décembre 2007


[Gregoire Seither - IES News Service - 14/12/2007]

Le magazine SALON publie le témoignage du jordanien Mohamed Farag Ahmad Bashmilah. Agé de 38 ans, il vivait en Indonésie où il tenait un magasin de vètements “ethniques”. En octobre 2003, s’étant rendu en Jordanie avec sa femme pour visiter sa mère mourrante, il fut interrogé à son arrivée par la police jordanienne qui l’arreta quand il leur dit s’être rendu en Afghanistan en 2000 pour y acheter de la marchandise.

A sa sortie de l’interrogatoire, alors qu’on lui avait dit qu’il n’y avait aucune charge contre lui, il fut remis à des agents américains qui le menottèrent, lui mirent une cagoule sur la tête et le droguèrent avant de le kidnapper vers un “site noir” de la CIA, la base militaire de Baghran en Afghanistan. Pendant six mois il fut maintenu en isolation totale, nu dans une cellule en béton, personne ne sachant ce qu’il était devenu étant donné que la police jordanienne affirmait l’avoir laissé partir après interrogatoire.

La CIA a maintenu Mohamed Farag Ahmad Bashmilah emprisoné pendant pres de trois ans, sans jamais l’accuser de quoi que ce soit. Il fut libéré à minuit, le 5 mai 2005 et abandonné sur un parking au Yemen, sans un mot d’explication avec pour seule instruction “Tu n’as rien à voir avec tout ça, alors fous le camp“.

Bashmilah a été emprisonné dans plusieurs “sites noirs” en Jordanie, en Egypte, au Yemen et probablement sur un bateau de la marine US - tous faisant partie du réseau de prisons secrètes de la CIA participant au programme de “renditions extraordinaires”.

Les cellules étaient toutes construites sur le même modèle, un rectangle en béton de 2 mètres sur 3, sans aucun aménagement, avec juste un trou pour les latrines ou bien simplement un seau. La plupart du temps il était nu, simplement doté d’une couverture qu’on lui confisquait parfois.

Parfois on lui passait les menottes pendant des semaines entières, dans une autre cellule il y avait un anneau ancré au sol qui permettait de l’enchaîner par le mollet. Chaque cellule était sous la surveillance constante d’une caméra vidéo et les lumières n’étaient jamais éteintes. Il était impossible de savoir si on était le jour ou la nuit. Cette désorientation était encore renforcée par quatre hauts-parleurs au plafond qui diffusaient en permanence, 24 h sur 24, et à plein volume, soit du “bruit blanc” soit de la musique Rap.

Les gardiens étaient tous vétus de combinaisons noires et cagoulés. Quand ils venaient chercher Bashmilah pour les interrogatoires, ils ne lui parlaient jamais — durant les 19 mois de sa captivité, mis à part les interrogatoires, il n’a jamais échangé de paroles avec un autre être humain. Personne ne lui a jamais dit où il était, pourquoi il était là ni s’il avait le moindre espoir d’en ressortir un jour.

Au bout de huit mois de ce traitement, se sentant devenir fou, Bashmilah tenta de s’ouvrir les veines avec un éclat de métal, barbouillant les mots en anglais “I am innocent” avec son sang sur les murs de sa cellule. Les agents de la CIA le frappèrent, lavèrent les murs et lui mirent des pansements, avant de le menotter pour qu’il ne recommence pas.

Bashmilah décida alors de cesser de s’alimenter. Chaque jour un médecin venait l’examiner et le peser. Quand son poids tomba à 40 Kilos, on le traîna dans une salle d’interrogation où on l’immobilisa sur un des fauteils de torture avant de lui enfoncer un tube dans l’estomac afin de le nourrir de force. L’un des interrogateurs-tortionnaires lui dit “Tu n’iras nulle part, tu ne pourras pas nous échapper en te tuant”.

http://www.salon.com/news/feature/2007/12/14/bashmilah/print.html

Un site feminin confronte a une greve de ses collaboratrices benevoles
[Le Monde - 27/12/207]
«Les mouvements de grève gagnent Internet. Le site Ladiesroom.fr, qui se qualifie de “premier magazine féminin à lire et à écrire”, vient d’en faire l’expérience. Il a été confronté à une “grève des avatars”. Des femmes contribuant régulièrement au site par l’envoi d’articles ou de chroniques consacrés à la mode, au couple, à la famille, etc., ont décidé de laisser au repos clavier et souris.
Et pour que les familières du site soient au courant de leur mouvement de protestation, elles ont décidé de “déshabiller leur avatar”, la petite figure stylisée que chacune peut utiliser comme une signature.
Ne reste alors que la silhouette noire qui s’affiche sur la porte des toilettes pour femmes, d’où le nom de Ladiesroom. Raison de cette rébellion ? Une collaboratrice du site, plus curieuse que les autres, s’est interrogée sur l’instigateur du projet.
Elle a découvert qu’il s’agissait d’une agence de communication, en l’occurrence la société Heaven. Or, dans la rubrique “A propos de Ladiesroom”, espace consacré à la présentation du “qui fait quoi” d’un site, il n’en était pas fait mention.
Ce manque de transparence a choqué d’autres contributrices. Elles se sont jointes à cette protestation qui a débouché sur une grève.»…

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3238,36-993912,0.html

[Gregoire Seither - IES News Service - 30/12/2007]

Le New York Times analyse la tendance croissante des employeurs à surveiller les activités “hors-boulot” de leurs employés à travers leur présence sur le Web

Si Henry Ford revenait à la vie de nos jours, il adorerait Internet: l’absence de retenue avec laquelle les gens se dévoilent sur le Web facilite considérablement la surveillance de la vie privée des employés.

A l’époque, la Ford Motor Company s’était dotée d’un “Sociological Department” qui employait des enquêteurs privés chargés de surveiller et fouiller les maisons des employés de la société, à l’exception des cadres dirigeants. Leur objectif était de compiler toutes les informations intéressantes concernant la pratique religieuse, les habitudes de consommation et d’épargne, la consommation d’alcool ainsi que la manière dont l’employé mettait à profit son temps libre. “Les loisirs d’un homme nous en disent plus sur son caractère qu’un diplôme ou un curriculum” expliquait à l’époque Henri Ford, décoré par Adolf Hitler pour son soutien à l’idéologie nazie.

