle n’a pas été corrigée.

Charlie Miller n’est pas le premier venu toutefois, il fut l’un des premiers à réussir à hacker l’iPhone l’année dernière (lire notre article : une faille pour l’iPhone). En utilisant un procédé similaire, il avait trouvé un moyen permettant de récupérer à l’insu de l’utilisateur un nombre important d’informations (SMS, Carnet d’adresses…).

Si le Mac est hors jeu, les PC sur Linux et sous Windows Vista tiennent toujours. Cela monte bien qu’aucun ordinateur n’est invulnérable, mais ce n’est pas pour cela que du jour au lendemain, le Mac est devenu une véritable passoire. Notez bien que les hackers ont eu un accès physique au MacBook Air, chose plutôt rare, avant de pouvoir le hacker.

http://www.macgeneration.com/unes/voir/127098/un-macbook-air-hacke-en-deux-minutes 

[AFP - 31/03/2008]
Le site internet britannique LiveLeak a remis en ligne lundi Fitna, le film anti-islam du député néerlandais d’extrême-droite Geert Wilders, trois jours après l’en avoir retiré suite à des menaces contre son personnel.

Depuis nous avons travaillé constamment pour améliorer la sécurité de notre personnel et de leurs familles (…) Nous ne succomberons pas à la pression visant à censurer des images légales et qui cadrent dans nos règlements“, écrit le site d’échange de vidéos dans un message sur la page de Fitna.

Fitna a déjà été vu par plusieurs milliers d’internautes depuis jeudi soir, et il est visible en partie ou en totalité sur de nombreux autres sites internet. Le film, dont le titre signifie en arabe division et conflit au sein de l’islam, a été mis en ligne le 28 mars. Il a été accueilli dans le calme aux Pays-Bas et à l’étranger, en dépit de quelques manifestations et de déclarations virulentes de plusieurs pays musulmans.

Fitna mélange des images violentes de terrorisme ou d’exécutions dans des pays musulmans avec des sourates du Coran. Cet amalgame a été dénoncé dès la parution du film par le Premier ministre néerlandais Jan Peter Balkenende, suivi par de nombreuses chancelleries occidentales. Même le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a condamné la diffusion du film, jugeant que rien ne “justifie un discours de haine ou l’incitation à la violence”.

Et oui ! Au début vous pensiez être tranquille, puisque, la “Guerre Mondiale Contre le Terrorisme” ne visait que des basanés aux cheveux noirs et avec des looks d’arabe (en gros le look qui vous interdit généralement d’entrer dans une boite de nuit)…

… mais maintenant tout le monde est suspect !  Même les blancs, blonds aux yeux bleus.

Vous étiez bien naif de croire que la machine de surveillance totale allait s’arrêter aux bougnouls et autres aliens… la peur de la cinquième colonne est si puissante, qu’elle va permettre de faire passer le flicage de toute la société.

Vous remarquerez que, pour les forces de police U.S., si vous n’êtes pas blanc et blond au yeux bleus, vous n’êtes pas “comme nous” (et donc automatiquement suspect)…

Al Qaïda tente de donner un nouveau visage au terrorisme
[Gregor Seither - IES News Service - 30/03/2008]

Pour le directeur de la CIA, le général Michael Hayden, il ne fait aucun doute que les Etats-unis sont sous la menace directe d’une attaque organisée par des combattants d’Al Qaïda formés dans les camps que l’organisation entretient dans la région montagneuse à la frontière entre le Pakistan et l’Afghanistant.

Et la plus grande crainte du Général Hayden est le fait que ces combattants nous ressembleront.

Il est clair que, au cours de ces 18 derniers mois, Al Qaïda a été en mesure de reconstituer et de développer ses camps d’entrainement et ses refuges dans la zone frontalière entre l’Afghanistan et le Pakistan” à déclaré Michael Hayden cette semaine lors de l’émission “Meet the Press” de la chaine NBC.

“Nous savons qu’ils envoient des agents se former dans ces camps, des agents qui n’attireraient pas votre attention si vous les voyiez faire la queue au guichet d’immigration à l’aéroport de Dulles. Des gens comme vous et moi.”  a déclaré M. Hayden

Pour les experts en lutte anti-terroriste, il est évident qu’Al Qaïda sait qu’elle ne poura pas renouveler son opération du 11 Septembre 2001, qui avait été perpétré par 19 militants islamistes arabes.

“Aujourd’hui, l’organisation d’Ousama Ben Laden préfère recruter des blonds aux yeux bleus”, affirment des représentants du Département d’Etat. “Ils ne se font pas remarquer, sont souvent porteurs de passeports qui n’attirent pas l’attention des autorités et peuvent donc voyager sans problème.”
La grande crainte de l’Administration Bush est que des terroristes à l’allure anodine, des gens comme nous, détenteurs de passeports Européens ou même Américains, puissent franchir sans encombre les contrôles aux aéroports U.S” explique Michael Sheuer, ancien directeur de l’unité spéciale de la CIA chargée de la traque d’Ousama Ben Laden et auteur du livre  “Marching Toward  Hell: America and Islam after Iraq.”

- Tous les médias sont-ils de droite ? - Du journalisme par temps d’élection

[Editions Syllepse - coordonné et mis en forme par Mathias Reymond et Grégory Rzepski pour Acrimed - Avril 2008 - 7 Euros]

Tous les médias sont-ils de droite ? Évidemment, non. Du moins si l’on s’en tient aux orientations politiques qu’ils affichent. Mais justement, qu’ils prescrivent des opinions ou se portent garants du consensus, les médias dominants non seulement se comportent en gardiens du statu quo, mais accentuent les tendances les plus négatives inscrites, plus ou moins en pointillé, dans le mécanisme même de l’élection. Ce sont ces tendances qui font l’objet du présent ouvrage : la primauté accordée aux jeux politiciens sur les enjeux politiques ; la personnalisation outrancière au détriment de la présentation de projets ; l’atrophie de l’espace médiatique au bénéfice des candidats du bipartisme ; la réduction du « politiquement pensable » et sa confiscation par les cercles de prétendus experts.

