février 2008



[Techworld - 16/01/2008 - Trad. Grégoire Seither]
Une analyse impromptue des points d’accès Wi-Fi lors d’un grand salon technologique aux U.S.  a mis en évidence non seulement des  failles béantes dans la sécurité mais aussi des tentatives de captation de signal généralisées ainsi que d’intrusion à l’aide d’outils de hacking.

L’enquête, menée par Air Defense, une société spécialisée dans les technologies Wi-Fi, à l’occasion du Salon de la Fédération Nationale du Commerce de détail (National Retail Federation – NRF) à New York, a montré que sur les 458 points d’accès existants sur le salon, moins de 10% utilisaient le protocole de sécurité le plus performant, WPA2 (Wi-Fi protected access 2). 60% utilisaient encore le protocole WEP (wired equivalency protocol), un équivalent largement obsolète et facile à craquer.

La sécurité des ordinateurs portables et assistants électroniques sur le salon n’était pas meilleure, au moins 80% d’entre eux ont été identifies comme étant vulnérables à des attaques malveillantes, de type "evil twin", une méthode consistant à induire un client en erreur et l’amener à se connecter à un faux point d’accès.

Plus dérangeant, l’enquête à détecté la présence d’outils sans-fil malveillants en usage sur le salon, par exemple les utilitaires Karma et Hotspotter ont régulièrement été utilisés pour tester les connexions des points d’accès. Air Defense a même détecté 39 attaques tentant de forcer la connexion aux points d’accès en surchargeant la bande passante ou en bloquant les signaux sur un canal donné.

Source : http://www.techworld.com/mobility/news/index.cfm’newsID=11146&pagtype=samechan


Appel à l’arrêt de la répression policière et judiciaire à l’encontre de l’USTKE en Nouvelle-Calédonie

Depuis plusieurs semaines, en Nouvelle-Calédonie, l’Union Syndicale des Travailleurs Kanaks et des Exploités (USTKE) subit une répression sans nom.

Un dur conflit oppose depuis plusieurs mois  l’USTKE à la direction de Carsud (du groupe Véolia), entreprise en charge des transports suburbains dans l’agglomération de Nouméa, qui refuse toute négociation.

Le 17 janvier, les forces de l’ordre sont intervenues pour déloger un piquet de grève des salariés qui pourtant n’entravait en rien la liberté du travail et de la circulation.

Cette intervention policière s’est déroulée avec une rare violence. On a dénombré vingt blessés – dont cinq graves – du côté des manifestants et plus de cinquante interpellations.  Dix syndicalistes ont été mis en prison en attendant un procès prévu pour le 22 février.

Depuis, les hommes du GIPN, armés et cagoulés, procèdent à de brutales interventions au domicile des syndicalistes. Quatre autres personnes ont été arrêtées et emprisonnées. Le président de l’USTKE, Gérard Jodar, pour éviter d’être lui-même arrêté, ne peut plus quitter son bureau ni circuler librement. Il vit, avec des dizaines d’adhérents, retranché dans le bâtiment du syndicat.

Ces pratiques sont une atteinte inadmissible à la liberté syndicale.

Mais il est vrai que l’expansion économique et la flambée des cours du nickel attisent les appétits des grandes entreprises qui supportent mal un syndicalisme actif.

En outre, l’USTKE s’est prononcé pour le droit à l’autodétermination du peuple kanak, position qui dérange beaucoup la droite locale.

Nous mettons en garde les autorités françaises sur les risques que ces pratiques, dans un contexte de tension sociale, font encourir à la paix civile.

Nous demandons l’abandon de toutes les poursuites judiciaires à l’encontre des syndicalistes  et la libération de ceux qui ont été arrêtés.

Nous demandons que les pouvoirs publics interviennent pour que la direction de Carsud accepte d’ouvrir de réelles négociations avec l’USTKE.

Signataires  :
Jean-Jacques de Félice (avocat), José Bové (Via Campesina), Olivier Besancenot (LCR), Noël Mamère (Les Verts), Manu Chao (artiste), Gilles Perrault (écrivain), Alban Bensa (anthropologue), Gérard Le Cam (sénateur communiste), Annick Coupé (Union syndicale Solidaires), Yves Salesse (collectifs antilibéraux), François Della Sudda (LDH), Isabelle Leblic (ethnologue), Didier Daeninckx (écrivain), Mehdi Lallaoui (réalisateur)


Sur l’affaire Ayaan Hirsi Ali

Manipulations antilaïques

[ Denis Sieffert - L'indigène de la République -Février 2008]

Voilà que l’on nous refait le coup ! Après les caricatures de Mahomet, après Robert Redecker, voici Ayaan Hirsi Ali. Le cycle provocation, fatwa, médiatisation tourne à plein régime. Cette fois, c’est une jeune femme, ex-députée néerlandaise, aujourd’hui chaperonnée par Bernard-Henri Lévy, qui a droit à toutes les unes des journaux, à tous les plateaux de télévision, à toutes les compassions, à toutes les indignations, à tous les appels au président de la République, au prétexte qu’elle serait l’incarnation de la « laïcité à la française »

http://www.indigenes-republique.org/spip.php?article1253 


Le 8 mai prochain, MARCHONS pour montrer que le chemin de la dignité passe par la convergence, au sein d’une même organisation politique autonome, antiracialiste et décoloniale, de tous ceux qui sont aujourd’hui traités comme des indigènes.

En France, des nostalgiques semblent regretter le temps béni des colonies… Mais qu’on les rassure ! Ce temps-là est loin d’être mort ! L’Etat français s’en porte en effet garant : il entretient la continuité coloniale à la française : le racisme républicain. Ainsi, qu’a t-on récolté depuis les élections présidentielles ?

La Marche décoloniale du 8 mai prochain est organisée par un collectif d’associations indigènes autonomes composé à l’heure où nous écrivons ces lignes de :

Association des Etudiants de Culture Africaine de Lyon (AECAL), Association des Etudiants kanaks, Cercle de Réflexion Citoyenne de Mantes-la-Jolie, Collectif Racisme et Discriminations de la Société Renault, Comité des familles pour survivre au SIDA, Groupe Frantz Fanon de Bagnolet, Les Indigènes de Belgique, KARITE panafricaine des droits de l’homme et de la diversité (LYON), Kolektif réunionnais SORT DOVAN, Mouvement des Indigènes de la République (MIR), Mouvement pour une Nouvelle Humanité (MNH), les Républicains Basanés, Union des Travailleurs Immigrés Tunisiens (UTIT), Véto ! (Garges-Sarcelle)

Par ailleurs, l’écrivain anticolonialiste Raphaël Confiant nous a exprimé son total soutien.

Si vous souhaitez contribuer à notre combat, n’hésitez pas à nous contacter :

Téléphone : 06 50 12 38 74

Email : collectif@marche8mai.org

http://www.indigenes-republique.org/spip.php?article1249 


[Global Research - 05/01/2008]

A plusieurs reprises des soldats de l’OTAN en Afghanistan ont utilisé des enfants pour repérer les champs de mines. C’est ce que qu’affirme un ancien officier allemand de l’ISAF. Dans un ouvrage publié fin 2007 en Allemagne, "Final Station", Achim Wohlgetan a déclaré que des soldats de ISAF dans la région de Kaboul, en 2002, ont à plusieurs reprises utilisé des enfants pour savoir si une zone était minée ou non.

"La tactique utilisée par les soldats de l’ISAF était de lancer des pommes ou des sucreries dans la zone soupçonnée d’abriter des mines. Les hordes d’enfants qui suivent généralement les patrouilles ISAF se précipitaient alors pour ramasser les sucreries et les pommes. S’il n’y avait pas d’explosions, la zone était considérée sans danger" a déclaré Wohlgetan.

Un responsable du Ministère allemand de la défense a publiquement mis en doute les affirmations de Wohlgetan dans son livre (…) précisant que Wohlgetan n’avait pas une vision globale de la structure de sécurité.

 

http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=7782


[Gregor Seither - IES News Service - 06/01/2008 ]

Les principaux conseillers à la sécurité nationale du Président Bush sont favorables à une extension de l’autorité de la CIA et du Pentagone au Pakistan afin de mener des opérations militaires beaucoup plus agressives dans les régions tribales au Nord du pays. Ceci en réponse à des rapports des services secrets qui indiquent que Al Qaïda et les Talibans sont entrain d’intensifier leurs efforts pour déstabiliser le gouvernement pakistanais.

 

Selon des membres de l’administration ayant assisté aux réunions, la majorité des présents a estimé que le gouvernement de Pervez Musharraf et l’état major pakistanais sont suffisamment conscients de la menace qui pèse sur eux pour accepter de laisser plus de latitude aux Etats-Unis. Mais aucune décision n’a encore été prise, affirment les sources qui ont demandé à rester anonymes à cause de la nature sensible des informations.

 

La majorité des options discutées sont encore au stade d’ébauche et hautement confidentielles. Toutefois, toujours selon les sources dans l’administration, il est probable qu’elles impliquent une coopération étroite entre la CIA et le Pentagone, notamment à travers les Troupes spéciales déjà engagées en Afghanistan.

 

Source : http://www.nytimes.com/2008/01/06/washington/06terror.html

 


[Grégoire Seither - IES News Service - 08/01/2008]
Une étude menée par deux chercheurs de l’université de York a montré que – contrairement à ce qu’elle affirme – l’industrie pharmaceutique U.S. dépense presque deux fois plus pour faire sa promotion que pour la recherche et le développement. Les chercheurs se basent sur les données fournies par l’industrie pharmaceutique pour 2004, qui montre qu’elle a consacré 24,4% de son chiffre d’affaires aux opérations promotionnelles et seulement 13,4% à la recherche et au développement.

"La principale activité de l’industrie pharma est de convaincre les médecins de prescrire leur médicament plutot que celui, équivalent, de la concurrence. Les laboratoires sont frileux et n’investissent que dans les projets à même de dégager des profits importants à court-terme. Les problèmes de santé publique passent loin derrière."

 

Source : http://www.sciencedaily.com/releases/2008/01/080105140107.htm

 


[New York Magazine - Janvier 2008 - Trad. Grégoire Seither]A 54 ans, Norman Finkelstein se retrouve dans la même situation qu’à ses débuts. L’été dernier, cet universitaire de gauche a été renvoyé de son poste de professeur assistant à l’université DePaul.

Finkelstein est devenu célèbre en 2000 avec son ouvrage "The Holocaust Industry" dans lequel il critique en termes peu amènes les dirigeants de la communauté juive aux États-Unis. Selon Finkelstein un certain nombre parmi eux n’est rien d’autre qu’une "bande répugnante de ploutocrates, de gangsters et de profiteurs" dont le principal objectif n’est pas le bien de la communauté ou la lutte contre l’antisémitisme mais simplement l’extorsion de réparations et de compensations des gouvernements et entreprises européennes.

Aujourd’hui Finkelstein se retrouve sans le sou, retiré dans le petit appartement qu’il a hérité de son père, sur Ocean Parkway. "C’est comme le fait de mourir," dit Finkelstein. "Vous ne cessez de vous dire qu’un jour vous allez mourir, mais vous ne réalisez jamais la réalité de ce fait. Aujourd’hui je réalise que je n’aurais probablement jamais d’autre emploi comme enseignant et je n’ai pas encore vraiment réalisé ce fait."

Il passe ses journées à lire et à poursuivre ses recherches en solitaire; ses étagères ploient sous le poids des livres de Marx, Lénine ou Trotski. Son piano est décoré de cartes postales de soutien envoyées par ses étudiants mais aussi une photo de lui et de Noam Chomsky ("mon plus proche ami") torse nus, sur la plage de Cape Cod.

Dans sa jeunesse, Finkelstein était un révolutionnaire d’obédience maoïste. Il reconnait lui-même que sa carrière académique a été handicapée dès le départ à cause de ses orientations politiques. Il a mis 13 ans à obtenir son doctorat à Princeton, étant donné qu’aucun professeur ne voulait se charger de diriger sa thèse, une analyse (déjà) des fondements du Sionisme. Quand il a enfin réussi à soutenir sa thèse et obtenir son doctorat, aucun de ses professeurs n’a voulu le recommander pour un poste de maitre-assistant. Il a donc passé plusieurs années comme chargé de cours précaire, dans plusieurs universités – Brooklyn College, Hunter, et New York University, gagnant rarement plus de 20 000 US$ par an.

Quand il a été embauché à l’université DePaul, il y a six ans, sa situation s’est améliorée. Mais le succès de son ouvrage "The Holocaust Industry", devenu un best seller en Allemagne et traduit dans plus de 20 langues, l’a fait connaître et a mobilisé les critiques contre lui. A Harvard, Alan Dershowitz a mené une campagne féroce et violente contre lui, compilant un dossier visant à démontrer les "cas les plus clairs et les plus choquants de la malhonnêteté de Finkelstein".

Malgré cela, son département et son université proposèrent de le titulariser. Mais la commission des promotions et titularisations de l’université vota à 4 contre 3 le non renouvellement de son contrat. Le président de DePaul aurait pu faire basculer le vote avec sa voix mais refusa de le faire.

Le coup fut dur pour Finkelstein, qui a perdu presque dix kilos depuis l’été. "Les gens m’ont vu dépérir," dit-il. Sur le campus, les étudiants se mobilisèrent, un groupe d’étudiants organisa une grève de la faim; Chomsky et d’autres vinrent à sa rescousse. L’un de ses collègues lui offrit un CD avec une compilation de morceaux comme "I Will Survive" (je survivrais) et "What’s Goin’ On?" (qu’est ce qui se passe ?).

"J’adore depuis longtemps les Negro spirituals," explique Finkelstein. "A la fin j’avais toujours cette chanson dans la tête, ‘Etais-tu là, quand ils ont crucifié le Seigneur ? Etais-tu là ?’ C’est comme cela que je me sentais. A la fin les attaques contre moi étaient tellement violentes et basses, que j’étais comme crucifié."