De nos jours, il n’est plus nécessaire de fouiller discrètement les logements des employés. Il suffit d’aller faire un tour sur Internet. Si vous ne respectez pas un ensemble vague de règles de “bienséance” ou de “conduite professionnelle” lors de votre temps libre, vous risquez de perdre votre travail. (more…)

Au passage “Le Monde” se permet une superbe manipulation médiatique comme il sait si bien le faire. Mettre dans le même sac les critiques du néo-colonialisme “humanitaire” et les négationnistes du Darfour, bravo, belle saloperie Messieurs de la rédaction.

La faute de Zoé

[Edito du Monde - 29.12.07]

L’équipée des six Français de L’Arche de Zoé prend fin. Plus exactement, elle entre dans une phase plus franco-française. Condamnés au Tchad à huit ans de travaux forcés pour “tentative d’enlèvement d’enfants”, ils sont arrivés vendredi 28 décembre à Paris. L’application d’une convention de coopération judiciaire entre les deux pays leur permet d’accomplir leur peine en France, où elle sera transformée en simple emprisonnement.

Ils doivent verser 6,3 millions d’euros aux familles des 103 enfants qu’ils se sont efforcés d’embarquer clandestinement pour la France. Il est vraisemblable que l’Etat va intervenir dans le paiement de cette somme.

De même est-il tout aussi vraisemblable que la justice française veillera à faire appliquer de la façon la plus libérale possible la peine de prison prononcée dans la capitale tchadienne. Avec raison, car le procès de N’Djamena a tenu de la parodie de justice. (NdL&I : ah bon ? Et pourquoi donc ?)

Ces quatre hommes et ces deux femmes n’en ont pas moins péché par irresponsabilité, mépris des Tchadiens aussi, ignorance de ce qu’est l’Afrique assurément. Mais il y a encore plus grave peut-être : ils ont porté un coup à la réputation de l’engagement humanitaire. Ils ont agi avec désinvolture. Ils ont mené leur mission sans même vérifier si les enfants qu’ils entendaient secourir venaient bien de la province soudanaise du Darfour et étaient bien orphelins.

Les bonnes intentions font de la mauvaise assistance : l’humanitaire n’a pas besoin d’amateurisme ; il requiert des professionnels.

Le mauvais exemple donné par L’Arche de Zoé a permis à certains des pourfendeurs de l’ingérence humanitaire - assimilée à une forme de néocolonialisme - d’accréditer une thèse dangereuse : il ne se passerait rien de si grave au Darfour, voyez-vous, juste un des drames habituels de l’Afrique, une tragédie comme tant d’autres, que les Africains sauront mieux résoudre tout seuls.

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“Publicite numerique en 2007 : bilan et perspectives”

[William Cooper - Neteco.com - 28/12/2007]

Sans aucun doute, 2007 aura encore été une année de forte croissance pour l’industrie du marketing en ligne. Le phénomène des réseaux sociaux s’est largement répandu et les technologies de diffusion de la publicité digitale se sont davantage sophistiquées.
Les fusions et acquisitions dans le secteur ont atténué les frontières entre les modèles économiques plus traditionnels et ceux dans lesquels le secteur, et l’Internet dans son ensemble évoluent, délimitant ainsi de nouvelles frontières.
William Cooper William Cooper, PDG Tradedoubler Alors que le secteur poursuit sa croissance à un rythme jamais vu dans l’histoire de la publicité, les projections de croissance deviennent plus réalistes : on ne peut plus s’attendre à un développement tel que nous l’avons connu au cours de ces dix dernières années.
Cela dit, certains pays qui s’étaient adaptés moins vite à la publicité en ligne donnent à présent des signes positifs de changement, comme l’Italie et l’Espagne. Voici les grandes tendances et évolutions que nous avons notées au cours de l’année écoulée :»…

http://www.neteco.com/89216-publicite-numer=ique-2007-bilan-perspectives-tribun.html

Un juge de la cour supérieure du New Jersey a fait abandonner une poursuite qui voulait obliger à révéler l’identité d’un bloggeur. Connu sous le pseudonyme de “daTruthSquad” sur le service Blogspot de Google, le bloggeur est très critique envers le gouvernement de sa ville de Manalapan.

Après une critique plus acerbe contre une décision de justice envers l’ex-procureur général de la ville, cette dernière a poursuivi Google demandant la divulgation de l’identité du bloggeur, de ses informations de contact, de ses emails, de ses brouillons et de “toute autre information relative au blog.” Le justicier anonyme de Manalapan s’est tourné vers l’Electronic Frontier Foundation (EFF) pour se faire représenter légalement.

L’EFF a demandé à la ville de laisser tomber la poursuite qualifiée de “frivole” et d’indéfendable, une tentative inappropriée de “démasquer un intervenant anonyme engagé dans des activités protégées par le premier amendement”. La ville a demandé à l’EFF d’aller se plaindre à un juge….

http://www.theinquirer.fr/2007/12/24/un_bloggeur_anonyme_libere_de_poursuites_judiciaires.html

Eric Breteau et les autres romantico-humanitaires de l’Arche de Zoé sont l’archétype de l’idéologie néo-coloniale qui prévaut en France quand on parle du “Tiers Monde” et notamment de l’Afrique… le rève de tout blanc expat’ c’est de finir comme Tintin, avec des nègres reconnaissants qui disent, après son départ “Lui y en a être bon boula matari”…

Jamais très loin du mythe “C’est nous les Africains”, des films de légionnaires ou du “Paris-Dakar”, l’Afrique est perçue comme un grand terrain de jeu pour amateurs de sensations fortes et voulant faire la charité, un endroit grouillant et sans loi dans lequel on peut plus ou moins faire n’importe quoi. C’est du Tintin au Congo “pur jus”. Il suffit de fréquenter quelques VAT à Nouméa ou des Expatriés à Abidjan pour s’en rendre compte… Jamais l’Arche de Zoé ne se serait permis d’agir de cette manière dans un pays “civilisé” (entendre : blanc)…

… et Sarkozy vient encore justifier cette vision en obtenant le rapatriement des six de l’Arche de Zoé, car bien sûr, un blanc ne saurait croupir dans une infâme prison nègre, n’est-ce pas ?

