C’est pas ça qui va empécher les faucons US et israéliens (et leur copain Sarkozy) de bombarder l’Iran. Il faudra juste qu’ils se trouvent une autre excuse, c’est tout…. par exemple les Pasdaran.A noter que le néo-nazi Avigdor Lieberman a soudain les honneurs de la presse, sans que personne ne prenne la peine d’indiquer d’où il parle. C’est un peu comme si on demandait à Le Pen de commenter une loi sur l’immigration…
[Le Temps - 30/10/2007]
Les déclarations d’ElBaradei sur CNN provoquent l’ire de Washington
Le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Mohamed ElBaradei, a déclenché une nouvelle polémique en affirmant dimanche soir sur CNN que rien ne permettait d’accuser l’Iran de chercher à se doter de l’arme nucléaire.
«Je n’ai reçu aucune information sur un programme nucléaire militaire concret et en activité à ce jour, a déclaré le chef de l’agence en charge de la lutte anti-prolifération nucléaire, établie à Vienne. [...] Il y a toujours beaucoup de points d’interrogation. Mais avons-nous vu en Iran les éléments nucléaires qui peuvent être rapidement transformés en arme? Non. Avons-nous vu un programme actif de militarisation du nucléaire? Non.»
Avouant son inquiétude à propos des préparatifs militaires américains autour du golfe Persique, le chef de l’AIEA a averti du «désastre» que représenterait une confrontation, réitérant sa conviction que «la seule solution durable réside dans la négociation et les inspections».
«Nous ne pouvons continuer à verser de l’huile sur le feu», a-t-il ajouté, faisant allusion à la secrétaire d’Etat américaine, Condoleezza Rice, qui a accusé ce mois-ci l’Iran de «mentir» sur le but véritable de son programme nucléaire et d’avoir «trompé l’AIEA» sur ses intentions.
Les propos de Mohamed ElBaradei ont suscité le courroux des chancelleries occidentales, favorables à une intervention militaire contre l’Iran, tandis que le ministre israélien des Affaires stratégiques, Avigdor Lieberman, prédisait sombrement: «La preuve qu’ElBaradei cherche est probablement le champignon atomique que chacun sera en mesure de voir dans le ciel.»
Le torchon brûle depuis des années entre le chef de l’AIEA et l’administration Bush, qui avait tenté d’empêcher par tous les moyens sa réélection à la tête de l’agence en janvier 2005, en vain. Deux ans plus tôt, Mohamed ElBaradei avait affirmé devant le Conseil de sécurité qu’il n’existait «aucune preuve de l’existence d’armes de destruction massive en Irak». Cette intervention avait été vécue comme un camouflet impardonnable par la Maison-Blanche. Lassé de ces escarmouches, le haut fonctionnaire d’origine égyptienne a fini par se renfermer dans ses bureaux surplombant le Danube comme dans une tour d’ivoire, se coupant même de ses propres services, fermement convaincus, eux, que l’Iran cherche à se doter de la bombe.
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