novembre 2007


[Alain Gresh - Le Monde Diplo - 29/11/2007]
A écouter les journalistes sur les chaînes de radio le mercredi 28 novembre, un fait émergeait : personne ne citait précisément la déclaration israélo-palestinienne adoptée lors de la réunion d’Annapolis. Il était donc bien difficile de se faire une opinion précise, au-delà des envolées émues sur la relance de la paix. Même pour ceux qui, comme moi, pensaient qu’Annapolis allait ressembler à « un village Potemkine » de la paix, la lecture de ce texte est pourtant un choc. Nous nous engageons, affirment Israéliens et Palestiniens dans des négociations vigoureuses, continues et deploierons tous les efforts possibles pour parvenir à un accord avant la fin 2008. Dans ce but, il a été conclu qu’un comité de pilotage mené conjointement par le responsable de la délégation de chaque partie se réunira régulièrement Les deux parties s’engagent aussi à faire appliquer la feuille de route :« Les parties s’engagent également à remplir immédiatement leurs devoirs respectifs édictés par la “feuille de route” sur une solution permanente à deux Etats résolvant le conflit israélo-palestinien telle qu’elle a été mise en place le 30 avril 2003 par le Quartette, et conviennent de former une structure américano-palestino-israélienne, dirigée par les Etats-Unis, destinée à suivre l’application de la Feuille de route. » Mais la feuille de route prévoyait la création d’un Etat palestinien avant la fin 2005 ; pourquoi ce qui a été décidé à l’époque n’a jamais été appliqué ? Pourquoi le serait-il maintenant ?

Mais le plus inquiétant, dans la déclaration commune, c’est l’absence de toute base juridique ou légale aux négociations ; il n’y a aucune référence au droit international ni même à la résolution 242 du Conseil de sécurité et à l’idée d’échange de la paix contre les territoires. Les deux parties s’engagent à « des négociations bilatérales en toute bonne foi ». En toute bonne foi ? Mais que signifie ce terme ? Ehoud Olmert pense, « en toute bonne foi », que Jérusalem, y compris sa partie arabe conquise en 1967, est « territoire israélien » ; il pense « en toute bonne foi », que les grands blocs de colonies doivent être annexés à Israël. Il pense aussi, « en toute bonne foi », que la sécurité des Israéliens est plus importante que celle des Palestiniens.

Une nouvelle exigence est apparue, appuyée par le président Bush dans son discours, la reconnaissance d’Israël comme « un Etat juif ». Comme l’explique Jeff Halper, sur le site Counterpunch, dans un texte intitulé « Israel’s Strategy for Permanent Occupation » ((28 novembre 2007) : (more…)

Mission accomplie, l’Empire a réussi à créer une nouvelle base permanente. Le reste du pays peut s’enfoncer dans la violence, les US tiendront les puits de pétrole et au diable le reste…

Les Etats-Unis resteront en Irak
[Le Monde Diplomatique - 30/11/2007]
« US paves way for long-term stay in Iraq » (les Etats-Unis se préparent à rester sur le long terme en Irak”, tel est le titre d’un article du Financial Times du 27 novembre écrit par Steve Negus, Demetri Sevastopulo et Andrew Ward. Le quotidien des milieux d’affaires britannique indique que le président Bush et le premier ministre irakien Nouri Al-Maliki ont signé une déclaration qui prépare à une présence à long terme des troupes américaines en Irak. Ces troupes ont reçu un mandat des Nations unies qui s’achève l’année prochaine. Les deux gouvernements demanderont le prolongement de ce mandat, mais informeront aussi qu’ils négocient un accord bilatéral.

Le général Douglas Lute, le conseiller de la Maison Blanche pour l’Irak et l’Afghanistan, a déclaré que cet accord autoriserait « une présence permanente des troupes américaines et des autres troupes de la coalition, sans mandat des Nations unies ». Remarquons que les pays appartenant à la coalition sont de moins en moins nombreux, que les Britanniques ont retiré la majorité de leurs forces et que la défaite de la droite en Australie ouvre sans doute la voie à un retrait des troupes australiennes.

http://blog.mondediplo.net/2007-11-30-Annapolis-suite-et-sans-doute-fin

[ACRIMED - Marie-Anne Boutoleau et Yves Rebours - vendredi 30 novembre 2007]

Dans les jours qui ont suivi la tenue de la coordination nationale étudiante à Rennes les 10 et 11 novembre derniers, la plupart des médias ont déploré, avec un bel unanimisme, l’accueil qui leur avait été réservé : un « climat de méfiance », un « climat hostile ».

Protestations et condamnations

Ainsi, le 12 novembre, France 3 Bretagne, Le Télégramme, Le Figaro, Libération et Le Nouvel Observateur se mettent au diapason pour dénoncer l’interdiction faite aux journalistes d’entrer dans le bâtiment de Rennes 2 où se tenaient les débats de la coordination. Dans un article intitulé « Médias non grata à Rennes-II », Pierre-Henri Allain correspondant de Libération à Rennes s’interroge gravement : «  Paranoïa ? Posture radicale ?  » Et rapporte : « Pour certains étudiants de la coordination, la presse était manifestement indésirable ce week-end à Rennes. » [1]

Le lendemain, Ouest-France s’y met. Le quotidien régional publie un encart de la rédaction : « Insultes, menaces, interventions pour gêner les interviews, difficultés à couvrir les assemblées générales… A Rennes et à Nantes, des acteurs du mouvement étudiant cherchent à nous empêcher de travailler. Heureusement, une grande majorité d’entre eux n’ont pas cette attitude antidémocratique. Le débat et les critiques sont normaux. [sic] Nous ne laisserons personne influencer nos écrits et nos photos. Nous continuerons à informer, en respectant nos principes professionnels, honnêtement et dans l’indépendance.  »

Le même jour, son principal concurrent dans l’Ouest de la Bretagne, Le Télégramme, publie un « point de vue » d’Hubert Coudurier qui, sous un titre qui dit tout - « Refuser le nihilisme conservateur » - fulmine contre la mobilisation et explique : « La dictature des glandeurs ou des agitateurs qui les empêchent [les étudiants] de travailler apparaît comme la survivance de systèmes totalitaires , incongrus au XXIème siècle. La preuve : les médias sont malvenus dans des réunions où l’on tente désormais d’interdire le vote à bulletins secrets. »