Tout le monde pleure sur les “pauvres petits blancs” qui ont échappé à l’horreur des prisons africaines, mais personne ne se pose la question de ce que vont vivre les accusés tchadiens. Pour eux, il n’y aura pas de “transfèrement”, eux croupiront dans les “infâmes prisons”, abandonné par les petits zorros français qui montrent là encore une fois qu’ils ne sont que des romantiques nuisibles.

Ca leur aurait pourtant fait du bien de passer quelques années dans la “vraie réalité” africaine….

Ce dont rèvent tous les blancs expat en Afrique : que les indigènes se souviennent d’eux comme d’un Lord Jim…Eric Breteau : sa vie avant le Tchad
[Le Monde 21.12.07]
Eric Breteau, fondateur de l’Arche de Zoé, est sorti de l’anonymat le 25 octobre, jour de son arrestation à Abéché, dans l’est du Tchad. Accusé de tentative d’enlèvement d’enfants, il est jugé à partir du vendredi 21 décembre à N’Djamena, avec cinq autres Français membres de son association et quatre intermédiaires africains.L’itinéraire d’Eric Breteau commence pourtant bien loin de l’Afrique.
En l’an 2000, agent commercial en région parisienne, âgé de 30 ans, il vendait du matériel de bureau et des fournitures industrielles. Marié très jeune et père de trois enfants, il habitait Rueil-Malmaison, dans l’appartement de fonction de son épouse, gérante d’une maison de retraite.
Pour donner plus de relief à sa vie rangée, il décide un jour de devenir pompier volontaire, à Argenteuil, non loin de chez lui. Là, il découvre l’aide d’urgence, la solidarité, la camaraderie. Parallèlement, il développe une autre passion : les voitures tout-terrain. Il s’achète un 4×4 pour faire des raids dans la nature avec ses amis pompiers et d’autres amateurs rencontrés sur Internet.
A l’époque, sous la pression des écologistes et des élus locaux, les « quatre-quatreux », comme ils s’appellent entre initiés, voient leur terrain de jeu se rétrécir partout en France, et ils n’arrivent pas à contre-attaquer, faute d’organisation. Eric Breteau décide alors de créer de toutes pièces une fédération nationale. Les petits clubs de 4×4 éparpillés dans toute la France découvrent ses talents d’orateur, son pouvoir de conviction, sa capacité à surmonter les obstacles. Grâce à une campagne sur Internet et à un périple dans toute la France, il devient en 2001 le premier président de la nouvelle Fédération française du 4×4, forte de 1 500 adhérents.
Eric Amieil, membre de la fédération et patron d’une agence de relations publiques parisienne, se souvient d’un homme fort, déterminé, mais qui savait aussi rire et s’amuser : « Il a compté pour moi. Quand il sera libéré, je le reverrai avec plaisir. » André Nicollo, retraité de France Télécom et amateur de randonnées en 4×4, reconnaît les qualités d’Eric Breteau, mais se souvient aussi de son appétit de pouvoir, de son obstination implacable et de son talent pour écarter les rivaux : « On s’est vite aperçus que ce serait un chef de droit divin. »
La transition de ce pompier tout-terrain vers l’humanitaire se fait naturellement : quand les clubs de 4×4 voyagent dans un pays du tiers-monde, ils en profitent pour monter des missions en faveur des populations locales. Désormais, de nombreux tour-opérateurs ajoutent à leurs « raids-aventure 4×4 » un volet humanitaire. (NdL&I : sic !)

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[Robert Parry, Consortium News - 13/12/2007 - traduction pour Le Grand Soir Info]

La politique d’« irakisation » de la guerre (voir l’entretien avec Dahr Jamail du 1er décembre 2007) ne donne pas les résultats escomptés par Bush et le général David Petraeus. Ce n’est pas demain que les troupes américaines – malgré les déclarations de certains candidats démocrates – vont quitter l’Irak. Le vote bipartisan – dans un Congrès à majorité démocrate – d’une rallonge budgétaire à hauteur de 70 milliards de dollars pour l’armée d’occupation est une confirmation de ce qui ne relève pas de la prédiction. Le coût officiel de la guerre en Irak, depuis 2003, s’élève à 670 milliards de dollars. De la sorte sont aussi financés des « progrès » technologiques qui doivent permettre de préparer d’autres occupations et « lutte contre le terrorisme ». C’est ce qu’analyse l’article ci-dessous (réd.)

Les forces états-uniennes en Irak seront bientôt équipées d’un outillage high-tech qui leur permettra de traiter les données biométriques en quelques minutes et – d’après l’inventrice de ces appareils – aidera des soldats américains à décider s’ils doivent ou non exécuter un suspect. (more…)

Ambitions Anglo-Américaines Derrière l’Assassinat de Benazir Bhutto et Déstabilisation du Pakistan

[Larry Chin 29/12/07 - Global Research - Traduction Mireille Delamarre pour www.planetenonviolence.org]

On sait depuis des mois que l’administration Bush – Cheney et leurs alliés ont manœuvré pour renforcer leur contrôle politique sur le Pakistan, pavant la voie à l’expansion et à l’enracinement de la « guerre contre le terrorisme » dans la région. En fait cela simplifie les options de Bush - Cheney.

Pour semer le Chaos, un prétexte

« Apporter la démocratie au monde musulman » c’est la rhétorique Orwellienne utilisée pour masquer l’utilisation par Bush-Cheney de la pression et de la force, leur tentative dramatique de modifier le gouvernement pakistanais pour en faire une coalition Bhutto/Sharif – Musharraf, et les plans en coulisse pour une intervention militaire. Différents plans de déstabilisation américains, connus de responsables et d’analystes, proposaient de renverser le pouvoir militaire au Pakistan.

