février 2008


[Vive le goulag - 15/02/08]

Déclaration de Sarkozy :

[...]le drame du XXeme siècle n’est pas né d’un excès de Dieu
mais de sa redoutable absence. (source).

Ah oui ?

[David Harsanyi - Denver Post - 24/02/2008 - Trad. Grégoire Seither]

Les observateurs politiques se demandent si les Américains sont “prêts” à voter pour une femme ou un Noir aux élections présidentielles. Une question plus pertinente serait de demander si les Américains sont prêts à voter pour un vieil homme blanc qui n’a pas un sourire étincelant.

Selon un récent sondage Gallup seulement 5% des Américains sondés ont affirmé qu’ils ne voteraient jamais pour un Noir, tandis que 11% affirment qu’ils ne voteront jamais pour une femme. . . Le candidat Républicain John McCain est handicapé par un autre facteur. Au moment de l’élection présidentielle, en novembre prochain, il aura 72 ans.

Or le même sondage Gallup révèle que 42% des Américains affirment qu’ils ne voteront jamais pour un “vieillard de 72 ans”. Une autre enquête affirme que 56% des Américains estiment que le pays n’élira jamais un “vieux président”. Le seul groupe social encore plus ostracisé que les vieux pour une élection présidentielles est celui des homosexuels et celui des athéistes.. . .

Et pourtant, dans la politique générale, les électeurs sont loin du racisme anti-vieux, bien au contraire. Washington est une véritable gérontocratie et certaines commissions du Congrès ressemblent à un aprés-midi de Bridge d’un club du 3è âge. A l’heure actuelle le pays compte 26 sénateurs de plus de 70 ans (dont 23 sont plus vieux que McCain). Il y a 6 sénateurs de plus de 80 ans et 36 de plus de 60 ans. Robert Byrd est âgé de 90 ans et toujours en exercice. Le sénateur Strom Thurmond, récemment décédé, a quité son fauteuil en 2003 à l’âge de 100 ans, ce qui signifie que, dans sa jeunesse d’homme politique, il a eu à voter sur le droit de vote des femmes.

Si les élcteurs ne sont pas “anti-vieux” en politique générale, ils deviennent plus hésitants quand il s’agit de choisir un président. Le plus vieux président jamais élu était Ronald Reagan - presque deux ans plus jeune que McCain. Quand il a été interrogé sur son grand âge lors de la campagne de 1984, Reagan a eu une réplique devenue célèbre : “Je ne pense pas que la jeunesse et l’inexpérience de mon adversaire politique soient un thème de campagne”. Aujourd’hui nous savons que le deuxième mandat de Reagan a été marqué par une descente dans la maladie et la psychopathologie, descente soigneusement cachée par son entourage.

Elu à 68 ans, le président William Henry Harrison est le deuxième plus vieux président des Etats-Unis. Héros de la guerre, “Papy Harrison,” comme l’appelaient ses adversaires, était un politique aguerri. Mais sa victoire lui a été fatale. Le jour de sa prise de fonction, il a tenu à faire son discours inaugural devant la Maison Blanche, sous la bruine et dans un vent glacial. Son discours fut interminable - plus 8 400 mots, un des plus longs discours inauguraux de l’histoire des Etats-Unis. Ensuite, le discours achevé, il a participé à la parade d’inauguration de sa présidence. La suite ne s’est pas faite attendre. Harrison s’est enrhumé, rhume qui a dégénéré en pneumonie… affaibli par la maladie, le président Harrison est mort 31 jours après avoir été élu.. . .

Bien sûr, cet exemple n’a pas pour but d’affirmer que John McCain est à deux doigts de casser sa pipe. Mais à 71 ans, il faut savoir évaluer justement ses limites. Politiquement, cela signifie que le choix de Mc Cain pour le poste de Vice-Président risque d’être extrèmement important… en tout cas ce choix n’a pas eu une telle importance depuis l’élection de Reagan. Cela signifie aussi que McCain va avoir du mal à contrer Obama sur son domaine de prédilection, le “changement”. A 46 ans, Barack Obama est presque le plus jeune sénateur du pays.

http://www.denverpost.com/harsanyi/ci_8361312

[Jeremy Scahill - Information Clearing House - 22/02/08]

Si vous êtes une victime qui a la chance de partager une géographie commune avec les intérêts U.S., alors le droit international est de votre côté… enfin, aussi longtemps que cela arrange les affaires U.S.

Si ce n’est pas le cas, alors c’est pas de bol. L’ONU ne fera rien, de toute façon c’est devenu un simple club de discussion.

Demandez aux dizaines de milliers de Kurdes, massacrés par la Turquie à l’aide d’armement vendu par l’administration Clinton, pendant les années 1990.

http://www.informationclearinghouse.info/article19412.htm

Il n’y a pas que les mafias qui sont interessés par les endroits où l’on peut recycler de l’argent sale, les banques aussi veulent récupérer une part de ce très gros gateau. Comme elles sont obligées de faire semblant d’être vertueuses, elles utilisent des paravents pour capter l’argent des trafics via les paradis fiscaux… un pays dirigé par une Mafia vénale, à deux heures de Paris, c’est très pratique pour tout le monde… surtout quand ce pays est à la charnière entre l’Est et l’Ouest.

[Faits et Documents n° 251 - Février 2008]

Le général italien Fabio Mini, qui a dirigé les forces de l’OTAN au Kosovo en 2002-2003, a déclaré au Corriere della Serra que l’indépendance « conviendra à ceux qui commandent : Thaçi (NDA : le Premier ministre) qui fait des affaires avec le pétrole, Ramush Haradinaj (NDA : ancien Premier ministre) qui est jugé devant le Tribunal pénal international de La Haye, Agim Ceku (ancien Premier ministre) qui veut devenir généralissime, Behgjet Pacolli (NDA : homme d’affaires milliardaire) qui a besoin d’un endroit pour mettre l’argent de son empire. »

Il a ajouté : « Ce qui intéresse les clans, c’est un endroit en Europe où vont s’ouvrir de nouvelles banques. Un port franc pour l’argent qui arrivera de l’Est. Monte-Carlo, Chypre, Madère ne sont plus sûres. Je comprends la hâte des Kosovars. Je ne comprends pas celle de la communauté internationale. »

D’ores et déjà, l’Union européenne a annoncé qu’elle allait verser un milliard d’euros au nouvel Etat.

http://www.faits-et-documents.com

C’est peut-être là, la clé de la société néo-bourgeoise dans laquelle baignent les Sarkozy et autres. Des gens qui se rêvent des vies et des destins et qui trouvent des troubadours médiatiques pour les raconter. Nous aussi on rève qu’on est OSS 117 ou qu’on fait partie “du club des grands séducteurs de la planète”… mais nos rèves ne font pas la une de Paris Match…

A force de réver leur vie et de ne pas avoir de souci de fin de mois, ils perdent tout contact avec la réalité. Orwell disait déjà cela dans les années 1940…

Dans tous les cas, article magistralement écrit, bravo Florence et Christophe !!!!

Le roman vrai des infirmières bulgares : Sur la piste du commando cécilia

[Florence Aubenas, Christophe Boltanski - Le Nouvel Observateur - 24/01/2008]Dans cette affaire, tout se mêle : espions et people, gros contrats et humanitaire, les soubresauts du couple Sarkozy et la soif de revanche du colonel Kadhafi. Retour sur une initiative diplomatique menée comme un raid nocturne

En Libye, Cécilia Sarkozy a vécu «un truc» dément. Vous vous souvenez qu’elle était allée deux fois à Tripoli, en juillet, pour la libération des infirmières bulgares ? «Je suis arrivée, je les ai prises, je mis partie. J’ai fait le plus grand casse du siècle. Kadhafi n’avait aucune intention de libérer ces filles.»

Elle en est sûre, elle le raconte, ou en tout cas tout le monde le répète aujourd’hui.