Le 14, le site « indépendant » d’information rennais Rennesinfhonet [2] donne largement la parole aux journalistes. Ceux-ci témoignent anonymement, à l’instar de ce « journaliste d’un grand média national » qui déclare : « C’est une petite minorité d’extrême gauche, même fasciste d’extrême gauche qui cultive la désinformation à des fins de propagande. » « Fasciste d’extrême gauche » ? Rennesinfhonet d’ajouter : « Ce journaliste ne mâche pas ses mots et pourtant il les pèse » ! Plus loin, le site donne la parole à un « localier » qui « tempère » : « Ce n’est pas non plus Bagdad mais quand même… »

Et puis… Le Monde paraît !… Le 17 novembre, dans son édition datée du lendemain, le quotidien vespéral publie un éditorial adossé à un article (et réciproquement) : un sermon solennel contre les acteur des mobilisations sociales, dont nous nous sommes délectés ici même.

Le 20 novembre, l’AFP publie un article de Juliette Collen qui permet de relativiser tous ces cris d’orfraie. Il montre que, dans bien des cas, les rapports entre étudiant(e)s et médias sont beaucoup moins tendus que ne le laissent entendre généralement les journalistes, que ce n’est pas pire que lors du CPE et que bien souvent les journalistes peuvent faire leur travail normalement. Ce sont pourtant des journalistes de France-Info, d’I-télé, de Libération, de France 3 qui témoignent. Autrement dit, les mêmes qui se plaignent de « persécutions » ailleurs !

La suite : http://www.acrimed.org/article2774.html

[Reuters - 30/11/2007]

Un employé de Toyota Motor Corp est mort d’épuisement après avoir fait plus de 106 heures supplémentaires en un seul mois. Un tribunal japonais a confirmé que la mort de cet employé était bien due au surmenage - invalidant ainsi une décision du ministère du travail de ne pas payer de compensation à sa veuve. Le ministre ainsi que Toyota avaient jugés qu’il n’existait pas de preuve d’un lien entre le surménage de l’employé et la cause de son décès.

http://links.reuters.com/r/P65EH/4XZ7M/OJPN2/NFIUF/TM27O/YT/t

En France c’est (presque) pareil, avec la loi Sarkozy qui interdit les rassemblements de plus de trois personnes dans les halls d’entrée…

[Gregoire Seither - IES News Service - 29/11/2007]

Question : quand est-ce qu’une manifestation démocratiquement légitime devient un rassemblement interdit sur la voie publique ? Quand une deuxième personne vient se joindre à la manifestation.

C’est ce que déclare Viktor Shenderovich, journaliste satirique russe qui avait organisé une manifestation solitaire devant le quartier général de la police de Moscour, brandissant une pancarte qui disait “Libérez Garry Kasparov.”

“Puis un agent provocateur, tenant un drapeau rouge à la main, est sorti du commissariat de police et s’est placé à côté de moi, Immédiatement la police, qui se tenait dans une voiture juste à côté, s’est précipité sur moi et m’a arrêté.

Légalement il est permis de protester dans la rue, à condition d’être seul. Il n’est pas nécessaire de déposer une demande d’autorisation et la police n’a pas le droit de vous en empécher.

Par contre, dès qu’on est deux à le faire, cela devient un rassemblement illégal”.

Les autorités russes surveillent de près toute manifestation, fixant à l’avance le nombre personnes pouvant y participer ainsi que le lieu et la date et l’heure de tout manifestation.

[29/11/2007  - L'Expansion.com]

Les candidats républicains à la présidence ont été soumis par CNN au gril de questions vidéo iconoclastes posées par des internautes sur YouTube. Un débat surprenant, parfois dur, mais au final réussi.

«You asked, they will answer » (« Vous avez demandé, ils répondront ») : c’est par ce slogan accrocheur que CNN a introduit le débat très attendu entre candidats républicains organisé hier avec le site communautaire YouTube. « Toutes les questions viennent de vous », insistait l’étoile montante de CNN, Anderson Cooper, chargé d’animer le deuxième exercice «de démocratie directe » du genre (après celui des démocrates en juillet). Le style peu conventionnel et empathique de cet excellent intervieweur, découvert pendant le cyclone Katrina, collait bien avec le format original de l’événement. 5.000 Américains avaient soumis leurs questions par le biais de vidéos sur YouTube, dont une quarantaine avaient été choisies par CNN pour passer à l’antenne.

C’est à contre-cœur que les huit Républicains en course pour la Maison Blanche ont accepté ce rendez-vous imprévisible, repoussé depuis septembre en raison de leurs réticences. Au lieu des interrogations convenues sur l’Irak, la crise de l’immobilier ou l’éducation, les internautes, souvent jeunes, leur ont imposé deux heures de questions précises et décalées: quels seraient les trois programmes publics à sacrifier pour ré-équilibrer les finances publiques ? Faut-il créer une « flat tax » ? Combien d’armes possède chaque candidat ? Que faire pour enrayer la criminalité dans les quartiers noirs ? Si l’avortement devenait illégal, quelle peine pour la femme et son médecin ? Quelles tortures tolérer pour les présumés terroristes? Ainsi que ces deux perles qui n’ont pas manqué de déstabiliser les participants : Faut-il croire chaque mot de la Bible ? Que dirait Jésus de la peine de mort ?

Les candidats ont souvent tenté de masquer leur embarras en se livrant entre eux à des attaques encore plus personnelles et frontales que d’habitude, notamment sur le sujet brûlant des clandestins. Une agressivité également justifiée par le fait qu’à un mois du premier vote des militants dans l’Iowa, le camp républicain n’a toujours pas de leader incontesté. La bagarre pour départager les prétendants fait donc rage…

Au delà du débat CNN-YouTube, tous les sites sociaux tentent d’intéresser leur public jeune à la présidentielle. MySpace organise, avec MTV, des débats avec les candidats comme le Républicain John McCain le 3 décembre. Et FaceBook vient d’annoncer un partenariat avec ABC pour permettre à ses 56 millions de membres d’exprimer leur soutien à leur candidat favori et leur point de vue sur la campagne.

http://www.lexpansion.com/economie/actualite-high-tech/cnn-et-youtube-cassent-le-moule-du-debat-politique-aux-etats-unis_134789.html 

[Sébastien Fontenelle - 29/11/2007]

(…) klaxonner la voix des maîtres du pays, pour l’anticiper au besoin - et quand deux gamins crèvent dans leurs banlieues, pour ne pas questionner, surtout, la “version policière”, un peu comme si le seul fait de l’interroger valait crime de lèse-forces de l’ordre.