L’assassinat de Bhutto semble avoir été anticipé. On a même rapporté qu’il y avait eu des « bavardages » parmi les responsables US sur de possibles assassinats, soit de Pervez Musharraf soit de Benazir Bhutto, bien avant que les tentatives récentes n’aient eu lieu.

Comme Jeremy Page l’a succinctement résumé dans son article
« Qui a tué Benazir Bhutto ? Les principaux suspects« , les principaux suspects sont :

  • 1) « des militants pakistanais et étrangers islamistes qui voyaient en elle une hérétique et un larbin des américains » et
  • 2) L’ISI (Inter-Services Intelligence – services secrets pakistanais ndlt), en fait une branche de la CIA. Le mari de Bhutto Asif Ali Zardari a accusé l’ISI d’avoir été impliqué dans l’attaque d’octobre.

L’assassinat de Bhutto a été comme prévu imputé à « Al Qaeda » sans qu’on mentionne le fait qu’Al Qaeda elle- même est une opération des services de renseignements anglo américains. (NdL&I : Al-Qaïda a démenti être derrière cet attentat)

L’article de Page a été l’un des premiers à nommer l’homme qui a maintenant été visé comme étant le principal suspect : Baitullah Mehsud, un prétendu militant Taliban combattant l’armée pakistanaise à partir du Waziristan. Des rapports conflictuels établissent un lien entre Mehsud « Al Qaeda », le Taliban Afghan, et le Mullah Omar. D’autres analystes établissent un lien entre lui et le terroriste A.Q. Khan.

Le profil de Mehsud et la façon dont on parle de lui font écho à la manière dont la propagande traite tous les « terroristes » post 11 septembre. Ceci renvoie à son tour aux questions habituelles sur l’implication de la propagande des services secrets anglo –américains. Est –ce que Mehsud est lié au ISI ou à la CIA ? Que connaissaient la CIA et l’ISI sur Mehsud ? Plus important, est ce que Mehsud, ou la manipulation de la propagande l’entourant, fournit à Bush-Cheney un prétexte pour une agression futur dans la région ?
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Un soldat israelien arrette un manifestant palestinien habillé en Pere Noel
Lors d’une manifestation contre le Mur de séparation,
un soldat israélien arrête un manifestant déguisé en Père Noël
Santa Claus est mort pour votre carte de crédit
Le Père Noël est mort pour votre carte de crédit
(un signe de protestation contre l’esprit de consommation forcené de Noël)
Christian Salmon apporte un éclairage pertinent sur les hommes politiques et en particulier sur l’omniprésence du président français dans les médias Le chercheur français vient de publier « Storytelling », dans lequel il décrit la propension des politiques à endormir l’esprit critique du public en mettant en scène leurs propres histoires


[ Le Matin Dimanche (Suisse), 22/12/2007]

Christian Salmon : « Sarkozy et Bruni, c’est un conte de Noël »

Que vous inspire l’histoire d’amour entre Nicolas Sarkozy et Carla Bruni ?

C’est un conte de Noël, une histoire d’amour pour les grands enfants que nous sommes… Mickey a rencontré Blanche-Neige à Euro Disney le dernier week-end avant Noël ; il faisait un temps glacial mais ce fut quand même un coup de foudre…

Vous ne pouviez pas rêver meilleur exemple pour illustrer la technique du storytelling que vous décrivez dans votre livre.

Depuis son élection, Nicolas Sarkozy nous raconte des histoires : des histoires de rencontre et de séparation, de succès et d’échec, peuplées de victimes méritantes et de héros anonymes. Certaines se terminent mal comme le divorce avec Cécilia, d’autres connaissent un happy end comme la libération des infirmières bulgares. Il y a des épisodes fabuleux comme ce conte de fées où l’on voit une cendrillon de banlieue, la ministre de la Justice Rachida Dati, se transformer en princesse moderne dans Paris Match avec la complicité de grands couturiers. L’idylle avec Carla Bruni fournit un nouveau rebondissement dans la vie passionnante et passionnelle de Nicolas Sarkozy. Elle arrive au bon moment après une semaine calamiteuse au cours de laquelle c’est Khadafi, le grand méchant loup du conte de fées, qui a fait l’actualité. En quelques heures l’attention des médias s’est déplacée du vilain Khadafi à la belle Carla. Bref, il se passe toujours quelque chose avec Sarkozy : une ex-mannequin chasse une autre ex-mannequin… Il n’y a guère que les pauvres petites filles riches comme Cécilia pour s’ennuyer à l’Elysée.

Qu’est-ce que c’est exactement que ces histoires qu’on construit pour en faire oublier d’autres ?

Sarkozy applique les techniques de contrôle des médias que le Bureau d’information de la Maison-Blanche a mises au point progressivement depuis Reagan, jusqu’à Bill Clinton et George W. Bush. Dick Cheney l’actuel vice-président, l’exprime sans détour : « Pour avoir une présidence efficace, la Maison-Blanche doit contrôler l’agenda. Si vous laissez faire la presse, ils saccageront votre présidence… » Dans ce but, à Washington, le pouvoir présidentiel doit inventer chaque jour une bonne histoire, la story du jour qui capte et focalise l’attention des médias et du public.

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[The Guardian - 21/12/2007]

Le rapport du European Bird Census Council, RSPB et BirdLife International révèle que près de la moitié des espèces communes d’oiseaux en Europe sont sur la voie de l’extinction sur le continent européen. Des recensements entrepris au cours de ces 26 dernières années montrent que les populations de 45% d’espèces d’oiseaux communes ont décliné de manière inquiétante, voire dramatique sur le continent européen. Dans certains cas, 95% des populations d’oiseaux ont disparu 

Le rapport “State of Europe’s Common Birds 2007″ montre que les disparitions de populations d’oiseaux sont les plus fortes en zone agricole, notamment à cause des pratiques de l’agriculture industrielle.  95% des alouettes cochevis huppées ont disparu ainsi que près de 50% des vannaux et pluviers. Le pivert cendré à disparu à 81%, la perdrix grise à disparue à 79% tandis que les populations de tourterelles ont décliné de 62%.

http://www.guardian.co.uk/environment/2007/dec/21/conservation.wildlife?gusrc=rss&feed=environment

[ZDNet France - 14 décembre 2007]
 Deux arrêts récents de cour d’appel concluent que la responsabilité d’un gestionnaire de forum de discussion n’est pas engagée tant que le forum est modéré a posteriori, voire pas modéré. Une décision qui l’assimile de fait à celui d’un hébergeur de contenus défini par la loi pour la confiance dans l’économie numérique (LCEN).