Fils de survivants du Ghetto de Varsovie et des camps de la mort nazis, Finkelstein à grandi dans le quartier de Borough Park puis à Mill Basin, ou il fréquentait, à quelques années de différence, la même école que Chuck Schumer. Il a grandi dans un milieu athée, ses parents ayant perdu la foi après la guerre.

Le quartier où il habite et son immeuble sont à forte composante juive. Un ami du père de Finkelstein l’aborda un jour dans le hall et l’implora de se calmer : "Il m’a dit, ‘Norman, tu ne rajeunis pas et toutes les maisons de vieillards sont dirigées par des juifs. Si tu ne te calmes pas, un jour tu n’auras plus nulle part où aller’."

http://nymag.com/news/intelligencer/41838/


 [Louis Wolf - Covert Action Quarterly - Janvier 2008 ]

A l’occasion du 50è anniversaire de la CIA, Phil Agee écrivait dans "Covert Action Quarterly" :

 

"Au cours de ces 50 dernières années, la CIA et les autres agences n’ont pas servi à garantir la sécurité des citoyens de ce pays. Elles ont été avant tout des instruments servant à imposer les politiques de sécurité nationale U.S. au reste du monde. Le cout humain de ces politiques, notamment dans le Tiers Monde, est inimaginable. Et pourtant la résistance ne faiblit pas, tout comme se poursuivent l’oppression et la répression qui lui ont donné naissance. Le 50è anniversaire de la CIA et de l’état sécuritaire qui l’accompagne devrait être pour notre pays un temps de honte nationale, compte tenu de la faillite morale des politiques qui nous ont permis de "gagner" la Guerre Froide."


Phil Agee était un maître quand il s’agissait de voir à travers la rhétorique sirupeuse et nauséabonde qui émanait de la Maison Blanche et de Langley, vantant la "démocratie" pour mieux masquer les véritables enjeux qui se cachaient sous ce manteau "moral". En 1978 déjà, dans un article retentissant "Where Myths Lead to Murder", il dressait un portrait de la CIA qui reste d’actualité :

"Aujourd’hui, malgré quelques ‘réformes,’ la CIA une agence centré sur l’action — elle agit bien plus qu’elle ne collecte de l’information. Leur domaine est l’interventionnisme entre chien et loup, à mi-chemin entre la diplomatie costard-cravatte et l’invasion des Marines. Les cibles sont généralement les mêmes, quel que soit le pays : gouvernements, partis politiques, l’armée, la police, les services secrets, les syndicats, les organisations de jeunesse et étudiantes, les groupements professionnels et culturels ainsi que bien sur la presse dans son ensemble. Partout la CIA poursuit la même politique : soutenir ses amis, éliminer ses ennemis. Son objectif est toujours le même : renforcer l’hégémonie U.S. afin que les multinationales étatsuniennes puissent intensifier leur exploitation des ressources naturelles et de la main d’oeuvre des pays étrangers."

A propos des opérations de la CIA en Afrique, Phil écrivait :

 

"Comme pour le reste du monde, la politique U.S. voit dans l’Afrique un continent dans lequel toute influence contestataire et communiste doit être éradiquée – un objectif qui impliquait hier d’apporter un soutien militaire aux puissances coloniales et qui implique aujourd’hui de toute faire pour saper l’indépendance des pays africains en imposant et en soutenant des régimes dépendants des Etats-Unis. (…) Ces dernières années, rares sont les pays africains qui ont pu échapper à l’interventionnisme des intérêts néo-coloniaux et les conséquences néfastes pour le développement national que ces interventions apportent avec elles.

 

Et pourtant il serait faux de voir ces services secrets comme des forces synarchiques, comme une armée de spectres dirigés par des "maîtres du monde" occultes. Leurs méthodes peuvent être analysées et comprises et leurs agents peuvent être identifiés. Des initiatives pour contrer leurs opérations peuvent réussir, comme le prouvent leurs nombreux échecs et ratés."

A l’automne 1979 alors qu’au Nicaragua les Sandinistes venaient de gagner leur révolution populaire contre le régime brutal d’Anastasio Somoza, dictateur soutenu par les Etats-Unis depuis deux génération, dans un article intitulé "La feuille de route de la CIA pour le Nicaragua", Phil prévoyait déjà ce qui allait se passer dans les années à venir :

 

"Les programmes secrets de la CIA pour collecter de l’information au Nicaragua sont toujours en place, la victoire Sandiniste ne les a pas mis en danger. Outre la station CIA située dans l’ambassade U.S. à Managua, de nombreux autres agents situés dans les pays du Pacte Andin travaillent sur le Nicaragua. San Jose, Panama, City, Mexico City, New York, Washington et Miami disposent de centres de traitement de l’information recentrés sur le Nicaragua ( . . .)

A l’époque de Somoza, la police secrète du dictateur était étroitement en cheville avec les services étatsuniens. Tous les batiments publics et officiels ont été "sonorisés", parfois en parrallèle : d’un côté les micros posés par la police secrète de Somoza pour surveiller la population et de l’autre, sans que la police somoziste soit au courant , un autre réseau de micros posé directement par la CIA. Toutes les ambassades du Nicaragua a l’étranger ont reçu, dans les derniers jours du régime Somoza, la visite de techniciens chargés de faire le ménage – et de poser des micros. Tous ces techniciens étaient soit américains, soit avaient été formés par la NSA à Fort Meade. La relation entre les somozistes et la CIA était intime."

Une conséquence directe des activités annoncées par Phil fut la notoire et sanglante "guerre secrète" menée par la CIA contre le gouvernement Sandiniste, sous la forme d’opérations paramilitaires planifiées et dirigées par le Lt. Col. Oliver North et ses collègues de la CIA, au sein du Conseil de Sécurité Nationale de Ronald Reagan. Cette sale guerre, qui fit des dizaines de milliers de morts et renforça le narco-traffic dans la région, about it à la fameuse affaire Iran-Contra, que tous les gouvernements depuis Reagan ont tenté d’étouffer.

Il y a un an, Phil Agee avait raconté au journaliste d’investigation britannique Duncan Campbell qu’il avait pu, grâce à la loi d’accès aux dossiers administratifs (Freedom of Information Act) à une toute petite partie des informations que la CIA et les autres agences du gouvernement ont collectées sur lui.

 

"Ils ont reconnu que le dossier me concernant contient 18 000 pages. Cela représente environ 120 pages par jour. Cela signifie qu’ils devaient écouter et transcrire mes conversations téléphoniques et ouvrir mon courrier. Le Pentagone faisait une fixation sur moi, à un moment, une ancienne connaissance travaillant au Pentagone m’a dit qu’il y avait deux ou trois personnes travaillant sur moi à plein temps. "

[Louis Wolf a fondé avec Philip Agee et quatre autres personnes, le magazine Covert Action Information qui a changé de nom pour devenir. Covert Action Quarterly. Le magazine n'est plus publié pour raisons financières depuis 2005. Philip Agee a écrit deux livres avec Wolf]

 


[iInvertTV - Traduction Grégoire Seither]
Mission : vous devez concevoir des visuels pour des couvs d’album
(ou des posters) de groupes de musique.
Il vous suffit d’écrire un script qui exécute les opérations suivantes :
1 – Aller sur Wikipedia – cliquer sur le lien "un article au hasard"
http://fr.wikipedia.org/wiki/Special:Page_au_hasard
Le premier article qui sort est le nom du groupe de musique.
2. – Aller sur la page des Citations aléatoires :http://www.quotationspage.com/random.php3
Les quatre derniers mots de la citation constituent le titre de l’album.
3 – Aller sur la page "Photos Intéressantes" de Flick’r :
http://www.flickr.com/explore/interesting/7days/
La troisième photo de la liste, quelle qu’elle soit, est la couverture de l’album.
4. Aller sur Dafont.com – page "Nouveautés" :
http://www.dafont.com/fr/new.php
La deuxième police de caractère est celle à utiliser pour le nom du groupe et la troisième pour le titre.
5. Assembler le tout en variant les placements (haut gauche, bas droite, etc.)
Le résultat est pas mal, mieux que ce que vous pondent la plupart des directeurs créatifs et iconographes chèrement payés :
http://www.inverty.com/albumcovers/albumcovers.html

Ben dis donc, je ne pensais pas que cela irait aussi vite… surtout quand on voit dans quel état est "l’opposition" (ou ce qui prétend l’être)…

[Le Monde Check List - 14/02/2008]

Sarkozy : une si désastreuse image de la France

Le constat est unanime dans la presse étrangère, à l’unisson de son homologue française. Nicolas Sarkozy est en position difficile. Mais au- delà de l’aspect purement politique, après quelques mois au pouvoir et à la veille d’élections qui auront valeur de test de popularité, c’est l’image du président qui est pointée du doigt.

Le très sérieux FT (http://www.ft.com/cms/s/0/796d17aa-da4e-11dc-9bb9-0000779fd2ac.html) titre sur l’aspect bling-bling de Nicolas Sarkozy et n’hésite pas à parler de traits de caractère ternissant l’image de la fonction présidentielle. Pour le quotidien britannique, les efforts que Nicolas Sarkozy "pourrait faire pour tenter de corriger le tir risquent simplement de le pousser à plus de populisme".

L’IHT (http://www.iht.com/articles/2008/02/13/europe/sarkozy.php) se concentre sur la femme du président français et son interview dans L’Express. Carla Bruni chercherait à gommer son image de croqueuse d’hommes.

Pour El Pais (http://www.elpais.com/articulo/internacional/Sarkozy/c/est/fini/elpepiint/20080214elpepiint_12/Tes), Nicolas Sarkozy est malade. Son ego souffrirait d’une "hypertrophie probablement irréversible". Le journal entrevoit un isolement du président "qui ne peut le mener qu’à la colère ou à la mélancolie". Paradoxe, son impopularité viendrait de son comportement personnel et non de ses réformes…


[Rolling Stone - 13/02/2008]
Tandis que le cirque Hillary Clinton / Barack Obama capture l’attention de l’opinion Démocrate avec ses coups d’éclat et ses paillettes, loin des projecteurs, notre "super-duo" au Congrès, les Démocrates Harry Reid et Nancy Pelosi ont tranquillement mis en oeuvre le plus grand retournement de veste dans l’histoire politique depuis Neville Chamberlain.

Alors que, il y a un an, les électeurs U.S. leur ont remis les clés des deux chambres du Congrès et du Sénat avec un mandat clair : la fin de la guerre en Irak et le retour des troupes à la maison, les leaders Démocrates du Congrès ont capitulé devant la Maison Blanche et ont publiquement apporté leur soutien à la poursuite des opérations militaires.

Et quelle excuse ont ils trouvé pour expliquer ce retournement à leurs électeurs ? "Nous sommes trop occupés pour pouvoir nous consacrer à obtenir la fin de la guerre".

Confirmant sa réputation de plus grande couille molle dans l’histoire politique des Etats-Unis, Harry Reid a justifié par un agenda trop chargé sa décision de recentrer l’énergie de son parti sur d’autres sujets que celui de bloquer la poursuite de la guerre en Irak : "Notre agenda est débordé, il y a une élection présidentielle en cours, nous n’avons pas le temps de nous consacrer à d’autres choses".

Larme à l’oeil, la direction Démocrate a expliqué que – malheureusement, pour des raisons indépendantes de leur volonté – leur ‘courageuse’ charge héroique contre l’appareil militaro-politique a échoué et qu’ils aimeraient tellement – oh tellement – poursuivre leurs vaillants efforts pour mettre fin au massacre en Irak, mais là il va falloir attendre jusqu’en, voyons, voyons, ah oui, en 2009 il y a un créneau, on va pouvoir s’en occuper. Comme l’explique Nancy Pelosi : "En 2009 nous aurons un nouveau président, je pense qu’alors nous pourrons consacrer notre énergie à cette question, sous un angle nouveau."

Environ 1 000 personnes meurent chaque mois en Irak des suites de la guerre – "l’agenda débordé" de Nancy Pelosi risque donc de couter cher en vies humaines.

(…)

Dans la réalité, Pelosi et les Democrates au Congrès mènent depuis trois ans un travail de sape au sein du parti pour écarter les militants contre la guerre. Dans les coulisses, les consultants du parti ont été sciemment infiltrés dans les organisations anti-guerre afin de réorienter leurs efforts vers la lutte politique contre le Parti Républicain. L’un de ces nouveaux "coordinateurs" de la coalition anti-guerre a ainsi déclaré l’autre jour "Ne nous trompons pas de cible, notre objectif c’est de gagner contre les Républicains, nous devons concentrer la pression sur la campagne, toutes les autres questions doivent passer au second plan". Un "mouvement anti-guerre" qui ne s’occupe plus de la guerre… et dont on détourne l’attention pour qu’il ne proteste pas contre le fait que les Démocrates votent la poursuite de l’effort militaire avec les Républicains.

La manière dont le leadership Démocrate a trahi la volonté des électeurs qui leur ont permis de prendre le pouvoir au Congrès est une sombre préfiguration de ce qui nous attend quand ils seront à la Maison Blanche. Et si nous ne prétons pas attention à cette triste histoire maintenant, alors que nous avons encore la possibilité de choisir notre candidat, nous risquons de nous retrouver pendant quatre ans avec cette bande de chiffes molles… et dans ce cas là ce sera de notre faute.

Source : http://www.rollingstone.com/politics/story/18349197/the_chicken_doves


Recalés pour 0.2% !!!! C’est vraiment n’importe quoi !