Mais quant à nous, camarades?

Est-ce que nous ne savons pas, depuis 2005 et la mort de Zyed Benna et Bouna Traoré, qu’en de telles tragédies la parole officielle n’est (certes) pas d’évangile?

2005, ce n’est pas vieux: et nous n’avons certainement pas oublié qu’alors, un homme qui était, comme disait la presse, “le premier flic de France”, Nicolas Sarkozy, ministre de l’Intérieur, a vite présenté, c’était la version policière à son plus haut niveau, Zyed et Bouna, morts, comme des cambrioleurs - et ce n’était pas vrai (2).

(…) En sorte que deux ans plus tard, quand de nouveau deux gamins crèvent dans l’une de ces banlieues où rien n’a changé (3), nous nous sentons assez fondés à vérifier deux fois la version officielle, avant que de l’applaudir: non parce que la vérité serait ailleurs, comme dans une série conspirationniste, mais parce que nous avons retenu que Nicolas Sarkozy avait, par son empressement de novembre 2005, un peu discrédité la parole des autorités.

Or donc.

La version autorisée de la “collision” de Villiers-le-Bel, telle qu’elle fut d’abord diffusée par la presse, mentionnait, rappelle-toi, qu’une “voiture de police” avait été “heurtée sur l’aile gauche” par la moto des gamins, Laramy et Mouhsin - mais dans le même temps un journaliste de l’AFP observait sur la voiture “des traces” d’un violent “choc frontal”.

Et là, nous nous sommes, c’est vrai, demandé, au risque du complotisme, si cette voiture, percutée sur l’aile gauche, n’aurait pas dû porter des traces d’un violent choc sur l’aile gauche, plutôt que d’un violent choc frontal?

Mais cette question, l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) se l’est aussi posée - puisqu’elle a très vite répondu, “en se fondant notamment sur le témoignage d’un major pompier présent sur les lieux” (4), que la voiture avait “subi des dégradations à coups de barre de fer après l’accident”.

Cette première évolution de la version policière n’est pas (du tout) anodine: elle montre que l’IGPN a voulu trouver ailleurs que dans la collision une explication aux traces de violent choc frontal relevées par le mec de l’AFP.

Un peu comme si l’IGPN doutait qu’une collision sur l’aile gauche puisse laisser de telles traces.
La suite, géniale comme toujours, sur Vive Le Feu ! (blog indispensable) :

http://vivelefeu.blog.20minutes.fr/archive/2007/11/29/un-temoignage-precis-et-concordant-mais-par-essence-fragile.html

(more…)

Cela se passe de commentaires…. Fadela, à force de vivre sous les lambris dorés, a du oublier ce que c’est qu’un contrôle de la BAC, réalité vécue quotidiennement par les zyvas.

[AFP - 29/11/2007]
Pour la première fois début le début de la flambée de violence, la secrétaire d’Etat chargé de la Politique de  la Ville, Fadela Amara prend la parole dans Le Parisien, pour dénoncer les saccages. Elle dénonce “cette minorité, ce petit noyau dur, utilise le moindre prétexte pour casser, brûler,  tout péter dans le quartier”. “On est dans la violence urbaine, anarchique, portée par une  minorité qui jette l’opprobre sur la majorité”, ajoute-t-elle.

La secrétaire d’Etat à la Ville a rappelé que “face à cela, il fallait être  très ferme, pour montrer que ce n’est pas acceptable, que la République existe  partout, que l’Etat et les élus locaux sont présents”. “Ce n’est pas parce qu’on est pauvre, exclu, discriminé, que l’on peut  saccager”, a-t-elle souligné, notant que “ceux qui disent cela sont  irresponsables”. Elle appelle enfin à “respecter la police”. Depuis dimanche, près de 140 véhicules ont été brûlés en France et 20 policiers blessés.

[Oumma.c om - jeudi 29 novembre 2007]

Chargé de recherche au CNRS, François Denord est l’auteur du livre « Néo-libéralisme version française. Histoire d’une idéologie politique » aux éditions Demopolis.

Contrairement à une idée reçue, le néo-libéralisme français ne vient pas tout droit de Grande Bretagne ou des Etats-Unis ?

On associe souvent le néo-libéralisme au gouvernement Thatcher ou à la présidence Reagan. En réalité, les origines de cette idéologie politique sont bien plus anciennes et largement européennes. Le néo-libéralisme constitue initialement une réponse à la crise économique des années 1930 et une réfutation des doctrines qui donnent alors le ton : le socialisme et le corporatisme.

L’histoire du néo-libéralisme débute avec la tenue à Paris du Colloque Walter Lippmann en août 1938. Des économistes, des hauts fonctionnaires, des patrons et des intellectuels participent à cette réunion internationale organisée en l’honneur d’un influent journaliste américain. Certains sont devenus célèbres comme Raymond Aron, Jacques Rueff ou l’économiste autrichien Friedrich Hayek, futur prix Nobel d’économie.

Leur objectif était double. Mettre sur pied un mouvement international contre l’économie planifiée et promouvoir un libéralisme nouveau qui puisse servir de base à un programme de gouvernement. Côté mouvement international, le Colloque Lippmann a notamment suscité la création après la Seconde Guerre mondiale de la Société du Mont-Pèlerin, une organisation qui depuis 1947 réunit tous les deux ans des universitaires, des hommes politiques et des représentants patronaux.

C’est la maison mère de nombreux think tanks contemporains. Côté libéralisme rénové, le Colloque Lippmann a engendré une définition du néo-libéralisme comme politique économique. Il ne s’agit pas de défendre le libéralisme classique, mais de construire un Etat libéral.