Cela s’est passé aux dernières minutes de la dernière nuit du dernier voyage, le 24 juillet 2007, vers 3 heures du matin. Comme un «roman», dit-elle. Les négociations patinent avec les Libyens. Cécilia se tourne vers ses gardes du corps : «Messieurs, c’est le moment de prouver que vous en avez.» Nos garçons sont galvanisés : ils partent à la prison de Djoudeida, font sauter les verrous des cellules avec leurs armes de poing, sortent les infirmières et le médecin. Sauvés !

Trois biographies sur l’ex-madame Sarkozy viennent de paraître, et toutes reviennent sur «les aventures de Cécilia en Libye». Même le fidèle Claude Guéant, le plus proche collaborateur du président, reste estomaqué par son récit : «C’est évidemment absolument inexact… C’est même complètement fou.»

Depuis l’été, on a tout invoqué, l’atome et le people, les ventes d’armes et l’humanitaire, les services secrets et le prime time. Saisie, une commission d’enquête parlementaire se lance sur les traces du «commando Cécilia». Loin de l’éclaircir, son rapport, rendu public le 22 janvier, rajoute aux mystères du vrai-faux roman des infirmières.

Surtout ni gyrophare ni voiture officielle : de la discrétion. Le second tour de la présidentielle a eu lieu quatre jours plus tôt, et Pierre de Bousquet de Florian, patron de la DST, conduit lui-même un visiteur à Nicolas Sarkozy, toutes affaires cessantes. Officiellement, Moussa Koussa est dépêché par Muammar Kadhafi pour transmettre ses félicitations au nouveau président. 1,90 mètre, les tempes argentées, des doigts démesurés, Koussa parle peu, toujours d’une voix douce. «Un seigneur», dit-on à la DST. Lui aussi la connaît bien : Koussa dirige les renseignements libyens.OAS_AD(’Middle1′);

C’est Claude Guéant qui le reçoit : ils se sont déjà rencontrés quand Sarkozy était ministre de l’Intérieur.

En réalité, Koussa est venu parler des infirmières bulgares et du médecin palestinien, emprisonnés depuis 1999 et condamnés à mort. Boucs émissaires d’un système sanitaire défaillant, ils ont été désignés à l’opinion publique libyenne comme coupables d’une épidémie de sida qui a contaminé plus de 400 enfants dans un hôpital à Benghazi. Des quasi-otages, le signe pour l’Occident que, malgré ses efforts,; Kadhafi restera toujours ce «chien enragé du Proche-Orient», comme disait Ronald Reagan.

A Claude Guéant, Koussa explique : «Nous ne voulons ni les exécuter ni les garder, mais l’opinion est très remontée.» Il ajoute : «La Libye serait ravie que Nicolas Sarkozy joue un rôle.» Le voilà justement qui surgit pendant l’entretien. Le président accepte la partition que lui a réservée Kadhafi. Il sera le libérateur des infirmières. Comme pour tout, Sarkozy va s’approprier le rôle au point d’en paraître l’initiateur.

Des contacts à propos des infirmières avaient déjà eu lieu pendant la campagne. Rien de définitif. En mai 2007, les choses s’accélèrent. Kadhafi vient d’avoir une attaque cérébrale, ses fils ont été rappelés à son chevet. Il s’est rétabli, même s’il garde une rigidité dans le bas du visage. Mais désormais le Guide de la révolution est pressé. Avec cette affaire, il veut sa revanche. Vite.
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Devenir un homme d’Etat fréquentable n’est pas une ambition nouvelle pour lui. Il a déjà abandonné ses vulgates antiaméricaines, ses folies, ses complots au tournant des années 2000. Après onze ans d’embargo, la Libye a fini par payer les indemnités réclamées par les juges européens pour l’attentat de Lockerbie, puis pour celui du DC-10 : 10 millions de dollars par victime dans le premier cas, 1 million dans le second.

L’arrestation de Saddam Hussein, en 2003, le frappe comme un signe du ciel. Et s’il finissait comme lui, en animal débusqué d’un trou, hirsute et humilié, avant d’être exécuté ? Il regarde en boucle les images sur son magnétoscope.

Quatre jours plus tard, la Libye renonce à ses programmes d’armes de destruction massive. Washington lui a promis deux récompenses. D’abord la retirer de la liste des Etats terroristes. Accordé. La seconde est un de ces symboles dont le Guide est friand : la visite de Condoleezza Rice à Tripoli. Elle ne viendra jamais. Quelques chefs d’Etat défilent, certes, sous la tente du Guide; mais ils gardent l’oeil rivé sur leur montre, et surtout évitent de lui rendre l’invitation. Il n’a droit qu’à une brève virée à Bruxelles, à la Commission européenne. «Kadhafi s’estime lésé, dit un diplomate. Il trouve que la Libye a perdu le match aller. B veut le match retour», un démenti cinglant à ceux qui l’accusent d’avoir cédé sans rien obtenir.

Que lui reste-t-il entre les mains ? Cinq infirmières bulgares et un médecin palestinien. Plus question de faire appel aux Etats-Unis. Ni à l’Allemagne, trop prudente, ou au RoyaumeUni, qui refuse de libérer un des accusés de Lockerbie. Quant à l’Union européenne, qui négocie dans ce dossier depuis sept ans, elle ne vend rien.

Reste la France. Les six prisonniers ont déjà attiré l’attention de Nicolas Sarkozy : en janvier 2007, encore candidat, il a rencontré secrètement l’avocat français des Bulgares, Emmanuel Altit.

Sarkozy aime les causes médiatiques, qu’il peut raconter comme des histoires, entre méchants et gentils, victimes et sauveurs. Maintenant qu’il est élu, il cherche aussi «un machin à faire pour Cécilia». Elle se voyait conseillère régionale, députée peut-être. Lui n’a pas voulu. Pourquoi pas Madame Otages, un sourire humanitaire à la Lady Di avec, en plus, quelque chose de «Drôles de dames» ? Douze jours après l’arrivée à l’Elysée, le contact est pris avec Tripoli. (more…)

YouTube inaccessible : conséquence de la censure ?

[Clubic - 25/02/2008]
Vous êtes nombreux à avoir constaté des difficultés de connexion au célèbre service d’hébergement de vidéos américain YouTube dimanche soir, aux alentours de 21 heures. Cette inaccessibilité temporaire résulterait, selon la BBC, d’un blocage mis en place par le Pakistan qui, après la Turquie, le Maroc ou la Thaïlande, souhaiterait protéger ses habitants de certains contenus incompatibles avec la morale islamique. En dépit du vif succès rencontré sur la toile par les pérégrinations du chef de l’état au salon de l’agriculture, les vidéos qui sont associées à son déplacement de samedi ne seraient donc pour rien dans cette interruption de service.
Vendredi se déroulait à Islamabad, capitale du Pakistan, une manifestation pour protester contre la diffusion, par dix-sept quotidiens danois, de caricatures du prophète Mahomet dans leur édition du 13 février, plus de deux ans après l’affaire des douze dessins publiés par le Jyllands-Posten. Sur YouTube, différentes vidéos récemment envoyées par des internautes mettraient à nouveau en scène ces caricatures. En réaction, l’Autorité des télécommunications aurait selon l’AFP ordonné à tous les fournisseurs d’accès du pays d’interdire l’accès à YouTube « en raison de la teneur blasphématoire des vidéos et contenus » publiés sur le site.D’après la BBC, la mise en place du filtrage visant à interdire l’accès à YouTube depuis le Pakistan aurait malencontreusement abouti à un blocage généralisé, constaté en Asie, aux Etats-Unis, mais aussi en Europe. L’un des ingénieurs de Pakistan Telecom aurait en effet transmis la redirection mise en place sur le domaine YouTube.com à PCCW, l’un des principaux opérateurs de la région. Celle-ci aurait été répliquée par d’autres opérateurs dans le monde, jusqu’à ce qu’un employé de YouTube réalise l’ampleur du problème et contacte PCCW. L’erreur n’aurait pas été intentionnelle.