[Faits et Documents n° 250 - Février 2008]

Florence Aubenas, Jean Hatzfeld, Dominique Simonnot et Antoine de Baecque, figures historiques
de Libération, viennent de perdre leur procès aux prud’hommes contre le quotidien qu’ils avaient décidé de quitter en septembre 2006 en demandant à bénéficier de la clause de conscience (à la suite de l’entrée dans le capital, à hauteur de 38,8%, d’Edouard de Rothschild). Le tribunal a estimé que la clause de cession ne s’appliquait qu’à partir de… 40%.

http://ww.faits-et-documents.com


Le mentor "néo-con" de Sarkozy, Pierre Lellouche, qui suçait pourtant la roue de Sarko pendant la campagne, a du faire quelque chose qui a déplu à notre vénéré Leader. Il pensait être ministre, il ne l’est pas, il pensait être porte-parole, il ne l’est pas, il pensait être ambassadeur, il ne l’est pas… et maintenant il a une liste de droite dissidente contre lui…

Il a dragué Cécilia ou quoi ?

[Faits et Documents n° 250 - Février 2008]

Candidat à la mairie du VIIIe arrondissement de Paris, le député UMP Pierre Lellouche est furieux. C’est en effet le maire sortant, François Lebel, qui conduit une liste dissidente, qui a marié Nicolas Sarközy et Carla Bruni le 2 février. Il assure, qu’à cette occasion, le président de la République lui a apporté son soutien.

 http://www.faits-et-documents.com


Tout d’un coup, je me sens devenir castriste…

Viviana Castro, danseuse de Samba au carnaval de Rio…

Viviana Castro


Fichtre !!! Quatre officiers de police se sont déplacés, depuis Paris, pendant une journée entière et ont saisi tous les ordinateurs… juste pour une plainte pour "diffamation" suite à un message sur un forum public ?

Ils n’ont que ça à foutre, les policiers ?

[01-net _ 12/02/2008]

Quelle ne fut pas la surprise de cet informaticien du sud de la France en voyant débarquer chez lui quatre officiers de la police judiciaire de Paris, par un beau matin de février 2007. Recherche de stupéfiants ? Trafic d’armes ? Non. Le fournisseur d’accès Internet Free a tout simplement porté plainte pour diffamation, suite à un message qu’il a posté sur 01net . sous le pseudo Petit Poucet.
Une plainte qui a conduit à la perquisition, pendant une journée entière, du domicile et de la société de cet informaticien sans histoire, avec saisie de tous ses ordinateurs. Le FAI lui réclame 12 000 euros de dommages et intérêts.
Tout commence un an plus tôt, en février 2006, quand Petit Poucet poste sur notre site un commentaire, en réaction à un articlesur la guerre engagée par les studios de cinéma contre les newsgroups.
Ancien abonné de Free, l’internaute n’y mâche pas ses mots : sous le titre Free, 1er pirate de France, il affirme que les serveurs de newsgroups du FAI abritent du contenu protégé par les droits d’auteur – logiciels, musique et films -, au vu et au su de tous. Et de s’étonner qu’aucune plainte n’ait déjà été déposée contre le FAI à ce sujet. C’était en effet bien avant la décision de justice qui a contraint Free à fermer 14 de ces fameux newsgroups. (suite…)

[Entendu sur les ondes de l'émission Democracy Now, lors d'un débat entre le journaliste d'investigation Allan Nairn et la correspondante du American Conservative Kelley Beaucar Vlahos - Traduction : Grégoire Seither ]

ALLAN NAIRN: Le principal conseiller de Barack Obama est Zbigniew Brzezinski. Il y a quelques années, Brzesinski s’était vanté devant la presse que c’était lui qui avait mis sur pied le mouvement jihadiste Afghan, donnant ainsi naissance au phénomène Osama bin Laden. Et quand un journaliste français lui avait demandé, "Vous ne pensez pas que cela a eu des conséquence néfastes ?" Brzezinski avait répliqué, "Absolument pas. Cela en valait totalement la peine, car notre but était de défaire les soviétiques. Et nous avons eu les soviétiques." Voilà donc le premier des conseillers politiques de M. Obama.

AMY GOODMAN: Si je me souviens bien, à l’époque Brzezinski avait dit, "On va exciter quelques musulmans, et alors ?" Et c’est comme cela qu’on en est arrivé à toute cette idée du contre-coup, le fait qu’on ait armé, financé et entraîné les Moudjahidines en Afghanistan parce qu’on visait les soviétiques, qu’on ait soutenu et encouragé des gens comme Osama bin Laden, et puis de découvrir qu’une fois qu’ils en avaient fini avec les soviétiques, ils se sont tournés vers leur véritable ennemi, les Etats-unis.

ALLAN NAIRN: C’est tout à fait cela. Et plus tard, lors de l’Administration Clinton, toujours sur les conseils de Brzezinski, lors des massacres en Bosnie, les Etats-unis ont organisé le transfert de combattants moujahidines afghans et arabes – dont certains provenaient directement des premiers camps d’entrainement d’Al Qaïda – vers la Bosnie. Ce sont des avions de transport de l’US Air Force qui ont amené des cadres d’Al Qaïda en Bosnie pour aider les musulmans dans leurs guerre contre les serbes, les musulmans bosniaques étant soutenus par l’OTAN.

Un autre conseiller très proche d’Obama est Anthony Lake: sous la présidence Clinton, il a été le principal artisan de l’invasion US en Haiti, au cours de laquelle Aristide a été remis au pouvoir, mais sous la condition qu’il laisse le FMI et la Banque Mondiale s’emparer du pays. Ce qui a eu pour conséquence un accroissement de la famine et de la misère dans ce pays et a ouvert la voie au désastre politique qu’est ce pays aujourd’hui.

Toujours dans le premier cercle autour de Obama, on trouve le Général Merrill McPeak, haut-gradé de la U.S. Air Force. Peu de gens le connaissent, mais moi j’ai une relation particulière avec cet homme. En 1991, au Timor oriental, nous avons vous et moi assisté à des massacres terribles commis par des milices commandées par Djarkarta. Moi-même j’ai failli me faire tuer par des soldats indonésiens… et quand je suis arrivé à Bangkok, peu de temps après, qui ais-je vu à la télévision entrain de livrer des avions de combat U.S. à l’Indonésie ? Le général McPeak.

Puisqu’on en est à parler de cela, mentionnons que Obama a spécialement recruté son vieil ami Dennis Ross. Ross est conseiller spécial depuis des années, tant sous Bush senior, Bill Clinton que sous Bush junior – il est en quelque sorte le "Monsieur Israël" de la Maison Blanche et est à l’origine de la plupart des politiques israélo-palestiniennes de ces 15 dernièrs années.

Ross a toujours défendu le principe que les droits des Palestiniens, c’est à dire les droits que leur reconnait le Droit international, sont secondaires par rapport aux besoins du gouvernement israélien. Si les droits des Palestiniens vont à l’encontre de la volonté israélienne de s’étendre dans les Territoire occupés ou d’annexer des parties de la Cisjordanie, alors c’est Israel qui prime.

A noter aussi que Dennis Ross est à la tête du mouvement des faucons pro-Israël pour démolir la personne de Jimmy Carter, l’ancien président U.S. qui a osé écrire un livre dénonçant le Mur en Palestine.  On se demande ce qu’en pense Carter, lui qui soutient Obama.

Un autre conseiller d’Obama est Sarah Sewall, qui dirige un centre de recherches à Harvard dédié aux droits de l’home. Ancien cadre au Ministère de la Défense, Mme Sewall a co-rédigé le "Manuel de la contre-insurection" du General Petraeus à l’intention des US Marines et de l’Armée US. Ce manuel est aujourd’hui utilisé par les soldats à travers le monde pour tuer des "insurgés" et des "rebelles"…

Et voilà donc l’équipe de Barack Obama…

www.democracynow.org/2008/1/3/vote_for_change_atrocity_linked_us


[Daniel Vernet - Le Monde - 06/02/08]
A 89 ans, l’ancien chancelier allemand Helmut Schmidt est toujours un observateur attentif et écouté. Quand il écrit à la première page de Die Zeit, dont il est un des éditeurs, les ventes de l’hebdomadaire augmentent. La semaine dernière, il adressait une sorte de lettre ouverte aux candidats à l’élection présidentielle américaine – "Qu’est-ce que le monde peut attendre de vous ?" - et leur posait douze questions à propos de leur future politique étrangère éventuelle.

Bien sûr, Helmut Schmidt avait lu les longs articles que les principaux compétiteurs avaient "fait publier sous leur nom" dans la revue Foreign Affairs, mais il n’y avait pas trouvé de réponses convaincantes. Les analystes politiques américains sont eux-mêmes divisés. Les plus proches des républicains pensent comme George W. Bush que la continuité l’emportera sur le changement. Le président américain, qui s’est lancé dans la lecture des biographies de ses prédécesseurs à la Maison Blanche, a utilisé une analogie avec l’époque Truman-Eisenhower, devant quelques invités : "Il croit que, quel qu’il soit, son successeur pourra bien avoir critiqué sa politique pendant la campagne électorale mais qu’il la poursuivra une fois élu", a rapporté George Stephanopoulos, un ancien collaborateur de Bill Clinton.Pas du tout, semble répliquer John Kornblum, un ancien diplomate, également de l’ère Clinton, les Etats-Unis mèneront une nouvelle politique extérieure "quel que soit le vainqueur", parce que la politique Bush "est très loin de la normalité américaine". Les historiens contestent d’ailleurs la continuité Truman-Eisenhower.

Si, comme Helmut Schmidt, on lit les articles sur la politique étrangère des quatre candidats restés encore en lice à la veille du "Super Tuesday" – Hillary Clinton et Barack Obama chez les démocrates, John McCain et Mitt Romney chez les républicains -, on est frappé par deux constantes. D’abord une critique, ouverte ou voilée, de l’action de George W. Bush. Même John McCain, pourtant partisan de la guerre en Irak, souligne les "erreurs de ces dernières années", l’insuffisance des troupes engagées et les plans "irréalistes".

La seconde constante concerne le leadership américain dans le monde. Les candidats à la Maison Blanche peuvent varier dans leurs définitions, mais tous les quatre louent les Etats-Unis comme une "nation unique" (Mitt Romney), qui "doit guider le monde par les actes et par l’exemple" (Barack Obama). Car "le monde compte sur le leadership américain" (Hillary Clinton), dont la forme est "unique, l’antithèse de l’empire" (John McCain).

Tous plaident, par contraste avec l’actuel président, en faveur d’un renforcement des alliances traditionnelles, car "l’Amérique ne peut pas faire face seule aux menaces de ce siècle et le monde ne peut pas leur faire face sans l’Amérique", écrit Barack Obama. Les deux républicains reprennent l’idée d’une nouvelle communauté des démocraties qui, selon John McCain, ne devrait pas "supplanter l’ONU mais la compléter".

L’Union européenne – mais comment s’en étonner ? – est largement absente alors que les regards américains se tournent vers la Chine. C’est avec elle que les relations bilatérales seront "les plus importantes", si l’on en croit Hillary Clinton.

L’opposition traditionnelle, et simpliste, entre "isolationnistes" et "internationalistes" n’est plus de saison. Aucun candidat ne propose que les Etats-Unis se replient sur eux-mêmes pour se guérir de l’activisme extérieur des dernières années. La prudence est cependant de mise. George W. Bush n’avait-il pas vanté, avant son élection en 2000, les mérites d’une Amérique "modeste" ?

http://www.lemonde.fr/opinions/article/2008/02/05/l-amerique-de-demain-et-nous-par-daniel-vernet_1007568_3232.html?xtor=RSS-3232 


[VNUnet.fr  - 12/02/2008]

Google a ajouté une option ‘locale’ à Google News qui permet aux utilisateurs d’obtenir des informations concernant leur ville ou les environs. L’utilisateur saisit une ville ou un code postal dans la case de localisation située sous le lien ‘Recherche avancée’. Les informations sont ensuite utilisées pour organiser les résultats de recherche d’actualités.
Les résultats sont affichés normalement, avec différentes sources regroupées autour d’une même histoire.

Selon Andre Rohe et Rohit Ananthakrishna, ingénieurs chez Google, l’idée est ici d’offrir une fonction locale plus polyvalente qui utilise l’intégralité du service d’actualités plutôt que des sites locaux regroupés à la main.

"Nous ne sommes pas le premier site d’actualités qui propose de regrouper des informations locales, mais nous le faisons différemment", écrivent les deux ingénieurs sur le blog de Google News.
"Nous ne nous contentons pas de regarder la légende ou la source, mais bien d’analyser chaque mot de chaque histoire afin d’identifier le lieu dont traite l’information et de localiser la source."

http://www.vnunet.fr/fr/news/2008/02/11/google_news_propose_des_resultats_localises


[Forbes - 12/02/2008 - Trad. Contre-Info]

Le magazine Forbes décrit le scénario catastrophe d’effondrement généralisé du système financier que l’économiste Nouriel Roubini croit possible. La perte de la note d’excellence AAA accordés aux assureurs obligataires déclencherait un « tsunami, » pour reprendre le mot de Josef Ackermann, le patron de la Deutsche Bank, emportant tout sur son passage.

Acte I : les assureurs obligataires perdent leur note AAA

Les autorités de régulation New Yorkaises du secteur de l’assurance s’activent pour mettre en place, avec l’aide des banques, un plan de sauvetage des « monolines. » Roubini pense que cette tentative va échouer, et qu’il n’y a pas de plan B. Sans infusion de capital, les monolines vont perdre la note AAA qui leur est attribuée par les agences de notation. Les banques qui, comme Merrill Lynch ou Citigroup, ont souscrit auprès des monolines des assurances garantissant la valeur de leur portefeuille contre des pertes éventuelles, seraient alors contraintes de procéder à de nouvelles dépréciations, venant s’ajouter aux 140 milliards de dollars de pertes déjà enregistrées. Ces pertes pourraient totaliser 400 milliards pour les subprimes, et monter jusqu’à 1000 milliards dans l’ensemble du secteur financier. Roubini estime qu’une grande banque pourrait faire faillite.