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[Grégoire Seither - IES News Service - 24/11/2007]

Le groupement indépendant d’analyse des médias U.S. “Center for Public Integrity” a publié la semaine dernière son deuxième rapport sur les entreprises profiteuses de guerre ”Windfalls of War II”. Voici quelques unes des principales conclusions du rapport :

- Les contrats passés par le gouvernement U.S. pour la fourniture de biens et services en Irak et en Afghanistan ont plus que doublé en trois ans, passant de 11 milliards US$ en 2004 à plus de 25 milliards US$ en 2006. Pour les analystes du Centre,  “l’Irak est clairement la première source de dépenses contractuelles pour l’Administration U.S., engloutissant sept fois plus de moyens que l’Afghanistan.”

- Sur les 13 milliards US$ dépensés par le biais de contrats aux coûts associés (qui garantissent au prestataire  soit une participation fixe aux profits ou bien un pourcentage fixe des profits au délà du coût de revient), plus d’un tiers a été accordé par le biais de contrats simples, à prix fixes, qui n’encouragent en rien la maîtrise des coûts par le prestataire.

- L’ancienne filliale du groupe Halliburton, KBR Inc. est le principal sous-traitant en contrat avec les U.S., ayant engrangé pour 16 milliards US$ de contrats entre 2004 et 2006, près de neuf fois plus que le deuxième plus gros sous-traitant, DynCorp International. Toutefois le montant accordé à KBR est éclipsé par les 20.4 milliards US$ de contrats accordés à des “entités étrangères non-identifiables”.

http://www.publicintegrity.org/WOWII/

En 2005, déjà, on avait voulu nous faire croire….

Villiers-le-Bel : une vidéo amateur contredit les affirmations de la police
[Le Monde 26/11/2007]
Des images, tournées quelques minutes après l’accident entre la voiture de police et la mini-moto, dimanche 25 novembre, à Villiers-le-Bel, montrent un véhicule sérieusement endommagé. Cette vidéo, que “Le Monde” a visionnée, contredit la thèse présentée par l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) d’une dégradation volontaire du véhicule après l’impact.

[The Times - 25/11/2007 - Trad. Grégoire Seither]
L’Archevèque de Canterbury a déclaré que la manière dont les Etats-unis gèrent leur puissance de nos jours est pire que la méthode impériale de l’Empire britannique à son apogée.

Rowan Williams estime que la façon d’intervenir des Etats-unis à l’étranger, le fait de “faire table rase”  de ce qui la dérange à travers une “explosion rapide d’action violente” est la raison pour laquelle nous avons aujourd’hui une situation qui est “la pire de toutes“. . .

Pour Williams la crise n’est pas seulement causée par les actions des Etats-unis mais aussi par sa croyance qu’elle détient une mission divine dans le monde. Il a condamné le “le mythe de l’Amérique comme Nation choisie par Dieu, qui leur fait croire que ce qui arrive en Amérique fait partie du plan de Dieu pour l’avenir de l’humanité.

Williams est allé plus loin que ses critiques précédentes vis à vis de la manière dont la guerre contre le terrorisme est menée, affirmant que les Etats-unis ont perdu leur légitimité morale depuis le 11 Septembre. Il appelle Washington a “un programme d’assistance généreux et intelligent aux sociétés qui ont été ravagées; limiter l’exploitation économique des territoires vaincus; retirer de leurs forces armées.

Pour Williams, c’est tout l’occident qui est à blamer. “Notre définition moderne occidentale de l’humanité ne fonctionne clairement pas très bien. Il y a quelque chose dans le modernisme occidental qui détruit l’âme.

Pour Williams, le leadership américain s’est effondré : “Nous avons une seule puissance hégémonique dans le monde actuellement. Elle n’essaie pas d’accumuler du territoire; elle essaie d’accumuler de l’influence et du contrôle. Cela ne fonctionne pas.”

http://www.timesonline.co.uk/tol/comment/faith/article2937068.ece

Intéressant article de Davis qui retrace les différentes campagnes en cours pour protester contre la politique israélienne dans les territoires… intéressant surtout par ses omissions et par le choix de son vocabulaire. Critiquer l’occupation illégale et la politique inhumaine d’Israël dans les territoires ne peut être qu’une “névrose”, une pathologie maladive qui frappe ceux qui “se haissent eux-même”… ce n’est pas étonnant que le site Guyssen, la voix du mouvement des colons et de la droite dure en Israël, ait pris la peine de traduire ce papier.Davis se garde bien de citer les noms des personnes appelant au boycott, oublie de mentionner qu’une bonne part du mouvement juif libéral et progressiste britannique soutient le mouvement et surtout que ce mouvement a des relais dans la société israélienne. C’est probablement la raison pour laquelle Davis n’arrive à caser qu’une fois son article le mot fétiche qui est censé faire revenir les égarés dans le droit chemin : antisémitisme.

Heureusement, il y a “l’action musclée d’organisations juives américaines”… L’ADL avait tenté de le faire via une campagne d’affichage “Boycotter Israël c’est de l’antisémitisme” mais avait du faire marche arrière suite à une vive campagne d’opinion qui n’appréciait pas ce genre d’amalgame mensonger dont l’unique but est de museler le débat.

[Douglas Davis, traduit par Paul Leslie pour Guysen International News - Article paru le 30 juillet sur http://www.jjri.net/articles/113-United-Kingdom-The-Hate-Game.html]

L’hostilité qui vise Israël prend les allures d’une névrose nationale en Grande- Bretagne. Les Britanniques s’enorgueillissent de leur capacité de résister stoïquement et de se débrouiller. Quand les terroristes musulmans se font exploser – et même quand ils n’y arrivent pas – les Britanniques font appel à «l’esprit du Blitz» et persévèrent sur leur chemin. Pour faire comme si de rien n’était.

Mais le flegmatisme des Britanniques s’en va, rapidement, dès que la question d’Israël se pose. Maintenant que Tony Blair n’est plus là et que la majeure partie du venin qui s’était répandu au cours des débats provoqués par l’intervention en Irak s’est dissipée, Israël constitue la seule question qui obsède des groupes bien divers – que ce soit au cours des tables rondes radiodiffusées et télévisées, ou des conversations auxquelles participent les convives de soirées «bon chic bon genre» - ou bien lors de congrès syndicaux.

(more…)

C’est le moment de se faire couper des vestes et des pantalons dans le nouveau tissu anti-Taser “Thorshield”  - il annule l’effet du pistolet :  http://www.thorshield.com/products.htm

[AFP 23.11.07]
Le Comité de l’ONU contre la torture, un organisme chargé de surveiller l’application de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, est arrivé à la conclusion, vendredi 23 novembre, que l’utilisation du pistolet à impulsion électrique Taser constitue “une forme de torture” et “peut même provoquer la mort”.