L’analyse proposée soulève une double question politique : jusqu’à quand les forces politiques se laisseront-elles intimider par un « pouvoir » qui repose largement sur leur soumission ou leur crédulité ? Jusqu’à quand la question des la réappropriation démocratique des médias continuera-t-elle à être considérée comme une question subalterne ? L’objectif de ce livre est de parcourir un champ de bataille. Oui, un champ de bataille.

http://www.acrimed.org/article2850.html 

Petit manuel d’autodéfense à l’usage de toutes les femmes qui en ont marre de se faire emmerder sans rien dire.

[Irene Zeilinger  -  NON C’EST NON  - Editions ZONES - 128 pages, 14,50 euros]

ISBN : 978-2355220029

En tant que femmes nous sommes tous les jours les cibles d’interpellations, de harcèlement, d’agressions verbales, physiques ou sexuelles plus ou moins graves, plus ou moins violentes, à degrés divers, au travail, dans l’espace public et privé.

Souvent nous ne savons comment réagir, comment dire non, et comment faire comprendre que, lorsque nous disons non, c’est non.

L’autodéfense pour femmes - qui n’a rien à voir avec du kung-fu -, ce sont tous les petites et grands moyens de se sentir fortes, plus sûres de soi et plus aptes à se protéger et à se défendre dans touts les situations de la vie quotidienne, que ce soit au niveau mental, émotionnel, verbal ou, en dernier recours, physique.

Comment reconnaître et prévenir une situation d’agression ? Comment réagir efficacement, savoir se protéger et éviter la violence ?

Ce guide pratique propose une série d’astuces simples et faciles pour poser efficacement ses limites et se sortir de situations difficiles : identifier le type d’agression et la psychologie de l’agresseur, utiliser et gérer ses émotions, prévenir la violence par la défense verbale et la désescalade du conflit, mobiliser des tactiques de diversion et de fuite, faire jouer la solidarité, savoir où frapper pour faire mal…

Contre tous les stéréotypes qui interdisent habituellement aux femmes de prendre leur sécurité en main, il faut apprendre à dire non et oser se défendre.

Irene Zeilinger, sociologue et formatrice d’auto-défense pour femmes, a travaillé avec plus de 3 000 femmes depuis 15 ans, dans différents pays dont la France, la Belgique et le Luxembourg.

http://www.editions-zones.fr/spip.php

L’armée colombienne est encadrée et formée par les mêmes John Negroponte  et Yaïr Klein qui ont déjà formé les autres ‘escadrons de la mort’ en Amérique Centrale, et notamment au Salvador et au Nicaragua. Il n’y a donc aucune raison pour que les ‘exactions’ (comme le dit poliment la presse) ne se renouvèlent pas… massacrer des ‘peones’ c’est presque une seconde nature pour les armées latino-américaines, surtout quand leur commandant en chef Uribe est un bon petit soldat des néocons.

Et pendant ce temps là, Uribe, la presse et l’establishment s’époumonent contre le ‘dictateur’ Chavez, qui n’a pourtant massacré personne…

[TeleSur TV - 30/03/2008 - Traduit par le blog Socio13]

La cause des éxécutions extrajudiciaires sont dus, selon le quotidien The Washington Post, aux pressions auxquels sont soumis les militaires colombiens pour en finir avec la guérilla et aussi par les stimulants - tels que paiement de soldes supplémentaire jusqu’à des jours de repos supplémentaires - que leur donne l’Armée pour accumuler les morts lors de combat.

Des milliers de paysans ont été assassinés par l’Armée colombienne en les faisant ensuite passer pour des guérilleros des Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (FARC), a dénoncé ce dimanche le quotidien The Washington Post.   “Sous la pression des commandants militaires pour enregistrer des morts au combat, l’Armée a assassiné chaque fois plus durant ces dernières années, des paysans pauvres et en les faisant passer pour des guérilleros”, a dit le périodique.  

En citant un rapport d’une coalition de 187 groupes de personnes, le journal affirme que “955 civils sont morts entre mi 2002 et 2007 et sont classés comme guérilleros tombés au combat”.   Ce chiffre signifie une augmentation de 60 pour cent par rapport aux cinq années précédentes, quand 577 paysans ont été reportés comme tués par les troupes colombiennes en les faisant passer pour des guérilleros.

Cet accroissement coïncide avec l’offensive qu’a entamée le Gouvernement du président Colombien, Álvaro Uribe, il y a six ans contre la guérilla des FARC, et qui est financée dans une grande partie par les Etats-Unis qui livre annuellement des millions de dollars au gouvernement colombien dans le cadre du Plan Colombie.  En outre, l’augmentation du nombre de paysans assassinés est due aussi à l’accroissement en nombre des Forces Armées colombiennes, qui compte 270 000 membres, la seconde plus grande force d’Amérique latine.

Dans le rapport, les témoignages de familles campagnardes ou de faibles ressources ont affirmé qu’ils ont vu dans les photos des cadavres de leurs parents disparus des vêtements de camouflage que porte la guérilla.   “Les meurtres, menés à bien par des unités sous les ordres de commandants régionaux, ont toujours été un problème dans le conflit armé qui dure depuis 44 ans”, assure le Washington Post.    (more…)

Vous-vous souvenez de Steve Ballmer, PDG de Microsoft, en 2002, sautant comme un dératé sur la scène de la WWDC en chantant sa mantra “Developpers, Developpers, Developpers” : (http://jokke.dk/media/balmer.html) … il ne croyait pas si bien dire.