Certaines des vidéos incriminées ont déjà été mises hors ligne par YouTube.

Mise à jour : Bruno Guigue, spécialiste du Proche-Orient et préfet de Saintes, publiera une critique de cet appel sur Oumma.com le 13 mars 2008, ce qui lui vaudra d’être limogé de son poste de préfet par Michèle Alliot-Marie et Nicolas Sarkozy…

Dans sa rubrique « Point de vue » du 27 février 2008, « Le Monde » a généreusement offert ses colonnes à un texte d’une hystérie verbale et d’une mauvaise foi insondables. Les accusations qu’il profère à l’égard du conseil des droits de l’homme de l’ONU sont si mensongères que même la liste des signataires ne tempère qu’à peine notre stupéfaction : .. On peut facilement compléter la liste tant l’omniprésence des intellectuels organiques du lobby pro-israélien nous est devenue familière. (Bruno Guigue)

L’ONU contre les droits de l’homme

[Le Monde - 27.02.08]
Les démocraties doivent résister à l’offensive idéologique conjointe des pays musulmans et dictatoriaux

L’année 2008 verra-t-elle simultanément le soixantième anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme par l’ONU et la destruction de ses principes par la même ONU ? Tout porte à le redouter, tant depuis un certain nombre d’années, par ses dérives, l’ONU s’est caricaturée.A Durban, en Afrique du Sud, s’est tenue en 2001 la Conférence mondiale contre le racisme, à l’initiative des Nations unies, dans la ville même où Gandhi avait commencé à exercer son métier d’avocat. C’est au nom des droits des peuples que furent scandés des « mort à l’Amérique ! » et « mort à Israël ! » ; et c’est au nom du relativisme culturel qu’on fit silence sur les discriminations et violences commises contre les femmes.

Alarmée par les graves dysfonctionnements ainsi mis en lumière au sein de sa Commission des droits de l’homme, l’ONU inaugurait en juin 2006 un tout nouveau Conseil des droits de l’homme (CDH), censé remédier à de si préoccupantes dérives. Aujourd’hui, le constat est plus qu’amer : c’est à la consécration même de ces dérives que nous assistons dans la perspective du forum dit de Durban 2, qui se tiendra en 2009. Plus gravement encore, l’élaboration officielle de nouvelles normes marquera, si celles-ci sont gravées dans le marbre d’une nouvelle et très particulière « déclaration des droits de l’homme », la mise à mort de l’universalité des droits.

Par sa mécanique interne, les coalitions et les alliances qui s’y constituent, les discours qui s’y tiennent, les textes qui s’y négocient et la terminologie utilisée anéantissent la liberté d’expression, légitiment l’oppression des femmes et stigmatisent les démocraties occidentales. (more…)

Pour une illustration de la violence policière quotidienne aux Etats-Unis (mais ce n’est pas une particularité locale, dans les Cités en France c’est guère mieux), jetez  un coup d’oeil à cette compilation : http://www.linkognito.com/b.php?b=727

Vous constaterez que les policiers sont souvent blancs, d’âge moyen avec des problèmes de violence non résolus… et que les victimes sont souvent noires, pauvres ou jeunes, c’est à dire, dans le credo social, des gens qu’on peut malmener sans trop de risque. On comprend mieux Abou Ghraib quand on voit cela… et on voit que le Sergent Gardner n’était pas une exception mais plutôt la norme.

[Gregor Seither - IES News Service - 10/02/2008]

Les usagers du métro dont la couleur de peau est noire ou basanée ont huit fois plus de chances de se faire arrêter et fouiller par la police que les usagers blancs non-Hispaniques. Une enquête menée par le New York Daily News a montré que 90% des usagers stoppés et fouillés dans le métro de New York avaient la peau noire ou basanée - et ce malgré le fait que les Noirs et Hispaniques ne forment que 49% des usagers du métro.

Toujours selon le Daily News, les statistiques d’interpélations de la police montrent que les Blancs non Hispaniques ne représentent que 7,9% des personnes interpellées dans le métro au cours de ces deux dernières années. Et cette disparité augmente encore dans les quartier blancs comme Wall Street, SoHo, Tribeca ainsi que le centre ville (Midtown).

La police a même son propre code pour parler des “Non-Blancs” qui osent s’aventurer dans ces quartiers : SI - Suspicious individual, individu suspect. . .

Comme partout ailleurs dans la villes, les contrôles impromptus menés par la police dans le métro ont nettement augmenté ces deux dernières années - et ce malgré le fait que la criminalité est globalement en baisse sur le réseau.

Alors que, depuis 2004, les contrôles et fouilles de personnes ont décuplé dans le métro, passant de 2,769 en 2004 à 27,077 en 2007 (on ne compte pas dans ce chiffre les contrôles des sacs menés de manière régulière sur les quais et couloirs) le nombre de crimes sérieux est passé de 9 à 6 par jour, tandis que le nombre de vols qualifiés - la principale source de criminalité dans le métro - est tombé de 1,910 en 2005 à 1,346. en 2007. . .

Malheureusement le métro n’est pas le seul endroit où les délits de sale gueule s’accumulent contre les Non-Blancs. Si l’on en croit les chiffres publiés par le NYPD et analysés par la New York Civil Liberties Union, 86.4% des personnes stoppées et fouillées sans raison par le NYPD dans la rue sont Noires ou Latino. Si vous êtes Blanc, vous n’avez que2,6% de chances de vous faire arrêter par la police de New York. Par contre si vous êtes Noir, vous avez 21,1 % de chances de vous faire interpeller et contrôler de manière impromptue lors de votre déplacement en ville.

Les chiffres de la lutte anti-drogue montrent la même tendance. Alors que les enquêtes de santé publique montrent qu’il y a nettement plus de Blancs qui fument du cannabis que des Noirs ou des Hispaniques, les statistiques montrent que 85% des arrestations pour possession de cannabis concernent des Noirs ou des Hispaniques. “Ce sont les Blancs qui fument, ce sont les Noirs qui vont en taule”.
Source : http://www.nydailynews.com/news/2008/02/17/2008-02-17_frisky_rides_for_blacks_and_latinos-2.html?page=0

La politique devient toujours plus cynique et amorale
[Interview de Dick F. Marty, conseiller aux Etats par Horizons et Débats]

Horizons et débats: La Résolution de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) à propos de votre rapport sur les listes noires de personnes et de groupements soupçonnés de terrorisme est sans ambiguïté. A une majorité écrasante, elle demande que ces listes soient revues car elles violent les droits de l’homme et remettent en question la crédibilité de l’ONU et de l’UE.
Que pensez-vous du résultat du vote?

Dick F. Marty: Le vote quasi unanime m’a fort surpris, car le texte est très critique et n’est certes pas un document de compromis. De très nombreux députés ne connaissaient pas dans le détail le mécanisme pervers des listes noires et ont été très choqués en le découvrant. Le fait que sur ces listes il y ait presque exclusivement des musulmans est vraisemblablement la cause de ce peu d’intérêt.

Il ressort du communiqué de presse que même les membres du Comité qui décide de l’inscription d’une personne sur une de ces listes n’en connaissent pas toutes les raisons. Qui est à l’origine de ces listes et qui demande d’y inscrire quelqu’un?

Ces listes ont été introduites en 1999 et développées surtout après le 11-Septembre. Ce sont les Etats qui demandent l’inscription sur la liste sur la base d’informations qualifiées de «confidentielles» et communiquées au comité des sanctions du Conseil de Sécurité ou du Conseil des Ministres de l’UE dans des termes très vagues. La règle est que les représentants des autres Etats ne formulent aucune objection, de sorte que la véritable décision appartient à l’Etat demandeur. Aucun mécanisme sérieux et indépendant de contrôle n’est en réalité prévu.