“L’usage de ces armes provoque une douleur aiguë”, pouvant aller jusqu’à “causer la mort, ainsi que l’ont révélé des études fiables et des faits récents survenus dans la pratique”, ont déclaré les dix membres du Comité, dans une recommandation délivrée au Portugal, pays qui a acheté pour sa police des pistolets de type Taser X-26. “Les conséquences sur l’état physique et mental des personnes ciblées serait de nature à violer” les dispositions de la Convention anti-torture de l’ONU, notent également les experts, qui ont demandé à Lisbonne “d’envisager de renoncer à l’usage des armes électriques”.

Le Taser X-26 est actuellement utilisé par quelque 3 000 policiers et gendarmes en France. La deuxième loi d’orientation et de programmation pour la sécurité intérieure (Lopsi), entrée en vigueur en 2007, prévoit d’ores et déjà d’étendre son utilisation en 2009 ; et même la police municipale, qui compte actuellement 17 000 hommes, pourrait en être équipée. Pour cela, le gouvernement devra modifier le décret du 24 mars 2000, qui classait l’arme en catégorie 4 et excluait donc son utilisation par les forces de l’ordre.

Comparez cette dépèche de l’AFP - reprise par le journal catholique “La Croix” - avec l’article du “Times” de Londres. Clairement les “chrétiens” français n’ont pas la même lecture que les “néo-cons” britanniques…

[AFP 26/11/2007]

Le chef de l’Eglise anglicane, l’archevêque de Canterbury Rowan Williams, critique vivement les Etats-Unis pour leur politique étrangère “hégémonique”, dans un entretien à un mensuel musulman britannique.

Interrogé sur l’implication des Etats-Unis dans tous les dossiers, l’archevêque a répondu: “Nous avons une seule puissance hégémonique dans le monde actuellement“.

Elle n’essaie pas d’accumuler du territoire; elle essaie d’accumuler de l’influence et du contrôle. Cela ne fonctionne pas” et une telle politique est “pire que tout“, a déclaré Rowan Williams, dans l’édition de décembre du mensuel musulman britannique Emel à paraître jeudi.

C’est une chose d’annexer un territoire et ensuite de dépenser de l’énergie et des moyens pour l’administrer et le normaliser. A tort ou à raison, c’est ce que l’Empire britannique a fait –en Inde par exemple“, a-t-il précisé.

C’est autre chose d’y aller en partant du principe qu’une rapide intervention violente va en quelque sorte faire table rase et que vous pourrez passer à autre chose et que d’autres personnes remettront les choses en place –en Irak par exemple“, a poursuivi l’archevêque.

Selon lui, les Etats-Unis ont perdu leur position de supériorité depuis les attentats du 11 septembre 2001.

Pour regagner cette place, les Américains devraient mettre en place “un programme d’assistance généreux et intelligent aux sociétés qui ont été ravagées; limiter l’exploitation économique des territoires vaincus; retirer de leurs forces armées. Toutes ces choses aideraient“, a indiqué M. Williams.

Selon lui, “notre définition moderne occidentale de l’humanité ne fonctionne clairement pas très bien“, a-t-il estimé.

Je suis très sceptique sur la détermination de l’identité des civilisations dans un schéma éternel où elles seraient appelées à s’affronter. Les civilisations se développent par le dialogue et cela fait partie de l’histoire entre musulmans et chrétiens“, a relevé l’archevêque.

Il a également condamné le “mur” érigé par Israël pour assurer sa sécurité. “Quelle que soit la justification avancée pour l’existence du mur, le coût humain est colossal“, a-t-il dit.  (NDL&I : sur l’usage des guillemets quand on parle du Mur de séparation de l’apartheid israélien, pratique qui s’est répandue dans les rédactions françaises sans que quiconque s’en offusque - voir l’article :  ISRAEL PALESTINE LES MOTS SONT IMPORTANTS)

[Legal Watch - 22/11/2007  Trad. Gregoire Seither]

Un blogueur qui avait écrit un article dans l’intention de diffuser des informations après du public doit être considéré comme un journaliste, au regard du droit fédéral U.S. sur la protection du droit d’auteur et des marques . C’est la conclusion d’un tribunal fédéral de Caroline du Sud ayant à se prononcer dans l’affaire Philip Smith vs BidZirk(BidZirk, LLC v. Smith, Oct. 22, 2007.) Ce jugement arrive à point nommé au moment où le Congrès des Etats-unis débat de la protection à accorder aux blogueurs dans le cadre de l’extension de la loi fédérale de protection de la presse.

En 2005, le blogueur Philip Smith avait écrit à propos de la société BidZirk dont il était un utilisateur. BidZirk prend des objets en dépot-vente et les commercialise sur eBay. Dans ses articles, Smith évoquait les aspect positifs et négatifs de l’utilisation d’eBay et de BidZirk. Il critiquait certains aspects de la société et des déclarations de son président. Pour illustrer ses articles, Smith avait utilisé le logo de BidZirk.

La société avait porté plainte contre Smith pour diffamation, s’appuyant sur une loi fédéral qui interdit l’utilisation frauduleuse d’une marque commerciale. Mais cette loi fédérale exclut clairement de son champ d’application “les reportages et commentaires de presse sous toutes ses formes”. Smith avait argumenté que son blog relevait de cette catégorie. Le tribunal lui a donné raison.

Source  :  http://www.gannett.com/go/newswatch/2007/nov/nw1120-3.htm 

Une partie non négligeable des Juifs ne veut aucun lien avec Israël, ou est très critique de ce pays. Un antisionisme juif existe. Pourquoi eux peuvent et moi pas?

Victor Ginsburgh - Professeur de l’Université Libre de Bruxelles

J’ai eu la maladresse d’écrire qu’à mon goût, mon université était insuffisamment antisioniste. Elle ne l’est pas du tout; moi je le suis. Des amis proches, Moïse R. et Philippe W. ont eu la gentillesse de me demander ce que j’entendais par là. Ils le savaient, eux, mais ils m’ont ainsi donné l’occasion d’y réfléchir. D’autres le feront peut-être aussi, pour autant qu’ils m’adressent encore la parole. Voilà, je dois à Moïse et à Philippe les quelques explications qui suivent. Quant aux autres, aucune raison de me justifier.