[Information Week - 28/03/2008 - Trad. Grégoire Seither]

Microsoft est un des principaux acteurs dans le monde informatique. Et pourtant, quand il s’agit de défendre son image de marque, notamment à travers son vaisseau amiral, le système d’exploitation Windows, l’entreprise de Redmond est totalement à la merci des développeurs informatiques d’autres sociétés, qui fournissent des pilotes et des composantes annexes au système d’exploitation.
Quand un utilisateur s’assoit devant son ordinateur tournant sous Windows, il ne sait pas faire la différence entre le code écrit par Microsoft et les bogues oubliés dans des applications tierces ou des pilotes mal écrits. Et quand survient le plantage, l’utilisateur aura tendance à accuser “cette grosse daube de Windows” alors qu’il s’agit en fait d’un bogue dans une application tierce à laquelle Microsoft n’a pas participé.
Cette situation est renforçée par le fait que Microsoft ne communique que rarement sur ce sujet; l’entreprise n’aime pas admonester publiquement ses partenaires à propos de la qualité de leurs logiciels. Mais de temps en temps nous pouvons avoir un aperçu non filtré de la teneur des débats. Récemment l’équipe d’ArsTechnica a farfouillé dans la montagne de courriers électroniques versés au dossier du procès “Vista Capable”. Ils y ont fait des découvertes intéressantes sur la cause des malheurs de Windows Vista.

Si l’on en croit les courriers électroniques envoyés par Microsoft, les seuls pilotes pour les cartes Nvidia sont responsables de 28.8% des plantages de Vista dans la période étudiée. (en gros pour l’année 2007). Deuxième source des plantages : les pilotes développés par Microsoft (17.9 %). Viennent ensuite les pilotes ATI avec 9.3% des plantages, puis Intel (8.8%) et enfin Webroot Software, une application anti-spyware qui a causé 2.9% des plantages enregistrés dans Vista. Tous les autres pilotes, développés par des centaines de sociétés tierces ainsi que les causes “Inconnu” sont responsables de 32.3% des plantages restants.

[Forum Atena - Newsletter Février 2008]

Les algorithmes d’analyse de la parole existent aussi pour authentifier les personnes. Depuis longtemps cela intéresse les services de renseignement … mais aussi les institutions financières. Une conférence vient de se clore à Londres sur le sujet et a mis en lumière les avancées tant au niveau de la sécurité que du marketing.

Pour ce qui est de la pure sécurité, voilà le Canada qui institue un contrôle des illégaux refoulés qui doivent enregistrer leur voix et appeler un service vocal depuis une ligne terrestre pour s’assurer qu’ils sont bien dans leur pays d’origine …

Coté paiements, VoicePay s’est déjà distingué en offrant une solution simple qui permet de payer partout, en répétant simplement la séquence de chiffre dictée par un serveur qui authentifie alors la voix et valide la transaction. Au Mobile World Congress, C’est la société française Tagattitude qui a été primée par le GSMA, pour son innovation NSDT (Near Sound Data Transfer) … une sorte de NFC en onde sonore qui rend tout téléphone apte à effectuer une transaction sécurisée. Ce n’est plus de la biométrie vocale, mais la logique est assez proche et pourrait rejoindre.

L’authentification par empreinte vocale ouvre la voie à de nouvelles applications automatisées. Elle offre aux entreprises une convivialité sans équivalent, un fort degré de sécurité et leur garantit un retour sur investissement. François Chaffard, Responsable de l’offre vocale, Division Contact Client de Prosodie expliquait récemment que “l’authentification par empreinte vocale répond aux exigences des utilisateurs puisqu’elle leur permet d’accéder simplement et en toute sécurité à leurs informations confidentielles. Elle permet également aux entreprises d’offrir une palette de services automatisés plus large à moindre coût. La voix se prête naturellement à des critères multiples d’authentification forte ce qui semble être désormais la norme pour les transactions en ligne”. C’est la raison pour laquelle Prosodie a signé un accord avec VoiceTrust, acteur important de ce domaine.

Voici que c’est Telisma, spécialiste français de reconnaissance de la parole, qui annonce un accord avec Persay, acteur historique du secteur.

Le marché est en plein essor …

http://www.forumatena.org/?q=node/64

[Le Figaro - 19/03/2008]

Cette centrale sera capable de traiter voix, images, mails et SMS à un rythme industriel.

La place Vendôme est en passe de se doter d’une super-plate-forme d’écoutes, sorte de «boîte noire» électronique, qui deviendrait l’intermédiaire obligatoire pour les juges d’instruction et les procureurs désirant mettre un téléphone sous surveillance. Cette structure rattachée au secrétariat général du ministère de la justice n’interviendrait pas sur l’opportunité des demandes qui resteraient confidentielles mais jouerait un rôle de gare de triage, agissant comme un «tiers de confiance» auprès des opérateurs de téléphonie sollicités à grande échelle au fil des enquêtes.

Une trentaine d’agents seraient amenés à y travailler. Chaque ministère concerné y contribuerait, à commencer par l’Intérieur. L’étude des besoins a fait l’objet d’un marché classifié confié à la société Solucom. Une mission spéciale de la Chancellerie s’intéresse actuellement de près au système d’interception mis en place dans les Länder allemands. À Paris, tout doit être prêt en théorie pour 2009. «C’est sans doute le dossier le plus sensible du cabinet Dati, tant l’idée de centralisation agite le spectre de la menace pour les libertés publiques», confie un haut magistrat. Ces écoutes judiciaires n’ont, bien sûr, rien a voir avec les 6 000 interceptions administratives annuelles contrôlées par Matignon. Il s’agit des mesures ordonnées dans le cadre des affaires criminelles ou correctionnelles les plus graves : 20 000 par an au bas mot. Mais on est loin de l’Italie ou des Pays-Bas avec leurs 100 000 écoutes annuelles !