Sur la base de quels principes juridiques inscrit-on quelqu’un sur une de ces listes?

La possibilité de prendre des sanctions est prévue par la Charte des Nations Unies et celles-ci sont décidées par le Conseil de Sécurité. Contre ses sanctions, il n’y a aucun moyen de recours. Même le droit d’être entendu n’est pas reconnu. Si quelqu’un fait l’objet de sanctions qui par la suite se révèlent injustifiées, aucun droit à une indemnisation n’est prévu.

En fait, ces listes noires sont le fruit de la même philosophie que celle qui est à la base des «extraordinary renditions»: il s’agit finalement d’une guerre et les règles et les garanties de l’Etat de droit ne sont pas valables dans ce genre de conflit; telle est la position des USA qui a été acceptée tacitement par les gouvernements européens.

Ce choix stratégique n’a aucune légitimité démocratique et n’a jamais été soumis à aucun parlement européen. Ce qui est particulièrement inacceptable, c’est que ces sanctions, qui restreignent gravement les droits fondamentaux, sont prises en dehors de tout contrôle démocratique, mais toutes les autorités démocratiques sont tenues de les appliquer. Avec ce mécanisme, il est très aisé de restreindre, voire d’abolir la liberté de tout un chacun.

Comment se fait-il que les autres pays utilisent ces listes que vous et l’APCE qualifiez de contraires aux droits de l’homme?

Les Etats se réfugient derrière un argument juridique très formaliste: il s’agit du droit international de l’ONU et nous sommes tenus de l’appliquer. C’est ce qu’a dit, par exemple, le Tribunal fédéral suisse dans l’affaire Nada; l’absurdité du cas n’a cependant pas échappé aux juges qui, dans ce même jugement, demandent au Conseil fédéral d’intervenir politiquement à New York pour que Nada soit rayé de la liste.

A mon avis, les juges auraient dû clairement établir que ces sanctions sont contraires à notre «ordre public» et ne doivent pas être appliquées; en effet elles ignorent toutes les garanties fondamentales reconnues par tout Etat fondé sur le droit même aux pires criminels.

Quelles vont être les conséquences de cette décision de l’APCE?

Certainement une prise de conscience et une opposition grandissante à ce système. Mais les gouvernements ne vont pas s’opposer à l’administration américaine, qui est la véritable inspiratrice de ces mesures, pour quelques centaines de musulmans! J’espère que la Cour de Strasbourg prendra position très clairement sur la base de la Convention européenne des droits de l’homme.

Que faut-il faire pour donner du poids à cette Résolution? Que doivent faire les politiques?

La politique devient toujours plus cynique et amorale. On se sert du terrorisme pour faire peur et pour restreindre les libertés fondamentales. Le terrorisme est indiscutablement une menace sérieuse et doit être combattu. On peut et on doit le faire avec des moyens rigoureux mais respectueux de nos principes fondamentaux.

La peur du terrorisme est très payante du point de vue de la popularité. On met beaucoup moins d’énergie à combattre d’autres menaces encore plus graves et qui font plus de victimes: la traite des êtres humains, le trafic de drogue international, le trafic d’armes et la corruption (la menace la plus grave pour nos systèmes démocratiques); mais voilà, dans ces domaines, il y a des intérêts énormes et la politique est beaucoup plus réticente à intervenir.

Même contre le terrorisme les intérêts économiques ont la priorité: c’est ce qui a induit Blair et Sarkozy à traiter Kadhafi comme un grand ami; sans une parole pour les victimes de Lockerbie… •

http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=715

[Blog d'Olivier Bonnet - 06/02/2008]

«Si j’avais de l’eau emplissant mon nez, mon Dieu, je ne peux pas imaginer à quel point ce serait douloureux ! Qu’il s’agisse de torture ou non selon la définition de n’importe qui d’autre, pour moi ce serait de la torture»,

C’est ce que déclarait Mike Mac Connell, directeur du renseignement américain, le 13 janvier dans une interview, relayée par Cyberpresse, au magazine The New Yorker. Il était interrogé à propos de la technique d’interrogatoire que les Américains appellent waterboarding, couramment connue en français sous le nom de supplice de la baignoire.

La CIA, qui a avoué avoir détruit des enregistrements d’interrogatoires “musclés”, était en effet soupçonnée de la pratiquer.

«Le prisonnier est attaché à une planche inclinée, les jambes levées et la tête légèrement plus basse que les pieds, décrit un article d’ABC News du 18 novembre 2005 cité par Wikipédia. On lui enveloppe la tête de cellophane et de l’eau lui est versée dessus. Inévitablement, les réflexes de suffocation s’enclenchent et une peur panique de la noyade force le prisonnier à supplier que l’on arrête le traitement.

D’après nos sources, les officiers de la CIA qui se sont soumis à la technique du waterboarding ont résisté en moyenne 14 secondes avant de craquer. Ils rapportent que le prisonnier d’Al Qaida le plus dur, Khalid Cheikh Mohammed, s’est attiré l’admiration des interrogateurs en résistant entre deux minutes et deux minutes et demi avant de supplier qu’on le laisse parler“.

Torture ou pas ? “La personne croit qu’elle est en train de se faire tuer, ce qui équivaut à un simulacre d’exécution, ce qui est illégal d’après les lois internationales“, répond clairement John Sifton de l’organisation Human Rights Watch. Mais qu’on se rassure : «nous ne torturons pas», assurait Mac Connel.

Sauf qu’hier, Michael Hayden, directeur de la CIA, a reconnu devant une commission parlementaire que la “simulation de noyade” a bien été infligée à “Khaled Cheikh Mohammed, cerveau présumé des attentats du 11 Septembre, Abou Zoubaydah, premier membre influent présumé d’Al-Qaida capturé par les Etats-Unis après le 11 Septembre, et Abd Rahim Al-Nashiri, un autre responsable présumé du réseau islamiste“, comme le résume 20 Minutes. Concluons donc que le directeur du renseignement ne le savait pas…

Les enregistrements d’interrogatoires détruits par la CIA étaient justement ceux des trois hommes. Le ministre de la Justice, Michael Mukasey, avait annoncé l’ouverture d’une enquête le 2 janvier à propos de cette affaire, mais la voilà résolue : la centrale ne voulait pas que l’on sût qu’elle passait des prisonniers à la baignoire.

Inutile désormais de le nier, comme encore Mac Connel le 13 janvier, puisque Hayden a avoué.

Alors reposons la question : torture ou pas torture ? Et donnons la parole au sénateur Ted Kennedy, interpellant le ministre de la Justice devant la Commission parlementaire le 30 janvier : «Est-ce que la simulation de noyade serait considérée comme de la torture si elle vous était appliquée ?» Réponse de Mukasey : «Je pense que je le ressentirais comme cela». Torture, alors ? Eh bien non, ça dépend des cas, selon lui : «Dans certaines circonstances, la législation actuelle interdirait clairement l’utilisation de la simulation de noyade. Dans d’autres circonstances, la question serait beaucoup plus serrée».

Position intellectuellement intenable ! Mais qui est désormais officiellement celle de Washington, puisque le porte-parole de la Maison Blanche, Tony Fratto, a annoncé aujourd’hui que les Etats-Unis pourront utiliser à l’avenir la simulation de noyade pendant des interrogatoires de personnes soupçonnées de terrorisme : «Cela dépendra des circonstances. Si l’on croit qu’une attaque pourrait être imminente, cela pourrait être une circonstance dont on voudra vraiment tenir compte», a-t-il précisé.

Comme justement après le 11 septembre, le traitement infligé aux trois al qaidistes étant justifié par la crainte d’un autre attentat sur le territoire américain, en l’occurrence infondée.

Et l’on note que les personnes susceptibles d’être soumises à cette pratique sont “soupçonnées de terrorisme”, donc possiblement innocentes !