Acte II : la contagion

Ces dépréciations ne serait pas cantonnées au secteur des emprunts subprimes, mais atteindraient bientôt les autres crédits, pourtant mieux notés, octroyés aux ménages considérés comme solvables, mais qui sont dans le rouge quand la valeur du bien immobilier, grignotée par le dégonflement de la bulle, devient inférieure à l’emprunt souscrit. Cette contagion s’étendra également de proche en proche à tous les compartiments de l’activité du crédit : l’immobilier commercial, les crédits autos, les crédits à la consommation, les crédits finançant les opérations de rachats d’entreprises, les obligations émises par les entreprises, et les produits dérivés.

Si les banques, les fonds d’investissement, et les courtiers essuient des pertes à hauteur de 200 milliards, cela se traduira par la disparition de 2 000 milliards de crédits qui ne pourront plus être octroyés par manque de fonds propres, selon une étude réalisée par Goldman & Sachs.

Roubini prévoit que, loin du découplage espéré entre l’économie américaine et le reste du monde, c’est au contraire à un « recouplage » auquel nous allons assister, au fur et à mesure que les pertes vont se répandre dans toutes les places financières mondiales, et tout spécialement en Europe. Les fonds souverains, ces fonds d’investissements créés par les états producteurs de pétrole et les pays en développement pour recycler leurs surplus de dollars, ne disposeront pas d’assez de capitaux pour à nouveau « jouer les sauveurs, » comme ils avaient accepté de le faire pour quelques grandes banques américaines au dernier trimestre.

Bien que la Fed ait baissé son taux directeur, le coût du crédit va augmenter, en raison de la hausse des « primes de risques » que les prêteurs vont exiger. Les bourses, le marché des matières premières, les actions des entreprises des économies émergentes vont souffrir, avertit-il. Les les investisseurs rendus méfiants vont retirer leurs capitaux des secteurs à risques. En 2008, le « cash sera roi, » affirme l’économiste.

Acte III : une récession prolongée

Roubini estime que les USA sont d’ores et déjà entrés en récession depuis le mois de décembre, et que celle-ci pourrait se prolonger au moins une année. Le ralentissement de la consommation se traduira par l’accumulation à l’excès de stocks d’invendus ( dans le secteur des biens de consommation durables et de l’automobile ) une faiblesse accrue du marché du travail, avec une baisse du nombre d’emplois et des salaires stagnants. Le prix des biens immobilier, qui a déjà fondu de 8% pourrait chuter encore de 20%, perdant au total 30% avant de toucher le fond.

Acte IV : la fin du système bancaire non régulé

Les banques sont piégées par les structures hors bilan, les SIV, qu’elles ont créées pour mettre en vente leurs crédits sous forme de titres sur le marché monétaire. Ce « système bancaire fantôme, » comme le nomme Roubini, n’a pas accès, contrairement aux établissements de dépôts, aux « prêts de dernier ressort, » accordés par les banques centrales en cas de manque de liquidités. Aujourd’hui, ce sont les banques qui les maintiennent à flot, mais lorsque, à court de fonds propres, elles cesseront de les refinancer, les investisseurs qui ont confié leurs fonds à ces établissements doivent s’attendre à perdre de l’argent.

Article original : http://www.forbes.com/free_forbes/2008/0225/036a.html


[Justin Raimondo - Behind the Headlines, The Cable-Cutter Mystery», www.antiwar.com , 8 février 2008 - Traduction Mireille Delamarre pour www.planetenonviolence.org ]

Justin Raimondo est responsable de la publication du site www.antiwar.com . Il est également l’auteur de plusieurs livres et, journaliste, il publie régulièrement des articles dans différents magazines US.

Comme d’habitude les medias à la botte ne font pas leur travail d’investigation, pourtant le sujet provoque un Tsunami d’articles sur le réseau info net alternatif. Alors qu’est ce qui se passe ?


Mystère des Coupures de Câbles Internet – Espions, Mensonges, Conspirations – Qu'y a-t-il Derrière la Panne Internet au Moyen Orient ?De prime abord, j’étais sceptique sur les spéculations concernant deux câbles liant le Moyen Orient à l’internet qui avaient été coupés, mettant en cause une vaste conspiration des néo cons pour isoler la région avant une attaque militaire US contre l’Iran. Cependant, quand deux autres câbles – cette fois dans le Golfe Persique – ont été mystérieusement coupés, j’ai commencé à me poser des questions…

Dans un article intitulé « la coupure de câbles alimente les théories de conspiration », The Register sort de sa position traditionnelle pour se moquer de la perspective d’avoir à faire face à une opération militaire ou le prélude à une telle opération, faisant la fine bouche et disant « qu’il n’y a rien de plus que des soupçons pour alimenter cela, car encore faut-il atteindre les câbles endommagés ». Pourtant, compte tenu du gouvernement auquel nous avons à faire – un régime qui nous a mené à la guerre par le mensonge, et qui essaie de façon peu subtile de nous plonger dans une autre – pourquoi ne serions nous pas soupçonneux ? Il faudrait être fou pour ne pas l’être.

The Economist a pris le relais, dénonçant des « théories de conspiration sur internet » ainsi que tout le brouhaha comme étant une «hystérie en ligne ». Pourtant, on peut s’interroger : 4 câbles coupés la semaine dernière ? Je suis avec Stephan Bellovin, scientifique, professeur d’informatique à l’Université de Colombia qui affirme :

« En tant que personne concernée par la sécurité, je suis paranoïaque, mais je ne comprends pas le modèle de menace à laquelle on a affaire ici. D’un autre côté, 4 incidents « accidentaux » en une semaine c’est aussi difficile à avaler. Espérons qu’il y aura une enquête rapprochée publique portant sur les parties défectueuses de ces câbles. »

D’abord on a supposé que c’était l’ancre d’un bateau qui avait provoqué le dommage, et puis les Egyptiens ont dit qu’il n’y avait pas de bateau dans les parages, qu’ils contrôlent régulièrement : de plus, la totalité de cette zone prés d’Alexandrie est hors limite pour la navigation. Une autre raison de suspecter un acte délibéré : cette région politiquement sensible est un nœud central d’internet comme l’a fait remarqué ABC News. « La route qui connecte l’Europe à l’Egypte, et de là au Moyen Orient « est fragile :

« Actuellement, il n’y a que trois câbles transportant des données allant de l’Italie à l’Egypte et descendant le Canal de Suez, et de là couvrant la plupart du Moyen Orient. (Une ligne séparée connecte l’Italie à Israël). Une coupure sérieuse sur l’une de ces lignes a des répercussions immédiates sur toute la région, et une double coupure est handicapante. »

Pourtant les théories qui affirment que l’incident préfigure une attaque US contre l’Iran ne collent pas avecles faits ; l’Iran, loin d’avoir été isolée à cause des coupures, a probablement bénéficié d’une meilleure connection, résultat des évènements. Les zones les plus touchées ont été le Koweït, l’Egypte, et spécialement le Pakistan – ce dernier ayant plus de chance d’être la cible d’un isolement que l’Iran, ceci certainement étant plus d’actualité.

Une autre théorie, de loin la plus plausible, c’est que les coupures qui semblent avoir été coordonnées sont le résultat d’efforts pour mettre sur écoutes le trafic des câbles – une opération d’espionnage. Lire un article à ce sujet (suite…)


[The UK Telegraph - 10/02/2008 - Trad. Grégoire Seither]

Les principaux conseillers d’Hillary Clinton sont dans un état de "panique" à propos de ses chances de remporter la course à la candidature présidentielle. Ils envisagent de demander aux dirigeants du Parti Démocrate au Congrès de faire pression sur Barack Obama pour qu’il abandonne la course. Le clan Clinton est inquiet du résultat des élections primaires de ces trois prochaines semaines et craint de voir Obama creuser son avance sur Clinton, ce qui sapperait la "légitimité" de la Sénatrice à se présenter à la présidence.

Le projet des conseillers de Clinton est de tout faire pour gagner les primaires au Texas et dans l’Ohio puis de s’appuyer sur ces victoires pour demander aux "grands noms" du Parti Démcrate, et notamment à Nancy Pelosi, Porte-prole du Congrès et à Harry Reid, dirigeant du groupe Démocrate au Sénat, de faire pression sur Barack Obama afin de le forcer à renoncer. Lors de pourparler entre les deux camps, les conseillers d’Obama ont fait savoir que – en cas d’affaiblissement électoral lors des primaires du Sénateur de l’Illinois – celui-ci était prêt à céder la première place à Clinton à la seule condition que cette dernière choisisse Obama comme binome (et futur Vice-Président). Mais Hillary Clinton ne veut pas en entendre parler.

Un membre important de l’équipe de campagne a confié à la presse : "Les Clintons sont paniqués. Il faut absolument qu’elle gagne au Texas et dans l’Ohio.". . .

Pour les conseillers de Clinton, si Obama ne remporte pas des victoires écrasantes lors des primaires de février et n’a pas creusé un écart majeur avec Clinton avant le 4 mars, il pourrait perdre son avantage face à elle. Dans ce cas là, Hillary lancera un appel au "vote utile" et demandera aux délégués Démocrates de se rassembler derrière elle pour garantir l’unité du parti.

Mais ces rumeurs de négociations en coulisses, qui pourraient aller à l’encontre de la volonté des électeurs des primaires, suscite la colère au sein du Parti Démocrate. Donna Brazile, membre d’un groupe d’influence Noir au sein du Parti Démocrate, a déclaré la semaine dernière " Si cette élection primaire doit être décidée par les seules voix de 795 délégués réunis sans mandat, alors je quitterais le Parti Démocrate".

Le camp Clinton a peur que s’ils n’arrivent pas à se mettre d’accord avec Obama avant la Convention Démocrate en Août prochain et que la désignation du candidat Démocrate aux élections de Novembre 2008 donne lieu à de féroces empoignades au sein du parti.

"La hantise de Hillary – explique un stratége Démocrate – est que, au milieu de la bataille de boue à laquelle vont devoir se livrer les deux candidats, émerge soudain un troisième candidat, neutre et propre, l’alternative Al Gore, se présentant comme le candidat du compromis".

Selon le membre de l’équipe de campagne cité plus haut "Il y a 5% de chances pour que ce scénario se réalise, mais ces 5% suffisent à priver de sommeil le camp Clinton".

http://www.telegraph.co.uk/news/main.jhtml?xml=/news/2008/02/09/wus509.xml


Comme Sarajevo en 1914 ? L’indépendance du Kosovo est la mèche d’un baril de poudre

[Jürgen Elsässer - Voltaire - 9 février 2008]

Les États-Unis ont mis au point un processus de déclaration unilatérale d’indépendance du Kosovo, le 17 février prochain, suivi de sa reconnaissance par une centaine d’États. Ce faisant, non seulement ils admettent que l’opération de l’OTAN en 1999 était une guerre de conquête, mais ils ouvrent la porte à toutes les revendications séparatistes dans le monde. Et c’est bien le but, puisque il s’agit pour eux de provoquer par onde de choc la désintégration de la Fédération de Russie. Un jeu dangereux, dénonce Jürgen Elsässer, qui est de nature à déstabiliser toute l’Europe.

Sur cette célèbre photo, cinq personnalités jurent, en octobre 1999, de conduire le Kosovo à l’indépendance. À gauche on reconnaît Hachim Tachi (alors chef du groupe terroriste UCK, actuel Premier ministre du gouvernement régional du Kosovo), puis Bernard Kouchner (alors administrateur de l’ONU au Kosovo, ajourd’hui ministre des Affaires étrangères français), Sir Mike Jackson (ancien commandant des troupes britanniques lors du massacre du Bloody Sunday en Irlande, alors commandant des forces d’occupation de l’OTAN, aujourd’hui consultant d’une firme de mercenariat), Agim Ceku (chef militaire de l’UCK, accusé de crime de guerre par l’armée canadienne) et à droite, le général Wesley Clark (alors commandeur suprême de l’OTAN, aujourd’hui conseiller militaire d’Hillary Clinton).
http://www.voltairenet.org/article155095.html


Manifestant U.S. - “I’m a Muslim”

 Traduction du panneau :

"Je suis un musulman,
Tue moi et dis que c’est un DOMMAGE COLLATÉRAL,
Jette moi en prison et dis que c’est une MESURE DE SÉCURITÉ,
Exile mes congénères en masse et appelle cela le NOUVEAU MOYEN-ORIENT,
Vole mes ressources, envahis mon pays, impose moi tes chefs et appelle cela de la DEMOCRATIE"

 


Le site Free Documentaries vous permet – en langue anglaise – de voir des centaines de documentaires passionants dont la plupart n’est jamais passé à la télé… certains d’entre eux sont incontournables.

Vous pouvez porter votre télé à la déchetterie…

http://freedocumentaries.org/


Le SMS de Sarkozy à Cécilia est-il une information bassement people que nous aurions du rejeter en fronçant le nez ? Non, absolument pas, "puisqu’elle nous révèle des choses sur le caractère du président, encore plus adolescent qu’on ne le pensait, et sur l’aspect de simple « mise en scène » de son nouveau mariage."

Encore une fois, on n’en a rien à foutre d’avoir un queutard à l’Elysée, par contre s’il s’avère que c’est un psychopathe narcissige et imature, alors on est en droit de s’inquiéter. Et si la majorité des électeurs français ont voté pour Sarkozy, on peut – à la lumière de ces derniers mois – s’interroger s’ils n’ont pas voté pour une "illusion", pour un "mirage fabriqué par la pub"….