Je suis devenu Juif à l’âge de 35 ans, lors d’un séjour à Cracovie alors que je passais devant un cimetière juif où les herbes étaient tellement hautes que l’on ne voyait plus les pierres. Je ne savais même pas qu’Auschwitz était là, à quelques kilomètres. Auschwitz, et ailleurs, où avaient disparu, disait ma mère, 56 personnes de la famille.

C’est quoi, pour moi, être Juif?

Mendès-France à qui l’on posait la question aurait répondu: «Je suis né Juif; les antisémites me considèrent comme Juif, et mes enfants savent qu’ils sont Juifs.» Freud se décrivait comme quelqu’un «qui est complètement étranger à la religion de ses pères» - aussi bien qu’à toute autre religion - et qui ne peut partager des idéaux nationalistes, mais qui cependant n’a jamais répudié son peuple, qui sent qu’il est un Juif dans sa nature essentielle et qui n’a aucun désir d’altérer cette nature. Si la question lui était posée: «Puisque vous avez abandonné toutes ces caractéristiques communes à vos compatriotes, que vous est-il resté qui soit Juif?», il répondrait: «Enormément et probablement sa véritable essence». Voilà pour mon état de Juif. Rien de plus, rien de moins.

C’est quoi, pour moi, être sioniste ou antisioniste?

Si c’est ce qu’écrivait, en 1914, Moshe Smilansky, qui était à la tête de l’Union des agriculteurs juifs de Palestine, alors je suis sioniste: «Il n’y a pas, à mon avis, d’antagonisme entre l’aspiration nationale arabe et l’aspiration nationale juive. Il n’y en a pas, parce que la terre de notre espérance n’est qu’un petit coin au milieu des vastes pays dans lesquels le peuple arabe est de par son nombre l’élément décisif. Il n’y en a pas pour nous, parce que la perspective dans laquelle nous envisageons notre avenir, n’est pas politique, ni étatique, mais bien économique et culturelle… Et la Palestine, du fait qu’elle est économiquement et culturellement le pays des Juifs, sera un rapport substantiel à la fédération turco-arabe à venir.» Et il faut reconnaître que la réussite dans ces domaines est éclatante. (more…)

La polémique fait rage aux Etats-Unis et au Royaume-Uni. En dénonçant l’impossibilité de contester la politique de l’Etat hébreu, des intellectuels juifs de gauche, comme l’historien britannique Tony Judt, ont-ils ouvert un débat salutaire ? Ou bien attisent-ils l’antisémitisme ?

[Gaby Wood - The Observer - 12/10/2007]

Le 3 octobre dernier, l’éminent historien britannique Tony Judt s’apprête à donner une conférence sur le thème “Le lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine” au consulat de Pologne à New York lorsque son téléphone sonne. A l’autre bout du fil, on lui annonce de but en blanc que son intervention est annulée. Son interlocuteur lui précise qu’Abraham Foxman, directeur national de la Ligue antidiffamation [ADL, association de lutte contre l’antisémitisme], a appelé le consul polonais.

Cet appel de l’ADL est-il à l’origine de l’annulation ? La question va soulever un débat houleux dans les jours et les mois suivants. Pour Foxman, ces accusations sont “absurdes” et “relèvent de la théorie du complot”. Le consul de Pologne, Krzysztof Kasprzyk, va pourtant admettre un peu plus tard qu’il a été contacté par plusieurs organisations juives - parmi lesquelles l’ADL et le Comité juif américain (AJC) - qui se disaient préoccupées par le caractère anti-israélien des propos de M. Judt. “Ces appels téléphoniques étaient très élégants, mais peuvent être interprétés comme une façon d’exercer une pression subtile”, a reconnu M. Kasprzyk.

Il ne lui a pas fallu longtemps pour réaliser que la Pologne, au vu de son histoire, n’était peut-être pas très bien placée pour offrir une tribune à des arguments qui, dans certains milieux intellectuels américains, sont assimilés à de l’antisémitisme.

Dans la presse juive de New York, l’incident a été surnommé avec un humour contestable “l’affaire Judt”. Bien sûr, tout le monde ne voyait pas en Judt un Dreyfus de notre temps. The New York Review of Books a publié une lettre ouverte à Abraham Foxman, signée par 114 intellectuels dont beaucoup ne partageaient pas les vues de Judt sur le Proche-Orient mais qui estimaient que son droit à la liberté d’expression avait été entravé.

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Les Juifs hors d’Israël estiment devoir défendre - à raison ou à tort - le pays qui, en fin de compte, reste leur ultime espoir de sécurité. Ceci n’incite pas leurs amis à parler franchement, de peur d’être perçus d’une part comme des anti-israéliens, et surtout comme des antisémites. Le fait que les Juifs soient sur la défensive ainsi que le silence inconfortable de leurs amis laissent le débat public ouvert à ceux qui sont effectivement antisémites, même s’ils se limitent à un discours anti-israélien.

Ralf Dahrendorf - Ancien commissaire européen pour l’Allemagne

Notre époque est violente. Beaucoup croient que nous vivons actuellement un nouveau «choc des cultures», comme c’est le cas entre musulmans sunnites et chiites, entre groupes tribaux en Afrique et en Asie ou encore entre islamistes et Occidentaux. Cependant, les raisons de ces conflits pourraient bien être plus profondes et plus traditionnelles que cela.

L’appartenance à un groupe particulier sert essentiellement de prétexte aux combats entre gagnants et perdants de la mondialisation. Les impitoyables meneurs dirigent les suiveurs désorientés. Les perdants, souvent des jeunes hommes sans avenir, peuvent être incités à sacrifier leurs vies contre l’ennemi présumé.