La jurisprudence prend corps après que la cour d’appel de Versailles a jugé que les gestionnaires de forums de discussions, non modérés ou modérés a posteriori, ne sont pas responsables des contenus qui sont postés par les internautes. La cour a rendu son arrêt le 12 décembre dans le cadre de l’affaire opposant les responsables du site « lesarnaques.com » à la société Editions régionales de France (ERF).

Rappel des faits : fin 2006, ERF, qui vend des espaces publicitaires sur des plans de villes distribués dans les boîtes aux lettres, constate qu’elle est très critiquée sur les forums du site géré par l’association lesarnaques.com. Des clients mécontents déplorent de ne jamais avoir vu leur publicité sur lesdits plans, et n’hésitent pas à qualifier « d’arnaque » les prestations d’ERF.

Estimant que ces messages contiennent « de graves allégations » de nature à créer un « trouble commercial », la société attaque l’association en référé et obtient gain de cause : en janvier dernier, toute référence à ERF est bannie des forums. Mais l’association fait appel de cette décision auprès de la cour de Versailles, qui vient donc de lui donner raison.
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Entre le RFID, les Markcom et maintenant Path Intelligence… le con-sommateur qui entre dans un magasin est désormais fliqué de bout en bout …

[Tech Crunch - - Michael Arrington et Ouriel Ohayon - 16 décembre 2007]
Les systèmes analytiques ont permis aux sites de shopping de comprendre précisément le flot du trafic sur leur site et même de le diriger. Pourtant cela n’a pas encore était réalisé pour le monde réel. Mis a part l’utilisation de cameras et de compteurs infrarouges, pas de moyen précis de connaître le déplacement exact des clients dans un espace commercial. Jusqu’à l’arrivée de Path Intelligence

Path Intelligence est une société anglaise qui analyse le trafic des clients de façon ingénieuse en utilisant les téléphones mobiles des personnes. Régulièrement nos téléphones émettent un signal (un Ping) aux antennes les plus proches pour signaler leur présence. Path Intelligence a créé des récepteurs qui captent ces signaux et détermine ainsi les emplacements de chacun de façon très précise; jusqu’à un mètre.

Chaque ping va identifier l’utilisateur (comme un IP) mais les identités ne sont pas révélées, seuls les fournisseurs d’accès les connaissent. C’est une méthode similaire mais plus précise que ce que fait GoogleMaps pour détecter l’emplacement de nos téléphone mobiles.

Path Intelligence utilise les signaux, crée une carte et suit à la trace les clients dans leurs mouvements. Ces mêmes clients répondent aussi a des questionnaires en ligne au sujet de l’agencement du centre commercial. Ou sont les zones encombrées? ou passent-ils le plus de temps? Voir la demo ici (more…)

[Voltaire - 20/12/2007]
Aux États-Unis, la crise des subprimes ne touche pas que les institutions bancaires et les fonds de placement : elle atteint désormais les États fédérés. La chute des revenus des taxes foncières s’ajoute à une faiblesse structurelle des ressources des États fédérés, trop longtemps adeptes des théories libertariennes de baisses des impôts locaux.

Si rien n’est fait, en 2009, le déficit cumulé de 13 États fédérés (Arizona, Californie, Caroline du Sud, Floride, Kentucky, Maine, Massachusetts, Minnesota, Nevada, New Jersey, New York, Rhode Island et Virginie) atteindra au moins 23 milliards de dollars et la crise s’étendra progressivement à d’autres États en 2010 (Alabama, Illinois, Maryland, Michigan, Missouri, Ohio, Oklahoma, Texas, Vermont et Wisconsin). Pour prévenir la faillite, les gouverneurs vont devoir d’urgence à la fois augmenter les impôts locaux et réduire les services publics de santé et d’éducation qu’ils gérent, plongeant le pays dans une spirale récessive.

http://www.voltairenet.org/article153818.html

[LE MONDE | 19.12.07]
Décrire une corrélation entre variation du magnétisme terrestre et changement climatique : publiée en janvier par la revue Earth and Planetary Science Letters (EPSL), l’étude conduite par une équipe de chercheurs français menée par Vincent Courtillot, directeur de l’Institut de physique du globe de Paris (IPGP), n’avait pas à l’époque défrayé la chronique. Elle fait, aujourd’hui, l’objet d’une virulente passe d’armes. Dans un article posté mardi 18 décembre sur RealClimate, un blog animé par des climatologues américains, Raymond Pierrehumbert, professeur de géosciences à l’université de Chicago, pose la question de savoir si ces travaux “franchissent la ligne séparant l’erreur simple de la tromperie active”.

L’affaire n’aurait guère eu d’ampleur si les auteurs de ces travaux, en particulier Vincent Courtillot et Jean-Louis Le Mouël, proches de Claude Allègre, ne comptaient parmi les quelques rares scientifiques qui continuent d’exprimer des doutes sur la responsabilité humaine dans le changement climatique. Pour y opposer, par exemple, des explications fondées sur la variabilité naturelle de l’activité solaire ou du géomagnétisme.
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[ 20Minutes.fr, éditions du 19/12/2007]

Le géophysicien français Vincent Courtillot et certains de ses collègues, qui contestent l’origine humaine du réchauffement climatique, sont accusés par d’autres scientifiques d’avoir publié dans une revue américaine des données tronquées pour appuyer leur thèse.