Difficilement contrôlable
Techniquement, le nouveau Big Brother de la Chancellerie pourra traiter aussi bien la voix que les images, les données de connexion, comme la date et l’heure de l’appel, mais aussi les SMS, les mails et toute communication circulant sur Internet. À terme, transiteront par la plate-forme les données de géolocalisation des appels pour savoir d’où le suspect téléphone. «En temps réel !» s’enthousiasme un fonctionnaire de la Chancellerie.
(more…)

De gros budgets pour de virtuelles guerres

[Antoine Champagne - Le Monde - 20/03/2008]

George W. Bush vient de demander une hausse de 10 % des fonds dédiés à la sécurité des réseaux informatiques pour l’année fiscale à venir, soit quelque 7,3 milliards de dollars. Ce qui représente une progression de 73 % par rapport au budget de 2004. Selon le département de la sécurité intérieure, le nombre d’attaques contre les réseaux gouvernementaux a progressé de 152 % en 2007 pour atteindre 13 000. Cette annonce du président américain intervient alors que le DHS a procédé à l’opération Cyber Storm II du 10 au 14 mars. L’exercice, le deuxième du genre, impliquant plusieurs pays (Grande Bretagne, Nouvelle Zélande, Australie) et de nombreuses entreprises privées vise à mesurer les capacités de réponses en cas de cyber-guerre.

Cette préoccupation est un serpent de mer dont la dernière manifestation remonte à la fin avril 2007. L’Estonie, qui avait décidé de déboulonner un monument à la mémoire des soldats de l’Armée rouge, avait subi un vaste “déni de service distribué” (DDoS). Les sites Web de plusieurs banques ou de sites gouvernementaux estoniens avaient subi un bombardement de demandes incongrues qui les avait paralysés. L’OTAN s’en était mêlée, s’estimant “préoccupée”. De fait, l’Estonie accusait Moscou d’être à l’origine de cette cyber-guerre. Celle-ci aurait pu dégénérer sur le plan diplomatique et devenir ainsi, réellement, préoccupante. (more…)

[Le Monde - Antoine Champagne - 20.03.08]

Ces derniers mois, les gouvernements allemand et américain, britannique et même français annonçaient avoir fait l’objet de visites non autorisées de la part de pirates chinois. Aucun n’apportait de preuve concrète de ces piratages.

Francis Delon, secrétaire général français de la défense nationale depuis juillet 2004, se montrait toutefois prudent : “Nous avons la preuve qu’il y a eu un passage par la Chine. Mais je suis prudent. Quand je dis Chine, cela ne veut pas dire gouvernement chinois. Nous n’avons pas non plus d’indication qu’il s’agisse de l’Armée populaire chinoise. Nous enquêtons.”

Pour Washington en revanche, Pékin était bien derrière tout ça.

C’est méconnaître la technologie qui sous-tend Internet et les méthodes des pirates qui utilisent toujours des machines à l’étranger pour réaliser leurs méfaits.

Dans ce cas, les experts soulignent que les ordinateurs chinois sont particulièrement prisés. “J’ai des doutes sur la capacité à prouver que les attaques sont ‘chinoises’ [voulues ou acceptées par la Chine], ça me semble une argumentation politique commode pour tenter de masquer la faiblesse des systèmes d’informations“, explique Paul-André Pays. “Les vrais ’secrets’ ne sont, pas plus que les autres, en principe [et donc très rarement en fait] sur des systèmes accessibles via Internet “, conclut-il.

“Il faut se méfier des attaques dont on entend pas parler, pas de celles qui sont découvertes”, estime pour sa part un hacker français du groupe ADM, relativisant les attaques “chinoises”  qui”servent d’épouvantail pour Washington“.

http://www.lemonde.fr/technologies/article/2008/03/20/le-cyber-peril-jaune_1025120_651865.html#ens_id=1025210

Une raison de plus de ne pas devenir client Numéricable…

[Reuters 25/03/2008]

Le fonds d’investissement Carlyle annonce avoir finalisé le rachat de 37,8% du capital du câblo-opérateur Numericable pour 1,1 milliard d’euros. La transaction englobe Completel, opérateur spécialisé sur le marché des entreprises.
L’opération, annoncée le 21 décembre, se fait sur la base d’une valeur d’entreprise totale de 6,5 milliards d’euros et représente le plus gros investissement en capital jamais réalisé en France par une société de capital investissement, précise Carlyle dans un communiqué.»…

http://www.01net.com/article-actualites/carlyle-finalise-le-rachat-de-38pour-cent-de-numericable-high-tech-reuters.-01net.html

[Le blog de Cédric "Sid" Blancher - 19/11/2007]

La nouvelle avait fait un peu de bruit début septembre. Un blog monté pour l’occasion, aujourd’hui fermé, Deranged Security, annonçait avoir collecté plus d’un millier d’identifiants de comptes de messageries d’ambassades, agences gouvernementales, ONGs et grosses multinationales… Et en publiait un échantillon d’une centaine…  C’est pourtant ce que le Sydney Morning Herald qualifie de “Hack of the year” dans un long article sur Dan Egerstad, le suédois derrière cette attaque. Principe ? On ne peut plus simple : l’écoute du trafic sortant de cinq nœuds Tor montés pour l’occasion. Ahhh, l’anonymat et la confidentialité…

Plus récemment, dans un registre similaire, Wired nous révèle que Hushmail, célèbre fournisseur de messagerie chiffrée, divulguerait en fait le contenu des boîtes aux lettres de ses utilisateurs aux autorités. Américaines en l’occurence, pour une une affaire de stupéfiants.