[Claude Soula - le blog du Nouvel Observateur - 08/02/2008]

7f1ff84a777d5bf88eaa68b43636afa6.jpg Si c’est dans l’adversité que se révèlent nos qualités, alors, le gouvernement actuel est inquiétant. On ne sait pas très bien cette semaine qui a le plus perdu son sang froid, du Président, ou de sa ministre Rama Yade, transformée en vrai pitbull. Une fois de plus, les journalistes sont accusés d’être la cause de tous les maux, comme s’ils étaient à l’origine de la fièvre qui commence à gangrener le pouvoir."On a l’impression de voir des charognards qui ont humé l’odeur de leur proie, qui fondent sur lui, qui s’acharnent. Je trouve que c’est une véritable chasse à l’homme. Il n’y a plus de retenue, plus de morale, personne ne recule devant aucune bassesse, aucun scrupule. Ces gens qui veulent la peau de Nicolas Sarkozy sont des gens qui veulent leur revanche parce qu’ils n’ont pas accepté qu’il préside aux destinées de ce pays. Ce qu’on lui fait subir aujourd’hui, on ne l’a fait subir à aucun autre président, même personnalité politique, depuis très longtemps. Quand on attaque à ce point l’honneur d’un homme, on va trop loin » a dit Rama Yade sur RTL.

Mais non, madame Yade, les journalistes ne sont pas des vautours, ils ne font que témoigner de l’air du temps, qui se rafraîchit pour le pouvoir.

Certes, Rama Yade a raison sur un point: jamais un président n’a subi un tel traitement…mais il y a une raison à cela : jamais aucun président ne s’est conduit de la sorte, mélangeant un narcissisme exacerbé avec un égotisme consommé, le tout nappé de cynisme extravagant.

Par contre, on signalera à madame la ministre, que d’autres présidents et ministres ont été traités au moins aussi durement dans le passé : Pompidou, Messmer, Giscard, Mitterrand ont subi des attaques très violentes au cours de leur vie politique ; ç’est le jeu démocratique.

Ce qui a changé, c’est qu’on commente désormais les histoires de fesses du président comme on parlait avant des relations franco soviétiques. Ce ne sont pas les « charognards » qui ont transformé le clan Sarkozy en chair pour presse people, ce sont eux qui ont transformé tous les journalistes, mêmes les plus sérieux, en commentateurs saint-simoniens de leur vie privée. Le Président est tombé de son piédestal, mais ce ne sont pas les charognards qui l’en ont fait descendre : c’est lui qui est allé se promener à Disneyland avec sa maîtresse et qui a commenté leur vie amoureuse lors de ses vœux.

Si madame Yade nous voit comme des charognards, c’est donc qu’elle pense que le président est déjà mort, puisque seuls les corps en putréfaction attirent les hyènes, vautours et autres chacals, que sont les journalistes.

Le président mort politiquement ? Blessé sérieusement tout au plus. Celui-ci s’affole en attaquant au pénal le site du Nouvel Obs. Airy Routier, le journaliste qui a révélé que le Président aurait envoyé un SMS de réconciliation à son ex épouse quelques jours avant son 3eme mariage, risque carrément la prison, et c’est sans aucun doute une menace conçue pour lui faire avouer quelles sont ses sources ( alors qu’on attend pour ce printemps une loi qui garantira enfin aux journalistes le secret sur leurs informateurs). Airy Routier ayant l’air fort sur de lui sur cette affaire, on peut lui faire crédit de son information.

Celle-ci est elle alors une information bassement « people », faite seulement pour Closer, ou présente t elle un intérêt national, digne d’un des grands magazines français d’information ? Je penche pour la deuxième solution, puisqu’elle nous révèle des choses sur le caractère du président, encore plus adolescent qu’on ne le pensait, et sur l’aspect de simple « mise en scène » de son nouveau mariage.

Nul doute que le Président n’aurait pas porté plainte si les newsmagazines ne lui étaient pas tous tombés dessus cette semaine. Même ses fidèles supporters du Point, qui célébraient ses fastes, semaine après semaine, ont fini eux aussi par réaliser que quelque chose clochait quelque part à l’Elysée. Et ce n’est sûrement pas en traitant les journalistes de charognards, ni en portant plainte contre eux, que la situation va évoluer dans le bon sens.

http://claude-soula.blogs.nouvelobs.com/archive/2008/02/08/nous-les-charognards.html


[Atlas Alternatif - 09/02/2008]

Il était question récemment que Paddy Ashdown, ex-chef du parti Libéral démocrate britannique et Haut représentant de l’Onu (c’est-à-dire proconsul occidental) en Bosnie-Herzégovine de 2002 à 2005, soit nommé à Kaboul comme représentant des Nations Unies, de l’Union européenne et de l’Otan, un poste que Bernard Estrade sur geopolitique.com qualifie de poste de « vice-roi » pour encadrer le président afghan Hamid Karzaï. Celui-ci s’est opposé à cette nomination au dernier sommet de Davos. Les relations entre Karzai et ses parrains occidentaux ne sont pas au beau fixe en ce moment et les accrochages sont fréquents ( http://www.geopolitique.com/editorial/les-strategies-pour-l-afghanistan-prennent-des-airs-de-farce.html)

Il est vrai que, sur le terrain, la guerre afghane ne tourne pas à l’avantage des « forces de la coalition ». La coordination des armées laisse à désirer : les troupes commando contrarient parfois directement les efforts de pacification des forces sous mandat international qui ne sont pas toujours informées de leurs mouvements, les militaires britanniques se plaignent de la brutalité des opérations des Américains qui, à leur tour, reprochaient aux premiers de fournir des armes à la population locale sous prétexte de créer une milice.

Excédé, Stephen Harper, le premier ministre du Canada, vient d’annoncer que, à moins que l’Otan n’envoie des renforts en hommes et en matériels, il retirerait de la région de Kandahar, les 2500 soldats canadiens qui y sont déployés (http://www.news.com.au/story/0,23599,23168047-23109,00.html).

Selon une enquête du Congressional Research Service de 2006 la guerre d’Afghanistan avait coûté aux Etats-Unis 97 milliards de dollars depuis 2001 (contre, il est vrai 379 pour la guerre d’Irak) – http://www.boston.com/news/world/articles/2006/09/28/cost_of_iraq_war_nearly_2b_a_week/?page=2. On comprend d’ailleurs avec cela pourquoi le budget militaire états-unien explose une nouvelle fois cette année – 515,4 milliards de dollars (http://blog.wired.com/defense/2008/02/annual-pentagon.html)

Des chiffres à rapprocher de la remarque de Wim de Ceukelaire et Bert de Belder  dans l’Atlas alternatif : Sauver 8 millions de personnes dans le monde (dont 6 millions d’enfants) de maladies aisément évitables et guérissables ne coûterait pas plus de 35 milliards de dollars.

http://atlasalternatif.over-blog.com/article-16441471.html 


Un journaliste digne de ce nom ne donne pas ses sources… dixit Sarkozy

Un projet de loi sur la protection des sources sera adopté " courant avril "
[Stratégies Newsletter 08.02.08]
PRESSE. Un projet de loi visant à protéger les sources des journalistes sera adopté "courant avril" par le Parlement, a annoncé jeudi, 7 février le secrétaire d’Etat aux relations avec le Parlement, Roger Karoutchi. Le président Nicolas Sarkozy avait promis un tel texte le 8 janvier. "Un journaliste digne de ce nom ne donne pas ses sources. Chacun doit le comprendre, chacun doit l’accepter", avait-il déclaré lors de sa première conférence de presse à l’Elysée.

.. sauf quand il s’agit de savoir qui a eu accès au SMS de Sarko à Cécilia ;-)

Sarkozy porte plainte contre le site du « Nouvel Observateur »
[20 Minutes 08.02.08]
(…) Nicolas Sarkozy s’est en revanche bien manifesté par voie d’avocat auprès du site nouvelobs.com, après que celui-ci a fait état d’un SMS qu’il aurait envoyé à Cécilia huit jours avant son mariage avec Carla : « Si tu reviens, j’annule tout. » Surprenant : la plainte ne s’appuie pas sur la loi de 1881 sur la presse, mais sur le Code pénal… au motif de « faux, usages de faux et recel ».

Une qualification qui sidère certains spécialistes. « C’est contraire aux lois sur la presse et aux conventions internationales, note Richard Malka, avocat, et c’est grave, surtout pour un Président. On ne peut pas poursuivre au pénal chaque journaliste qui fait une erreur, à moins d’être dans une dérive à la Poutine ! » La direction de L’Obs n’a pas souhaité hier faire de commentaire.
http://20minutes.s3.amazonaws.com/20080208_PAR.pdf


[Ayad Singh - IES News Service - 07/02/2008]
L’opinion publique – et surtout les médias internationaux – se contentent de l’image d’Epinal quand il s’agit de décrire le caractère d’hommes politiques, quand elles ne reprennent pas tout simplement le "narratif" fabriqué par les expertes en communication.

L’ascension politique de John Mc Cain dans la campagne des primaires U.S. permet à nouveau de le constater. On nous chante le héros de guerre, le soldat droit et volontaire, le leader sage et décidé…

… alors qu’il suffit d’interroger les personnes qui travaillent à ses côtés depuis des années pour découvrir une toute autre image : un caractère ombrageux et explosif, dont les colères ultra-violentes se déclenchent sans prévenir, qui a l’habitude d’hurler "Ferme ta gueule" à ses contradicteurs au Sénat (encore récemment ce fut le cas avec le Sénateur Ted Kennedy), qui n’hésite pas à traîter publiquement ses collègues Républicains de "enculés", "sacs à merde" ou encore "tête de noeud"… en 1998, lors d’un meeting Republicain il s’illustra par un discours émaillé de blagues de mauvais goût sur le physique de la fille du Président Clinton ou de la Juge Suprème Janet Reno ("Est-ce que vous savez pourquoi Chelsea Clinton est aussi moche ? Parce que Janet Reno est son père").

En 2006, lors d’une réception au Sénat, McCain s’est littéralement jeté sur un avocat réputé de Washington et a menacé de lui casser la figure… uniquement parce que cet avocat défendait une personne que McCain n’aime pas… une demie-heure plus tard le même McCain s’est jeté, titubant et les larmes aux yeux, dans les bras du même avocat, pour demander pardon.

Mais les problèmes de McCain vont bien au delà de son irrascibilité et des gaffes qu’il commet. Son vrai problème provient du fait que sa popularité — sa légitimité de candidat — repose entièrement sur deux "récits" qui n’ont aucune existence réelle. Le public plébiscite Mc Cain parce qu’il voit en lui un "homme libre et doté de principes" qui "n’a pas peur des dire les choses comme elles sont". On chante aussi ses louanges à cause de son "courage" à travers son soutien à l’escalation militaire de George Bush, à un moment où la guerre en Irak est de plus en plus impopulaire.

John McCain est un des rares hommes politiques de premier plan qui continue encore à répéter à tout le monde que l’escalade militaire en Irak est la solution pour vaincre les insurgés et qu’il y a une issue militaire à ce conflit. Même le Pentagone ne croit plus à ses rèves éveillés…
La vérité, quand on regarde son historique politique, est que John McCain est l’antithèse de "l’homme à principes". Récemment encore on lui a demandé au cours d’un débat si – une fois élu – il mettrait en place une réforme ambitieuse de la législation sur l’immigration, réforme que l’homme politique McCain réclamme depuis des années. Mais le candidat McCain a répondu que "Non, je ne le ferais pas, car vous et moi savons quelle est la situation aujourd’hui". La situation aujourd’hui est que McCain est candidat à la candidature Républicaine et ne peut donc se permettre de se facher avec l’extrème droite raciste et anti-immigrés du parti. Alors au diable toutes les convictions et discours de ces dernières années.

Le site Alternet a compilé une liste de tous les renoncements et reniements de John McCain au cours des ces dernières années, en voici quelques unes… (http://www.alternet.org/election08/75845/)

  • McCain a été un ardent défenseur de la convention sur le droit de mer, allant même jusqu’à proposer de témoigner en faveur du traité devant une commission du Sénat. Mais aujourd’hui McCain affirme que – si le traité est soumis au Sénat – il votera contre.
  • McCain a été un des initiateurs de la proposition de loi DREAM, qui proposait d’accorder un statut de résident aux enfants d’immigrés clandestins qui obtiennent leur baccalauréat. En 2007, afin de ne pas déplaire à son électorat d’extrème-droite, il a voté contre la loi qu’il avait pourtant initiée.
  • -En 2006 McCain avait fait campagne pour que les mouvements citoyens et de lobbying soient obligés de révéler l’origine des fonds qu’ils recoivent pour leurs campagnes. Mais la droite conservatrice et les différents "faux mouvements" qui sont souvent des mercenaires au profit de causes cachées est opposée à cette mesure qui révelerait les véritables intérêts derrière certaines campagnes d’opinion. Alors, en 2007, John McCain a promis à ses électeurs qu’il ne voterait jamais pour cette mesure.
  • John McCain a donné son nom à une législation sur le contrôle des financements électoraux, le McCain-Feingold Act. En juin 2006, quand il s’est agi d’étendre le champ d’action de cette loi, McCain a voté contre sa propre loi.



Christine Lagarde était de toute façon programmée de longue date pour la charette du mois de Mars…

[Le Figaro - 08/02/2008]

La radio BFM affirmait que la ministre, en désaccord avec Nicolas Sarkozy, voulait quitter le gouvernement. Bercy réfute «catégoriquement».

Christine Lagarde a-t-elle voulu démissionner ? C’est ce qu’affirme vendredi la radio BFM. Selon elle, la ministre de l’Economie «ne supporterait pas les contradictions avec Nicolas Sarkozy, notamment sur l’investissement public promis à l’usine d’Arcelor-Mittal ou encore l’appel déguisé à la démission de Daniel Bouton, le président de la Société générale».

Toujours selon la radio, elle aurait donc remis lors du conseil des ministres mercredi dernier une lettre de démission à Nicolas Sarkozy, qui l’aurait refusée, mais aurait convenu avec elle qu’elle «fasse partie de la charrette du prochain remaniement», attendu après les municipales.