Courtillot contre le GIEC

Dans un article intitulé «Are there connections between the Earth’s magnetic field and climate?» publié en janvier dans le journal Earth and Planetary Science Letters, le géophysicien français Vincent Courtillot et son équipe de l’Institut de Physique du Globe de Paris (IGP) établissaient notamment une corrélation entre les variations du champ magnétique terrestre, du rayonnement solaire et des températures. Ils jetaient notamment le doute sur le fait que l’homme puisse être le principal responsable du réchauffement actuel. Une thèse qui contredit le dernier rapport du Groupe d’experts sur le changement climatique (GIEC) qui attribue avec une quasi certitude le réchauffement aux activités humaines.

Les Français parlent aux Français

Cet article est sévèrement critiqué par les climatologues Edouard Bard et Gilles Delaygue, du Collège de France. Dans un commentaire à paraître dans Earth and Planetary Science Letters à l’article de Courtillot, les deux chercheurs reprochent au géophysicien «un certain nombre d’approximations qui sapent leurs corrélations». Puis ils attaquent, point par point, les principaux arguments de Courtillot en démontrant qu’il s’est appuyé sur des données partielles ou tronquées pour parvenir à sa conclusion. Ils relèvent notamment que dans ses calculs, le chercheur de l’IGP a utilisé une approximation qui considère que la terre est un disque et non une sphère…

Les Américains s’y mettent

Sur le blog realclimate.org, qui rassemble les contributions de nombreux spécialistes du climat de renommée mondiale, le géophysicien américain Raymond T. Pierrehumbert s’en prend lui aussi à Courtillot. Dans un billet intitulé « Les Chevaliers de l’Ordre de la Terre Plate», il expose et complète, sur un ton très polémique, l’argumentation scientifique publiée par Edouard Bard et Gilles Delaygue. Le chercheur américain, qui a enseigné à l’université de Princeton et au MIT avant d’être professeur à l’Université de Chicago, rappelle d’abord que «nous en savons beaucoup sur l’impact climatique du CO2, et aucune combine avec les rayons cosmiques ou le champ magnétique ne peut faire disparaître cette physique».

« Je-m’en-foutisme et ignorance »

«Comme la plupart des travaux du genre, celui [de Courtillot et al.] est construit sur un vide intellectuel», affirme Pierrehumbert « Je-m’en-foutisme et ignorance, est l’interprétation de loin la plus charitable que l’on puisse apporter à cet ensemble ». Selon ce chercheur, «la plupart des corrélations sur lesquelles reposent les pauvres cas de Courtillot et al. sont en fait bidons», et il s’étonne que la honte ne pousse pas son collègue français, membre de l’Académie des Sciences, «à la recherche du plus proche trou de souris pour s’y cacher».

http://www.20minutes.fr/article/202189/Sciences-Les-sceptiques-francais-du-climat-accuses-de-tricherie.php

Tout ça c’est de la faute (encore) à Hugo Chavez et Evo Morales !!!!!

 

[Le Monde - 20/12/2007]

Les Indiens Lakotas, véritable nom des Sioux, ont rompu les traités signés par leurs ancêtres avec les Etats-Unis, ont annoncé mercredi 19 décembre des représentants de la tribu.“Nous ne sommes plus citoyens des Etats-Unis d’Amérique et tous ceux qui vivent dans les régions des cinq Etats que comprend notre territoire sont libres de nous rejoindre”, a déclaré leur représentant Russell Means, lors d’une conférence de presse à Washington. Il a précisé que des passeports et des permis de conduire seraient délivrés à tous les habitants du territoire s’ils renonçaient à leur nationalité américaine.

Les traités signés il y a plus de 150 ans représentent “des mots sans valeur sur du papier sans valeur” et ont été “violés maintes fois afin de voler notre culture, notre terre et nos coutumes”, ont indiqué des responsables de la communauté. Des leaders lakotas se sont rendus en délégation dans les ambassades de Bolivie, du Chili, d’Afrique du Sud et du Venezuela et comptent entreprendre une mission diplomatique dans plusieurs pays au cours des prochains mois.

Le territoire lakota se situe dans le nord-ouest des Etats-Unis et comprend notamment les régions du Nebraska, du Dakota du Sud, du Dakota du Nord, du Montana et du Wyoming. Les Lakotas, auxquels appartenaient notamment les grands chefs Sitting Bull et Crazy Horse, ont été la seule tribu à infliger une défaite à l’armée américaine lors de la bataille de Little Big Horn en 1876 dans le Montana.

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3210,36-991796,0.html

[Ecrans.fr - 14/12/2007]

En juillet, Ask.com, quatrième moteur de recherche aux Etats-Unis, annonçait la mise en place dès la fin de l’année d’un système permettant à ses utilisateurs d’effacer leurs traces. C’est chose faite avec l’outil AskEraser. Implémenté tout d’abord sur les versions américaine et anglaise du site, il doit être étendu à toutes les autres versions, dont la française, courant 2008.

« Pour les gens qui s’inquiètent de leur vie privée en ligne, AskEraser leur donne maintenant le contrôle », a déclaré Jim Lanzone, président d’Ask.com. Dans les faits, en temps normal, toutes les données liées à une recherche (mot-clés, adresse IP, identifiants, etc.) sont conservées 18 mois sur les serveurs d’Ask.com, comme c’est le cas également sur Google. En activant la fonctionnalité AskEraser, toutes ces données sont censées être supprimées en quelques heures des serveurs. Parallèlement, un cookie est installé pour enregistrer l’activation d’AskEraser.

L’initiative intervient au bon moment pour Ask.com, alors que la question de la vie privée sur le net est au cœur des débats. Elle n’est pourtant pas exempte de tout reproche, car l’effacement n’est en réalité pas total. Toutes les données liées aux liens sponsorisés et envoyées au prestataire, en l’occurrence Google, sont, elles, toujours conservées par ce dernier. Et Google a indiqué qu’il ne comptait pas mettre en place un tel outil.