Ajoutons que Fratto refuse de qualifier la simulation de noyade de torture : «La torture est illégale. Chaque technique avancée utilisée par la CIA dans ce programme avait été soumise au département de la Justice et ils avaient estimé que, dans des circonstances particulières, et avec des garde-fous, c’était légal». Ben voyons !

Parce qu’en plus, il y a d’autres techniques qui pourront être légales si des circonstances particulières les rendent telles : «Interrogé sur les facteurs que Bush pourrait prendre en compte pour décider ou non de réautoriser l’utilisation de la simulation de noyade ou “d’autres techniques avancées”, le porte-parole n’a pas donné de détail», écrit l’AFP. Pourquoi pas des décharges électriques dans les parties génitales ? Ce n’est sans doute pas de la torture, dans certaines circonstances particulières…

Finissons avec le témoignage du docteur Allen Keller, directeur du Programme pour les Survivants de la Torture de Bellevue/N.Y.U, interviewé à propos du waterboarding dont il a soigné des victimes, par The New Yorker. Il «affirme que c’était bien de la torture. Certaines victimes sont encore traumatisées des années après. L’un des patients ne pouvait pas prendre de douche, et était pris de peur panique lorsqu’il pleuvait. La peur d’être en train de mourir est une expérience terrifiante».

Rappelons que Bush prétend toujours que la mission des Etats-Unis est de promouvoir dans le monde entier la civilisation, la démocratie et les droits de l’Homme.

http://olivierbonnet.canalblog.com/archives/2008/02/06/7857139.html

[Par Debbie Nathan - Counter Punch - 26 février 2008 - Trad. Contre Info]

Un psychiatre ayant eu pour patients d’anciens gardes du camp de détention de Guantanamo, a recueilli les confessions de ces hommes hantés pas leurs actes et les scènes auxquelles ils ont assisté. Aujourd’hui, il a décidé de rompre le silence en rendant publics ces récits de séances de torture et en décrivant l’angoisse qui habite aujourd’hui les anciens tortionnaires.

http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1754

[Oomark 25.02.08]

Le site www.cassetoipauvrecon.com était en ligne le 25 février 2008 à 19h. L’histoire dira s’il le demeure. Celui qui a déposé le nom du domaine se présente comme un chômeur de plus de 50 ans oublié par les employeurs. Mais n’ayant pas, souligne-t-il, les deux pieds dans le même sabot.
A preuve sa réactivité dans le dépôt du nom de site.
Il le met aux enchères.
Peut-être aurait-il pu plutôt aller plus en avant dans l’exploitation du buzz qu’il ne manque pas de provoquer ? Quoi qu’il en soit, voilà qu’Internet se met ainsi aux produits dérivés ! Le produit principal, c’est la vidéo de la formule présidentielle diffusée sur le web. Le produit dérivé : le site éponyme.
Sans doute des tee-shirts et bien d’autres gadgets sont-ils déjà en préparation.
Un nouveau marketing de l’actualité serait-il en train d’émerger ?

http://www.oomark.com/references/lt.php?id=K0UPAlRNV1ADSgAFDFhTAw%3D%3D

Ils étaient pas révéillés ce matin, à la rédaction du “Monde”

L’euro a franchi la barre de 1.5 Euros

[Gregor Seither - IES News Service - 27/02/2008]

Selon une étude réalisée par un ancien responsable informatique de la Maison Blanche, les archives des correspondances électroniques de la Maison Blanche ont été purgées de près de 1 000 jours, soit plus de 1 000 000 de courriels sur une période de 2 ans et demi, couvrant la préparation à l’invasion de l’Irak.

Afin d’échapper aux exigences légales de conservation des documents officiels - et aux enquêtes juridiques éventuelles, les conseillers de George Bush - Karl Rove par exemple - utilisaient des comptes hébergés sur les serveurs du Parti Républicain, qui n’archivait pas les email au delà de 30 jours. Aujourd’hui le Parti Républicain a annoncé qu’il ne comptait pas tenter de restaurer ces archives.

La loi U.S. exige que - pour des raisons d’archivage historique mais aussi dans le cas de recours légaux et de contrôle de l’action présidentielle - toutes les correspondances relatives aux décisions exécutives et à la politique menée par la Maison Blanche soient conservées.

En 2005 la Maison Blanche avait reconnu que les conseillers de la présidence, y compris Karl Rove, Richard Perle et le lobbyiste Grover Norquist, préféraient utiliser les serveurs de courrier électronique du Comité National Républicain (RNC) pour envoyer leurs courriers, précisément parce que les mails transitant par ces serveurs ne tombaient pas sous le coup de la loi d’archivage. De plus, le RNC a une politique de suppression des courriels après 30 jours et ne garde pas d’archives sur bande de ces logs et communications. Cette politique a été changée en 2005 et ne concerne plus les comptes des personnes travaillant à la Maison Blanche.

Comme l’expliquait ironiquement Karl Rove, en référence à une célèbre phrase de Nixon lors du Watergate : “Ici à la Maison Blanche, pour éviter de nous retrouver compromis, nous suivons la règle du  ‘Ne jamais l’écrire si on peut le dire, ne jamais le dire si on peut faire oui de la tête, ne jamais faire oui de la tête si on peut simplement faire un clin d’oeil… ah oui, et jamais, jamais l’écrire dans un courrier électronique‘”.

Environ 80 conseillers Républicains de la Maison Blanche utilisaient quotidiènnement leurs comptes de courrier électronique pour conduire leurs affaires gouvernementales. Ainsi, selon les enquêteurs, Karl Rove a envoyé plus de 140 000 courriels à des membres du gouvernement des Etats-Unis dans la période 2002 - 2007

Le RNC s’était engagé devant le House Oversight and Government Reform Committee à tenter de restaurer les messages effacés entre 2001 et 2003. Mais hier, son le président du comité Henry A. Waxman (Démocrate-Calif.) a annoncé avoir été informé par le RNC que celui-ci “n’avait pas l’intention de tenter de restaurer les archives courriels manquants des membres de la Maison Blanche.”

Outre la violation des réglements mis en place pour permettre au législateur de contrôler l’action du président, nous nous retrouvons donc avec un trou énorme dans la chronologie historique et politique,” a déclaré Waxman “C’est d’autant plus regrettable que ce trou couvre la période de préparation à la guerre en Irak

La Maison Blanche aurait elle quelque chose à cacher sur cette période ?

Séquence souvenir… 30 ans déjà ?

[Gregor Seither - IES News Service - 16/02/2008]
En janvier 1978, lors d’une tempête de neige à Chicago, deux bidouilleurs informatiques Ward Christensen et Randy Seuss eurent l’idée de mettre en place un “panneau d’affichage public informatisé” (computerized billboard system). Un mois plus tard, le 16 février 1978, la première communauté publique en ligne fut officiellement fondée, sous le nom de CBBS. L’ancêtre des forums, facebook et autres réseaux sociaux était né.

Deux ans plus tard, aux Etats-Unis et en Europe, plus de 300 BBS étaient en service, souvent à l’initiative de groupes à connotation technique, sociale ou politique qui s’en servaient pour tisser des réseaux entre militants et sympathisants (pas trop éloignés, car il fallait appeler physiquement l’ordinateur hébergeant le BBS, ce qui finissait par provoquer des factures téléphoniques assez lourdes).

Surpris par le phénomène, le magazine (à diffusion confidentielle) Kilobaud publiait, en 1980, une interview avec les pionniers :

[Kilobaud Microcomputing Magazine, Avril 1980]
Il y a toutes sortes de gens qui font tourner des BBS informatiques. On trouve des mercenaires uniquement mus par la quête du profit mais aussi des bénévoles à la pointe de l’humanitaire. Certains maintiennent un contrôle étroit sur les contenus qui sont disséminés via leur système. D’autres par contre croient en la “liberté de la presse” et autorisent un flux non censuré de données sur leurs disques. Le concept des CBBS ressemble beaucoup aux systèmes commerciaux de messagerie informatique, mais son implémentation est totalement différente.