Dan Egerstad explique clairement sa démarche. Pour prouver que Tor seul ne fournit pas l’anonymat, il a installé cinq nœuds. Une fois ceux-ci promus au rang de nœuds de sortie, il a capturé le trafic clair sortant à la recherche d’identifiant de connexion POP3 et IMAP. Il ne faut pas être un génie pour s’imaginer que la moisson fut abondante. Mais si la nouvelle fait trembler dans les chaumières, il n’en reste pas moins qu’il s’agit d’un non-évènement de taille. L’écoute des flux sortant du nuage Tor a déjà été discuté au SSTIC 2006, et ici même, en commentaire du compte-rendu que j’en faisais. C’est non seulement précisé sur la page de téléchargement de Tor mais aussi détaillé dans la documentation :

Tor anonymise l'origine de votre trafic et chiffre tout à
l'intérieur du réseau Tor, mais il ne peut pas chiffrer
votre trafic entre le réseau Tor et sa destination finale.
Si vous envoyez des informations sensibles, vous devriez
employer autant de précautions que lorsque vous êtes sur
l'internet normal - utilisez HTTPS ou un chiffrement final
similaire et des mécanismes d'autentification.

Bref, Tor ne protège votre anonymat que… si vous ne laisser pas trainer d’éléments permettant de vous identifier dans les flux que vous lui confiez. Surprenant ? Non. Loin de là. Juste évident. Les contenus de vos communications sont nettement plus intéressants que leur enveloppe. Par exemple, on a beaucoup plus de chances d’identifier l’expéditeur et le destinataire d’un email en lisant son contenu qu’en ayant accès à l’IP qui l’a émis ou même aux adresses de messagerie des correspondants…

(more…)

[Jean-Claude Lefort - Député honoraire - 31 mars 2008]AFFAI

Le sous-préfet de Saintes, M. Bruno Guigue, vient d’être brutalement démis de ses fonctions par sa ministre de tutelle au titre qu’il aurait gravement dérogé au « devoir de réserve » qui doit marquer sa haute fonction. Cela a fait grand bruit en France mais aussi à l’étranger, il faut le savoir, notamment au Proche et Moyen-Orient.

Examinons donc successivement les faits, puis la notion de « devoir de réserve », voyons si elle a ou non un caractère « universel » et tirons les conclusions de cette « affaire ». (more…)

La hantise d’un “mouvement des droits civiques”, dans lequel les  Palestiniens se mettraient soudain à scander “One Man, One Vote” fait depuis longtemps peur aux politiques en Israël. Ils savent que si les Arabes abandonnaient la violence pour réclammer l’égalité, Israël perdrait l’unique justification de sa politique militariste et expansioniste… et perdrait également le soutien d’une bonne partie de la gauche juive aux Etats-unis…

C’est pour cela que Israël encourage toujours les mouvements les plus radicaux (comme le Hamas, une fabrication israélienne pour saper Arafat) et s’arrange pour maintenir toujours une certaine tension sur le terrain, afin d’encourager la violence dont elle a besoin pour justifier son existence…

Ali Abunimah ne dit rien d’autre dans “Israël a besoin de la fiction d’un Etat Palestinien pour continuer à exister”

[Miko Peled - The Electronic Intifada - 29/03/2008 - Trad. JPP]
Maintenant que le Kosovo est un Etat indépendant, émergeant des ruines de l’ex-Yougoslavie, des parallèles sont tirés entre les Balkans et le Moyen-Orient. L’une des réactions à cet évènement émane de la ministre des Affaires étrangères d’Israël, Tzipi Livni. Cela ne la dérange pas si les Palestiniens suivent l’exemple des Kosovars et proclament un Etat ; ce qui l’inquiète, c’est que les Palestiniens réclament les mêmes droits que les Israéliens.

Ajoutant à la crainte des Israéliens de voir surgir une demande pour des droits égaux, Ahmad Khalidi écrit, dans un article récent dans The Gardian, qu’on n’a jamais proposé, comme actuellement, un Etat aussi peu attractif aux Palestiniens et que ceux-ci pourraient faire le choix qui est le « pire cauchemar d’Olmert » : appeler à un « véritable partenariat pour le partage du territoire ». Livni et Olmert ont dit que l’éventualité d’une telle égalité les empêchait de dormir, et ils ont de bonnes raisons pour cela.Une fois que le discours passe de « l’autodétermination » à « la liberté et à la démocratie », comme Ahmed Khalidi le fait remarquer, la marque sioniste de l’apartheid n’a plus qu’à s’effacer et à laisser la place à une démocratie laïque naissante.

Trois arguments vont être avancés ici en faveur de la transformation de l’Etat de ségrégation raciale qu’est Israël en un Etat de démocratie laïque sur l’ensemble de la Palestine/Israël historique :

1 - Pour parvenir à un règlement durable au conflit israélo-palestinien, il faut mettre un terme à la domination d’Israël sur la terre, les personnes et le discours, les deux côtés doivent négocier à égalité. Dans le même temps, toute recherche de solution doit prendre en compte le fait qu’Israël n’acceptera pas de bon gré une telle parité et s’emploiera de toutes ses forces à maintenir sa domination.

2 - Aussi longtemps que l’essentiel des efforts pour solutionner le conflit se concentrera sur la partition de la Palestine/Israël historique, il n’y aura aucune solution au conflit. L’idée de partition a aujourd’hui fait faillite et la défendre ne fait que permettre à Israël de dominer le discours et d’assurer son contrôle violent sur les Palestiniens et sur leur terre.