Selon, la BBC, cette opération est avant tout un moyen pour Ask.com — 4,7% des recherches aux Etats-Unis en octobre dernier selon comScore — de se différencier des autres moteurs auprès des utilisateurs, et d’essayer de gagner un peu plus de parts de ce marché très juteux qu’est la recherche en ligne.

http://www.ecrans.fr/Ask-com-permet-d-effacer-presque,2787.html

Un article indispensable, de la part de l’auteur de ‘La Guerre des Bush’. La machine de propagande tourne à plein régime, et nos bébés-néo-cons à l’Elysée et au Quai d’Orsay y participent à fond…

Téhéran, complice du 11-Septembre 2001 ou la “fabrique du mensonge” 

[Eric Laurent - AgoraVox - 12/12/2007]

Dans mon dernier ouvrage (Bush, l’Iran et la bombe), j’essaie de décrire comment George W. Bush a planifié une intervention militaire de grande ampleur contre l’Iran. Une décision qui remonte à deux ans, prise dans le plus grand secret, et sur laquelle l’enquête que j’ai menée apporte quelques informations inédites notamment en terme de désinformation et de fausses révélations.

Les fausses révélations ont toujours existé. Dans un livre publié en 1981 [1], qui fascinait William Casey, le directeur de la CIA, la journaliste Claire Sterling expliquait que toutes les organisations terroristes visant l’Occident étaient financées et contrôlées par l’Union soviétique. Une thèse qui s’est révélée aussi fausse que les articles et les livres de l’ancienne journaliste du New York Times, Judith Miller, spécialisée dans la dénonciation des armes de destruction massive de Saddam.

Le dernier avatar est encore beaucoup plus choquant. L’auteur de Countdown to Crisis, Kenneth R. Timmerman, se présente comme un « journaliste d’investigation », ce qui conduit à une réflexion préoccupée sur le sérieux et l’éthique de nombreux confrères américains. J’ai d’abord été fasciné par la couverture. Ahmadinejad, le doigt levé, visage menaçant, est aux côtés du guide de la Révolution qui visite un site de missiles, entouré de militaires. Une vignette rouge placée juste dessous attire mon attention : « Nobel Peace Price Nominee » (nominé au Prix Nobel de la paix). Je pense d’abord qu’il s’agit d’un clin d’œil, d’une plaisanterie au second degré pour souligner le bellicisme des dirigeants iraniens. Puis je découvre l’effarante vérité : l’auteur, Kenneth Timmerman, se présente comme « nominé au Nobel ». Un terme qui n’a aucun sens. Le jury du Nobel choisit, ou non, parmi les multiples candidatures à cette distinction prestigieuse, mais s’il existe un lauréat, il n’y a pas de nominés. Première entorse à la vérité qui, à la lecture, est suivie de beaucoup d’autres.


Téhéran, complice du 11-Septembre

La thèse de Timmerman est simpliste, les preuves inexistantes. L’Iran, selon lui, est le plus impitoyable ennemi des États-Unis, impliqué dans pratiquement chaque attentat terroriste conduit contre les États-Unis depuis 1979. La volonté iranienne de se doter de l’arme atomique n’a qu’un objectif : menacer les États-Unis et leurs alliés. « Il suffit seulement d’un missile nucléaire iranien pour pénétrer le système de défense antimissiles Arrows d’Israël, anéantir une population à forte densité, détruire son économie et briser effectivement l’État. Israël est un pays à “bombe” et les Iraniens le savent. »

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Les nouveaux missionnaires de Blackwater

[AgoraVox - 12/12/2007]

On vous l’a dit et redit: cette guerre en Irak n’en est pas une. C’est un pillage organisé, et une occupation qui se résume aujourd’hui à l’occupation d’une capitale, elle-même circonscrite à une zone fermée et contrôlée, là où, au bout de plusieurs mois, on obtient un calme relatif. Les explosions et les attentats se sont aujourd’hui déplacés vers le nord du pays, mais qu’importe, l’opinion américaine est rassurée: le soir, à la télé, entre deux frasques de Paris Hilton, les hôpitaux de Bagdad paraissent moins fournis et les boys moins fatigués.

Cette guerre, on vous l’a dit aussi, profite avant tout à ceux qui l’ont déclenchée, et non au peuple irakien qui en subit les conséquences : un chômage important, tant l’économie tarde à reprendre, et surtout une corruption qui gangrène le pays à tous les étages de ses strates décisionnaires.

Mais tout cela n’intéresse que peu le monde, tout obnubilé par la démonstration militaire américaine, pour autant fort peu probante. Des armes nouvelles sont bien testées, tel cet Humvee surmonté d’un émetteur signé Raytheon qui provoque jusque 500 m des démangeaisons telles que le militaire ou le civil visé est obligé de fuir, et d’abandonner toute velleité ou toute revendication. Une arme testée à Kirkuk, et qui est davantage orientée vers le maintien de l’ordre que vers la guerre elle-même.

Tout se passe comme si les Etats-Unis, traumatisés par le Vietnam et son échec, cherchaient désormais davantage à contenir le combat de rues que d’organiser des bombardement massifs…

La guerre en Irak sert de prototype à un pouvoir qui ne dit pas son nom, celui d’un Etat fort qui chercherait par tous les moyens existants à contrôler ses propres électeurs. C’est un fascisme rampant, n’ayons pas peur des mots. Un fascisme a toujours eu, en plus d’une armée officielle, une bande de nervis pour s’occuper de ses basses ouvres. En Irak, les nervis s’appellent Blackwater. Et le problème, c’est qu’ils sont en train de s’organiser en armée véritable, à part (ou non) du pouvoir en place. Donald Rumsfed avait déclaré un jour vouloir privatiser la guerre. C’est fait, et largement, et la première armée privée s’appelle Blackwater. Ou plutôt c’est la troisième, exactement.

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[Actualites - ZDNet.fr - 11/12/2007]
L’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle arbitre un nombre croissant d’affaires de « cybersquatting » un peu particulières. Il s’agit de noms de domaine détournés pour informer le public sur certains agissements d’entreprises ou d’institutions.

L’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) tolère le « cybersquatting » lorsque cette pratique est utilisée à des fins de liberté d’expression, notamment pour protester contre des services ou des produits proposés par des entreprises.