Ce mois ci nous avons donc décidé de nous entretenir avec deux personnes qui peuvent sans aucun doute prétendre au titre de “pères fondateurs du concept CBBS”, j’ai nommé Ward Christensen et Randy Suess
(more…)

“Casse-toi” : le mea culpa de Sarkozy rajouté par l’Elysée

[NOUVELOBS.COM | 26.02.2008 ]

“J’aurais mieux fait de ne pas lui répondre”, reconnaît Nicolas Sarkozy au sujet de son comportement au salon de l’Agriculture. Une phrase qui a été insérée par l’Elysée après relecture. Selon Le Parisien, il n’a pas exprimé de regret lors de l’entretien.

Des regrets du chef de l’Etat qui ont en fait été insérés par l’Elysée, a déclaré Dominique de Montvalon, directeur de la rédaction du quotidien, interrogé sur Canal+.

“J’aurais mieux fait de ne pas lui répondre”, explique Nicolas Sarkozy dans cet interview, qui a été “amendée et corrigée” et transmise au journal lundi en fin de soirée par l’Elysée.

“Cette phrase n’a pas été prononcée” devant le panel de lecteurs du Parisien qui a interrogé le chef de l’Etat, a expliqué Dominique de Montvalon. “Ils retrouvent dans le journal quelque chose que le président n’a pas dit, qu’ils n’ont pas entendu.”

Selon ce journaliste, qui a assisté à l’entretien, le président “n’avait pas exprimé le moindre regret” dans la matinée.

“En substance”, le président “a exprimé qu’il a été victime d’une véritable provocation”, et que “quand on le cherche, on le trouve”, selon Dominique de Montvalon.
“Je pense que les choses ont mûri - on va dire ça gentiment - au cours de l’après-midi et en soirée à l’Elysée, en se disant qu’il fallait quand même aller jusqu’à exprimer des regrets”, a estimé le responsable du Parisien.

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/societe/20080226.OBS2289/cassetoi__le_mea_culpa_de_sarkozy_rajoute_par_lelysee.html 

La bonne nouvelle (pour les Londoniens), c’est que la menace a été suivi d’effet et que l’enquête a été stoppée.

Et comme par hasard on retrouve notre archi-pourri de service, le prince Bandar, dont le nom apparaît partout dans le dossier du 11 septembre et que George Bush appelle “mon frère” (d’ailleurs, il est tellement copain avec les Bush, qu’on l’appele ‘Bandar Bush’)

The Guardian : Des documents secrets remis à la Haute Cour révèlent des menaces d’un prince saoudien. Le spectre d’un autre attentat du 7 juillet a forcé Blair à bloquer une enquête sur une affaire de corruption impliquant des membres hauts placés de la famille royale saoudienne.

[David Leigh et Rob Evans - The Guardian - 15/02/2008 - Trad. Grégoire Seither]

Des documents publiés hier par la Haute Cour révèlent que les dirigeants saoudiens ont menacé la Grande Bretagne d’attentats terroristes si Londres ne stoppait pas une enquête policière qui menacait de révéler la corruption et les traffic d’armes pratiqués par certains membres hauts placés de la famille royale saoudienne.

Les documents déclassés montrent comment les enquêteurs se sont entendu dire que Londres “allait connaître un autre 7 juillet” et que “des britanniques allaient mourir dans les rues de Londres” s’ils poursuivaient leur enquête. “Au minimum, nous refuserons de vous fournir nos informations sur les mouvements islamistes, ce qui facilitera grandement les opérations terroristes sur votre sol” a déclaré aux enquêteurs le Prince Bandar, chef du Conseil National de Sécurité d’Arabie Saoudite.

Les documents publiés par la cour montrent que Bandar, membre de la famille royale, était le plus virulent dans ses menaces contre les enquêteurs et le plus insistant dans ses pressions sur le gouvernement britannique afin que l’enqûete soit close. En 2004, suite à des révélations du journal The Guardian, la justice avait mis à jour le paiements d’énormes pots de vin par l’entreprise d’armement BAE afin de faciliter des ventes d’armes à l’Arabie Saoudite. Le Prince Bandar est soupçonné d’avoir reçu près de 1 milliard de livres britanniques en paiements secrets de la part de BAE.

Selon les rapports officiels, le Prince Bandar s’est rendu à Londres en December 2006 pour une réunion confidentielle avec le premier ministre Tony Blair, au cours de laquelle il a menacé de “lacher les chiens de la terreur dans les rues de Londres“. Tony Blair a suffisamment pris au sérieux les menaces de Bandar pour forcer le Serious Fraud Office - une agence d’Etat spécialisée dans les affaires de corruption - à mettre fin à son enquête sur Bandar et les autres membres de sa famille. Cette décision du gouvernement britannique causa un scandale international, les autres pays accusant la Grande Bretagne de saboter les traîtés anti-corruption.

Le juge Moses, chargé de l’affaire, a affirmé que tout laissait penser que le gouvernement “s’était couché” devant les menaces. “C’est comme si quelqu’un avait pointé un pistolet sur la tempe du gouvernement et lui avait dit de laisser tomber“. Le juge s’est déclaré surpris que le gouvernement n’ait pas tenté de convaincre les saoudiens de mettre fin à leurs menaces. “Dans notre pays, quelqu’un qui menace d’interférer avec le cours de la justice par des méthodes violentes se rend coupable d’un crime. C’est une perversion de la justice et nous sommes en droit de poursuivre les membres de la famille royale saoudienne qui se sont rendus coupables d’une pareille offense“.

Robert Wardle, directeur du Special Fraud Office a déclaré à la cour qu’il avait argumenté contre la cloture du dossier : “Nous avions tous les éléments en main, je voulais remonter la piste pour savoir où elle menait“. Mais les documents montrent que le lendemain de sa réunion avec Bandar, Tony Blair écrit au procureur général de la couronne, Lord Goldsmith, lui demandant d’ordonner au SFO de cesser son enquête sur Bandar et la famille royale saoudienne.

http://www.guardian.co.uk/world/2008/feb/15/bae.armstrade

Lire aussi, sur Voltaire : http://www.voltairenet.org/article155228.html

Bel exemple de l’hypocrisie bien pensante et de la démocratie à sens unique : Le “rayonnement” des “valeurs humanistes et républicaines” de l’Université de Poitiers l’amène de toute évidence à exclure des personnes uniquement sur la base de leurs opinions…

… si Benoit Fleury avait été un ancien militant des FARC ou encore un ancien des Brigades Rouges italiennes, personne ne se serait ému de son agrégation… et si une université osait interdire l’accès à un ancien des Brigades Rouges, les “humanistes rayonants” de Poitiers auraient été les premiers à hurler à la persécution fasciste. Mais quand il s’agit des fascistes, alors là, la chasse est ouverte.

Si Fleury est amnistié et qu’il a cessé de propager des idéologiques racistes et violentes, de quel droit lui interdirait on de jouir des mêmes droits que tout autre diplomé de l’agrégation ?

Et si Fleury continue a professer son “idéologie nauséabonde”, alors son cas relève de la loi, et non pas d’un tribunal populaire autoproclammé par quelques “bien-pensants” à la vision courte.

“Quand ils sont venus chercher les ordures néo-nazes, je n’ai rien dit, après tout, c’était des ordures néo-nazes et elles l’avaient bien mérité. Quand ensuite il sont venus me chercher, plus personne n’avait le courage de dire quoi que ce soit…”

La Démocratie, c’est pour tout le monde, ou alors c’est pour personne…

Mise à jour du 28/01/2008  : un ancien-GUDard qui signe des déclarations contre le racime et l’antisémitisme, c’est pas de la politique, c’est carrément le Chemin de Damas ! 