3 - La solution connue pour un seul Etat n’est plus une option avancée par quelques-uns, elle est maintenant devenue réalité ; les actes et les débats doivent maintenant se concentrer sur la transformation d’un système raciste, ségrégationniste aujourd’hui en place, en un système démocratique laïc de gouvernement. Le règlement du conflit ne consiste pas partager la terre avec toujours plus de ségrégation, mais à couper les institutions gouvernementales de leur identité unique, pour les deux côtés. L’Etat doit être au service de tous, représenter chaque Israélien et chaque Palestinien vivant entre le fleuve du Jourdain et la mer Méditerranée.

http://mcpalestine.canalblog.com/archives/2008/03/30/8528513.html 

La prochaine fois que vous serez inondés de commentaires à la gloire d’Israël, vous saurez d’où ça vient…

[Megaphone Desktop Tool sur Wikipedia - Trad. Grégoire Seither]

L’Union Mondiale des Etudiants Juifs propose depuis 2006 l’application “Megaphone desktop tool” - un petit logiciel tournant sous Microsoft Windows  et qui permet d’obtenir en temps réel des alertes sur des articles clés, des vidéos, des blogs et des sondages concernant Israël. Le but est de permettre aux utilisateurs de réagir en-ligne et de contribuer à soutenir l’Etat d’Israël “sur le front de l’opinion”.

Selon le Jerusalem Post, Amir Gissin, responsable du Département des relations publiques du Ministère israélien des affaires étragnères, a publiquement soutenu l’utilisation de ce logiciel.  “Le Ministère encourage cette idée et incite les  amis d’Israël à travers le monde de devenir des “soldats d’Israël” dans le cyberespace, sur le nouveau champ de bataille qu’est la défense de l’image d’Israël.”

Pour le site informatique The Register l’utilisation de ce logiciel équivaut à “une manipulation massive et hautement organisée de technologies qui sont censées au contraire encourager la démocratie”. Pour le site, l’utilitaire Mégaphone n’est rien d’autre “qu’un bourrage des urnes high tech”.

Le site web consacré aux émissions historiques de la BBC a noté que, quand il traite de sujets concernant Israël, les votes des internautes sont plus nombreux. Ce fut notamment le cas quand un sondage en ligne a posé la question de savoir s’il fallait considérer le négationisme comme un crime. De son coté Stewart Purvis, ancien rédacteur en chef d’ITN, a noté que la commission indépendante chargée d’étudier la manière dont la BBC avait couvert le conflit israélo-palestinien avait reçu un très grand nombre de courriers émanant de l’Amérique du Nord et qui accusaient tous la BBC d’être anti-Israël. Il était évident, selon Purvis, que des groupes organisés avaient incité leurs membres à faire pression sur la BBC.

http://en.wikipedia.org/wiki/Megaphone_desktop_tool#Megaphone

Un service proposé par notre vieille connaissance Jordan Hayes, de Bitway..

Est ce que le FBI a un dossier sur vous ? Peut-être bien… Il y a des millions de citoyens américains U.S qui sont dans ce cas et qui ne le savent pas. Il suffit que vous ayez participé à une marche pour les droits civiques, ou bien contre la guerre du Vietnam. Ou bien que vous ayez signé une pétition contre l’apartheid ou contre l’abattage d’un arbre dans votre quartier. Ou bien que vous ayez habité par hasard dans le voisinage d’un membre de la pègre. Ou bien que vous ayez voyagé dans des pays “sensibles”, comme par exemple le Brésil ou les Iles Cook (pourquoi sont-ils considérés ’sensibles’ par la CIA ? On ne sait pas…

Ce site web vous aide à rédiger les courriers nécessaire pour obtenir de la part du FBI une copie de votre dossier. Nous pouvons également vous aider à obtenir votre dossier chez d’autres agences d’espionnage gouvernemental, comme la CIA, la NSA, la DIA, …

C’est simple, facile et c’est gratuit..

http://www.getmyfbifile.com/

Action internationale en solidarité avec Gaza 31 mars - 1er avril 2008
[ISM France - 29/03/2008]

En finir avec le siège de Gaza ! En finir avec la complicité du monde sur l’occupation et les crimes israéliens contre le peuple palestinien !

Un groupe de participants internationaux a décidé d’agir contre la complicité de nos pays dans le siège inhumain et dévastateur de la Bande de Gaza.

Une délégation constituée de participants d’Autriche, d’Ecosse, d’Espagne, de France, de Grèce, de Jordanie, d’Inde, d’Italie, de Norvège, des Pays-Bas, du Pays Basque, de Palestine, de Turquie, envisagent d’essayer d’atteindre le côté égyptien de la frontière avec Gaza pour livrer un camion de nourriture et de médicaments, et en protestation contre le siège inhumain imposé au peuple de Gaza, avec la complicité de nos propres gouvernements. (more…)

[Mother Jones - 20/03/2008]

Grace à l’excellent travail fait par les journalistes voici l’intégralité de la chaîne de commandement de la prison d’Abou Ghraib… dans l’espoir (on peut toujours réver), qu’un jour un tribunal se charge de l’affaire de la torture dans ce camp de concentration étatsunien… (Allez sur la page d’origine, le document est interactif). (more…)

[Gregoire Seither - IES News Service - 28/03/2008]
Au début du mois, à Washington D.C., le “hacker éthique” Babak Pasdar, PDG de Bat Blue Corporation, a fait circuler un affidavit (une déclaration faite sous serment) dans lequel il décrit comment, dans le cadre d’une mission d’intervention technique, il a découvert par hasard une “trappe d’accès” électronique, c’est à dire un port de connexion non surveillé et sans aucune limitation, permettant à une tierce personne d’accéder à tous les flux de données de la totalité du réseau d’un des plus gros opérateurs de télécommunications du pays. L’opérateur n’est pas nommé dans l’affidavit, mais tout le monde a vite compris qu’il s’agissait de Verizon.