Selon Erik Wilbers, directeur du centre d’arbitrage et de médiation à l’OMPI, le jury de l’organisation est divisé mais penche de plus en plus pour permettre à ces sites d’exister.  Et de citer le cas de l’affaire chelwest.com, un site créé par un particulier, Frank Redmond, pour dénoncer l’hôpital public Chelsea and Westminster de Londres, où il estime que sa fille a été très mal soignée.

http://www.zdnet.fr/actualites/internet/0,39020774,39376382,00.htm

 [Forums ACBM - Le Virus Informatique - 14/12/2007]

Pour simplifier, les conversations avec Skype utilisent un fonctionnement P2P (vos communications passent par les PC d’autres utilisateurs du logiciel) et sont cryptées. Ce qui rendrait leurs écoutes compliquées, pour ne pas dire impossibles selon ses concepteurs. La police allemande s’est d’ailleurs plainte dernièrement à ce sujet. En réalité, faute d’information technique concrête comme le code source du logiciel, il est difficile de s’exprimer sur le niveau de sécurité offert.

Mais, sans s’attarder sur sa solidité donc, si cette protection existe pour les conversations orales (hors communications passant par un numéro de téléphone classique grâce aux services Skype In ou Skype Out, pour des raisons évidentes), cela ne l’est plus du tout pour les conversations écrites, sous forme de chat. Démonstration.

Avec les premières versions du logiciel, lorsqu’on demandait à consulter un historique d’une conversation, c’était un fichier sur le disque dur de l’utilisateur qui s’affichait. Rien de suspect jusqu’ici.

Par contre, avec les versions les plus récentes de Skype, si on se connecte sur un second ordinateur, on peut consulter les conversations qui ont été tenues autrefois sur un premier ordinateur. Conclusion : les données ne sont pas stockées sur l’ordinateur de l’utilisateur, mais sur les serveurs de la société Skype ! En poursuivant l’expérience, on constate que les conversations tenues avec d’anciennes versions de Skype sont, elles aussi, stockées à distance.

Bien sûr, une option du logiciel permet d’indiquer combien de temps on souhaite garder l’historique des conversations, un des choix permettant de ne rien stocker, en théorie.

http://forums.acbm.com/acbm/forum/viewthread?thread=839

[JdN - Bernard Benhamou (Ministère de la Recherche) 07/12/2007 ]
La France vient d’obtenir une partie du contrôle de la toile au forum des Nations Unies sur la gouvernance de l’Internet. Le délégué aux usages de l’Internet auprès du ministre de la Recherche revient sur cet évènement.

Peut-on dire que les Etats-Unis ont lâché du lest ? Depuis la création de l’ICANN, la gouvernance de l’Internet était restée américaine.
Tout a fait, on peut dire que les Etats-Unis ont lâché du lest. Il y avait jusqu’à présent un statu quo sur le rôle des Etat-Unis à propos de la gouvernance de l’Internet. Mais l’autorité du président d’EPC Global, Chris Adcock, a prévalu. La France vient d’obtenir le contrôle d’une racine régionale de l’ONS [ndlr. Object Naming Service], le futur réseau de l’Internet des objets.

Mais il faut aussi comprendre que les enjeux ne sont pas les mêmes que ceux qui portent sur le DNS. Les Etats-Unis se sont toujours refusés à partager le contrôle du DNS qui compte aujourd’hui des centaines de millions d’utilisateurs.

Pour l’ONS (Object Naming Service), il s’agit d’une technologie naissante. C’est une technologie qui est en voie de développement et le rapport de force n’est pas le même. L’enjeu est de créer un Internet des objets qui permettent la mise en réseau de la RFID et de l’Internet.

Quel va être le rôle d’ONS France, la racine régionale de ce nouvel Internet ?
ONS France va avoir un rôle double. Le premier but est de devenir une plateforme pour que les distributeurs puissent utiliser la connexion RFID-Internet. Le second objectif, c’est de permettre aux industriels de s’allier à des entreprises technologiques, comme des opérateurs mobiles pour offrir de nouveaux services.
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La France remporte une victoire importante mais passée inaperçue

[Jacques Attali - Europe 1 - 25/11/2007]
Alors que menace une crise financière mondiale et que le pays traverse une crise de morosité, très largement injustifié, la France vient de remporter une victoire qui pourrait être très importante pour l’avenir : à Rio, au Forum des Nations Unies sur la Gouvernance de l’Internet, il vient d’être décidé de partager le contrôle d’Internet entre les Etats-Unis et l’Europe et plus particulièrement avec la France.

Ce sont les Etats-Unis qui contrôlent l’Internet aujourd’hui ? Oui. Plus précisément, un système qu’on nomme DNS (Domain Naming System) contrôlé par une société privée américaine VeriSign est le gestionnaire ultime des noms de domaines et de l’ensemble des aiguillages reliant le milliard d’ordinateurs aujourd’hui connectés à l’Internet. Elle le gère par des intermédiaires, des racines, dans un très subtil partage des rôles entre des associations scientifiques et des entreprises privées, toutes soumises au contrôle du ministère de la défense américain.

Et qu’est ce qui va changer ? Si le 1er milliard d’objets connectés au réseau étaient des ordinateurs, le 2e milliard sera des objets de la vie quotidienne connectés à mesure que les actuels codes-barres seront remplacés par des puces nouvelles, dites RFID, qui n’exigeront plus comme les codes barres un contact pour être lues (c’est déjà le cas pour la carte Navigo des Franciliens). Cela bouleversera le rapport aux objets et facilitera la vie du consommateur, du voyageur, du salarié, cela offrira des perspectives nouvelles aux diagnostics et traitements médicaux, cela permettra de stocker sur Internet toutes les informations relatives à la vie de ces objets (lieu de fabrication, acheminement, contrôles effectués). Il deviendra possible de connaître les mouvements de tous les objets et personnes sur la planète.

Mais qui contrôlera cet “Internet des objets” ? (lire la suite…) (more…)

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