Faux et archifaux, affirme Bercy vendredi. «Je souhaite démentir totalement cette rumeur tout à fait infondée», explique le directeur de cabinet de la ministre, Stéphane Richard. «Un ministre ne remet pas sa démission en conseil des ministres» et «il n’y a pas eu de rendez-vous entre Mme Lagarde et le président de la République mercredi ».

Et le directeur de cabinet de conclure : «Tout cela n’a aucun fondement, elle est à son poste, tout à fait sereine».

Christine Lagarde elle-même a réagi fermement, depuis Tokyo où elle doit assister au G7 finances samedi, dénonçant des «fariboles dont l’origine ou l’auteur ne m’intéresse pas».

http://www.lefigaro.fr/politique/2008/02/08/01002-20080208ARTFIG00434-lagarde-a-t-elle-presentesa-demission-.php


Glané sur le blog pas inintéressant (mais trop bavard pour être honnète) "Journal de la guerre qui vient"… voici un commentaire de pentagonien qui confirme que certains militaires ont lu Greg Palast… et que "l’obsession romaine" est toujours aussi ancrée dans l’establishment militaro-politique étatsunien.

[Journal de la guerre qui vient - 02/10/2007]

[le major] Stuart est bouffé de l’intérieur par ce qui se passe en Irak. Pour en avoir souvent discuté avec lui, il s’était opposé à l’invasion de 2003 essentiellement pour des raisons d’efficacité : il partageait l’avis du général Eric Shinseki qui avait dit qu’il fallait plusieurs centaines de milliers d’hommes pour gérer l’occupation – et qui s’était fait débarquer pour avoir donné son avis (juste) de professionnel. Stuart – comme nous tous, à Langley – s’était étranglé de rage quand il avait appris la dissolution du parti Baath et de l’armée iraquienne – ce qui donna du jour au lendemain la structure et la chair à la rébellion naissante. Après tout, en 1945, nous avions été bien moins sourcilleux avec les cadres du régime nazi…

Enfin, Stuart avait toujours considéré comme une erreur majeure le renvoi du premier proconsul américain  en Irak, le général Jay Garner qui souhaitait tenir le plus rapidement possible des élections et voulait que la reconstruction se fasse à l’ancienne, via un gouvernement central et le corps US des ingénieurs – et non en utilisant une

« …flopée de sous-contractants au nom du dogme du marché libre ! Le résultat, on l’a vu, Julia. Les copains de Schultz et Cheney qui s’en sont mis plein les poches en laissant crever ce pays. La gabegie sans nom. La folie criminelle des mercenaires de Blackwater – un autre scandale ignoble qui va s’ajouter a celui d’Abu Ghraib. Et bientôt quatre mille de nos soldats tombés dans ce merdier – et combien de dizaines de milliers, de centaines de milliers d’iraquiens ? » 

Tout a été fait de travers. Et maintenant nous approchons du dernier acte. Junior se refuse à trouver une solution militaire – sans la conscription de masse qui ne sera de toute façon jamais proposée, il n’y en a probablement pas. Il y a peut être aussi la solution du fédéralisme de Bidden et Gelb – et derrière le partage du pétrole… mais il faudrait quand même que la guerre civile soit contrôlée par les grandes forces en présence. Est-ce seulement le cas ?…

L’idée fait cependant son chemin – l’Irak finira comme la Bosnie, en trois blocs kurdes, sunnites et chiites, ce qu’elle est presque déjà en réalité. Mais ca, c’est le point d’arrivée. Entre temps, le sang va continuer à couler – et Junior continuer à attendre en pensant probablement refiler le bébé à son successeur en 2009. Le New York Times a dénoncé l’imposture. Le congrès a décidé d’arrêter d’avaler les couleuvres servies par la Maison Blanche. Au dernier vote au Sénat, 51 voix sur 100 se sont prononcées pour un retrait. Il en faudrait 60. Mais c’est déjà un début. Derrière, c’est l’ensemble des relations de confiance entre l’Armée et les représentants du Peuple qui sont en train de se jouer. Nous sommes de retour au Vietnam. L’Armee, la Maison blanche et le Congrès – il n’y a plus personne que l’on puisse croire. Il manquerait plus qu’une récession l’année prochaine pour achever la décennie. Cela y suffira t-il ? Le mal semble plus profond. 

« … Le problème de l’Irak, Julia, ce n’est même plus l’Irak. C’est nous. Mars 2003 marque le point le plus extrême de progression de l’Empire – et le moment à partir duquel tout va commencer à s’effondrer. C’est Alexandre au passage du Gange. C’est Rome sous Trajan, le point d’expansion maximal, au moment même ou éclate la grande rébellion des Parthes et ou Babylone se soulève. Après, plus rien ne sera jamais comme avant. Seulement, quand les barbares venues d’Orient et d’Asie Centrale auront assujettis l’Occident – tu les verras à nouveau, les beaux esprits, pleurer cette fois la grandeur passée de Rome et espérer une nouvelle Renaissance. » 

Je laisse Stuart à ses digressions. Il est amer. Je le comprends. Mais il n’a pas tout à fait tort. Le fiasco iraquien est un problème pour tout le monde, pas que pour les Américains. Car c’est parce qu’il y a le bourbier irakien que l’Iran s’autorise à enrichir son uranium à la barbe de tout le monde. Si nous voulons une solution collective au problème iranien, nous devrons également réfléchir à une solution collective au problème irakien. La venue au pouvoir des Démocrates dans un an doit etre pour les partenaires de l’OTAN l’occasion à saisir. Pour les Europeens, le temps des responsabilites arrive.


Ce texte est un scandale !!! Quand on a fini sa peine, on sort… là, quand on aura fini sa peine, on vous en rajoutera une. Si le criminel est malade mental, alors il faut l’interner. Mais là on ouvre la porte à la relégation, comme le faisait Fourier à l’époque du bagne. Les "relégués" qui ne mourraient pas n’avaient pas le droit de rentrer une fois leur peine terminée, le gouvernement pouvant les obliger à rester sur place, comme relégués "libres".

Côté sécuritaire, c’est le grand retour de la droite de 1870… Sarko en Versaillais, ça ne me surprend pas.

[Reuters - 07/02/2008]
Le Parlement a adopté définitivement le projet de loi présenté par la garde des Sceaux, Rachida Dati, qui permet le maintien des criminels les plus dangereux dans des centres fermés à leur sortie de prison. Après les députés la veille, les sénateurs ont entériné jeudi le texte mis au point lundi par une commission mixte paritaire (CMP) Assemblée-Sénat. Le projet de loi est donc définitivement adopté par le Parlement.

L’opposition a d’ores et déjà annoncé qu’elle saisirait le Conseil constitutionnel. Elle estime que ce texte ne respecte ni la Constitution, ni la Convention européenne des droits de l’homme.

"Il s’agit d’un texte important et ambitieux", a dit la garde des Sceaux. "Il vise à mieux protéger les Français. Il est attendu des Français. Il offre une prise en charge nouvelle aux personnes condamnées qui restent d’une particulière dangerosité à la fin de leur peine", a-t-elle affirmé. [C'est exactement le même argument que Fourrier et les Nazis, il s'agit de 'protéger' les Français et donc d'extirper le délinquant du corps social... la prochaine étape c'est le bagne ou la chambre à gaz]

"Ce texte appelle de notre part nos plus expresses réserves car il porte atteinte à deux principes fondamentaux de notre droit pénal", a pour sa part déclaré la socialiste Elisabeth Guigou, ancien garde des Sceaux.

"Passer de l’homme jugé coupable à l’homme supposé dangereux, c’est piétiner un principe fondamental de notre droit depuis la Déclaration universel des droits de l’homme et du citoyen", a-t-elle affirmé.

Ce projet de loi reprend des engagements de Nicolas Sarkozy après plusieurs crimes intervenus durant l’été et qui ont choqué l’opinion publique.

Le texte prévoit la création de "centres socio-médico-judiciaires" dans lesquels pourront être retenus, une fois leur peine accomplie, les criminels jugés dangereux et susceptibles de récidiver. [Centres socio-médico-judiciaires qui n'existent pas encore et qui mettront des années à être construits, en nombre insuffisant, pour cause de restrictions budgétaires. Au final, les "supposés dangereux" resteront tout simplement en prison, jusqu'à leur mort]

Il reprend le principe, contesté par nombre de juristes, d’une rétroactivité de la loi, c’est-à-dire de son application aux personnes déjà condamnées.

La rétention de sûreté, qui pourra être prononcée pour une durée d’un an renouvelable, s’appliquera "à titre exceptionnel" après décision de la chambre de l’instruction. Elle devra constater "une probabilité très élevée" de récidive, la personne condamnée "souffrant d’un trouble grave de la personnalité".

Dans sa seconde partie, le texte prévoit de remplacer le non-lieu pour raison psychiatrique par "une ordonnance d’irresponsabilité pénale pour cause de trouble mental", le juge d’instruction transmettant le dossier à la chambre de l’instruction.

http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-34219247@7-37,0.html 


Aaaah, un café, un rayon de soleil et une brève comme celle-là, et tout de suite la journée démarre bien…

[Le Monde.fr - 07/02/2008]

Sa baisse dans les sondages est devenue un dévissage. A ces erreurs de communication, s’ajoutent d’inhabituels faux-pas tactiques. Ainsi le rapport Attali est devenu un boomerang. Initialement prévu pour dérouter la gauche, il plonge la droite dans le doute. Les parlementaires paniquent. Les ministres n’en mènent pas large. Les conseillers s’épient. A quelques semaines des municipales, chacun joue sa carte personnelle.

http://www.lemonde.fr


Bravo les électeurs Sarkozystes… non seulement on a un président qui se comporte (dixit la presse étrangère) "comme une gamine de 13 ans", mais en plus il s’avère qu’il est psychopathe. On est rassurés pour l’avenir…
[NOUVELOBS.COM | 06.02.2008]

"Si tu reviens, j’annule tout". Voilà le contenu d’un SMS que le chef de l’Etat aurait envoyé à son ex-épouse huit jours avant son mariage.

Quelle est la part de vengeance et de provocation vis-à-vis de Cécilia dans l’attitude de Nicolas Sarkozy ces dernières semaines et jusqu’à son mariage, samedi dernier ? La bague identique offerte à ses ancienne et actuelle épouses, le voyage à Petra, en Jordanie, là où Cécilia était pour la première fois partie avec le publicitaire Richard Attias, le choix comme témoin de son mariage avec Carla de Mathilde Agostinelli, directrice de la communication de Prada, longtemps amie intime de Cécilia, étaient autant de signes évidents : qu’elle prenne le visage de l’amour ou de la haine, la véritable obsession de Nicolas Sarkozy a été et reste Cécilia Sarkozy, dont le mariage avec Richard Attias est attendu le mois prochain.On en a maintenant une nouvelle confirmation. Huit jours avant son mariage, le président de la République a adressé un SMS à son ex épouse, en forme d’ultimatum : "Si tu reviens, lui a-t-il écrit, j’annule tout". Il n’a pas eu de réponse.
Pendant son mariage, le chef de l’Etat est apparu à plusieurs témoins moins heureux qu’on aurait pu l’imaginer. Il était même particulièrement tendu lorsque Catherine Pégard, à l’issue de la cérémonie, lui a soumis un communiqué. Il l’a renvoyé dans les cordes : "Pas besoin de communiqué, tous ces cons, j’en ai rien à foutre" lui a-t-il lancé.
Aujourd’hui, l’entourage de Sarkozy voudrait lui déconseiller d’emmener Carla avec lui en Guyane, là où avaient été médiatisées ses retrouvailles provisoires avec Cécilia, mais personne n’ose le lui dire de front. "Sur ces sujets, il est dans sa bulle, il n’écoute pas, dit un proche. Pire, il ne veut rien entendre".

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/people/20080206.OBS9188/lobsession_de_cecilia.html 


 Et bien voilà, tout est bien qui finit bien… est-ce que Deby va gracier aussi les membres tchadiens de l’équipée zozo ? On a pas entendu le comité de soutien aux Zozos de Zoé se mobiliser pour les domestiques indigènes restés là-bas… ni se préoccuper du sort de la centaine de gamins enlevés à leurs parents…

Arche de Zoé : Deby prêt à étudier la grâce des six de l’Arche de Zoé

[AFP -07/02/08]

Après des affrontements qui ont fait au moins 160 morts et un millier de blessés, une partie des 20 000 à 30 000 personnes qui avaient fui le pays ont commencé à prendre le chemin du retour. Le président Deby a affirmé que ses forces avaient le "contrôle total" du pays. Après s’être entretenu avec le ministre de la défense français, Hervé Morin, venu lui apporter un soutien "sans faille", il n’a pas exclu de gracier les six Français de L’Arche de Zoé. "A partir du moment où la Constitution tchadienne me donne le droit d’élargir qui que ce soit, tchadien ou étranger (…), ce n’est pas impossible, si la France le demande bien sûr, que j’examine cette question.

http://afp.google.com/article/ALeqM5hAn148qtZcQHGeaUeQTBGEFNDU4A 


[Ayad Singh - IES News Service - 04/02/2008]

Une série de coupures de câble frappe depuis une semaine le trafic Internet au Moyen Orient. Deux ont été sectionnés mercredi dernier au large d’Alexandrie et de Marseille. Deux autres plus récemment dans le Golfe Persique. Le plus étrange, c’est que les deux câbles concernés dans la mer Méditérranée n’ont pas été accidentellement coupés par l’ancre d’un navire, comme les observateurs le pensaient au début. Le ministre des transports égyptien a expliqué que l’enregistrement vidéo des endroits n’a montré aucun trafic maritime 12 heures avant et après la coupure.