Les clients de Pasdar - qui l’avaient embauché en intérim pour réaliser une migration de système d’exploitation sur leurs serveurs - lui ont expliqué que cette “backdoor” tout à fait inhabituelle portait le nom de code interne de “Quantico Circuit” et qu’il ne devait “en aucun cas en restreindre l’accès ou la bloquer par le Firewall (pare-feu électronique) “. L’académie du FBI en Virginie est basée à Quantico.

Alerté par le nom donné à ce cette trappe d’accès, Pasdar a regardé la chose de plus près et s’est rendu compte qu’il s’agissait en fait d’un accès direct au “coeur du réseau” de son client, “permettant un accès complet et sans aucune restriction au système de facturation, aux SMS et aux systèmes de détection de fraudes” de son client opérateur téléphonique. Cet accès permet, par exemple, “de se connecter à n’importe quelle conversation en cours sur n’importe quel téléphone portable utilisant les services de l’opérateur. Idem pour les SMS et la localisation de l’appelant et du destinataire“.

Pour Pasdar, “permettra à une tierce partie d’accèder au coeur de votre réseau, sans aucune restriction” est une aberration “qui va à l’encontre des règlements internes de la société” . Il proposa de mettre au moins en place un système de surveillance de cet accès, afin d’enregistrer “la source, la destination et le type de données” qui sortaient par ce circuit DS3.

Mais ses employeurs refusèrent et appelèrent le directeur de la sécurité qui, “me pointant du doigt comme si j’étais un petit garçon qui avait fait une bétise, m’informa que je dépassais mes attributions et que ce n’était pas pour cela qu’on me payait.”

Pasdar, qui travaille depuis 19 ans sur les protocoles de sécurité Internet, se vit ordonner de “continuer à faire ce pourquoi on l’avait embauché“, “de ne plus se préoccuper de ce circuit” et “d’en oublier l’existence“… sinon l’opérateur de télécoms se chargerait de le “remplacer par quelqu’un de plus docile“.

Jusqu’à présent, le Foreign Intelligence Surveillance Act (FISA) interdisait expressément aux services secrets U.S. d’écouter les conversations téléphoniques et de surveiller les échanges électroniques à l’intérieur des Etats-unis. Mais en 2002, l’Administration Bush autorisa secrètement la National Security Agency à passer outre la loi FISA et d’intercepter librement toutes les communications Internet et téléphoniques, ainsi que consulter les logs de connexion de milliards de citoyens U.S.. Quand la presse révéla l’affaire, le Congrès vota des amendements à FISA (et en changea le nom pour mieux faire passer la pillule, l’appelant la loi Protect America).

Dorénavant les services secrets peuvent espionner les citoyens U.S. mais seulement s’ils fournissent un mandat de perquisition signé par un juge. Dans ce cas, les sociétés de télécommunications n’ont pas d’autre choix que de coopérer et fournir les logs et données aux services d’espionnage domestique - comme certaines le faisaient déjà, illégalement, auparavant. Les entreprises de télécom ont d’ailleurs demandé au Congrès de leur accorder une immunité rétroactive afin d’annuler les nombreux procès intentés par les défenseurs de la vie privée.

Affidavit disponible ici : http://blog.wired.com/27bstroke6/files/Affidavit-BP-Final.pdf

[Gregoire Seither - IES News Service -  28/03/2008]

Pour deux chercheurs de Harvard, les mobilisations anti-guerre et les critiques publiques de l’occupation U.S. en Irak ont un “effet d’encouragement” nettement quantifiable sur les actions des insurgés. Plus la presse rapporte que des personnes aux Etats-unis critiquent la guerre, plus les attentats en Irak augmentent.

Amis pacifistes, vous savez ce qu’il vous reste à faire.. 

Dans une étude publiée en février 2008 sous le titre “Y at’il un ‘effet d’encouragement ?”, Radha Iyengar, chercheur en politiques sanitaires à Harvard et  Jonathan Monten de la Kennedy School of Government affirment que quand la presse met en avant les critiques de la guerre aux Etats-unis ou publie des sondages d’opinion défavorables  à la politique militaire de l’Administration Bush, on note une augmentation - relativement faible mais néanmoins notable - des attentats contre les troupes U.S. ou contre les civils en Irak.Les auteurs notent d’ailleurs que cet effet est d’autant plus marqué dans les régions irakiennes qui ont un meilleur accès aux sources d’information. Ainsi, lors du débat sur la poursuite de la guerre, dans les semaines précédant les élections “mid-term” de novembre 2006, les attaques ont augmenté de 7 à 10% quand la couverture médiatique traitait de manière renforcée les mobilisations anti-guerre ou les doutes publiquement exprimés par certains membres de la classe politique vis à vis de la stratégie U.S. en Irak.

Etude disponible en anglais - Acrobat PDF : 

http://people.rwj.harvard.edu/~riyengar/insurgency.pdf

[Soraya Sepahpour-Ulrich - Information Clearing House - 24/03/2008]

Pour la chercheuse en sciences politiques Soraya Sepahpour (USC-LA), les Etats-unis et leur alliés idéologiques font pression sur la Chine avant les Jeux Olympiques afin de “punir” un pays qui refuse de s’associer à leur campagne contre l’Iran et bloque les sanctions contre ce pays.