Peut-être ne devrait-on pas être surpris que, dans un tel contexte, le plus ancien de nos horribles - et dangereux - ressentiments, l’antisémitisme, remonte à la surface. Son retour prend la forme classique d’attaques sur des individus, comme le récent assassinat d’un jeune Juif en France, ou la profanation de lieux symboliques comme les cimetières et les synagogues. Or, l’on sent tout de même monter un sentiment plus général d’hostilité à l’encontre de tout ce qui concerne la judéité. (more…)

Si on peut plus s’amuser à dresser ses gosses et sa bourgeoise… Le patriarcat de droit divin prévoit justement que l’homme a tout pouvoir sur sa famille

UN PERE A GARDE SA FEMME ET SES ENFANTS DANS UN ”AUSCHWITZ” MINIATURE PENDANT DEUX ANS 

Anatoly Titsky, 47 ans, a passé des mois à construire une “maison de redressement à sécurité maximum”, batie sur le modèle du camp de concentration de Auschwitz, dans une forêt en Russie, avant d’y enfermer sa femme et ses cinq enfants pendant deux ans. Un profond fossé entourait le camp, doublé d’un grillage et de barbelés… ainsi que 20 chiens de garde dressés pour attaquer toute personne qui s’approcherait des barbelés.

Son fils Sasha, 17 ans, et ses soeurs Vera, 14 ans, Polina, 13 ans, Valentina, 12 ans, et Kristina, 5 ans, devaient rester assis pendant des heures, sous la pluie ou la neige, pendant que Anatoly leur donnait des leçons de moralité.

Un ramasseur de champignons était tombé par hasard sur le camp et avait prévenu la police. Voyant arriver les policiers, Anatoly avait ordonné à sa famille d’aller se cacher dans la forêt. Interrogé par les policiers, Titsky — qui s’était vu retirer la garde de ses enfants — a fini par reconnaître qu’il était “un peu strict” avec ses enfants.

Le ramasseur de champignons a raconté à la presse : “Quand j’ai découvert cette prison, j’ai cru trouver un camp de concentration nazi. Il y avait des drapeaux rouges qui marquaient les limites à ne pas dépasser et des chiens psychopathes, bave aux lèvres qui aboyaient tandis que des enfants me regardaient à travers les barbelés.”

La famille vivait dans un abri en compagnie des vaches et des poulets. L’enclos était rempli d’ordures et les enfants étaient malades et vétus de loques dans le froid de l’automne russe.

Anjatoly Titsky ne voit pas ce qu’on lui reproche :  “Ce n’est pas cruel que de vivre dans la forêt. Je voulais que mes enfants apprennent à vivre dans des conditions extrèmes pour qu’ils soient prêt à affronter toutes les situations. Ce camp, je l’ai construit pour des raisons pédagogiques.”

Aux dires de sa femme, Titsky demandait une obéissance absolue, tout le monde devait obéir à ses ordres sans réchigner. “Il surveillait tout ce que faisaient les enfants, nous ne lavions pas, nous vivions comme des sauvages… et nous étions terrorisés.”

Ventes forcées subprime

[Ayad Singh - IES News Service - 25/11/2007 - Trad. Grégoire Seither]
Les propriétaires paniquent, les bourses sont en émoi: la crise des marchés financiers entre dans sa deuxième phase - et elle pourrait être bien pire que la première. En Grande-Bretagne plus de 100 000 familles à faible solvabilité vont être contraintes de vendre leur maison car elles ne pourront plus en payer les traites. Aux USA ce sont près d’un million de foyers modestes qui vont devoir faire de même et se retrouver par conséquence à la rue.

Un article du “Times” de Londres, pourtant traditionnellement peu enclin à faire du catastrophisme financier, a mis le feu aux poudres en Grande-Bretagne : il rapporte les propos d’un expert de la Banque centrale pour qui dans la crise du crédit et de l’immobilier le pire est encore à venir pour des dizaines de milliers de propriétaires immobiliers en Grande-Bretagne. “Il y a une bombe retardement qui fait tic-tac sur le marché des crédits hypothécaires”. La raison ? De nombreux propriétaires à solvabilité moyenne ou faible vont très prochainement voir leur taux de crédit grimper de manière significative.

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[Génération NT - 03/09/2007]
Des responsables du gouvernement allemand ont récemment défendu une proposition de mesure visant à autoriser l’utilisation de chevaux de Troie pour espionner les ordinateurs de coupables présumés - sur fond de terrorisme ambiant, soulevant de nouveau la question de la violation des libertés individuelles.

Wolfgang Schaeuble, Ministre de l’Intérieur, souhaite en effet inclure une loi de sécurité nationale qui est examinée par le gouvernement d’Angela Merkel. Lors d’un entretien télévisé diffusé vendredi dernier et relayé par AP, il a expliqué le procédé, mentionnant que le débat sur les libertés individuelles était ” complètement exagéré ” car il ne s’agirait ” que d’un petit nombre de cas isolés “, soumis à une autorisation préalable de la justice.

Véhiculé par des courriels en provenance des bureaux du gouvernement, l’application pourrait permettre aux autorités d’enquêter sur une utilisation suspecte d’Internet et d’espionner les données stockées sur les disques durs sans que les présumées personnes malveillantes ne soient au courant.

D’après Stefan Kaller, un porte-parole de Schaeuble, ces chevaux de Troie ” couvriront le sérieux et scandaleux manque d’informations qui s’est fait sentir suite à l’augmentation des techniques ces dernières années “. En effet, de plus en plus d’activités criminelles utilisent Internet et autres réseaux mobiles; une meilleure connaissance des informations échangées par ces moyens faciliterait donc la tâche des autorités policières. Mais est-ce pour autant une raison suffisante pour véroler l’ordinateur d’une personne ? Et de nombreuses questions de resurgir dans le cas où cette dernière serait innocente…

Selon Max Stadler, expert en sécurité du camp opposé, de telles pratiques nuiraient à la confiance que peut avoir le peuple en son gouvernement. “ Il s’agit là de mettre un pied dans la sphère privée “, a t-il déclaré à la chaîne ZDF.

Le gouvernement Merkel a d’ores et déjà apporté son soutien à cette proposition de loi mais s’attend à ” d’intensives et difficiles discussions avec les ministres, le parti, et les experts ” avant d’être voté. De nombreux doutes subsistent quant à l’efficacité réelle de cette mesure, notamment parce qu’il est probable que la plupart des suspects soient capables de reconnaître et de supprimer un cheval de Troie de leurs ordinateurs.