Benoît Fleury a déclaré jeudi avoir depuis longtemps renié son passé au GUD, en réponse à la mobilisation du conseil d’administration et des étudiants de l’université de Poitiers (Vienne) contre son affectation en tant que professeur. Dirigeant jusqu’en 2000 du groupe d’extrême droite universitaire, il a condamné dans un communiqué tous “actes et discours racistes, antisémites et négationnistes“. ““, ajoute-t-il. Il ajoute qu’il a “condamné et condamne sans ambiguïté“, les “actes et discours racistes, antisémites et négationnistes“, et qu’il a notamment “signé une déclaration d’universitaires dans ce sens le 24 février 2008“. (JDD du 28/01/200 8)

L’ex-chef du GUD, agrégé de droit, trouble l’université

[Libération - 25/02/2008]

Jamais les résultats d’un concours de l’enseignement supérieur n’avaient provoqué un tel séisme. Le 9 février, Benoît Fleury, l’ex-chef du GUD, violent groupuscule d’extrême droite, a été reçu major de l’agrégation en histoire du droit, le propulsant dans le cénacle universitaire. Passé le choc, la mobilisation s’organise. Fait rare, dans une déclaration publique, douze professeurs de droit s’inquiètent pour «le rayonnement» de leur discipline, tandis qu’à Poitiers, où il devrait être nommé, des étudiants lancent une pétition contre sa venue.

Benoît Fleury, 31 ans, s’est fait connaître comme patron du GUD (Groupe union défense ou droit, selon les versions) de 1995 à 2000 à Assas, haut lieu de l’extrême droite universitaire à Paris. Créé en 1968 et dissout au début des années 2000, le GUD est un mouvement ouvertement raciste et antisémite redouté pour sa violence.

«Lord» - le surnom de Fleury - revendique alors haut et fort sa fibre «fasciste, au sens italien du terme» et son admiration pour le national-socialiste belge Léon Degrelle, dans l’Echo des Savanes en 1999. Surtout il aime la baston. Il est à plusieurs reprises exclu d’Assas pour agressions, injures racistes, manifestations antisémites, etc. En 1998, il écope de trois mois de prison pour avoir attaqué d’autres militants d’extrême droite.

Amnistiées. Mais depuis le début des années 2000, il semble s’être rangé, après une ultime bataille, perdue, pour obtenir une bourse et un poste à Assas. Il a fait une thèse sur L’abdication dans le droit public européen de l’époque moderne, sous la direction de Jean-Marie Carbasse, un universitaire respecté et classé à droite. Il est devenu chargé de travaux dirigés à Rouen, puis maître de conférences à Montpellier-I. Ses condamnations ont par ailleurs été amnistiées, lui permettant de présenter un casier judiciaire vierge à l’agrégation d’histoire du droit, un concours qui se déroule tous les deux ans.

Mais pour les étudiants de Poitiers, une université très engagée durant la lutte contre le contrat première embauche et, l’an dernier, contre la loi sur l’autonomie des universités, le passé pèse trop lourd. «Il incarne une droite extrême et nauséabonde», écrit la pétition qui circule sur le Net (www.poitiersditnon.fr), «l’Université de Poitiers et son UFR [ faculté, ndlr ] de droit, le plus vieux de France, tiennent à garder leur honneur et leurs valeurs humanistes et républicaines.»

Prudents, les douze professeurs d’université (1) qui ont signé une déclaration (voir Libération.fr) soulignent qu’ils ne remettent nullement en cause le jury du concours qui a décerné la première place à Fleury. Mais ils rappellent que la loi «réprime les actes et discours racistes, antisémites et négationnistes et que les enseignants d’une discipline à la fois historique et juridique doivent se sentir particulièrement responsables du respect des dispositions destinées à protéger la dignité humaine contre la haine et le mensonge». Ce qui inquiète le plus est le silence de Benoît Fleury, que Libération a cherché à joindre. Les sites d’extrême droite ont salué sa réussite à l’agrégation, comme s’il restait l’un des leurs. Lui-même ne s’est jamais dédit. En 2005, il contestait encore auprès du Conseil d’Etat - qui l’a débouté - le refus de la présidence d’Assas de lui décerner une allocation de recherches.

Veto. «Nous ne deviendrons pas un deuxième Lyon [Lyon-III fut un bastion universitaire du révisionnisme, ndlr] , assurent les étudiants de Poitiers. Lundi, la question doit être évoquée lors d’un conseil d’administration. Le représentant étudiant, Stéphane Séjourné, va demander au président de s’opposer à la nomination de Fleury. «La nouvelle loi nous donne bien un droit de veto, mais pas sur les postes des agrégés du supérieur comme lui», explique le président Jean-Pierre Gesson. «Nous aurions préféré qu’il aille ailleurs», poursuit-il, allusion au fait que Fleury avait d’abord songé à Nîmes, et aux tensions au sein de son université, «mais je ne peux rien faire si ce n’est rappeler que nous avons des règles et qu’en cas de dérapage, je recourrai au conseil de discipline». Fleury devrait être reçu jeudi par le doyen de la fac de droit, s’il ne s’est pas découragé d’ici là.

(1) P. Arabeyre, J-M. Augustin, M. Bouvet, C. Bruschi, D. Deroussin, N. Dockes, F. Garnier, E. Gasparini, J-L. Halperin, C. Lauranson-Rosaz, C. Leveleux-Teixeira, J. Poumarede

http://www.liberation.fr/actualite/societe/311776.FR.php

… la vidéo “Casse toi pauvre con” est censurée sur Dailymotion ! Ben tiens !

C’est bien pour cela que Martin Rogard, ancien chargé de comm’ du gouvernement, a été nommé à la direction de Dailymotion… tandis que Séverin Naudet, l’ancien directeur des contenus de Dailymotion est parti travailler pour le Premier Ministre… pratique !

http://www.dailymotion.com/video/x4h9oh_sarkozy-insulte-au-salon-de-lagricu_news

Mise à jour : 25/02/2008 - 1:24 du matin - La vidéo a été “décensurée” ;-)
http://www.dailymotion.com/video/x4hahw_cassetoi_politics

Mise à jour : 25/02/2008 - 10h du du matin - Dailymotion affirme avoir censuré la vidéo sur demande du “Parisien” qui veut protéger le travail de ses journalistes (ce qui est parfaitement normal). Certes, mais alors pourquoi la vidéo est-elle alors à nouveau disponible ?

Est-ce que quelqu’un peut archiver la vidéo ou nous l’envoyer ? Elle risque de disparaitre de YouTube également, si l’on en croit Armelle Thoraval, du Parisien.

Comme dit Loiez, ça doit pas être facile le boulot de modérateur chez DM

Dailymotion censure la vidéo “casse toi pauvre con” de Sarkozy

[Gregor Seither - IES News Service - 24/02/2008]

Lesley Stahl, journaliste d’investigation à CBS News, illustre sa thèse sur la puissance des images avec l’exemple d’un reportage critique sur Ronald Reagan diffusé en 1984 lors du Journal télévisé :

“Avant la diffusion, j’étais inquiet. Je savais que mon reportage aurait un impact, ne serais-ce que par sa longueur : cinq minutes et quarante secondes, ce qui - à l’aune du Journal Télévisé - est quasiment un documentaire. J’avais peur que mes contacts à la Maison Blanche soit contrariés par mes remarques acerbes et la teneur critique vis à vis du Reagan. J’avais peur de me faire banir des conférences de presse présidentielles”

Mais, comme se rappelle son associé Bob Somerby, c’est le contraire qui se produisit. “Après le journal télévisé, [Dick] Darman a appelé la rédaction depuis la Maison Blanche. “C’est super, mec !” a t’il dit à Stahl. “On a adoré ton reportage”.

Stahl ne comprenait pas, “Vous avez adoré ? Vous n’avez pas entendu mon commentaire ?”

“On s’en fout de ton commentaire, personne ne l’a entendu.”

“Pardon ?”