Cela permet aussi de contrecarrer les efforts diplomatiques chinois qui profitent de la mauvaise image des Etats-unis depuis l’élection de G.W. Bush pour prendre pied dans les anciens pré-carrés étatsuniens, comme l’Amérique du Sud ou l’Afrique.

La CIA a utilisé le Dalai-Lama comme “carte” anti-chinoise depuis les années 1950 pour des opérations de propagande et de destabilisation anti-Chinoise, mais les Etats-unis n’ont aucune intention de soutenir une quelconque “révolution” au Tibet. Si les Tibétains s’avancent trop, comptant sur un vrai soutien extérieur, ils connaîtront le même sort que les Chiites d’Irak après la première Guerre du Golfe en 1990. Appelés à se soulever contre Saddam Hussein, ils avaient été massacrés par l’armée irakienne tandis que les soldats U.S. stationnés à quelque kilomètres de là regardaient sans bouger.

La soudaine sollicitude de l’appareil médiatique et politique pour les Tibétains - qui n’a pas un mot pour Israël qui massacre les Gazaouis et les USA qui écrasent l’Irak sous les bombes - n’est rien d’autre qu’une nouvelle opération de manipulation de l’opinion… et un autre mouvement de pion sur l’échiquier néo-con en vue d’une attaque contre le véritable objectif : l’Iran.

http://www.informationclearinghouse.info/article19626.htm

[Washington Post - 28/03/2008]

Dans une déclaration commune présentée au public hier, plus de trois douzaines de candidats Démocrates à la députation au Congrès des Etats-unis, ont fait le serment que, s’ils étaient élus, ils demanderaient une réduction immediate de la présence militaire U.S. en Irak, ne laissant sur place qu’une force de sécurité pour garder l’ambassade U.S. à Bagdad.

http://www.informationclearinghouse.info/article19627.htm

Suite à mon article d’hier sur les mensonges et omissions d’Hillary Clinton, de très nombreux lecteurs m’ont envoyé d’autres exemples de la “vie affabulée de l’ancienne Première Dame” :

Petits mensonges qu’elle a avoués :

  • Chelsea Clinton faisait son jogging à deux pas du World Trade Center le jour des attentats du 11 septembre. (En fait Chelsea était encore au lit à cette heure là et à tout vu à la télévision.) .
  • Hillary a reçu son nom en hommage à Sir Edmund Hillary. (Personne ne connaissait Edmund Hillary au moment de la naissance de la petite Rodham, étant donné qu’il ne gravit l’Everest que cinq ans plus tard.)
  • Elle a été prise sous le feu des snipers serbes lors de son arrivée en Bosnie . (Les infos télévisées montrent Mme Clinton accueillie par des enfants au pied de l’avion.)
  • C’est en lisant le Wall Street Journal dans sa jeunesse qu’elle a appris à faire du négoce sur les contrats futures. (Le Wall Street Journal ne publiait pas encore d’articles sur les “futures” à l’époque.)


Petits mensonges dont on attend encore l’avoeu :

  • Elle ne savait pas que ses frères se faisaient payer des pots de vin par des criminels financiers afin d’obtenir que le président Bill Clinton les amnistie. (Plusieurs conversations enregistrées à l’époque prouvent l’inverse).
  • C’est par mégarde qu’elle a emporté certains cadeaux reçus lors de son séjour à la Maison Blanche. (La secrétaire de l’époque lui avait dit qu’elle ne pouvait pas le faire et s’était vu répondre qu’elle s’en fichait).
  • Elle ne savait pas que son directeur de cabinet virerait les membres de l’équipe de préparation des voyages présidentiels. (C’est elle qui lui a donne l’ordre de le faire).
  • Elle ne connaissait pas le montant exact du financement politique qui lui avait versé Peter Paul en 2000. (Le montant exact est 700 000 dollars US plus élevé que le chiffre qu’elle avait avançé).
  • Elle était opposé à l’accord de libre-échange nord-américain. (Elle en chante les louanges dans plusieurs articles de presse de l’époque).
  • Elle a activement participé aux Pourparlers de Paix en Irlande du Nord. (Lors des négociations, elle n’était pas à la Maison Blanche).
  • Elle a fait pression sur son mari pour qu’il envoie des troupes au Rwanda. (Aucun témoin de l’époque ne se souvient de cette ‘pression’).
  • Elle a joué un rôle actif dans la reprise économique des années 1990. (Quel était exactement ce rôle ?)
  • Les documents financiers que la justice cherchait depuis plusieurs années ont soudain été “retrouvés” par hasard. (Mais oui, c’est sûr, la veille de la perquisition…)
  • Quand l’affaire Monica a éclaté, elle croyait encore à l’innocence de son mari, Bill.
  • Depuis toute petite elle est une fan inconditionnelle des Yankees. (Lors de la campagne de son mari, en 1991, elle avait affirmé la même chose à propos de deux autres équipes).
  • Elle est totalement étrangère à l’affaire des amnisties accordées à certains membres de la communauté hassidim de New Square. (Les juifs de New Square ont voté majoritairement pour elle et elle a convoqué une réunion à la Maison Blanche pour accélérer ces amnisties). .
  • C’est grâce à ses efforts, lors de sa visite en Macédoine, que les réfugiés ont été libérés. (En fait les réfugiés ont été libérés la veille de son arrivée dans le pays).
  • Elle se vante d’être la seule Première Dame, après Eleanor Roosevelt, à avoir eu le courage de se rendre dans une zone de guerre (en Bosnie). (La femme du président Nixon, Pat, s’est rendue à plusieurs reprises à Saigon lors de la Guerre du Vietnam et, contrairement à Hillary, son hélicoptère a vraiment essuyé des tirs ennemis.)

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