Un nouveau câble sous-marin reliant le Qatar et les Emirats arabes unis a été endommagé le 1er février. Des fortes perturbations ont été signalées dans les télécommunications dans la région. Il s’agit du quatrième incident presque semblable en quelques jours. En effet, trois autres coupures du même genre ont été enregistrées depuis mercredi sur des câbles sous-marins de télécommunications dans l’est de la Méditerranée et dans le Golfe. On ignorait pour l’heure la cause de l’avarie. Le directeur de QTel,propriétaire de 2 câbles endommagés, a toutefois minimisé l’impact de l’incident.

Un porte-parole de FLAG (Fibre-optic Link Around the Globe) Telecom, propriétaire de deux des câbles sectionnés a répondu, à la question si la rupture des câbles pouvait être intentionnelle, "Je doute que ce soit le cas… même s’il faut reconnaître que le fait que quatre câbles aient été sectionnés dans une période rapproché est une coincidence étrange".


[Defense.org - 03/02/2008]

"Nous avons un accord avec le Tchad, nous mettrons en oeuvre cet accord." Le ministre de la Défense, Hervé Morin, s’est-il trop avancé, jeudi à Washington, en évoquant la crise tchadienne? Officiellement, la France et le Tchad sont liés par un accord bilatéral "d’assistance logistique et de renseignement". Mais il existe aussi un accord secret toujours en vigueur…

Le laboratoire des liens militaires franco-africains

Les africanistes ont coutume de décrire le Tchad comme le coin supérieur droit du pré carré. S’il tombe, alors tout l’édifice s’écroule. Une vision un peu mécanique, mais qui a toujours inspiré les chefs des armées de la Ve République. Le Tchad fait en effet partie des premiers signataires des accords de défense ratifiés par la France dans la période des indépendances.

Puis, en 1976, sous l’impulsion de Valéry Giscard d’Estaing, les deux pays remplacent l’accord de défense par un accord de coopération militaire technique. La principale différence de ce type d’accord tient au contenu de l’article 4, qui définit le cadre d’intervention des forces françaises:

"Les personnels militaires français servent dans les forces armées tchadiennes avec leur grade. Ils revêtent l’uniforme tchadien ou la tenue civile suivant les instructions de l’autorité militaire tchadienne. (…) Ils ne peuvent en aucun cas participer directement à l’exécution d’opérations de guerre, ni de maintien ou de rétablissement de l’ordre ou de la légalité."

En théorie, les soldats français de la coopération militaire n’ont pas le droit de faire la guerre. En pratique, il suffit qu’ils soient en dehors de ce cadre de coopération pour jouer un rôle actif. Tous les observateurs ont en mémoire le massif déploiement aérien d’avril 2006 qui, non content d’effrayer les rebelles, avait surtout permis de fournir aux forces tchadiennes des renseignements indispensables pour mettre en déroute la colonne de pick-up menaçant N’Djaména.

Une convention secrète de maintien de l’ordre remontant à l’indépendance

Cette dernière précision sur le "maintien de l’ordre" n’est pas anodine, car dans plusieurs états africains, une convention secrète de maintien de l’ordre a été signée, dès les années 60, pour garantir aux potentats locaux la tranquillité. Une sorte d’assurance-vie ou plutôt d’assurance de conserver le pouvoir. Comme ces textes secrets prévoient une intervention, à la discrétion du président de la République française, en faveur des présidents africains qui en font la demande:

► Premier point: la France "peut" intervenir, mais n’a aucune obligation de le faire. C’est à la discrétion du président de la République française, seul décisionnaire sur ce sujet. La demande passe par l’ambassadeur de France.

► Deuxième point: c’est le chef de l’Etat africain qui formule sa demande "dans une situation particulièrement grave". Laquelle situation n’est pas plus détaillée: il n’est pas fait mention d’agression extérieure ou de menace quelconque. Les termes restent suffisamment vagues pour justifier toute demande.

► Troisième point: le commandement des troupes locales et l’usage du feu sont immédiatement transférés à l’officier français envoyé sur place.

Ces textes seraient toujours en vigueur, si l’on en croit du moins les explications données en mars 2006 par le général Henri Bentégeat au Sénat, qui venaient compléter ces propos de 2002 tenus à l’Assemblée nationale:

"Personne n’imagine aujourd’hui une application des accords de défense en dehors des situations ne correspondant pas à une agression extérieure, même si certains accords de défense passés par la France comportent des clauses secrètes prévoyant des cas d’intervention plus larges."

En résumé, si la France n’intervient pas, ce n’est pas parce que le cadre réglementaire le lui interdit, mais bien sur une décision politique. Un sujet auquel le législateur devrait s’attaquer, car ces textes semblent bien obsolètes dans le contexte actuel. (suite…)


Qui clique sur la pub ? Pas grand monde, et pas vraiment notre coeur de cible…

[Internet Actu -  8/01/2008]

Dave Morgan, responsable de la stratégie publicitaire globale d’AOL, évoque sur son blog une étude réalisée par AOL pour savoir qui clique sur la pub. “Nous avons appris que la plupart des gens ne cliquent pas sur les pubs.” 99 % des utilisateurs du web ne cliquent pas sur les annonces (base mensuelle). 1 % clique au moins une fois par mois. 0,2 % cliquent plus souvent. C’est seulement de cet infime pourcentage que provient la grande majorité des clics sur les bannières publicitaires.

“Ce n’est pas une surprise”, rappelle Dave Morgan. Pour autant, le taux de clic demeure l’indicateur majeur pour mesurer l’impact d’une campagne publicitaire. “D’autant que ça marche. Le marché l’adore. Google les transforme en milliards de dollars de revenus.”

“Qui sont ces “gros cliqueurs” ?” Ce sont majoritairement des femmes, plutôt âgées… Un public qui aime parler aux télévendeurs ou qui est friand de publipostage, résume-t-il. Bref, un public qui ressemble étrangement à la ménagère de moins de 50 ans, coeur de cible des études marketing.

Jusqu’à présent, résume danah boyd, on considérait que la plupart des gens qui cliquaient sur une publicité le faisaient : (suite…)


Antoine, lucide, comme toujours… Merci M’sieu Champagne !

[Kitetoa - 02/02/2008]
Impossible de louper l’information. Elle fait le tour du monde à la Une de toute la presse, de tous les blogs un peu branchouilles du Web 2.0 : Microsoft veut racheter Yahoo!. Et les experts s’esbaudissent. Pour les uns, si des deals de cette taille se mettent en place, c’est le signe l’arrivée prochaine de juteuses autres opérations. Bref, l’économie du Web va bien. Pour les autres, c’est une opération clef pour le contrôle de la pub en ligne, qui serait un pactole incroyable. Il est assez étonnant de constater que la bulle du Net 1.0 n’a pas ouvert les yeux desdits experts. Pas plus que ceux des investisseurs qui ne manqueront pas de saluer en bourse d’une manière ou d’une autre l’annonce de Microsoft.

Il y a pourtant deux trois petits riens qui devraient éveiller l’attention. Et calmer les ardeurs.

« Y’a quelqu’un ? » (dans le Web)

Le Web 2.0 repose sur le concept fumeux de « web communautaire » et par extension d’une explosion du marché de la publicité en ligne (communautaire impliquant la présence de communautés, et donc de visiteurs). Pas de chance, là ou les Echos -par exemple- nous prédisent un « Eldorado », il n’y a finalement personne. Comme pour les milliards de visiteurs (fantômes) annoncés pour le Web 1.0, il n’y a pas un cyber-pekin pour cliquer sur les bandeaux de pub. S’il vous plaît, ne le répétez pas. Sinon, la presse ne pourra plus écrire d’articles sur cet « Eldorado », les agences de pub/comm, les web agencies ne pourront plus rien vendre et in fine, il faudra inventer le Web 3.0 (ah… on me souffle dans l’oreillette que c’est déjà fait. Bon, mettons le Web 4.0 ou 5.0, peu importe). Vous me direz, ça ne coûte pas cher de dire comme ça qu’il n’y a personne pour cliquer sur les bandeaux. « Votre mauvais esprit légendaire est à nouveau illustré ici monsieur le gros jaloux ! Prouvez-le ! ». Fastoche. C’est pas Kitetoa qui le dit, c’est le responsable de la stratégie publicitaire globale d’AOL. Si l’on en croit cet article d’InternetActu.net, quelque « 99 % des utilisateurs du web ne cliquent pas sur les annonces (base mensuelle). 1 % clique au moins une fois par mois. 0,2 % cliquent plus souvent ».

Pathétique non ? Evidemment, ceux qui doivent (leur boulot en dépend) croire à l’Eldorado de la pub en ligne, qui ont bon esprit -eux-, vous diront que la marge de progression est énorme.

« soupir… »

Sans vouloir déprimer les adeptes du « team spirit » dans l’entreprise Web 2.0, Google semble très désappointé par ses expériences avec Myspace. « Publicité en ligne : Google rame avec les réseaux sociaux », nous apprend en effet ZDNet.fr. Quant à Facebook, son chiffre d’affaires pour l’année 2007 serait de 150 millions de dollars. Avec une prévision de 300 à 350 millions l’an prochain.

A titre de comparaison, une vraie entreprise comme Coca-Cola, qui vend des vraies choses consommées par des vraies gens, générait en 2006 un chiffre d’affaires de 1,6 milliard d’euros en France…

Je ne sais pas vous, mais ici, ça nous rappelle un peu cette histoire là

(suite…)


Condamnation d’un ex-consultant d’une société pour l’accès aux comptes mail de deux directeurs

[Legalis -04/02/08]

Le simple fait de consulter les courriers électroniques de tiers en utilisant leurs codes d’accès constitue un accès frauduleux à un système informatique et une atteinte au secret des correspondances.

L’ancien consultant informatique de l’entreprise Oddo qui, bien après son départ, avait accédé aux messageries électroniques du directeur général et du directeur des ressources humaines a été condamné par le TGI de Paris à six mois de prison avec sursis.

Le frère du consultant, qui avait été salarié de la société avant d’être embauché chez son concurrent, a été condamné pour recel.

Sans la publication d’extraits de compte-rendu du comité exécutif dans le quotidien La Tribune, Oddo n’aurait pas découvert la surveillance du courrier électronique dont faisait l’objet deux de ses membres.

Suite à la plainte déposée par le directeur informatique, l’enquête va révéler l’origine des accès. Une perquisition chez l’ancien consultant a été effectuée et l’analyse de son ordinateur a fait apparaitre les traces de connexions aux comptes mails concernés ainsi que les compte-rendus du comité exécutif d’Oddo.

Pendant sa garde à vue, il a avoué avoir conservé les codes d’accès aux messageries des deux dirigeants et avoir transmis des messages à son frère pour qu’il surveille le rachat éventuel d’Oddo par son employeur Wargny.»…

http://www.legalis.net/breves-article.php3?id_article=2178


Un Afghan condamné à mort pour avoir osé s’informer sur les droits des femmes

[Kim Sengupta - The Independent, jeudi 31 janvier 2008 - Trad. JFG pour Question Critiques]

Un jeune homme, étudiant en journalisme, a été condamné à mort par une cour islamique pour avoir téléchargé un rapport sur internet. Cette condamnation a été ensuite confirmée par les dirigeants de ce pays. Voici l’Afghanistan – pas à l’époque des Taliban, mais six ans après la "libération" et sous le gouvernement de l’allié des Occidentaux, Hamid Karzaï.

Le sort de Sayed Pervez Kambaksh a conduit à des protestations internationales et à l’intérieur du pays et à une inquiétude croissante concernant l’érosion des libertés civiles en Afghanistan. Il a été accusé de blasphème après avoir téléchargé un rapport depuis un site farsi [iranien] qui exposait que les fondamentalistes musulmans qui prétendent que le Coran justifie l’oppression des femmes ont déformé les vues du prophète Mahomet.

M. Kambaksh, 23 ans, a distribué le tract à des collègues étudiants et à des professeurs à l’Université de Balkh, dans le but, dit-il, de provoquer un débat sur le sujet. Mais une plainte a été portée contre lui et il a été arrêté, poursuivi par des juges religieux, sans être autorisé à être représenté par un avocat – selon ses amis et sa famille – et condamné à mort.

The Independent lance une campagne aujourd’hui afin d’obtenir justice pour M. Kambaksh. Les Nations-Unies, des associations des droits de l’homme, des organisations de journalistes et des diplomates occidentaux ont exhorté le gouvernement de M. Karzaï à intervenir et à le libérer. Mais le Sénat afghan a voté une motion hier confirmant la condamnation à mort.

Le parlementaire [afghan] à l’origine de la décision condamnant M. Kambaksh est Sibghatullah Mojaddedi, un allié-clé de M. Karzaï. Le Sénat [afghan] s’en est aussi pris à la communauté internationale pour la pression qu’elle exerce sur le gouvernement afghan et il a vivement conseillé à M. Karzaï de ne pas se laisser influencer par des points de vue extérieurs non-islamiques. (suite…)


[Ayadh Singh - IES News Service - 02/02/2008]

Les nouveaux chiffres publiés par l’Office statistique aux Etats-unis (U.S. Census Bureau)  montrent l’ampleur de la "grande pauvreté" dans le pays : près de 40 millions de citoyens américains vivent sous le seuil de pauvreté, soit environ 13 % de la population.

Ce qui est frappant dans ces chiffres, c’est le fait que les Etats du Sud forment la majorité des zones ravagées par la misère. Malgré toutes les banques dominant le paysage urbain de Charlotte et malgré Coca-Cola à Atlanta, onze des quinze Etats les plus pauvres des U.S.A. sont situés dans le Sud – mis à part la Floride et la Virginie, tous les états du Sud sont dans le peloton de tête de la pauvreté.