“Vous, les journalistes de la télé, vous n’avez pas toujours pas compris, hein ? Quand les images sont puissantes et pleines d’émotion, elles surpassent voire noient complètement le commentaire sonore. Je t’assure Lesley, personne n’a entendu ou retenu ce que tu as dit.”

Le reportage critique de Stahl sur le président Reagan avait été illustré par diverses séquences d’archives qui montraient toutes le président sous un angle positif, dynamique, actif, souriant… Selon Darman, ces images positives masquaient totalement le contenu du commentaire de Stahl.

Voilà à quoi ressemble le débat public de nos jours : le public ne retient que les images et ne prête plus attention au commentaire, il regarde les photos et ne lit pas le texte, il s’enthousiasme pour des causes “qui passent bien en image” et ignore celles qui “ne sont pas télégéniques”. Et tout le monde, tant dans la presse que dans le public, trouve cela tellement normal qu’il ne s’en rend même plus compte.

[Philip Weiss - Mondo Weiss - 22/02/2008 - Trad. Grégoire Seither]

Leon Hadar a attiré mon attention sur une caricature raciste de Barack Obama (http://www.notes.co.il/karny/user/obama_caricature.jpg) publié dans le quotidien Ma’ariv, deuxième journal le plus lu en Israël. Faisant référence à une blague raciste Yiddish contre les “schwarzer”, on y voit Barack Obama entrain de repeindre la Maison Blanche en noir.

Pour Hadar, cette caricature est une nouvelle illustration du débat en Israël, tournant autour de la question de savoir si “Obama est une chance pour les juifs” ou si ce ne serait pas mieux que Clinton (sûrement) ou McCain (certainement) gagnent l’élection.

La référence “schwarzer” n’est pas drôle, je la connais depuis mon enfance. Elle me rappelle cette caricature de Condoleeza Rice parue dans la presse après qu’elle ait déclaré que la guerre au Liban était “les douleurs d’enfantement de la démocratie au Moyen-Orient”. On y voyait Condoleeza Rice avec tous les attributs racistes du Noir, entrain d’accoucher d’un… singe..

http://www.philipweiss.org/mondoweiss/2008/02/israeli-newspap.html

Caricature raciste de Obama dans Maariv

[Gregor Seither - IES News Service - 24/02/2008]

Le prix de l’essence est tellement élevé et l’est depuis si longtemps que les automobilistes étatsuniens sont entrain de réaliser une révolution qui paraissait encore impensable il y a deux ans : ils se transforment en piétons ou partagent leur voiture.
Même les plus accros de la voiture sont entrain de changer leur comportement, ils regroupent leurs courses pour ne faire qu’un seul voyage, on voit de moins en moins de conducteurs seuls dans leur voiture, de plus en plus de réseaux de partage de voiture se mettent en place, les transports en commun voient leurs usagers augmenter et même à Los Angeles, on voit de plus en plus de piétons et de cyclistes (il y a encore 10 ans, si vous marchiez dans la rue à L.A., vous aviez toutes les chances de vous faire interpeller par la police ou de vous faire tirer dessus par un gang en voiture). . .

Ces deux derniers mois, aux Etats-Unis, la consommation quotidienne moyenne d’essence a baissé de manière significative, comparé à la même époque l’an dernier, selon une étude du USBT et de Gulf Oil, publiée par le Boston Globe de ce matin. Ces six derniers mois, la consommation quotidienne moyenne d’essence a baissé de presque 1%, alors qu’elle avait augmenté de 2,5% l’an passé.

“Dans les Etats du Nord-Est, les achats d’essence ont baissé de plus de 3%, un changement radical par rapport aux années passées où elle augmentait annuellement de 1, voire 2%” explique Joe Petrowski, directeur exécutif de Gulf Oil . . . “Parmi les signes que les conducteurs se serrent la ceinture en matière d’essence : il achètent en moyenne 10 litres de moins par transaction avec leur carte de fidélité Gulf”.

Les poupées Barbie de l’Islam light : exhibitionnisme et érotisme victimaires

[Oumma.com -  Vincent Geisser - lundi 11 février 2008]

Elles sont présentées dans les médias et les forums branchés comme des « musulmanes émancipées », héroïnes de la lutte contre le patriarcalisme, le machisme et la violence quasi-génétique des « mâles musulmans ». Elles font figure de « Jeanne d’Arc des temps modernes », avec une pointe d’exotisme. Mais, contrairement à leurs collègues masculins (Meddeb, Chebel, Bidar..), on n’exige pas de ces « Cosette musulmanes » de tenir un discours raisonné et argumenté face aux dits « intégristes » mais d’être simplement les actrices passives d’une mise en scène émotionnelle et passionnelle, exhibant leur histoire intime devant des millions de téléspectateurs. C’est tout le paradoxe de ce « nouveau féminisme de l’émotion » : il se fonde sur une division profondément sexiste des rôles ; aux hommes, le discours rationnel, aux femmes l’exhibitionnisme télévisuel, jouant sur une forme d’érotisme malsain.

http://www.oumma.com/Les-poupees-Barbie-de-l-Islam

[Oumma.com -  Vincent Geisser - lundi 4 février 2008]

On les entend, on les voit et on les lit partout : à la radio, à la télévision, dans les journaux et dans les conférences standing. Leurs livres se vendent à des milliers d’exemplaires dans les rayons des supermarchés. En quelques années, ils sont devenus les « chouchous musulmans » des médias et des intellectuels français. Le secret de cette fulgurante réussite médiatique et commerciale ? Un discours formaté sur la « déchéance » et la « maladie de l’islam », religion noble qui aurait été corrompue par la « populace musulmane » ignorante et obscurantiste.

Se présentant comme les « nouvelles Lumières de l’Islam », ils développent une vision élitiste et méprisante à l’égard des musulmans croyants et pratiquants, identifiés souvent comme de « mauvais musulmans ». Mais à y regarder de plus près, leur discours « éclairé » rejoint sur de nombreux points celui des Salafistes les plus fondamentalistes : la défense d’une cité musulmane idéale et totalement imaginaire (elle n’existe que dans leur tête), à la seule différence près que la cité idéale des Muslims Light n’est pas Médine mais la cité coloniale, celle de l’islam domestiqué et des musulmans dominés.

Le mépris de la « masse musulmane » : les racines coloniales d’une posture faussement critique

Contrairement à une idée reçue, ces « nouvelles Lumières de l’Islam » n’ont rien inventé : elles reprennent dans ses grandes lignes la critique coloniale de la religion musulmane, telle qu’elle était véhiculée par certaines élites indigènes assimilées qui voulaient à tout prix marquer leur détachement par rapport à leur « communauté d’origine ».

Ainsi, les Abdelwahab Meddeb[1], Malek Chebel[2], Fethi Benslama[3] ou, encore, le nouveau-né de ces « réformateurs éclairés », Abdennour Bidar[4], doivent-ils moins être considérés comme des innovateurs musulmans que comme des continuateurs, des suiveurs et des héritiers d’une critique « interne » à l’islam qui a connu son apogée durant la période coloniale et, plus particulièrement, en Algérie française.

http://www.oumma.com/Islam-light-un-produit-qui-se-vend

[Jean Etienne, Futura-Sciences - 21/02/2008]

La décision annoncée par les Américains de détruire un satellite militaire avant sa rentrée incontrôlée dans l’atmosphère ne cesse d’étonner. Le danger représenté par l’hydrazine contenu dans ses réservoirs paraît plutôt un prétexte et la véritable raison intrigue de plus en plus…

Le satellite USA 193 (Norad 29651) a été lancé le 14 décembre 2006 à 21 h 00 TU depuis la base de Vandenberg (Californie) par une fusée Delta 7920, rejoignant une orbite de 354 x 376 kilomètres inclinée à 58,50 degrés décrite en 91,83 minutes. Mais quelques semaines après sa mise à poste, les militaires annonçaient que toute liaison était pratiquement perdue avec le satellite, et la mission considérée comme un échec. Son objectif n’a jamais été rendu public. (more…)

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