Le porte-parole du Ministre de l’Intérieur a déclaré que ce problème était urgent, suite à l’enregistrement d’une hausse récente des risques liés aux outils informatiques : ” Tout délai est synonyme de risque ” pour la sécurité du pays, a t-il déclaré. Affaire à suivre.

http://www.generation-nt.com/allemagne-trojan-chevaux-troie-police-suspects-actualite-44651.html 

[Génération NT - 23/11/2007]

La police allemande s’est dite incapable de déchiffrer le chiffrement utilisé dans le client VoIP Skype, ce qui l’empêche de surveiller les appels des criminels potentiels et des terroristes.

Pour rappel, Skype est un logiciel de téléphonie IP permettant à ses utilisateurs de passer des appels gratuits de PC à PC ou bien payants vers des lignes fixes, tout en restant sur son ordinateur. D’après Joerg Ziercke, président de la BKA ( Police Fédérale allemande ), ” le chiffrement avec ce logiciel de téléphonie IP… nous pose des difficultés “.

” Nous ne pouvons le décrypter. C’est pourquoi nous envisageons de surveiller la source des télécommunications - c’est-à-dire aller à la source avant le chiffrement ou après son déchiffrement. “, a déclaré Ziercke. Les experts informatiques ont déclaré que les communications sur Skype et sur les autres logiciels se basant sur la VoIP ( voice over internet protocol, voix sur IP ) étaient difficiles à intercepter car ils fonctionnent par la fraction des données voix par de petits paquets en les faisant transiter à travers des milliers de tuyaux au lieu de les faire circuler d’un point à un autre, ont indiqué les autorités allemandes. Skype s’appuie en effet sur la technologie peer-to-peer afin d’acheminer les communications.

Pour l’heure, l’Allemagne n’a pas encore demandé à Skype de divulguer des informations sur les clés du chiffrement des télécommunications entre ses membres ni de laisser des portes dérobées pour les organes du gouvernement. Pour autant, il s’agit selon Ziercke d’un besoin essentiel pour les autorités policières allemandes de pouvoir rechercher en ligne les ordinateurs de terroristes potentiels et les infecter d’un logiciel espion.

Cette décision n’est pas vraiment bien vue outre-Rhin, des inquiétudes naissant quant à la fréquence de l’utilisation de tels procédés pour tracer le terrorisme, ce à quoi Ziercke a répondu que ce ne serait utilisé qu’en de rares exceptions.

http://www.generation-nt.com/skype-chiffrement-telecommunications-telephonie-ip-actualite-49717.html

DESPERATE HOUSEWIVES : Le réalisateur de la série télévisée culte envisage de mettre fin de manière prématurée à la série si la grève des scénaristes n’est pas bientôt résolue.

Les actrices fétiches de la série,  Eva Longoria, Marcia Cross, et Nicollette Sheridan se sont jointes à la manifestation de soutien aux scénaristes de la “Writers Guild Association”, brandissant des placards appelant à l’Union Syndicale (Hollywood est devenu un nid de gauchiss’, on se croirait à Oaxaca !).

Le réalisateur de la série, Marc Cherry,  soutient également le mouvement et participe à la grève. Cette semaine il a laché une bombe : si lemouvement se poursuit, il envisage, en accord avec les chaînes partenaires de télévision, de mettre fin de manière prématurée à la série culte. (Si vous entendez un boum derrière vous, c’est votre femme/copine/fille qui vient de s’évanouir).

“Nous avons tout arrêté pour l’instant, et n’avons tourné que deux épisodes de réserve, la 8 et 9, c’est à dire que nous avons de quoi diffuser jusqu’à début décembre. Ensuite c’est fini. Si la grève dure trop longtemps, il est probable que les “networks” voudront récupérer le créneau très favorable que nous occupons à présent… cela signifierait une fin prématurée de la saison… et peut-être même de la série, étant donné que les actrices ont toutes d’autres engagements qui les attendent et que je ne peux pas les payer à ne rien faire.”

Marc Cherry compare une fin prématurée des “Desperate Housewives” à la fin brutale de “Dallas”, il y a 25 ans… “Il y a un cyclone qui frappe dans l’épisode 9. Plein de gens vont rester sur leur faim, voulant savoir qui est mort, qui est blessé, qui a perdu sa maison… et ils risquent de ne pas l’apprendre avant longtemps. C’est comme pour l’assassinat de J.R. dans Dallas, quand j’étais adolescent… on a attendu très longtemps avant de savoir !”

Et dire qu’il y a des gens qui se plaignent parce que la grève leur fait rater leur train de banlieue ! Aux USA la grève met en péril une série culte !  Vite, il faut leur envoyer Cécilia Sarkozy pour négocier….

[Bakchich n°56 - 23/11/2007]

Les talibans et leurs alliés d’Al Qaïda en Afghanistan peuvent respirer. Ils ont reçu coup sur coup deux « bushra » inespérées – « bonnes nouvelles » dans le Coran – qui leur ouvrent de nouvelles perspectives d’expansion. La première leur est d’abord parvenue des États-Unis, où invité le 7 novembre par George W. Bush, Nicolas Sarkozy a promis non seulement que son pays « restera engagé en Afghanistan aussi longtemps qu’il le faudra », mais qu’il envisageait d’y envoyer plus de Français… (…)  Une aubaine pour les increvables Talibans et autres Al- Qaïda : promettre plus de « busheries » a toujours eu pour effet mécanique de déclencher de nouvelles vocations et justifier l’élargissement des cibles mécréantes. (…)

La deuxième « bushra » faite aux Talibans relève du miracle : la conversion à l’Islam d’un officier américain qui dirige quelque 300 hommes de l’ISAF et dont les services de l’OTAN se sont bien gardés de faire état. Devant un public ému réuni dans la province de Ghazni (en pleine zone talibane), composé indistinctement de Talibans, de soldats de l’ISAF et des autorités politiques locales, le général Michel Cormier, est ainsi devenu « Abdoul Waheed ». La cérémonie de conversion s’est conclue sous un feu nourri d’Allah-o-Akbar pour le congratuler. Exclusivement relaté par la presse afghane, cette scène mémorable fait déjà les gorges chaudes des moudjahidines. Le Porte-Parole des Talibans, Mohammed Youssef, s’en est lui-même félicité au sein de la publication interne du mouvement, y voyant le signe divin avant-coureur de la défaite des croisés et de l’avènement de l’Emirat islamique d’Afghanistan.

http://www.bakchich.info/ 

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