Classement des Etats ayant le plus fort taux de population sous le seuil de pauvreté :

  1. Mississippi, 21% 2
  2. Louisiane, 20.2% 3
  3. Nouveau-Mexique, 18.4%
  4. District of Columbia (Washington), 18.3%
  5. Virginia occidentale, 18%
  6. Texas, 17.5%
  7. Arkansas, 17.2%
  8. Alabama, 16.9%
  9. Kentucky, 16.9%
  10. Oklahoma, 16.4%
  11. Tennessee, 15.6%
  12. Caroline du Sud, 15.6%
  13. Caroline du Nord, 14.9%
  14. Montana, 14.6%
  15. Géorgie, 14.5%

On a coutume de dire que – avec l’homogénéisation des Etat-unis, le Sud est entrain de perdre sa particularité. Mais il y a au moins une particularité qui ne change pas : la pauvreté.


[Tim Carr - IES News Service - 02/02/2008]

Thomas Warziniack est né dans le Minnesota et a grandi dans l’état de Géorgie… mais cela n’a pas empéché les agents de l’immigration U.S. de l’arrêter et de le garder en prison pendant plusieurs semaines, l’accusant d’être un immigré clandestin russe.

Arrêté sur son lieu de travail, Warziniack a été placé dans un centre de rétention de l’Arizona, en attendant son expulsion vers un pays qu’il n’a jamais vu de sa vie. Les geoliers ont refusé de le croire quand il leur disait qu’il était un citoyen U.S. , alors qu’ils auraient pu vérifier son acte de naissance au Minnesota en moins de dix minutes. L’année auparavant Warziniack avait déjà été informé par les services d’immigration qu’il allait être expulsé vers la Russie… il avait du aller en justice au Colorado pour faire confirmer sa citoyenneté états-unienne.

Finalement, en décembre dernier, les autorités ont annoncé à Warziniack qu’ils avaient pu vérifier son statutc et qu’il pouvait donc être relaché .

En 2006, une étude de  l’ONG Vera Institute of Justice, à New York  a identifié au moins 125 personnes détenteurs de la citoyenneté américaine et néanmoins emprisonnés dans des centres de rétention, accusés sur la base d’une homophonie ou d’une erreur de fichiers, d’être des clandestins.

L’ONG Vera a commencé son enquête dans six centres de rétention avant d’étendre son terrain d’enquête à 12 Etats  – elle prévoit à terme de couvrir la totalité des centres et d’enquêter sur tous les cas de citoyens faussement expulsés.

Nina Siulc, qui dirige l’enquête, pense que chaque année des centaines de citoyens U.S. sont arrêtés et déportés par erreur… sans qu’on en entende parler. "Notre enquête n’a porté que sur un petit nombre de détenus, mais chaque année les services d’immigration des Etats-Unis arrêtent environ 280 000 people, détenus dans 15 centres de rétention féderaux ainsi que plus de 400 centres locaux, tenus par les administrations locales et des entreprises privées."


[Ayad Singh - IES News Service - 02/02/2008 - Trad. Grégoire Seither]

On ne peut pas dire que, dans l’Armée U.S., on encourage les contacts physiques étroits entre hommes. Salutation, éventuellement serrage de main… mais pas au delà. Les grandes embrassades viriles auxquelles nous ont habitué les foutballeurs n’ont pas vraiment cours… enfin… jusqu’à la guerre en Irak. Au Pentagone on voit soudain les soldats et les officiers se serrer mutuellement dans leurs bras….

"Lors de mon premier passage au Pentagone, de 2002 à 2004, je n’ai jamais vu cela, " explique le Lt. Col. Bob Bateman. "Si les embrassades viriles avaient finies par devenir assez courantes dans la société civile – inspirées je pense par les sportifs, les rappeurs et les films de gangsters des années 1980-1990 – à l’armée on cultivait encore jusqu’à peu une forme de retenue corporelle qui faisait fortement penser à la culture homophobe des années 1950. Il y a d’ailleurs beaucoup de choses dans la ‘culture interne’ de l’armée qui n’a pas évolué depuis Eisenhower, le code de comportement et vestimentaire est quasiment inchangé depuis 1950, c’est à dire depuis l’adolescence des hauts-gradés d’aujourd’hui."

"Comment alors expliquer ce soudain changement de comportement au Pentagone ? Qu’est ce qui a déclenché un pareil bond culturel ? . . . Je pense que la guerre a joué un rôle… mais j’ai surtout noté un certain nombre de règles encadrant ces "embrassades" – pour autant que je puisse juger à partir de ce que j’ai vu récemment :

  • Règle #1: Une embrassade virile n’est autorisée qu’entre deux hommes qui ne se sont pas vus depuis au moins un an. Elle n’a lieu que lors des premières retrouvailles entre ces deux hommes.
  • Règle #2: L’embrassade virile n’a lieu que si, au cours de cette période où les deux hommes ne se sont pas vus, au moins l’un des deux à été en service commandé en Irak ou en Afghanistan. Aucun des deux n’y est mort ou y a été grièvement blessé. Mais chacun connait des gens dans son proche entourage qui sont restés sur le carreau "là-bas".
  • Règle #3: L’embrassade se fait toujours en combinaison avec une poignée de main prise sur l’avant bras. On ne la fait pas durer. On tient l’avant bras de l’autre avec sa main, on passe le bras gauche par dessus l’épaule de l’autre, on le laisse venir à soir, on lui donne deux ou trois coups de poing dans le dos… et c’est fini, on relâche tout, on fait un pas en arrière pour signifier la fin du contact physique. Le geste n’exprime pas une quelconque affection, il dit simplement :  ‘Je suis content que tu ne sois pas mort.'"

[Gregor Seither - IES News Service - 02/02/2008]
Près de la moitié des diplomates et membres de l’administration refusant d’aller travailler en Irak affirment qu’une des raisons de leur refus est leur complet désaccord avec la politique de l’Administration Bush dans la région, si l’on en croit un sondage publié le 08 janvier dernier par l’American Foreign Service Association, le principal "syndicat" dans la fonction diplomatique U.S..

Les craintes pour la sécurité et la séparation familiale sont parmi les principales raisons citées pour ne pas vouloir aller servir en Irak, mais 48 % des fonctionnaires interrogés ont déclaré que leur refus était également motivé par leur "désaccord" avec les politiques de la Maison Blanche en Irak et dans la région en général .

En outre, 70% des membres du corps diplomatique U.S. rejette catégoriquement l’idée de mutations forcées en Irak, une décision qui avait causé une tempète d’opinon quand le Département d’Etat l’avait annoncée l’an dernier. L’Administration U.S. a de plus en plus de mal à mobiliser les membres de son corps diplomatique pour aller travailler dans la région, la plus grande mobilisation diplomatique dans une zone de conflits depuis la guerre du Vietnam. Condoleeza Rice avait menaçé de licenciement les fonctionnaires qui refuseraient leur tour de service en Irak ou en Afghanistan.

Ce sondage indique que le Département d’Etat pourrait être confronté à une révolte bien plus importante que l’on ne le croyait de la part de ses fonctionnaires à propos de l’Irak – un mécontentement qui pourrait mettre en péril sa capacité à assurer certaines missions diplomatiques dans des "points chauds" comme l’Irak, l’Afghanistan et autres postes dangereux dans des zones jugées vitales pour les intérêts diplomatiques U.S.

http://news.yahoo.com/s/ap/20080108/ap_on_go_ca_st_pe/us_diplomacy_iraq;_ylt=AuvvdlleiWUy.AyrBlBhVrWs0NUE


[Tim Carr - IES News Service - 02/02/2008]

Le LA Times relate un incident comique à la limite de l’inquiétant, datant du temps où Mike Huckabee était gouverneur de l’Arkansas. Une tornade avait dévasté la petite ville de Arkadelphia et les législateurs devaient rapidement voter une délibération apportant une aide financière à la ville pour les opérations de reconstruction.

"Cinq jours après que la tornade ait dévasté l’Etat, cette petite ville de 10 000 habitants était en ruines. Le cyclone avait détruit une administration, une banque, une pharmacie et 70 autres commerces. Il n’y avait pas d’électricité et la Garde Nationale patrouillait dans les rues. Six personnes étaient mortes. A Little Rock, le parlement local avait proposé au gouverneur un décret d’urgence afin de venir en aide aux sinistrés. Mais le Gouverneur républicain Mike Huckabee, pasteur de l’église baptiste dans le civil, refusait de signer le décret. En effet, les législateurs y utilisaient un terme légal, utilisé depuis des siècles pour qualifier les catastrophes naturelles non provoquées par l’homme : "Act of God" (action de dieu). Ce terme n’est pas un jugement de valeur, c’est simplement une coutume légale.

Incapable d’accepter l’idée que son dieu puisse être la cause de tant de destructions, Huckabee bloqua le décret pendant encore trois semaines, exigeant des experts juridiques qu’ils changent le terme "action de dieu" en "catastrophe naturelle". Les experts eurent beau lui signaler que cela risquait d’invalider juridiquement le décret étant donné qu’il s’agissait d’un terme juridique balisé, rien n’y fit.

Clairement, comme le fit remarquer un député de l’Arkansas à l’époque, les livres de Job et de l’Exode, dans la Bible – qui fourmillent de descriptions de catastrophes causées par dieu – ne figurent pas parmi les lectures préférées du pasteur Huckabee.

http://news.aol.com/political-machine/2007/12/31/huckabees-god-act/


[Ouest - France 04/02/2008]

Qui sont les rebelles tchadiens ?

Il n’y a pas une, mais des rébellions, qui ont scellé une alliance de circonstance. Leurs chefs sont souvent d’anciens alliés du président Deby. Mahamat Nouri, le patron de l’Union des forces pour la démocratie et le développement (UFDD) fut ministre de la Défense de 2001 à 2003. Les jumeaux Timan et Tom Erdimi, dirigeants du Rassemblement des forces pour le changement (RFC), sont les neveux d’Idriss Deby. Jusqu’à la fin de 2005, ils travaillaient au cabinet présidentiel et contrôlaient les filières du coton et du pétrole.

Que veulent-ils ?

Chasser Idriss Deby, dirigeant violent et corrompu. Ils parent, bien entendu, leur offensive d’un habillage démocratique : ils réuniraient un « collège » dans les 48 heures après leur prise de pouvoir, pour désigner un président de transition, et formeraient un front national avec toutes les composantes du pays. Manière de cacher l’absence de projet commun. Si Mahamat Nouri semble proche du régime soudanais, qui l’arme et le finance, les frères Erdimi, qui entretiennent des relations avec les pétroliers tant chinois qu’américains, présents au sud du Tchad, veulent récupérer leurs anciens avantages.

Agissent-ils pour le compte du Soudan ?

Le régime arabe soudanais déteste Idriss Deby, un Zaghawa qu’il accuse de soutenir les rébellions noires du Darfour : Khartoum a armé opposants et dissidents tchadiens et les a sans doute encouragés à passer à l’offensive, la semaine dernière, lorsque les Européens ont donné le feu vert à l’Eufor, une force de 3 700 hommes qui doit secourir les réfugiés du Darfour dans l’est du Tchad. Vu de Khartoum, c’est une opération antisoudanaise. Les rebelles y ont vu une « excroissance » de la présence militaire française, qui allait entraver leur avancée. D’où leur volonté d’arriver à N’Djamena avant les Européens.

Pourquoi la France ne vole-t-elle pas au secours de Deby ?

Le Tchad est un socle de la présence française en Afrique : 1 200 militaires français y stationnent en permanence depuis 1986. Jacques Chirac avait plusieurs fois sauvé Deby, en convoyant ses troupes ou en lâchant quelques missiles devant une colonne rebelle. Cette fois, le régime apparaît très vermoulu. Deby serait malade, n’a plus d’assise populaire et son nationalisme dans l’affaire de l’arche de Zoé a hérissé à Paris. Enfin, Nicolas Sarkozy est surveillé par ses partenaires européens qui se sont engagés du bout des lèvres dans l’Eufor (dont l’envoi est suspendu jusqu’à mercredi) et n’accepteront aucun mélange des genres.

http://www.ouest-france.fr/Qui-sont-les-rebelles-Que-veulent-ils-/re/actuDet/actu_3637-550923——_actu.html 


"Quand le Mur de Berlin est tombé, tout le monde a jubilé en disant que maintenant l’Est allait devenir aussi libre que l’Ouest. On nous a jamais dit que cela allait être le contraire."

Rick Falkvinge, fondateur et dirigeant du "Parti des Pirates"en Suède


[L'atelier.fr - 21/01/2008]

Issue de l’université de Louvain, Knowbel va commercialiser un système capable d’analyser les informations textuelles relatives aux individus. L’outil est capable d’en rapporter les principaux faits sous forme de biographie.

Un logiciel d’analyse d’information non structurée traite automatiquement les données relatives à une personne pour proposer du contenu correspondant à la requête effectuée par l’internaute. Jusque là, rien d’extraordinaire. Sauf que les informations, hiérarchisées et actualisées, sont présentées sous forme d’un document unique aux allures de biographie et non pas sous forme de liens vers des articles et des sites Internet. Pour fonctionner, le dispositif, développé par le Centre de traitement automatique du langage (Cental) de l’université de Louvain en Belgique, combine diverses techniques de traitement automatique du langage comme des outils d’analyse lexicale ou de résolution d’anaphore*. Autant de systèmes qui permettent d’analyser linguistiquement les phrases, de faire des relations entre les éléments et de classer l’information de manière fiable. (suite…)


Voilà une façon intelligente d’envoyer son CV à Steven Spielberg…

6 Juin 44, des milliers d’hommes débarquent sur les plages de Normandie. 64 ans plus tard, trois passionnés d’histoire et d’informatique mettent en place une reconstitution tout simplement bluffante.

Pas de doute, Richard Hammond et ses trois accolythes ont du talent. Ces britannaniques, des proches de la famille Brainiac, pour les connaisseurs, ont reconstitué le débarquement de Juin 1944 sur la plage, normande, baptisée à l’époque par les militaires américains Omaha beach.

Avec trois figurants, une caméra et des effets spéciaux, la démonstration est tout simplement epoustouflante.

http://www.zataz.com/news/16438/debarquement–6-juin–reconstitution–video.html

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